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Dialogue national, Tunisie

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Près d’un mois après le début du Dialogue national

Près d’un mois après le début du Dialogue national, qui a été reporté au 14 décembre faute de consensus, un récent sondage réalisé par l’institut d’études marketing et d’opinions « Tunisie Sondage » révèle que les Tunisiens sont pessimistes par rapport à l’issue du Dialogue national : 47% n’ont aucune confiance, 34% ont peu de confiance, 14% ont une confiance relative, 2% ont une grande confiance alors que 3% ne se prononcent pas.

Selon l’enquête réalisée en ligne du 5 au 8 décembre 2013 sur un échantillon de 1030 personnes, 81% des répondants ne sont pas surpris de l’échec du dialogue et 69% des sondés sont inquiets par rapport à ce blocage politique.

Les répondants expliquent l’échec du dialogue national par la primauté des intérêts individuels des partis sur l’intérêt général (65%), l’absence d’une volonté chez les partis de trouver un compromis (33%) ainsi que par l’absence d’une vision partagée sur l’avenir de la Tunisie (27%).

Enfin, par rapport aux solutions préconisées, la majorité des sondés (40%) optent pour une nomination d’un chef du gouvernement par le Quartet parrainant le dialogue (UGTT, UTICA, – LTDH – Avocats), 30% sont pour la fixation immédiate d’une date pour organiser des élections, 13% estiment qu’il faut continuer avec le gouvernement actuel alors que seulement 5% sont en faveur d’une nomination du nouveau chef du gouvernement par le président de la République.

 

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Les observateurs les plus optimistes ne parviennent pas à prévoir une issue positive au Dialogue national au regard du climat politique lourd qui prévaut dans le pays et des divergences qui persistent entre partenaires. Et même les dossiers qui devraient faire l’objet d’un large consensus

Les observateurs les plus optimistes ne parviennent pas à prévoir une issue positive au Dialogue national au regard du climat politique lourd qui prévaut dans le pays et des divergences qui persistent entre partenaires. Et même les dossiers qui devraient faire l’objet d’un large consensus, comme la nécessaire lutte contre le terrorisme et l’urgence du retour de la stabilité et du redressement économique, donnent lieu à d’inexplicables tiraillements politiques.

Et ces mêmes observateurs ne cessent de se poser la question : comment les choses vont-elles évoluer pour les prochains jours ?

Certains partis participant au Dialogue national ont appelé, dans un communiqué commun rendu public, samedi 9 novembre, le Quartet à mettre fin au flou de la situation et à accélérer les concertations pour choisir un chef de gouvernement, avant le 15 novembre, qui correspond à la date de démission du gouvernement d’Ali Laarayedh.

Béji Caïed Essebsi, leader de Nidaa Tounes a déclaré à la chaîne de télévision « Al Arabia », que le Dialogue national est totalement paralysé , accusant le groupe parlementaire d’Ennahdha d’avoir fomenté , par les derniers amendements du règlement intérieur de l’ANC, un coup d’Etat contre le Dialogue national et le président de la Constituante .

En fait, l’UGTT , commence à parler d’un plan B, dans le cas où le dialogue national n’aboutirait pas, et affirme sans plus de précisions que le scénario est fin prêt . Ennahdha, pour sa part, renforce l’option de fuite en avant .

Houcine Abassi, parlant, à la fois, au nom de l’UGTT et du Quartet ,est resté laconique sur la mise en œuvre du scénario alternatif , se contentant , pour le moment , d’affirmer que les deux candidats qui ont illustré les tiraillements partisans sont déjà hors compétition .Il s’agit d’Ahmed Mestiri et de Mohamed Ennaceur .

Le parti Ennahdha, de son côté, élargit le champ de ses préparatifs pout le jour « J », en s’activant sur de multiples axes : institutionnel, médiatique et proprement politique .

Sur le plan institutionnel, il fait tout pour renforcer sa mainmise sur l’ANC, source, à ses yeux, de toute légitimité .Le règlement intérieur de la Constituante a été amendé de manière à lui permettre en tant que parti majoritaire de mener le jeu comme bon lui semble .Un groupe parlementaire de 35 députés a vu le jour sur la base d’une plate-forme qui rappelle la période antérieure au démarrage du Dialogue national. Ce groupe appelle au maintien, sans modification, de la loi sur l’organisation provisoire des pouvoirs publics, l’adoption de la loi sur l’immunisation de la révolution, etc., scellant ainsi l’alliance du parti islamiste avec ses alliés les plus radicaux , et palliant à la dislocation de la troïka , avec les hésitations d’Ettakattol et la disparition presqu’annoncée du CPR .

Le parti Ettahrir monte au créneau en organisant, vendredi 8 novembre, une manifestation assez importante dans les artères principales de la capitale, prônant le Califat , la Chariâa et l’adoption du Saint Coran comme unique constitution . Une semaine avant , une attaque avait été menée contre Kamel Ltaief à son domicile pour l’arrêter dans une affaire douteuse portant sur un complot contre la sécurité extérieure de l’Etat .Cette attaque menée de manière musclée et en présence d’un juge d’instruction et couverte directement par la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazeera , fait suite à plusieurs autres initiatives ,de même genre menées par la nébuleuse des ligues de protection de la révolution(LPR) , et de l’islamisme en général , visant en fait à envenimer un climat déjà tendu .

Ces manifestations et démonstrations de force sont destinées à brouiller les cartes et créer de nouvelles réalités en dehors des résultats du Dialogue national.

Parallèlement, Ennahdha, mène une campagne médiatique contre tous ceux qui la critiquent ou expriment des désaccords avec ses thèses ou analyses .La gauche, les libéraux et les démocrates sont du lot, mais également elle prend pour cible des secteurs entiers : les médias, les magistrats et la haute administration. Les corps sécuritaires qui sont en guerre contre le terrorisme et tiennent à se conformer aux normes de gestion et de régulation qui leur sont propres, sont eux aussi les cibles de campagnes systématiques.

Et dans un tournant inédit d’irrationalité , qui dénote que le climat à l’intérieur du parti islamiste devient de plus en plus délétère ,les médias proches d’Ennahdha , et même quelques députés , donnent des versions qui laissent perplexe sur le terrorisme .Ils avancent , sans gêne , que les évènements de Goubellatt sont un affrontement entre des gens qui se livrent en commun à la recherche des trésors et à la fouille archéologique illégale d’une part, et les agents de la Garde nationale et les habitants de la région, de l’autre .Le kamikaze de Sousse s’est donné la mort parce qu’il était pourchassé par les vigiles qui voulaient l’arrêter , après l’avoir empêché d’accéder à l’hôtel par la porte principale et par l’issue donnant sur la plage . Des politiciens proches d’Ennahdha ont affirmé que les affrontements avec les terroristes de Goubellatt et de Sidi Ali Ben Aoun marquent le déclenchement du coup d’Etat contre la légitimité , laissant entendre qu’ils sont agencés par des parties hostiles à la légitimité .Des médias islamistes insistent sur les éventuelles tortures exercées par les services de sécurité lors des interrogatoires des terroristes .Toutes ces versions et thèses , qui expliquent le terrorisme et le banalisent et présentent les terroristes comme des victimes directes de la répression, ou des gens manipulés par l’opposition pour servir des plans qui prennent pour cible la légitimité , indiquent qu’il y a un manque d’adhésion de la part des partisan d’Ennahdha à la volonté générale de mettre fin au terrorisme , surtout que les instances du parti n’ont pas donné de précisions sur ces déclarations ou annoncé des mesures contre ceux qui les ressassent .

Or , s’il n’y a pas accord sur un dossier si unificateur , comment peut-on espérer que le dialogue entre des partenaires si éloignés par les analyses et les visions , pourra être fructueux ?

Aboussaoud Hmidi

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Après une première séance préparatoire qualifiée de positive

Après une première séance préparatoire qualifiée de positive, le quartet de médiation (UGTT, UTICA, Ligue tunisienne des droits de l’Homme et Ordre des avocats) et les partis politiques signataires de son initiative ont poursuivi, ce mardi, leurs tâches.

C’est à huis clos que les travaux se sont déroulés au siège du ministère des Droits de l’homme pour porter sur les aspects pratiques. L’objectif de cette deuxième séance organisationnelle était d’établir la liste des partis à convier au Dialogue et le mode de prise de décision, lors de la discussion du sujet de l’ISIE.

S’agissant des partis ayant refusé la signature la feuille de route, les participants à cette réunion ont décidé de fixer un ultimatum de 48H pour que ces derniers rejoignent le Dialogue national.

Rappelons que trois partis se sont abstenus de signer. Il s’agit du CPR, du Courant de l’Amour et du parti de la réforme et du développement de Mohamed Goumani. Utile de noter que, selon les informations circulant ces derniers temps, le bureau politique du CPR va se réunir, ce soir, pour examiner la situation.

Dans le même contexte, Mongi Rahoui, leader au sein du Front Populaire, a assuré que ces partis politiques doivent accepter les accords réalisés, au cours des préparatifs du dialogue, pour qu’ils puissent rejoindre le dialogue.

Quels sont les mécanismes de prise de décision ?

Sur cette question, Mouldi Riahi, porte-parole officiel d’Ettakatol, nous a indiqué qu’il est impossible de recourir au vote dans pareille situation. D’après lui, l’adoption des mécanismes du consensus est la meilleure solution pour mieux mettre en œuvre la feuille de route du Quartet.

Mouldi Riahi a cité comme exemple le choix du chef du gouvernement. Il a dans ce sens signalé que cette démarche ne pourrait être établie selon le vote, puisqu’elle ouvrira la porte à l’incertitude. Il est important a-t-il dit, de donner la chance à toutes les forces politiques de manière à réussir à transcender la crise actuelle

Un avis partagé par Yacine Brahim et Maya Jribi, secrétaire générale du parti El Joumhouri, qui ont mis l’accent sur le rôle stratégique du consensus dans ce climat particulier que vit la Tunisie. L’accomplissement de cette mission est possible, selon Jribi, étant donné que tous les partenaires politiques ont exprimé leur volonté d’aller à l’avant et mettre en primat l’intérêt national. « La prise de décision sera faite dans le cadre du consensus et, en cas d’indifférence, nous essayerons de trouver un consensus».

D’après l’ensemble des participants à cette occasion, le consensus dans le cadre de la feuille de route du Quartet s’avère une nécessité, et ce, dans le temps et dans le contenu.

L’Instance supérieure indépendante des élections au menu de la séance préparatoire

Sur un autre plan, Maya Jribi nous a signalé que l’instance supérieure indépendante des élections fera l’objet de la deuxième séance qui devait se tenir, dans l’après-midi surtout que le tribunal administratif a exigé la révision de la décision arrêtée à l’ANC. « Nous sommes en train de chercher des issues juridiques qui nous permettront de trouver un mécanisme juridique conformément à la décision dudit tribunal », a-t-elle expliqué avant d’ajouter que « nous allons discuter cette question et nous allons trouver une décision commune qui nous permettront de gagner plus du temps avant d’entamer le démarrage effectif du dialogue».

Wiem Thebti

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La première séance

La première séance, qui avait pour objet de mettre la dernière main sur la coordination et l’organisation du dialogue national, s’est déroulée dans un climat très positif. Tel est le constat de l’ensemble des représentants des partis politiques signataires de la feuille de route du Quartet parrainant le dialogue national qui se sont réunis, ce lundi 7 octobre, au siège du Conseil constitutionnel.

Les pourparlers ont été consacrés essentiellement aux aspects pratiques du dialogue en aboutissant à la fixation d’un agenda « clair » des réunions qui vont démarrer jeudi et seront à raison de deux par jour : une le matin et une l’après-midi.

« On a étudié les procédures d’organisation et de la répartition des séances du dialogue », nous a indiqué Me Mohamed Fadhel Mahmoud, bâtonnier du Conseil de l’ordre des avocats, choisi comme porte-parole dudit dialogue, précisant que les prochaines réunions s’attacheront à réduire les difficultés confrontées de manière à bien gérer la crise politique actuelle.

Les participants à cette réunion n’ont pas manqué de dire combien ils sont optimistes pour la prochaine étape avec une volonté d’aller vers le consensus et le dialogue entre toutes les forces politiques. « On reste toujours ouvert à tous les partenaires politiques » a indiqué Mohamed Fadhel Mahmoud avant d’ajouter que « l’important dans pareille situation est de discuter les questions préoccupantes, à savoir la constitution et notamment l’élection d’une instance indépendante des élections ».

Ennahdha « fera son possible pour réussir le dialogue »

Pour le communiqué du conseil de la Choura qui a semé le trouble, selon Mohamed Hamdi, dans les rangs de la classe politique, les participants ont affirmé qu’il n’était pas l’ordre du jour de cette première séance étant donné qu’il n’a aucune valeur dès lors que l’initiative du quartet a été signée par Rached Ghannouchi.

Le président du conseil de la Choura, AbdelHamid Jelassi, a assuré, pour sa part, que son mouvement multipliera les efforts pour que le dialogue national réussisse. « Nous ferons tout notre possible pour relever ce défi. L’important est de préserver l’intérêt national » a-t-il signalé.

Cependant, Mahmoud Baroudi, membre de la direction du parti l’Alliance démocratique, a affirmé qu’Ennahdha sera la seule responsable en cas d’échec du dialogue national, relevant la multiplication des positions contradictoires de la part de dirigeants de premier plan, qui déroutent l’opinion publique et sèment le trouble au sein de la classe politique.

Un avis partagé par la secrétaire générale du Parti Républicain, Maya Jribi qui a estimé qu’il s’agit d’un refus « franc » de l’initiative du Quartet et une rétractation de l’engagement du président du mouvement. Maya Jribi a appelé, dans ce cadre, le conseil de la Choura d’Ennahdha à clarifier ses positions.

Les membres de la LPR protestent

Sur un autre plan, il est important de noter que la première séance a été marquée par un mouvement des membres de la Ligue de la Protection de la Révolution (LPR) qui ont protesté devant le siège de l’assemblée.

Les protestataires ont exprimé déjà leur rejet du dialogue national, considéré comme un « coup dur » pour la révolution tout en insistant sur le départ des symboles du régime déchu qui se sont infiltrés dans le gouvernement actuel, selon leurs dires.

Wiem Thebti

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Les incidents qui ont émaillé la séance d'ouverture du dialogue national

Les incidents qui ont émaillé la séance d’ouverture du dialogue national, samedi 5 octobre 2013 étonnent, parce qu’ils vont tous dans le même sens : ils ont émané d’Ennahdha et de ses alliés, et ont tous vocation à saboter, de manière méthodique, le projet de dialogue national ou au moins en réduire la portée.

D’abord, le coup d’envoi de la séance inaugurale a enregistré un retard de 3 heures. La cause en est imputée à la troïka , groupée jusqu’à la dernière minute , autour du parti islamiste ,qui a refusé de signer la feuille de route, une situation qui a fait dire à Sami Tahri , porte-parole de l’UGTT , aux moments cruciaux de cette attente, que le Quartet ne s’était pas attendu à une telle impasse .

Ensuite deux partis très liés à Ennahdha , le CPR et le Courant de l’Amour , ont refusé de signer le document , malgré l’introduction , conformément aux exigences d’Ennahdha d’un amendement de taille à son contenu . Ce refus a été perçu par les observateurs comme le prolongement du refus initial des premières heures, opposé par le parti islamiste.

Enfin , la signature conditionnée de Rached Ghannouchi visait , en fait, à réduire , à un moment si solennel , la portée de l’adhésion des partis en présence ( une vingtaine) à l’initiative du dialogue national . C’est vrai que le président d’Ennahdha s’est rétracté en signant une seconde fois , après y avoir été sollicité ,ce qui a amené à annuler l’effet de cette restriction , mais le geste a été consommé .

Si on ajoute à ces incidents celui provoqué , quelques moments plus tard ,par Ayman Zouaghi ,à la fin de la séance inaugurale , en remettant en question le critère de choix des leaders de partis qui ont pris la parole, au nom des leurs, on s’aperçoit que le parti islamiste au pouvoir ,parfois directement , parfois par le biais de ses alliés , ne veut pas voir la feuille de route aboutir.

En politique, les observateurs ne doivent pas faire de la casuistique, mais les politiciens doivent savoir rassurer. Or, Ennahdha qui a exigé une série de garanties dont la plupart ont été exaucées, n’a fait aucun geste pour rassurer ses partenaires politiques, et valoriser la neutralité des médiateurs.

En fait , l’opinion publique qui a suivi de près l’initiative du dialogue national, souhaitait que ce processus aboutisse et qu’émerge en Tunisie , en cette période transitoire qui souffre de l’absence d’institutions accomplies et efficaces, des forces intermédiaires , capables de modérer les exigences et revendications des uns et des autres , et dotées d’une autorité morale et d’une capacité de convaincre.

A cet effet , le Quartet était, aux yeux de l’opinion publique , ces forces intermédiaires , qui ont manqué aux premiers jours de la révolution , et que leur absence s’est fait sentir , créant une situation qui a rendu le coût des évolutions vécues par le pays très élevé , et donnant aux développements un aspect spontané et parfois même anarchique . Et devant l’échec de cette deuxième phase de la période transitoire, et le discrédit des institutions qui ont émergé du processus post-électoral, il ne restait plus ces organisations et associations de la société civile qu’à  prendre la relève et mener le pays à bon port . Répondant à ces exigences, le Quartet s’est employé, avec patience et ardeur , depuis sa formation à rassembler les forces , à unir les démarches et fédérer les énergies , en tenant à la neutralité qui va avec son statut .

Or , le parti Ennahdha , et depuis le lancement des premières initiatives du dialogue , a agi , et de manière constante , selon deux axes : œuvrer à faire échouer cette entreprise ,d’une part , et à discréditer les organisations qui parrainent le dialogue , d’autre part , en les accusant d’impartialité , et d’attachement à un agenda politique , et de connivence avec l’opposition .

C’est vrai que la tenue de la première séance du dialogue national , et l’orientation vers d’autres séances , et la limitation de cette entreprise aux prochaines semaines , sont de nature à réconforter l’opinion publique , les intervenants politiques et les opérateurs économiques , mais il y a encore du chemin à faire pour que cette dernière phase de la période transitoire soit achevée de manière concluante .

Aboussaoud Hmidi

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