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Les députés de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) ont adopté, jeudi, lors d’une séance plénière, les neufs premiers articles de la loi de finances 2017, avec quelque amendements introduits à la lumière de l’accord conclu, entre le gouvernement et l’UGTT.
L’amendement a concerné le premier et le troisième article, puisque la valeur de budget de l’Etat a été fixée à 32,2 milliards de dinars, contre un montant de 32,275 milliards de dinars proposé dans la première version. L’article 10 a été également, adopté dans sa version originale, après le refus de l’amendement. Cet article concerne la mise en place d’un compte spécial dans la trésorerie, baptisé  » compte dédié à la santé publique « .
Cette séance, réservée au débat de la Loi de finances article par article, sera reprise l’après-midi afin de permettre aux députés de prendre connaissance des propositions relatives aux amendements quiintroduits au niveau des autres articles de la Loi.

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Le démarrage de la Conférence internationale sur l’investissement, qui se tient actuellement à Tunis, a été marqué par des promesses sonnantes et trébuchantes de la part de la communauté internationale. Au terme de la première matinée dédiée à la diplomatie économique, environ 13 milliards d’euros de promesses d’investissements ont été faites.

Ces annonces semblent convaincre la grande majorité des observateurs, dans un contexte en pleine effervescence sociale. Et pourtant beaucoup reste à faire…

Alors comment faire pour que ces promesses soient tenues ? Une question qu’Africanmanager a posée à plusieurs représentants du peuple, histoire d’en savoir davantage sur leurs propositions.

Le rôle du législateur…

Rien n’a filtré quant aux engagements pris, mais des annonces importantes ont été faites lors de cet évènement porteur d’espérances. Il est donc question d’accélérer le rythme pour faciliter l’implantation des nouveaux projets en Tunisie, a estimé le député Lotfi Nabli.

C’est logique puisque la législation tunisienne est encore bloquée, ce qui freine certainement la volonté des investisseurs devenus rares en Tunisie, a justifié Nabli, s’appuyant sur plusieurs projets de loi de première importance encore en phase d’attente.

Parmi ces textes, le député a mis l’accent sur le projet de loi sur l’impulsion des projets de développement, qui continue à faire polémique malgré son importance.

Autre dossier prioritaire en attente, celui du plan quinquennal 2016-2020, considéré comme un programme ambitieux qui promet de doper la croissance à 4% contre 1.5% durant la période 2011-2015 et de créer 400 000 emplois dans un pays où le taux de chômage dépasse les 15%.

Lotfi Nabli insiste sur ces lois censées faciliter les démarches administratives, mais aussi garantir les conditions requises pour encourager les investisseurs tunisiens et étrangers à créer des projets en Tunisie, tout en préservant leurs droits et intérêts.

De son côté, le député Mohamed Rachdi a appelé l’ensemble des représentants du peuple à mettre en avant l’intérêt national et à accélérer l’adoption de plusieurs crédits accordés par les bailleurs de fonds pour pouvoir sortir de l’impasse.

« Les promesses prononcées concernent l’octroi de dons, mais aussi des crédits qu’il faut voter pour assurer la croissance qui n’a jamais été aussi morose », a-t-il indiqué.

Et l’administration aussi…

La seconde étape concerne le suivi de ces promesses, qui sont réellement destinées au financement de projets, a pour sa part suggéré la députée Olfa Soukri.

« L’administration tunisienne est appelée à suivre ces promesses et l’ensemble des conventions signées, surtout que plusieurs projets ont été mis sur la table lors de Tunisie 2020 », a-t-elle dit.

En effet, 146 projets ont été présentés lors de cette conférence, ils touchent une vingtaine de secteurs économiques qui sont répartis entre 68 projets publics inscrits dans le cadre du plan de développement quinquennal 2016-2020, 33 projets dans le cadre du partenariat public-privé et 45 projets privés.

Dans la même perspective, d’autres députés exigent l’identification des projets viables auxquels les financements seront destinés.

C’est le cas du nahdhaoui Ajmi Ourimi, qui a signalé que l’argent est disponible, mais qu’il faut faire la lumière sur les projets à réaliser..

Cette étape est, selon Ourimi, stratégique non seulement pour les décideurs, mais aussi pour les Tunisiens qui attendent toujours que leurs doléances sociales et économiques, qui ont provoqué la révolution de 2011, soient prises en compte.

La paix sociale, condition sine qua none…

Cet avis est partagé par le député Hssouna Nasfi, qui s’est montré optimiste quant à la réalisation de grands projets dans les trois années à venir, mais à condition que le pouvoir exécutif assume sa responsabilité majeure.

« Le GUN devrait jouer un rôle déterminant pour garantir la paix sociale », a estimé notre interviewé, affirmant que « cette étape est décisive pour rassurer les investisseurs».

Pour y parvenir, le député a souligné la nécessité de tirer profit du message fort et positif envoyé par les présidents des principales organisations, patronale et ouvrière, l’UTICA et l’UGTT, lors de la cérémonie d’ouverture de Tunisia 2020. Ils ont déjà appelé les acteurs économiques tunisiens et étrangers à saisir les immenses possibilités qu’offre le site Tunisie, caractérisé par un climat d’investissement favorable. A ce titre, la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui, a souligné qu’une telle manifestation est un événement longtemps attendu par les investisseurs tunisiens, d’autant plus qu’il est porteur d’espérances, intervenant dans un contexte régional mouvementé, marqué par le doute et l’incertitude. De son côté, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a rappelé les réformes économiques engagées par la Tunisie, lesquelles contribuent à faciliter l’implantation d’entreprises dans le pays, faisant remarquer que le pays œuvre à instaurer la transparence, la gouvernance et l’intégrité qui sont désormais les bases de toutes les opérations commerciales.

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Le débat sur le projet de la loi des finances pour l’exercice 2017 a démarré ce vendredi 18 novembre à l’Assemblée de représentants du Peuple (ARP), en présence du chef du gouvernement, Youssef Chahed.

Ce démarrage vient à un moment où ce projet de loi continue de susciter une levée de boucliers en Tunisie, qui s’est traduite par son rejet par plusieurs partis politiques, organisations nationales et certaines catégories des professions libérales…

Et pourtant, le chef du gouvernement est appelé aujourd’hui à convaincre l’ensemble des acteurs et à faire passer cette loi.

La Tunisie a besoin d’une loi de finances courageuse!

« La finance publique est en danger, nous empruntons actuellement pour couvrir les charges et payer les dettes de l’État ». C’est à travers cette introduction que Youssef Chahed a choisi de défendre le projet élaboré par son cabinet, soulignant qu’il inaugure la phase de la relance économique.

Lors de son discours à l’ARP à l’occasion de l’ouverture du débat, il a indiqué que la Tunisie a besoin d’une loi de finances courageuse qui présente des solutions urgentes aux difficultés auxquelles le pays est confronté.

Mais comment ? Il faut avoir le courage de passer une loi de finances qui rétablit l’équilibre du budget d’État, a répondu Chahed, signalant que cette loi comporte trois messages principaux, à commencer par le rétablissement des Finances publiques, surtout qu’il s’agit du premier budget indiquant un recul des indicateurs de déficit et de la masse salariale.

Le second concerne l’instauration d’une équité fiscale, sachant que l’évasion fiscale ne pourra être résolue dans le cadre d’une seule et unique loi de Finances. Pour le dernier message, il est à caractère social et s’est traduit par la mise en place d’un programme de premier logement, sans oublier la stabilité des prix des produits de consommations de base, selon ses dires.

Youssef Chahed veut aller plus loin et propose le partage des sacrifices entre tous les Tunisiens pour pouvoir stopper la crise et pousser le pays vers une nouvelle phase. A ce titre, il a insisté encore une fois sur le gel des majorations salariales, en attendant une amélioration de la situation de la finance publique. Par contre, il a mis l’accent sur la révision du barème et des taux d’imposition de l’IRPP (Impôt sur les revenus des personnes physiques) qui attire toute l’attention.

Cette proposition semble difficile à réaliser face à son refus par la centrale syndicale, qui a maintenu sa position quant à l’application intégrale de l’accord de majoration des salaires de la fonction publique conclu avec le gouvernement en septembre 2015.

Autrement, elle est prête à observer une grève générale avant le 8 décembre, appelant par ailleurs à un grand rassemblement devant le siège de l’Assemblée et à la place de la Kasbah dans un délai ne dépassant pas la semaine prochaine pour accentuer la pression sur le gouvernement.

Une loi de recouvrement…

En dépit des efforts fournis aujourd’hui par le chef du gouvernement, qui a essayé pendant plus de 30 minutes de simplifier cette loi, plusieurs députés se sont montrés opposés à cette loi :

« Il s’agit d’une loi de recouvrement et non pas une loi de développement », a réagi la députée Olfa Soukri, précisant que la loi de finances 2017 ne cherche que des revenus.

Il s’agit d’une politique illogique, a encore dit la députée, s’interrogeant ainsi sur la capacité de ce gouvernement à appliquer les mesures fixées et à transformer les hypothèses en réalité.
« Ce n’est qu’un outil pour faire tomber le gouvernement de Habib Essid », a de son côté estimé Ghazi Chaouachi. Et d’ajouter : « Ce gouvernement a beaucoup parlé de l’audace et des mesures douloureuses, mais je ne vois aucune audace, d’autant plus son projet de loi de 2017 va empirer la situation du pays ».

Ces critiques sont allées plus loin en accusant l’équipe de Chahed d’

« Dans la continuité des gouvernements précédents, le GUN n’a pas pris en considération les aspirations du peuple tunisien dont notamment celles de la classe défavorisée », a crié l’opposant Jilani Hammami.

Ce dernier n’a pas manqué d’attaquer ce gouvernement l’accusant d’être colonisée économiquement. Il a aussi pointé du doigt l’absence de mesures réelles qui pourraient résoudre la crise profonde qui secoue la Tunisie depuis des années.

Cet avis est partagé par le député Fethi Chemki, qui a affirmé que le gouvernement, comme tout autre gouvernement, ne suit que les instructions du Fond Monétaire International, considéré comme un bras financier de la colonisation moderne…

L’absence d’une vision claire inquiète les députés

Cette séance plénière était aussi l‘occasion pour d’autres représentants du peuple de pointer du doigt l’absence d’une vision claire capable de relancer l’économie et garantir la croissance.

C’est entre autres l’avis du député Slah Berghaoui et Mahmoud Kahri. D’après ces deux députés, l’absence d’une pareille approche ne concrétise pas la discrimination positive et il serait très difficile de répondre aux attentes des régions les plus défavorisées, qui ont besoin de programmes spécifiques pour relancer l’économie, mais aussi pour apaiser la grogne sociale qui pourrait se transformer en une explosion sociale.

D’ailleurs, la crainte d’une explosion sociale est déjà là pour le Forum Tunisien des Droits Economiques (FTDS), qui a affirmé que le gouvernement de Youssef Chahed est en train de refaire les mêmes erreurs que ses prédécesseurs, tout en envoyant des messages négatifs. Alors que les citoyens et principalement les jeunes continuent de souffrir non seulement à Gafsa ou à Kasserine, mais dans plusieurs régions y compris les zones côtières.

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Les députés du bloc démocratique au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple ont déposé, auprès du président de l’ARP, une demande pour l’ouverture d’une enquête sur des soupçons de corruption au ministère de l’Éducation. Selon les informations rapportées par Mosaïque, ces soupçons concernent deux concours organisés par ledit département.

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Mehdi Abdeljawed membre du bureau politique du mouvement du « Projet Tunisie » a estimé que l’opposition des deux députés Walid Jalled et Mustapha Ben Ahmed à propos du changement du nom du groupe parlementaire « Al Horra » lors des journées parlementaires qui se tiennent à Sfax « est illogique et ne correspond pas aux fondements essentiels de l’action politique » selon ses dires.
Dans une déclaration accordée dimanche à l’agence TAP, Abdeljawed a indiqué que « les deux députes ont lors de la dernière période manifesté une opposition injustifiée par rapport à plusieurs décisions du mouvement ce qui dénoterait d’objectifs politiques qui visent à nourrir la division au sein du mouvement » a-t-il mentionné.
Pour rappel, Walid Jalled du groupe parlementaire Al Horra s’est retiré des travaux des journées parlementaires organisées par le mouvement Projet Tunisie qui se poursuivent depuis samedi à Sfax jusqu’à dimanche à Kerkennah pour examiner plusieurs points relatifs notamment à la présidence du groupe parlementaire sachant que « Al Horra » est représentée par 25 membres à l’Assemblée des Représentants du peuple (ARP).

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Les députés burundais ont approuvé le projet de loi en faveur du retrait de leur pays de la Cour pénale internationale du pays (CPI). Selon la chaine BBC, ils ont pris cette décision quelques jours après l’annonce, par le gouvernement, que le Burundi allait se retirer du Traité de Rome, l’acte fondateur de la CPI.

Le vote a eu lieu six mois après que la procureure de cette juridiction, Fatou Bensouda, a déclaré qu’elle allait enquêter sur les violences au Burundi.

D’aprés la même source, une grave crise politique a éclaté en avril 2015 après la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat. Depuis, plus de 500 personnes ont été tuées dans des troubles et plus de 200 000 ont fui le pays, selon les organisations de défense des droits de l’homme.

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Le bureau de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a annoncé dans un communiqué rendu public mardi 4 octobre 2016 qu’il avait examiné une demande concernant la création d’un nouveau groupe parlementaire baptisé « le bloc démocratique ». Il est composé de 14 députés.

Réuni mardi au Bardo, le bureau de l’ARP a également défini les quotas alloués à chaque groupe parlementaire au sein du bureau. Les quotas attribués à chaque groupe parlementaire au sein du parlement ont été aussi examinés. Le mouvement Ennahdha et le Mouvement Nidaa Tounes ont bénéficié chacun de 3 sièges au sein du bureau de l’ARP, alors que les groupes parlementaires Al-Horra, le Front populaire, le bloc démocrate (nouveau) et l’Union patriotique libre (UPL) ont obtenu un siège chacun.

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Le député Rabeh Khraifi vient d’élaborer un code de déontologie pour les députés de l’ARP.

Dans une interview accordée ce jeudi 22 septembre au quotidien « Achourouk », il a précisé que ce code comporte plusieurs thèmes visant à contrôler le comportement des députés que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Assemblée.
Ce code pourrait être également utilisé lors de l’amendement du règlement intérieur de l’assemblée, et qui fait actuellement l’objet d’un examen.

D’après lui, ce code définie les relations du député avec les médias, les directions générales et la société civile.

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Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, a annoncé, vendredi, que les sièges vacants des députés, nommés membres du gouvernement, ont été comblés.
Les nouveaux députés ont prêté serment en vertu de l’article 24 du règlement intérieur de l’ARP. Il s’agit de Hager Ben Cheikh Ahmed (Afek Tounes), Lamia Dridi (Alliance démocratique), Karima Tazzek (Ennahdha) et Faten Oueslati (Al-Joumhouri).
Ces derniers remplacent respectivement Riadh Mouakher, Mehdi Ben Gharbia, Saida Lounissi et Iyad Dahmani.
Le président du parlement a, également, annoncé, à l’ouverture de la plénière consacrée au parachèvement de l’examen du Code de l’Investissement, la démission du député Tahar Fedhil du groupe parlementaire de l’Union patriotique libre et la dissolution du groupe social-démocrate qui ne compte plus que six membres.
Selon le règlement intérieur de l’ARP, le groupe parlementaire doit être constitué d’au moins sept membres.

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L’universitaire et expert en économie Moez Labidi a affirmé dans une déclaration ce mercredi 7 septembre 2016 à Africanmanager que la remise en cause du régime spécifique de retraite dont bénéficient les ministres, les secrétaires d’Etat, les gouverneurs et les députés aura un impact positif chez les Tunisiens et sera mieux appréciée que la réduction des salaires des ministres et des secrétaires d’Etat.

« L’annonce d’une telle mesure pourrait renforcer le capital de confiance dont Youssef Chahed a besoin », a assuré Labidi. Il a expliqué par ailleurs que le Tunisien attend aujourd’hui une bonne réforme fiscale qui élargit l’assiette et réduit la pression fiscale, principalement pour les ménages.

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5 députés se sont abstenus lors du vote de confiance au Gouvernement Chahed qui a eu lieu vendredi 26 août 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP). Il s’agit de Mongi Rahoui, député du Front Populaire, Zouhaïr Maghzaoui et Ridha Delaï, du Mouvement Populaire,et Khemaïs Ksila et Mounir Hamdi de Nidaa Tounes.

Selon un rapport de l’organisation Bawsala, 23 députés se sont absentés lors du vote dont 10 députés du mouvement Ennahdha et 6 de Nidaa Tounes.

Pour les députés qui ont voté « Contre », ce sont Zied Lakdhar, Souad Bayouli, Rim Thairi, Mabrouk Hrizi, Ahmed Khaskhousi, Ghazi Chaouachi, Ahmed Seddik, Noômene El Euch, Chafik Ayadi, Jilani Hammami, Tarek Barek, Abdelmoumen Belanes, Haikel Belgacem, Mourad Hmaidi, Fethi Chamkhi, Samia Abbou, Aymen Aloui, Nizar Ammemi, Ibrahim Ben Saïd, Adnène El Hajji, Ammar Amroussia et Mbarka Brahmi.

Rappelons que le gouvernement d’Union nationale de Youssef Chahed a, obtenu, dans la soirée du vendredi 26 août, la confiance du parlement par 167 voix pour, un record absolu, 22contre et 5  abstentions.

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La séance plénière exceptionnelle de vote de confiance au nouveau gouvernement de Youssef Chahed a démarré ce matin du vendredi 26 août 2016 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), au Bardo. C’est un autre rendez-vous qui s’ajoute à l’histoire de la Tunisie et au cours duquel le nouveau cabinet devrait obtenir l’approbation de la majorité absolue des membres de l’ARP, au moins 109 voix. Un chiffre qui semble être à la portée, au vu du grand nombre de députés qui se sont levés pour applaudir les mots prononcés par Youssef Chahed à l’ouverture de cette séance. Un discours lequel, bien qu’il n’ait comporté aucune action précise, a été très bien reçu par les députés, comme si Chahed est le premier à raconter cette histoire-là sur la situation catastrophique de l’économie nationale. Les députés ne nous ont pas beaucoup surpris, on est habitué à ces réactions enflammées. Rappelons-nous la séance de vote de confiance au gouvernement de Habib Essid, actuellement chargé de la gestion des affaires courantes. Lors de la séance plénière tenue le 30 juillet dernier au Bardo, les députés de l’ARP avaient réservé le même traitement à Essid. Ils avaient également fortement applaudit le discours d’Essid, avant de lui retirer la confiance quelques heures après.

Mais revenons au discours de Youssef Chahed ce matin. Il a présenté un tableau sombre de l’économie tunisienne, partant du déficit budgétaire et du trou des caisses sociales, de l’endettement, jusqu’à l’austérité et les licenciements massifs de fonctionnaires qui nous pendent au nez. Lors de son discours, le chef du gouvernement désigné a déclaré que toutes les équipes qui se sont succédé depuis la Révolution ont échoué dans la résolution d’une grande partie des objectifs de la Révolution, dont principalement le chômage des jeunes et les disparités régionales. Il a estimé que la transition politique en Tunisie s’est achevée avec succès mais les tiraillements politiques l’ont plombée. Il a fait remarquer par ailleurs que la situation de crise qui sévit dans le pays depuis plus de 5 ans s’aggrave de jour en jour appelant à l’unité nationale pour faire sortir la Tunisie de cette situation très difficile, selon ses dires.

Youssef Chahed a sous un autre angle tiré la sonnette d’alarme sur la situation de crise que vit le pays depuis la Révolution, prédisant un déficit budgétaire de 6500 millions de dinars à la fin de l’année 2016, faisant savoir que l’endettement du pays représente actuellement 62% du PIB. L’alerte a été aussi donnée concernant la situation déficitaire des caisses sociales, évalué à 1648 millions de dinars. Et d’expliquer que le déficit de la CNAM s’élève à 1400 MD, d’où la difficulté d’honorer ses engagements auprès des hôpitaux. Et le pire est à venir puisqu’en 2017, Chahed prévoit que la situation des caisses sociales serait encore plus difficile qu’en 2016. Par ailleurs, selon Chahed, pas moins de 112 mille personnes ont été recrutées durant les 5 dernières années dans la fonction publique, ce qui a fait bondir la masse salariale jusqu’à doubler dans cette période, soit 13,4 milliards de dinars contre 6,7 milliards de dinars en 2010.

Il a également agité la menace d’une politique d’austérité en vertu de laquelle le gouvernement serait obligé en 2017 de licencier des milliers de fonctionnaires, d’augmenter les taxes et de suspendre les investissements, notamment pour les infrastructures et le développement.

Youssef Chahed a aussi souligné la possibilité d’une réduction des dépenses allouées à la santé et à la couverture sociale si les choses ne s’améliorent pas en 2016. Et d’ajouter dans le même cadre que l’année 2017 sera encore plus difficile que cette année à tous les niveaux.

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Le discours du chef du gouvernement désigné Youssef Chahed ce vendredi lors de la séance de vote de confiance au gouvernement à l’hémicycle du Bardo, a suscité des avis partagés entre les députés ayant apprécié son approche de communication qui « rompt avec celle du gouvernement Essid » et ceux jugeant que son discours « n’a rien apporté de nouveau ».
Alors que des députés ont salué dans des déclarations à l’agence TAP, le fait que Youssef Chahed « a pris ses responsabilités et envoyé des signes positifs lors de la présentation des principales questions », d’autres ont affirmé que les questions soulevées exigent des mesures que le gouvernement n’a pas pris l’engagement de concrétiser.
Le député de Nidaa Tounes, Tahar Battikh a estimé que le discours du chef du gouvernement désigné « apporte un nouveau souffle du point de vue communicationnel » et est empreint « d’audace et de détermination » dans le sens ou il exhorte son équipe gouvernementale à conjuguer ses efforts et à appliquer la loi pour restaurer « le prestige de l’Etat ».
De son côté, Souheil Alouini (Bloc d’Al- Horra) a jugé que le discours de Youssef Chahed a marqué une mutation qualitative sur le plan de la communication dès lors qu’il a choisi de parler simplement au peuple ce qui a eu un écho favorable auprès des députés.
Pour lui, les priorités soulevées par Youssef Chahed sont contenues dans le Document de Carthage, ce qui implique que le bloc Al-Horra accordera sa confiance au gouvernement tout en veillant à contrôler son action à l’avenir.
Habib Khedher (Ennahdha) a indiqué que le discours du chef du gouvernement désigné a soulevé les principales questions et comporté des signes positifs, estimant que l’essentiel est de préconiser des mesures concrètes et de tenir les promesses.
Pour sa part, Ali Bennour (Afek Tounes) a qualifié d' »audacieux » le discours du chef du gouvernement désigné allant jusqu’à y voir un « discours de guerre », reflétant la perception de la réalité par le peuple tunisien.
Selon Bennour, Chahed s’est démarqué par rapport à ses prédécesseurs en procédant par un diagnostic clair de la situation et en s’assignant la responsabilité d’y remédier, faisant remarquer que l’audace du discours requiert aussi les moyens de sa mise en œuvre.
Quant à Zied Lakdhar (Front populaire), il affirme ne percevoir aucune nouveauté dans le discours de Youssef Chahed qui, a-t-il estimé, sous-tend uniquement l’engagement à exécuter le plan quinquennal décidé par le gouvernement sortant.
Le chef du gouvernement désigné qui a fait montre de détermination à user de la force et de la loi pour faire face aux protestations, n’a, cependant, pas proposé de solutions aux problématiques à l’origine de ces protestations, ni avancé une position claire quant à la manière dont il entend traiter les engagements du gouvernement précédent envers les différentes institutions internationales, a soutenu Zied Lakdhar.
Le dirigeant du FP dit, également, déceler une nouvelle approche de communication dans le discours de Chahed qui, selon lui, a tenté de pallier les lacunes communicationnelles du chef du gouvernement sortant.
Ghazi Chaouchi (courant démocrate) estime, quant à lui, que le discours de Youssef Chahed, à l’image du document de Carthage, s’est arrêté aux grandes lignes et aux déclarations d’intentions sans avancer des décisions concrètes.
« Le gouvernement se doit de proposer des programmes et des réformes susceptibles de résorber les problèmes », a-t-il souligné, faisant remarquer que le diagnostic de la situation établi par Chahed ne diffère pas de ceux qui l’ont précédé.
Selon le député, ce gouvernement n’est pas porteur de projet national comme l’exige l’étape actuelle et s’oriente vers le rétablissement du régime présidentiel plutôt que l’instauration d’un régime parlementaire modifié, annonçant que le courant démocrate n’accordera pas sa confiance au gouvernement Chahed.

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« La majorité absolue des députés du Mouvement Nidaa Tounes vont voter en faveur du gouvernement d’union nationale » a déclaré mardi l’élu du Mouvement à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Hatem Ferjani.
Recevant lundi une délégation du parti, le chef du gouvernement désigné Youssef Chahed a réagi positivement aux réserves émises par les membres de la délégation au sujet de la composition de son gouvernement, a-t-il précisé à l’agence TAP.
Selon Ferjani, le président du groupe parlementaire de Nidaa Tounes et nombre de députés œuvrent actuellement à rapprocher les vues au sein du bloc afin d’aboutir à une position commune, à même de permettre de voter la confiance au gouvernement de Youssef Chahed.
« Le Mouvement Nidaa Tounes va rendre publique dans les prochaines heures sa position définitive à l’égard du gouvernement de Youssef Chahed , a-t-il indiqué.
D’après le président du groupe parlementaire de Nidaa Tounès, Sofiène Toubel, la position définitive du parti sera annoncée au terme des concertations autour des réserves émises au sujet de la composition du gouvernement de Youssef Chahed.
Youssef Chahed, qui a réagi positivement aux réserves émises par la délégation du parti, a promis de considérer tous les points avancés par la délégation et de tenir compte de certaines propositions formulées, a-t-il déclaré dans la journée à l’agence TAP.

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Au cours de la période octobre 2015-juillet 2016, le taux d’assiduité des députés aux plénières s’élève à 84%, alors que le taux de leur participation au vote des projets de loi se situe autour de 55%, selon Chaïma Bouhelal, membre de l’Organisation  » Bawsala « .
Contactée jeudi par l’agence TAP, elle a expliqué que seuls trois députés ont répondu présents à toutes les plénières. Il s’agit de Hédi Ben Brahim (Mouvement Ennahdha), Mohamed Torjmen (Bloc Al-Horra) et Salem Hamdi (Nidaa Tounes).
Elle a également précisé que  » les absences recensées sont dûment justifiées « .
Selon Bouhelal, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté, au cours de cette même période, 122 projets de loi.
Par ailleurs, elle s’est dite étonnée de voir le parlement consacrer 3 semaines aux régions, alors que la durée du temps dédié à cette question devrait atteindre 10 semaines, selon la loi.

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Le président de l’Assemblée des représentants du Peuple

Dans une déclaration faite aux médias en marge d’une séance plénière tenue jeudi 28 juillet 2016 au Bardo, Mohamed Ennaceur, le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) a annoncé que les députés seront en vacances parlementaires à partir de ce dimanche 31 juillet 2016.

Il est à préciser par ailleurs qu’une plénière consacrée au vote pour le renouvellement de confiance au gouvernement de Habib Essid est prévue demain, samedi 30 juillet 2016 à l’ARP.

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Quatre députés ont rejoint le bloc parlementaire de  » Nidaa Tounes  » ce qui porte à 67 le nombre de députés de ce bloc au Parlement, a annoncé, mardi, en plénière, le vice-président de l’assemblée des représentants du peuple (ARP), Abdelfattah Mourou.
Il s’agit de Fatma Mseddi, dissidente du bloc Al-Horra et de trois élus d’Al-Moubadara, Naceur Channoufi, Ahmed Saidi et Lotfi Ali qui ont décidé de quitter le groupe social-démocrate pour rejoindre le bloc de Nidaa.
A l’ouverture de la plénière, les élus de l’ARP ont récité la Fatiha à la mémoire des victimes de l’attentant terroriste survenu, le 14 juillet, à Nice en France, faisant 84 morts dont quatre Tunisiens.
Au programme de la plénière, une séance de questions orales qui seront adressées aux membres du gouvernement, outre l’examen de deux projets de lois. Le premier porte sur la création d’un Conseil national des tunisiens à l’étranger alors que le deuxième est relatif à la lutte contre la traite des êtres humains.

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La situation économique délicate de la Tunisie, et le mot est faible, a été évoquée hier mardi 13 juillet 2016 par les membres de la commission des affaires étrangères du Parlement européen. Ils sont d’avis que le pays doit bénéficier d’un véritable « plan Marshall » pour accompagner l’éveil démocratique et le développement économique. Les élus européens magnifient également, dans un rapport validé hier, l’accélération du dialogue stratégique entre l’Union européenne et la Tunisie dans le combat contre le terrorisme ainsi que la création d’une commission parlementaire mixte UE-Tunisie.

Dans un autre document sur les liens entre l’UE et la Tunisie dans cette conjoncture régionale complexe, texte adopté par 51 voix, 2 contre et 4 abstentions, les députés ont souligné la nécessité d’appuyer l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) au regard des périls qui guettent dans la région. Ils ont également milité en faveur du maintien de l’appui technique au bénéfice des structures de la société civile qui s’activent dans la transition démocratique.

Consolider le soutien économique européen

Les députés ont salué la décision de la Commission européenne d’apporter un soutien macro financier de 500 millions d’euros et ont recommandé de déployer rapidement le plan stratégique tunisien de développement 2016-2020, véritable “Plan Marshall”, en allant très vite dans l’adoption des cadres réglementaires pour faciliter le transit de l’aide venant de l’UE et des institutions financières internationales. Les parlementaires ont également exprimé leurs états d’âme quant aux capacités de la Tunisie à honorer sa dette et ont appelé à sa transformation en projets d’investissements.

Combattre le terroriste en préservant les droits de l’homme

Les députés se sont arrêtés sur les effets du climat sécuritaire libyen sur la stabilité en Tunisie ainsi que le grand nombre de djihadistes d’origine tunisienne rejoignant les rangs de Daech.

Les députés voient d’un très bon oeil le renforcement du dialogue stratégique entre l’UE et la Tunisie dans la lutte antiterroriste, mais ils ont également pointé du doigt les dérives possibles de la loi antiterroriste votée récemment en Tunisie et ses effets sur les droits fondamentaux des citoyens. Ils ont insisté sur le fait que la menace terroriste, qui est réelle en Tunisie, ne doit pas servir de prétexte aux autorités pour violer tous les droits de l’homme.

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Les deux députés Ali Bellakhoua et Sabrine Goubantini ont rejoint le groupe parlementaire de Nidaa Tounes ce qui porte à 61 le nombre des députés au sein de ce bloc.
Ali Bellakhoua appartenait au groupe de l’Union patriotique libre (UPL) avant sa démission, alors que Sabrine Goubantini était membre du bloc parlementaire  » Al-Horra  » qui se compose principalement de dissidents de Nidaa Tounes.
Contacté mercredi par l’Agence TAP, le député Mongi Harbaoui (Nidaa Tounes) a fait état du lancement d’une série de concertations avec des dissidents du Mouvement pour rejoindre le parti, assurant que ces concertations vont permettre au groupe de Nidaa Tounes de regagner sa place de premier bloc parlementaire au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
Le Mouvement Nidaa Tounes s’apprête à tenir son congrès en novembre 2016.
Après les élections de 2014, le groupe parlementaire de Nidaa Tounes prédominait la scène parlementaire avec 86 sièges suivi du Mouvement Ennahdha. Ce chiffre a baissé à la suite de la démission de 32 députés du parti sur fond d’une crise qui avait éclaté en juin 2015 au sein du mouvement.

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Une séance plénière a été tenue ce mardi 31 mai 2016, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour auditionner quelques membres du gouvernement de Habib Essid dont la ministre du Tourisme, Salma Elloumi Rekik, le ministre de l’Intérieur, Hédi Majdoub, Zakaria Hamad, ministre de l’Industrie. Une Plénière  qui n’a attiré que  120  députés , selon un décompte fait par le président de l’ARP, Mohamed Ennaceur.

Interrogé par les députés sur la situation financière de la STIP, le ministre de l’Industrie, Zakaria Hamad a affirmé que «  la société tunisienne des industries de pneumatiques est dans une situation financière difficile mais pas catastrophique.

Il a expliqué que l’entreprise fait face à plusieurs difficultés principalement au niveau de l’adoption d’une politique commerciale pertinente, du manque de financements, de la baisse de production et de l’augmentation de la taxe à l’importation. S’y ajoute surtout le problème du marché parallèle. Il a indiqué  qu’une feuille de route concernant le suivi de la situation financière de la société tunisienne des industries de pneumatiques, STIP a été élaborée par le ministère.

Il a  par ailleurs souligné qu’une opération de contrôle intensive sera prochainement menée dans la société afin d’améliorer le climat social et la production et y instaurer la bonne gouvernance. « Nous allons également essayer de trouver des solutions aux dettes de la société qui ne cessent d’augmenter », a ajouté le ministre.

Ila a précisé que 70% des pneus de contrebande sont commercialisés sur le marché national et que 20% seulement des marchés tunisiens sont approvisionnés par la société tunisienne de fabrication des pneus.

Il a ajouté que le prix des pneus sur le marché parallèle est moins cher et qu’il ne répond pas aux normes internationales, soulignant que son département a pris une batterie de mesures visant la lutte contre ce fléau de contrebande qui menace la société tunisienne de fabrication des pneus et pèse très lourd sur l’économie du pays, a-t-il affirmé.

Salma Elloumi : la coopération entre la Tunisie et l’Iran est purement technique

Pour sa part, la ministre du Tourisme, Salma Elloumi, a affirmé lors de cette  plénière que la coopération touristique entre la Tunisie et l’Iran est purement technique et qu’elle porte essentiellement sur l’échange d’expériences, la formation et l’investissement tout en se référant aux accords conclus entre les deux pays.

A noter que les précisions de Salma Elloumi interviennent suite aux déclarations du parti Al Mahaba, selon lesquelles la coopération avec l’Iran dans le secteur touristique porte atteinte à la souveraineté de l’État et à la religion.

Samia Abbou : Des députés perçoivent  des pots-de-vin pour approuver des projets de loi

Pour sa part, la députée Samia Abbou du parti Courant démocratique a appelé les députés de l’ARP à présenter leur déclaration de patrimoine. Elle a sur un autre volet, accusé certains députés de percevoir des pots-de-vin afin d’approuver quelques projets de loi à l’ARP. Les déclarations de la députée du Courant démocratique, ont suscité une grande colère chez les députés qui ont  dénoncé ses propos et ont nié catégoriquement ses accusations.

Elle a également dénoncé les agressions commises par certains agents de sécurité contre des citoyens, citant le cas d’un citoyen qui a été récemment violemment agressé par des agents de la sécurité à la Manouba.

En réaction à cette déclaration, le ministre de l’Intérieur, Hedi Majdoub a indiqué que cette affaire devrait être suivie par les autorités sécuritaires et que son département travaille davantage pour éviter ce genre de dépassement.

D’autre part, le député  du Front populaire (FP) Adnène Hajji a appelé le gouvernement  à poursuivre en justice l’expert économique Moez El Joudi suite à ses récentes déclarations. On rappelle dans ce contexte que El joudi avait accusé des députés de l’ARP de recevoir pots-de-vin pour arranger des rendez-vous entre des citoyens et certains ministres du gouvernement.

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