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Le marché de change était marqué par l’animation du compartiment interbancaire, dans ce contexte le dinar tunisien a régressé face au dollar américain, atteignant son plus haut niveau depuis deux mois à 2.2250 dt. Par ailleurs, il s’est stabilisé face à l’euro à 2.4680, indique notre confrère, Tustex.

Sur le marché de change international, l’euro a baissé face au dollar, sans actualité dominante mais dans le sillage d’un renforcement persistant du dollar sur fond de spéculation sur un rapide resserrement monétaire aux Etats-Unis. La devise européenne s’est échangée à 1,1056 contre 1,1137 dollar lundi.

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Sur Tunis, le dinar s’est légèrement déprécié, ce vendredi 19 août 2016, face à l’euro  pour atteindre 2.4780 alors qu’il s’est maintenu stable face au dollar américain en s’échangeant à 2.19.

Sur le plan international, l’euro-dollar recule encore de 0,3% depuis ce matin pour se retrouver à 1,132, poursuivant ainsi le mouvement de reflux entamé jeudi soir après avoir culminé à près de 1,137, rapporte Express Fm.

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Le marché de change a été caractérisé par un faible volume de transactions pour ce début de semaine, dans ce contexte le dinar tunisien s’est stabilisé face aux principales devises. L’euro s’est échangé à 2.4650 dt tandis que le dollar américain s’est maintenu à 2.21 dt, rapporte notre confrère, Tustex.

Sur le marché de change international, l’euro a légèrement avancé face au dollar, poursuivant un mouvement entamé avant le week-end à la suite de publication d’indicateurs américains décevants. La devise européenne s’est échangée à 1,1186 dollar contre 1,1165 dollar vendredi.

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Le dinar tunisien a atteint, depuis la deuxième semaine du mois de juin 2016, son plus bas niveau enregistré depuis des années, à un moment où la Tunisie œuvre à libéraliser la monnaie locale.
Ceci vise impérativement le changement total de la politique monétaire du pays, la Tunisie ayant adopté, depuis des décennies, un système monétaire protectionniste, au profit du dinar contre le reste des devises sur le marché monétaire.
Le cours du dinar tunisien sur le marché de change a connu son plus bas niveau le 10 juin 2016, un euro étant échangé contre 2,436 dinars et un dollar contre 2,1399 dinars. Il s’agit des niveaux de baisse records du dinar par rapport aux grandes devises internationales.
Le dinar tunisien était échangé, à la même période de 2015 à 1,903 Dinar pour le dollar et à 2,136 dinars pour l’euro. Ainsi, la baisse entre les deux périodes précitées s’est établie à environ 14,04% contre l’euro et 12,24% contre le dollar.
La baisse du niveau de la valeur des devises en Tunisie est imputée, à la détermination de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour la première fois dans son histoire, de ne pas intervenir pour protéger le dinar sur le marché de change, ont expliqué des experts économiques à l’agence TAP, d’où la nouvelle stratégie de la BCT visant à libéraliser le dinar tunisien.iqué à la TAP les causes de la dépréciation du Dinar, est imputée à la détermination de la Banque centrale de Tunisie (BCT) pour la première fois dans son histoire, de ne pas intervenir pour protéger le dinar sur le marché de change, d’où la nouvelle stratégie de la BCT pour libéraliser le dinar tunisien.
Des causes structurelles et autres conjoncturelles sont à l’origine de la dépréciation de la valeur du Dinar
La détérioration du dinar contre l’euro et le dollar, selon l’expert économique Moez Laabidi, est expliquée par des causes structurelles relatives à la faible compétitivité de l’économie tunisienne ainsi que la non diversification du produit économique et aux impacts de la Révolution tunisienne (17 décembre 2010-14 janvier 2011) sur le dinar tunisien.
Selon Laabidi, des perturbations sociales ont accompagné la révolution tunisienne, lesquelles se sont traduites par les mouvements sociaux et les sit- ins qui ont bloqué le circuit de la production et influencé le volume des exportations du pays.
Cette situation a causé également l’arrêt de la production dans plusieurs établissements économiques exportateurs et la baisse, par conséquent, des recettes de l’Etat en devises provenant de l’exportation.
Laabidi a considéré que la faiblesse du système sécuritaire a contribué à l’accroissement des craintes des touristes, notamment les européens, de la survenue d’attentats terroristes, après les deux attentas de 2015, dans le musée de Bardo( 18 mars 2015) et à Sousse ( 26 juin 2016 ).
Ces attentats ont causé la dégradation du positionnement du tourisme tunisien, qui était au cours des dernières décennies une destination touristique privilégiée pour le touriste européen, engendrant une réduction du volume des recettes en devises dans le secteur touristique.
La régression de la production du phosphate a entrainé également la baisse des exportations, à laquelle est venue s’ajouter la détérioration des taux de croissance économique dans les pays de l’UE qui accaparent 70% du total des échanges commerciaux en Tunisie et la baisse du volume de la demande des marchandises tunisiennes.
Des causes conjoncturelles expliquent également la dépréciation du dinar, notamment celles relatives à la période estivale (début de la saison d’été 2016) qui constitue une période saisonnière pendant laquelle les sociétés résidentes transfèrent leurs bénéfices et avoirs financiers à l’étranger, ce qui provoque une baisse de la valeur du dinar.
Selon laabidi, la BCT n’a pas l’intention de protéger le dinar tunisien sur le marché de change pour régulariser sa valeur.
Et d’ajouter que la BCT explique la chute du dinar par ses craintes que l’achat du dinar entraine la baisse des réserves en devises en dessous de 100 jours d’importation, sachant que le seuil minimum pour la moyenne de la réserve internationale ne doit pas être inférieur à 90 jours .
Recommandations du FMI et importation anarchique
Laabidi explique l’absence d’intervention pour garantir la stabilité du dinar par le souci de la BCT de répondre à une requête du FMI concernant la libéralisation de la monnaie nationale, car pour l’institution financière internationale la baisse de la valeur du dinar permettra d’augmenter les exportations tunisiennes, ce qui est de nature à favoriser la croissance de l’économie tunisienne.
Le fonds avait appelé, dans un communiqué publié le 20 mai 2016, pour annoncer le prêt de 2,9 milliards de dollars consenti à la Tunisie, à assouplir davantage le taux de change, ce qui permettra d’utiliser les réserves en devises pour faire face aux chocs extérieurs.
Selon l’expert en risques financiers, Mourad Hattab, les paragraphes 17 et 18 du mémorandum présenté par la Tunisie au FMI le 2 mai pour demander ce crédit comprennent le consentement des autorités tunisiennes à changer leur mode d’intervention en ce qui concerne l’ajustement de la valeur du dinar par rapport aux devises étrangères et leur disposition à amender la loi de changes, à libéraliser les échanges internationaux, conformément aux normes adoptées dans les régimes de changes libéraux. En vertu de cette mesure l’on procédera à une baisse progressive de la valeur de la monnaie par rapport aux devises étrangères.
Le FMI incite à la libéralisation estimant que le dinar est supérieur à sa valeur réelle, d’autant que l’intervention de la BCT demeure artificielle et ne reflète pas une situation économique saine.
La Tunisie connaît, depuis plusieurs années, une situation d »‘importation anarchique » face à laquelle aucun gouvernement parmi ceux qui se sont succédés depuis 2011, n’a pris de mesure protectionniste, a indiqué Hattab, notant qu’une telle mesure est en vigueur ailleurs, en vue de se protéger des impacts des importations qui constituen une hémorragie de devises.
Cependant, le principal facteur sur lequel repose l’entrée de la Tunisie dans une nouvelle phase en matière de politique de change demeure les réformes structurelles que la Tunisie compte engager conformément au mémorandum d’entente précité.
Le pays s’engage dans une nouvelle étape basée sur l’adoption d’une politique de change libérale et la limitation de l’intervention de l’Etat dans la gestion de la politique monétaire, d’après Hattab.
Des déclarations malheureuses des premiers responsables du secteur financier
A la lumière de l’inquiétude générale concernant la situation économique dans le pays, l’attitude officielle n’a pas été à la hauteur selon Moez Laabidi, notamment les déclarations de la BCT sur la faillite possible de deux banques. Pour Laabidi, de telles déclarations ne font pas partie des prérogatives des responsables de la BCT, notant que la situation actuelle nécessite l’adoption d’une attitude marquée de sagesse de la part des responsables du secteur bancaire dans le pays.
Le contexte actuel nécessite, selon l’expert, l’instauration d’un climat de confiance de manière à avoir un impact positif sur le climat des affaires et les investissements directs étrangers (IDE) en vue de faire face au chômage, d’autant que la hausse des importations augmentera le taux d’inflation, outre la hausse du service de la dette, d’autant que les années 2016 et 2017 seront celles du paiement des dettes par excellence.
Les experts attirent en outre l’attention sur l’impact possible de la baisse de la valeur du dinar.
Dépréciation de la valeur du dinar, l’économie s’en ressentira!
L’expert Mourad Hattab, a cité au nombre des mauvais impacts de la dépréciation du dinar sur l’économie tunisienne, l’augmentation des prix en général et non seulement ceux à l’importation.
Il est allé jusqu’à prévoir un « mouvement chaotique des prix » à moyen terme qui s’étendra aux produits de consommation individuels en parallèle avec les prix de l’équipement des transports, de l’ameublement et des intrants.
« Ceci pourrait causer une augmentation du taux d’inflation en Tunisie et même générer un effondrement sectoriel et celui des prix qui pourrait mener à des troubles sociaux », a développé Hattab.
D’après lui, l’aggravation du déficit de la balance commerciale, estimé actuellement à 1000 millions de dinars par mois, outre l’augmentation du service de la dette en raison du remboursement en devises, mènera à de « profonds dysfonctionnements » dans le budget de l’Etat.
Il est même probable, selon l’expert, de voir la Tunisie recourir au rééchelonnement de ses dettes ou ne pas rembourser une partie de ces dernières dans les délais prévus, « une situation qui serait très coûteuse et perturberait les équilibres généraux du pays ».
« Une dépréciation de la valeur du dinar mène automatiquement à une baisse des réserves en devises », a-t-il poursuivi, écartant le scénario optimiste concernant l’augmentation des exportations, sachant que 40% de la valeur des produits exportés font à l’origine partie des produits importés (matières premières ou produits).
Moez Laabidi estime, pour sa part, que l’augmentation du service de la dette va générer de grandes charges pour le budget de l’Etat et aggraver le déficit budgétaire, notamment entre 2017 et 2018, période de remboursement des dettes pour la Tunisie.
Une dépréciation qui persistera, selon les experts
Les deux experts s’accordent pour dire que le prix du dinar demeurera en baisse si la BCT n’intervient pas.
Moez Laabidi prévoit, toutefois, une augmentation provisoire de ce prix durant la période d’entrée de financements à travers des prêts obtenus par la Tunisie.
Le gouverneur de la BCT, Chedly Ayari, a souligné récemment l’attachement de la Banque à réduire au maximum possible, la fluctuation du dinar tunisien durant cette période. Lors d’une séance d’audition tenue par la commission des finances, de la planification et du développement, relevant de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) consacrée à la question de l’émission par la Tunisie d’un emprunt obligataire sur le marché international, Ayari a indiqué que la détérioration de la valeur du dinar montre clairement la délicatesse de la situation économique actuelle.
Dans le même cadre, il a fait observer que » le glissement de la devise nationale ne peut pas être arrêté par une décision de la Banque centrale dans un contexte où les facteurs liés à la fragilité de la situation économique et à la régression de la croissance et de la production, ont contribué à sa détérioration « .

TAP

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L’état des finances publiques devient critique en raison des contraintes financières externes et internes subies par la Tunisie.

L’économie s’effondre avec la chute du tourisme, de la production industrielle et des investissements étrangers. La situation peine à se redresser sur un fond d’agitation politique et sociales sans précédent parfois entachée d’émeutes, les incertitudes sur l’avenir viennent casser le rêve des Tunisiens….

Les prêts et le soutien financier de l’Europe dont la France, peinent à compenser la méfiance des investisseurs. Le marché de change est marqué par un manque d’offre de liquidité en devises, où le dinar tunisien s’est fortement déprécié face à l’euro et parfois face au dollar américain.

L’état des finances publiques devient critique en raison des contraintes financières externes et internes subies par la Tunisie.

Nabil Chahdoura, banquier et membre fondateur du Cercle des financiers de Tunisie, a été l’invité d’une émission économique à la radio RTCI pour expliquer les causes de la dépréciation galopante du dinar…

À cet égard, Nabil Chahdoura a, d’emblée, appelé le gouvernement tunisien à gérer en urgence ce déficit budgétaire qui n’a de cesse de se creuser au fil des cinq dernières années. Quand même, dit-il, avec une légère amélioration depuis 2014, ceci n’empêche que ce déficit a plusieurs explications.

Alors quel est l’impact de change et les répercussions du dinar tunisien et son évolution par rapport à ce déficit ?

Chahdoura explique qu’une bonne partie de ce déficit provient de l’endettement et du service de la dette qui a augmenté de façon importante depuis la Révolution et aujourd’hui l’on parle de 55% de taux d’endettement en Tunisie

Et ce qui est encore plus sensible par rapport à l’évolution du Dinar, ajoute-t-il, c’est que la majeure partie de l’endettement de la Tunisie, c’est l’endettement en devises étrangères.

Donc on parle de 61% environ en devises et de 39% en Dinar tunisien.

Pourquoi cette faiblesse d’endettement local ?

Il est lié à la faiblesse de l’épargne en Tunisie qui a baissé d’un niveau de 22% en 2010 à un niveau de 12% actuellement. Par conséquent, l’État ne peut plus épargner sur le marché local pour éviter l’impact de la fluctuation des devises étrangères sur le service de la dette.

L’autre partie qui est plus ou moins à 45% des 60%, il y a presque la moitié en Euro et le reste en dollar principalement.

Dès qu’il y a fluctuation de l’euro et du Dollar, en tant que parité Euro-dollar déjà, et après la parité Dinar-euro ou Dinar-dollar, il y a un impact direct sur le service de la dette.

Qu’est ce qui explique la dépréciation en cours du dinar face à l’euro ?

 M. Chahdoura explique qu’il y a plusieurs facteurs qui influencent la valeur de la devise, à part le différentiel de taux d’intérêt, précise-t-il, il y a l’offre et la demande et aussi le niveau de réserves. En ce qui concerne la Tunisie, il dit que « le niveau de réserves au niveau de la Banque centrale, ces réserves de change ont été renflouées au mois de novembre et décembre 2015, principalement dû à l’endettement, ce qui a obligé l’État d’emprunter l’équivalent de 2,2 milliards de dinars et qui a tout de suite rechuté au mois de janvier dernier de presque 13%. Donc on était à 129 jours d’importation et on est allé de 14,1milliards de dinars d’équivalent de niveau de réserves en fin de 2015, on est à 12,3 milliards de dinars actuellement. »

Déjà, commente Nabil Chahdoura, cette chute de réserves est le résultat du déséquilibre entre l’offre et la demande, qui a poussé, à vrai dire, à ce glissement du dinar. Mais aussi l’appréciation de l’Euro versus le Dollar. Il y a donc en vérité deux impacts, l’un interne et l’autre externe.

L’Euro était à 1.05 en 2015, et qui est parti à 1.13 en dollars actuellement qui est dû aussi au changement des prévisions d’augmentation de taux d’intérêt aux États-Unis, qui avaient prévu d’augmenter trois fois le taux au cours de 2016 et maintenant il est à zéro, donc il n’y aura plus d’augmentation de taux. C’est ce qui a créé ce différentiel du taux d’intérêt qui a amené à l’appréciation de l’Euro.

Donc c’est pour cela qu’on a vu cette dépréciation du Dinar tunisien versus l’Euro, mais une légère appréciation versus le Dollar, a-t-il déduit.

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Les services douaniers en charge du contrôle des voyageurs à l'Aéroport International de Tunis-Carthage ont saisi

La direction générale de la Douane a annoncé dans un communiqué rendu public, mardi 12 janvier 2016,  que les agents douaniers ont saisi, hier,  à l’aéroport de Tunis-Carthage, une somme d’agent en devise estimée à70 mille dinars chez un voyageur macédonien, qui allait partir en Italie.

La même source a précisé que la personne en question  avait en sa possession 21 mille dollars et 11 mille euros.

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Selon les données publiées sur la page officielle facebook du  ministère de l’Intérieur, la sous direction des enquêtes économiques et financières a réussi au cours de la période du 19 au 20 août 2015 à démanteler un réseau spécialisé dans la collecte et la distribution de devises au marché noir.

Trois suspects ont été arrêtés en possession de d’une somme d’argent estimée à 20 010 euros et de 44 190 dinars tunisien.

A noter que suite à cette opération, deux autres individus impliqués dans cette affaire ont réussi à prendre la fuite. Un mandat de recherche a été émis contre les deux fuyards, a ajouté la même source.

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