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Cela fait des années que la Grèce se débat dans d’atroces difficultés financières, entrainant au bord du précipice toute l’Union européenne. La dette grecque, à peu près 180% du PIB et plus de 300 milliards d’euros, un sujet qui a empêché plus d’une fois les dirigeants européens de dormir sur leurs deux oreilles. A en croire le Wall Street Journal, la délivrance viendra du Fonds monétaire international (FMI).

D’après le journal, le FMI envisage un ajournement de toutes les échéances de la Grèce jusqu’en 2040, puis un étalement des remboursements sur une période de 40 ans, de 2040 à 2080. Une solution ardemment réclamée par les autorités grecques, mais dont les dirigeants de l’EU, notamment l’inflexible chancelière allemande Angela Merkel, ne voulaient pas entendre parler. Alors comment le FMI arrivera à amadouer tout ce petit monde ? Mystère pour le moment…

En tout cas si cette proposition passe, le gouvernement grec n’aura pas à décaisser un seul euro pour ses créanciers européens pendant plus de 20 ans, ni pour le capital ni pour les intérêts du paiement des crédits. Pour le FMI, un allégement conséquent de la dette grecque est le remède pour ne pas tuer le malade. Reste à convaincre l’Eurogroupe, autant dire que c’est loin d’être gagné !

Même tarif que l’Italie, l’Espagne et le Portugal

Les Européens s’arcboutent toujours sur le fait qu’il n’y a pas de raison d’épargner à la Grèce la cure d’austérité à la quelle ont eu droit l’Espagne, le Portugal et l’Italie il y a quelques années. La Grèce, qui a vécu pendant des années au-dessus de ses moyens, qui était allergique à toute réforme fiscale, qui était gangrénée par la corruption et le poids excessif d’une administration pléthorique, improductive et gourmande en deniers publics, ne trouve pas grâce aux yeux des Européens. Pas plus tard qu’en août 2015, un troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros sur trois ans a été décidé, en échange d’un sérieux tour de vis sur les dépenses publiques. Les Européens veulent d’abord voir si la Grèce est capable de rester dans les clous budgétaires fixés, avant de parler d’une quelconque restauration de la confiance. Alors on imagine d’ici la tête des dirigeants européens quand le FMI viendra les voir avec sa proposition de moratoire sur la dette grecque…

Le lundi 16 mai 2016, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a déclaré dans un entretien avec l’alliance des journaux européens Lena : «Le problème le plus urgent, pour la Grèce n’est pas le service de la dette mais le respect du programme (de réformes) et la capacité du pays à retrouver son indépendance économique». Autant dire que pour le moment il y a une totale incompatibilité entre la vision des créanciers européens de la Grèce et celle du FMI. Mais ce dernier a des cartes en main, qu’il abattra jusqu’à la dernière pour faire plier les Européens. Par exemple il refuse toujours de prendre part au troisième plan d’aide paraphé l’été dernier  s’il n’y a pas un accord sur l’allégement de la dette grecque. Au rythme où vont les choses, la réunion de ce 24 mai, censée déboucher sur un accord autour du troisième plan d’aide, est très mal embarquée.

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