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Suite aux informations qui ont circulé faisant état de retraits massifs de fonds auprès des banques tunisiennes suite à la décision portant

L’encours des créances classées a augmenté à un rythme moins accéléré que celui de 2013, soit 3,7% contre 18,8%, pour s’établir à 10496 MD à fin 2014, telle est l’une des conclusions majeures du rapport sur la supervision bancaire en 2014 qui vient d’être publié par la Banque centrale de Tunisie dressant l’état des lieux du dispositif réglementaire et de la supervision bancaire.

L’augmentation des créances classées a concerné notamment les particuliers avec un accroissement de leur encours de 246 MD ou 27,5%. Les secteurs, commercial, industriel, touristique et de services ont enregistré respectivement un accroissement de leurs encours de 203 MD ou 15,7%, 199 MD ou 7,1%, 66 MD ou 2,9% et de 39 MD ou 0,7%. Par ailleurs, la baisse de l’encours des créances classées a concerné les autres services enregistrant une diminution de leur encours de 227 MD ou 14,2%, ainsi que les secteurs de la promotion immobilière et de l’agriculture avec une baisse de l’encours de leurs créances classées de 76 MD ou 13,6% et de 33 MD ou 4,7% respectivement.

Compte tenu de l’accroissement des engagements de 8,3%, la part moyenne des créances classées s’est améliorée de 0,7 point de pourcentage par rapport à 2013 pour s’établir à 15,8% à fin 2014. Toutefois, le niveau de cette part présente des disparités entre les banques et les secteurs d’activité. En effet, selon le rapport de la BCT, 12 banques accaparent 58% des actifs du secteur affichent une part de créances classées inférieure à la moyenne. Parmi ces 12 banques, 10 banques accaparent 41,6% des actifs du secteur présentent une part des créances classées inférieure à 10%. Le nombre des banques qui présentent une part de créances classées supérieure à la moyenne du secteur s’élève à 9, ces banques accaparent 39,9% des actifs du secteur. Et une banque affiche une part de créances classées proche de la moyenne.

D’autre part, la BCT a souligné que les secteurs touristique, agricole et industriel présentent des parts de créances classées, dans le total de leurs engagements, supérieures à la moyenne, soit 57,5%, 36,1% et 16,6% respectivement. Le secteur immobilier présente une part de créances classées inférieure à la moyenne globale, soit 12,6%. Quant aux particuliers, la part des créances classées est nettement inférieure à la moyenne. Cependant, il y a lieu de signaler l’aggravation continue des risques liés aux particuliers passant de 3% en 2011 à 4,3% en 2012 à 5,5% en 2013 et à 6,6% en 2014.

Toujours selon la Banque centrale, l’année 2014 est marquée par une progression de l’encours des provisions, quoiqu’à un rythme moindre que celui enregistré une année auparavant soit 6,1% ou 297 MD contre 49,5% ou 1622 MD en 2013 dont 1038 MD de provisions additionnelles pour la couverture des créances ayant une ancienneté dans la classe 4 égale ou supérieure à 3 ans instaurée par la circulaire aux EC n°2013-21 du 30 décembre 2013. Suite à cette évolution, le taux de couverture des créances classées par les provisions a augmenté que de 1,7 point de pourcentage pour s’élever à 58,1%.

L’analyse du taux de couverture par banque fait ressortir que 14 banques détenant 78,3% des actifs du secteur affichent un taux de couverture supérieur à 60%, dont 8 banques détenant 27,4% des actifs du secteur présentent un taux supérieur à 70%. Le nombre de banques qui affichent un taux inférieur à 60% s’élève à 8 banques avec une part des actifs dans le secteur de 21,7%.

S’agissant du résultat de la BCT relatif à l’année 2014, il est à indiquer qu’elle s’est soldée par un résultat net de 566 MD, soit en progression de 407 MD par rapport à 2013. Conséquemment, la rentabilité des fonds propres s’est amélioré de 7,6 points de pourcentage pour s’établir à 10,8% à fin 2014 et la rentabilité des actifs s’est inscrite en hausse de 0,5 point de pourcentage pour passer à 0,8%.

Le nombre de banques qui ont affiché un résultat bénéficiaire au titre de l’exercice 2014 s’est élevé à 17 banques avec un bénéfice cumulé de 662 MD (contre 14 banques avec un bénéfice cumulé de 503 MD en 2013).

Le nombre des banques qui ont affiché un résultat déficitaire au titre de l’exercice 2014 s’est élevé à 5 banques avec des pertes de 96 MD (contre 7 banques avec une perte de 344 MD en 2013). Le bénéfice cumulé a été affecté à hauteur de 418 MD en réserves (soit 63,1%); le reliquat de 244 MD a été distribué aux actionnaires (soit 36,9% du total).

Les fonds propres nets ont connu à fin 2014 une augmentation remarquable de 947 MD ou 22,5% contre une baisse de 1284 MD ou 23,4% une année auparavant. Cette augmentation provient essentiellement des fonds propres d’Al Baraka bank (219 MD) transformée d’une banque non résidente en une banque résidente en plus de l’importance des bénéfices affectés en réserves et des opérations d’augmentation de capital en numéraire réalisées par 3 banques pour un montant de 136,5 MD18 avec une prime d’émission de 93 MD et de la baisse du capital l’UIB suite à l’opération « coup d’accordéon » (une réduction de capital de 98 MD suivie d’une augmentation de 74 MD).

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