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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le « traitre », n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place « d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux ». Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une « commissionite » bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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Divers produits turcs (alimentation, électroménager, textile, cosmétiques…) font un carton sur tous les marchés de la République tunisienne. A cet effet, des actions de protestation ont été lancées depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, appelant les Tunisiens au boycott de ces produits qui selon certains mettent en danger les industries manufacturières locales.

Selon des statistiques officielles, le volume des échanges commerciaux entre la Tunisie et la Turquie est éminemment en faveur de la Turquie, avec un déficit de 30% pour la balance commerciale tunisienne.
L’ex-secrétaire d’Etat au commerce, Faycel Hafyene, avait déclaré que la balance commerciale entre la Tunisie et la Turquie pose un sérieux problème eu égard aux énormes quantités de produits importés de Turquie par rapport à ceux exportés vers ce pays. Il avait affirmé que la partie turque est sensible à ce problème et qu’elle était disposée à revoir les termes de l’accord de commerce établi entre les deux pays.

Faycel Hafyene avait assuré que l’Etat est en train d’étudier tous les moyens de rééquilibrer la balance commerciale de la Tunisie avec les partenaires en vue de diminuer le déficit qui ne cesse de se creuser.

De l’aveu de la députée de Nidaa Tounes Hela Omrane, l’importation des produits turcs a été démultipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, notamment dans le secteur du textiles.

Zied Laadhari nie tout engagement avec la Turquie!

Accusé de promouvoir en priorité le marché turc aux dépens des produits locaux, le ministre du Commerce, Zied Laadhari, a catégoriquement nié ces accusations et a récemment déclaré sur Mosaïque Fm que l’accord de libre-échange avec la Turquie a été décidé en 2004 et qu’en 2013, un accord de fraternité et de collaboration a été signé, mais il ne stipule aucun engagement mais une lettre d’intention entre les deux pays.

Selon lui, il y a une problématique avec la Turquie qui concerne la balance commerciale, ajoutant que la solution ne peut pas être politique. Le ministre du Commerce a déclaré, dans le même sens, que la Tunisie n’a pas de stratégie industrielle comme la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Egypte. « Nous n’avons pas une vision de la stratégie et de l’émergence industrielle. La Turquie s’est préparée, pas nous. (…). Il faut faire de la Tunisie une destination de compétitivité », a-t-il affirmé

A noter qu’en 2016, un total de 75 entreprises turques se sont installées en Tunisie pour un investissement total de 1 Milliard USD, elles emploient près de 1600 personnes, avec un objectif de 100 entreprises à l’horizon 2018.

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un « ami » d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari, a indiqué, mardi 28 février 2017, que l’accord de libre-échange avec la Turquie date de 2004 et a été officialisé en 2005, rapporte Shems Fm.

Répondant aux questions de la députée, Héla Omrane, concernant le déficit commercial grandissant avec la Turquie, Zied Laâdhari a fait savoir que cet accord a permis aux produits tunisiens d’accéder librement au marché turc depuis 2005. Cet accord stipule une levée graduelle des taxes sur les importations, la dernière a été levée en juillet 2016.

La députée a fait savoir que l’importation massive des produits turcs a été multipliée ce qui menace la production des usines tunisiennes en l’occurrence dans le secteur des textiles.

De son côté le ministre du Commerce a fait savoir que le déficit commercial avec la Turquie a atteint 1482,2 millions de dinars et résulte de l’absence de compétitivité des productions tunisiennes ce qui empêche leur entrée sur le marché turc.

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Le déficit commercial de l’Algérie a atteint 585 millions de dollars (usd) en janvier 2017, contre un déficit de 1,82 milliard usd en janvier 2016, soit une baisse du déficit de 68% entre les deux périodes de comparaison, a appris lundi l’APS auprès des services de la Douane.

Les exportations ont augmenté à 3,3 milliards usd sur le premier mois de l’année en cours contre 2,05 milliards usd en janvier 2016, soit une hausse de 60,74% correspondant à une augmentation de 1,25 milliard usd, précise le Centre national de l’informatique et des statistiques des Douanes (Cnis).

Pour les importations, elles se sont stabilisées en s’établissant à 3,89 milliards usd en janvier 2017 contre 3,88 milliards usd au même mois de l’année écoulée, soit une hausse de 0,31%.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 85% en janvier 2017 contre 53% à la même période de l’année précédente.

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Pour prendre le pouls de la santé économique d’un pays, il faut passer à la loupe ses exportations, lesquelles donnent à leur tour de précieuses indications sur l’état de l’industrie, de l’agriculture, des produits à haute valeur ajoutée, etc. De ce point de vue l’exemple allemand est très parlant. Voilà un pays dont l’excédent commercial record, le plus gros du monde, 252.9 milliards d’euros en 2016, énerve les pays de l’Union européenne, lesquels ont la désagréable impression que Berlin a fait d’eux les dindons de la farce et que le seul pays qui profite à fond de l’élimination des barrières douanières au sein de l’UE… c’est l’Allemagne. Toujours l’Allemagne. Avec sa puissance industrielle, ses produits haut de gamme qui toisent l’attelage européen, et même la France.

Evidemment quand on évoque tout de suite après le cas tunisien, on descend de plusieurs crans, avec un déficit commercial chronique ces dernières années, et dont d’ailleurs on ne voit pas le bout. Et pour compliquer la donne, les produits chinois ont inondé en masse le marché tunisien, creusant un peu plus le trou de la balance commerciale, déjà abyssal. Et quand on sait que Pékin a la ferme intention de reprendre le flambeau du leadership économique mondial après ce qui semble être la défection américaine, avec un Trump qui a des envies de bouclage de ses frontières face à tout ce qui a le parfum de l’étranger – protectionnisme -, on se dit que la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge…

Le déficit commercial de la Tunisie a plus que doublé passant à 1221,8 millions de dinars (MD) en janvier 2017, contre 507,2 MD en janvier 2016, provoquant une perte de plus de 15 points au niveau du taux de couverture des importations par les exportations, selon les résultats du commerce extérieur publiés, que vient de publier l’Institut National de la Statistique (INS).
Ainsi, le taux de couverture s’est établi à 64,8%, contre 80,2% une année auparavant, chutant de 15,4 points. Ce déficit commercial est du à une forte hausse du déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-309,2 MD contre -24,2 MD en janvier 2016), ce qui représente 25,3% du déficit global.

Il est également, expliqué par la hausse des importations (+35,6% à 3 474,8 MD), à un rythme plus accéléré que celui des exportations (+9,6% à 2 253 MD). La hausse des importations a concerné l’ensemble des secteurs, notamment l’énergie, puisque les importations ont accru de 277,9%, en comparaison avec janvier 2016 (98,4 MD). D’après l’INS, les importations énergétiques en janvier 2016 ont été au deçà des moyennes mensuelles (405 MD), enregistrés au cours des années 2015 et 2016.

De même, les importations des produits agricoles et alimentaires de base ont augmenté de 75,1% en raison de la hausse des importations de blé tendre (57,4 MD contre 33 MD en janvier 2016). Même constat pour les matières premières et les produits semi-manufacturés qui se sont accrus de 20,7%.

En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée en janvier 2017, a concerné les produits agricoles et alimentaires (19,2%) en raison de l’accroissement des recettes de vente de dattes (59,1 MD, contre 29,4 MD) et les industries mécaniques et électriques de 16,7%, ainsi que le textile de 7,4%.
A contrario, les exportations énergétiques et de phosphate ont régressé respectivement de 15,5% et de 11,4%.

L’invasion chinoise n’est pas une vue de l’esprit 

La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 292,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Russie (-228,6 MD), et l’Italie (-121,6 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (236,2 MD) et la Libye (53,3 MD).

Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une nette augmentation de 10,1%. Cette tendance haussière a principalement concerné l’Allemagne (+20,5%), la Belgique (16,8%) et la France (+12,2%) alors que nos ventes ont chuté avec notamment les Pays Bas (-42,6%) et l’Espagne (-2,2%).

A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-24,5%). En revanche, celles destinées au Maroc et l’Algérie ont connu une progression remarquable respectivement de 146,8% et 19,7%.

Côté importations, les échanges tunisiens avec l’Union Européenne (51% du total des importations d’une valeur de 1772,7 MD) ont enregistré une hausse de 28% par rapport à la même période de l’année dernière. La France et l’Italie demeurent les plus importants fournisseurs de la Tunisie, avec des quotas d’importations respectifs de 14,5% et 14,1%.
Les importations avec l’Italie ont évolué de 39,2% et avec la France de 14,7%.

TAP

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Selon les chiffres publiés par le Centre national de l’informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes, publiés ce mardi, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 17,2 milliards de dollars sur les onze premiers mois de 2016, contre un déficit de 15,39 milliards à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 11,76%, rapporte l’agence APS.

Pour les exportations, elles ont reculé à 25,58 milliards de dollars durant les onze premiers mois de 2016 contre 32,06 milliards sur la même période de 2015, soit une baisse de 6,48 milliards (-20,22%), précise la même source.

 S’agissant des importations, elles se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations en s’établissant à 42,78 milliards de dollars contre 47,45 milliards durant la même période de l’année écoulée, soit une baisse de 4,67 milliards (-9,85%), selon la même source.

Les exportations ont assuré la couverture des importations à hauteur de 60% durant les 11 premiers mois de 2016 contre 68% à la même période de l’année écoulée, ajoute la même source.

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La plateforme « Tunisia Trading » est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme « Tunisia Trading » plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

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Le déficit commercial de la Tunisie s’est aggravé, durant les onze premiers mois de 2016, pour atteindre 11 628 millions de dinars (MD), contre 11 230,6 MD au cours de la même période de 2015, selon les résultats du commerce extérieur publiés, vendredi, par l’Institut National de la Statistique (INS).
Le taux de couverture des importations par les exportations est resté quasi-stable et s’est établi à 69,4%, contre 69,2% durant la même période de 2015.
Ce déficit commercial est du au déficit enregistré au niveau de la balance énergétique (-2 662,3 MD contre -3 228,3 MD en 2015), ce qui représente 22,9% du déficit global, et également au niveau de la balance alimentaire (-947,5 MD contre un excédent de 4,4 MD en 2015), en raison de la baisse des quantités exportées d’huile d’olive (97,9 mille tonnes, durant les 11 premiers mois de 2016 contre 293,6 mille tonnes en novembre 2015).
Cette aggravation du déficit commercial est expliquée, également, par la hausse des importations (+4,2% à 38 022,6 MD), notamment, celles matières premières et du phosphate de 5,7%, des produits semi-manufacturés de 10,1%, des produits d’équipement de 8,3% et des produits de consommation non essentiels de 12%.
En revanche, les importations énergétiques ont chuté de 20,7%, ainsi que ceux de produits agricoles de base qui ont régressé de 6,5%, et ce, au vu de la baisse de nos achats de blé dur (479,2 MD contre 627 MD).
En ce qui concerne les exportations, la hausse enregistrée (+4,5% à 26 394,6 MD), durant les onze premiers mois de l’année 2016, est due à l’amélioration des exportations du phosphate et ses dérivés qui ont évolué de 42,3%, grâce à l’évolution des exportations de l’acide phosphorique (489,2 MD en novembre 2016 contre 293,8 MD en 2015) et du D.A.P (diammonium phosphate) (376,4 MD en 2016 contre 195,1 MD en 2015). Idem pour les exportations des industries mécaniques et électriques et du textile et de l’habillement qui ont gagné respectivement 15,6% et 7,9%.
Les exportations des produits agricoles et alimentaires ont, au contraire, régressé de 27,3%, suite à la baisse des recettes de l’huile d’olive, en comparaison avec la même période de 2015 (745,8 MD en 2016 contre 1 835,2 MD en 2015) et à la régression des exportations de l’énergie de 26,3%.
Un déficit commercial aggravé avec la Chine, la Turquie et la Russie
La Chine reste le pays avec lequel la Tunisie enregistre le déficit commercial le plus important (- 3 474,2 MD), suivie par d’autres pays tels que la Turquie (- 1 330,5 MD) et la Russie (-1 210,4 MD).
La balance commerciale enregistre, cependant, un excédent avec plusieurs pays, comme la France, premier partenaire de la Tunisie (2 611,6 MD) et la Libye (814,9 MD).
Les exportations tunisiennes avec l’Union européenne ont connu une augmentation de 2,5%. Cette tendance haussière a principalement concernée la France (+14,7%) et l’Allemagne (+7%), alors que nos ventes ont chuté avec d’autres pays, comme l’Espagne (-30,4%) et l’Italie (-4,3%).
A l’échelle maghrébine, les exportations tunisiennes continuent de régresser vers la Libye (-9,7%). En revanche, les exportations vers le Maroc restent stables (0,2%), contre une progression remarquable pour les exportations avec l’Algérie, lesquelles ont atteint 33,2%.
S’agissant des importations, les échanges tunisiens avec l’Union européenne se sont établis, durant les 11 premiers mois de 2016, à 20 136,2 MD, enregistrant une régression de 0,9%, par rapport à la même période de 2015. Les importations tunisiennes en provenance de la France, (représentant 15,4% du total des importations) ont baissé de 10,1%, alors que celles en provenance de la Romanie ont régressé de 8,9%.
Par contre, les importations tunisiennes avec certains fournisseurs européens, tels que l’Allemagne (7,7% du total des importations) et l’Espagne (4,2% du total des importations) ont enregistré une hausse respective de 11,2% et de 4,9%.

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A la fin septembre 2016, le déficit commercial s’est élevé à 9326 Millions de dinars (MD), contre 9268 MD, au cours de la même période de 2015, soit une hausse de 0,6%.
Le taux de couverture a atteint 69,2%, contre 68,7%, soit une amélioration de prés de 0,5 points, selon les données publiées par le ministère de l’Industrie et du commerce mardi à Tunis.
La valeur des exportations a enregistré une hausse de 3,1% alors que cette évolution est en régression de prés de 2,5%, en comparaison avec la même période de 2015.
Le ministère a expliqué la hausse des exportations par une progression de 14% des exportations des entreprises totalement exportatrices, contre 1,9% enregistré au cours de la même période de 2015.
Il s’agit également d’une amélioration des recettes des exportations du secteur de mines et phosphate, dont la valeur a triplé par rapport à l’année 2015.
S’agissant des importations, elles ont progressé d’environ 2,3%, jusqu’à fin septembre 2016, contre une baisse de 5,7% enregistrée au cours de la même période de 2015.
La hausse des importations est expliquée principalement par l’importante hausse des importations de matières premières, produits semi industrialisés et matériaux d’équipement, réalisées notamment par les entreprises totalement exportatrices, avec des taux oscillant entre 9% et 15%.

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L’Institut national de la statistique (INS) a pris le pouls des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger à prix courants pour les sept premiers mois de 2016. Il est établi que les revenus des exportations ont enregistré à fin juillet dernier un léger recul de 0,5% en comparaison avec la même période en 2015, pour afficher 16,507 milliards de dinars.

Les importations ont également baissé, presque dans les mêmes proportions, -0,7% ; elles s’établissent à 23,363 milliards de dinars en 2016 contre 23,533 milliards en 2015.

Ce qui nous donne un déficit de la balance commerciale, au terme des sept premiers mois de cette année, de 6,853 milliards de dinars contre 6,943 milliards à fin juillet 2015. Un très léger mieux donc…

Le taux de couverture est presque le même, à fin juillet dernier, 70.7% contre 70.5% à la même période de l’an dernier.

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Quand le quadra le plus célèbre de la Tunisie, Youssef Chahed, le nouveau chef du gouvernement d’union nationale, a placé la préservation des équilibres financiers parmi ses priorités, il ne croyait pas si bien dire. En effet les finances publiques du pays sont une grosse source de préoccupations ces dernières années. Le prêt de 500 millions de dollars que la Tunisie vient de contracter sur le marché international, le énième en 5 ans, en est l’illustration. Le problème, évidemment, ne date pas de l’arrivée de Habib Essid au pouvoir, comme la coalition gouvernementale a tenté de le faire gober aux citoyens, pour finalement réclamer la tête du chef du gouvernement, chose qu’elle a obtenue in fine au bout d’une étrange mise en scène au Parlement, entre le grotesque et le tragicomique. Mais passons, pour le moment l’essentiel est ailleurs. L’essentiel ce sont les déséquilibres structurels que Essid a trouvés et qu’il va laisser, intacts, entiers. Certes Essid n’a rien fait pour les solutionner, mais lui a-t-on donné les moyens d’y parvenir ? Le confort moral pour aller au bout de sa démarche ? Lui a-t-on laissé le temps de mettre en branle ces réformes structurelles lourdes, longues et complexes, et que tous les gouvernements précédents ont soigneusement planquées sous le tapis ? Les réponses sont non, à l’évidence. Youssef Chahed aura-t-il plus de chances ? Rien n’est moins sûr, au regard du rang de ses détracteurs qui grossit déjà à vitesse grand V. Mais il devra s’en contenter et aller au charbon car la tâche est colossale.

Il faudra aller vite pour tenter de résorber, ou du moins commencer à inverser les tendances des deux déficits majeurs : Le déficit budgétaire et le déficit commercial.

C’est devenu un lieu commun que de dire que la situation des finances publiques est affolante. Le trou du budget s’est établi au mois de mai 2016 au montant astronomique de 1823 millions de dinars tunisiens (MDT) contre 126 MDT l’an dernier, un gap tout de même de 1697 MDT !

Quant aux fameuses dépenses de fonctionnement, si lourdes dans ce pays, elles ont bondi de +19,9% suite à l’envolée de +18,3% enregistrée sur le poste de dépense des salaires de la fonction publique.

Le déficit courant, parlons-en. Il affiche 4682 MDT au mois de mai de cette année, soit 5,1% du PIB (Produit Intérieur Brut), contre 3945 MDT, ou 4,6% du PIB, dans la même période en 2015.

Même tendance pour le déficit commercial, qui devient abyssal. Au premier semestre de 2016, il a viré au rouge vif avec -6034,1 MDT. Tout simplement énorme, surtout quand on se réfère aux prévisions, qui étaient plus des prédictions qu’autre chose, du gouvernement Essid qui évoquaient un déficit budgétaire de 3,9% du PIB pour l’exercice 2016 et un taux d’endettement public de 53,4% du PIB. Je ne vous apprends rien en vous disant qu’on est largement sorti des clous, même si le chef du gouvernement ne peut être comptable de tous les mauvais réflexes – endettement – des exécutifs précédents.

Comment Chahed va se dépatouiller avec tout ça ? Aucune indication pour l’instant. Faudra attendre qu’il forme déjà son gouvernement, une entreprise aux allures de casse-tête vu les bâtons que certains partis politiques s’acharnent à mettre dans ses roues. En tout cas ce qui est sûr c’est qu’il lui faudra une sacrée dose de courage, des trésors d’imagination et une volonté de fer pour réussir là tous les autres, je dis bien tous les autres, ont échoué depuis 5 ans. Quant à l’histoire des 100 premiers jours de grâce, à notre avis il ferait mieux de l’oublier De répit il n’aura point avec des bailleurs de fonds fatigués par des années d’immobilisme que, paradoxe suprême, les citoyens tunisiens ont eux-mêmes abondamment alimenté en refusant obstinément de se remettre au travail après la révolution.

Chahed a le bonjour d’Essid !

Ce qui a surtout retenu notre attention au conseil ministériel restreint qui a eu lieu hier jeudi 5 août 2016, au Palais du gouvernement à la Kasbah, c’est le détachement et la légèreté avec lesquels le chef du gouvernement de gestion des affaires courantes, Habib Essid, évoque les priorités du gouvernement d’union nationale, telles que stipulées dans le document de Carthage. Il s’est même permis d’indiquer la voie à Chahed : Il faudra monter le niveau de la croissance, hausser la part de l’investissement dans l’économie nationale, prendre des décisions audacieuses pour maîtriser les grands équilibres économiques ainsi que les équilibres financiers des caisses sociales. Rien que ça ! En voilà un qui doit être bien content de refiler ces patates bien chaudes au nouveau venu. Si ce n’est pas une belle et grosse pierre dans le jardin du nouveau chef du gouvernement, alors on ne s’y connait pas !

En même temps il faut le comprendre Essid, on ne peut pas lui demander d’accepter d’aller s’immoler devant les élus de la nation, sans faire de vagues, et même en remerciant ses bourreaux, être viré de la plus vile des manières (3 votes de députés à son actif) et l’empêcher de se délecter de savonner un peu la planche de son successeur. Le peu de services, aux yeux de ses détracteurs, qu’il a rendus à la nation vaut bien qu’on l’autorise à un coup de patte à Chahed avant de tirer sa révérence. Allez, un dernier coup pour la route. Avant de retourner dans un anonymat où on s’empressera de l’enterrer en beauté. Ainsi va la vie politique en Tunisie post-révolutionnaire. Au suivant !

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Selon un article publié, ce mercredi 20 juillet 2016, par le journal algérien « El Watan »,  le déficit commercial de l’Algérie a atteint 10,83  milliards de dollars (mds usd) au 1er semestre 2016 contre un déficit de 8,51 mds usd à la même période de 2015, soit une hausse du déficit de 27,2%, a appris l’APS auprès des Douanes algériennes.

Les exportations ont nettement reculé à 12,68 mds usd durant les six  premiers mois de 2016 contre 18,93 mds usd sur la même période de 2015 (-33,02%), soit un recul de 6,25 mds usd, selon les données du Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (Cnis). Les importations se sont également réduites mais à un moindre rythme par rapport aux exportations, en s’établissant à 23,51 mds usd contre 27,445  mds usd (-14,34%), en baisse de 3,93 mds usd, précise la même source.

Le taux de couverture des importations par les exportations est ainsi passé à 54% contre 69% entre les deux périodes de comparaison. Les hydrocarbures continuent de représenter l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger, pour une part de 93,55% du volume global des exportations, avec un montant de 11,86 mds usd durant les six premiers mois, contre 17,868  mds usd à la même période de 2015 (-33,62%), soit une baisse de six (6) mds  usd.

Les exportations hors hydrocarbures, qui ont représenté 6,45% du montant global des exportations, ont diminué à 818 millions usd, en baisse de 22,83% par rapport aux six premiers mois de 2015.

Les exportations hors hydrocarbures sont composées de demi-produits avec 624 millions usd (contre 846 millions usd), de biens alimentaires  avec 129 millions usd (contre 150 millions usd), de produits bruts avec 34 millions usd (contre 50 millions usd), de biens d’équipements industriels avec 22 millions usd (contre 8 millions usd) et de biens de consommation non alimentaires avec 9 millions usd (contre 6 millions usd). Pour ce qui est des importations, tous les groupes de produits ont connu une baisse durant la première moitié de l’année en cours, a précisé la même source.

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Mohsen Hassan

Le ministre du Commerce, Mohsen Hassan, a affirmé sur Mosaïque FM ce samedi 18 juin 2016 que le prochain Conseil des ministres, mercredi prochain, se penchera sur le déficit commercial abyssal de la Tunisie, 500 millions de dinars. Lors de cette réunion, la hausse des frais de douane, un contrôle technique plus sévère et d’autres dispositifs ayant trait à l’exportation et à même de résorber le déficit commercial seront décidés par le gouvernement, a confié le ministre.

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a affirmé lors de son intervention ce vendredi 3 juin 2016 dans un débat à l’IACE que le déficit commercial ne peut pas continuer sur la tendance actuelle.
S’agissant du déficit courant, Chedly Ayari a indiqué que cela ne doit pas dépasser les 7,9% programmés par le gouvernement pour l’année 2016. « La situation sera catastrophique si on atteint un taux à deux chiffres », a-t-il dit.

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Les chiffres du ministère du Commerce font état d’une persistance de la tendance à la baisse du déficit commercial. Au cours des deux premiers mois de 2016, il affiche -13,2% en comparaison avec la même période de 2015, (soit 205,5 millions de dinars). Cela s’explique par une embellie sur le front du taux de couverture des exportations par les importations, qui a bondi en avant de 1.5 point pour s’établir à 76,7%.

Concrètement, les importations ont reculé de 7,8% alors que les exportations ont baissé de 6%.

Le tassement des importations est du au repli des importations énergétiques et des produits agricoles de base. Quant aux entreprises totalement exportatrices, elle ont noté une augmentation de 6,5% de leurs opérations, contre 1,5% durant la même période de 2015.

Les importations sont en hausse de 7,5%, une bonne chose pour la préservation des réserves en devises étrangères et la dynamisation de l’activité totalement exportatrice.

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Au cours des deux premiers mois de 2016, le déficit commercial a poursuivi sa régression (-13,2%), par rapport à la même période de 2015, (soit 205,5 MD), d’ou l’amélioration du taux de couverture des exportations par les importations de 1.5 point pour atteindre 76,7%.
Le ministère du commerce a expliqué l’amélioration du taux de couverture par la baisse des importations (-7,8%) et des exportations (-6%).
Les importations ont baissé à cause de la régression des importations énergétiques et des produits agricoles de base.
Les entreprises totalement exportatrices ont enregistré une hausse de 6,5% de leurs opérations, contre 1,5% enregistré au cours de la même période de l’année écoulée. Les importations ont augmenté de 7,5%, un indicateur positif pour la constitution des réserves et la reprise de l’activité totalement exportatrice.
Le ministère est en plein préparatifs pour faire face à la période de pic de consommation; à savoir le mois de Ramadan et la rentrée scolaire.

TAP

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Le déficit commercial de la Tunisie a baissé de 1588,2 MD (Millions de dinars), en 2015, pour atteindre 12047,7 MD contre 13635,9 MD au cours de la même période en 2014.
Selon les statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux de couverture des importations par les exportations s’est amélioré de deux points, pour se situer à 69,6%, contre 67,6 % en 2014 et 70,1% en 2013.
Ainsi, durant l’année 2015, les exportations ont régressé de 2,8%, contre une augmentation de 2,5% en 2014, atteignant 27607,2 MD. Quant aux importations, elles ont reculé de 5,7% contre une augmentation de 6,4% en 2014, pour s’établir à 39654,8 MD.
L’INS a expliqué le recul des exportations pendant l’année 2015, par la baisse de 46,9% des exportations des
produits énergétiques, en raison de la régression des exportations de pétrole brut (1240,8 MD contre 2433,7 MD), la diminution de 31,4% des exportations de phosphate et dérivés, notamment le DAP (226,3 MD contre 424,4 MD) et l’acide phosphorique (320,8 MD contre 439,2 MD).
Idem pour les exportations des secteurs du textile/habillement et du cuir (THC), qui ont dégringolé de 7,1% et le secteur des Industries Mécaniques et Electriques (IME) qui a perdu 1,1%.
Les exportations des produits agricoles et agroalimentaires ont, toutefois, augmenté de 74,5% grâce aux ventes de l’huile d’olive (1891,9 MD contre 490,2 MD) et les exportations du secteur manufacturier ont également, avancé de 12,3%.
S’agissant des importations, l’INS a mis l’accent sur la baisse des importations du secteur énergétique de 27,1%, suite au recul des achats de pétrole brut (653,4,4MD contre 1515,7 MD), du gaz naturel (959,8 MD contre 2263,1 MD) ainsi que des matières premières et dérivés du phosphate (27,1%).
La baisse est expliquée également par le repli des importations des produits semi industrialisés (3,4%) et des produits d’équipement (4,2%).
En revanche, les importations des produits agricoles de base ont avancé de 11,2% suite à l’augmentation des achats de blé dur (685,2,4MD contre 435,5 MD) et des produits de consommation non alimentaire (5,3%).
Selon la répartition géographique du commerce extérieur, les exportations tunisiennes vers l’Union Européenne (UE) ont baissé de 2,4%.
Les exportations vers la Bretagne ont régressé de 28,7%, l’Italie (-6,3%) et la Belgique (-5%).
Les exportations vers l’Espagne et la Pologne ont augmenté respectivement de 36,4% et 10,7%.
Concernant les pays arabes, les exportations vers le Maroc ont progressé de 16% et de 4,3%, contre une baisse de 6,4% vers la Libye.
S’agissant des importations, celles provenant de l’UE ont baissé de 0,4% pour s’établir à 22100,4 MD.
Les importations provenant de la France ont augmenté de 2,9% (17,8% du total des importations), alors que celles issues de l’Italie (14,9% du total des importations) et de l’Allemagne (7,3% du total des importations) ont reculé respectivement de 4% et 1,5%.
Les importations en provenance de la Pologne et de la Grande Bretagne ont baissé respectivement de 15,3% et 1,2%.
Les transactions commerciales ont enregistré un excédent avec plusieurs pays, notamment le 1er partenaire de la Tunisie, à savoir la France avec 1034,7 MD, la Grande Bretagne (2931 MD) et la Libye (1021,2 MD).
Plusieurs pays ont par contre, contribué au déficit global des transactions commerciales de la Tunisie dont la
Turquie (-1337,8 MD), l’Algérie (-476,5 MD), la Chine (-3262,8 MD) et la Russie (-1577,1 MD).

TAP

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Intervenant sur Jawhra fm

Intervenant sur Jawhra fm, le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari a tiré la sonnette d’alarme, affirmant que le déficit commercial est arrivé durant le premier trimestre de l’année en cours, à des niveaux très dangereux.

Ayari qui se dit inquiet pour l’effondrement de la balance commerciale , lance un avertissement sur la gravité de cette situation dont les répercussions seraient sans doute négatives.

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Le déficit commercial de la Tunisie n’est pas près de se résorber même s’il a   enregistré une légère baisse

Le déficit commercial de la Tunisie n’est pas près de se résorber même s’il a enregistré une légère baisse, durant le 1er trimestre 2013, en comparaison avec la même période de l’année précédente, pour atteindre -2418,9 millions de dinars (MD) actuellement contre -2613,1 MD, un an plus tôt.

Selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique (INS), le taux de couverture des importations par les exportations a ainsi, gagné 3,2 points atteignant 74,3%, durant le 1er trimestre 2013 contre 71,1%, au cours de la même période 2012.

Les résultats des échanges commerciaux tunisiens, de janvier à mars 2013, font ressortir une stagnation des exportations (+8,5% contre 9,1%, en 2012) outre un net recul des importations, lesquelles n’ont augmenté que de 3,9 % contre 20,7%, durant la même période de l’année dernière. A cet égard, les exportations ont atteint 6983,1 MD contre 6438,2 MD en 2012.

Quant aux importations, elles sont passées de 9051,3 MD, entre janvier et mars 2012, à 9402 MD, durant la même période 2013.

Les analystes de l’INS imputent la hausse des exportations, en particulier, à celle des ventes à l’extérieur des produits agricoles et alimentaires (32,5%) à l’instar de l’huile d’olive (328,9 MD contre 125,8 MD), des industries manufacturières diverses (16,6%), des phosphates et dérivés (14%) et du textile habillement et du cuir (5,4%).

L’INS a cependant, souligné la régression des exportations du secteur énergétique de 0,7%, suite au recul des ventes des produits pétroliers raffinés de (9,9%), passant de 310,9 MD à 280,2 MD.

Cependant, grâce au recul enregistré également, aux niveaux des importations des produits énergétiques de 7,7%, en raison de la réduction des achats de la Tunisie des produits pétroliers raffinés et du gaz naturel, le déficit de la balance énergétique a baissé de 112,7 MD, atteignant 506,4 MD.

Pour ce qui est des autres achats de la Tunisie, ils ont augmenté de 41,8% pour les produits alimentaires notamment les achats de blé tendre (217,5 MD contre 74,3 MD), de même pour les importations des matières premières et produits semi-finis(5,1%) et des produits de consommation non alimentaire (5,3%), et ce contre une baisse des importations de matériels d’équipement (3,4%), Concernant les échanges commerciaux de la Tunisie avec l’Union européenne, son principal partenaire commercial, ils se sont inscrits en hausse de 6,6%, pour les exportations et de 4,8% pour les importations.

Cette hausse a notamment concerné les exportations tunisiennes vers la Hollande et l’Espagne, en hausse respectivement de 60,4% et 73,5% contre une baisse des ventes vers la France et l’Italie de respectivement de 2,2% et 0,8%. Ces deux derniers pays demeurent les premiers fournisseurs de la Tunisie avec des parts des importations du pays de 20,1 % pour la France et de 14,2 % pour l’Italie.

Les exportations de la Tunisie vers les pays arabes ont enregistré une légère amélioration, notamment avec l’Algérie (1,5%), l’Egypte (1,5%) et la Libye (0,3).

En 2012, le déficit commercial de la Tunisie s’est particulièrement aggravé pour atteindre 11635 MD contre 8603,5 MD, en 2011.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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