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dépréciation du Dinar

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Slim Besbes, membre de la commission des finances, de la planification et du développement au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), a déclaré qu’il est exagéré de parler de faillite suite à la dépréciation du dinar tunisien.

Évoquant la formation d’un gouvernement d’union nationale, il a déclaré que les acteurs politiques font attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans une période très difficile. D’après lui, ce nouveau chef du gouvernement doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Interview:

Avec la forte dépréciation du dinar tunisien, plusieurs scénarios ont été prévus par un nombre important d’experts, et même certains d’entre eux ont mis en garde contre le risque de faillite. Qu’en pensez-vous?

Parler d’une situation de faillite est à mon avis une approche lointaine pour ne pas dire qu’on est en train de trop exagérer.

Un glissement de 10% sur sept ou dix mois ne signifie pas un scénario de faillite, mais cela n’empêche qu’on se trouve face à des clignotants rouges.

Une telle situation nous oblige à agir et à anticiper avant que le danger arrive.

C’est dans ce contexte que toute la classe politique, malgré la différence des positions, que ce soit au niveau de la présidence du gouvernement ou encore à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), est d’accord sur l’importance d’agir le plus tôt possible afin de sauver ce qu’on peut sauver.

Mais par quel moyen?

C’est simple, cela passera par la prise d’une série de décisions adéquates au niveau du choix d’un gouvernement capable de gérer cette situation, dans une conjoncture assez délicate.

L’intérêt du gouvernement actuel s’est focalisé essentiellement sur les réformes structurelles et sur la planification à moyen et long terme. Mais pour l’étape actuelle, un programme à court terme demeure une urgence pour sortir de l’ornière et faire face aux défis de la conjoncture actuelle.

Quels seraient alors les grands axes de ce programme?

L’important est de redynamiser l’investissement et de booster l’exportation de façon à instaurer un climat de confiance pour les chefs d’entreprises et l’ensemble des citoyens.

C’est une démarche importante pour leur donner l’espoir que les choses vont avancer dans la prochaine période et que l’avenir sera meilleur.

Ce serait le fruit d’une politique gouvernementale volontariste, capable de semer l’espérance avec une stratégie de communication adéquate, des décisions audacieuses et douloureuses qui pourraient troubler l’opinion publique.

Mais pour plusieurs observateurs, la formation d’un gouvernement d’union nationale ne peut qu’aggraver la situation. Qu’en dites-vous?

Non, je ne crois pas… Cependant, je prévois qu’on pourrait faire un petit pas vers l’arrière puisque le contexte actuel est favorable à un certain ralentissement. C’est logique, surtout dans cette période de l’année caractérisée par l’avènement de la saison estivale qui coïncide avec le mois sain.

Toutefois, c’est très intelligent de choisir cette période pour poser les véritables questions, jugées très sérieuses et chercher les solutions susceptibles d’aider à sortir de l’impasse et de relancer notre économie.

A mon avis, le danger survient lorsqu’on ne fait rien alors que le risque est sérieux. Le risque ne réside pas dans les indicateurs, qui sont en rouge mais le fait que nous n’ayions pas les moyens d’agir.

Cela nous amène à parler des prévisions faites par le gouvernement et relatives au taux de croissance. Est-il possible d’atteindre ces objectifs dans pareille situation?

Tout cela doit être retraité par la nouvelle équipe gouvernementale, qui sera certainement appelée à proposer un programme de sauvetage à court terme. C’est un travail classique, tout en essayant de réviser les prévisions, surtout qu’on se trouve dans une conjoncture dynamique.

C’est faisable ?

Certainement oui puisqu’on est encore à la moitié de l’année et on est capable de constater les réalisations enregistrées au cours du premier semestre et d’actualiser par la suite les prévisions pour le reste de l’année.

On doit donner les nouveaux indicateurs, tout en prenant en considération la nouvelle conjoncture.

Parlons un peu de la formation d’un gouvernement d’union nationale. Plusieurs noms circulent actuellement dans les médias, dont notamment le gouverneur de la Banque Centrale, Chedly Ayari. A-t-il le profil idéal pour diriger ce nouveau staff?

A ma connaissance, il n’y avait aucune proposition. D’ailleurs, le service de presse de la présidence du gouvernement vient de démentir ces informations, et tous les autres noms dévoilés.

Donc, il n’existe aucune proposition officielle émanant de Nidaa Tounes, parti vainqueur des élections et habilité à proposer les noms ou de la présidence de la République, qui était derrière cette initiative.

Une chose est sûre : nous faisons très attention dans le choix de la personne qui va avoir la lourde responsabilité de diriger le gouvernement dans cette période très difficile.

Ce gouvernement aura une double tâche : faire face à la conjoncture actuelle et préparer un nouveau programme de restructuration.

Quels sont les critères pour un bon chef du gouvernement?

Il doit avoir essentiellement un profil économique, mais avec un background politique. Il doit être soutenu par la majorité, mais surtout on doit lui donner beaucoup de pouvoirs pour qu’il soit capable de prendre les décisions adéquates au moment opportun.

Un nom en tête??

Je ne crois pas que la Tunisie soit dans une pénurie de personnes capables d’accomplir cette mission… Si on cherche, on va trouver.

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Le dinar tunisien a battu son record de baisse historique  face au dollar américain. Sur Tunis, l’euro s’est  échangé, jeudi 9 juin 2016, à 2.4500 dinars alors que le  dollar a clôturé la séance à 2.1590 dinars. Une baisse  qui va certes alourdir la facture, surtout dans une  économie où tous les indicateurs clignotent  au rouge. Dans une déclaration ce vendredi  10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde  contre l’alourdissement de la charge budgétaire destinée  au remboursement de la dette publique, et ce suite à la  dépréciation de la monnaie nationale face au dollar  américain.

Il a dans le même contexte ajouté que la dépréciation du  dinar tunisien face à la monnaie étrangère accentue  l’inflation et réduira les réserves en devises du pays.  Houcine Dimassi a par ailleurs expliqué la dépréciation  de la monnaie nationale face au dollar américain et à  l’euro par le fait que l’argent est injecté dans une  économie ou un système à faible productivité, citant le  cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des  dizaines de milliards.

Il a ajouté que la dépréciation du dinar tunisien est due également à l’accentuation du déficit de la balance  commerciale, qui devient de plus en plus inquiétant. A cela  s’ajoute le déficit de la balance courante (les services)  du à la chute des entrées du secteur touristique et des  mines, estimant toutefois que la dépréciation de la  monnaie nationale pourrait aider, même si c’est un peu  difficile, à la relance des exportations et des transferts  d’argent des Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE).

Il a dans le même cadre indiqué que la formation d’un gouvernement d’union nationale sera catastrophique pour le  pays et son économie, surtout que ce nouveau gouvernement  sera dépendant des partis politiques et des organisations  nationales comme l’UTICA et l’UGTT. « C’est encore  pire si un gouvernement d’union nationale est mis en place  », a indiqué l’expert économique, avant d’expliquer  qu’un tel gouvernement exige de réconcilier  l’irréconciliable, ce qui est impossible, selon ses  dires.

Houcine Dimassi a, sous un autre angle, indiqué que la seule chose qui peut sauver le pays c’est un gouvernement de «  sauvetage » autonome vis-à-vis des partis politiques et  des organisations nationales.
De son coté, l’expert économique Moez Labidi a affirmé  à Africanmanager que la dépréciation de la monnaie  nationale est non seulement due à des facteurs structurels  mais aussi conjoncturels.
Pour ce qui est du structurel, Moez Labidi a expliqué que  l’essoufflement de la compétitivité de l’économie  tunisienne a entrainé la dégradation des fondamentaux de  l’économie nationale, qui s’est traduite par la baisse  des entrées en devises et la limitation des exportations.  Ajoutons à cela l’insécurité et son effet sur le  tourisme, le marché parallèle et la crise de la zone  euro.

Pour ce qui est du conjoncturel, Labidi a noté un effet saisonnier  suite au rapatriement des dividendes par les entreprises  étrangères, qui se traduit par la baisse du dinar.  Selon lui, la Banque centrale de Tunisie est
de moins en moins réactive face à la baisse du dinar et a  limité son intervention sur le marché financier, d’une  part pour éviter le risque de se retrouver avec des  réserves de change de moins de 90 jours d’importations,  et d’autre part pour répondre favorablement aux pressions  du FMI qui plaide pour une dépréciation de la monnaie  nationale.

Comme effet conjoncturel, Moez Labidi a également cité un  manque de professionnalisme de la part de certains hauts  responsables de la sphère financière, comme en témoignent  les derniers propos sur la faillite des banques tunisiennes  ou encore l’initiative du président de la République de  former un gouvernement d’union nationale, deux choses qui  ne peuvent que freiner l’investissement, impacter le  climat des affaires et pénaliser le dinar tunisien, selon  ses dires.   La dépréciation du dinar a un impact sur l’inflation et  du coup sur la détérioration du pouvoir d’achat et  l’alimentation de la fièvre revendicative. « Certes, la  dépréciation du dinar a un effet positif sur les  exportations, mais cela reste minime compte tenu de la crise  que traverse notre premier partenaire européen, mais  l’effet de la dépréciation du dinar sur l’importation
serait plus lourd, surtout avec la hausse du prix du baril de  pétrole et la chute de la production de céréales », a  indiqué Labidi.
De même, l’alourdissement de la facture des importations  des produits de base suite à la dépréciation du dinar  pourrait amplifier le budget de compensation et alourdir la  charge du service de la dette, surtout dans une période  marquée par une vague de remboursements programmée pour les  années 2016/2017.

L’expert économique a toutefois indiqué que le  déblocage du crédit du FMI et de l’UE pourrait  stabiliser le dinar pour une courte période, mais à court  terme le dinar demeure condamné à reprendre son trend  baissier tant que la dynamique de réforme n’est pas  déclenchée et tant que le gouvernement hésite à  appliquer fermement la loi.
Et d’ajouter que le dinar tunisien demeure aussi condamné  à reprendre son trend baissier tant que le discours  populiste ne déserte pas l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

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L’ancien ministre des Finances

Dans une déclaration ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, l’expert économique et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a mis en garde contre l’alourdissement de la charge budgétaire destinée au remboursement de la dette publique, et ce suite à la dépréciation de la monnaie nationale face au dollar américain.
Il a dans le même contexte ajouté que la dépréciation du dinar tunisien face à la monnaie étrangère accentue l’inflation et réduira les réserves en devises du pays.
Houcine Dimassi a toutefois assuré que la dépréciation de la monnaie nationale pourrait aider, même si c’est un peu difficile, à la relance des exportations et des transferts d’argent des Tunisiens Résidents à l’Etranger (TRE).

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«Une entreprise étrangère spécialisée a proposé ses services pour récupérer les avoirs de la Tunisie spoliés et placés à l'étranger»

En marge de l’adoption jeudi 9 juin 2016 du projet de loi relatif aux banques et aux institutions financières, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari a indiqué que la dépréciation du dinar tunisien est principalement due à la baisse de la production du secteur des mines et du secteur touristique, les deux principaux secteurs qui fournissent, en temps normal, de la devise au pays, selon ses dires.

En effet, le dinar tunisien a battu son record de baisse historique face au Dollar américain. Sur Tunis, l’euro s’est échangé, jeudi 9 juin 2016, à 2.4500 dinars alors que le dollar a clôturé la séance à 2.1590 dinars.

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A l’image de sa Constitution qui n’a cité que 3 fois seulement le mot économique dans ses 149 articles, le Tunisien s’intéresse très peu à la chose économique, à l’exception peut-être de la question du change. A croire que le Tunisien a changé de monnaie, même si l’on peut comprendre l’impact du change dans un marché de consommation.

Cela dit, le Dinar tunisien se dévalorise, jour après jour, vis-à-vis des deux plus importantes devises qui font le panier de la BCT. Au cours du seul premier trimestre de 2016, le dinar tunisien s’est déprécié vis-à-vis de l’euro de 3,3% et s’est légèrement apprécié face au dollar (0,7%). Le 1er juin 2016, le dollar américain s’échangeait à 2,1161 DT, soit son plus haut niveau historique. Une dépréciation qui ne semble pas s’arrêter. Ce 8 juin, le Dollar s’échangeait à 2,1372

jhdf

Une des plus récentes explications à cette dégringolade de la monnaie tunisienne, qui fait confondre entre dévaluation et dépréciation,  a été donnée par la dernière note de conjoncture de la BCT sur les résultats du commerce extérieur pour les 4 premiers mois de l’exercice 2016. «L’élargissement du déficit de la balance commerciale globale (Biens et services) a également concerné les échanges commerciaux des sociétés résidentes, qui ont exercé une forte pression sur le marché de change, et ont contribué à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises. Cette dépréciation du dinar (2016T1/ 2015T1) a eu un effet négatif sur les échanges commerciaux des résidents, en contribuant à hauteur de 320 MDT au niveau du déficit commercial de ces sociétés», affirme ainsi la Banque Centrale de Tunisie. Ce qui est pour l’instant certain, c’est que ce qui se passe est une dépréciation, que «n’est pas une dévaluation, car cela signifierait une décision volontaire des autorités tunisiennes» et que «la dévaluation n’est pas dans les cartons» des autorités financières tunisiennes, comme l’a affirmé le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, dans une déclaration à Africanmanager.

Face à la dépréciation et bien qu’elle continue, la BCT semble laisser faire et ne semble nullement décidée à essayer d’enrayer la chute de la monnaie locale face au Dollar et à l’Euro. «Actuellement, on laisse le Dinar se déprécier. On intervient certes, mais c’est juste pour essaie de lisser la volatilité et les grands moments de dépréciation. Mais on intervient de moins en moins et on n’a plus les moyens  d’intervenir. Cela coûte très cher en devises pour le stabiliser. A peine le stabilise-t-on qu’il chute de nouveau», explique Chedli Ayari pour Africanmanager, avant d’ajouter que «quand bien même  le ferait-on, comme on l’avait déjà fait auparavant, on n’arrive qu’à rétablit les taux pour une période de 48 heures, pas plus » à cause justement des fondamentaux de l’économie tunisienne.

Pour Ayari, qui a déjà tiré la sonnette d’alarme quant à la gravité de la situation économique en Tunisie, «ce glissement du Dinar sur les marchés, ne fait en fait que traduire les mauvais fondamentaux de l’économie. Nous sommes actuellement incapables de maintenir un taux de change artificiel. Pour le faire, il faut intervenir par nos réserves de changes pour essayer de noyer le marché, ce dont nous n’avons pas les moyens».

Et lorsqu’on demande au gouverneur de la BCT pourquoi la Tunisie ne franchirait pas le pas vers une dévaluation pure et simple, Chedli Ayari estime que «dévaluer, dans la conjoncture économique actuelle comme pour impulser l’exportation ou pour brider l’importation, c’est déclencher les  anticipations négatives des opérateurs et on n’obtient que l’effet pervers et les devises disparaissent du marché». Ce qu’on remarque en tous cas, c’est d’abord que la dépréciation n’est pas nouvelle et que jusqu’ici, ni les exportations, ni les importations n’en ont profité !

 

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