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 DG, du, commerce, extérieur

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le directeur général du commerce extérieur, Lazhar Bennour, a déclaré que l’instabilité politique a impacté l’évolution des exportations des entreprises. Car tout cela a fait perdre à plusieurs d’entre elles le rythme de l’évolution de leurs productions et leurs exportations.

Il dit par ailleurs qu’il craint que l’on n’arrive pas à réaliser un chiffre positif durant le deuxième semestre de l’année en cours. Pour l’éviter, Bennour a affirmé qu’ils sont en train de voir comment implémenter des mesures d’urgence récemment annoncées par son département.

De même, les efforts se conjuguent pour assurer une refonte totale du CEPEX et toute la politique de soutien de manière à faire de la Tunisie une plateforme de commerce et de service au niveau méditerranéen. Interview :

L’initiative de former un gouvernement d’union nationale a engendré une certaine instabilité. Plusieurs experts en économie ont mis en garde contre cette instabilité politique, car elle risque de toucher certains secteurs dont notamment le commerce extérieur. Qu’en pensez-vous ?

Certainement oui… Un certain ralentissement a été constaté au niveau de l’exportation de l’ensemble des entreprises exportatrices.

On a remarqué qu’une évolution des exportations de ces sociétés a eu lieu en janvier 2016, puis une certaine accélération en mars qui s’est poursuivie jusqu’au début du mois de juin dernier.

Mais malheureusement un certain ralentissement a été remarqué à partir de la moitié du mois de juin en termes d’évolution des exportations des sociétés totalement exportatrices

Ces entreprises, qui sont généralement étrangères, sont très sensibles à la situation politique et économique du pays. Cette vulnérabilité a fait perdre à plusieurs entreprises étrangères le rythme de l’évolution de leurs productions et leurs exportations.

Donc, l’impact est clair, mais nous souhaitons une amélioration de la situation, essentiellement au cours du deuxième semestre de 2016.

C’est important pour des entreprises étrangères qui travaillent dans des secteurs stratégiques dont notamment l’industrie mécanique et électrique, le textile-habillement, le cuir et chaussures et cherchent à  redémarrer avec des signes d’expansion très positifs.

Cela va par la suite nous aider à minimiser le déficit de la balance commerciale et celui de la balance courante, tout en améliorant la situation du dinar tunisien.

Avez-vous des chiffres ou pourcentages sur le taux de ralentissement au niveau de l’évolution des exportations de ces entreprises ?

Ils sont actuellement de l’ordre de 11%. Mais si la situation était plus claire, on pourrait avoir des chiffres aux alentours de 15 à 16% de l’évolution des exportations.

Les craintes de votre département, si le climat instable persiste ?

On a déjà un feedback de la part des entreprises exportatrices, notamment celles totalement exportatrices.

On a déjà remarqué que ces dernières n’aiment pas le flou. Par contre, elles veulent la clarté et la visibilité pour qu’elles puissent continuer à exporter et à tisser des relations de partenariat avec des donneurs d’ordre étrangers, tout en assurant l’extension de leurs activités.

On n’est pas sûr qu’on aura un chiffre positif durant le deuxième semestre de cette année, comme c’est le cas pendant le premier semestre. Mais cela n’empêche que les signes de la demande extérieure sont très positifs et ce, malgré la situation un peu morose de l’Union européenne.

Comment satisfaire cette demande ?

On ne peut satisfaire cette demande qu’à travers les sociétés totalement exportatrices puisque les autres sociétés partiellement exportatrices sont en train de fournir un effort louable.

Mais c’est encore insuffisant, surtout que les entreprises totalement exportatrices ne doublent pas leurs efforts pour satisfaire l’évolution de la demande internationale.

Certains observateurs estiment que l’heure n’est pas aux constats et aux propositions, mais plutôt à l’action, surtout que plusieurs entreprises tunisiennes ont fait preuve d’une certaine résilience au cours de ces cinq dernières années. Qu’en pensez-vous ?

C’est logique et c’est pour cette raison que le ministère du Commerce avait organisé au cours du mois d’avril la journée de l’export, tout en proposant une panoplie de mesures d’urgence et d’autres d’ordre structurel.

Pour l’étape actuelle, on est en train de voir comment implémenter ces mesures, surtout que beaucoup d’entre elles restent tributaires du travail d’autres ministères.

A ce niveau, on peut affirmer que plusieurs structures ne sont pas en train de bouger à la même vitesse que notre département du Commerce..

C’est pourquoi, on est en train de mettre en place les mesures qui dépendent uniquement de notre ministère et on a essayé de pousser les autres structures à réagir positivement.

Parmi les mesures prises, on cite la mise en place d’un SOS export avec un système de Networking entre les différentes structures pour qu’on soit au service des exportateurs.

D’autres mesures concernent la facilitation et l’organisation d’une caravane promotionnelle vers l’Algérie qui va englober l’investissement, le commerce et le tourisme.

Pour le marché libyen, notre stratégie se focalise sur l’invitation des importateurs pour promouvoir les relations de partenariat avec ce pays. C’est une démarche cruciale pour que la Tunisie retrouve sa place dans ce marché promoteur.

Et pour le continent africain ?

On va organiser un forum économique africain, tout en invitant les donneurs d’ordre africains. L’accent sera mis sur le service là où on a fort potentiel à exporter.

Des mesures s’imposent puisqu’il y a une urgence et une nécessité d’adopter des stratégies plus claires et plus agressives en matière de promotion des exportations.

Et pour les mesures structurelles ?

On va s’attaquer à ce genre de mesure pour qu’on ait une politique claire sur l’avenir de ce secteur au cours des dix prochaines années.

On va procéder à une refonte totale du CEPEX et une refonte de toute la politique de soutien direct, tout en prenant en compte des nouvelles données relatives à l’infrastructure dont notamment le nouveau port à Ennfidha. C’est une donnée essentielle pour notre vision, car l’objectif est clair : faire de la Tunisie une plateforme de commerce et de service au niveau méditerranéen.

Les axes sont identifiés. On doit avoir une politique de promotion plus agressive et une politique de soutien et de financement des exportations simple, efficace et qui prendrait en considération les besoins des exportateurs.

On doit mettre en place des réformes institutionnelles et des réformes juridiques pour avoir un climat d’affaires favorable à l’exportation et au commerce international, tout en développant de nouvelles formes du commerce international comme l’e-commerce.

L’entrée en vigueur de ces mesures ?

Cette stratégie s’étalera sur une période de 10ans. Un expert international sera recruté, il sera chargé de faciliter l’actualisation et la capitalisation des mesures et des outils accomplis.

Il sera par la suite appelé à proposer une stratégie claire qui sera certainement basée sur des mesures structurelles.

Il est à noter que cette stratégie sera élaborée avec un financement accordée par la Banque mondiale dont le montant n’a pas encore été fixé.

Comment faire pour renforcer la compétitive des entreprises sur les marchés internationaux ?

Il faut diversifier notre offre. C’est important pour assurer la diversification de notre destination.

Pour pérenniser notre présence sur le marché international, il faut aussi développer l’industrie de la réexportation. Car la Tunisie durant toute son histoire était une plateforme de réexportation.

On doit donc exporter notre offre et en cas d’absence de cette dernière, on est appelé à importer et réexporter vers les marchés voisins.

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Les accords de libre échange constituent un cadre propice à l’épanouissement d’un véritable partenariat permettant de renforcer les relations et la coopération entre la Tunisie et nombreux pays afin de promouvoir l’investissement et le développement des échanges. Le Directeur Général de l’Observatoire du commerce extérieur, Lotfi Khédhir, nous fait l’état de lieu des échanges avec cette zone pour les 7 mois 2011 et nous propose des suggestions pour l’avenir. Interview.
Qu’on est-il des échanges extérieurs de la Tunisie dans le cadre des différentes zones de libre échange ?
Au départ, il est important de rappeler qu’environ 75% des échanges extérieurs réalisés au terme de 7 premiers mois de l’année en cours, ont eu lieu dans le cadre des accords de libre échange conclus par la Tunisie avec différents pays. Ce cadre, englobe 86% des exportations et 67% des importations de la Tunisie.
Si vous analysiez les exportations dans ce cadre ?
Il est important de rappeler que les exportations ont connu une progression de 14.3% durant les 7 mois de l’année en cours. Cette évolution s’explique principalement par l’amélioration considérable des exportations vers les pays de l’Union Européenne qui représentent 77.8% des exportations. Pour cette zone, les exportations tunisiennes ont réalisé une croissance de 17.5%. En revanche, une régression de 9.5% a été enregistrée en matière des exportations vers les pays hors de l’UE.
Alors pouvez-vous nous expliquer l’évolution de la balance commerciale au niveau de cette zone ?
Au niveau de l’exportation, on a réalisé une croissance de 10.2%, due principalement à l’évolution de l’exportation de 14.3% dans la zone de libre échange pour s’établir à 12966.7MD. Toute fois, une certaine baisse a été affichée hors la zone de libre échange pour atteindre 226.1MD soit une régression de 9.9%
Je profite de cette occasion pour rappeler l’évolution réalisée dans le secteur de l’exportation de 3.2% en termes de 7 mois 2011. Cette croissance est expliquée essentiellement par  la progression des importations hors accords de libre échange, pour atteindre 6237.4MD soit 15.4%. Par contre, une légère baisse de 1.8% a été enregistrée dans le cadre des accords de libre échange pour s’établir à 12910.7MD
Comment expliquez-vous la régression de 16.1% du déficit commercial ?
Cette baisse a eu lieu suite au changement de configuration de la balance commerciale et  où on est passé d’un déficit de 1805.7MD à un excédent de l’ordre de 56MD soit une amélioration de 1861.7MD et ce malgré l’aggravation de déficit commercial estimé à 1058.1MD avec les pays hors de la zone libre échange.
Si vous détaillez ces chiffres ?
C’est très simple. Il s’agit d’une amélioration du solde commercial avec l’UE pour atteindre 1837.7MD durant les 7 mois 2011 en comparaison avec la même période de l’année précédente soit 1538.4MD.
L’excédent de l’Union Maghreb Arabe (UMA) a doublé pour s’établir à 651.5MD  contre 328.5 MD. Même cas pour la zone arabe libre où l’excédent a connu une amélioration considérable, passant de 149.4MD à 368.7MD. Toute fois, on a eu une baisse du solde commercial dans quelques pays. Pour la
La Russie, une aggravation de déficit commercial de 237.3MD pour s’établir à 1029.5MD au cours de 7 mois 2011contre 792.1MD durant la même période. C’est l’effet de produit pétrolier. Pour les 
USA, une aggravation de défit a été affichée de 201.7 passant de 268.1MD à 469.8MD durant les 7 mois 2010 en raison de l’importation de céréale. Pour la Turquie, le produit pétrolier a entrainé une aggravation de déficit commercial allant de 420.8MD au cours de 7 mois 2011 à 574.5 MD durant la même période de 2010. Pour la Chine, c’est aussi une aggravation de déficit commercial de 44.5MD passant de 1045.9MD au cours de 7 mois 2010 à 1090.5MD jusqu’au fin juillet 2011. Pour les pays de l’AELE (Association Européenne de Libre Echange), une régression de solde commercial a été affichée dans cette zone pour atteindre 41.5MD. Ceci s’explique par la baisse des exportations de pétrole brut.
Et pour conclure ?

Les accords de libre échange devraient contribuer à l’amélioration de la compétitivité nationale, de l’environnement des affaires et des échanges extérieurs. Un environnement que la Tunisie est appelée à améliorer afin d’assurer plus d’investissement étranger et promouvoir, par la suite, les scores du commerce extérieur. Ceci ne peut se faire qu’à travers les accords de connaissance mutuelle, puisque les tarifs référentiels ne constituent pas un avantage vu la faiblesse de taux de droit de douane. A titre d’exemple, la moyenne pondérée pour le commerce de 2007 pour le droit de douane en Europe, ne dépasse pas 3%.

 Wiem Thebti

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