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Dialogue national

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On n’y est peut-être pas encore, mais ça en prend le chemin, le principal intéressé faisant, officiellement, son entrée sur la scène politique, ou arène devrait-on dire, ce mois de février avec la création de son parti, qu’il fignole en réalité depuis qu’il a quitté la Kasbah en 2014. Le fait est que, même si les autres formations politiques n’en laissent rien paraitre, l’arrivée de Jomâa dérange, inquiète, terrorise même des partis dont les intentions de vote pour les prochains rendez-vous électoraux côtoient les bas fonds, synonymes de défiance pour des formations qui gouvernent tout de même, tant bien que mal – plus mal que bien – et de sanction pour un bilan plus que contrasté, pour le moment. Dans cette atmosphère délétère, Jomâa, à la popularité insolente et dont le bref passage à la direction des affaires du pays a laissé aux Tunisiens un souvenir plutôt bon, ne peut que faire tache, enfin aux yeux de ses futurs adversaires, entendons-nous bien, car pour ce qui est des citoyens, la cause est entendue. L’ex-secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Houcine Abassi, désormais débarrassé de son devoir de réserve, nous a donné une idée de l’accueil qui sera réservé à l’ancien Premier ministre : Froid, glacial même…

Abassi, qui pour le moment a écarté toute idée de se lancer dans le bain politique (il lorgne la présidence du Conseil national du dialogue social, moins mouvementée et qui aura un droit de regard, et plus encore, sur toutes les affaires importantes du pays, une sorte de gouvernement bis), n’a pas tardé à se lâcher. Bon on ne peut pas le soupçonner d’être en service commandé, le bonhomme étant, par essence, un électron libre, mais, étrangement, le premier à faire les frais de sa liberté de ton est Mehdi Jomâa. On ne peut pas complètement exclure le fait qu’une démolition en règle de l’image du chouchou des sondages pourrait lui valoir un renvoi de l’ascenseur de la part des partis au pouvoir, notamment Nidaa Tounes et Ennahdha, quand il s’agira de l’adouber pour piloter le Conseil du dialogue social. Tout est possible. En tout cas le mardi 31 janvier 2017 dans l’émission « Het Ess7i7 », sur Nessma TV, l’ex-patron de l’UGTT n’a pas raté Jomâa. Questionné à son sujet, il a d’abord indiqué que c’est lui qui avait soumis son nom pour remplacer le nahdhaoui Ali Laârayedh, en janvier 2014. Ensuite il a affirmé qu’il le « regrette » parce qu’il ne croyait pas que Jomâa allait « mélanger les choses, il a failli faire échouer le dialogue national » en voulant se présenter à l’élection présidentielle de 2014, a confié Abassi, avant de préciser : « Il ne me l’a pas dit à moi directement, mais il l’a dit à un des membres du Quartet du dialogue national alors que j’étais à l’étranger. Je suis revenu précipitamment (…) et je l’ai informé qu’il devait s’en tenir à la feuille de route qu’on avait élaborée ».

D’autres, en premier le principal intéressé, auraient pu dire qu’il avait la vocation précoce en jetant un oeil plus qu’intéressé sur le fauteuil du palais de Carthage, en n’ayant aucune formation politique derrière lui, ce qui revient à se suicider, politiquement!

A la question de savoir s’il est allé trop vite en besogne en proposant Jomâa, l’ex-leader de la centrale syndicale a déclaré : « Non, je ne me suis pas précipité en le choisissant (…) A l’époque, il était ministre de l’Industrie, il a su bien gérer ses dossiers loin des tensions politiques. Il n’était soumis à aucune pression partisane, et encore moins à Ennahdha qui était majoritaire au gouvernement (…). C’était une personne que j’ai considéré comme digne de confiance pour gérer la prochaine étape (…). Malheureusement il m’a déçu (…) car il a voulu participer au scrutin présidentiel. Or s’il l’avait fait, il devait quitter son poste de chef gouvernement, et s’il démissionnait c’est tout le gouvernement qui tombait, et si c’était le cas, il n’y aurait pas eu d’élections », a conclu Abassi…

L’arroseur arrosé

Il y a peu, interviewé par Jeune Afrique, Jomâa avait tiré copieusement sur toute la classe politique tunisienne, l’accusant d’être responsable de tous les maux du pays. Il avait eu la dent très dure. Mais dans le fond on ne peut pas le lui reprocher, c’est de bonne guerre dans ce microcosme politique où les plus faibles périssent, dévorés par les plus forts. Et surtout c’est pour lui la seule façon de rattraper son retard et faire son trou, vu qu’il s’est mis à la politique dans le tard, après une florissante carrière à Hutchinson (groupe Total). Jomâa n’a pas fait ses gammes en la matière – militantisme de base, structure ou direction d’un parti, député, etc. -, il a tout de suite été parachuté dans les plus hautes sphères de l’exécutif, ce qui d’une certaine façon lui a barré la route de l’apprentissage en politique. Il est condamné, s’il veut demeurer dans cet univers, ce qui semble être le cas, à faire feu de tout bois pour se maintenir dans le haut du panier. Cette situation, incontestablement, le fragilise. En effet à un moment ou à autre, il va se frotter à des individualités fortes, et gérer des hommes et femmes qui en savent un rayon sur la chose politique, en tout cas beaucoup plus que lui. Il risque d’être lassé ou, pire, débordé par les égos surdimensionnées des uns et des autres, les manoeuvres et autres tactiques, sur la seule base des intérêts personnels, comme exactement le triste spectacle offert par Nidaa Tounes.

Technocrate il est, technocrate il restera ? Pour le moment rien n’est moins sûr. Par contre ce qui est sûr c’est que Jomâa va véritablement faire un saut dans l’inconnu, une réalité toute autre que le caractère carré et les certitudes de son monde feutré et rationnel de cadre dans une entreprise. En politique, il faut savoir donner des coups et en prendre. De ce point de vue Jomâa a montré, dans son entretien avec le magazine africain, certaines prédispositions. Mais une capacité à flinguer à tour de bras toute la classe politique ne préjuge nullement de sa faculté à tenir dans la durée. Il en faudra beaucoup plus pour donner la preuve que son incursion sur la scène politique c’est pas « un petit tour et puis s’en va »…

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Les négociateurs du « dialogue national » en République démocratique du Congo ont finalement trouvé un accord. Selon des informations rapportées par la chaîne BBC Afrique, cet accord vise à poursuivre le dialogue national inclusif : élections présidentielle, législatives nationales et provinciales.

A noter que lundi dernier, la frange de l’opposition présente au dialogue avait suspendu sa participation après l’insistance du pouvoir de tenir d’abord les élections locales alors que la crise actuelle en RDC est suscitée par l’impossibilité d’organiser la présidentielle avant la fin de cette année, le 19 décembre précisément, comme l’exige la Constitution de la RDC.

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Les participants au dialogue national pour la réforme du système éducatif à Jendouba ont appelé, jeudi 22 juillet 2016, à la création d’un haut Conseil éducatif.

Ce dernier aurait, selon la demande des participants, la charge de tracer les politiques et stratégies éducatives pour élever le niveau qualitatif de l’enseignement et la formation des élèves et des éducateurs, rapporte Mosaïque fm.

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Le mouvement Echaâb plaide pour la récente initiative lancée par le président de la République sur la formation d’un gouvernement d’unité nationale, mais à condition…

Par la voix de son secrétaire général, Zouheir Maghzaoui, le mouvement a souligné la nécessité d’entamer ce dialogue qui devrait aborder les principaux problèmes auxquels le pays est confronté.
 » L’initiative de Béji Caied Essebssi pourra être une réelle solution qui aiderait le pays à sortir de l’ornière, si on s’engage à traiter autour d’une même table les questions d’ordre économique et social », a dit le politicien lors d’un point de presse organisé hier jeudi 9 juin 2016.

La Tunisie face à une crise du pouvoir

Sur un autre plan, le conférencier a mis l’accent sur la proposition de Beji Caied Essebssi puisqu’elle a prouvé l’échec de la coalition au pouvoir.  » On soutient cette proposition qui vient démontrer l’échec du gouvernement en place », a expliqué le SG du mouvement Echaâb, faisant savoir que plusieurs interrogations se posent sur le dérapage de l’équipe gouvernementale de Habib Essid.

Ce dérapage s’explique également par la montée de la grogne sociale, le faible taux de croissance ne dépassant pas 0,5% , une évolution du chômage et une prolifération de la corruption. « La situation demeure très difficile et cela démontre que notre pays se trouve face à une crise du pouvoir due à la division des partis de la coalition », a-t-il soutenu.

L’opposition encore en phase de concertation

La position du mouvement Echaâb intervient à un moment où les partis de l’opposition n’ont pas encore trouvé un terrain d’entente relatif à un avis unifié autour de l’appel de BCE de constituer un gouvernement d’unité nationale rassemblant toutes les sensibilités politiques.

Une telle situation les oblige à multiplier les concertations afin de trouver un accord sur un programme clair autour du prochain gouvernement et sa nature.

Pour ce faire, une réunion s’est tenue mercredi 8 juin au siège du parti républicain, avec la participation des partis Al Massar, Echaab, le Front Populaire en vue de discuter de ce genre d’initiative.

Pour l’ensemble des participants, le sauvetage du pays passera par la mise en place d’une vision claire et des décisions rigoureuses et non pas par le simple fait de changer des ministres. Pourtant, ces partis de l’opposition ont assuré qu’ils sont concernés par la participation au prochain gouvernement. C’est pour cette raison que des commissions seront formées pour étudier prochainement le programme du gouvernement.

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Le président sénégalais, Macky Sall, a décidé de couper court aux protestations de ses opposants en organisant un dialogue national. Cette grand-messe va démarrer ce samedi 28 mai et va être axée uniquement sur des « questions d’intérêt national », annonce le communiqué émis hier jeudi 19 mai. Elle sera, comme tout dialogue national digne de ce nom, inclusive avec la participation des membres du gouvernement, des acteurs de la scène politique et de la société civile.

On ne connait pas précisément les points qui seront débattus lors de cette rencontre ; pour le moment même les partis d’opposition n’ont pas été informés de la teneur des sujets qui seront abordés, a déclaré le Parti démocratique sénégalais (PDS), principale formation de l’opposition. Tout ce qu’on sait c’est que l’affaire est d’importance pour le président Sall, régulièrement accusé par l’opposition de trancher sur les grandes orientations du pays sans en référer à personne.

De gros enjeux derrière ce dialogue national

Les enjeux sont également ailleurs pour l’homme fort du Sénégal. En effet une frange de la population, l’opposition en tête, a du mal à faire le deuil du référendum constitutionnel du 20 mars, où le oui l’a emporté à plus de 62% des voix. L’opposition, qui a milité énergiquement pour le non, n’a pas cessé depuis d’ameuter l’opinion publique pour obtenir ce que les urnes ne lui ont pas permis d’avoir : Le rétablissement immédiat du mandat de 5 ans, et donc des présidentielles dès 2017, une promesse faite par Sall lors de la campagne électorale de 2012 mais qui a été exfiltrée de la dernière consultation populaire.

Pour le chef de l’Etat, qui a lancé en 2014 le Plan Sénégal Emergent (PSE), un programme sans précédent dans l’histoire du pays avec 8 grands chantiers qui vont s’étaler jusqu’en 2035, il est urgent de donner des gages à l’opposition s’il veut se donner une chance de s’appuyer sur toutes les forces vives de la nation pour réussir son ambitieux projet.

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Le secrétaire général de l’ONU

Les préparatifs en prévision du dialogue national sur l’emploi qui se déroule le 29 mars courant, en présence du SG des Nations Unies Ban Ki Moon, vont bon train.

A ce titre, les rapporteurs des ateliers préparatoires du dialogue national sur l’emploi ont bel et bien approuvé les résultats des neuf workshops tenus en prévision de cet événement d’envergure.

La commission pilote tripartite (gouvernement, organisation patronale et union générale tunisienne du travail (UGTT) a tenu, mardi dernier, une séance de travail pour faire le point sur les résultats des ateliers préparatoires (du 15 au 17 mars 2016).

A l’issue de cette séance, lesdits rapports ont été approuvés, a déclaré à la presse le porte-parole du gouvernement, Khaled Chawket.

Chouket a donné, par la même occasion, un aperçu de la situation de l’emploi en Tunisie jusqu’au 21 mars courant, soulignant que le nombre d’offres d’emploi destinés aux diplômés du supérieur a atteint 2361 sur un total de 9497, soit une hausse de 24,8pc.

Le nombre des demandes présentées par la Banque tunisienne de solidarité (BTS) a augmenté suite à la suppression de la condition de l’autofinancement, passant ainsi à 4346 contre 2638 l’année précédente, soit une augmentation de 65pc.

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Depuis le 15 mars 2016, on palabre et on cogite autour de l’emploi, et ce sera ainsi jusqu’à la fin de ce mois. Toutes les conclusions seront consignées dans un rapport qui sera remis au gouvernement, avec pour finalité qu’il s’en serve pour transformer le destin de dizaines de milliers de chômeurs, et par là de toute l’économie nationale.

Mais à voir les résultats des neuf ateliers de la première séance, on peut dire d’ores et déjà que la grosse montagne accouchera d’une petite souris. Non pas que la qualité des débatteurs, des experts et des propositions qui vont jaillir de ces travaux soient en cause, mais rien de ce qui sera suggéré ne donnera des fruits dans l’immédiat. Donc on en reviendra à ce que le Chef du gouvernement, Habib Essid, avait demandé suite aux dernières manifestations qui sont parties de Kasserine, et que beaucoup de citoyens se refusent à lui accorder : Du temps. Du temps pour mettre sur les rails les chantiers déjà budgétisés mais bloqués pour moult raisons, et qui seront à terme de gros pourvoyeurs d’emplois, nous dit-on. Du temps pour procéder aux réformes douloureuses qui s’imposent pour assainir les finances du pays, pour restructurer en profondeur l’économie tunisienne, la moderniser et en faire un vrai levier pour le développement.

Les premières conclusions du dialogue national sur l’emploi pointent du doigt des problèmes structurels, qu’il faut revoir si on veut se donner une chance de gagner la bataille de l’emploi. Mais en cherchant bien dans les cartons légués par l’ex-Premier ministre Mehdi Jomaa à Habib Essid ou dans le plan quinquennal, on trouve les mêmes constats. Et les solutions qui vont avec. Donc ce n’était peut-être pas la peine de faire tout de raffut autour du dialogue national pour l’emploi, de dépenser un temps précieux, de l’énergie, des deniers publics pour en arriver à ce qu’on sait déjà.

Et puis si on regarde les autres conclusions (poids excessif d’une fonction publique gourmande en argent public, et l’urgence de trouver d’autres mécanismes privés pour créer massivement des emplois et désengorger le secteur public ; nécessité de dynamiser la formation promotionnelle, de doper l’investissement, d’accélérer le vote de certaines lois vitales telles que celle encadrant le secteur bancaire, d’aller plus vite dans les réformes ; une meilleure adéquation formation-emploi, etc.). Bref, les difficultés macro-économiques de la Tunisie on les connait, et les remèdes pour y remédier aussi. Le seul problème c’est que le malade n’est pas prêt à se laisser administrer la potion amère qui va mener à sa guérison. C’est cela véritablement le problème de la Tunisie, et non une absence d’idées lumineuses pour tirer le pays de ce mauvais pas. Mais ça on ne pouvait pas se permettre de le rétorquer à l’UGTT, laquelle a été la première à dégainer l’idée de cette grand-messe sur l’emploi. On ne refuse rien à l’UGTT. Ce serait trop dangereux pour la paix sociale. Alors tout le monde s’est jeté dans ce dialogue national sur l’emploi, avec plus ou moins de ferveur. Mais le peu d’enthousiasme de l’opinion publique tranche avec celui qui a accompagné le premier dialogue national pour sortir le pays de l’impasse politique. C’est peut-être la preuve que les citoyens savent qu’il ne faut pas s’attendre à des miracles pour la deuxième mouture du dialogue national.

Des arrière-pensées à la pelle !

Quand l’idée de ce dialogue national a fusé du côté de l’UGTT, l’UTICA l’a accueillie très froidement. Mais soucieuse de ne pas être taxée d’empêcheuse de tourner en rond, en sabordant une initiative autour d’un thème si cher aux Tunisiens mais surtout craignant de se mettre à dos la centrale syndicale, les patrons ont accepté, du bout des lèvres, de participer à ces travaux.
La centrale patronale a trainé des pieds parce que probablement aussi elle savait que des efforts conséquents allaient lui être demandés pour donner du boulot aux jeunes, qu’elle allait devoir s’engager devant toute la nation, sous les projecteurs et que l’argument de la conjoncture pour ne pas embaucher serait difficilement tenable. Et d’ailleurs ça n’a loupé puisqu’on lui demande de mettre la main dans la formation professionnelle continue. Les autres exigences viendront, on peut en être sûr puisque tout le monde s’accorde à dire qu’il n’est plus question de gonfler une fonction publique déjà pléthorique et qui inquiète beaucoup les bailleurs de fonds de la Tunisie (FMI, Banque Mondiale…).

Quant à l’UGTT, l’important a toujours été et demeure de rester au centre du jeu politique. Le fait que son idée ait été reprise si prestement prouve qu’elle garde son statut de pivot des grandes orientations du pays, au point de s’offusquer quand elle n’est pas consultée pour la composition d’une équipe gouvernementale, par exemple. Une centrale syndicale qui s’assoit à la table des dirigeants du pays, là aussi une autre spécificité tunisienne, dangereuse  – l’autre est le goût trop prononcé pour le dialogue national – et que le pays pourrait payer très cher au moment d’engager les grandes réformes, où il y aura forcément de la casse et de douloureuses concessions à faire pour sauver l’économie du péril.

L’autre grand gagnant est le gouvernement. Sachant à quel point il est difficile de réaliser ces points de croissance qui permettront de rogner significativement le taux de chômage, il a saisi la balle de l’UGTT au bond et a de suite dit un grand OUI au dialogue national sur l’emploi. Ainsi le capitaine du bateau – Habib Essid – n’est plus le seul à porter le fardeau du développement, de la croissance, de l’emploi. Avec doigté, il est arrivé à partager les responsabilités. L’UGTT, partie prenante dans cette affaire, ne pourra plus bloquer les réformes d’Essid. Du moins logiquement. Les patrons seront obligés de faire leur lot d’efforts pour créer des emplois. Les engagements écrits, qui sortiront de ces débats, ne manqueront pas de le leur rappeler.
Et puis si toutes ces solutions ne marchent pas, ou si elle tardent à donner des fruit et que le chef du gouvernement subit la foudre populaire, il pourra toujours arguer que ce sont les idées de la nation entière qui n’ont pas fonctionné. Et toc !

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La première séance du dialogue national sur l’emploi, qui a eu lieu hier mardi 15 mars, a livré ses premières résultats. Les 9 ateliers de travail, qui ont procédé à un diagnostic des difficultés sociales et économiques du pays, ont conclu que le plus gros frein à l’emploi est d’ordre structurel et qu’il est né du modèle de développement en vigueur en Tunisie, rapporte la TAP.

Les participants aux rounds de discussion sont allés plus loin en déclarant que le modèle de développement en place n’est pas apte à absorber les chômeurs qui affluent sur le marché du travail. Ils ont aussi pointé du doigt le poids qui pèse sur la fonction publique, en l’absence d’autres mécanismes efficaces pour créer massivement des emplois. Ils ont invité les autorités à revoir leur copie en la matière…

Au terme des travaux, il a été recommandé de mettre le curseur sur la formation professionnelle dans les entreprises, de revoir en profondeur les méthodes du système éducatif, de sécuriser la propriété intellectuelle des entrepreneurs, d’améliorer les infrastructures et de dynamiser l’investissement.

Les débatteurs ont souligné le fait qu’on ne peut pas prétendre à sanctuariser le droit à l’emploi s’il n’y a pas au préalable un plan d’envergure de la part des autorités pour inciter les jeunes à entreprendre et à mettre sur pied leurs propres business.

Il a aussi été question d’assurer un accompagnement aux jeunes promoteurs et d’aider à consolider les projets en place en lançant de nouveaux dispositifs.

S’agissant des emplois à l’étranger, il a été proposé de modifier la politique d’émigration des compétences et de miser sur l’émigration Sud-Sud. Il a également été suggéré de raffermir le partenariat au niveau maghrébin et de mieux prendre en considération les droits de la femme émigrée.

Par ailleurs les participants ont souligné la nécessité de réformer les cadres organisationnel et institutionnel. Ils ont demandé que la législation encadrant la fonction publique soit révisée et qu’on mette à la place de nouveaux mécanismes plus en phase avec les mutations économiques, sociales et institutionnelles.

Les intervenants ont également pointé du doigt le manque de corrélation étroite entre les systèmes éducatif, universitaire, de formation et les exigences du marché du travail. En cause également un financement inadapté du modèle de développement.

Ils invitent les autorités à accélérer l’adoption des lois qui encadrent les réformes urgentes, notamment dans le secteur bancaire et la mise en place d’un guide sur les mécanismes de financement.

Enfin sachez que les travaux du dialogue national sur l’emploi s’étalent sur deux jours ; au terme des discussions, un rapport sur les obstacles à l’emploi en Tunisie sera remis au gouvernement, avec les solutions qui vont avec.

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Le Premier ministère a annoncé dans un communiqué publié ce vendredi 5 février que les préparatifs du dialogue national pour l’emploi seront prochainement lancés. Le premier jalon de ce long processus sera la détermination du mode d’action et des modalités, précise le communiqué.

Cette première mouture sera ensuite présentée aux différents protagonistes pour qu’ils la complètent et l’affinent, au besoin. Le gouvernement tient à savoir où il met les pieds et ce qui est attendu de ces rounds de négociation avant de les enclencher.

La présidence du gouvernement précise aussi que les pourparlers auront lieu en même temps que la matérialisation des décisions prises pour faire face aux urgences sur le front de l’emploi, des mesures annoncées par le chef du gouvernement Habib Essid à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) le 28 janvier dernier.

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Wided Bouchamaoui, la présidente de l’UTICA, a précisé sa pensée concernant l’idée d’un autre dialogue national préconisée  par l’UGTT il y a peu. Elle a affirmé à la Radio nationale ce mercredi 3 février 2016 qu’elle n’a pas fermé la porte à un dialogue national pour l’emploi.

 Elle a clarifié sa position car le moins qu’on puisse dire est que la proposition de l’UGTT avait été froidement accueillie par l’UTICA sans laquelle, il faut le dire, ce projet est vidé de sa substance. La centrale patronale avait plutôt opté pour la mise en œuvre rapide du plan quinquennal pour débloquer la situation économique de la Tunisie…

Mme Bouchamaoui a ajouté : « Je ne peux pas rejeter l’initiative du dialogue national pour l’emploi après avoir obtenu le prix Nobel pour le dialogue national. Les jeunes attendent l’emploi, donc, il est temps de mettre tous les problèmes et les solutions sur la table. On ne peut pas refuser une initiative qui fera prévaloir l’intérêt du pays ». Mais elle a précisé qu’il revient au gouvernement d’en prendre l’initiative et de dessiner les contours ce cette rencontre.

Cela revient à dire que si le gouvernement ne veut pas de ce dialogue national, et bien il n’aura pas lieu. Habib Essid reste donc, selon les dires de la patronne des patronnes, le seul maitre à bord. Une façon pour la présidente de l’UTICA de dégager sa responsabilité au cas où on lui reprocherait son peu d’enthousiasme pour cette brûlante problématique qu’est le chômage des jeunes. En fait sur cette question l’UTICA fait le service minimum. Le strict minimum. On est loin de la configuration du premier dialogue national où ce sont surtout l’UGTT et l’UTICA qui étaient aux commandes, jusqu’à ce qu’une feuille de route soit définie et confiée au Premier ministre de l’époque, Mehdi Jomaa. Cette fois il semble que la centrale patronale ait décidé de ne pas jouer les premiers rôles et d’attendre sagement une invitation d’Essid. Pas sûr que l’UGTT voit les choses de cette façon. Enfin on le saura très rapidement.

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Mohamed Fadhel Mahfoudh

Mohamed Fadhel Mahfoudh, porte-parole officiel du dialogue national a annoncé le report du dialogue national à vendredi 13 juin 2014 . En fait, plusieurs partis politiques ont maintenu leur position au sujet de la simultanéité des scrutins présidentiel et législatif ou leur séparation et les participants au dialogue national ont quitté la réunion, mercredi soir, sans trouver de consensus.

Ce qui est nouveau c’est que plusieurs partis politiques se sont rapprochés des positions d’Ennahdha en optant pour la simultanéité des deux scrutins.

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Le Dialogue national reprendra vendredi prochain

Le Dialogue national reprendra vendredi prochain, a indiqué le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi, mercredi matin, suite à sa rencontre avec le président de l’assemblée constituante (ANC) Mustapha Ben Jaafar. « Les questions liées aux dates des élections présidentielles et législatives seront parmi les points du dialogue national », a-t-il précisé

Concernant les dispositions transitoires inscrites dans la constitution concernant l’organisation des élections avant fin 2014, Abassi a déclaré « Nous disposons encore de 7 mois et aucune date n’a été encore retenue pour les élections ».

Le responsable syndical a souligné qu’au cours de sa réunion avec le président de l’ANC, un accord a été trouvé pour réunir les partis dans le cadre du dialogue national en vue d’aider l’ANC à déterminer une date pour les élections.

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Les séances du dialogue national prévues pour ce jeudi 8 mai ont été reportées

Les séances du dialogue national prévues pour ce jeudi 8 mai ont été reportées, rapporte le journal « Le Maghreb ».

Ces séances, qui se tiendront à la fin de la semaine ou début de la semaine prochaine, seront consacrées à l’examen de l’agenda des élections et au cout global de cette opération.

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La commission de coordination entre l’Assemblée nationale constituante (ANC) et le Dialogue national

La commission de coordination entre l’Assemblée nationale constituante (ANC) et le Dialogue national tiendra ce lundi, 28 avril 2014, une réunion avec des juristes pour discuter des questions de divergence dans le projet de la loi électorale et examiner les meilleures formules juridiques possibles pour parvenir à un consensus, rapporte Mosaïque Fm.

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Le dialogue national reprendra ses travaux ce jeudi 17 avril. Le verdict

Le dialogue national reprendra ses travaux ce jeudi 17 avril. Le verdict rendu dans l’affaire des martyrs et de blessés de la révolution sera parmi les dossiers préoccupants qui vont être examinés.

Pour rappel, ce verdict continue à couler beaucoup d’encre. D’ailleurs, les familles des victimes ont organisé hier un rassemblement devant le siège de l’ANC pour exprimer leur colère.

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Les plénières du Dialogue National répondront

Les plénières du Dialogue National répondront, le avril 2014, simultanément avec celles de l’Assemblée nationale constituante, a annoncé Houssine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, dans une déclaration à Shems fm, précisant que ces plénières seront consacrées à la loi électorale et aux questions en suspens.

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