Tags Posts tagged with "Développement,"

Développement,

par -
0

1700 agents administratifs bénéficient actuellement de sessions de formation organisées par le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance. L’annonce en a été faite ce mercredi par la directrice générale de la Formation et du Perfectionnement des Compétences Khaoula Labidi au nom de ce département.

Dans une déclaration exclusive accordée à Africanmanager, elle a précisé que plusieurs secteurs ont été ciblés à commencer par les recettes des finances et les paieries régionales, les caisses sociales (CNRPS, CNSS, CNAM), et les services de santé (les hôpitaux et centres de santé de base). S’y ajoutent  les bureaux de la Poste, les services de l’état civil, de légalisation de signature et des copies conformes à l’original des municipalités, les agents des délégations ayant une relation directe avec les citoyens ainsi que les bureaux des relations avec les citoyens des gouvernorats et certaines communes.

« Ces 41 sessions de formation couvrant les 24 gouvernorats, font partie d’un programme national de développement des compétences, d’accueil et de communication dans les services publics. Il s’agit d’améliorer le rendement des services administratifs tout en fournissant des prestations de qualité aux citoyens ayant beaucoup souffert de nombreuses complications dans les procédures bureaucratiques », a-t-elle expliqué.

« Ce programme national vise à promouvoir la fonction d’accueil eu égard à son rôle dans l’amélioration de l’image de l’administration et étant donné qu’elle représente un préalable pour la réconciliation entre l’administration et ses usagers », a-t-elle encore précisé.

L’administration n’a pas réussi à changer son image

Pour Labidi, il s’agit d’une démarche importante voire cruciale dans cette phase où l’administration n’a pas réussi à changer son image auprès du public, notamment le citoyen et l’investisseur.

Mais pourquoi ? Ceci est dû principalement au fait que l’administration a mis l’accent sur la réforme des services et des procédures administratives internes aux dépens de l’accueil, qui représente le premier point de contact entre le visiteur et l’administration, a-t-elle répondu.

A la fin de cette première phase qui a commencé le 8 décembre et s’achèvera le 4 mars prochain, un colloque d’évaluation dudit programme sera tenu avec la participation des services concernés.

S’agissant du budget accordé à ce programme pilote, elle a indiqué  que les secteurs ciblés ont contribué à son financement.

Bientôt, une formation en ligne au profit de 630 mille fonctionnaires

Suite à l’engouement qu’a connu ce programme national de formation auprès des agents publics et le succès enregistré au niveau du développement de leurs compétences, le ministère de la Fonction publique et de la Gouvernance a choisi ainsi de lancer un autre programme de formation. Il s’agit de la formation en ligne.

« Notre but est de généraliser la formation, en adoptant les nouvelles technologies, à tous les fonctionnaires et dans toutes les régions sans discrimination ni exclusion », a indiqué Khaoula Labidi mettant l’accent sur les demandes élevées des fonctionnaires désireux de suivre ces formations, particulièrement ceux travaillant dans les régions intérieures où le nombre des bénéficiaires des formations reste très limitée pour des raisons logistiques et pédagogiques.

La réforme de l’administration, une obligation

Ce programme de formation vient à point nommé alors u’administration coute de plus en plus cher au contribuable tunisien tandis que la qualité de ses services n’a cessé de régresser. Chiffre à l’appui : la masse salariale est passée de 6500 à 13000 millions de dinars au cours de ces quatre dernières années.

Face à ce constat, le département de la Fonction Publique et de la Gouvernance a souligné la nécessité de passer à la réforme, essentiellement basée sur un changement comportemental des agents et des fonctionnaires. C’est logique surtout que toutes réformes économiques et politiques ne pourraient se faire sans passer par une réforme de l’administration, selon les propos du ministre, Abid Briki.

par -
0
Dans une conjoncture délicate marquée essentiellement par une recrudescence du chômage et un ralentissement de la croissance économique, l’attraction des talents féminins demeure un impératif et même une condition sine qua none pour l’amélioration de la compétitivité des entreprises tunisiennes, mais aussi pour la garantie du développement escompté. 
C’est important dans la mesure où la réalité démontre une faible participation économique de la femme. Les récents résultats de l’étude réalisée par l’IACE sur les « Mesures et bonnes pratiques de diversité des genres dans les entreprises tunisiennes » viennent confirmer ce problème.
En effet, 86% des entreprises tunisiennes n’incarnent pas le principe d’égalité des chances femme-homme dans l’accès aux promotions.
Élaborée par l’IACE en coordination avec le GIZ dans le cadre du programme régional « Intégration économique des femmes dans la région MENA », l’étude démontre aussi que 68% des sondés pensent que les équipes mixtes (femmes/hommes) n’obtiennent pas de meilleurs résultats que les équipes non-mixtes.
Toujours selon la même enquête, 79% des entreprises n’ont pas pris des initiatives visant à encourager le recrutement des femmes.
Dans le même contexte, la présence de femmes à la tête des entreprises reste minime. Selon les chiffres présentés par cette étude, seulement 12% des femmes ont un statut de chef d’entreprise. De même, 37% sont présentes dans les conseils d’administration contre 63% pour les hommes.
Un impératif économique…
Partant de ce constat, la diversité des genres demeure un impératif économique. Pour le président de l’IACE, Ahmed Bouzgenda, il s’agit d’un principe certes éthique et politique mais il s’affirme indubitablement et de plus en plus comme un principe économique ».
Intervenant lors de la tenue de la première édition du forum de la diversité, le responsable a mis l’accent sur la participation des femmes au marché du travail et même à des activités rémunératrices, car elles stimulent la croissance économique et son effet sur la société, selon ses dires. 
« Les entreprises comptant des femmes parmi leurs directeurs ou leurs cadres supérieurs ont une production plus élevée que celle des entreprises qui ne comptent pas de femmes », a précisé le responsable. 
Et de constater : « Les progrès s’avèrent plus rapides et ont une plus grande portée dans les pays et les entreprises qui favorisent l’égalité des genres. A titre d’exemple, le Rwanda, considéré comme un pays en forte expansion économique, se classe en cinquième position, avec un score de 0.8, tout juste après la Suède et la Norvège, d’après le Global Gender Gap Index 2016 du World Economic Forum. Or, la Tunisie n’est qu’à la 126ème place ».
Cet avis est partagé par le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, Taoufik Rajhi, qui a mis l’accent sur les progrès accomplis par la Tunisie en matière de diversité des genres, s’appuyant sur certains textes, notamment le décret présidentiel numéro 2016-1 du 12 janvier 2016 portant création d’un conseil des pairs pour l’égalité et l’équivalence des chances entre les femmes et les hommes.
Pour Rajhi, la diversité des genres est un facteur déterminant pour la réalisation de la croissance potentielle qui a besoin de main d’œuvre qualifiée. A ce niveau, une grande partie de ces nouveaux postes pourrait être occupée par les femmes, qui pourront apporter à l’entreprise plus de force et de performance.
La diversité ne deviendra jamais une réalité si…
Pour de nombreux observateurs, la mise en place de la diversité reste tributaire d’une volonté de la part des leaders ou encore d’un plan d’action pour changer les mentalités.
C’est important pour un pays qui se trouve aujourd’hui face à un tournant critique, d’autant plus que depuis 2011, la crise économique qui a suivi le printemps arabe a aggravé la situation. Et pourtant, la Tunisie mise sur la réalisation d’un taux de croissance minimal de 4% au cours du prochain quinquennat, tout en réduisant le chômage à moins de 12% et ce, par la création de 400 mille nouveaux postes d’emplois à forte valeur ajoutée, en employant de la main d’œuvre qualifiée.
D’où le rôle des entreprises tunisiennes qui devront adopter les bonnes pratiques de diversité des genres au niveau du recrutement, de la rétention et de l’avancement de carrière pour être attractives vis-à-vis des femmes.
Pour y parvenir, une journée de sensibilisation sera organisée le 22 février 2017 pour mettre l’accent sur la nécessité d’instaurer une dynamique favorable à la mixité au sein du tissu économique.

par -
0
La plateforme « Tunisia Trading » est actuellement dans une phase importante, celle de l’internalisation et de l’ouverture, notamment en direction des pays africains.
L’annonce a été faite par le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), Mounir Mouakher, lors de la journée d’information intitulée « l’Export : un levier incontournable pour le développement des entreprises tunisiennes », organisée hier jeudi 15 décembre.
Mounir Mouakhar, a précisé, à cette occasion, qu’il s’agit d’une démarche importante permettant aux entreprises adhérentes de bénéficier de nombreux avantages à même de leur faciliter l’accès à plusieurs marchés prometteurs. « Aussi, il est opportun de miser dans le futur sur un partenariat public/privé afin de conférer à la plateforme « Tunisia Trading » plus d’opportunités d’assurer sa pérennité et afin de lui permettre de renforcer ses capacités et ce, à travers la création d’une société », a-t-il ajouté.
«Tunisia Trading», considéré comme un réseau d’affaires en ligne (B2B) visant la mise en place d’un environnement favorable à la croissance des entreprises exportatrices tunisiennes, compte actuellement 3800 entreprises, 30 partenaires nationaux et internationaux.
Le chef du projet, Maher Ben Cedrine, s’est montré optimiste, faisant savoir qu’avec ce chiffre, ils ont réussi à atteindre 70 des objectifs fixés pour l’année en cours.
Dans le même contexte, il a tenu à préciser que cette plateforme multisectorielle a été conçue en six modules dont notamment le networking, la place de marché, les opportunités, les appels d’offre internationaux, les outils de communication et enfin l’espace financier offrant des comparateurs des produits financers (leasing, assurances et banques) et permettant de bénéficier d’informations sur les cours des devises, d’accéder à des simulateurs de crédits et d’avoir des raccourcis vers des services bancaires.
 
L’e-commerce, une opportunité à saisir
 
Cette initiative est bien appréciée par le gouvernement lequel, par la voix du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a assuré qu’il s’agit d’un projet concret qui peut avoir des résultats tangibles permettant aux entreprises de s’internationaliser.
« C’est une vraie opportunité qui va aider nos entreprises d’aller aux marchés traditionnels avec plus de présence et force, mais aussi de conquérir des nouveaux marchés lointains à savoir l’Afrique », a indiqué Laadhari lors de son discours d’intervention.
Pour lui, il s’agit d’une réelle opportunité à saisir, surtout dans un marché international en pleine expansion avec des transactions totalisant 5000 trillions de dollars.
Ce défi semble réalisable, surtout avec la confiance accordée au site Tunisie, a affirmé le ministre, s’appuyant sur la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement, qui s’est déroulée les 29 et 30 novembre à Tunis.
« On continue à avoir des annonces et des projets concrets prouvant qu’on a enclenché une belle dynamique pour la relance économique de la Tunisie», a encore avancé le ministre, annonçant que le Millennium Challenge Corporation (MCC) a accordé à la Tunisie une aide de 400 millions de dollars (922,8 millions de dinars selon le cours de ce matin) sur 4 ans.  « Il est important que tous les partenaires, notamment le secteur privé et les structures d’appui, se mobilisent pour cette réussite économique», a-t-il assuré.
Pour plusieurs observateurs, le développement du commerce électronique revêt une importance particulière dans une conjoncture marquée par l’aggravation du déficit commercial durant les 11 premiers mois de 2016, atteignant les 11.628 millions de dinars (MD), contre 11.230,6 MD au cours de la même période de 2015, pour un taux de couverture de 69,4%. Chose qui a beaucoup impacté le classement de la Tunisie. En effet, elle est classée au 73ème rang mondial sur les économies couvertes par l’indice de l’e-commerce de la Commission des Nations -Unies pour le commerce et le développement (CNUCED)
 

par -
0

Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria se sont mis d’accord, le samedi 3 décembre 2016, pour mettre à l’étude la construction d’un gazoduc régional, appelé à relier les ressources gazières du Nigeria au Maroc à travers plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, et qui pourra, ultérieurement, approvisionner le marché européen.

La cérémonie de lancement du projet de réalisation du futur gazoduc a été présidée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président de la République Fédérale du Nigeria, SEM. Muhammadu Buhari. Les deux Chefs d’Etat ont convenu de mettre en place un organe de coordination bilatéral chargé de suivre cet important projet.

Le futur gazoduc traversera 11 pays ouest africains, en l’occurrence le Bénin, le Togo, le Ghana, la Cote d’Ivoire, le Liberia, la Sierra Leone, la Guinée, la Guinée Bissau , la Gambie, le Sénégal et la Mauritanie, et permettra l’alimentation de tous ces pays en énergie.

Conçu comme projet destiné à favoriser l’intégration économique régionale, le pipeline sera réalisé avec la participation de toutes les parties prenantes, dans le but d’accélérer les projets d’électrification dans toute la région, servant ainsi de base pour la création d’un marché régional compétitif de l’électricité, susceptible d’être relié au marché européen de l’énergie, de développer des pôles industriels intégrés dans la sous-région dans des secteurs tels que l’industrie, l’agro-business et les engrais, afin d’attirer des capitaux étrangers, et d’améliorer la compétitivité des exportations, et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles largement disponibles pour les marchés nationaux et internationaux.

Premier du genre, ce projet gigantesque permettra aussi d’améliorer la compétitivité des exportations et de stimuler la transformation locale des ressources naturelles disponibles pour les marchés nationaux et internationaux. Cette plate-forme de coopération Sud-Sud placera toute cette zone sur le chemin d’une croissance plus forte profitant des complémentarités et des synergies durables fondées sur des approches inclusives. Il signe ainsi l’avènement d’une véritable coopération stratégique en Afrique.

Pour assurer la réussite de ce projet d’envergure, le Nigeria et le Maroc ont décidé de joindre leurs efforts et de coopérer étroitement, à travers leurs fonds souverains respectifs, Nigeria Sovereign Investment Authority et Ithmar Al Mawarid (ITHMAR CAPITAL).

Il est à rappeler que ce partenariat inédit entre les deux fonds souverains renforce l’initiative créant le « Green Growth Infrastructure Gacility for Africa » (GGIF for Africa), premier fonds d’investissement vert dédié au continent africain, lancé par la Banque Mondiale et Ithmar Capital lors du sommet de la finance qui s’est tenu le 16 novembre en marge de la COP 22 à Marrakech. Ce fonds vert a pour objectif de catalyser la transition de l’Afrique vers une économie verte.

par -
0

La sixième édition de la Journée tuniso-allemande de l’énergie a eu lieu hier mercredi 14 décembre 2016 à Tunis, dans le cadre du partenariat tuniso-allemand sur l’énergie, sous thème « La deuxième phase de la transition énergétique».

Il s’agit d’une coopération multidimensionnelle, surtout que l’Allemagne se prépare à formuler son appui à l’interconnexion électrique de la Tunisie avec l’Europe, a indiqué la ministre des Mines et de l’Energie, Héla Cheikhrouhou.

Lors de son discours d’intervention, elle a mis l’accent sur ce projet structurant permettant d’éviter certains investissements couteux dans les nouvelles générations, mais aussi de maximiser l’efficacité énergétique de la Tunisie.

Cette étape est importante, selon la ministre, car la transition énergétique n’est pas seulement un défi consistant à produire l’électricité avec les moindres couts, mais aussi à garantir une électricité durable qui prendra en considération un autre engagement, celui de la création d’emplois et de richesses, toujours selon ses dires.

Mais comment atteindre cet équilibre ? D’après la ministre, la mise en place à grande échelle de la génération électrique à travers le renouvelable se fera à travers deux genres de projets. « Des projets qui continuent à être mis en œuvre par la Steg à hauteur de 350 mégawatt et 600 mégawatt produits par le secteur privé », a précisé la responsable.

Cet avis est partagé par l’ancien ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la coordination et des affaires économiques, Nidhal Ouerfelli, qui a signalé que la transition énergétique est un facteur déterminant pour la transition économique.

« Cette transition jouera un rôle stratégique pour répondre aux nouveaux besoins post-révolutionnaires des citoyens tunisiens, à savoir l’amélioration durable de la qualité de vie, la création d’emplois et le développement des régions les moins favorisées », a-t-il relevé.

Pour Ouerfelli, la réalisation de cet objectif passera par la transformation du système énergétique sur la base de deux actions prioritaires : le renforcement de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.

Pour y parvenir, cette transition est invitée à se construire collectivement, en impliquant largement l’ensemble des parties prenantes tout en consolidant une réelle coopération avec les partenaires.

Une transition appuyée par l’Allemagne

Ce défi semble facile à réaliser, surtout que l’Allemagne est en train de s’impliquer dans la deuxième phase de la Transition énergétique après celle consistant à assurer le développement technologique par le déploiement massif à travers le tarif d’achat.

A ce niveau, l’Allemagne est disposée à accompagner la Tunisie dans ce processus et à la soutenir sur ce chemin grâce à une expertise éprouvée, a de son côté annoncé Andreas Reinicke, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne.

Pour le diplomate, il s’agit d’une étape primordiale pour un pays disposant d’un énorme potentiel, mais qui se trouve encore face à un besoin urgent de développer davantage les énergies renouvelables.

« L’Allemagne est maintenant entrée dans la deuxième phase de la Transition énergétique : dans cette étape, le principal défi est l’intégration des énergies renouvelables dans le système et le marché, et c’est pour cette raison que le secteur de l’énergie représente l’un des axes principaux de notre coopération visant le développement du marché solaire en Tunisie », a dit l’ambassadeur.

par -
0

Gilles Bonnenfant, président d’Eurogroup Consulting, qui aide le gouvernement tunisien à peaufiner ses orientations stratégiques et qui a participé à la Conférence internationale sur l’investissement, a confié à Jeune Afrique son sentiment sur les enjeux actuels et le devenir de la Tunisie. « Les gouvernements étrangers, les bailleurs de fonds et les instances internationales étaient là et ont accompagné leur présence d’annonces. Maintenant, il faut agir. Les opérateurs internationaux et tunisiens disent très clairement que le temps de l’action est venu. De par leurs déclarations, les responsables politiques semblent avoir pris conscience de cet impératif. La vraie question, finalement, n’est ni le financement, puisqu’il est là, ni la capacité d’agir, puisqu’elle existe, mais les choix à opérer ; car choisir, c’est renoncer », a-t-il déclaré.

Il a ajouté : « Il va falloir mettre en œuvre un certain nombre de programmes, mais on ne pourra évidemment pas construire quatre ou cinq ports en eau profonde ni créer des plateaux logistiques partout, même s’il est primordial de s’occuper des régions. Il y aura forcément plus d’agricole que de numérique ou d’industriel, selon les zones. Un panachage dont doit émerger un équilibre, sachant que le gouvernement tunisien et tous les investisseurs ont des obligations de résultat à court et à moyen terme (…). Mais la productivité est trop basse. Il suffirait de pas grand-chose pour que le ratio coût global du travail-efficacité devienne très performant par rapport à certains pays concurrents, comme le Maroc, où la surenchère sociale constitue un risque pour les entreprises puisqu’elles sont contraintes de se disputer des collaborateurs qualifiés, alors que le vivier de compétences tunisien est très fourni et assorti d’un coût raisonnable. Il y a là une fenêtre d’opportunité essentielle pour la Tunisie, notamment dans l’industrie automobile et aéronautique ».

Enfin M. Bonnenfant a indiqué : « Si le Maghreb intégré voyait le jour, il constituerait une plateforme à fort potentiel pour ses citoyens. Il faudrait que les pays concernés évaluent les coûts de ce non-Maghreb et les pertes phénoménales qu’il induit. Comparaison n’est pas raison, mais la Tunisie, à partir de la démocratie qui se met en place, pourrait devenir la Suisse du Maghreb et jouer un rôle de passerelle pour un bassin de 90 millions d’habitants. Les prémices d’une telle destinée sont là, en germe ».

par -
0

Le Président, son Excellence Roch Marc Christian Kaboré, et le gouvernement du Burkina Faso, sont parvenus à mobiliser environ 28 milliards d’euros (soit 18 500 milliards de francs CFA) dans le cadre de la conférence des partenaires pour le financement du PNDES.

Plus de 350 personnes ont assisté à la première journée de la conférence pour le financement du programme national de développement économique et social (PNDES 2016-2020) qui a réuni ce mercredi 7 décembre à Paris l’ensemble de ses partenaires techniques et financiers. Lors de cet événement organisé par le gouvernement burkinabè avec l’appui de la Banque mondiale, les partenaires ont réaffirmé leur confiance dans le pays et se sont pleinement engagés à soutenir le gouvernement dans la mise en oeuvre du PNDES dont ils ont souligné la pertinence. Les partenaires du secteur public ont annoncé un montant de 12,2 milliards d’euros (soit 8 000 milliards de francs CFA).

Plus de 800 investisseurs venus du monde entier participent à la seconde journée consacrée au secteur privé, ce jeudi 8 décembre. 80 projets structurants ont été présentés aux opérateurs économiques. Des intentions de financement d’un montant d’environ 16 milliards d’euros (soit 10 500 milliards de francs CFA) ont été annoncées dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures, des TICs, etc.

L’Etat finance à hauteur de 15 milliards d’euros la mise en oeuvre du PNDES dont le coût global est évalué à près de 23,5 milliards d’euros (soit 15 395 milliards de francs CFA). Un financement complémentaire de 8,5 milliards d’euros, soit 5 570 milliards de francs CFA, était requis.

Élaboré à l’issue d’un processus participatif et inclusif, le PNDES est le cadre d’orientation du développement économique et social du Burkina Faso pour la période 2016-2020, fondé sur le programme présidentiel, la vision Burkina 2025 et les agendas internationaux de développement durable.

Le Président Roch Marc Christian Kaboré a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture « votre mobilisation témoigne de l’engagement de la communauté des partenaires du Burkina Faso à soutenir continûment les efforts que déploie le Gouvernement pour assurer un mieux-être aux populations burkinabè. Merci pour votre participation effective, signe de votre intérêt pour le développement de mon pays ».

Le Premier Ministre Paul Kaba Thiéba a déclaré « J’ai souhaité que cette conférence soit un cadre de partenariat, un cadre d’engagements réciproques et un partenariat nouveau pour mettre notre pays sur un sentier de croissance durable et fort. Je souhaite que ce qui a été fait aujourd’hui soit le début d’un partenariat plus solide. »

Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique a déclaré : « Le Groupe de la Banque mondiale, premier partenaire du Burkina, a mobilisé un financement de 3,8 milliards de dollars pour accompagner la mise en œuvre du plan national de développement. Ce montant exceptionnel est à la hauteur de l’ambition affichée par les autorités d’engager des réformes en profondeur qui permettront de poursuivre la diversification de l’économie et de créer des emplois en faveur des jeunes et des femmes. »

Extraits d’interventions

Matthias Fekl, Secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur de la promotion du Tourisme et des Français de l’étranger : « Le PNDES apporte les bonnes réponses aux défis immédiats et à plus long terme, sur les questions d’environnement ou d’urbanisation. »

Michaëlle Jean, Secrétaire générale de la Francophonie : « C’est une conférence qui marquera le départ du nouveau Faso […] Le Burkina Faso ne vient pas les mains vides mais avec un Plan solide et crédible. »

Andrew Young, ambassadeur des États-Unis au Burkina Faso : « Now more than ever, Burkina Faso is open for business. » Marcel De Souza, président de la Commission de la CEDEAO a souligné « l’effort remarquable de financement de la part du Burkina Faso […] Je reste convaincu que l’environnement des affaires est propice aux investissements. »

Tosi Mpanu-Mpanu, administrateur du Fonds vert de l’ONU : « Le Burkina Faso devrait servir d’exemple aux autres pays de la sous-région. Il ne se présente pas en victime du réchauffement climatique et veut transformer les contraintes en opportunités. »

Metsi Makhetha, coordinatrice du Système Nations Unies au Burkina Faso, a déclaré : « Pour la première fois dans l’histoire des Nations Unies, le Burkina Faso est choisi comme pays pilote pour « sustaining peace » (…) Le Burkina Faso a démontré sa capacité  à protéger sa démocratie, sa capacité à vouloir créer les conditions afin que le PNDES soit mis en œuvre dans un cadre de dialogue social. C’est en cela que le terme de sustaining peace trouve sa raison d’être. »

A propos du PNDES

Le PNDES traduit au niveau global et sectoriel les priorités nationales durant le mandat du Président R.M.C. Kaboré. Il s’inscrit dans une dynamique de transformation structurelle de l’économie et vise à améliorer les conditions de vie des Burkinabè grâce à une croissance forte, inclusive et durable. L’objectif d’ici 2020 est d’atteindre un taux de croissance moyen de 7,7% et de créer 50 000 emplois par an.

Le PNDES s’articule autour de trois axes stratégiques : « réformer les institutions et moderniser l’administration », « développer le capital humain », « dynamiser les secteurs-porteurs pour l’économie et les emplois ».

La stratégie de financement retenue pour la mise en oeuvre du PNDES repose sur une approche multipartenariale qui associe tous les acteurs tant publics que privés. Plus d’informations sur : www.conferenceburkina2016.gov.bf

par -
0

70 entreprises tunisiennes vont bénéficier du programme d’entrepreneuriat vert de SwitchMed, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

Lors d’une rencontre organisée ce vendredi 2 décembre, le ministre a mis l’accent sur ce programme pilote qui vise à accompagner l’internationalisation des startups et PME tunisiennes.

« Ce programme revêt une importance particulière, venant à un moment opportun où la Tunisie fait face à plusieurs défis », a ajouté le ministre, faisant savoir que le projet est bénéfique sur le plan économique et qu’il permettra à l’entreprise d’optimiser son processus de gestion. Il aura aussi un impact sur le plan écologique, notamment dans la gestion des déchets.

C’est important dans la mesure où la Tunisie s’oriente vers l’économie verte, considérée comme une opportunité de taille pour la Tunisie, confrontée à deux problèmes majeurs, à savoir le chômage des jeunes diplômés et des modes de développement axés, jusqu’à présent, sur une exploitation excessive du capital nature, a encore argué le ministre. Et d’ajouter : « cette approche vient apporter une réponse à ces deux problématiques majeures et offre la possibilité de concevoir de nouveaux métiers respectueux de l’environnement à faible consommation de matières premières et à faible impact sur l’environnement ».

Vers l’internationalisation des PMEs

D’où l’importance de ce programme basé essentiellement sur des activités de réseautage qui contribue au renforcement de l’internationalisation des stratups et des PME tunisiennes, mais aussi d’autres installées dans la région sud-méditerranéenne et ce, à travers l’amélioration de leur capacité à gérer l’innovation, l’efficacité des ressources, a relevé Jean-Claude Plana, représentant de l’ONUDI à Tunis.

Selon lui, ces actions sont mises en œuvre par l’ONUDI dans quatre pays – la Tunisie, l’Egypte, le Maroc et le Liban – en développant le partenariat commercial et industriel entre les entreprises locales et les entreprises éco-innovantes de l’UE. L’objectif est de dynamiser le partenariat commercial et industriel entre les entreprises européennes opérant dans le secteur de l’éco-innovation et leurs homologues tunisiennes et ce, grâce à une série de solutions pertinentes et commercialisables, mises au point dans le cadre des programmes européens «Eco Innovation Programme», «Best Life Environment», «European Business Award» et «Innovation SEED Initiative».

Pour le cas de la Tunisie, 14 porteurs européens de projets éco-innovants ont saisi l’occasion pour présenter au cours de la rencontre organisée aujourd’hui leur solutions aux professionnels et aux industriels tunisiens.

La portée du partenariat SwitchMed

D’après le chef de projet, Roberta de Palma, il s’agit d’une initiative importante, surtout que les industries participant au SwitchMed BtoB de l’ONUDI peuvent bénéficier de plusieurs avantages, à commencer par la mise en place d’une coopération technique avec les fournisseurs éco-innovants et respectueux de l’environnement dans l’industrie nationale et ce, conformément aux normes environnementales internationales de manière à accéder à de nouveaux marchés.

Parmi les autres avantages, la responsable a mis l’accent sur l’importance de l’amélioration de la productivité, tout en réduisant les couts d’exploitation et optimisant les investissements.

Dans le même contexte, elle a ajouté que ce projet permettra aussi de garantir un approvisionnement à long terme des facteurs de production pour atténuer les effets des perturbations et de la volatilité des prix des matières premières, tout en améliorant les relations avec les parties prenantes (investisseurs, banques, organismes de réglementation, communautés locales et associations de consommateurs).

par -
0

La nouvelle stratégie de l’administration électronique, « Smart Gov 2020 », vient d’être dévoilée.

Financé par la BAD à hauteur de 500 millions de dinars, ce dispositif est s’articule autour de 5 principaux axes, a indiqué le ministre des Technologies de l’information et de l’Economie numérique, Anouar Maarouf, lors d’une conférence organisée à cette occasion.

Selon ses dires, le premier axe vise la réingénierie des processus administratifs au service des citoyens. Le deuxième axe concerne les programmes comportant les différents systèmes d’information de l’administration et tout ce qui a trait à la circulation de l’information entre les différentes administrations, comme la gestion électronique de la correspondance.

Le troisième axe cible la réforme des systèmes d’information de tous les secteurs pour pouvoir intégrer le système de l’administration électronique, alors que le quatrième axe est lié aux nouveaux services que fourniront l’administration électronique au citoyen. Le dernier axe touche bien évidement l’Open-gov, qui permettra à la Tunisie de grimper sur l’échelle des principales destinations pour l’investissement.

Une administration zéro papier d’ici 2020

A travers ce projet, la Tunisie ambitionne de digitaliser l’administration tunisienne à travers l’E-service avec un objectif de « zéro papier » d’ici 2020, a ajouté le ministre. Il a mis l’accent sur les efforts déployés à ce niveau et qui visent à éradiquer la complexité et la lenteur des procédures administratives actuelles favorisant certaines formes de corruption.

Comment ? A travers une administration performante et ouverte, en fournissant des services accessibles, simples et de haute qualité aux citoyens et aux entreprises, a répondu le ministre.

Vers la concrétisation des projets de développement

Cet avis est partagé par son collègue Abid Briki, qui a saisi cette occasion pour insister sur cette politique. Car, la réforme de l’administration tunisienne et sa modernisation deviennent de plus en plus une exigence et une étape importante pour entamer les grandes réformes. « Les objectifs du plan quinquennal de développement 2016-2020 ne pourront jamais être atteints sans la modernisation de l’administration ou encore l’amélioration de son rendement en adoptant les nouvelles technologies de l’information », a assuré le ministre.

Comme justification, il a mis en avant la situation actuelle de l’administration qui ne favorise pas l’investissement et la réalisation des objectifs de la Tunisie post-révolutionnaire, surtout dans cette conjoncture économique marquée par un déficit budgétaire abyssal devant s’élever à 6 pc environ à fin 2016, accentué par l’aggravation de la dette publique, aux alentours de 64 pc du PIB, contre un peu plus de 40 pc seulement en 2010.

C’est important pour un gouvernement qui mise sur ces réformes en termes de gouvernance et d’intégrité et sur des législations censées faciliter les démarches administratives. Le but en est de permettre l’exécution des politiques de développement.

Ces réformes viennent à un moment opportun où la Tunisie tente de relancer son économie, stimuler la croissance et amorcer une nouvelle dynamique économique et ce, grâce à l’organisation de la conférence Tunisia 2020. Un évènement incontournable qui vient prouver la confiance accordée à la Tunisie, avec les nombreux engagements annoncés. Entre dons, aides et crédits, cette manifestation a permis d’engranger un montant total de financements de 34 milliards de dinars.

par -
0

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdhari, a déclaré, ce mercredi 30 novembre 2016, lors d’un premier panel tenu, en marge de la Conférence internationale sur l’investissement « Tunisia 2020 », que la Tunisie dispose encore d’un énorme potentiel de développement dans plusieurs secteurs d’activités dont les services, l’automobile, les TIC, etc.

Il a, dans le même contexte, affirmé que le gouvernement d’union nationale (GUN) veut faire de l’économie et du développement une priorité : « On veut redonner l’espoir aux régions, regagner la confiance des investisseurs et remettre le pays sur les rails », a indiqué Laâdhari, estimant qu’il s’agit d’un énorme challenge.

En outre, le ministre a indiqué que « le gouvernement est confiant en les capacités du pays à rebondir et à transformer la transition politique en une réussite économique durable ».

par -
0

Pour briser le cycle de la crise qui secoue la Tunisie depuis 2011, certains regards se sont tournés vers les principes de l’économie et de la finance islamiques, promus comme un modèle éthiquement responsable, véritable alternative au modèle traditionnel.

Comme justifications, ils se sont appuyés sur les instruments dont dispose ce financement comme la Zakat, le Wakf, les produits bancaires islamiques, le Takaful           et les Sukuks, qui jouent un rôle fondamental en matière de développement économique.

L’expérience a déjà montré que la finance islamique a connu, ces derniers temps, un essor remarquable et ce, grâce à sa résistance à la crise financière que vit le monde depuis 2008. La base de ce succès revient, essentiellement, à une meilleure exploitation de ses outils, ce qui a conduit à la concrétisation du développement socio-économique.

C’est dans ce sens qu’une conférence internationale sur « Les Sukuks islamiques au service de l’emploi » s’est tenue ce lundi 28 novembre 2016.

Besoin de financement à moyen et long terme

« Les suskuks islamiques viennent à un moment opportun où les banques tunisiennes ont plus que jamais besoin du financement à moyen et long terme », a relevé le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari.

Lors de son discours d’intervention, il a considéré que les sukuks islamiques mobilisent l’argent au service du développement, faisant savoir qu’ils valorisent les actifs inutilisés pour qu’ils jouent un rôle dans la promotion de l’investissement, ce qui ne manquerait d’aider le pays à sortir de la crise économique et de résorber le déficit budgétaire dans le cadre d’une gestion rigoureuse des finances publiques, tout en mettant en place un marché secondaire.

C’est important dans la mesure où ce déficit du notamment à la régression de la croissance économique ainsi qu’à la dégradation des finances publiques et au tarissement des ressources budgétaires atteindra au moins 5,7% vers la fin de 2016 contre 3,9 % prévu, selon les estimations officielles.

Une telle prévision a poussé l’agence de notation financière américaine Moody’s à renvoyer la perspective à « négative », en avertissant que cette note pourrait prochainement passer en catégorie spéculative.

« Ces instruments peuvent être une source de financement pour les projets nationaux et gouvernementaux, notamment en ce qui concerne les projets d’infrastructure », a noté le gouverneur de la BCT, estimant que la pratique est très développée dans les grandes économies du monde comme la Chine. D’où il est temps, pour la Tunisie, de tirer profit des expériences étrangères.

Pour ce faire, la BCT multiplie les efforts afin de développer ce mode de financement. D’ailleurs, elle est dans la phase d’étude d’une demande pour la création d’une nouvelle banque islamique qui sera lancée par un Tunisien résidant à l’étranger, en partenariat avec des investisseurs étrangers.

Un outil de relance…

Cet avis est partagé par plusieurs participants à cette conférence. C’est le cas du PDG de la Banque Zitouna.

Selon ses déclarations, les sukuks se sont avérés être un instrument de la relance de l’économie tunisienne sur de nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse.« Cet instrument offre ainsi une bonne opportunité pour financer plusieurs projets, mais il s’agit aussi d’un outil pour relancer l’entrepreneuriat, considéré comme le seul moyen pour créer des emplois », a précisé le responsable, signalant que l’objectif recherché est d’attaquer frontalement le fléau qui ronge la société et l’économie tunisiennes, en l’occurrence le chômage, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur ».

Pour plusieurs observateurs, le marché du sukuk devrait continuer à se développer très rapidement de manière à s’adapter à l’économie moderne. La réalisation de cet objectif semble facile, surtout que la Tunisie a pris l’initiative d’instaurer des cadres législatifs et fiscaux favorables aux mécanismes de la finance islamique et mis en place une commission nationale pour développer le système législatif de l’industrie de la finance islamique dans toutes ses composantes (banques, fonds d’investissement et établissements d’assurance). D’importantes réalisations ont été faites dans ce domaine, notamment la loi relative aux Sukuks islamiques et la création d’un comité sectoriel des Sukuks issu du comité national de la finance islamique.

par -
0
Chédly Ayari n’est pas candidat à la présidence du gouvernement

Le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari a appelé, ce lundi 28 novembre 2016, à la mise en place d’un fonds régional-maghrébin visant le financement de l’infrastructure de base.

Lors d’une rencontre qui se tient actuellement sur « les sukuks islamiques au service de l’emploi », il a ajouté que la réalisation de cet objectif passerait par le recours aux sukuks islamiques comme étant un produit financier important pour le développement et la création de richesse.

 » Ce fond pourrait jouer un rôle considérable en finançant par exemple la logistique et les nouvelles technologies de l’information et de la communication », a t-il dit.

par -
0

Après plusieurs mois de blocage, les investissements déclarés dans l’industrie commencent à reprendre des couleurs. Les neuf premiers mois 2016 ont été caractérisés par une hausse au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 47.8% avec 1165.0 MD contre 788.9 MD lors de la période correspondante de 2015. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 42.1% à 49.2% durant les neuf premiers mois 2016, selon les chiffres de l’agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). L’augmentation ainsi enregistrée au niveau des investissements déclarés dans les zones de développement régional est imputable essentiellement au gouvernorat de Siliana dont les investissements ont atteint 140.5 MD. De même, les investissements déclarés dans le gouvernorat de Kairouan sont passés de 46.2 MD à 104.9 MD. ll en est de même pour le gouvernorat de Jendouba où les investissements ont atteint 128.6 MD, contre 11.8 MD durant les neuf premiers mois 2015. Également, les investissements déclarés dans le gouvernorat du Kef sont passés de 10.5MD à 103.8 MD durant les neuf premiers mois 2016, principalement suite à la déclaration de la création d’une unité de production de lait en poudre pour un montant de 89.8 MD.

Aussi, les investissements déclarés dans le gouvernorat de Gafsa ont augmenté de 45.3 MD à 83.4MD durant les neuf premiers mois 2016, notamment suite à la déclaration de de création d’une unité de fabrication et de transformation de plâtre pour un montant de 24.5 MD. Similairement, le gouvernorat de Kébili a enregistré une augmentation au niveau des investissements déclarés qui sont passés de 3 MD à 23.1 MD durant les neuf premiers mois 2016.

Le nombre de projets bénéficiaires de la prime d’investissement au titre du développement régional est passé de 186 (pour un investissement total de 392.6 MD) à 157 projets (pour un investissement total de 250.6 MD) durant les neuf premiers mois 2016. Ces projets vont permettre la création de 3787 postes d’emplois, contre 4252 postes d’emplois durant les neuf premiers mois 2015. La prime d’investissement accordée a atteint 36.6 MD contre 42.3 MD lors des neuf premiers mois 2015, soit une baisse de 13.5%.

Le nombre de projets bénéficiaires de la participation de l’Etat et des primes d’investissement au titre des nouveaux promoteurs et des PME est passé de 34 (pour un investissement de 66.6 MD) à 21 projets (pour un investissement total de 60.7MD) durant les neuf premiers mois 2016. Ces projets vont permettre la création de 520 postes d’emplois, contre 932 postes d’emplois durant les neuf premiers mois 2015. La participation de l’Etat et les primes d’investissement accordées ont atteint 5.0MD contre 10.4MD lors des neuf premiers mois 2015, soit une diminution de 51.9%.

Le nombre des sociétés juridiquement constituées dans les guichets uniques de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation lors des neuf premiers mois 2016 a atteint 5378 contre 4579 lors de la même période de l’année 2015, enregistrant ainsi une hausse de 17.4%.

Au total, durant les neuf premiers mois 2016, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 2371.4 MD, contre 1874.2 MD lors des neuf premiers mois 2015, enregistrant ainsi une hausse de 26.5%. Le nombre de projets déclarés a atteint 2673 au cours des neuf premiers mois 2016 contre 2504 lors des neuf premiers mois 2015, soit une augmentation de 6.7%.  Ces projets permettront la création de 39279 postes d’emplois, contre 37043 postes d’emplois durant les neuf premiers mois 2015, soit une progression de 6%.

par -
0

Un accord de partenariat a été signé ce jeudi 17 novembre entre le ministère de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et le Centre international de développement pour la gouvernance locale innovante (CILG). La signature de cet accord a eu lieu au siège de ce département, en présence du ministre, Imed Hammami et Naila Akremi. Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un programme d’appui à la gouvernance urbaine démocratique et au développement économique local (PAGUDEL II), projet cofinancé par les ministères des Affaires étrangères danois et néerlandais. L’objectif est d’accompagner la transition démocratique en Tunisie en contribuant au renforcement de la gouvernance urbaine démocratique et au développement économique local.

D’après le ministre, cette convention vise à créer un espace municipal de manière à promouvoir l’entrepreneuriat, surtout qu’il englobe tous les services destinés aux jeunes désirant lancer leurs propres projets et ce, conformément aux spécificités de chaque région de la Tunisie. Parmi les autres objectifs de cet accord, il cite également le renforcement des capacités des communes en matière de gouvernance démocratique et en matière de développement économique local favorisant l’emploi. Ajoutons à cela le renforcement des capacités du tissu associatif local en matière de soutien à la transition démocratique, l’égalité des genres et la participation des jeunes.

8 gouvernorats situés au nord-ouest, centre-est et sud-est du pays vont bénéficier de cette nouvelle convention dont Beja, Jendouba, Kef, Sidi Bouzid et Kasserine, a dit le ministre, faisant savoir que ce projet vise l’accompagnement de 12 municipalités dans ces régions.
De son côté, Naila Akrimi a assuré que cet accord vient à un moment opportun, en instaurant un climat favorable pour la création de la richesse et par la suite le développement des régions, notamment les plus défavorisées. Dans ce sens, elle a ajouté que le gouvernement tunisien sera accompagné dans le développement de l’esprit entrepreneurial et que cette expérience sera prochainement élargie pour toucher d’autres régions.

par -
0

L’agriculture constitue la principale source de revenus en Afrique. Toutefois, ce secteur ne représente qu’un quart du PIB des pays africains car son potentiel n’est pas encore pleinement exploité, ce qui a provoqué une détérioration de la sécurité alimentaire sur le continent.

Cela pourrait se traduire par une augmentation prévue du nombre des personnes touchées par la malnutrition sur le continent, qui passera de 240 millions d’habitants en 2014 à 320 millions à l’horizon 2025.

Une pareille situation ne peut qu’obliger les pays africains à diversifier leurs exportations et à réduire le déficit de leurs comptes des opérations courantes.

Cette démarche est stratégique dans la mesure où les pays africains font actuellement face aux défis de la baisse des prix de produits de base, conjuguée à la dépréciation des monnaies et la pression macroéconomique et budgétaires des importations de produits alimentaires. Chiffre à l’appui, cette augmentation des importations de produits alimentaires dont la valeur devrait passer de 35 milliards USD en 2015 à 110 milliards USD en 2025.

24 milliards USD pour la transformation agricole

Partant de ce constat et au regard de ces défis, la Banque africaine de développement (BAD) a adopté une nouvelle politique avec comme slogan « Nourrir l’Afrique 2016-2025 ».

Cette nouvelle initiative repose essentiellement sur quatre grands axes, à commencer par la contribution à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique à l’horizon 2025, l’élimination de la famine et la malnutrition à l’horizon 2025 tout en faisant           de l’Afrique un continent exportateur net de produits alimentaires de manière à la remonter au sommet des chaînes de valeur mondiales.

« Le développement d’une stratégie pour l’alimentation de l’Afrique est le résultat d’un processus itératif qui a engagé les principaux intervenants et groupes d’intérêt dans l’ensemble du spectre de l’agriculture », a déclaré la représentante de la BAD, lors d’un atelier régional organisé à cette occasion et qui a réuni des participants des secteurs public et privé, notamment les organisations de la société civile, les jeunes, les femmes, le monde universitaire, les partenaires au développement.

Mais comment ? A travers la transformation de l’agriculture africaine de manière à aider les économies africaines pour diversifier leurs sources de recettes en devises, a répondu de son côté le directeur du département agriculture au sein de la BAD, Chiji Ojuki.

Le défi est à la portée de la BAD, qui dans l’élaboration de cette stratégie s’est appuyée sur plusieurs expériences étrangères dont notamment celle de l’Asie de l’Est. Cette région a réussi déjà à sortir 400 millions de personnes de la faim en investissant massivement dans l’agriculture, tandis que le Brésil a pu passer du statut de petit producteur agricole à celui de deuxième producteur mondial de soja et de bœuf, et à celui du premier producteur de grains de café et ce, grâce à des investissements dans la recherche-développement.

De toute façon, la transformation de l’agriculture contribuera à revitaliser les zones rurales, en transformant les zones de misère économique en zone de prospérité économique. Un projet qui nécessite des investissements énormes en matière de productivité agricole, de développement des infrastructures rurales, sans oublier les incitations afin d’établir des entreprises de transformation de produits agricoles et d’autres activités agro-industrielles.

C’est pour cette raison que 24 milliards USD seront mobilisés par la BAD au cours des dix prochaines années pour l’appui de la transformation agricole.

Ce niveau de ressources pour assurer le succès de cette opération est déterminant dans la mesure où la transformation d’un groupe choisi de chaines de valeur coutera entre 350 et 400 milliards USD sur la période 2015-2025.

Vers une agriculture commerciale !!

Dans ce processus, l’idée est de considérer l’agriculture comme une activité économique tout en exploitant de manière efficace les ressources humaines et naturelles dont disposent les pays africains et en saisissant les opportunités de l’environnement international, a estimé pour sa part Abdallah Rabhi, secrétaire d’Etat aux Ressources hydrauliques et à la Pêche

A ce niveau, l’utilisation des TIC demeure utile afin de changer radicalement les couts et les modèles de livraison de produits et services aux agriculteurs et autres acteurs intervenants tout au long des chaines de valeur agricoles.

Au delà de l’importance de cette démarche, les participants à cet atelier régional ont aussi mis l’accent sur le rôle important du secteur public dans la facilitation de la transformation en accélérant le lancement du processus à travers des investissements choisis et des activités contrôlés.

par -
0

La situation économique de la Tunisie est plus délicate que jamais, avec un niveau de vie et des indicateurs sociaux en forte détérioration, une évolution de la pauvreté et du chômage.

Encouragés par ce constat, nos décideurs ont conclu que le moment est venu de changer la donne. A cette fin, l’ensemble des acteurs intervenants vient d’établir un plan d’action à long terme axé principalement sur le transfert technologique.

« L’impulsion de la croissance économique et la promotion de l’investissement demeure l’une des priorités essentielles du gouvernement d’Union Nationale qui travaille actuellement sur l’élaboration d’un nouveau plan de développement à forte valeur ajoutée », a assuré aujourd’hui le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

« Il s’agit d’un choix stratégique pour ce gouvernement désirant augmenter les parts des exportations industrielles à contenu technologique de 15 à 20% à l’horizon 2020», a encore précisé le ministre lors de son discours d’intervention à l’occasion du démarrage des journées nationales de transfert de la technologie, qui se déroulent les 9 et 10 novembre 2016.

Un choix qui détermine aussi, selon ses dires, la ferme volonté d’instaurer une économie du savoir tirée par l’innovation, la technologie et la recherche scientifique de manière à faire face au nombre important de défis rencontrés dont notamment le chômage, considéré comme un phénomène préoccupant, avec un nombre de chômeurs en constante progression d’une année à l’autre, particulièrement dans les régions intérieures.

Cet avis est partagé par le directeur général de l’APII, Samir Behouel, qui a tenu à préciser que le transfert de technologie reste un moyen pour les pays en retard d’accélérer leur développement par l’acquisition de savoirs, d’expériences et d’équipements qui ont fait leurs preuves dans des pays plus développés, tout en améliorant la croissance économique et la qualité de vie de la population dans des pays en développement.

La Tunisie veut tirer profit de l’expérience sud-coréenne

Cet objectif est certainement réalisable, surtout que la Tunisie veut tirer profit de plusieurs expériences étrangères dont notamment celle de la Corée du Sud en se focalisant sur les moyens de développer la coopération entre les pays, notamment en matière de formation, d’échange d’expertises et de consécration de la bonne gouvernance dans la fonction publique, indique un communiqué du ministère.

C’est important dans la mesure où dans ce nouveau millénaire basé sur la société du savoir, la valeur marchande croissante des actifs de la propriété industrielle ainsi que le dynamisme économique qu’ils peuvent générer ouvrent aux communautés des possibilités nouvelles et élargies permettant la création de richesse aussi bien pour les auteurs que pour la société, a estimé Nebil Ben Bchir, directeur général de l’INNORPI.

Selon lui, le système de brevets occupe dans ce sens un rang de priorité dans les stratégies de développement basées sur la stimulation de projets innovants et le transfert de technologies.

Pour plusieurs participants à ces journées nationales du transfert technologique, l’orientation vers une économie du savoir est importante, voire cruciale, à condition d’élaborer une stratégie bien précise pour le transfert technologique dans le secteur industriel.

par -
0
« L’adoption d’une nouvelle politique d’innovation, capable  d’assurer un meilleur positionnement pour la Tunisie au niveau de l’économie du savoir et de la création de la valeur est une priorité ». Tel est le constat du ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.
Prenant part à un atelier qui se déroule actuellement à Tunis sur « La promotion de l’innovation par le biais des écosystèmes de transfert de technologie en Tunisie et en Algérie », le ministre a justifié sa position par le nombre important de défis rencontrés par la Tunisie dont notamment le chômage. Un  problème préoccupant qui se décline par un nombre chômeurs en constante progression d’une année à l’autre, particulièrement dans les régions intérieures.
C’est pourquoi la Tunisie, a dit le ministre, veut aller au-delà des « solutions classiques » pour juguler ce fléau qui reste élevé cinq ans après la révolution, notamment chez les jeunes diplômés. 
« Il est temps de s’orienter vers une économie du savoir tirée par l’innovation, la technologie et la recherche scientifique afin d’offrir l’emploi qualifié aux diplômés », a dit Zied Laadhari, soulignant la nécessité d’aller vers un nouveau modèle de développement. 
Tout est possible, vu que le nouveau ministre multiplie les efforts avec les autorités en place pour lancer prochainement une nouvelle stratégie industrielle à l’horizon 2030. 
« Cette stratégie a pour but de promouvoir l’innovation à travers la garantie d’un rapprochement entre les universités, les centres de recherche et le milieu industriel », a expliqué le conférencier, affirmant qu’elle vient à un moment opportun où la Tunisie continue de descendre les marches de la compétitivité mondiale. Selon le classement «Compétitivité globale» 2015-2016 élaboré par le Forum économique mondial, la Tunisie est classée 92e sur 140 pays, perdant cinq places par rapport à l’an dernier. Le pays obtient un peu plus de la moyenne avec une note de 3,93 sur 7.
Cette démarche est cruciale pour caler la compétitivité de la Tunisie sur l’attraction de l’investissement dans cette conjoncture économique morose.  
Il est temps d’orienter la recherche scientifique vers la valorisation

Pour le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, beaucoup d’acteurs sont bien placés pour faire de l’innovation et de la recherche scientifique un moteur de développement réel.
En effet, la Tunisie est bien positionnée à ce niveau avec une plateforme composée de 200 établissements spécialisés dans la recherche scientifique, 13 universités, 20 écoles de l’innovation technologique, 26 écoles d’ingéniorat, etc. Et pourtant, une certaine visibilité manque au pays. 
Comment faire pour y remédier ? C’est à travers le transfert de technologie, a répondu Khalil Amiri, secrétaire d’Etat à la recherche scientifique, mettant l’accent sur l’importance d’orienter la recherche scientifique vers la valorisation pour pouvoir révolutionner l’administration et appuyer les entreprises pour qu’elles soient innovantes.
Pour lui, cela reste tributaire de l‘inspiration de modèles efficaces pour le bon fonctionnement des structures spécialisées, mais aussi du passage d’un financement des structures au financement des programmes de manière à favoriser la collaboration, tout en exigeant la participation du secteur privé. 

par -
0
La Tunisie sera dotée d’une ville sanitaire, a annoncé le représentant de la société Adwiya, Abdallah Ferchichi
Rencontré lors d’une conférence organisée hier vendredi 07 octobre, Ferchichi a ajouté que les détails relatifs à ce projet pilote seront dévoilés lors du Forum International sur le financement des soins de santé, qui se tiendra les 18 et 19 octobre 2016 en Tunisie.
Pour rappel, ce forum est le premier événement de ce genre qui se tient en Afrique du Nord pour traiter un sujet important, celui du financement du secteur de la santé. Il réunira les investisseurs dans le secteur de la santé de plusieurs nationalités ainsi que certaines institutions internationales comme l’OMS et nationales comme le CEPEX et la Fédération Nationale de la Santé.
Jusqu’à ce jour, 200 participants ont confirmé leur participation à cet événement incontournable qui traitera plusieurs thèmes dont les moyens du financement du secteur de la Santé adoptés à l’échelle mondiale, les méthodes de réalisation d’une couverture sanitaire globale, les données nécessaires pour orienter la gestion des ressources limitées et des politiques sanitaires, le financement des médicaments coûteux et les interventions chirurgicales dans les pays à faibles moyens ainsi que les dons de médicaments durant les états d’urgence.

par -
0

Le gouvernement nigérian accuse des pays occidentaux de bloquer sa politique de développement des infrastructures d’énergie en raison de préoccupations environnementales, a rapporté ce jeudi 6 octobre 2016 la chaîne BBC.

« On nous empêche de construire une centrale électrique à charbon, parce qu’il ne s’agit pas d’énergie verte. C’est injuste dans la mesure où l’industrialisation des pays occidentaux repose sur l’énergie produite avec le charbon », a soutenu la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

L’électrification est une priorité pour le Nigeria, mais des partenaires occidentaux sont en train d’anéantir les efforts fournis par ce pays en vue de la réalisation de ses projets de production d’énergie, selon Mme Adeosun.

Elle a dénoncé l’attitude des partenaires de son pays, en marge d’une réunion annuelle du Fonds monétaire international. »Nous voulons construire une centrale électrique à charbon, parce que nous avons un pays béni avec le charbon.  Mais nous avons un problème. On n’a pas besoin d’être un génie pour savoir qu’il est logique pour nous d’avoir une centrale électrique à charbon », a dit Kemi Adeosun.

par -
0

La fondation Mo Ibrahim, du nom du milliardaire anglo-soudanais et ancien magnat des télécoms qui a mis sa fortune au service de la gouvernance du continent, a publié, lundi 3 octobre 2016, à la fois les indicateurs 2015, mais aussi la rétrospective complète depuis le premier exercice du genre, en 2006, rapporte le journal Le Monde ce mercredi 05 octobre.

Certains pays africains connaissent des remontées spectaculaires, et d’autres des chutes abyssales, à l’instar de la Libye. Le pays est d’ailleurs emblématique d’une détérioration générale de la sécurité et de l’Etat de droit qui sont « le plus grand défi auquel le continent est aujourd’hui confronté, a déclaré Mo Ibrahim en commentant les résultats de son indice. Une gouvernance solide et un leadership avisé sont essentiels pour pouvoir relever ce défi, maintenir les progrès récemment accomplis et confirmer le potentiel considérable du continent ».

Alors, comment va l’Afrique, dans cette mer de chiffres et cette nuée de courbes ? En trois mots : un peu mieux. En dix ans, le score moyen du continent en matière de gouvernance globale a progressé d’un point (sur 100) : 37 pays, dans lesquels habitent 70 % des Africains, ont amélioré leur note générale, laquelle est l’addition des indices de quatre domaines : la sécurité et l’Etat de droit ; la participation citoyenne et les droits humains ; les opportunités d’une économie durable ; et, enfin, le développement humain. Parmi les champions des Indices Ibrahim de la gouvernance en Afrique, il y a avant tout la Côte d’Ivoire (+13,1 points), suivie du Togo (+9,7), le Zimbabwe (+9,7), le Liberia (8,7) et le Rwanda (8,4). Le seul fait de voir Abidjan et Harare se côtoyer en tête d’un classement montre qu’il faut se plonger dans les détails des indicateurs. Voici sept éléments à retenir de cette incontournable base de données.

1. Les progrès de la Côte d’Ivoire

Arrivant en 21e position au classement général, la Côte d’Ivoire reste loin derrière les champions que sont Maurice, le Botswana ou le Cap-Vert. Mais elle affiche la plus forte amélioration, et cela dans plusieurs catégories, dont celle de la sécurité et de l’Etat de droit (+17,3 points), qui est l’un des points noirs du continent.

Ces améliorations ne sont pas en soi une surprise pour un pays qui revient de loin après une décennie de crise. Mais la Côte d’Ivoire affiche aussi de belles performances dans des domaines moins attendus, comme une élévation de 25 points de la transparence publique alors que la tendance du continent en la matière est à la baisse. Elle améliore sa note en droits humains (+18,6 points), dépassée seulement par la Tunisie (+22,4), et en participation citoyenne (+ 36,5), un indice qui mesure la liberté d’action des ONG ou l’implication de la société civile dans les processus politiques. On voit progresser ses infrastructures (+10) ou l’environnement d’affaires pour les entreprises (+13,3). Elle fait moins bien en développement rural (+3,6) ou en développement humain (+7,8), dont le secteur de la santé (seulement +0,5) est un angle mort.

De fait, la Côte d’Ivoire partage sa note globale de 52,3 sur 100 avec le Mozambique, mais elle est presque partout à la hausse alors que le Mozambique, lui, après avoir été « l’enfant chéri des investisseurs », selon une des collaboratrices de Mo Ibrahim, régresse de façon inquiétante, en particulier dans le domaine de la sécurité et de l’Etat de droit.

2. Des divergences de plus en plus fortes

« L’Afrique est un seul pays », proclame un site web pour se moquer de ceux qui traitent le continent comme un seul bloc. De fait, dans le dernier indice Ibrahim de la gouvernance, les 54 pays sont bien distincts et les écarts sont flagrants : près de 70 points sur 100 séparent le meilleur élève (Maurice) du cancre (la Libye), alors que les 52 autres s’échelonnent entre ces deux extrêmes. Le Togo est le seul pays à s’améliorer dans tous les domaines et termine 33e du continent avec une amélioration de 9,7 points sur la décennie. Le Zimbabwe, lui, 39e du continent, fait de grands progrès en sécurité des personnes (+8,1) et en genre (+20,9), mais décline en environnement d’affaires et fait partie des dix pays dont les infrastructures ne progressent pas.

3. La Libye effondrée, Madagascar en chute

Sur la décennie écoulée, la chute la plus spectaculaire est celle de la Libye, du 29e rang au 51e (-18 points). Seuls le Soudan du Sud, la Centrafrique et la Somalie sont moins bien classés. En cause, bien sûr, le chaos guerrier qui s’y est installé depuis la chute du régime Kadhafi.

Cependant, une série d’autres dégringolades dans le classement inquiètent déjà ou devraient inquiéter les observateurs. Pas tellement l’Erythrée, parfois qualifiée de « prison à ciel ouvert », dont personne n’attend grand-chose. On se demande plutôt où ce pays avait trouvé les 5,6 points qu’il a perdus pour se retrouver désormais au 50e rang, entre le Soudan et la Libye. Prenons plutôt Madagascar. Au 33e rang, entre le Gabon et le Togo, l’île ne fait pas trop mauvaise figure. Mais sa chute de 7,6 points est la deuxième plus forte du classement, après celle de la Libye. Les facteurs sont multiples : sécurité et Etat de droit, opportunités économiques et développement humain. De fait, Madagascar affiche un triste record : son indicateur de corruption et de bureaucratie a reculé de… 78,1 points (sur 100). Même les infrastructures, pourtant en hausse sur le continent, ne sauvent pas l’île, qui est l’un des dix pays à voir ce domaine se détériorer.

Parmi les autres pays qui perdent des points, il y a l’Algérie, désormais distanciée par son rival marocain dans presque toutes les catégories. Mais aussi l’Afrique du Sud et le Mozambique. Si bien que, sur la carte, les pays qui décrochent forment deux ensembles régionaux : Libye, Algérie et Mali au nord-ouest, et Afrique du Sud, Mozambique et Madagascar au sud-est.

4. Les indicateurs sont-ils prédictifs ?

A suivre les courbes de la décennie écoulée, il est frappant de constater que les indicateurs de l’Egypte et de la Libye ont fléchi avant le « printemps arabe » en 2011, et que ceux du Mali ont également reculé avant le coup d’Etat de 2012. « Il faut prendre des précautions, les statistiques que nous utilisons ne sont pas fiables à 100 %, estime une collaboratrice de Mo Ibrahim. Mais oui, dans plusieurs pays, on voit arriver la crise. »

Et de citer également le cas du Burundi, où les indicateurs ont plongé avant que le président Pierre Nkurunziza ne brigue de force un troisième mandat au printemps 2015 et provoque une crise politique dont le bilan, selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), est très lourd : en un an, au moins 700 personnes ont été tuées ; 4 300 détenues, 800 disparues ; des centaines, torturées. Enfin, plus de 250 000 personnes ont fui le pays.

5. Alerte rouge sur l’emploi des jeunes

Il est un indicateur qui interpelle et que les équipes de Mo Ibrahim ont nommé « education provision ». C’est la perception, mesurée par les sondages d’Afrobaromètre, de la façon dont les gouvernements répondent aux besoins en éducation. Or cette perception baisse considérablement (-12,4 points en dix ans pour le continent) alors que l’offre éducationnelle, elle, progresse (de 4,2 points en moyenne de huit indicateurs). Une différence interprétée comme une preuve de l’inadéquation des formations avec les besoins du marché de l’emploi et le résultat de politiques par les gouvernements et les bailleurs de fonds pour développer l’offre éducative sans tenir compte de la demande, en particulier celle du secteur privé, en théorie le grand pourvoyeur d’emplois. « Les jeunes Africains sont désormais davantage formés que leurs parents, mais moins employés, souligne une collaboratrice. Des jeunes sans perspective économique, et sans prise sur la politique, c’est dangereux », ajoute-t-elle.

6. L’urgence énergétique

Au chapitre des infrastructures, il y a de bonnes nouvelles, comme le bond des infrastructures numériques et des technologies de l’information (+23,6 points). Mais le déclin de l’offre électrique sur la décennie (-4,7), plus inquiétant et plus étonnant vu le discours dominant sur l’électrification de l’Afrique, serait en marche. Cet indicateur, emprunté au World Economic Forum, pointe cinq pays avec un déclin important, de 30 points ou plus : le Botswana, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Egypte et la Zambie. Pour les analystes de la Fondation Mo Ibrahim, ces chiffres montrent la détérioration des réseaux de distribution de l’électricité, tandis que la production électrique, elle, s’est souvent améliorée. De fait, 40 % de la population du continent a vu se détériorer son accès à l’électricité en dix ans.

7. L’incroyable gâchis pétrolier

Il est un tableau du rapport Mo Ibrahim qui va conforter les partisans de la théorie de la malédiction des ressources : celui sur l’absence complète de corrélation entre les prix du pétrole et les autres indicateurs. En résumé, quatorze pays producteurs ont vu leurs revenus exploser avec les prix du baril entre 2006 et 2014. En ont-ils profité pour améliorer leurs indicateurs sur les opportunités économiques, la diversification de leurs économies ou élargir leur assiette fiscale ? Pas le moins du monde. Ces trois indicateurs restent désespérément plats pendant le boom pétrolier. Leur moyenne de diversification des économies est de 2,9 points sur 100. De façon générale, les pays pétroliers ont moins progressé, sur l’ensemble des indicateurs, que les pays non pétroliers. « Ils n’ont rien fait, quel gâchis ! », conclut une collaboratrice de la fondation.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Le dirigeant d’Ennahdha Abdellatif Mekki appelle à l’organisation d’un dialogue sociétal qui dépassera les partis, les organisations, pour cibler les coordinations des mouvements sociaux....

AFRIQUE

0
Pour sa première sortie médiatique cette année, la Banque mondiale est optimiste pour la croissance au Maroc. Elle prévoit un taux de 4% en...