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Davos

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Il y a quelques années, tout le monde, opposition planquée à l’extérieur et opposants couchés à l’intérieur, se plaignait de la mainmise du pouvoir en place sur l’information et la communication dans le pays. Une communication alors réglée comme du papier à musique autour du chef d’orchestre qu’était le conseiller à l’information de Carthage, Abdelwaheb Abdallah.

Les instructions étaient tellement fermes, de ne rien donner à la presse dont le Palais n’était pas auparavant au courant, sinon d’accord, que nous avions pu voir des ministres supplier des journalistes de ne pas publier certaines informations avant qu’ils n’en fassent état, eux-mêmes d’abord, au chef de l’Etat. Les dépêches de l’agence officielle d’information, toujours lues in extenso comme disait un ancien DG de Tunis 7, étaient plus sacro-saintes que le Coran.

L’ancien chef de l’Etat tunisien, Zine El Abidine Ben Ali et son équipe de communication, avaient d’ailleurs verrouillé la communication, dès les premières années du «Changement», lorsqu’un ancien secrétaire d’Etat aux télécommunications avait été «viré» pour avoir divulgué l’entrée en exercice du «Télétexte» à la télévision nationale, car l’annonce en devait être faite par le chef de l’Etat lui-même.

Ayant été nous-mêmes journalistes à l’ancienne TV7, les interviews des ministres pour les médias se décidaient à Carthage qui en contrôlait a posteriori le contenu, envoyé sur CD par motard présidentiel pour le cas de la télévision nationale.

Les communiqués de presse de certains ministres devaient d’abord avoir l’aval de Carthage avant d’être transmis à l’Agence de presse officielle, seule habilitée à en faire la diffusion. Dans le cas contraire, c’était à l’agence d’en faire le contrôle avec qui de droit. Les directeurs et les rédacteurs en chef étaient les seuls habilités à interviewer les ministres et l’attaché de presse officiel était le seul habilité à donner l’information, qu’il n’avait d’ailleurs pas puisqu’il devait la puiser sur l’unique ordre du ministre qui devait lui-même prendre ses instructions plus haut.

L’information était ainsi verrouillée dans une sorte de système de poupées russes. Et c’est ce système, dont pâtissait toute la presse, obligée de faire le funambule pour garder un minimum de crédibilité, qui avait abouti au contrôle total de la communication et des médias par l’ancien régime. Un contrôle qui avait, entre autres, isolé toute l’opposition, emprisonné toute l’opinion publique dans l’information officielle qui marginalisait tout ce qui ne sert pas sa propre cause et ses propres intérêts.

  • On l’attendait par devant, il est venu par derrière, disait Larayedh

Qui pouvait croire, après une «révolution» dont le seul bénéfice tangible était la liberté de la presse et la liberté de communication, que ce droit est remis par le chef du gouvernement de la première démocratie arabe, sinon l’unique comme il s’en vantait lui-même il y a quelques jours sur la BBC à Davos ?

Et pourtant. Le 16 janvier 2017, dans la 4ème circulaire interne de l’année, «la présidence du gouvernement invitait les fonctionnaires publics à s’abstenir de fournir aux médias des déclarations, de divulguer le secret professionnel ou de fournir des informations ou documents officiels sur des sujets en lien avec leur fonction ou l’établissement auquel ils appartiennent sans autorisation préalable de leur chef hiérarchique». Comble de l’ironie, la circulaire se gaussait certainement de dire que «cette décision a été prise afin de mieux organiser le travail des médias et des cellules de communication et d’optimiser l’accès des citoyens à l’information». Des mauvais démons semblent vouloir amener Youssef Chahed à user des mêmes moyens et subterfuges pour mieux contrôler une presse désormais libérée et parfois même débridée, mais pas encore aux ordres.

Dix jours plus tard, s’apercevant que cette circulaire interne avait déjà été fuitée, la Primature se permet le luxe de prendre les journalistes pour des … idiots, en affirmant dans un autre communiqué «son attachement au droit d’accès à l’information», précisant que «la circulaire ne doit en aucun cas compromettre la liberté d’opinion et d’expression». Or, sur quoi s’exprimer librement si l’information devient contrôlée ?

Le même second communiqué, se gausse ensuite de toute une profession restée hors-contrôle, en estimant que «la coordination entre les administrations publiques, qui constituent une source de l’information, a pour objectif de fournir une information exacte respectant à la fois l’éthique professionnelle du fonctionnaire public et du journaliste».

 Au chef du gouvernement, à qui on a fait signer ce texte d’une mauvaise et grossière communication, on aurait dû lui rétorquer que chacun fasse son métier et que le droit de réponse, «ce n’est pas fait pour les chiens». Et ne vous laissez pas méprendre Monsieur le Chef du gouvernement, révisez bien votre français, cette locution n’est pas une insulte.

On aurait pu aussi lui rappeler que celui à qui vous fermez la porte trouvera toujours une fenêtre pour s’y glisser. Le journaliste cherchera toujours l’information par tous les moyens, même s’il faut la puiser dans les poubelles de la Kasbah qui en regorgent, ou même l’acheter auprès de tous ceux qui ont déjà infiltré la Primature et Chahed, qui en connaît l’amer goût des «Ikrahet» (Traduction arabe du mot contrainte, utilisé pour la 1ère fois devant la presse par l’ancien chef de gouvernement Hammadi Jbali), en sait quelque chose !

  • «Vade retro Youssefa»

«Vade Retro» Youssef Chahed. Il vous suffit déjà que vous équipes choisissent, à leur guise, ceux à qui vous parlez sans répondre, et les médias chez qui vos ministres palabrent sans donner d’information et sans convaincre. Il vous suffit aussi que certains de vos ministres évitent ceux qui dérangent et fassent attendre des médias que vos équipes mettent sur liste noire. Il vous suffit enfin, que d’autres refusent, sans s’expliquer, de simples chiffres de la douane alors qu’ils devraient être publics.

 L’accès à l’information est un droit constitutionnel que vous ne pouvez pas pourfendre. Alors laissez aux journalistes le droit de chercher ce que vous cachez dans des communiqués laconiques qui ne servent à rien et ne servent pas, de surcroît, vos concitoyens. Laissez-les parlez de ce que vous estimez faux car il vous dévoile ou qu’il emmène vos pensées en dehors des dédales d’une politique devenue banale !

 En fait, derrière toute cette mauvaise gesticulation médiatique de l’équipe de communication de Youssef Chahed, il faut chercher une nouvelle tentative de contrôle et de mainmise sur des médias restés jusqu’ici à l’écoute de toutes les voix et à la recherche de tout ce que le gouvernement cacherait ou ne voudrait pas voire publier, en concrétisation du sacro-saint principe de la transparence dans la gestion des affaires publiques. Comme le disait l’autre ancien chef de gouvernement Ali Larayedh, lorsqu’il les attendait par devant et qu’ils lui sont venus par derrière, Chahed semble ainsi prendre le raccourci et contourner la liberté des médias en lui coupant l’herbe, celle de l’information, sous les pieds. Avec tout le respect pour la personne d’A. Abdallah, force est de dire que la circulaire du 16 janvier signe un retour de La Kasbah au système AA !

 

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Dans un entretien avec la chaine britannique BBC, en marge du Forum de Davos, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a déclaré à propos du terrorisme que « les attentats se produisent maintenant partout dans le monde et que la Tunisie n’est pas moins sécurisée que les autres pays. Il a ajouté « que le terrorisme est devenu un problème global, planétaire. Nous avons donc besoin d’une meilleure coopération multilatérale pour y faire face », a dit Chahed.

A une question sur la difficulté de faire venir des investisseurs en Tunisie depuis les dernières attaques terroristes (Sousse et Bardo), Chahed a répondu ceci : « les autorités font de leur mieux pour améliorer le climat sécuritaire. En termes d’entrainement, d’équipement, et de politique préventive, la Tunisie a fait de gros efforts. Les forces de sécurité sont maintenant mieux outillées et mieux préparées pour combattre le terrorisme. Il n’en demeure pas moins que les tragédies qui ont frappé l’Europe dernièrement peuvent arriver partout dans le monde. Mais il ne faut pas être intimidé ou paralysé par la menace, il faut continuer à vivre, investir, travailler », a déclaré le chef du gouvernement tunisien.

Concernant les ressortissants tunisiens qui ont frappé récemment en Europe, notamment à Berlin, Chahed a rétorqué que « Anis Amri s’est radicalisé en Europe et n’avait commis aucun acte de ce type avant son émigration. L’Europe elle-même est devenue un cocon pour les djihadistes. C’est pour cette raison qu’une coopération globale est la solution à un problème global »…

S’agissant du partenariat de la Tunisie avec la nouvelle administration américaine, il a répondu que « la Tunisie a une longue histoire avec les USA et que les liens vont demeurer, quoi qu’il en soit. Ce qui est essentiel c’est que les Etats-Unis et l’Europe soutiennent la jeune démocratie tunisienne. Nous partageons les mêmes valeurs. Nous défendons la même démocratie. La Tunisie est maintenant un pays phare en Méditerranée. Nous avons la liberté, des partis politiques, des élections, une autorité constitutionnelle… Et tout ce que la démocratie requiert. C’est un processus difficile. Maintenant nous devons gagner la bataille du social et de l’économie »…

Au sujet de la séparation entre politique et religion, théorisée récemment par le leader d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, après des décennies de mixage des deux au sein de ce mouvement, Chahed a dit que « la Tunisie est le seul pays arabe à aller aussi dans cette configuration, avec des avancées notables en matière de démocratisation, des succès dans la transition politique. Mais ça reste un long apprentissage. La nouvelle Tunisie a juste 5 ans. Nous allons dans la bonne direction. Nous avons besoin de renforcer cette expérience par un socle économique et social », a conclu Chahed.

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Le rapport annuel du forum de Davos a indiqué

Selon le rapport mondial du Forum économique sur la compétitivité « Davos », rendu public ce mercredi 28 septembre 2016, la Tunisie est à la 95ème place, en recul de 3 places par rapport à la précédente édition (92ème).

Notre pays occupe ainsi le 10ème rang dans la région arabe, avant le Liban, l’Egypte et le Yémen. Il est toutefois devancé par le Maroc (70ème ), et l’Algérie (87ème).

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Amira Yahiaoui, co-présidente du 46ème Forum économique Mondial de Davos a affirmé qu’elle «craint pour l’avenir de la Tunisie d’autant plus que le pays est dans un carrefour entre le retour à la dictature et la poursuite du processus démocratique ». Dans une déclaration, à TAP, à Davos (Suisse), elle a souligné qu’aujourd’hui, la Tunisie est « appelée à concrétiser les dispositions inscrites dans la constitution et qui garantissent le droit de manifester pacifiquement et de protéger les manifestants de toute agression». Et d’ajouter que «les ateliers qui ont discuté de la Tunisie, ont évoqué la question liée au retour de la Tunisie à la dictature et son impact sur les investissements extérieurs».
Yahiaoui a, en outre, précisé que « plusieurs participants au forum ont mis l’accent sur la question de la corruption et les problème liés à ce phénomène, à l’instar des manifestations qui ont actuellement lieu à Kasserine ».
Et d’expliquer que «les manifestants qui descendent dans les rues maintenant constatent la poursuite des problèmes de corruption concernant notamment les nominations », ajoutant que plusieurs associations font face à de grandes difficultés pour obtenir le visa leur permettant d’entamer leur travail, ce qui constitue, a-t-elle expliqué, une restriction sur leurs activités et celles de la société civile».
Yahiaoui qui co-préside aux côtés d’autres responsablesmondiaux, la 46ème édition du forum de Davos dans son édition de 2016, évoque plusieurs sujets liés à l’immigration, le développement technologique et la protection des données personnelles.
La nomination de Yahiaoui en tant que co-présidente du forum de Davos constitue une reconnaissance de la Tunisie et du rôle de la société civile à parvenir à une conciliation et à contribuer à la stabilité dans le pays.
Evoquant la question de l’immigration dans le monde, Yahiaoui a estimé que les pays du monde sont appelés à reconnaître l’importance du rôle joué par l’Allemagne qui a accueilli plus d’un million de syriens et à critiquer la France qui compte imposer des conditions pour l’octroi de la nationalité aux immigrés.
A rappeler qu’Amira Yahioui est une activiste tunisienne des droits de l’homme et fondatrice de l’Association « Al Bawsala », une ONG à but non lucratif.

TAP

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La présence de la Tunisie au forum économique de Davos est une nécessité pour promouvoir une nouvelle image du pays, chercher des partenaires et attirer l’investissement, a affirmé, jeudi, à Davos, le chef du gouvernement Habib Essid.
Il a ajouté dans une déclaration, à l’agence TAP, au terme de sa participation au forum économique de Davos (20 et 21 janvier), que le monde souhaite la réussite de l’expérience tunisienne.
Des dirigeants, des leaders et de grands investisseurs ont exprimé leur admiration pour cette expérience et pour le processus de transition politique du pays, a-t-il dit. Par ailleurs Essid a eu, jeudi, un entretien avec le premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan sur les moyens de renforcer la coopération bilatérale, d’autant que des projets de coopération dans les domaines de l’infrastructure et des technologies de l’information et de la communication (TIC) ont été concrétisés.
A cet égard, la Tunisie peut tirer profit de la position de la Côte d’Ivoire en Afrique et cette dernière peut à son tour mettre à profit différents domaines, tels que les TIC et le secteur touristique, selon le chef de gouvernement. Pour Kaplin Duncan, son pays peut tirer profit de l’expérience tunisienne en matière de formation touristique.

TAP

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«La Tunisie s’engage à concrétiser les recommandations de la conférence de Paris sur le climat (COP 21 )», a déclaré, mercredi, à Davos (Suisse), le chef du gouvernement Habib Essid. Dans une déclaration en marge des travaux d’un atelier de travail sur l’environnement et la réalisation des objectifs du développement durable tenue, mercredi, dans le cadre de la 46ème édition du Forum mondial de Davos (du 20 au 23 janvier 2016), Essid a souligné avoir présenté, au cours de cette rencontre la vision de la Tunisie concernant le développement durable et ses efforts en vue de faire face aux changements climatiques. Et d’ajouter que la participation de la Tunisie au forum de Davos auquel prennent part des acteurs politiques, des experts et des représentants d’entreprises et d’organisations régionales et internationales, vise à prendre connaissance de l’avenir économique du monde. Il s’agit également de promouvoir l’image de la Tunisie etde présenter ses réalisations en matière de transition démocratique, a-t-il encore précisé, ajoutant que Davos constitue une opportunité pour demander le soutien des partenaires de la Tunisie, notamment, dans le domaine sécuritaire.
En marge des travaux du forum de Davos, le chef du gouvernement s’est entretenu, mercredi matin, avec le président allemand Joachim Gauck des relations bilatérales et des moyens de les renforcer.

TAP

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La participation de la Tunisie aux réunions de la 46ème édition du Forum économique mondial de Davos (Suisse) qui se tiendra, du 20 au 23 janvier 2016, vise essentiellement à promouvoir un plan nécessitant des investissements étrangers de l’ordre de 23 milliards de dollars (45 milliards de dinars) sur 5 ans.
Une source responsable au département économique de la présidence du gouvernement a affirmé « que la Tunisie vise à mobiliser le tiers de ses besoins pour financer l’économie nationale sur une période de cinq ans, lesquels (besoins) sont estimés à près de 63 milliards de dollars américains (125 milliards de dinars).
Ces investissements seront financés à travers les investissements étrangers et les forums mondiaux, outre les mécanismes de coopération bilatérale avec les pays partenaires, précise la même source.
Et d’ajouter «qu’à travers sa participation au forum de Davos auquel prennent part des dirigeants, des  responsables gouvernementaux et économiques, des experts, outre des représentants de grandes organisations et entreprises financières mondiales, la Tunisie vise à tirer profit de la sympathie internationale dont elle jouit, notamment, après son obtention du prix Nobel de la paix ». Il s’agit de mettre en évidence les avantages que la Tunisie offre malgré les difficultés économiques et sécuritaires.
Selon la même source, il est impératif de tirer profit de cette manifestation mondiale afin de mieux faire connaître l’image de la Tunisie en tant que jeune démocratie qui vise à être une destination de choix pour
l’investissement et les affaires. Les autorités tunisiennes oeuvreront, au cours du forum, à présenter la conférence internationale sur l’investissement qui sera organisée au cours du mois de juin 2016 et qui vise à attirer des financements extérieurs pour une série de grands projets sur une période de cinq ans.
La Tunisie, précise encore la même source, évoquera à cette occasion la réussite de son expérience politique, son nouveau code d’investissement, les orientations du nouveau plan de développement (2016/2020), autant de points qui devront rassurer les investisseurs en ce qui concerne la destination tunisienne.
En plus de la délégation officielle, la Tunisie sera représentée au forum de Davos par des hommes d’affaires dont la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) Wided Bouchamaoui, outre la participation exceptionnelle de la militante des droits de l’Homme Amira Yahyaoui.
Cette 46ème édition du forum de Davos se tiendra cette année sous le thème « la quatrième révolution industrielle », à savoir la révolution numérique en présence de plus de 2500 personnalités mondiales.
Le forum, auquel participe des responsables des secteurs public et privé des différents pays du monde, examinera plusieurs sujets notamment l’immigration, le climat, l’énergie, la création d’entreprises, outre l’instabilité dans le monde et les problèmes dans la région du Proche Orient.

Au programme du forum figurent des rencontres bilatérales et multilatérales, outre des séances de discussion qui constitueront des opportunités pour mettre en place les politiques économiques mondiales.
Les recommandations émanant de ces rencontres constitueront les principaux volets de mobilisation des investissements au niveau mondial. L’objectif du forum est de promouvoir l’économie mondiale à travers la mise en place d’un dialogue politique, économique et académique, outre l’examen et la discussion des moyens à même de relever les défis auxquels font face les économies des pays. Le Forum de Davos joue un rôle technique à travers l’appui des capacités des pays du monde sur les questions économiques, l’encouragement des politiques de recherches et les guides scientifiques, économiques, sociaux et environnementaux. Les différentes conférences et ateliers qui se tiendront dans le cadre du forum évoqueront plusieurs sujets et volets importants liés, notamment, au développement numérique, ou la quatrième révolution industrielle, l’allégement des risques dans l’économie numérique et l’avenir de la croissance technologique.
Autres volets qui seront examinés par les participants au forum de Davos, la paix internationale et la lutte contre le terrorisme. Le volet économique concerne les questions liées à la baisse de la croissance économique mondiale, le commerce, l’investissement extérieur, la production et la consommation, outre les services financiers et l’économie numérique.
Il s’agit en outre des questions liées à la lutte contre le cancer, la santé alimentaire, le développement dans le domaine de la médecine, les questions environnementales et le développement durable, les changements climatiques, la gestion des eaux, des forets, la gestion urbaine et l’énergie.
A rappeler que le Forum mondial de Davos publie un rapport annuel qui analyse la compétitivité économique
d’un nombre de pays dont la Tunisie. le taux de compétitivité du pays a régressé passant de la 40ème place en 2011 à la 92ème place en 2015. L’approche adoptée par le rapport est basée sur le taux de compétitivité totale qui prend en considération l’infrastructure de base, la créativité, l’environnement technologique, l’efficience des marchés et la stratégies adoptées pour la réalisation de la croissance et la prospérité économique.
Le Forum économique de Davos est une organisation internationale indépendante à but non lucratif créée en
1971 par le professeur Klaus Schwab. Son siège principal est à Genève (Suisse).

TAp

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En partenariat avec le «Center For International Private Enterprise» (CIPE), l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a lancé une enquête à l’échelle nationale, incluant l’ensemble des gouvernorats. Cette enquête cherche à évaluer  l’environnement des affaires dans lequel baignent les entreprises locales dans chaque gouvernorat de la Tunisie. L’objectif était de dégager des «indices d’attractivité locale» pour chaque gouvernorat et élaborer un classement.

L’enquête a couvert 5 domaines d’analyse. D’abord les services municipaux, l’approche participative, la transparence et l’accès à l’information, l’infrastructure et le cadre de vie, ceux-ci donnant une appréciation précise de l’environnement des affaires locales dans les 24 gouvernorats de la République .

Dans un deuxième temps, l’enquête a été complétée par des données quantitatives combinées aux données qualitatives initiales issues des perceptions des entreprises composant l’échantillon. A cet effet, un « indice d’attractivité régionale » a été conçu, dont la structure se réfère à celle utilisée par la Banque Mondiale dans ses rapports sur le climat des affaires ou par le Forum de Davos lors de l’élaboration de son rapport sur la compétitivité des économies. Conséquemment, un classement des 24 gouvernorats a été dégagé, révélant leur degré d’attractivité, initiant ainsi au nouveau contexte de décentralisation et de compétition entre les régions. Voici le Top 10 des gouvernorats les plus attractifs.

 

Précisons d’abord, que les notes sont sur 10 pour tous les indicateurs (*SNM= Services non-municipaux). Remarquons ensuite que le meilleur score a à peine dépassé les 5.5. C’est dire l’état des régions tunisiennes, classement_davos1issu, certes de l’héritage des deux régimes de Bourguiba et de Ben Ali, mais aussi de la révolution qui a, il faut l’avouer, presque tout détérioré. C’est dire aussi la tâche qu’attend le gouvernement, lors de l’élaboration des projets de développement régionaux. C’est dire encore celle qui attendra les prochaines autorités qui sortiront des urnes des prochaines municipales, décidées pour fin 2016, par le chef du gouvernement. Voici ensuite le détail de cet état détérioré des régions tunisiennes. Ce classement intéressera, il est vrai, les investisseurs. Il intéresse, aussi, le citoyen tunisien. De par  ses indicateurs, ce classement donne en effet une idée, quoique sommaire, sur le «gouvernorat où il fait le mieux vivre» en quelque sorte.

  • Ariana

A côté des autres gouvernorats du Grand Tunis, Ariana affiche l’un des indices les plus importants en termes de prestations de services municipaux, outre sa troisième position du classement au niveau de l’indice global des affaires, chose qui atteste d’un certain équilibre au niveau de ce gouvernorat, en termes d’indices. Dans la même optique, les autres indices affichent pour le gouvernorat d’Ariana un rang tout aussi avancé, en l’occurrence une quatrième position. Néanmoins, pour les services non municipaux, l’indice enregistré est celui le plus important parmi les indices de la région à 5.01/10 alors que plus de la moitié des régions n’est pas à la moyenne requise.

  • Béja

L’indice des services municipaux n’a pas contribué à stimuler le climat des affaires dans cette région , dans la mesure où non seulement c’est l’indice le plus lésant dans le calcul de l’indice d’affaires, mais, Béja enregistre le taux le plus faible, à savoir 1.18/10. De même, en matière de dynamisme local, Béja est dans les derniers du peloton. Ce  gouvernorat est aussi le seul à ne pas afficher un indice des règles de transparence de tous les gouvernorats de Tunisie. Toutefois, l’indice des services non municipaux reste l’indice le moins bas.

  • Ben Arous

Classé cinquième gouvernorat avec un indice de 4.16/10, l’indice du climat des affaires est haussé par l’indice des services municipaux qui affiche ses taux les plus élevés auprès des gouvernorats du Grand Tunis. D’ailleurs, ce gouvernorat en est classé deuxième. Le cadre de vie est, cependant, l’indice le moins élevé enregistré à l’échelle du gouvernorat,  lui assignant la cinquième position par rapport aux autres gouvernorats.

  • Bizerte

Le score enregistré à la région de Bizerte est l’un des plus élevés, 4.02, lui accordant une bonne compétitivité. Toutefois, il reste en dessous de la moyenne. En effet, le cadre de vie tire l’indice vers le bas avec une valeur de 3.34/10 renvoyant vers un environnement d’affaires défavorable. Ceci est expliqué par le fait que l’indice en question est classé avant-dernier par rapport aux autres indices avec une moyenne de 3.18 /10, ce qui fait que le gouvernorat de Bizerte enregistre relativement un meilleur cadre de vie que ce qui est noté en moyenne, quoique peu satisfaisant.

  • Gabès

C’est l’un des gouvernorats où l’indice renvoie vers un climat d’affaires jugé peu satisfaisant, ayant une valeur de 3.36 et dont le rang est onzième. Ainsi, l’approche participative au gouvernorat de Gabès est l’indice le moins élevé des indices calculés lui attribuant une dixième place parmi les gouvernorats sans que cela lui impute le pire classement enregistré au niveau de Gabès. En effet, il revient à l’indice des services non municipaux, l’indice qui est le mieux classé avec la meilleure moyenne enregistrée, le classement le plus faible que le gouvernorat ait enregistré, c’est-à-dire quinzième rang.

  • Gafsa

Le gouvernorat de Gafsa décroche un dix-neuvième rang avec une valeur d’indice de l’ordre de 2.74/10. Les valeurs de l’ensemble des sous-indices sont toutes relativement proches. Et clairement en dessous des moyennes enregistrées pour chaque indicateur calculé, expliquant, ainsi, le rang obtenu par le gouvernorat.

  • Jendouba

Classé vingt-deuxième, le gouvernorat de Jendouba arrive tout de même à décrocher relativement un bon classement au niveau de l’indice de transparence et accès à l’information avec un indice de 3.41/10 et un rang 10 qui est une bonne performance vu que la moyenne est d’ordre de 3.32/10. Reste que l’indice des services non-municipaux qui affiche la moyenne la plus élevée parmi les autres indices lui impute le dernier rang dans le classement.

  • Kairouan

Quoique bien classé en termes de services non municipaux, de rang cinq, Kairouan fait partie des derniers du peloton avec une position dix-sept et un indice qui affiche 2.84/10. En outre, l’indice du cadre de vie lui attribue la dernière place dans la catégorie quoique l’approche participative contribue de même à affaiblir le rang.

  • Kasserine

Enregistre son meilleur indice au niveau des services non-municipaux, même si ce dernier est en dessous de la moyenne notée, qui est de l’ordre de 3.88/10 alors que pour Kasserine, il est de 3.01/10. D’un autre côté, l’indice de transparence et d’accès à l’information lui accorde le statut d’avant-dernier gouvernorat dans cette catégorie avec un indice de 2.18/10. Ainsi, Kasserine décroche la vingt-et-unième place avec un score de 2.55/10 nettement en dessous de la moyenne enregistrée.

  • Kébilli

Dernier gouvernorat en termes de qualité du climat d’affaires. En effet, il a les pires performances dans à peu près toutes les catégories à une exception près de l’indice transparence et accès à l’information avec un score de 2.90/10 qui lui permet d’avoir la seizième place. Son indicateur de climat d’affaires est de 1.97/10

  • Le Kef

Dixième du classement avec un score de 3.46/10, sa meilleure performance est au niveau des services municipaux dont le score est de 3.81/10 dépassant la moyenne enregistrée ce qui lui a valu la huitième place. Néanmoins, tous les autres indices ne font que reculer la position de ce gouvernorat dans la mesure où il enregistre des positions de classement inférieures à son classement global.

  • Mahdia

Enregistre une performance peu satisfaisante. Classé quinzième avec un score de 2.98/10,  il a un indice des services municipaux de 4.12/10, ce qui est relativement élevé, quoique sa valeur reste en dessous de la moyenne de 5/10, comme c’est le cas pour la quasi-totalité des autres gouvernorats. Sa pire performance est à noter au niveau du cadre de vie lui valant une vingt et unième place et il n’affiche pas de bien meilleures performances pour ce qui est des autres indices.

  • Manouba

Est le neuvième gouvernorat en matière de qualité de climat d’affaires, son score est de 3.6/10. Sa meilleure performance est un rang 7 pour les services municipaux dont le score est 3.89/10 dépassant la moyenne enregistrée auprès des différents gouvernorats mais toujours nettement au-dessus de la moyenne requise. Sa pire performance est au niveau des services non-municipaux avec une douzième place et un score de 3.93/10, qui est aussi au-dessus de la moyenne enregistrée.

  • Médenine

Est classé quatorzième avec un score de 3.18/10 et appartient de fait à la catégorie de climat d’affaires peu satisfaisant. Sa meilleure performance est au niveau de l’approche participative dont le score de 3.11 /10 est au-dessus de la moyenne enregistrée auprès des différents gouvernorats. Par contre, le cadre de vie est le sous-indice qui affiche la pire performance de la région de Médenine, son score est de 2.72/10.

  • Monastir

Affiche un score de 3.94/10 lui permettant de parvenir à la septième place du classement mais n’en fait pas une réussite du fait que cela reste un score plus faible que ce qu’on aurait pu espérer comparé à la moyenne de 5/10 ; par contre,  le score qui est imputé à l’indice services non-municipaux est légèrement en dessous de la moyenne requise enregistrant une valeur de 5.62/10,  et est bien au-delà de la moyenne enregistrée auprès des différents gouvernorats.

D’un autre côté, la pire performance enregistrée au niveau de ce gouvernorat est celle de l’indice transparence et accès à l’information qui est de l’ordre de 3.3/10 et qui avoisine la moyenne enregistrée auprès des gouvernorats.

  • Nabeul

Avec un score de 3.78/10, le climat des affaires est supérieur à la moyenne enregistrée auprès de tous les gouvernorats de Tunisie. Le cadre de vie étant l‘indice le moins élevé constaté à la région de Nabeul, les indices approche participative et services non-municipaux, respectivement 3.38/10 et 4.79/10 sont les plus élevés à l’échelle de cette région tout en restant très timides, à l’image de presque la totalité des scores notés restant en dessous de 5.

  • Sfax

Quatrième classement global avec un score de 4.18 et premier au niveau de l’indice des secteurs non-municipaux, avec un indice de 6.36/10, c’est l’un des rares indices qui dépasse la moyenne de 5/10. Par contre, l’indice des services municipaux renvoie à la pire performance notée à l’échelle de la région de Sfax. Néanmoins, la valeur reste en dessus de la moyenne enregistrée au niveau de toutes les régions.

  • Sidi Bouzid

Avant-dernière de peloton, son indice global est de 2.18/10; la région de Sidi Bouzid affiche des performances très faibles pour tous les indicateurs compris dans le calcul du score du climat d’affaire final. Le sous-indice qui est le moins faible lui attribue la dix-neuvième place et c’est relatif à l’approche participative dont le score affiche 2.32/10.

Source rapport : IACE

 

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Lors des travaux le forum de Davos

Lors des travaux le forum de Davos, une altercation verbale a eu lieu hier vendredi 24 janvier 2014 entre l’ancien secrétaire général de la Ligue des Etats Arabes et Président de la commission des 50 chargée de la rédaction de la Constitution égyptienne Amr Moussa et le leader du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi quand ce dernier a qualifié ce qui s’est passé en Égypte de coup d’État, rapporte le site de Mosaïque FM .

Le chef du mouvement Ennahdha a considéré que Moussa défend l’indéfendable , ceux qui ont destitué un Président légitime .

Ghannouchi a également critiqué Sissi qui a qualifié le peuple égyptien qui a élu Mohamed Morsi à la Présidence de la République d’immature pour expliquer sa prise du pouvoir par la force . Ces déclarations de Ghannouchi n’ont pas été appréciées par Amr Moussa.

Le président du mouvement Nidaa Tounes Beji Caied Essebsi, et le chef du gouvernement marocain Abdelileh Ben Kirane, assistaient à ce débat portant sur les révolutions et les mutations démocratiques dans la région du Moyen Orient et l’Afrique du Nord.

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La Tunisie prendra part à la réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos qui se tiendra cette année du 22 au 25 janvier

La Tunisie prendra part à la réunion annuelle du Forum économique mondial de Davos qui se tiendra cette année du 22 au 25 janvier 2014.

Le Premier ministre Mehdi Jomâa sera accompagné de la présidente de l’UTICA, Wided Bouchemaoui représentante des patrons tunisiens.

Plusieurs sources indiquent que le président de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi et le président d’Ennahdha, Rached Ghannouchi seront présents en Suisse durant la journée consacrée à la Tunisie en marge du Forum économique de Davos.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa «dissolution», dans un communiqué publié...

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