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Le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (CNIS) des Douanes a annoncé que le déficit commercial de l’Algérie s’est chiffré à 3,5 milliards de dollars sur les 4 premiers mois de l’année 2017, contre un déficit de 6,63 mds sur la même période de 2016, soit une baisse de 3,13 mds correspondant à un recul de 47,2%, rapporte ce l’APS.

Les exportations ont en effet augmenté à 11,92 mds usd, entre janvier et fin avril de l’année en cours, contre 8,81 mds sur la même période de 2016, soit une hausse de 35,3% correspondant à une augmentation de 3,11 mds, précise le CNIS.

Pour les importations, elles ont très légèrement diminué en s’établissant à 15,42 mds en janvier-fin avril 2017 contre 15,44 mds en janvier-fin avril 2016, soit un recul de 0,14%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 77% contre 57%.

Grâce au redressement des cours pétroliers qui ont oscillé entre 50 et jusqu’à parfois 57 dollars sur la période de janvier-avril, les exportations des hydrocarbures, ayant représenté 94,26% du total des exportations, ont atteint 11,236 mds contre 8,205 mds à la même période de 2016, en hausse de près de 37%.

Quant aux exportations hors hydrocarbures (5,75% du montant global des exportations), elles ont augmenté à 685 millions contre 606 millions , soit une hausse de 13,04%, a ajouté l’APS.

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Le gouverneur de la BCT, Chadly Ayari, a lancé mardi une sérieuse mise en garde contre un creusement du déficit de la balance commerciale, qui pourrait atteindre 10% du PIB de la Tunisie, alors que le strict plafond à ne pas dépasser est de 8 ou à la toute rigueur 8,5%.

S’exprimant cet après-midi devant l’ARP, il a ajouté que depuis le début de cette année, ce déficit s’élève en moyenne de 1,1 milliard de dinars par an, soit 4,4 milliards de dinars, à fin avril 2017.

Le gouverneur de l’Institut d’émission a, en outre, annoncé que les réserves en devises de la Tunisie ne suffisent à couvrir que 102 jours d’importations, alors que la couverture des importations par les exportations s’élevait auparavant à une moyenne de 120 jours.

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Le déficit commercial, abyssal, est dans tous les esprits, surtout dans ceux des autorités du pays. C’est un véritable casse-tête, un vrai cauchemar, que la dépréciation du dinar a aggravés. Mais que voulez-vous, quand on importe au niveau où le fait la Tunisie, la casse est inévitable. Et là, inéluctablement, les regards se tournent vers la Turquie et la Chine, responsables, en grande partie, des maux de la Tunisie, par leur poids énorme dans le déséquilibre de la balance commerciale, du fait de ce trop-plein de produits dont la Tunisie n’a pas réellement besoin. Néanmoins il faut aussi reconnaitre que ce ne sont pas les dattes et l’huile d’olive, quels que soient les volumes écoulés à l’étranger, qui vont tirer la Tunisie ce de mauvais pas. Si le pays exportait des produits à haute valeur ajoutée, ce serait évidemment une toute autre histoire…

Le ministère du commerce étudie actuellement la possibilité d’instaurer des mesures tarifaires sur l’importation des produits de consommation non essentiels provenant des pays avec lesquels la Tunisie a signé des accords de libre-échange, a indiqué le directeur général du commerce extérieur, Khaled Ben Abdallah, dans un entretien accordé à l’agence TAP.
Ces mesures tarifaires permettent d’augmenter les droits douaniers sur l’importation des produits de consommation non essentiels qui ont enregistré une hausse de 11% entre les années 2011-2016, sans pour autant dépasser les taux des droits de douane consolidés (fixés) dans le cadre des accords régis par l’OMC.
Elles visent également à rationaliser les importations tunisiennes. Depuis 2011, la Tunisie souffre d’un déficit commercial chronique qui n’a cessé de se creuser, enregistrant à la fin de 2016 un déficit de 12,62 milliards de dinars. Les exportations ont atteint 29 145,6 MD contre des importations de l’ordre de 41 766,1MD.
Les importations des produits de consommation représentent 14% des importations tunisiennes, dont 51% proviennent de l’Union européenne (UE), 12% de la Chine, 6% de la Turquie et 31% du reste des pays du monde.
En outre, le ministère du commerce compte charger une cellule pour assurer la gestion et la coordination des importations des entreprises publiques et offices en hydrocarbures, céréales, huiles végétales, sucre, riz et café, étant donné que les achats de ces entreprises sont volumineux et influencent les réserves en devises, surtout lorsque la sortie des devises a lieu à des moments rapprochés, voire dans un même temps.

On marche sur des oeufs

Concernant l’application des mesures de sauvegarde, inclues dans les accords de libre-échange, signés entre la Tunisie et d’autres pays, pour des raisons liées aux difficultés de la balance de paiement, le responsable a fait savoir que ce mécanisme est « lourd » car il touche la crédibilité et l’image du pays qui sera perçu comme protectionniste. En outre, a-t-il ajouté, l’endettement extérieur deviendra coûteux. Par ailleurs, les autre pays avec lesquels la Tunisie a conclu des accords de libre-échange réagiront de la même manière. Donc, « cette solution devrait venir en dernier recours« , a fait remarquer le responsable.
Les mesures à long terme consistent, quant à elles, en la promotion des exportations tunisiennes qui demeurent concentrées sur une zone géographique bien déterminée et sur des produits classiques, tels que l’huile d’olive, les dattes, le phosphate, le tourisme et les produits mécaniques et électriques. « L’augmentation de nos exportations nécessite un climat d’exportation favorable (logistique, transport….) et un produit compétitif et de bonne qualité« .

Selon Ben Abdallah, 30% de l’accroissement des importations tunisiennes sont « le fruit de la réforme des droits douaniers concrétisée par le gouvernement de Habib Essid et stipulant l’application de deux droits de douane, à savoir 0% ou 20%, ce qui fait qu’une grande partie des produits de contrebande sont maintenant écoulés sur le marché formel, notamment les importations des boissons alcoolisées, pneus et fruits secs ….« . Il a encore indiqué que 32% des importations tunisiennes (matières premières et produits semi finis) réalisées en 2016 par les entreprises offshore étaient destinées à l’exportation.
« Les échanges commerciaux reflètent l’ouverture de l’économie, sauf que la situation devient inquiétante lorsque les importations tunisiennes proviennent d’un pays avec lequel la Tunisie n’a pas signé un accord, tel est le cas de la Chine et aussi lorsque le rythme des importations est plus rapide que celui des exportations« , a-t-il souligné.
Pour lui, 53% du déficit commercial provient de l’importation de l’énergie pour plusieurs raisons, notamment la baisse de la production, l’augmentation de la consommation et la régression du cours du dinar.

TAP

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Le taux de couverture des importations tunisiennes par les exportations a perdu 8 points, au cours du premier trimestre 2017, atteignant 66% contre 74% durant la même période de l’année dernière, ce qui a porté le déficit de la balance commerciale à 3878,9 millions de dinars (MD), selon les données du commerce extérieur présentées lors du conseil ministériel du 28 avril.
La dépréciation du dinar a contribué à l’aggravation de ce déficit. A cet égard, la monnaie nationale a perdu 10,6% de sa valeur par rapport aux autres devises durant le premier trimestre de cette année, alors que les prix internationaux ont augmenté de 1,1%, d’après la même source.

L’aggravation du déficit de la balance commerciale est imputée notamment à la hausse des importations des produits énergétiques (50%), des matières premières et semi industrialisés (30%). Ainsi, les importations du pétrole ont augmenté à 242,5 MD contre 150 Md, durant la même période de 2016. Il s’agit également, de la hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de 31% et des produits de consommation non alimentaires de 11, 7%.
Durant le premier trimestre de 2017, les importations ont atteint au total 11411,5 MD, en hausse de 20,3% alors que les exportations ont augmenté de 7,4 % atteignant 7532,6MD. Les importations des produits de consommation ont atteint une valeur de 1864,5 millions de dinars (MD), ce qui représente 14,1% du total des importations du pays et 16,7% du déficit commercial.

Les importations des produits de consommation industriels ont augmenté de 10,6% pour atteindre une valeur de 1581 millions de dinars (MD). Parmi ces produits, figurent les véhicules du tourisme dont les importations ont atteint 231,7 MD, dont 137 MD réalisés par les concessionnaires de voitures. Il s’agit également, des matériaux électriques dont les importations se sont élevées à 81MD, en hausse de 11MD, des parfums et de prêt à porter avec respectivement 72,8MD et 52MD. Les importations s des chaussures est de l’ordre de 20,8MD. A elles seules, les importations des vêtements d’occasion (fripes) représentent 49,3 MD, toujours selon les données gouvernementales.
Quant aux médicaments, ils accaparent la part de lion dans les importations de produits industriels, atteignant 264 MD, en hausse de 26 MD par rapport à la même période de 2016.

S’agissant des produits de consommation alimentaire, leurs importations se sont inscrites en hausse de 16MD pour les fruits, dont 10,6 MD consacrés aux bananes, en augmentation de 2, 3MD par rapport au premier trimestre 2016.
Les importations des légumes ont également augmenté de 13 MD, outre la hausse enregistrée au niveau des achats à l’extérieur des huiles végétales (20MD), des produits de la pêche (23 MD), des préparations alimentaires (88MD) et des conserves de poissons (10,8MD). Le déficit commercial s’est particulièrement creusé avec les pays asiatiques, atteignant 2761 MD à la fin du mois de mars, contre 2123 MD, durant la même période de l’année dernière.

Les échanges avec la Chine et la Turquie enregistrent toujours les plus importants déficits de respectivement, 940 MD et 478 MD. Alors que le déficit avec les pays de l’Amérique du nord a régressé de 91 MD, et un excédent commercial a été enregistré avec les pays du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie), lequel est passé de 187 MD à 206 MD.
Face à cette situation, les voix de la société civile et des experts se sont élevées pour appeler à rationaliser les importations et mettre fin à l’importation anarchique. Certains experts ont même recommandé de mettre en œuvre les clauses de sauvegarde prévues dans les accords commerciaux liant la Tunisie à certains pays et groupements économiques.

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant le premier trimestre de 2017, pour s’établir à 3878,9 MD, contre 2466,3 MD durant la même période en 2016. Le taux de couverture a perdu 8 points par rapport à son niveau de l’année dernière pour atteindre 66%, contre 74% durant la même période en 2016, d’après la note conjoncturelle de l’INS, sur le Commerce extérieur à prix courant (mars 2017).
Ce déficit est expliqué par l’évolution des échanges entre les importations (+20,3%) et les exportations (+7,4%). En effet les flux des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’extérieur aux prix courants ont enregistré durant le premier trimestre de 2017 une augmentation au niveau des exportations de 7,4% pour une valeur de 7532,6 MD, contre 7015,6 MD durant la même période de l’année 2016 et une augmentation importante au niveau des importations de 20,3% pour une valeur de 11411,5, contre 9482,0 MD durant la même période de l’année 2016.

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (-942,4MD), suivie d’autres pays tels que la Turquie (-478,1 MD), l’Italie (-462,4MD), la Russie (-406,1 MD) et l’Algérie (-50,2MD).
En revanche, le solde de la balance commerciale a enregistré un excédant avec d’autres pays, principalement avec notre premier partenaire la France de 624,3 MD, la Libye de 175,8MD et le Royaume-Uni de 79,1MD.
Le déficit de la balance commerciale hors énergie se limite à 2696,2 MD et le déficit de la balance énergétique s’est établi à 1182,7MD (30,5% du total du déficit) contre 468 MD durant le premier trimestre de l’année 2016.

Hausse de 7,4% des exportations

L’augmentation observée au niveau de l’exportation (7,4%) durant le premier trimestre de 2017 est imputable essentiellement au secteur de l’agriculture et des industries agro-alimentaires de 13,9%, suite à l’augmentation des ventes des dattes (197,4 MD contre 139,5 MD), au secteur des industries mécaniques et électriques de 16,3%, au secteur textile et habillement et cuirs de 10,1% et au secteur des industries manufacturières de 6,2%.
En revanche, d’autres secteurs ont enregistré une baisse, dont notamment l’énergie de 43%, suite à la diminution de nos ventes du pétrole brut (173,1 MD contre 311,8 MD), de même, le secteur mines phosphates et dérivés de 25,9%, suite à la diminution des exportations en acide phosphorique (80,9MD contre 183,3 MD).

Forte poussée des importations

De leur côté, les importations ont augmenté remarquablement de 20,3%, suite à la hausse enregistrée au niveau des importations du secteur de l’énergie de 59,9%, sous l’effet de la hausse des achats de la Tunisie en pétrole brut (242,5 MD contre 150,5MD) et des produits raffinés (889,3 MD contre 737,8 MD). De même, le secteur des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 31,1%, du fait de la hausse des achats de blé tendre (139,5 MD contre 53,7 MD), les matières premières et demi produits de 17,8%, les biens d’équipement de 13,5%, les mines phosphates et dérivés de 16,5% et les biens de consommation autres qu’alimentaires de 11,7%.

Photographie géographique des échanges commerciaux

Les exportations tunisiennes vers l’union européenne (76,1% du total des exportations) ont augmenté de 10,6%. Cette évolution est expliquée essentiellement par la hausse des exportations vers certains partenaires européens, tels que l’Italie de 18,7%, l’Allemagne de 12,7%, la Belgique de 17,7%.
En revanche, les ventes de la Tunisie ont enregistré une diminution vers d’autres pays, notamment avec le Pays Bas de 15,7% et le Portugal de 12,7%. Avec les pays du Maghreb, les exportations ont baissé vers l’Algérie de 6,7%. Par contre, les exportations ont augmenté vers le Maroc et la Libye respectivement de 56,7% et de 3,3%
Pour les importations, les échanges commerciaux des biens avec l’Union européenne (53,9% du total des importations) ont enregistré une hausse de 22,5% pour s’établir à 6150,4 MD. La France et l’Italie maintiennent leurs premières places sur la liste des principaux fournisseurs de la Tunisie avec des parts respectives de 15,3% et de 15,4%, ainsi les importations ont augmenté de 8,9% avec la France et de 29,1% avec l’Italie.

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le « traitre », n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place « d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux ». Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une « commissionite » bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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Divers produits turcs (alimentation, électroménager, textile, cosmétiques…) font un carton sur tous les marchés de la République tunisienne. A cet effet, des actions de protestation ont été lancées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, appelant les Tunisiens au boycott de ces produits qui selon certains mettent en danger les industries manufacturières locales.

Selon des statistiques officielles, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Turquie est éminemment en faveur de la Turquie, avec un déficit de 30% pour la balance commerciale tunisienne.
L’ex-secrétaire d’Etat au commerce, Faycel Hafyene, avait déclaré que la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie pose un sérieux problème eu égard aux énormes quantités de produits importés de Turquie par rapport à ceux exportés vers ce pays. Il avait affirmé que la partie turque est sensible à ce problème et qu’elle était disposée à revoir les termes de l’accord de commerce établi entre les deux pays.

Faycel Hafyene avait assuré que l’Etat est en train d’étudier tous les moyens de rééquilibrer la balance commerciale de la Tunisie avec les partenaires en vue de diminuer le déficit qui ne cesse de se creuser.

De l’aveu de la députée de Nidaa Tounes Hela Omrane, l’importation des produits turcs a été démultipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, notamment dans le secteur du textiles.

Zied Laadhari nie tout engagement avec la Turquie!

Accusé de promouvoir en priorité le marché turc aux dépens des produits locaux, le ministre du Commerce, Zied Laadhari, a catégoriquement nié ces accusations et a récemment déclaré sur Mosaïque Fm que l’accord de libre-échange avec la Turquie a été décidé en 2004 et qu’en 2013, un accord de fraternité et de collaboration a été signé, mais il ne stipule aucun engagement mais une lettre d’intention entre les deux pays.

Selon lui, il y a une problématique avec la Turquie qui concerne la balance commerciale, ajoutant que la solution ne peut pas être politique. Le ministre du Commerce a déclaré, dans le même sens, que la Tunisie n’a pas de stratégie industrielle comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. « Nous n’avons pas une vision de la stratégie et de l’émergence industrielle. La Turquie s’est préparée, pas nous. (…). Il faut faire de la Tunisie une destination de compétitivité », a-t-il affirmé

A noter qu’en 2016, un total de 75 entreprises turques se sont installées en Tunisie pour un investissement total de 1 Milliard USD, elles emploient près de 1600 personnes, avec un objectif de 100 entreprises à l’horizon 2018.

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un « ami » d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari, a indiqué, mardi 28 février 2017, que l’accord de libre-échange avec la Turquie date de 2004 et a été officialisé en 2005, rapporte Shems Fm.

Répondant aux questions de la députée, Héla Omrane, concernant le déficit commercial grandissant avec la Turquie, Zied Laâdhari a fait savoir que cet accord a permis aux produits tunisiens d’accéder librement au marché turc depuis 2005. Cet accord stipule une levée graduelle des taxes sur les importations, la dernière a été levée en juillet 2016.

La députée a fait savoir que l’importation massive des produits turcs a été multipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, en l’occurrence dans le secteur du textile.

De son côté le ministre du Commerce a fait savoir que le déficit commercial avec la Turquie a atteint 1482,2 millions de dinars et résulte de l’absence de compétitivité des produits tunisiens, ce qui empêche leur entrée sur le marché turc.

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Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 585 millions de dollars (usd) en janvier 2017, contre un déficit de 1,82 milliard usd en janvier 2016, soit une baisse du déficit de 68% entre les deux périodes de comparaison, a appris lundi l’APS auprès des services de la Douane.

Les exportations ont augmenté à 3,3 milliards usd sur le premier mois de l’année en cours contre 2,05 milliards usd en janvier 2016, soit une hausse de 60,74% correspondant à une augmentation de 1,25 milliard usd, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles se sont stabilisées en s’établissant à 3,89 milliards usd en janvier 2017 contre 3,88 milliards usd au même mois de l’année écoulée, soit une hausse de 0,31%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 85% en janvier 2017 contre 53% à la même période de l’année précédente.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

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Selon les chiffres publiés par le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes, publiés ce mardi, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 17,2 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2016, contre un déficit de 15,39 milliards à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 11,76%, rapporte l’agence APS.

Pour les exportations, elles ont reculé à 25,58 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2016 contre 32,06 milliards sur la même période de 2015, soit une baisse de 6,48 milliards (-20,22%), précise la même source.

 S’agissant des importations, elles se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations en s’établissant à 42,78 milliards de dollars contre 47,45 milliards durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 4,67 milliards (-9,85%), selon la même source.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 60% durant les 11 premiers mois de 2016 contre 68% à la même période de l’année écoulée, ajoute la même source.

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La plateforme « Tunisia Trading » est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme « Tunisia Trading » plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant les onze premiers mois de 2016, pour atteindre 11 628 millions de dinars (MD), contre 11 230,6 MD au cours de la même période de 2015, selon les résultats du commerce extérieur publiés, vendredi, par l’Institut National de la Statistique (INS).
Le taux de couverture des importations par les exportations est resté quasi-stable et s’est établi à 69,4%, contre 69,2% durant la même période de 2015.
Ce déficit commercial est du au déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-2 662,3 MD contre -3 228,3 MD en 2015), ce qui représente 22,9% du déficit global, et également au niveau de la balance alimentaire (-947,5 MD contre un excédent de 4,4 MD en 2015), en raison de la baisse des quantités exportées d’huile d’olive (97,9 mille tonnes, durant les 11 premiers mois de 2016 contre 293,6 mille tonnes en novembre 2015).
Cette aggravation du déficit commercial est expliquée, également, par la hausse des importations (+4,2% à 38 022,6 MD), notamment, celles matières premières et du phosphate de 5,7%, des produits semi-manufacturés de 10,1%, des produits d’équipement de 8,3% et des produits de consommation non essentiels de 12%.
En revanche, les importations énergétiques ont chuté de 20,7%, ainsi que ceux de produits agricoles de base qui ont régressé de 6,5%, et ce, au vu de la baisse de nos achats de blé dur (479,2 MD contre 627 MD).
En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée (+4,5% à 26 394,6 MD), durant les onze premiers mois de l’année 2016, est due à l’amélioration des exportations du phosphate et ses dérivés qui ont évolué de 42,3%, grâce à l’évolution des exportations de l’acide phosphorique (489,2 MD en novembre 2016 contre 293,8 MD en 2015) et du D.A.P (diammonium phosphate) (376,4 MD en 2016 contre 195,1 MD en 2015). Idem pour les exportations des industries mécaniques et électriques et du textile et de l’habillement qui ont gagné respectivement 15,6% et 7,9%.
Les exportations des produits agricoles et alimentaires ont, au contraire, régressé de 27,3%, suite à la baisse des recettes de l’huile d’olive, en comparaison avec la même période de 2015 (745,8 MD en 2016 contre 1 835,2 MD en 2015) et à la régression des exportations de l’énergie de 26,3%.
Un déficit commercial aggravé avec la Chine, la Turquie et la Russie
La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 3 474,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Turquie (- 1 330,5 MD) et la Russie (-1 210,4 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (2 611,6 MD) et la Libye (814,9 MD).
Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une augmentation de 2,5%. Cette tendance haussière a principalement concernée la France (+14,7%) et l’Allemagne (+7%), alors que nos ventes ont chuté avec d’autres pays, comme l’Espagne (-30,4%) et l’Italie (-4,3%).
A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-9,7%). En revanche, les exportations vers le Maroc restent stables (0,2%), contre une progression remarquable pour les exportations avec l’Algérie, lesquelles ont atteint 33,2%.
S’agissant des importations, les échanges tunisiens avec l’Union européenne se sont établis, durant les 11 premiers mois de 2016, à 20 136,2 MD, enregistrant une régression de 0,9%, par rapport à la même période de 2015. Les importations tunisiennes en provenance de la France, (représentant 15,4% du total des importations) ont baissé de 10,1%, alors que celles en provenance de la Romanie ont régressé de 8,9%.
Par contre, les importations tunisiennes avec certains fournisseurs européens, tels que l’Allemagne (7,7% du total des importations) et l’Espagne (4,2% du total des importations) ont enregistré une hausse respective de 11,2% et de 4,9%.

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A la fin septembre 2016, le déficit commercial s’est élevé à 9326 Millions de dinars (MD), contre 9268 MD, au cours de la même période de 2015, soit une hausse de 0,6%.
Le taux de couverture a atteint 69,2%, contre 68,7%, soit une amélioration de prés de 0,5 points, selon les données publiées par le ministère de l’Industrie et du commerce mardi à Tunis.
La valeur des exportations a enregistré une hausse de 3,1% alors que cette évolution est en régression de prés de 2,5%, en comparaison avec la même période de 2015.
Le ministère a expliqué la hausse des exportations par une progression de 14% des exportations des entreprises totalement exportatrices, contre 1,9% enregistré au cours de la même période de 2015.
Il s’agit également d’une amélioration des recettes des exportations du secteur de mines et phosphate, dont la valeur a triplé par rapport à l’année 2015.
S’agissant des importations, elles ont progressé d’environ 2,3%, jusqu’à fin septembre 2016, contre une baisse de 5,7% enregistrée au cours de la même période de 2015.
La hausse des importations est expliquée principalement par l’importante hausse des importations de matières premières, produits semi industrialisés et matériaux d’équipement, réalisées notamment par les entreprises totalement exportatrices, avec des taux oscillant entre 9% et 15%.

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L’Institut national de la statistique (INS) a pris le pouls des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger à prix courants pour les sept premiers mois de 2016. Il est établi que les revenus des exportations ont enregistré à fin juillet dernier un léger recul de 0,5% en comparaison avec la même période en 2015, pour afficher 16,507 milliards de dinars.

Les importations ont également baissé, presque dans les mêmes proportions, -0,7% ; elles s’établissent à 23,363 milliards de dinars en 2016 contre 23,533 milliards en 2015.

Ce qui nous donne un déficit de la balance commerciale, au terme des sept premiers mois de cette année, de 6,853 milliards de dinars contre 6,943 milliards à fin juillet 2015. Un très léger mieux donc…

Le taux de couverture est presque le même, à fin juillet dernier, 70.7% contre 70.5% à la même période de l’an dernier.

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Quand le quadra le plus célèbre de la Tunisie, Youssef Chahed, le nouveau chef du gouvernement d’union nationale, a placé la préservation des équilibres financiers parmi ses priorités, il ne croyait pas si bien dire. En effet les finances publiques du pays sont une grosse source de préoccupations ces dernières années. Le prêt de 500 millions de dollars que la Tunisie vient de contracter sur le marché international, le énième en 5 ans, en est l’illustration. Le problème, évidemment, ne date pas de l’arrivée de Habib Essid au pouvoir, comme la coalition gouvernementale a tenté de le faire gober aux citoyens, pour finalement réclamer la tête du chef du gouvernement, chose qu’elle a obtenue in fine au bout d’une étrange mise en scène au Parlement, entre le grotesque et le tragicomique. Mais passons, pour le moment l’essentiel est ailleurs. L’essentiel ce sont les déséquilibres structurels que Essid a trouvés et qu’il va laisser, intacts, entiers. Certes Essid n’a rien fait pour les solutionner, mais lui a-t-on donné les moyens d’y parvenir ? Le confort moral pour aller au bout de sa démarche ? Lui a-t-on laissé le temps de mettre en branle ces réformes structurelles lourdes, longues et complexes, et que tous les gouvernements précédents ont soigneusement planquées sous le tapis ? Les réponses sont non, à l’évidence. Youssef Chahed aura-t-il plus de chances ? Rien n’est moins sûr, au regard du rang de ses détracteurs qui grossit déjà à vitesse grand V. Mais il devra s’en contenter et aller au charbon car la tâche est colossale.

Il faudra aller vite pour tenter de résorber, ou du moins commencer à inverser les tendances des deux déficits majeurs : Le déficit budgétaire et le déficit commercial.

C’est devenu un lieu commun que de dire que la situation des finances publiques est affolante. Le trou du budget s’est établi au mois de mai 2016 au montant astronomique de 1823 millions de dinars tunisiens (MDT) contre 126 MDT l’an dernier, un gap tout de même de 1697 MDT !

Quant aux fameuses dépenses de fonctionnement, si lourdes dans ce pays, elles ont bondi de +19,9% suite à l’envolée de +18,3% enregistrée sur le poste de dépense des salaires de la fonction publique.

Le déficit courant, parlons-en. Il affiche 4682 MDT au mois de mai de cette année, soit 5,1% du PIB (Produit Intérieur Brut), contre 3945 MDT, ou 4,6% du PIB, dans la même période en 2015.

Même tendance pour le déficit commercial, qui devient abyssal. Au premier semestre de 2016, il a viré au rouge vif avec -6034,1 MDT. Tout simplement énorme, surtout quand on se réfère aux prévisions, qui étaient plus des prédictions qu’autre chose, du gouvernement Essid qui évoquaient un déficit budgétaire de 3,9% du PIB pour l’exercice 2016 et un taux d’endettement public de 53,4% du PIB. Je ne vous apprends rien en vous disant qu’on est largement sorti des clous, même si le chef du gouvernement ne peut être comptable de tous les mauvais réflexes – endettement – des exécutifs précédents.

Comment Chahed va se dépatouiller avec tout ça ? Aucune indication pour l’instant. Faudra attendre qu’il forme déjà son gouvernement, une entreprise aux allures de casse-tête vu les bâtons que certains partis politiques s’acharnent à mettre dans ses roues. En tout cas ce qui est sûr c’est qu’il lui faudra une sacrée dose de courage, des trésors d’imagination et une volonté de fer pour réussir là tous les autres, je dis bien tous les autres, ont échoué depuis 5 ans. Quant à l’histoire des 100 premiers jours de grâce, à notre avis il ferait mieux de l’oublier De répit il n’aura point avec des bailleurs de fonds fatigués par des années d’immobilisme que, paradoxe suprême, les citoyens tunisiens ont eux-mêmes abondamment alimenté en refusant obstinément de se remettre au travail après la révolution.

Chahed a le bonjour d’Essid !

Ce qui a surtout retenu notre attention au conseil ministériel restreint qui a eu lieu hier jeudi 5 août 2016, au Palais du gouvernement à la Kasbah, c’est le détachement et la légèreté avec lesquels le chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, Habib Essid, évoque les priorités du gouvernement d’union nationale, telles que stipulées dans le document de Carthage. Il s’est même permis d’indiquer la voie à Chahed : Il faudra monter le niveau de la croissance, hausser la part de l’investissement dans l’économie nationale, prendre des décisions audacieuses pour maîtriser les grands équilibres économiques ainsi que les équilibres financiers des caisses sociales. Rien que ça ! En voilà un qui doit être bien content de refiler ces patates bien chaudes au nouveau venu. Si ce n’est pas une belle et grosse pierre dans le jardin du nouveau chef du gouvernement, alors on ne s’y connait pas !

En même temps il faut le comprendre Essid, on ne peut pas lui demander d’accepter d’aller s’immoler devant les élus de la nation, sans faire de vagues, et même en remerciant ses bourreaux, être viré de la plus vile des manières (3 votes de députés à son actif) et l’empêcher de se délecter de savonner un peu la planche de son successeur. Le peu de services, aux yeux de ses détracteurs, qu’il a rendus à la nation vaut bien qu’on l’autorise à un coup de patte à Chahed avant de tirer sa révérence. Allez, un dernier coup pour la route. Avant de retourner dans un anonymat où on s’empressera de l’enterrer en beauté. Ainsi va la vie politique en Tunisie post-révolutionnaire. Au suivant !

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Selon un article publié, ce mercredi 20 juillet 2016, par le journal algérien « El Watan »,  le déficit commercial de l’Algérie a atteint 10,83  milliards de dollars (mds usd) au 1er semestre 2016 contre un déficit de 8,51 mds usd à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 27,2%, a appris l’APS auprès des Douanes algériennes.

Les exportations ont nettement reculé à 12,68 mds usd durant les six  premiers mois de 2016 contre 18,93 mds usd sur la même période de 2015 (-33,02%), soit un recul de 6,25 mds usd, selon les données du Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Les importations se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations, en s’établissant à 23,51 mds usd contre 27,445  mds usd (-14,34%), en baisse de 3,93 mds usd, précise la même source.

Le taux de couverture des importations par les exportations est ainsi passé à 54% contre 69% entre les deux périodes de comparaison. Les hydrocarbures continuent de représenter l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger, pour une part de 93,55% du volume global des exportations, avec un montant de 11,86 mds usd durant les six premiers mois, contre 17,868  mds usd à la même période de 2015 (-33,62%), soit une baisse de six (6) mds  usd.

Les exportations hors hydrocarbures, qui ont représenté 6,45% du montant global des exportations, ont diminué à 818 millions usd, en baisse de 22,83% par rapport aux six premiers mois de 2015.

Les exportations hors hydrocarbures sont composées de demi-produits avec 624 millions usd (contre 846 millions usd), de biens alimentaires  avec 129 millions usd (contre 150 millions usd), de produits bruts avec 34 millions usd (contre 50 millions usd), de biens d’équipements industriels avec 22 millions usd (contre 8 millions usd) et de biens de consommation non alimentaires avec 9 millions usd (contre 6 millions usd). Pour ce qui est des importations, tous les groupes de produits ont connu une baisse durant la première moitié de l’année en cours, a précisé la même source.

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Mohsen Hassan

Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan, a affirmé sur Mosaïque FM ce samedi 18 juin 2016 que le prochain Conseil des ministres, mercredi prochain, se penchera sur le déficit commercial abyssal de la Tunisie, 500 millions de dinars. Lors de cette réunion, la hausse des frais de douane, un contrôle technique plus sévère et d’autres dispositifs ayant trait à l’exportation et à même de résorber le déficit commercial seront décidés par le gouvernement, a confié le ministre.

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE que le déficit commercial ne peut pas continuer sur la tendance actuelle.
S’agissant du déficit courant, Chedly Ayari a indiqué que cela ne doit pas dépasser les 7,9% programmés par le gouvernement pour l’année 2016. « La situation sera catastrophique si on atteint un taux à deux chiffres », a-t-il dit.

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