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La ville de Kairouan a abrité, samedi 25 février 2017, la première conférence périodique des directeurs régionaux du développement, dont les travaux ont été présidés par le ministre de Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkefi.
Le ministre a souligné à cette occasion l’impératif d’examiner les moyens susceptibles de consolider les actions de développement dans les régions.
Un aperçu sur les missions des directions régionales et les difficultés et obstacles auxquels elles sont confrontées ont été exposés à cette occasion, outre les différents problèmes posés dont la coordination entre les autorités régionales et les directions centrales, la structuration, l’absence de cadre juridique régissant les relations entre les directions régionales de développement et les directions sectorielles ainsi que les perspectives professionnelles limitées par rapport à l’administration centrale.
Les participants ont évoqué aussi, les ressources humaines insuffisantes et les conditions de travail insatisfaisantes, en matière logistique, insistant sur l’importance et la nécessité de garantir des opportunités de formation à l’intérieur et à l’extérieur du pays, surtout avec l’instauration de la décentralisation dans l’action de développement. Ils se également interrogés à propos, de la nouvelle loi de l’investissement et ses dispositions.
Abdelkefi a indiqué la détermination du département à trouver les solutions adéquates aux différentes problématiques ainsi qu’à prendre en considération les suggestions proposées, appelant toutes les parties à poursuivre les efforts pour réaliser le développement des régions.

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Les habitants d’El Bradâa, dans la délégation de Ksour Essef, poursuivent leur mouvement de protestation pour la deuxième journée consécutive, provoquant ainsi la fermeture des routes et la paralysie totale de la région en question.

Selon Jawhara fm, les protestataires ont déclaré depuis le jeudi 23 février une désobéissance civile ouverte, revendiquant leur droit au développement et à l’emploi et dénonçant l’absence de réaction de la part des autorités locales, régionales et nationales face à « leurs demandes légitimes ».

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Le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a présidé ce mercredi une réunion de travail tenue au Palais de Carthage et consacrée au suivi des projets qui ont été annoncés dans le cadre de l’initiative du président de la République en faveur du développement et de l’emploi, nous apprend un communiqué rendu public par la Présidence de la République.

Ces projets qui ont été dévoilés lors d’une rencontre qui a eu lieu le 25 novembre 2016 entre le président de la République et une délégation d’investisseurs permettront de créer 50 mille emplois directs et indirects dans 14 régions intérieures avec un volume d’investissement de 1500MD. Ils concerneront le secteur des industries agro-alimentaires, les pièces détachées de véhicules, les industries chimiques, la technologie, l’agriculture et les énergies renouvelables.

Dans le cadre du suivi de l’avancement des travaux, on signale que :

Trois projets d’une valeur de 120MD ont entamé la production.

Les travaux de cinq projets d’une valeur de 264 MD se sont accélérés…

Le président de la République a, dans ce contexte,  appelé à la nécessité de créer une coordination avec tous les ministères concernés, a ajouté la même source.

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L’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union Bancaire pour le Commerce et l’Industrie (UBCI), ont signé, mardi 14 février 2017, une ligne de crédit de 15 M€, indique un communiqué de la Banque.

La ligne de crédit SUNREF, le « label finance vert » de l’AFD, a vocation à soutenir l’UBCI dans ses activités de prêteur à moyen et long terme en faveur d’investissements portés par des entreprises tunisiennes en matière de maîtrise de l’énergie, d’efficacité énergétique, de valorisation des déchets et de réduction des pollutions atmosphériques, hydriques et solides.

Le programme SUNREF se donne ainsi pour ambition de soutenir la transition de l’économie tunisienne vers un modèle plus sobre en carbone et moins polluant. Les objectifs spécifiques du programme sont d’accompagner la démarche d’institutions financières et de partenaires tunisiens qui souhaitent financer des investissements de maîtrise de l’énergie et de réduction de la pollution, de contribuer à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de renforcer la compétitivité du secteur industriel.

Pour Gilles Chausse, directeur de l’AFD Tunisie, ce prêt s’inscrit dans le cadre des engagements pris par le Groupe AFD lors de la conférence Tunisia 2020 de consacrer 200 M€ au soutien de la Tunisie et notamment des acteurs privés tunisiens. Il vient renforcer le partenariat de longue date entre l’UBCI et le Groupe AFD. Il participe au soutien financier de l’AFD à l’axe « Economie verte, pilier du développement durable », promu par le nouveau plan quinquennal tunisien.

Selon Pierre Bérégovoy, Directeur général UBCI, ce financement témoigne de la volonté de l’UBCI de renforcer son accompagnement des entreprises tunisiennes en faveur d’une économie verte et s’inscrit dans le cadre de son engagement fort en faveur du développement du tissu économique tunisien. M. Bérégovoy souligne également que ce type d’opérations s’inscrit dans le cadre d’une politique de partenariats solides entre l’UBCI et les organismes internationaux qui soutiennent le développement de l’économie tunisienne et affirme que d’autres partenariats en faveur des entreprises clientes de l’UBCI, seront annoncés courant les semaines à venir.

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L’année 2016 a été caractérisée par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 64.6% avec 2093.2 MD contre 1271.7 MD lors de l’année 2015. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 48.5% à 54.8% durant l’année 2016. Ont indiqué les derniers chiffres rendus publics par l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).
L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat de Kairouan, Siliana, Jendouba, Kef, Gafsa, Béja.

Le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 252 (pour un investissement total de 445.8 MD) à 215 projets (pour un investissement total de 364.9 MD) durant l’année 2016. Ces projets vont permettre la création de 5649 postes d’emplois, contre 5246 postes d’emplois durant l’année 2015. La prime d’investissement accordée a atteint 50.7 MD contre 50.0 MD lors de l’année 2015, soit une hausse de 1.4%.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré ce mardi 31 janvier que la précarité de la situation du pays, notamment en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, n’a pas permis d’améliorer les indices de développement et le lancement de réformes structurelles visant la promotion de l’économie nationale.

Il a ajouté lors de la conférence nationale sur les réformes de la sécurité sociale que ce genre d’obstacle n’a pas empêché le GUN de fournir plus d’efforts afin de sortir de l’ornière. Il a affirmé que son gouvernement a commencé à concrétiser une batterie de mesures prioritaires dont notamment la lutte contre la pauvreté et la réforme du régime social.

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Huit délégations au gouvernorat de Gabès vont bénéficier de la troisième tranche du programme de développement intégré, initié par le ministère du développement et de l’investissement, rapporte l’agence Tap.
Il s’agit des délégations de Gabès-ville, Gabès-sud, Gabès-ouest, Metouia, Ghannouch, Menzel Lahbib, Matmata et Dkhilet Toujane.
Un projet de développement intégré sera réalisé dans chacune de ces délégations, avec un coût de 10 millions de dinars, selon un document sur les composantes du programme.
L’ensemble de ces projets va créer une dynamique économique dans la région, promouvoir l’emploi et renforcer les indicateurs du développement.
Le gouvernorat de Gabès avait déja bénéficié de trois projets intégrés dans le cadre de la première tranche du programme au profit des délégations de Mareth, El Hamma et Nouvelle Matmata.

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Futur retraité de la politique peut-être (le président français, François Hollande, ne briguera pas un second mandat en 2017), mais généreux, sans aucun doute ! En effet Hollande a surpris son monde en déclarant que la France va quasiment tripler son aide publique au développement (APD) en direction des pays africains sur les cinq prochaines années. C’était à l’ouverture du sommet Afrique-France, qui a été organisé à Bamako le week-end dernier (13 et 14 janvier 2017).

«Je veux dire aujourd’hui que l’aide au développement de la France passera à 23 milliards d’euros pour les 5 prochaines années», a affirmé Hollande, cité par Alerte Info.

Il est vrai que la France, avec ses 8,1 milliards d’euros d’aide publique, fait pâle figure et n’occupe que la 5ème position mondiale dans ce segment, après les USA, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Japon. Pour une ancienne grande puissance coloniale, et dont le niveau de développement doit beaucoup aux ressources prélevées en Afrique notamment, ce classement fait tache. Paris aurait donc décidé de rectifier le tir… ou plutôt une anomalie. On dit « aurait » parce que cela dépend aussi du successeur de Hollande à l’Elysée. Si c’est un candidat de la droite ou de l’extrême droite, comme tous les sondages le président, cela va sans dire que ce sera une toute autre histoire en matière d’aide au développement…

Dans le détail, c’est l’Afrique, notamment la partie subsaharienne, qui capte 45% de l’aide française. D’après les données de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), publiées par Le Monde, la Côte d’Ivoire, avec ses 2,29 milliards d’euros, est la première bénéficiaire du continent de l’APD française. Vient ensuite le Sénégal, mais très loin derrière avec 970 millions d’euros, puis, étrangement, un pays anglophone : l’Afrique du Sud, 827,5 millions d’euros.

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1700 agents administratifs bénéficient actuellement de sessions de formation organisées par le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance. L’annonce en a été faite ce mercredi par la directrice générale de la Formation et du Perfectionnement des Compétences Khaoula Labidi au nom de ce département.

Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, elle a précisé que plusieurs secteurs ont été ciblés à commencer par les recettes des finances et les paieries régionales, les caisses sociales (CNRPS, CNSS, CNAM), et les services de santé (les hôpitaux et centres de santé de base). S’y ajoutent  les bureaux de la Poste, les services de l’état civil, de légalisation de signature et des copies conformes à l’original des municipalités, les agents des délégations ayant une relation directe avec les citoyens ainsi que les bureaux des relations avec les citoyens des gouvernorats et certaines communes.

« Ces 41 sessions de formation couvrant les 24 gouvernorats, font partie d’un programme national de développement des compétences, d’accueil et de communication dans les services publics. Il s’agit d’améliorer le rendement des services administratifs tout en fournissant des prestations de qualité aux citoyens ayant beaucoup souffert de nombreuses complications dans les procédures bureaucratiques », a-t-elle expliqué.

« Ce programme national vise à promouvoir la fonction d’accueil eu égard à son rôle dans l’amélioration de l’image de l’administration et étant donné qu’elle représente un préalable pour la réconciliation entre l’administration et ses usagers », a-t-elle encore précisé.

L’administration n’a pas réussi à changer son image

Pour Labidi, il s’agit d’une démarche importante voire cruciale dans cette phase où l’administration n’a pas réussi à changer son image auprès du public, notamment le citoyen et l’investisseur.

Mais pourquoi ? Ceci est dû principalement au fait que l’administration a mis l’accent sur la réforme des services et des procédures administratives internes aux dépens de l’accueil, qui représente le premier point de contact entre le visiteur et l’administration, a-t-elle répondu.

A la fin de cette première phase qui a commencé le 8 décembre et s’achèvera le 4 mars prochain, un colloque d’évaluation dudit programme sera tenu avec la participation des services concernés.

S’agissant du budget accordé à ce programme pilote, elle a indiqué  que les secteurs ciblés ont contribué à son financement.

Bientôt, une formation en ligne au profit de 630 mille fonctionnaires

Suite à l’engouement qu’a connu ce programme national de formation auprès des agents publics et le succès enregistré au niveau du développement de leurs compétences, le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance a choisi ainsi de lancer un autre programme de formation. Il s’agit de la formation en ligne.

« Notre but est de généraliser la formation, en adoptant les nouvelles technologies, à tous les fonctionnaires et dans toutes les régions sans discrimination ni exclusion », a indiqué Khaoula Labidi mettant l’accent sur les demandes élevées des fonctionnaires désireux de suivre ces formations, particulièrement ceux travaillant dans les régions intérieures où le nombre des bénéficiaires des formations reste très limitée pour des raisons logistiques et pédagogiques.

La réforme de l’administration, une obligation

Ce programme de formation vient à point nommé alors u’administration coute de plus en plus cher au contribuable tunisien tandis que la qualité de ses services n’a cessé de régresser. Chiffre à l’appui : la masse salariale est passée de 6500 à 13000 millions de dinars au cours de ces quatre dernières années.

Face à ce constat, le département de la Fonction Publique et de la Gouvernance a souligné la nécessité de passer à la réforme, essentiellement basée sur un changement comportemental des agents et des fonctionnaires. C’est logique surtout que toutes réformes économiques et politiques ne pourraient se faire sans passer par une réforme de l’administration, selon les propos du ministre, Abid Briki.

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Dans une conjoncture délicate marquée essentiellement par une recrudescence du chômage et un ralentissement de la croissance économique, l’attraction des talents féminins demeure un impératif et même une condition sine qua none pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises tunisiennes, mais aussi pour la garantie du développement escompté. 
C’est important dans la mesure où la réalité démontre une faible participation économique de la femme. Les récents résultats de l’étude réalisée par l’IACE sur les « Mesures et bonnes pratiques de diversité des genres dans les entreprises tunisiennes » viennent confirmer ce problème.
En effet, 86% des entreprises tunisiennes n’incarnent pas le principe d’égalité des chances femme-homme dans l’accès aux promotions.
Élaborée par l’IACE en coordination avec le GIZ dans le cadre du programme régional « Intégration économique des femmes dans la région MENA », l’étude démontre aussi que 68% des sondés pensent que les équipes mixtes (femmes/hommes) n’obtiennent pas de meilleurs résultats que les équipes non-mixtes.
Toujours selon la même enquête, 79% des entreprises n’ont pas pris des initiatives visant à encourager le recrutement des femmes.
Dans le même contexte, la présence de femmes à la tête des entreprises reste minime. Selon les chiffres présentés par cette étude, seulement 12% des femmes ont un statut de chef d’entreprise. De même, 37% sont présentes dans les conseils d’administration contre 63% pour les hommes.
Un impératif économique…
Partant de ce constat, la diversité des genres demeure un impératif économique. Pour le président de l’IACE, Ahmed Bouzgenda, il s’agit d’un principe certes éthique et politique mais il s’affirme indubitablement et de plus en plus comme un principe économique ».
Intervenant lors de la tenue de la première édition du forum de la diversité, le responsable a mis l’accent sur la participation des femmes au marché du travail et même à des activités rémunératrices, car elles stimulent la croissance économique et son effet sur la société, selon ses dires. 
« Les entreprises comptant des femmes parmi leurs directeurs ou leurs cadres supérieurs ont une production plus élevée que celle des entreprises qui ne comptent pas de femmes », a précisé le responsable. 
Et de constater : « Les progrès s’avèrent plus rapides et ont une plus grande portée dans les pays et les entreprises qui favorisent l’égalité des genres. A titre d’exemple, le Rwanda, considéré comme un pays en forte expansion économique, se classe en cinquième position, avec un score de 0.8, tout juste après la Suède et la Norvège, d’après le Global Gender Gap Index 2016 du World Economic Forum. Or, la Tunisie n’est qu’à la 126ème place ».
Cet avis est partagé par le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi, qui a mis l’accent sur les progrès accomplis par la Tunisie en matière de diversité des genres, s’appuyant sur certains textes, notamment le décret présidentiel numéro 2016-1 du 12 janvier 2016 portant création d’un conseil des pairs pour l’égalité et l’équivalence des chances entre les femmes et les hommes.
Pour Rajhi, la diversité des genres est un facteur déterminant pour la réalisation de la croissance potentielle qui a besoin de main d’œuvre qualifiée. A ce niveau, une grande partie de ces nouveaux postes pourrait être occupée par les femmes, qui pourront apporter à l’entreprise plus de force et de performance.
La diversité ne deviendra jamais une réalité si…
Pour de nombreux observateurs, la mise en place de la diversité reste tributaire d’une volonté de la part des leaders ou encore d’un plan d’action pour changer les mentalités.
C’est important pour un pays qui se trouve aujourd’hui face à un tournant critique, d’autant plus que depuis 2011, la crise économique qui a suivi le printemps arabe a aggravé la situation. Et pourtant, la Tunisie mise sur la réalisation d’un taux de croissance minimal de 4% au cours du prochain quinquennat, tout en réduisant le chômage à moins de 12% et ce, par la création de 400 mille nouveaux postes d’emplois à forte valeur ajoutée, en employant de la main d’œuvre qualifiée.
D’où le rôle des entreprises tunisiennes qui devront adopter les bonnes pratiques de diversité des genres au niveau du recrutement, de la rétention et de l’avancement de carrière pour être attractives vis-à-vis des femmes.
Pour y parvenir, une journée de sensibilisation sera organisée le 22 février 2017 pour mettre l’accent sur la nécessité d’instaurer une dynamique favorable à la mixité au sein du tissu économique.

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La plateforme « Tunisia Trading » est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme « Tunisia Trading » plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

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Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria se sont mis d’accord, le samedi 3 décembre 2016, pour mettre à l’étude la construction d’un gazoduc régional, appelé à relier les ressources gazières du Nigeria au Maroc à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, et qui pourra, ultérieurement, approvisionner le marché européen.

La cérémonie de lancement du projet de réalisation du futur gazoduc a été présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République Fédérale du Nigeria, SEM. Muhammadu Buhari. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral chargé de suivre cet important projet.

Le futur gazoduc traversera 11 pays ouest africains, en l’occurrence le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau , la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, et permettra l’alimentation de tous ces pays en énergie.

Conçu comme projet destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera réalisé avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, et d’améliorer la compétitivité des exportations, et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles largement disponibles pour les marchés nationaux et internationaux.

Premier du genre, ce projet gigantesque permettra aussi d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles disponibles pour les marchés nationaux et internationaux. Cette plate-forme de coopération Sud-Sud placera toute cette zone sur le chemin d’une croissance plus forte profitant des complémentarités et des synergies durables fondées sur des approches inclusives. Il signe ainsi l’avènement d’une véritable coopération stratégique en Afrique.

Pour assurer la réussite de ce projet d’envergure, le Nigeria et le Maroc ont décidé de joindre leurs efforts et de coopérer étroitement, à travers leurs fonds souverains respectifs, Nigeria Sovereign Investment Authority et Ithmar Al Mawarid (ITHMAR CAPITAL).

Il est à rappeler que ce partenariat inédit entre les deux fonds souverains renforce l’initiative créant le « Green Growth Infrastructure Gacility for Africa » (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain, lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre en marge de la COP 22 à Marrakech. Ce fonds vert a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte.

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La sixième édition de la Journée tuniso-allemande de l’énergie a eu lieu hier mercredi 14 décembre 2016 à Tunis, dans le cadre du partenariat tuniso-allemand sur l’énergie, sous thème « La deuxième phase de la transition énergétique».

Il s’agit d’une coopération multidimensionnelle, surtout que l’Allemagne se prépare à formuler son appui à l’interconnexion électrique de la Tunisie avec l’Europe, a indiqué la ministre des Mines et de l’Energie, Héla Cheikhrouhou.

Lors de son discours d’intervention, elle a mis l’accent sur ce projet structurant permettant d’éviter certains investissements couteux dans les nouvelles générations, mais aussi de maximiser l’efficacité énergétique de la Tunisie.

Cette étape est importante, selon la ministre, car la transition énergétique n’est pas seulement un défi consistant à produire l’électricité avec les moindres couts, mais aussi à garantir une électricité durable qui prendra en considération un autre engagement, celui de la création d’emplois et de richesses, toujours selon ses dires.

Mais comment atteindre cet équilibre ? D’après la ministre, la mise en place à grande échelle de la génération électrique à travers le renouvelable se fera à travers deux genres de projets. « Des projets qui continuent à être mis en œuvre par la Steg à hauteur de 350 mégawatt et 600 mégawatt produits par le secteur privé », a précisé la responsable.

Cet avis est partagé par l’ancien ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la coordination et des affaires économiques, Nidhal Ouerfelli, qui a signalé que la transition énergétique est un facteur déterminant pour la transition économique.

« Cette transition jouera un rôle stratégique pour répondre aux nouveaux besoins post-révolutionnaires des citoyens tunisiens, à savoir l’amélioration durable de la qualité de vie, la création d’emplois et le développement des régions les moins favorisées », a-t-il relevé.

Pour Ouerfelli, la réalisation de cet objectif passera par la transformation du système énergétique sur la base de deux actions prioritaires : le renforcement de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.

Pour y parvenir, cette transition est invitée à se construire collectivement, en impliquant largement l’ensemble des parties prenantes tout en consolidant une réelle coopération avec les partenaires.

Une transition appuyée par l’Allemagne

Ce défi semble facile à réaliser, surtout que l’Allemagne est en train de s’impliquer dans la deuxième phase de la Transition énergétique après celle consistant à assurer le développement technologique par le déploiement massif à travers le tarif d’achat.

A ce niveau, l’Allemagne est disposée à accompagner la Tunisie dans ce processus et à la soutenir sur ce chemin grâce à une expertise éprouvée, a de son côté annoncé Andreas Reinicke, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne.

Pour le diplomate, il s’agit d’une étape primordiale pour un pays disposant d’un énorme potentiel, mais qui se trouve encore face à un besoin urgent de développer davantage les énergies renouvelables.

« L’Allemagne est maintenant entrée dans la deuxième phase de la Transition énergétique : dans cette étape, le principal défi est l’intégration des énergies renouvelables dans le système et le marché, et c’est pour cette raison que le secteur de l’énergie représente l’un des axes principaux de notre coopération visant le développement du marché solaire en Tunisie », a dit l’ambassadeur.

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Gilles Bonnenfant, président d’Eurogroup Consulting, qui aide le gouvernement tunisien à peaufiner ses orientations stratégiques et qui a participé à la Conférence internationale sur l’investissement, a confié à Jeune Afrique son sentiment sur les enjeux actuels et le devenir de la Tunisie. « Les gouvernements étrangers, les bailleurs de fonds et les instances internationales étaient là et ont accompagné leur présence d’annonces. Maintenant, il faut agir. Les opérateurs internationaux et tunisiens disent très clairement que le temps de l’action est venu. De par leurs déclarations, les responsables politiques semblent avoir pris conscience de cet impératif. La vraie question, finalement, n’est ni le financement, puisqu’il est là, ni la capacité d’agir, puisqu’elle existe, mais les choix à opérer ; car choisir, c’est renoncer », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Il va falloir mettre en œuvre un certain nombre de programmes, mais on ne pourra évidemment pas construire quatre ou cinq ports en eau profonde ni créer des plateaux logistiques partout, même s’il est primordial de s’occuper des régions. Il y aura forcément plus d’agricole que de numérique ou d’industriel, selon les zones. Un panachage dont doit émerger un équilibre, sachant que le gouvernement tunisien et tous les investisseurs ont des obligations de résultat à court et à moyen terme (…). Mais la productivité est trop basse. Il suffirait de pas grand-chose pour que le ratio coût global du travail-efficacité devienne très performant par rapport à certains pays concurrents, comme le Maroc, où la surenchère sociale constitue un risque pour les entreprises puisqu’elles sont contraintes de se disputer des collaborateurs qualifiés, alors que le vivier de compétences tunisien est très fourni et assorti d’un coût raisonnable. Il y a là une fenêtre d’opportunité essentielle pour la Tunisie, notamment dans l’industrie automobile et aéronautique ».

Enfin M. Bonnenfant a indiqué : « Si le Maghreb intégré voyait le jour, il constituerait une plateforme à fort potentiel pour ses citoyens. Il faudrait que les pays concernés évaluent les coûts de ce non-Maghreb et les pertes phénoménales qu’il induit. Comparaison n’est pas raison, mais la Tunisie, à partir de la démocratie qui se met en place, pourrait devenir la Suisse du Maghreb et jouer un rôle de passerelle pour un bassin de 90 millions d’habitants. Les prémices d’une telle destinée sont là, en germe ».

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Le Président, son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, et le gouvernement du Burkina Faso, sont parvenus à mobiliser environ 28 milliards d’euros (soit 18 500 milliards de francs CFA) dans le cadre de la conférence des partenaires pour le financement du PNDES.

Plus de 350 personnes ont assisté à la première journée de la conférence pour le financement du programme national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) qui a réuni ce mercredi 7 décembre à Paris l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers. Lors de cet événement organisé par le gouvernement burkinabè avec l’appui de la Banque mondiale, les partenaires ont réaffirmé leur confiance dans le pays et se sont pleinement engagés à soutenir le gouvernement dans la mise en oeuvre du PNDES dont ils ont souligné la pertinence. Les partenaires du secteur public ont annoncé un montant de 12,2 milliards d’euros (soit 8 000 milliards de francs CFA).

Plus de 800 investisseurs venus du monde entier participent à la seconde journée consacrée au secteur privé, ce jeudi 8 décembre. 80 projets structurants ont été présentés aux opérateurs économiques. Des intentions de financement d’un montant d’environ 16 milliards d’euros (soit 10 500 milliards de francs CFA) ont été annoncées dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des TICs, etc.

L’Etat finance à hauteur de 15 milliards d’euros la mise en oeuvre du PNDES dont le coût global est évalué à près de 23,5 milliards d’euros (soit 15 395 milliards de francs CFA). Un financement complémentaire de 8,5 milliards d’euros, soit 5 570 milliards de francs CFA, était requis.

Élaboré à l’issue d’un processus participatif et inclusif, le PNDES est le cadre d’orientation du développement économique et social du Burkina Faso pour la période 2016-2020, fondé sur le programme présidentiel, la vision Burkina 2025 et les agendas internationaux de développement durable.

Le Président Roch Marc Christian Kaboré a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture « votre mobilisation témoigne de l’engagement de la communauté des partenaires du Burkina Faso à soutenir continûment les efforts que déploie le Gouvernement pour assurer un mieux-être aux populations burkinabè. Merci pour votre participation effective, signe de votre intérêt pour le développement de mon pays ».

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba a déclaré « J’ai souhaité que cette conférence soit un cadre de partenariat, un cadre d’engagements réciproques et un partenariat nouveau pour mettre notre pays sur un sentier de croissance durable et fort. Je souhaite que ce qui a été fait aujourd’hui soit le début d’un partenariat plus solide. »

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique a déclaré : « Le Groupe de la Banque mondiale, premier partenaire du Burkina, a mobilisé un financement de 3,8 milliards de dollars pour accompagner la mise en œuvre du plan national de développement. Ce montant exceptionnel est à la hauteur de l’ambition affichée par les autorités d’engager des réformes en profondeur qui permettront de poursuivre la diversification de l’économie et de créer des emplois en faveur des jeunes et des femmes. »

Extraits d’interventions

Matthias Fekl, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger : « Le PNDES apporte les bonnes réponses aux défis immédiats et à plus long terme, sur les questions d’environnement ou d’urbanisation. »

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie : « C’est une conférence qui marquera le départ du nouveau Faso […] Le Burkina Faso ne vient pas les mains vides mais avec un Plan solide et crédible. »

Andrew Young, ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso : « Now more than ever, Burkina Faso is open for business. » Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO a souligné « l’effort remarquable de financement de la part du Burkina Faso […] Je reste convaincu que l’environnement des affaires est propice aux investissements. »

Tosi Mpanu-Mpanu, administrateur du Fonds vert de l’ONU : « Le Burkina Faso devrait servir d’exemple aux autres pays de la sous-région. Il ne se présente pas en victime du réchauffement climatique et veut transformer les contraintes en opportunités. »

Metsi Makhetha, coordinatrice du Système Nations Unies au Burkina Faso, a déclaré : « Pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, le Burkina Faso est choisi comme pays pilote pour « sustaining peace » (…) Le Burkina Faso a démontré sa capacité  à protéger sa démocratie, sa capacité à vouloir créer les conditions afin que le PNDES soit mis en œuvre dans un cadre de dialogue social. C’est en cela que le terme de sustaining peace trouve sa raison d’être. »

A propos du PNDES

Le PNDES traduit au niveau global et sectoriel les priorités nationales durant le mandat du Président R.M.C. Kaboré. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie et vise à améliorer les conditions de vie des Burkinabè grâce à une croissance forte, inclusive et durable. L’objectif d’ici 2020 est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7% et de créer 50 000 emplois par an.

Le PNDES s’articule autour de trois axes stratégiques : « réformer les institutions et moderniser l’administration », « développer le capital humain », « dynamiser les secteurs-porteurs pour l’économie et les emplois ».

La stratégie de financement retenue pour la mise en oeuvre du PNDES repose sur une approche multipartenariale qui associe tous les acteurs tant publics que privés. Plus d’informations sur : www.conferenceburkina2016.gov.bf

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70 entreprises tunisiennes vont bénéficier du programme d’entrepreneuriat vert de SwitchMed, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

Lors d’une rencontre organisée ce vendredi 2 décembre, le ministre a mis l’accent sur ce programme pilote qui vise à accompagner l’internationalisation des startups et PME tunisiennes.

« Ce programme revêt une importance particulière, venant à un moment opportun où la Tunisie fait face à plusieurs défis », a ajouté le ministre, faisant savoir que le projet est bénéfique sur le plan économique et qu’il permettra à l’entreprise d’optimiser son processus de gestion. Il aura aussi un impact sur le plan écologique, notamment dans la gestion des déchets.

C’est important dans la mesure où la Tunisie s’oriente vers l’économie verte, considérée comme une opportunité de taille pour la Tunisie, confrontée à deux problèmes majeurs, à savoir le chômage des jeunes diplômés et des modes de développement axés, jusqu’à présent, sur une exploitation excessive du capital nature, a encore argué le ministre. Et d’ajouter : « cette approche vient apporter une réponse à ces deux problématiques majeures et offre la possibilité de concevoir de nouveaux métiers respectueux de l’environnement à faible consommation de matières premières et à faible impact sur l’environnement ».

Vers l’internationalisation des PMEs

D’où l’importance de ce programme basé essentiellement sur des activités de réseautage qui contribue au renforcement de l’internationalisation des stratups et des PME tunisiennes, mais aussi d’autres installées dans la région sud-méditerranéenne et ce, à travers l’amélioration de leur capacité à gérer l’innovation, l’efficacité des ressources, a relevé Jean-Claude Plana, représentant de l’ONUDI à Tunis.

Selon lui, ces actions sont mises en œuvre par l’ONUDI dans quatre pays – la Tunisie, l’Egypte, le Maroc et le Liban – en développant le partenariat commercial et industriel entre les entreprises locales et les entreprises éco-innovantes de l’UE. L’objectif est de dynamiser le partenariat commercial et industriel entre les entreprises européennes opérant dans le secteur de l’éco-innovation et leurs homologues tunisiennes et ce, grâce à une série de solutions pertinentes et commercialisables, mises au point dans le cadre des programmes européens «Eco Innovation Programme», «Best Life Environment», «European Business Award» et «Innovation SEED Initiative».

Pour le cas de la Tunisie, 14 porteurs européens de projets éco-innovants ont saisi l’occasion pour présenter au cours de la rencontre organisée aujourd’hui leur solutions aux professionnels et aux industriels tunisiens.

La portée du partenariat SwitchMed

D’après le chef de projet, Roberta de Palma, il s’agit d’une initiative importante, surtout que les industries participant au SwitchMed BtoB de l’ONUDI peuvent bénéficier de plusieurs avantages, à commencer par la mise en place d’une coopération technique avec les fournisseurs éco-innovants et respectueux de l’environnement dans l’industrie nationale et ce, conformément aux normes environnementales internationales de manière à accéder à de nouveaux marchés.

Parmi les autres avantages, la responsable a mis l’accent sur l’importance de l’amélioration de la productivité, tout en réduisant les couts d’exploitation et optimisant les investissements.

Dans le même contexte, elle a ajouté que ce projet permettra aussi de garantir un approvisionnement à long terme des facteurs de production pour atténuer les effets des perturbations et de la volatilité des prix des matières premières, tout en améliorant les relations avec les parties prenantes (investisseurs, banques, organismes de réglementation, communautés locales et associations de consommateurs).

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La nouvelle stratégie de l’administration électronique, « Smart Gov 2020 », vient d’être dévoilée.

Financé par la BAD à hauteur de 500 millions de dinars, ce dispositif est s’articule autour de 5 principaux axes, a indiqué le ministre des Technologies de l’information et de l’Economie numérique, Anouar Maarouf, lors d’une conférence organisée à cette occasion.

Selon ses dires, le premier axe vise la réingénierie des processus administratifs au service des citoyens. Le deuxième axe concerne les programmes comportant les différents systèmes d’information de l’administration et tout ce qui a trait à la circulation de l’information entre les différentes administrations, comme la gestion électronique de la correspondance.

Le troisième axe cible la réforme des systèmes d’information de tous les secteurs pour pouvoir intégrer le système de l’administration électronique, alors que le quatrième axe est lié aux nouveaux services que fourniront l’administration électronique au citoyen. Le dernier axe touche bien évidement l’Open-gov, qui permettra à la Tunisie de grimper sur l’échelle des principales destinations pour l’investissement.

Une administration zéro papier d’ici 2020

A travers ce projet, la Tunisie ambitionne de digitaliser l’administration tunisienne à travers l’E-service avec un objectif de « zéro papier » d’ici 2020, a ajouté le ministre. Il a mis l’accent sur les efforts déployés à ce niveau et qui visent à éradiquer la complexité et la lenteur des procédures administratives actuelles favorisant certaines formes de corruption.

Comment ? A travers une administration performante et ouverte, en fournissant des services accessibles, simples et de haute qualité aux citoyens et aux entreprises, a répondu le ministre.

Vers la concrétisation des projets de développement

Cet avis est partagé par son collègue Abid Briki, qui a saisi cette occasion pour insister sur cette politique. Car, la réforme de l’administration tunisienne et sa modernisation deviennent de plus en plus une exigence et une étape importante pour entamer les grandes réformes. « Les objectifs du plan quinquennal de développement 2016-2020 ne pourront jamais être atteints sans la modernisation de l’administration ou encore l’amélioration de son rendement en adoptant les nouvelles technologies de l’information », a assuré le ministre.

Comme justification, il a mis en avant la situation actuelle de l’administration qui ne favorise pas l’investissement et la réalisation des objectifs de la Tunisie post-révolutionnaire, surtout dans cette conjoncture économique marquée par un déficit budgétaire abyssal devant s’élever à 6 pc environ à fin 2016, accentué par l’aggravation de la dette publique, aux alentours de 64 pc du PIB, contre un peu plus de 40 pc seulement en 2010.

C’est important pour un gouvernement qui mise sur ces réformes en termes de gouvernance et d’intégrité et sur des législations censées faciliter les démarches administratives. Le but en est de permettre l’exécution des politiques de développement.

Ces réformes viennent à un moment opportun où la Tunisie tente de relancer son économie, stimuler la croissance et amorcer une nouvelle dynamique économique et ce, grâce à l’organisation de la conférence Tunisia 2020. Un évènement incontournable qui vient prouver la confiance accordée à la Tunisie, avec les nombreux engagements annoncés. Entre dons, aides et crédits, cette manifestation a permis d’engranger un montant total de financements de 34 milliards de dinars.

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Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdhari, a déclaré, ce mercredi 30 novembre 2016, lors d’un premier panel tenu, en marge de la Conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 », que la Tunisie dispose encore d’un énorme potentiel de développement dans plusieurs secteurs d’activités dont les services, l’automobile, les TIC, etc.

Il a, dans le même contexte, affirmé que le gouvernement d’union nationale (GUN) veut faire de l’économie et du développement une priorité : « On veut redonner l’espoir aux régions, regagner la confiance des investisseurs et remettre le pays sur les rails », a indiqué Laâdhari, estimant qu’il s’agit d’un énorme challenge.

En outre, le ministre a indiqué que « le gouvernement est confiant en les capacités du pays à rebondir et à transformer la transition politique en une réussite économique durable ».

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Pour briser le cycle de la crise qui secoue la Tunisie depuis 2011, certains regards se sont tournés vers les principes de l’économie et de la finance islamiques, promus comme un modèle éthiquement responsable, véritable alternative au modèle traditionnel.

Comme justifications, ils se sont appuyés sur les instruments dont dispose ce financement comme la Zakat, le Wakf, les produits bancaires islamiques, le Takaful           et les Sukuks, qui jouent un rôle fondamental en matière de développement économique.

L’expérience a déjà montré que la finance islamique a connu, ces derniers temps, un essor remarquable et ce, grâce à sa résistance à la crise financière que vit le monde depuis 2008. La base de ce succès revient, essentiellement, à une meilleure exploitation de ses outils, ce qui a conduit à la concrétisation du développement socio-économique.

C’est dans ce sens qu’une conférence internationale sur « Les Sukuks islamiques au service de l’emploi » s’est tenue ce lundi 28 novembre 2016.

Besoin de financement à moyen et long terme

« Les suskuks islamiques viennent à un moment opportun où les banques tunisiennes ont plus que jamais besoin du financement à moyen et long terme », a relevé le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari.

Lors de son discours d’intervention, il a considéré que les sukuks islamiques mobilisent l’argent au service du développement, faisant savoir qu’ils valorisent les actifs inutilisés pour qu’ils jouent un rôle dans la promotion de l’investissement, ce qui ne manquerait d’aider le pays à sortir de la crise économique et de résorber le déficit budgétaire dans le cadre d’une gestion rigoureuse des finances publiques, tout en mettant en place un marché secondaire.

C’est important dans la mesure où ce déficit du notamment à la régression de la croissance économique ainsi qu’à la dégradation des finances publiques et au tarissement des ressources budgétaires atteindra au moins 5,7% vers la fin de 2016 contre 3,9 % prévu, selon les estimations officielles.

Une telle prévision a poussé l’agence de notation financière américaine Moody’s à renvoyer la perspective à « négative », en avertissant que cette note pourrait prochainement passer en catégorie spéculative.

« Ces instruments peuvent être une source de financement pour les projets nationaux et gouvernementaux, notamment en ce qui concerne les projets d’infrastructure », a noté le gouverneur de la BCT, estimant que la pratique est très développée dans les grandes économies du monde comme la Chine. D’où il est temps, pour la Tunisie, de tirer profit des expériences étrangères.

Pour ce faire, la BCT multiplie les efforts afin de développer ce mode de financement. D’ailleurs, elle est dans la phase d’étude d’une demande pour la création d’une nouvelle banque islamique qui sera lancée par un Tunisien résidant à l’étranger, en partenariat avec des investisseurs étrangers.

Un outil de relance…

Cet avis est partagé par plusieurs participants à cette conférence. C’est le cas du PDG de la Banque Zitouna.

Selon ses déclarations, les sukuks se sont avérés être un instrument de la relance de l’économie tunisienne sur de nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse.« Cet instrument offre ainsi une bonne opportunité pour financer plusieurs projets, mais il s’agit aussi d’un outil pour relancer l’entrepreneuriat, considéré comme le seul moyen pour créer des emplois », a précisé le responsable, signalant que l’objectif recherché est d’attaquer frontalement le fléau qui ronge la société et l’économie tunisiennes, en l’occurrence le chômage, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur ».

Pour plusieurs observateurs, le marché du sukuk devrait continuer à se développer très rapidement de manière à s’adapter à l’économie moderne. La réalisation de cet objectif semble facile, surtout que la Tunisie a pris l’initiative d’instaurer des cadres législatifs et fiscaux favorables aux mécanismes de la finance islamique et mis en place une commission nationale pour développer le système législatif de l’industrie de la finance islamique dans toutes ses composantes (banques, fonds d’investissement et établissements d’assurance). D’importantes réalisations ont été faites dans ce domaine, notamment la loi relative aux Sukuks islamiques et la création d’un comité sectoriel des Sukuks issu du comité national de la finance islamique.

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Chédly Ayari n’est pas candidat à la présidence du gouvernement

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari a appelé, ce lundi 28 novembre 2016, à la mise en place d’un fonds régional-maghrébin visant le financement de l’infrastructure de base.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement sur « les sukuks islamiques au service de l’emploi », il a ajouté que la réalisation de cet objectif passerait par le recours aux sukuks islamiques comme étant un produit financier important pour le développement et la création de richesse.

 » Ce fond pourrait jouer un rôle considérable en finançant par exemple la logistique et les nouvelles technologies de l’information et de la communication », a t-il dit.

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INTERVIEW

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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