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développement régional, Tunisie

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Bien que le développement régional fût au cœur de la révolution tunisienne

Bien que le développement régional fût au cœur de la révolution tunisienne, les régions souffrent encore de la marginalisation, de l’absence de projets de développement et de la baisse des perspectives d’investissement à moyen et à long termes. En effet, selon la lettre de l’Agence de promotion de l’industrie (API), les investissements déclarés dans les zones de développement régional ont chuté, durant les deux premiers mois de l’année 2014, de 36.2% avec 237.6 MD contre 372.2 MD, au cours de la même période de 2013. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 72.8% à 46.4%.

Cette baisse est due principalement aux obstacles rencontrés dans les zones de développement régional et ayant retardé la réalisation des projets de développement dans plusieurs gouvernorats, principalement du Nord-ouest à savoir Jendouba, le Kef, Béja et Siliana sachant que pour l’année 2013, le programme de Développement Régional n’est qu’à 25% de sa réalisation en matière de budget. C’est à ce propos que plusieurs experts ont appelé à l’élaboration d’un plan de développement à moyen terme et d’une stratégie nationale de développement régional.

La baisse ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional s’exprime essentiellement dans le gouvernorat de Sidi Bouzid où les investissements ont atteint 18.3 MD, contre 152.2 MD en 2013.

De même, les investissements déclarés dans le gouvernorat de Béja sont passés de 44.9 MD à 13.8 MD, alors que ceux déclarés dans le gouvernorat de Kébili ont diminué de 14.4 MD à 0.5 MD.

Ont également régressé les investissements déclarés dans le gouvernorat de Siliana qui n’ont pas dépassé 5.5 MD contre 14 MD en 2013.

Contrairement à ces régions, d’autres gouvernorats ont enregistré une évolution des investissements déclarés au cours des deux premiers mois 2014 à l’instar du gouvernorat du Kef avec des investissements de 36.8 MD contre 10.4 MD suite à la déclaration de l’extension d’une unité d’embouteillage d’eau minérale pour un montant de 20 MD et d’une unité de fabrication de produits d’entretien pour un montant de 12 MD.

Les investissements déclarés dans le gouvernorat de Tozeur ont atteint 18.7 MD contre 4.9 MD suite à la déclaration de la création d’une unité de fabrication de panneaux en fibres de bois pour un montant de 8.9 MD.

Egalement, dans gouvernorat de Kairouan, les investissements déclarés sont passés de 25 MD à 44.4 MD, durant les deux premiers mois 2014, et ce suite à la déclaration de la création d’une unité de fabrication de blocs et d’ouvrages en béton pour un montant de 23.4 MD.

Dans les zones de développement régional du gouvernorat de Bizerte, les investissements déclarés ont atteint 14.1 MD contre 1 MD, durant les deux premiers mois de l’année 2013.

Le nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’Etat et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est passé de 17 à seulement 5 projets durant les deux premiers mois 2014.

La participation de l’Etat et les primes d’investissement accordées ont atteint 1.5 MD contre 3.4 MD lors des deux premiers mois 2013, soit une baisse de 55.9%.

Kh.T

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Les projets dans les régions inscrits au titre du budget de l’Etat pour l'année 2012

Les projets dans les régions inscrits au titre du budget de l’Etat pour l’année 2012, connaissent une lenteur dans les différents gouvernorats. Le taux de réalisation de ces projets reste encore très faible, ne dépassant pas les 4% dans tout le pays, c’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Investissement et de la coopération internationale, Lamine Doghri, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu, ce mardi, 23 avril 2013, à Tunis.

Il a affirmé, en outre, que le taux de réalisation des projets dans certaines régions n’a pas dépassé les 26% dans les meilleurs cas. Ce retard trouve son explication dans la lourdeur des procédures administratives, des problèmes fonciers et les insuffisances des employés sur chantier . Bien plus encore, la plupart des projets dans les régions sont encore au stade des études ou des appels d’offres.

Le ministre a expliqué, également, ce retard par le manque de capacité d’exécution dans les régions.

Au sujet du programme d’appui à la relance économique signé avec la Banque mondiale et portant sur les années 2011, 2012 et 2013, le ministre a souligné que les négociations sont dans une étape bien avancée et que le gouvernement américain a renouvelé sa garantie pour un crédit de 500 millions de dollars à la Tunisie qui devrait être approuvé, prochainement, par le conseil d’administration de la Banque Mondiale.

Le ministre a souligné, en outre, que le gouvernement américain a décidé d’envoyer une délégation américaine formée d’environ 500 hommes d’affaires en Tunisie. Ces derniers devraient se rendre en Tunisie, durant le mois d’octobre de cette année, pour prospecter le marché tunisien et voir de près les perspectives de développement et d’investissement.

Le ministre a précisé, également, que la Banque mondiale a renouvelé son accord pour relancer et accélérer les projets qui sont en panne et qui auraient dû démarrer durant les deux dernières années.

Concernant la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la société financière internationale (SFI), Lamine Doghri a déclaré que ces deux institutions financières ont aussi, réitéré leur disposition à appuyer la Tunisie , dans cette phase transitoire , surtout dans les domaines prioritaires , à savoir le développement du secteur privé, la restructuration du secteur financier, la mise en œuvre des projets PPP, le soutien de l’industrie agro- alimentaire et le développement du secteur de l’énergie renouvelable.

Lamine Doghri a évoqué, aussi, l’engagement du ministère à achever les travaux de la refonte du code d’investissement dans les brefs délais pour être examiné, par la suite, par l’Assemblée nationale constituante (ANC).

Au sujet des investissements réalisés par le ministère, Lamine Doghri a estimé que son département table sur une hausse de 6,4% par rapport à l’année 2012, notant que cet objectif reste tributaire de la capacité du pays à réduire le taux de chômage, à maitriser les prix et à maintenir les équilibres financiers.

Le ministre de l’investissement est revenu sur sa visite à la Banque mondiale qui a eu lieu récemment, expliquant que l’objectif principal est de mettre en valeur les potentialités de la Tunisie dans le secteur de l’investissement, du commerce et les services. La mission visait plutôt , à créer un terrain favorable pour nouer des affaires profitables au pays , que la recherche d’une aide financière.

Selon Lamine Doghri, les responsables de la Banque Mondiale qui évaluent positivement ce qui a été accompli en Tunisie depuis la Révolution, jugent la situation en Tunisie meilleure que celle de l’Egypte.

Kh.T

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Les projets dans les régions inscrits au titre du budget de l’Etat pour l'année 2012

Les projets dans les régions inscrits au titre du budget de l’Etat pour l’année 2012, connaissent une lenteur dans les différents gouvernorats. Le taux de réalisation de ces projets reste encore très faible, ne dépassant pas les 4% dans tout le pays, c’est ce qu’a indiqué le ministre de l’Investissement et de la coopération internationale, Lamine Doghri, lors d’une conférence de presse qui a eu lieu, ce mardi, 23 avril 2013, à Tunis.

Il a affirmé, en outre, que le taux de réalisation des projets dans certaines régions n’a pas dépassé les 26% dans les meilleurs cas. Ce retard trouve son explication dans la lourdeur des procédures administratives, des problèmes fonciers et les insuffisances des employés sur chantier . Bien plus encore, la plupart des projets dans les régions sont encore au stade des études ou des appels d’offres.

Le ministre a expliqué, également, ce retard par le manque de capacité d’exécution dans les régions.

Au sujet du programme d’appui à la relance économique signé avec la Banque mondiale et portant sur les années 2011, 2012 et 2013, le ministre a souligné que les négociations sont dans une étape bien avancée et que le gouvernement américain a renouvelé sa garantie pour un crédit de 500 millions de dollars à la Tunisie qui devrait être approuvé, prochainement, par le conseil d’administration de la Banque Mondiale.

Le ministre a souligné, en outre, que le gouvernement américain a décidé d’envoyer une délégation américaine formée d’environ 500 hommes d’affaires en Tunisie. Ces derniers devraient se rendre en Tunisie, durant le mois d’octobre de cette année, pour prospecter le marché tunisien et voir de près les perspectives de développement et d’investissement.

Le ministre a précisé, également, que la Banque mondiale a renouvelé son accord pour relancer et accélérer les projets qui sont en panne et qui auraient dû démarrer durant les deux dernières années.

Concernant la Banque Européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) et la société financière internationale (SFI), Lamine Doghri a déclaré que ces deux institutions financières ont aussi, réitéré leur disposition à appuyer la Tunisie , dans cette phase transitoire , surtout dans les domaines prioritaires , à savoir le développement du secteur privé, la restructuration du secteur financier, la mise en œuvre des projets PPP, le soutien de l’industrie agro- alimentaire et le développement du secteur de l’énergie renouvelable.

Lamine Doghri a évoqué, aussi, l’engagement du ministère à achever les travaux de la refonte du code d’investissement dans les brefs délais pour être examiné, par la suite, par l’Assemblée nationale constituante (ANC).

Au sujet des investissements réalisés par le ministère, Lamine Doghri a estimé que son département table sur une hausse de 6,4% par rapport à l’année 2012, notant que cet objectif reste tributaire de la capacité du pays à réduire le taux de chômage, à maitriser les prix et à maintenir les équilibres financiers.

Le ministre de l’investissement est revenu sur sa visite à la Banque mondiale qui a eu lieu récemment, expliquant que l’objectif principal est de mettre en valeur les potentialités de la Tunisie dans le secteur de l’investissement, du commerce et les services. La mission visait plutôt , à créer un terrain favorable pour nouer des affaires profitables au pays , que la recherche d’une aide financière.

Selon Lamine Doghri, les responsables de la Banque Mondiale qui évaluent positivement ce qui a été accompli en Tunisie depuis la Révolution, jugent la situation en Tunisie meilleure que celle de l’Egypte.

Kh.T

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Un taux de croissance en berne (-1

Un taux de croissance en berne (-1,85%), un déficit courant de 6%, une perte d’emplois de l’ordre de 16 mille…Des chiffres qui clignotent au rouge et interpellent le nouveau gouvernement pour qu’il réagisse rapidement en trouvant les solutions immédiates pour des citoyens encore en chômage.

C’est dans ce cadre qu’une rencontre s’est tenue, jeudi, fournissant l’opportunité engager un dialogue sur le développement régional. Un dialogue devant aboutir à un nouveau mode de gouvernance du développement régional. Mais la question qui se pose en priorité est : Comment pourrait-on restructurer notre économie dans un climat social où sévit la poursuite de la vague de protestations, de grèves, de sit-in ?

Lors de son intervention, Le chef du gouvernement, Hamadi Jebali, a mis l’accent sur l’importance pour tous de prendre conscience de l’étape difficile que traverse le pays, insistant sur « l’utilité de rectifier le processus injuste de l’ancien régime et de combler l’écart entre les régions». Un souhait qui ne pourra se faire se concrétiser qu’à travers une nouvelle approche précise et transparente. C’est pour cette raison que les travaux lancés dans les régions depuis plusieurs semaines au sein des comités régionaux de développement, devront se poursuivre de manière permanente au sein d’une nouvelle institution, le Conseil national du développement où seront représentées toutes les forces vives de la nation : ministres, chefs d’entreprise, syndicalistes, associations et représentants de la société civile.

Le conseil aura vocation à piloter toutes les initiatives en matière de développement. Il fournira au gouvernement et à l’assemblée constituante, des avis et des propositions.

Pour relever ce défi, Jameleddine Gharbi, le ministre du Développement régional et de la Planification a évoqué la nouvelle stratégie du ministère, basée sur la consultation nationale sur le développement régional. « Cette consultation à laquelle prendront part les régions et les différentes composantes de la société civile, a pour mission d’évaluer les priorités économiques de chaque gouvernorat pour pouvoir mettre en œuvre des plans d’actions et des projets spécifiques et adaptées à chacune des régions tunisiennes.»

De son côté, Ferjani Doghmani, président de la commission du développement et des finances à l’assemblée constituante, a insisté dans son intervention intitulée «Pour établir une nouvelle stratégie de développement régional», sur la mise en place d’un plan d’action capable de fournir des réponses adéquates aux entraves structurelles et chroniques dont souffrent les régions de l’intérieur, à savoir la faiblesse de l’infrastructure actuelle, l’absence de l’esprit initiative et la volonté de créer des projets économiques utiles et à haute valeur ajoutée . «Face à ces contraintes et ces constats, il faut une approche de développement stratégique et analytique qui sache dépasser les obstacles et montrer les perspectives de l’avenir dans ces régions. Il faut donc fixer des objectifs basés sur la ségrégation positive, donc, donner une priorité à ces gouvernorats en leur allouant une part supérieure dans les investissements afin d’assurer la relance de l’activité économique».

Le gouvernement devra alors avoir une nouvelle vision du modèle de développement, dont l’axe fondamental serait le développement régional

Il doit également privilégier l’approche participative dans l’analyse de la situation en faisant intervenir à la fois les acteurs publics, privés et la société civile. Une action importante afin d’identifier les mesures d’urgence dans le court terme. Il s’agit, notamment, de diagnostiquer les régions prioritaires pour les doter de projets de développement spéciaux à forte valeur ajoutée et à capacité d’employabilité, et ce afin de les sortir de la marginalisation dont elles souffrent.

Cette politique se fonde aussi sur l’activation du rôle des administrations régionales actuelles pour qu’elles remplissent convenablement leur mission de développement en renforçant leurs capacités humaines et financières. Il s’agit également de revoir le découpage administratif du territoire national en créant des districts de développement actifs à condition que chaque district regroupe de 3 à 5 gouvernorats mitoyens qui soient complémentaires au niveau économique.

Wiem Thebti

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Regardé à juste titre comme le talon d’Achille de la politique socioéconomique de la Tunisie et ayant été le déclencheur majeur de la Révolution du 14 janvier, le développement régional a désormais l’ambition de devenir l’élément fédérateur d’une stratégie qui intégrera les régions intérieures dans le cercle vertueux de la croissance  et plus encore du développement.

C’est en tout cas le dessein qui anime les organisateurs des « Assises du développement régional » qui se tiennent, jeudi et vendredi à Tunis, et qui doivent déboucher sur une plateforme aussi largement mobilisatrice que possible sous la forme d’un « Livre blanc » posant un diagnostic franc de l’état des lieux dans les régions dites intérieures et formulant des recommandations précises et dûment concertées, fondatrices d’une stratégie qui se veut révolutionnaire au vrai sens du terme.

En fait, il s’agit d’une nouvelle vision dont le ministre du Développement régional, Abderrazak Zouari a dit qu’elle s’adosse à un préalable qui a fait défaut jusque-là: la  responsabilisation des régions à l’égard de leur propre développement économique et social. Cette responsabilité exige des institutions locales démocratiquement élus, transparentes et compétentes, une infrastructure adaptée, une politique fiscale et financière appropriées et une bonne coordination avec l’Etat, préconise le ministre.

Plus encore, Ces assises sont conçues comme un « espace de débat ouvert pour forger un nouveau modèle de développement spatial et social de la Tunisie ». Et prenant le ministre au mot, maints intervenants qui s’offusquaient, de prime abord, d’assister, à leur corps défendant, à des exposés présentés exclusivement en langue française, ont dit leur fait aux organisateurs, ce qui a amené ceux qui prendront la parole par la suite de s’exprimer dans les deux langues , ce qui pouvait satisfaire les uns et les autres, ces derniers étant des invités étrangers , principalement, français et polonais.

La suite des événements devait confirmer qu’il ne s’agissait là que de préliminaires à un réquisitoire sans concessions fait au « Livre blanc » auquel nombre d’orateurs, censément originaires des régions intérieures ont fait le reproche récurrent d’être un « condensé de concepts administratifs qui n’ont aucun rapport avec la réalité des régions de l’intérieur, et esquissés sans la moindre consultation des intéressés ». Tout au plus, soutiennent-ils, les données recueillies l’avaient été auprès des sources tout aussi administratives régionales et mêmes pas locales qui ne donnent pas une photographie exacte de la vie des gens dans les gouvernorats de l’intérieur. C’est le cas d’un intervenant qui s’est insurgé contre l’assertion selon laquelle la région la plus défavorisée du territoire n’affiche qu’un taux de pauvreté de 3,8%. Ce qui a fait dire à un autre que la plupart des données contenues dans l’exposé sur l’état des lieux dans les régions intérieures sont erronées, dont il faut nullement tenir compte pour élaborer la stratégie de développement régional.

Abondant dans ce sens et se livrant à une philippique en règle, un orateur a décrété que « personne n’a de plan pour l’après-Révolution » alors qu’un autre a pris sur lui d’affirmer que « le gouvernement de transition n’a pas la légitimité d’élaborer la stratégie de développement régional et qu’il ferait mieux de laisser cette charge au gouvernement qui sera issu de la prochaine assemblée constituante ».

Le fait est cependant que même si la stratégie proposée ne semble pas dûment concertée dans tous ses compartiments, elle ne s’en signale pas moins par un attelage d’axes et d’approches qui ont, par bien des côtés, vocation à servir de cadre pour des mécanismes dont les régions défavorisées pourraient tirer un bénéfice partagé. Car, l’obligation ardente qui la guide est cette nécessité devenue impérieuse de doter ces régions de tous les attributs de développement accordés jusqu’ici aux régions côtières , et surtout de les  arrimer  sans plus tarder à une nouvelle architecture de développement où l’emploi aura la priorité la plus absolue et les infrastructures auront la place idoine pour les désenclaver en termes de croissance et d’investissement.

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