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Dans une déclaration accordée ce mercredi 24 mai à la Radio nationale, le député à l’Assemblée des représentants du peuple du gouvernorat de Tataouine, Taïeb Madani, a affirmé que le gouverneur de Tataouine a démissionné car il est n’est plus capable de garantir sa sécurité lors de ses déplacements.

Madani a ajouté que le gouverneur en question a appelé le chef du gouvernement et le ministère de l’Intérieur à limoger un responsable sécuritaire pour sa probable implication dans le chaos qui règne à Tataouine.

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Fraîchement nommé gouverneur de Tataouine, Mohamed Ali Barhoumi jette l’éponge. Il vient d’annoncer sur sa page Facebook qu’il a déjà présenté sa démission au chef du gouvernement, Youssef Chahed pour des raisons personnelles.

Il est à rappeler à ce propos que Mohamed Ali Barhoumi avait été nommé le 29 avril dernier au poste du gouverneur de Tataouine en remplacement de Mohsen Ben Ali, limogé.

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Après moult soubresauts et atermoiement, le président de l’Instance indépendante supérieure des élections (ISIE), Chafik Sarsar, a tiré sa révérence. Enfin il va assurer l’intérim jusqu’en juillet 2017, mais on peut considérer d’ores et déjà – d’ailleurs ceux qu’il administre seront les premiers à le faire, en prenant leur aise – qu’il est enterré. Et même pas en première classe ! Pourtant ses états de service méritaient mieux, malgré le fait qu’ils soient un peu ternis par le rapport explosif de la Cour des comptes (CC) sur les dérives au sein de l’instance. Sarsar a officiellement annoncé son départ, définitif, hier mercredi 17 mai 2017, sans que ça fasse un pli. Enfin si, un peu, trop peu au regard du poids dans la vie publique de l’institution qu’il pilote. Le futur ex-président de l’ISIE va aller peupler le cimetière post-révolutionnaire déjà rempli de personnalités qui, il y a peu, étaient indispensables, pour paraphraser la célèbre citation de l’homme d’Etat français Georges Clémenceau (né en 1841 et décédé en 1929). Il va rejoindre l’ex-ministre de l’Education nationale, Néji Jalloul, l’ex-ministre des Finances, Lamia Zribi, l’ex-ministre de la Fonction publique, Abid Briki, etc., dont les noms, il n’y a pas si longtemps, étaient sur toutes les lèvres. Qui parle d’eux à présent ? Quasiment personne. L’anonymat, surtout dans un pays qui a perdu la boussole, n’a jamais été efficace dans son travail d’ensevelissement des personnes et de leurs épopées.

Il est vrai aussi que le principal intéressé, Sarsar, s’était très mal dépatouillé avec son affaire. Au départ il avait suscité l’intérêt, et même le soutien, d’une bonne partie de l’opinion publique en faisant état de pressions, insoutenables, sur les épaules des membres de l’ISIE et de manoeuvres pouvant torpiller la jeune démocratie. En conséquence il avait décidé, le 09 mai 2017, de se saborder – démissionner – pour alerter les citoyens. Puis à peine quelques heures après, patatras, il fait savoir qu’il est retourné au travail, comme si de rien n’était. Il fait pire le lendemain en déclarant que, après mûre réflexion, il ne faut plus parler de pressions et qu’il a annoncé sa démission juste pour obtenir des garanties et des conditions de travail convenables, pour le bien de la nation. Avouez qu’il y a mieux en matière de clarté et de transparence ! Le lendemain, le 10 mai, Sarsar se fait presque tancer publiquement par le chef de l’Etat, Béji Caid Essebsi, pour avoir osé quitté le navire, en pleine tempête. BCE en rajoutera une louche dans la confusion en affirmant que le président de l’ISIE lui avait promis des pourparlers et qu’il était encore possible d’éviter la démission. On connait la suite…

On file du mauvais coton

Pour une fois, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, n’est pour rien dans cette hécatombe au sein de l’ISIE, à quelques mois des élections municipales. Les membres de l’instance et le microcosme politique qui gravite autour, pour les intérêts que nous savons, se sont débrouillés tout seuls, comme des grands, pour atomiser Sarsar. Jusqu’au bout, les membres de l’instance, pour d’obscures raisons, lui ont bien savonné la planche, allant jusqu’à boycotter la dernière réunion du Conseil censée pourtant éteindre l’incendie. Jusqu’à hier mercredi, Sarsar déclarait, sur RTCI, au matin, qu’une réunion de la dernière chance était prévue dans la journée et qu’on pouvait encore sauver les meubles, pour peu que ses collaborateurs acceptent d’entériner les 4 nouveaux axes qu’il propose et qui sont censés toiletter l’instance, notamment après la sortie calamiteuse, pour l’ISIE, de la CC. Mais il faut croire que les membres de l’instance n’ont pas voulu de la version ‘Sarsar chevalier blanc de la vertu et de la morale publique’, et par conséquent n’ont rien fait pour le retenir. Au contraire, on a entendu, dans la même journée, qu’un vice-président lui avait déjà été collé. Chronique d’un enterrement annoncé, pour Sarsar. Pourtant ce qu’il proposait était très séduisant sur le papier, notamment le fait de bétonner les ordinateurs de l’ISIE pour éviter les intrusions partisanes durant les scrutins ou de mettre de l’ordre dans la manière de gérer les deniers publics.

On n’aura pas d’explications sur l’étrange conduite des membres de l’ISIE face à ces propositions qu’ils auraient dû agréer les yeux fermés s’ils s’agitaient uniquement pour le bien du pays, pas plus d’explications sur le lâchage de leur chef, comme on n’en aura non plus sur la tiédeur de la CC qui a fini par quasiment blanchir les dérives au sein de l’ISIE, en les qualifiant de simples erreurs de gestion et non de malversations ou détournements de fonds publics, qui auraient pu valoir aux indélicats de l’ISIE des explications devant le juge, voire pire. Et là aussi, comme pour le départ de Sarsar, les étranges conclusions de la CC n’ont pas fait de vagues, encore moins indigné les citoyens. Indignez-vous ! a théorisé le Français Stéphane Hessel, dans un fameux essai qui a fait le tour de la planète en 2010, inspirant tous les révoltés de la terre. Et bien il semble qu’en Tunisie la capacité d’indignation – face à tous les trains qui n’arrivent pas l’heure, ratés et autres injustices – ait atteint ses limites. Les citoyens ont en ce moment les yeux braqués sur les prix, notamment à l’approche du Ramadan, et on peut les comprendre vu le niveau de l’inflation. Après on parlera de l’Aïd el-Fitr, en abondance, puis cap sur le farniente de l’été. Ensuite on bascule dans la rentrée scolaire, avec sa cohorte de dépenses qui assomment les ménages, après vient l’Aïd el-Kébir…. Ainsi de suite. Un cycle infernal qui ne laisse pas beaucoup de place à autre chose, fût-il un sujet de la plus haute importance qui engage le devenir de toute une nation. La Tunisie file du mauvais coton…

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« La démission du président et de deux membres de l’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) risque de se répercuter sur la date des municipales », a estimé mardi le ministre des Affaires locales et de l’environnement et président du Conseil national du parti Afek Tounes, Riadh Mouakher.
« On ne peut pas parler aujourd’hui du report de la date des élections municipales, dans la mesure où l’ISIE est la seule structure habilitée à fixer la date du déroulement de cette échéance électorale », a-t-il précisé en marge d’une conférence de presse organisée par son parti dans la capitale.
Fortement attaché à l’organisation des élections dans les délais fixés (17 décembre 2017), le gouvernement d’Union nationale veut éviter tout problème de démission au sein de cette instance, a-t-il dit.
« Nous devons franchir cette étape provisoire et mener à terme le processus de transition démocratique », a-t-il souligné.
« Les municipalités font face à plusieurs problèmes structurels, financiers et locaux », a-t-il noté.

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Après le flou autour de la démission du président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Chafik Sarsar, et surtout les atermoiements de ce dernier, il semble qu’il ait pris sa décision, définitive, dit-il : Il jettera officiellement l’éponge demain mercredi 17 mai 2017. Sarsar en a fait l’annonce ce mardi 16 mai 2017 sur Express FM…

Par ailleurs il a évoqué la réunion du Conseil de l’instance qui aurait dû être organisée hier, lundi 15 mai 2017, mais qui capoté « en raison de l’absence de la plupart des membres du Conseil ». Le président de l’ISIE a déploré le manque de sérieux et d’abnégation des absentéistes…

Sur un autre point, Sarsar a fait savoir que l’article 16 du règlement intérieur de l’ISIE, qui encadre les cas de vacance au sein du Conseil de l’ISIE et les voies à suivre, va entrer en vigueur dès que son dossier sera transmis à l’Assemblée des représentants du peuple, qui prendra acte de son départ à la tête de l’ISIE et élira en conséquence un nouveau président.

Pour rappel, Sarsar avait annoncé sa démission le 09 mai 2017, avant d’affirmer, dans les heures qui ont suivi, qu’il était retourné au travail, puis qu’il avait démissionné pour obtenir des garanties, et enfin qu’il n’y avait pas de pression exercée sur les membres de l’ISIE, alors qu’il l’avait avancée comme le principal motif de son départ. Les propos du chef de l’Etat, le 10 mai 2017, quant à une possibilité de conciliation avec Sarsar avaient davantage épaissi le mystère autour du sort du président de l’ISIE…

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Un jour après l’annonce de sa démission de la présidence de l’Instance Supérieure indépendante des élections (ISIE), Chafik Sarsar était ce mercredi 10 mai 2017 l’invité de la commission du règlement intérieur, de l’immunité et des lois parlementaires et électorales à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour mettre fin aux rumeurs et conjectures sur son départs. Sarsar a dit clairement qu’il n’a pas voulu parler, pour le moment, des raisons de sa démission, mais voilà il est obligé de le faire et de clarifier les choses devant les représentants du peule, qui sont venus en masse pour l’écouter. Oui, il a parlé. Il a tout déballé, ou presque. Il a parlé des pratiques policières, de piratage de comptes, de l’insécurité informatique… Mais si Sarsar voulait convaincre les députés de l’ARP sur la recevabilité des motifs derrière « cette grande et surprenante démission« , c’est loupé. Certains sont même allés jusqu’à lui conseiller de maintenir sa démission pour cause de perte de confiance.

« Aujourd’hui, on a des craintes sur le bon achèvement du  processus démocratique. On a senti qu’on n’a pas pu avancer à cause de toutes ces pratiques policières« , a expliqué Sarsar, soulignant que contrairement à ce qui a été dit, il n’a pas quitté le navire à mi-chemin. « Je suis toujours à l’ISIE et je n’ai pas interrompu mon travail malgré l’annonce de ma démission« , a-t-il assuré.

Il a par ailleurs critiqué la façon avec laquelle le directeur exécutif de l’ISIE avait été démis de ses fonctions, faisant remarquer que le conflit ne touche pas directement le mode de gestion mais plutôt les principes.

Sarsar a dans le même contexte critiqué le renouvellement des membres de l’ISIE et le harcèlement sur les anciens membres pour les obliger à démissionner. « Ils ont obligé tous les membres qui ont signé une pétition manifestant leur désapprobation suite au départ du directeur exécutif de l’ISIE à démissionner à l’occasion du 1er mai« , a indiqué Sarsar, avant d’ajouter : « Le 7 mai, ils m’ont envoyé un mail à moi et m’ont demandé de démissionner. Ils m’ont accusé de ne pas respecter la loi parce que j’ai dit que cette démission est non légitime« , a encore dit Sarsar, sans donner plus de détails sur l’affaire. Il s’est contenté de dire que ces demandes ont été envoyées par mail et ont été signées par 5 personnes, mais sans divulguer les noms.

Sur cette même question, Sarsar a dit des nouveaux membres de l’ISIE qu’ils sont moins compétents que ceux qui avaient été démis de leurs fonctions, alors qu’ils n’ont commis aucune faute et sont connus par leur moralité. « Certains n’ont pas bénéficié de congé« , a assuré le président de l’ISIE, avant d’ajouter qu’il n’avait intégré aucune personne à part une assistante qui va partir avec lui dès l’achèvement du processus électoral.

Sarsar a en outre indiqué que l’ISIE a découvert que la boite mail de Lamia Zargouni, membre démissionnaire de l’ISIE, a été complètement vidée, ce qui portera atteinte à l’instance, à la confidentialité des données et mettra en danger le processus démocratique. « Comment peut-on après cela garantir une campagne électorale et des tris sans dépassements« , s’est interrogé Sarsar.
Le président de l’ISIE a également tenu à préciser que malgré tout il n’a jamais eu de problèmes avec les lois « mais plutôt avec les principes démocratiques, les droits et les libertés, qui ne signifient rien chez certains« , a-t-il dit.

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« Quelles que soient tes raisons, elles n’atteignent pas la gravité des problèmes de la Tunisie », a indiqué le président de la République, Béji Caied Essebsi, dans un message adressé au président de l’ISIE, Chafik Sarsar qui a présenté, hier mardi 09 mai 2017, sa démission.

Dans le discours qu’il est en train de prononcer au palais des congrès à Tunis, Essesbsi a toutefois indiqué que Sarsar lui a promis d’ouvrir le dialogue sur cette question, chose qui laisse entendre que le président de l’ISIE pourrait revenir sur sa décision…

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Le président de la République, Béji Caied Essebsi, a critiqué, lors de son discours prononcé ce mercredi 10 mai 2017, l’appel de certaines parties à faire chuter le gouvernement. « Ne comptez pas sur moi pour faire tomber le gouvernement« , a-t-il dit. Toutefois il a affirmé qu’il est favorable à la participation des jeunes et à l’unité nationale.

En outre, le président de la République a appelé à aider le gouvernement pour qu’il puisse réussir. « On ne doit pas rester attaché au passé… Il faut construire ensemble« , a-t-il dit.

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Dans une déclaration, ce mardi 9 mai 2017, à Africanmanager, le député du Front populaire (FP) Ammar Amroussia a appelé Chafik Sarsar à communiquer davantage et à dévoiler les raisons de sa démission et ce, dans l’objectif de barrer la route aux interprétations malveillantes, aux spéculations et d’éviter au pays des tiraillements politiques.

Le député du FP a également invité l’ancien président de l’ISIE « à dire la vérité sur les pressions qu’il a subies et la partie derrière tout cela« .

Amroussia a par ailleurs indiqué que « la démission de Chafik Sarsar de l’ISIE est très inquiétante et mettra en péril tout le processus de transition démocratique non encore achevé« .

Il s’est aussi interrogé sur l’existence d’un lien entre la démission de Chafik Sarsar et le discours du président de la République, attendu pour demain, mercredi 10 mai. « Ce n’est pas rassurant…« , a-t-il ajouté.

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La création de la

Dans une déclaration accordée ce mardi à Africanmanager, le président de l’observatoire « Chahed », pour le contrôle des élections, Salah Riahi, a estimé que la démission du président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), Chafik Sarsar et de deux autres membres aura sans doute un impact négatif sur le processus électoral en Tunisie.

Il a, dans le même contexte, rappelé que l’ISIE avait joué un rôle très important durant les élections de 2014.

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Chafik Sarsar a annoncé, mardi, lors d’une conférence de presse sa démission de la présidence de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) ainsi que celle de Mourad Ben Mouelli, (vice-président) et de Lamia Zargouni (membre).
Selon Sarsar, cette décision répond à l’engagement qu’il avait pris lors de sa prestation de serment au cours de laquelle il s’est engagé à respecter les dispositions de la Constitution et à garantir des élections libres et transparentes.
Elle intervient, également, suite à  » un différend au sein de l’ISIE « . Ce différend, a-t-il expliqué, ne concerne pas la méthode du travail mais porte, plutôt, sur  » les principes et valeurs sur lesquelles est fondée la démocratie « .
D’après Sarsar, l’origine du conflit remonte au 10 février 2017, jour de passation entre les membres sortants de l’instance et les nouveaux membres.  » Malheureusement, les tensions ont été rapidement attisées allant jusqu’à la réclamation de la fin de mission de certains cadres de l’ISIE qui ont fait preuve de compétence et d’abnégation lors des précédentes échéances électorales « , a-t-il soutenu.
Le président de l’ISIE a qualifié de  » responsable  » sa démission, ajoutant qu’elle sera présentée, ultérieurement, conformément à la loi organique n°23/2012 relative à l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE).
Par ailleurs, Sarsar a assuré que les membres démissionnaires vont poursuivre leur travail pour parachever les préparatifs du prochain processus électoral, invitant l’Assemblée des représentants du peuple à prendre les mesures nécessaires en vue de remplacer les démissionnaires avant les vacances parlementaires.

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Le bruit de la démission a couru, lâché par l’ex-président du parti social libéral, Mondher Thabet. Il est monté suffisamment pour que la présidence du gouvernement ait été contrainte de sortir du bois pour démentir le départ imminent de Youssef Chahed. Thabet disait le chef du gouvernement laminé par sa tâche colossale mais surtout par l’absence criante de soutien des partis politiques qui l’ont adoubé, à commencer par le sien, Nidaa Tounes, dont les dirigeants passent tellement de temps à se tirer dans les pattes qu’il ne leur en reste plus pour aider qui que ce soit, encore moins la nation. La garde rapprochée de Chahed a beau démentir, fût-ce avec la plus grande véhémence du monde, le malaise est là, perceptible, sous nos yeux, avec cette agitation sociale qui gronde dans les gouvernorats, ces innombrables demandes dont la Tunisie n’a pas les moyens, ces secteurs économiques générateurs de ressources budgétaires qui tournent désespérément au ralenti, cette classe politique qui pollue la tête des citoyens et leur plombe le moral en rivalisant de déclarations fracassantes chaque jour que Dieu fait dans les médias de masse – télés, radios… Bref, ce ne sont pas les motifs de blues et de vague à l’âme qui manquent pour le chef du gouvernement. Alors démissionner, peut-être pas tout de suite, mais rien ni personne ne pourra nous faire croire que Chahed n’y songe pas en ce moment même, comme le ferait tout être normalement constitué face à l’impossibilité d’avancer dans une telle mission…

C’est un fait : Chahed est seul, désespérément seul face à l’immensité de sa tâche. Quand on entend les responsables des partis de la coalition gouvernementale, c’est souvent pour des questions domestiques, des querelles intestines de bas étage qui n’améliorent en rien la situation du pays, au contraire elles l’enfoncent en accentuant la sinistrose ambiante. La même classe politique avait collé des griefs, pour la plupart fallacieux, à l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid, emballé tout ça, pesé et acheminé vers le Parlement pour une exécution en règle. Le « coupable » avait beau tenter de se défendre, très mollement certes, les choses étaient pliées d’avance. Il fallait coller tous les malheurs de la Tunisie à cet homme pour ensuite le livrer à la vindicte populaire. Evidemment la pilule était trop grosse, et très peu de citoyens l’avalèrent. Mais peu importe, les gens étaient tellement groggy et dans une telle léthargie – ils le sont encore d’ailleurs – que toute manoeuvre politique, aussi grossière soit-elle, pouvait passer. On connait la suite. Des mois après, est-on en mesure de dire que la Tunisie a gagné au change, avec Chahed à la place de Essid ? Rien n’est moins sûr. On a même l’impression que les choses ont empiré, que le pays est encore plus difficile à administrer, que les citoyens sont plus rétifs à tout ordre social, à la nécessité de retourner au travail, de respecter les lois, que les clignotants des finances – notamment la dette publique, le déficit budgétaire, la balance commerciale – sont encore plus écarlates…

Mais pour pouvoir établir la responsabilité de Chahed dans cette déconfiture avancée de l’Etat, il aurait fallu qu’il eût toutes les cartes en main, ou à tout le moins que les formations politiques qui l’ont chaudement acclamé le jour de son investiture au Parlement lui eussent apporté un soutien franc et massif. Force est de constater que le patron de l’exécutif, jusqu’ici, n’a eu ni les unes, ni l’autre. C’est ce qu’il cherchait en convoquant les signataires du Pacte de Carthage, dernièrement, pour faire le point sur ses réalisations en 6 mois d’action gouvernementale. Le moins qu’on puisse dire est que les résultats qu’il escomptait ne sont pas au rendez-vous. En lieu et place c’est empoignades à volonté et crêpages de chignon dans la prétendue élite dirigeante. Usant pour les nerfs des citoyens et de celui qui a été désigné à la tête. Et avec les municipales qui se profilent, il n’est pas certain que la raison prévale dans les prochains mois. Pour le plus grand malheur de Chahed et de tous les Tunisiens…

Il reste, pour se battre, résolument?

Du démenti formel du départ imminent du locataire du palais de la Kasbah nous avons retenu ceci : Il n’a pas renoncé au combat, du moins selon les déclarations. Comme aussi n’a pas renoncé le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, qui n’hésite pas à prendre son bâton de pèlerin pour aller prêcher la bonne parole, que ce soit en Tunisie ou à l’étranger. Il l’a fait le mercredi 12 avril 2017 dans la soirée sur le plateau de Myriam Belkadhi, sur Al Hiwar Ettounsi, en déclarant que les pressions qui s’exercent sur le gouvernement sont tout à fait compréhensibles et que celui qui ne peut pas les endurer n’a qu’à rester cloitré chez lui. Le plus souvent quand Chahed et Abdelkefi parlent, ils trouvent des oreilles attentives. Ce fut par exemple le cas à la Conférence sur l’investissement. La Tunisie avait su se vendre à merveille. Le problème c’est que depuis elle a eu du mal à embrayer. Le projet de loi sur le plan quinquennal de développement vient à peine d’être voté, après des mois d’atermoiement ; la loi d’urgence économique, qui sommeille à l’ARP depuis septembre dernier, n’a pas encore eu ce bonheur, alors que, paradoxe suprême, les sous dont cette loi est censée organiser la dépense sont déjà en partie dans les caisses de la Tunisie !

Quand Chahed a été plébiscité par les siens et les autres à l’Assemblée des représentants du peuple, il avait enfiévré son auditoire, et les citoyens qui le regardaient à la télévision, avec un discours de haute facture et des engagements à la hauteur des besoins du pays. Son diagnostic a été infaillible et les remèdes qui vont avec également. Il avait mis la barre très haut, et on en avait souligné les dangers. Des mois après son état des lieux est toujours d’actualité, et on attend les solutions qu’il préconisait. Vous nous direz, certes, qu’en quelques mois on ne peut pas régler les problèmes qui n’ont pas pu l’être en plusieurs années. Soit, mais encore faut-il que les citoyens aient vraiment l’impression qu’au moins les chantiers sont sur les rails, à défaut d’avoir des résultats immédiatement. Or le bât blesse à ce niveau. Nous prendrons deux exemples, pour faire court. Chahed avait promis, le jour même de son investiture, qu’il ne tolérerait pas que les routes soient bloquées par des protestataires, pour quelque motif que ce soit. C’est exactement ce qui se passe actuellement à Tataouine, sans que les autorités ne lèvent le petit doigt. Ici, comme ce fut le cas avec Petrofac et d’innombrables autres sit-in, le gouvernement transige, négocie, flanche, pour finalement capituler. Idem pour la lutte contre la corruption, jusqu’à ce que le secrétaire général de l’UGTT, pourtant officiellement un allié (signataire du document de Carthage), monte au front pour tacler Chahed et les deux partis qui lui servent de soi-disant soutien, Nidaa Tounes et Ennahdha.

Une chose est sûre : Le pays attend encore son équipe de combat qu’on lui a promise le 27 août 2016. De la combativité, dans la durée, ce n’est pas une mince affaire, mais Youssef Chahed a pris les rênes du pays en toute connaissance de cause. Et puis ce n’est pas faute de l’avoir averti sur l’ampleur du travail. Alors maintenant que le jus est tiré, il faut le boire…

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Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Le Roux, visé par une enquête préliminaire sur les emplois de ses deux filles adolescentes, a présenté mardi sa démission, tout en affirmant son « honnêteté ».

Selon les données rapportées rts.ch, la présidence de la République a simultanément annoncé son remplacement à l’Intérieur par l’actuel secrétaire d’Etat au Commerce extérieur Mathias Fekl.

« J’affirme mon honnêteté », a souligné Bruno Le Roux lors d’une déclaration à la préfecture de Bobigny. « Ces contrats correspondaient tous bien sûr à des travaux effectivement réalisés », a-t-il dit.

Mais « je ne veux à aucun prix que ce débat fait d’amalgames puisse porter atteinte au travail du gouvernement », a-t-il poursuivi.

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Le ministre de la Culture, Mohamed Zine El Abidine, a déclaré lundi soir à l’agence TAP avoir accepté la démission de la poétesse et directrice de la 53e session du Festival international de Carthage 2017 Amel Moussa, soulignant que « l’intérêt de ce festival prestigieux est au dessus de toute considération ».
« Le Festival international de Carthage relève de l’institution nationale de promotion des festivals et manifestations culturelles, mais Amel Moussa n’a pas digéré cet état de fait et veut agir sans en référer à cette institution, ce qui a entraîné des divergences avec les membres du comité directeur », a précisé le ministre.
Répondant aux accusations de la directrice à son encontre, Mohamed Zine El Abidine a répondu qu’elles sont « dénuées de tout fondement et demandent des comptes à rendre ».
« J’aurais préféré que l’intellectuelle et poétesse Amel Moussa que je respecte prenne contact avec moi mais elle a préféré annoncer sa démission à travers les médias », a-t-il déploré.

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Le chef du gouvernement n’aime manifestement pas qu’on «marche sur ses plates-bandes», ou qu’on le bouscule. D’autres diront, peut-être, qu’il n’aime non plus être mis sous pression ou qu’on le menace de quitter le bateau dont il estime être le seul capitaine et dont il a, seul, la responsabilité.

Moins de 12 heures après l’annonce du ministre de la Fonction publique, Abid Briki, qu’il projetait de quitter le gouvernement, en indiquant qu’il en parlera de nouveau avec son chef, ce dernier le démet de ses fonctions sans attendre et sans autre forme de procès.

Il prend ainsi la main sur un ministre qui ne se sentirait pas faire partie de SON équipe et dont la seule allégeance est pour l’UGTT qui l’aurait «imposé», pour ainsi dire, au nom du «Document de Carthage» dont elle est le plus imposant signataire. Une organisation, dont Chahed avait vu les ravages sur le gouvernement de son prédécesseur où il était déjà ministre.

Le geste pourrait ainsi être perçu comme un recadrage de toute l’équipe d’un GUN (Gouvernement d’Union Nationale) qui n’a toujours pas été «aux ordres» de la seule personne redevable de tous devant l’ARP. «Frappez la chatte et c’est la mariée qui en tirera les conséquences ( أضرب القطوسة تتربى العروسة )», disait un proverbe local !

Evoquant les raisons du «Push-Out» de Briki, un observateur qui a requis l’anonymat nous indique que «personne n’est irremplaçable dans une équipe gouvernementale, qui se doit de travailler dans l’esprit d’équipe et tout team-player qui ne s’aligne pas avec l’esprit de l’équipe, devient gênant». On comprend alors que l’ancien syndicaliste reconverti en politique n’a pas pu s’intégrer à l’équipe de Youssef Chahed et probablement avec la personne même du chef du gouvernement. Notre source y ajoute «les résultats du système de Reporting par rapport aux performances de chaque membre du gouvernement». On comprendrait alors que les performances de l’ancien ministre de la Fonction publique n’aient pas été, surtout en matière de réformes, à la hauteur des attentes du chef du gouvernement et que son départ n’aurait été qu’une question de temps.

Le lendemain sur la même chaîne TV, Briki prend très mal ce limogeage qu’il qualifie d’«insulte», éludera le volet performance et s’attardera sur le «Document de Carthage» qu’il considère comme l’acte fondateur de sa nomination et non le chef du gouvernement. Il sort même de sa réserve lorsqu’il a avoué mettre son téléphone sur haut-parleur lors d’un entretien avec Chahed, et cite des dossiers de corruption relatifs à des personnalités de l’Etat, que Chahed aurait refusé d’étudier.

  • Tel est pris qui croyait prendre ou le syndicaliste victime de son propre piège !

Des différends entre Briki et Chahed, qui ne seraient pas nouveaux, les fuites sur son possible départ ne sont pas récentes. Tout cela laisserait comprendre que Briki était déjà au courant de son possible départ qu’il aurait ébruité, en guise de signal d’alerte aux signataires du Document de Carthage, dont l’UGTT, ou de tentative de pression sur Youssef Chahed, ce qui pourrait en faire une victime et non un syndicaliste qui n’aurait pas su être ministre. De là, il n’est pas exclu que ce limogeage signe le début d’une nouvelle période de turbulences dans les relations Gouvernement-UGTT.

Briki a en effet été un ancien SG adjoint d’une centrale syndicale, déjà en bisbille avec Chahed à propos de son ministre de l’Education. Briki a aussi précisé, lors de son intervention téléphonique sur le plateau d’Attassia vendredi soir, qu’il avait rencontré le nouveau SG de l’UGTT et avait parlé avec lui de son probable départ.

Les mauvaises langues n’excluent pas un possible coup de pouce de Taboubi à Briki pour qu’il quitte le GUN, afin de pousser Chahed à un remaniement qui comprendrait Néji Jalloul [Ndlr : Samedi soir sur Attassia, Briki avouera l’existence de bruits, non officiels, selon lesquels il prendrait la place de Jalloul au département de l’Education], lequel ministre de l’Education aurait déjà fait l’objet d’une plainte, appuyée d’éléments à charge, de la part de l’UGTT. Ce qui est certain, selon un observateur qui a requis l’anonymat, c’est que le lien entre le départ de Briki et l’UGTT existe bel et bien.

Ce qui nous semble sûr, c’est que Briki a, par le show qu’il a fait de l’annonce de son intention de démissionner, donné la nette impression de faire du «chantage» au chef du gouvernement, même si ce mot pourrait paraître fort et bien qu’il ait aussi dit espérer que son départ n’aura pas d’impact sur le gouvernement. Il n’aurait ainsi laissé aucun autre choix à Chahed que de l’exfiltrer avec le moindre mal et même si cette démission ferait du mal au GUN (Gouvernement d’Union Nationale) comme en avait menacé Briki. Ce dernier ne semble pas de toutes les façons connaître cette citation de J.P Chevènement pour expliquer l’une de ses démissions, lorsqu’il disait que «un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule». Briki ne l’a pas fait, mais en a fait pression et le ciel lui en est tombé sur la tête !

  • Le bon point de l’indéfectible soutien à un Résistant

L’autre point à mettre à l’actif de Youssef Chahed dans ce qui parait être «le remaniement malgré lui», c’est qu’il n’a pas inclus celui dont les syndicalistes de l’UGTT demandent la tête. Un bon point pour ne pas avoir cédé aux pressions, de ne pas avoir lâché son ministre. Il en avait donné l’impression avec la démission de l’ancien ministre des Affaires religieuses. Il corrige peut-être !

Ce remaniement, qui ne clôt pas, paraît-il pas, la question, aura tout de même donné l’opportunité de colmater la brèche du ministère des Affaires religieuses. A sa tête, c’est désormais un ancien juge, sans couleur politique particulière et une personnalité, musulmane sans pour autant être islamiste. Toutes, a priori, des qualités qui devraient lui permettre de mener à bien sa mission à la tête d’un ministère de toutes les polémiques. Et déjà avec Ahmed Adhoum, c’est une sorte de rupture par rapport à un ministère qui n’a vu que des hommes de religion dans un pays qui refuse que la foi fasse la loi.

  • La rupture encore avec un privé chez le public

Autre particularité de ce mini-remaniement, c’est l’introduction d’un sang nouveau en la personne de Khalil Ghariani. L’homme est un membre du BE de l’Utica chargé du dossier des négociations salariales. L’appel à un inconditionnel du secteur privé pour gérer l’épineux dossier de la fonction publique, pourrait témoigner de la volonté de Youssef Chahed d’y introduire une dose de «privé» et de recherche de solutions, de l’autre côté de la barrière, pour un secteur devenu problématique par le poids de sa masse et celui de ses salaires. Vu sous cet angle, Ghariani pourrait, peut-être en effet, consommer la rupture avec les méthodes d’un ancien ministre dont les anciens employeurs tiraient le plus gros de leurs adhérents dans la fonction publique.

Reste la question du remplacement de Fayçal Hafiane au secrétariat d’Etat au Commerce par Abdellatif Hmam. Il est de notoriété publique que Hafiane ne s’entendait pas avec son ministre Zied Laadhari, à propos notamment du dossier des relations commerciales avec la Turquie. Un dossier, dont la première victime avait été l’ancien DG du commerce extérieur.

Jusque-là DG de l’ONTT, Hmam est un énarque qui a fait ses premières écoles au ministère du Commerce et de l’industrie, avant de diriger le Cepex de main de maître et pendant de longues années. Au caractère bien trempé, véritable main de fer dans un gant de velours, il fait peu de doute qu’il saura gérer et le ministre d’Ennahdha et un secteur dont dépend toute la balance commerciale d’une économie tunisienne qui en pâtit depuis 2011.

En attendant tout cela, les premières voix remettant en cause ce remaniement ministériel sont celles d’Ennahdha qui évoque, ce dimanche 26 février 2017 dans un communiqué, «un remaniement fait sans consultations avec les parties signataires de l’accord de Carthage». Chahed et son GUN ne sont pas encore sortis de l’auberge. Si au moins elle était espagnole !

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En à peine quelques semaines de gouvernement effectif – il a été officiellement installé le 20 janvier 2017 -, le républicain Donald Trump a atomisé le peu de crédibilité qui lui restait. Ses troupes prennent leurs distances avec ses décisions, contestées et contestables pour la plupart, des proches collaborateurs font défection, la communauté internationale est plus inquiète que jamais face à l’incroyable trajectoire de cette terrifiante Amérique qu’on avait plutôt l’habitude de voir dans le rôle de gendarme du monde, et pas dans celui du pyromane… Bref, c’est la curée pour un président qui a le chic pour faire le vide autour de lui et se fabriquer un paquet d’ennemis, très loin du « charmeur » Barack Obama..

Hier mercredi 15 février, Trump a, une fois de plus, provoqué un émoi mondial en flinguant des décennies de tradition diplomatique américaine quand il a remis en cause la solution à deux Etats pour le problème israélo-palestinien, cassant le mince fil qui reliait les protagonistes de cette délicate affaire à la paix. « Je regarde deux Etats et un Etat et si Israël et les Palestiniens sont contents, je suis content avec la solution qu’ils préfèrent. Les deux me conviennent », a-t-il asséné à la Maison Blanche lors d’une conférence de presse commune avec son « ami », le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier, tout sourire après ce virage inattendu, a rétorqué : « Il n’y a pas de meilleur soutien du peuple juif et de l’Etat juif que le président Donald Trump »…

Dans cette même journée pas comme les autres, hier mercredi, Andrew Puzder, le magnat de la restauration rapide – de la malbouffe disent ses nombreux détracteurs -, qui avait été pressenti par Trump pour occuper la fonction de ministre du Travail, a dû renoncer à son poste, rattrapé par de sombre affaires de moeurs. « Bien que je ne serve pas dans l’administration, je soutiens pleinement le président et son équipe de grande qualité », a lâché le très éphémère ministre du Travail devant les médias. Une déconvenue de plus dans le chemin de croix du nouveau président, qui fait face à une bronca d’une rare intensité de l’opposition démocrate au Sénat, laquelle a son mot à dire sur chaque nomination.

Avant cet épisode malheureux, Trump avait dû se séparer de Michael Flynn, son conseiller pour la sécurité nationale, qui a été poussé à la démission suite aux accusations lourdes sur ses liens troubles avec Moscou, qu’il aurait aggravées en mentant sur la nature exacte de ces relations, un crime aux Etats-Unis. Trump a pensé pouvoir stopper la vague en niant formellement tout rapport avec la Russie, erreur ! Il n’a fait que raviver la flamme médiatique. Pour sa défense, le nouvel homme fort des USA, de plus en plus faible, a répliqué mollement, sans convaincre d’un iota : Cette affaire de « connexion avec la Russie est une absurdité, c’est seulement une tentative pour couvrir les nombreuses erreurs commises par la campagne perdante d’Hillary Clinton ». Il a ajouté : « Les médias répandant de fausses informations deviennent fous avec leurs théories du complot et leur haine aveugle ». Il tire surtout en direction des chaînes de télévision CNN et MSNBC, « impossibles à regarder », d’après lui. Pas sûr qu’il sorte gagnant d’un bras de fer avec la presse, laquelle a beaucoup de biscuits à se mettre sous la dent avec un Trump particulièrement pataud et maladroit dans sa façon de gouverner le pays et les grands dossiers du monde…

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Michael Flynn, conseiller du président américain Donald Trump à la sécurité nationale a démissionné, a annoncé lundi 13 février un responsable de la Maison blanche.

Ancien général,  Flynn était au centre d’une controverse pour avoir évoqué les sanctions visant Moscou avec l’ambassadeur russe aux États-Unis alors qu’il n’avait encore aucune fonction officielle, ce que proscrit la législation américaine.

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Nous apprenons, de source généralement très bien informée, que le ministre de la Fonction publique et de la Bonne gouvernance compterait présenter sa démission à Youssef Chahed, au cours des jours ou semaines à venir. Selon notre source, la décision d’Abid Briki, ancien membre de la centrale syndicale ouvrière UGTT et qui était en poste en Jordanie pour le compte d’une organisation ouvrière panarabe, serait motivée par son désir de rejoindre une organisation internationale.

Si l’information se vérifie, il sera le 1er ministre du GUN à démissionner et le second à en sortir après le ministre des Affaires religieuses, limogé par Chahed et remplacé temporairement par le ministre de la Justice qui cumule depuis quelques mois les deux fauteuils. La question du remaniement se poserait alors avec plus d’acuité…

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