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Après une période de fortes agitations sur le marché des changes, le calme semble de retour et les banques tunisiennes sont en train de faire le marché avec des taux de change du dinar affichant une bien moindre volatilité, autour de 2,71 DT pour l’euro et 2,44 DT pour le Dollar. Le marché semble ainsi avoir réagi de manière globalement positive à l’intervention du Gouverneur de la BCT (Banque Centrale de Tunisie), Chedly Ayati, devant l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) durant laquelle le patron de l’Institut d’émission n’avait pas manqué de mettre l’accent sur les déséquilibres intérieurs patents de l’économie tunisienne, ainsi que sur sa dette en hausse vertigineuse. Toutefois Ayari avait émis des messages qui essayaient de porter l’espoir par les derniers chiffres rassurants, notamment en ce qui concerne la reprise de la croissance et toutes les réformes structurelles engagées par la Tunisie et dont l’impact pourrait être important sur l’emploi dans le futur.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a indiqué, lors de son audition le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que lors de la crise du dinar tunisien, la communication était très désastreuse, que la banque centrale a été très prudente et n’est intervenue qu’après avoir bien analysé la situation. « J’étais très prudent et je n’ai pas fait de déclarations », a dit Ayari.

Le gouverneur de la BCT a par ailleurs appelé à laisser la banque centrale, quel que soit son responsable, travailler dans son domaine. « Nous sommes tous des passagers », a assuré Ayari, faisant allusion aux informations qui ont circulé récemment dans plusieurs médias et selon lesquelles il sera limogé prochainement…

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a déclaré, lors de son audition, le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le marché de change est menacé par la panique.

Il a par ailleurs indiqué qu’il a été informé de la crise du dinar alors qu’il était à l’étranger pour discuter des deuxième et troisième tranches de crédit qui devraient être accordées à la Tunisie. Sur cette question, il a assuré que la BCT a réussi à mettre le pays sur les rails et qu’une autre tranche de crédit de près de 300 millions d’euros devrait être accordée à la Tunisie, après l’approbation du conseil d’administration du FMI qui devrait se réunir le 9 juin prochain.

Ayari a toutefois démenti le fait que la Tunisie soit soumise aux diktats du FMI, assurant que la relation avec l’institution financière est caractérisée par une flexibilité sous contrôle. « La Tunisie est un membre du FMI et doit profiter des avantages » qu’offre l’institution, a-t-il dit.

Il a tenu toutefois à préciser qu’il s’agit de la deuxième crise du dinar après celle survenue en juin 2016, mais qui était passée inaperçue.

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Lors de son audition ce mardi 16 mai 2017, à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a exprimé sa satisfaction par rapport au taux de croissance réalisé durant le premier trimestre de cette année, qui atteint 2,1% et ce, après plusieurs années durant lesquelles elle n’a pas dépassé 1%.

Le gouverneur de la BCT a cependant indiqué que la situation économique et financière du pays demeure très difficile et compliquée, expliquant cela par 4 variables, à savoir l’inflation, la balance budgétaire, le solde des opérations courantes et la dette extérieure. Ces facteurs impactent quotidiennement la politique monétaire du pays et ont un effet direct sur le marché de change, démentant ainsi les bruits qui avaient récemment circulé dans plusieurs médias selon lesquels, la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères a pour cause la déclaration de la ministre des Finances, Lamia Zribi, récemment limogé par le chef du gouvernement.

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Fahmi Chaâbane, président de la Chambre syndicale nationale des promoteurs immobiliers, relevant de l’UTICA, a fait savoir ce mardi 09 mai 2017 sur Express fm que la flambée des prix dans l’immobilier est due à la dépréciation du dinar face aux devises principales et à la montée des prix des matières premières. Il a appelé à abandonner l’autorisation pour les acquisitions faites par les étrangers.

Il a ajouté que l’organisation mondiale des promoteurs immobiliers participera à la 3e  édition de la Journée nationale de la promotion immobilière prévue mercredi 10 mai 2017.

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« Les réserves devises de la Tunisie s’élèvent, actuellement, à 12,500 milliards de dinars, soit l’équivalent de 105 jours d’importation« , a affirmé à l’Agence TAP le directeur général de la Politique monétaire à la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mohamed Salah Souilem.
« Le taux de change s’est stabilisé depuis l’intervention de l’institut d’émission sur le marché de change pour lisser les variations aiguës du taux de change« , a-t-il ajouté en marge d’un séminaire de clôture de projet de jumelage entre la Tunisie et la France sur la modernisation du cadre opérationnel de la politique monétaire de la BCT
La BCT veille à ce que le taux de change joue pleinement son rôle pour contribuer à la maitrise du dérapage du déficit commercial d’une part, et garantir le financement des importations nécessaires tout en préservant un niveau adéquat des réserves en devises d’autre part.
Pour assurer le rétablissement de la monnaie nationale, il faut avoir des fondements économiques solides basés sur une amélioration de la qualité des biens et services et une meilleure productivité afin de conquérir de nouveaux marchés à l’exportation, a-t-il encore dit .
Selon des statistiques gouvernementales, le taux de couverture des importations tunisiennes par les exportations a perdu 8 points, au cours du premier trimestre 2017, atteignant 66% contre 74% durant la même période de l’année dernière, ce qui a porté le déficit de la balance commerciale à 3878,9 millions de dinars (MD). La dépréciation du dinar, qui a perdu 10% de sa valeur, a contribué à l’aggravation de ce déficit.
Le 25 avril dernier, la BCT a procédé à une augmentation du taux d’intérêt directeur, à 4,25 % afin de renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis-à-vis des devises étrangères et rendre la devise nationale plus attractive au niveau de l’investissement et de l’épargne.

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Le taux de couverture des importations tunisiennes par les exportations a perdu 8 points, au cours du premier trimestre 2017, atteignant 66% contre 74% durant la même période de l’année dernière, ce qui a porté le déficit de la balance commerciale à 3878,9 millions de dinars (MD), selon les données du commerce extérieur présentées lors du conseil ministériel du 28 avril.
La dépréciation du dinar a contribué à l’aggravation de ce déficit. A cet égard, la monnaie nationale a perdu 10,6% de sa valeur par rapport aux autres devises durant le premier trimestre de cette année, alors que les prix internationaux ont augmenté de 1,1%, d’après la même source.

L’aggravation du déficit de la balance commerciale est imputée notamment à la hausse des importations des produits énergétiques (50%), des matières premières et semi industrialisés (30%). Ainsi, les importations du pétrole ont augmenté à 242,5 MD contre 150 Md, durant la même période de 2016. Il s’agit également, de la hausse des importations des produits agricoles et alimentaires de 31% et des produits de consommation non alimentaires de 11, 7%.
Durant le premier trimestre de 2017, les importations ont atteint au total 11411,5 MD, en hausse de 20,3% alors que les exportations ont augmenté de 7,4 % atteignant 7532,6MD. Les importations des produits de consommation ont atteint une valeur de 1864,5 millions de dinars (MD), ce qui représente 14,1% du total des importations du pays et 16,7% du déficit commercial.

Les importations des produits de consommation industriels ont augmenté de 10,6% pour atteindre une valeur de 1581 millions de dinars (MD). Parmi ces produits, figurent les véhicules du tourisme dont les importations ont atteint 231,7 MD, dont 137 MD réalisés par les concessionnaires de voitures. Il s’agit également, des matériaux électriques dont les importations se sont élevées à 81MD, en hausse de 11MD, des parfums et de prêt à porter avec respectivement 72,8MD et 52MD. Les importations s des chaussures est de l’ordre de 20,8MD. A elles seules, les importations des vêtements d’occasion (fripes) représentent 49,3 MD, toujours selon les données gouvernementales.
Quant aux médicaments, ils accaparent la part de lion dans les importations de produits industriels, atteignant 264 MD, en hausse de 26 MD par rapport à la même période de 2016.

S’agissant des produits de consommation alimentaire, leurs importations se sont inscrites en hausse de 16MD pour les fruits, dont 10,6 MD consacrés aux bananes, en augmentation de 2, 3MD par rapport au premier trimestre 2016.
Les importations des légumes ont également augmenté de 13 MD, outre la hausse enregistrée au niveau des achats à l’extérieur des huiles végétales (20MD), des produits de la pêche (23 MD), des préparations alimentaires (88MD) et des conserves de poissons (10,8MD). Le déficit commercial s’est particulièrement creusé avec les pays asiatiques, atteignant 2761 MD à la fin du mois de mars, contre 2123 MD, durant la même période de l’année dernière.

Les échanges avec la Chine et la Turquie enregistrent toujours les plus importants déficits de respectivement, 940 MD et 478 MD. Alors que le déficit avec les pays de l’Amérique du nord a régressé de 91 MD, et un excédent commercial a été enregistré avec les pays du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie), lequel est passé de 187 MD à 206 MD.
Face à cette situation, les voix de la société civile et des experts se sont élevées pour appeler à rationaliser les importations et mettre fin à l’importation anarchique. Certains experts ont même recommandé de mettre en œuvre les clauses de sauvegarde prévues dans les accords commerciaux liant la Tunisie à certains pays et groupements économiques.

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Elle a nié l’avoir dit. Voici pourtant, textuellement, ce qu’elle avait déclaré lundi 17 avril 2017, sur les ondes de la radio privée Express Fm. «C’est vrai que, dans le cadre de nos négociations avec le FMI, il y a tout un chapitre relatif à la politique financière. Le 1er objectif est que l’inflation reste à des niveaux raisonnables. La seconde question est la valeur du Dinar (…). Il est prévu, selon les propositions du FMI, que la BCT diminue ses interventions, pour laisser glisser le Dinar et qu’il diminue graduellement pour éviter qu’on soit amené à une dévaluation brutale. Actuellement, nous ne prévoyons pas une dévaluation brutale. Il se peut que la BCT diminue ses interventions pour laisser diminuer graduellement la valeur du Dinar, c’est-à-dire un glissement progressif (…). La ministre dit ainsi, clairement, que la politique de lissage du Dinar est une proposition du FMI, ce que réfute Jihad Azour du FMI justement.
Interrogée ensuite par Wassim Belarbi sur une possibilité, même théorique, d’un Euro à 3 DT, la ministre répond que (Ndlr : Timing exact de 30’53’’ de l’interview qui a duré 33’27 selon le Podcast mise en ligne par Express FM) «c’est en effet ce que disent les experts. Il y a même quelques études du FMI qui disent, même si ce n’est pas dans la conjoncture actuelle qui s’est légèrement améliorée, mais dans des périodes antérieures, que l’Euro à 3 DT est la situation normale de l’économie car la valeur du Dinar est le reflet de la situation économique». Le mot est dit. Pas en présence d’un conclave d’experts ou de spécialistes du change, mais dans une radio grand-public et à une heure de grande écoute. Le grand public l’a certainement mal interprété, mais il fallait peut-être tenir compte de tout cela et nuancer ou préciser les propos. Or la ministre s’était déjà envolée, dès le lendemain, vers Washington pour achever les négociations avec le FMI.

⦁ Chronique d’une chute malintentionnée
C’est en fait, en confirmant, certainement de manière involontaire, cette hypothèse de l’Euro = 3 DT en citant des études du FMI à l’appui que la ministre a donné le top départ aux anticipations des opérateurs économiques, sur un marché où la devise était déjà en état de petite sécheresse. Et ce sont ces anticipations qui flamberont le prix du Dinar.

En effet, selon les données de la BCT, le Dinar était à 2,48 ou 2,49 durant la période allant du 11 au 14 avril 2017. Le lundi d’après, une journée avant la fameuse interview de la ministre sur les ondes d’Express FM, le Dinar s’échangeait à 2,5087 euros. Le jour même de l’interview, il était à 2,5667 euros.
Les effets de l’anticipation des opérateurs n’étant jamais immédiats, ce n’est qu’un jour après, c’est-à-dire le 20 avril 2017, que les choses s’accélèrent. En effet, le jeudi 20 avril, le Dinar s’échangeait ce jour à 2,5949 euros en interbancaire. Le vendredi 21, il était à 2,6939 euros et s’ébranlait déjà. Le samedi 22 et le dimanche 23 avril, le marché est fermé, ce qui explique que le lundi 24 avril la polémique autour du taux de change du Dinar était à son comble et le Dinar s’échangeait à 2,6102 euros. Le 25 avril, la BCT injecte 100 MUSD, ponctionnés sur la réserve nationale en devises, sur le marché du change pour lisser la baisse du prix du Dinar qui reste ainsi à 2,6102 et s’y stabilise le lendemain. Voici par ailleurs, une idée sur le change du DT, sur des sites étrangers au courant de la période du 17 au 26 avril 2017 (Source : FxexchangeRate.com)

A son arrivée à Tunis, la ministre organise un point de presse restreint, où elle affirme ceci : «je n’ai pas déclaré que la véritable valeur de l’Euro est de 3 DT», contrairement à ce que tout un chacun peut toujours entendre dans le podcast d’Express FM.
En 4ème point de ce communiqué, la ministre jette l’opprobre sur «les corrompus et les contrebandiers», que la réussite des réformes du gouvernement «dérange jusqu’à éloigner le sommeil de leurs yeux», ainsi que sur «ceux qui profitent, injustement, de la situation actuelle» et qui «s’opposent à ces réformes». Piquée au vif par les appels à sa démission et l’intox de sa fuite parus sur quelques Blogs, elle s’attaque ensuite pourtant à la presse qu’elle prend pour un ânon, en fustigeant «l’intense campagne de presse, qui a détourné mes propos, sur la presse et les réseaux sociaux et dont je conclue qu’elle était fausse et orchestrée, dans le but de perturber le rythme accéléré des réformes entreprises par le ministère et le gouvernement en général». Et de terminer qu’elle était «sûre que ces campagnes de dénigrement allaient avoir lieu». No Comment Mme la ministre. Vos propos d’une ministre d’un gouvernement qui n’en est pas à sa première bourde médiatique en disaient déjà assez !

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La chute de la valeur du dinar par rapport à la monnaie étrangère a fait couler beaucoup d’encre. Plusieurs experts ont déjà mis en garde contre le danger de la dépréciation du dinar tunisien, qui risque de se plonger davantage au cours de la prochaine période. Mardi 25 avril 2017, sur la place financière de Tunis, le dinar tunisien se reprend légèrement face aux principales devises, après être tombé, un jour avant, à des niveaux très bas ; l’euro passe de 2.75 à 2.65 dt et le dollar américain s’est négocié à 2.50 dt contre 2.5300 le lundi. Sur le marché de change international, l’euro est monté un peu face au dollar, il s’est échangé à 1,0893 dollar contre 1,0867 dollar lundi. Cette situation alarmante a rendu indispensable l’intervention de la Banque centrale sur le marché de change pour essayer d’atténuer le glissement du dinar.

L’ancien ministre du Commerce, Mohsen Hssan, a de son côté insisté sur l’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans le marché de change pour ajuster la valeur du dinar tunisien et éviter sa dépréciation. Dans une déclaration, ce mercredi 26 avril 2017, à Africanmanager, il a aussi appelé la Banque centrale à trouver un accord avec les banques et les institutions financières dans l’objectif de faciliter au maximum l’achat et la vente de la devise.

Il a par ailleurs appelé la BCT à jouer son rôle de régulateur du taux de change du dinar, et ce dans l’objectif d’éviter une nouvelle dépréciation du dinar et ses conséquences néfastes, telles que la hausse de service de la dette mais aussi la dégradation de la compétitivité de l’entreprise tunisienne.  » La BCT est plus que jamais appelée à jouer son rôle de régulateur du taux de change », a-t-il dit.

S’agissant des mesures mises en place par la Banque centrale dont l’augmentation du taux d’intérêt directeur, Mohsen Hssan a tenu à préciser que la BCT a entrepris une politique monétaire « non expansionniste » visant à protéger le prix d’échange et la maîtrise de l’inflation.

Il a toutefois tenu pour responsable le gouvernement de la dévaluation de la valeur du dinar ; l’équipe de Youssef Chahed est appelée, selon ses déclarations, à trouver les solutions, prendre les mesures et mettre en place l’ensemble des réformes capables d’éviter la détérioration de l’économie nationale accablée par un défit budgétaire et commercial.

De son côté, l’expert financier Hatem Zaâra a indiqué, lors de son passage ce mercredi sur Express Fm, que la dépréciation du dinar face à l’euro et au dinar est due essentiellement au manque de liquidités et à la baisse des exportations de l’huile d’olive. « La baisse de la valeur du dinar est le reflet du déséquilibre entre l’offre et la demande en liquidité en devises. La Banque Centrale de Tunisie a injecté 100 millions de dollars sur le marché de change pour essayer d’atténuer le glissement du dinar », a-t-il affirmé.
Il a fait savoir par ailleurs que la révision à la hausse du taux d’intérêt pourrait aider à renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis-à-vis des devises.

Il est à rappeler à ce propos que la BCT a décidé d’augmenter son taux directeur de 50 points, pour atteindre 4,75% et de relever aussi le taux minimum de rémunération de l’épargne de 50 points, à 4%.
Selon un communiqué, publié mercredi, par la BCT, cette décision vise à réduire les risques de pressions inflationnistes, d’une part, et à encourager l’épargne, ce qui favorisera le renforcement des liquidités, d’autre part. L’institut d’émission affirme veiller au suivi des évolutions de la conjoncture économique, pour prendre les mesures adéquates à temps.
Le conseil d’administration de la BCT, réuni hier mardi, a précisé que la politique monétaire et celle de change ne visent pas la dévaluation ou le flottement du dinar, ni la baisse du taux de change, mais elles ciblent la mise en place d’interventions étudiées et coordonnées, afin de faire face aux variations brusques des taux de change, tout en veillant à activer le rôle régulateur du taux de change pour maîtriser le glissement du déficit commercial et préserver un seuil minimum de réserves en devises.

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Réuni

Le Conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a tenu, hier mardi 25 avril 2017, une réunion exceptionnelle afin d’examiner les dernières évolutions du «marché de change qui a connu depuis la semaine dernière des tensions ascendantes, suite à la demande des acteurs en devises  étrangères, ce qui a engendré la dépréciation de la valeur du dinar en comparaison avec le Dollar et l’Euro».

Adoptant une approche plutôt rassurante, le conseil de la BCT a estimé que  «les données objectives et les indices économiques, financiers disponibles, ne justifient pas la tension enregistrée au niveau du marché de change et celle de la dépréciation du dinar vis-à-vis des devises étrangères, surtout que les récents entretiens qui ont eu lieu entre le gouvernement et le FMI ont été positifs et encourageants». Et d’affirmer, que «la politique monétaire et celle du  taux du change ne ciblent ni la baisse de la valeur de devise, ni la dépréciation du dinar» et que la BCT a plutôt recours à des «interventions bien étudiées, afin de faire face aux changements des taux de change dont l’objectif est de maitriser le déficit commercial et la garantie de la couverture des importations nécessaires pour le pays et de préserver un niveau satisfaisant des réserves des devises étrangères». Le Conseil de la BCT n’en a pas moins estimé que «la situation de la liquidité, les banques ont toujours besoin d’un très haut niveau de liquidité suite à la faiblesse de l’épargne nationale», n’oubliant pas d’appeler à «la rationalisation de l’utilisation de ressources de devises étrangères, et non au recours aux pratiques ayant pour but de porter atteinte au marché de change, menaçant ainsi la stabilité financière, ce qui engendra par la suite des impacts négatifs au niveau des équilibres économiques en général».

A la fin et arguant de la nécessité d’une «lutte contre les dangers des tensions inflationnistes, l’encouragement de l’épargne et le renforcement  de la liquidité», la BCT a décidé «d’augmenter le taux directeur à 4.75% et le taux rémunération de l’épargne à  4% contre 3,5 % précédemment». Une première depuis au moins 3 ans…

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Jamais déclaration de ministre n’aura eu un effet aussi direct, instantané et néfaste sur l’économie et les finances de la Tunisie que celle de la ministre des Finances concernant le comportement de la devise tunisienne, sa dépréciation ou sa dévaluation.

Le premier effet direct de l’accélération de la décente aux enfers du Dinar tunisien sera visible sur le stock de la dette qui augmentera et risquerait même de devenir intenable. «Une grande partie de la détérioration du ratio du taux d’endettement est due au gonflement automatique du stock de la dette, ce qui compliquerait davantage le redressement de dette », a indiqué le ministre conseiller Taoufik Rajhi à Africanmanager. Mais pas que cela. «Le glissement du dinar est néfaste aussi pour le budget en ce qui concerne la facture énergétique surtout en l’absence de l’application de la règle d’ajustement automatique», précisait encore le ministre conseiller. Et d’une manière générale, l’impact sur le budget sera visible, surtout dans la prochaine loi de finances complémentaire qui deviendra nécessaire. «Cela se traduirait par un gonflement du montant emprunté en dinar, ce qui réduirait marginalement l’usage du montant emprunté ou le besoin réel en dinar puisque le budget a été cadré avec l’hypothèse d’un taux de change de 2.25 contre le dollar», expliquait encore Rajhi.

  • Le coût de 10 mots

On pourra dire que cette dépréciation (A fin mars le euro était à 2,53 dinars. Samedi dernier, il montait à 2,69833 dinars et à 2,69860 le dimanche), due plus à une anticipation des opérateurs qu’à un nouvel évènement économique qui en aurait accéléré la détérioration, mais les effets seront plus ostensibles à l’intérieur qu’à l’extérieur. La Tunisie ayant une industrie de transformation, les coûts de production vont augmenter et les prix de vente en local aussi. Certains industriels ont déjà leurs calculettes en main et font les comptes da «la douloureuse» qu’ils vont devoir payer pour leurs commandes à terme. D’autres, comme les hôteliers liés par des contrats d’allotement, voient déjà fondre leurs recettes comme neige au soleil de la prochaine saison touristique qui s’annonçait pourtant sous de bons auspices. Même le marché parallèle qu’adorent les Tunisiens, où tout est importé, devrait voir ses prix augmenter. C’est ce qu’on appelle l’inflation importée. Des sociétés, comme la CPG (Phosphate de Gafsa) et un grand nombre de groupes privés, vendront peut-être plus, mais toujours moins cher. Résultat des courses, ceux qui ont soumissionné à des marchés risquent de devoir retirer leurs offres, et ceux qui ont reçu leurs bons de commande ou signé des contrats risquent d’y laisser des plumes. En définitive, c’est la phrase de ministre (Le Dinar va glisser petit à petit vers 3 dinars l’euro) qui coûtera le plus cher dans l’histoire de la Tunisie !

Tirant les conclusions de cette bourde médiatique tuante de sa ministre qui aura coûté pour le moment une hausse de 4 points de la dette du pays selon les spécialistes, le chef du gouvernement tunisien a déjà annoncé, depuis Sfax où il était en visite, de prochaines restrictions au niveau des importations. Toute tentative de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) de soutenir le Dinar pour en faire remonter les cours par des opérations de rachat, étant plus coûteuse que rentable, le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) semble ainsi s’orienter vers une nouvelle politique de restrictions économiques. Un choix douloureux, mais certainement plus charitable pour l’économie du pays. La seule thérapie possible devra être de choc.

  • Les biens de consommation en point de mire

La demande de rationalisation des importations n’est pas nouvelle en Tunisie. Il y a au moins 3 ans que la BCT en parle, même si ce n’est pas de manière directe. Au terme des 3 premiers mois 2017, les importations tunisiennes ou de produits de consommation ont totalisé 1640,9 MDT. Une année auparavant, ce n’était que 1469,2 MDT. Des chiffres et une évolution qui inquiètent. Mais il y a plus intriguant. L’exemple des importations de produits énergétiques (1423,1 MDT en 3 mois 2017 sans compter la contrebande), en hausse de presque 60 %, sans que cela se traduise en hausse de production.

C’est en tout cas cette ligne des produits de consommation que les experts (les véritables), conseillent de rationaliser et même carrément de suspendre, au moins jusqu’à la fin de l’année.

D’autres économistes vont plus loin et proposent de limiter les importations à 5 catégories de marchandises. Il s’agit des matières premières pour l’industrie, les biens d’équipement, les pièces de rechange, les médicaments et les céréales.

Tout cela nécessitera d’en informer officiellement l’OMC qui ne saurait refuser ce à quoi a droit chacun de ses membres. Il s’agira aussi de mettre en veilleuse les conventions de libre-échange comme avec celle conclue avec la Turquie en attendant de la revoir. Et enfin de discuter avec les principaux partenaires commerciaux comme la France ou l’Allemagne et l’Italie qui comprendront certainement l’urgence de la situation. Il s’agira en même temps surtout, de n’autoriser le financement que pour l’importation des matières premières et semi-produits, les biens d’équipement et pour la maintenance. En effet, l’importation des produits d’équipement et produits intermédiaires notamment, ne doivent pas être touchés car en lien direct avec la production et l’exportation.

Mais le ministère du Commerce et les services de la Douane devront surtout serrer les mailles du filet à l’entrée des frontières, terrestres, maritimes et aériennes. Mais aussi passer au crible les conteneurs et les valises des voyageurs venant de Chine, de Turquie et d’autres destinations connues pour le commerce de valises, faire fonctionner les scanners à conteneurs en gardant un œil sur certains douaniers. Il faudra encore que les Gouverneurs s’activent pour nettoyer les rues des villes du commerce «parallèle au parallèle déjà installé dans certains Souks. Tout cela, le temps d’un semestre. Ce n’est pas trop pour sauver toute une économie.

  • Vous voulez des solutions ? En voilà une esquisse

Reste à savoir jusqu’où ira Youssef Chahed dans cette nouvelle politique de restriction des importations qu’il a annoncée à Sfax. Reste aussi, pour que tous ceux qu’il va priver aient confiance en lui, qu’il commence à réduire le train de vie son administration, en frais divers (Déplacements, véhicules, bons d’essence, titres de voyage etc..). Il faudrait peut-être aussi, qu’il aille voir le Mufti et se fasse aider par Ennahdha pour annoncer une année sans pèlerinage. Qu’il décide également de ne pas importer des moutons pour l’Aïd. Qu’il discute avec les agences de voyage pour diminuer les voyages organisés à l’étranger le temps d’un semestre, qu’il accélère le lancement de l’emprunt en devises auprès des TRE (Tunisiens résidant à l’étranger) proposée par la BAT (Banque d’Affaires de Tunisie). Il faudra aussi et surtout qu’il parle à la population de tout cela, non pas à travers les médias, mais directement, sur les places publiques et dans les quartiers, de Sfax, de Tunis et d’ailleurs qui lui ont dernièrement témoigné une sympathie qu’il devrait mettre maintenant à profit. C’est à ces seules conditions que ceux qu’il va priver de leur confort quotidien et de leurs gains, adopteront les mesures douloureuses qu’il pourrait annoncer !

 

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Jihad Azour, le directeur du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie Centrale au sein du FMI, est intervenu pour cadrer le débat sur la dépréciation, ou dévaluation pour certains, du dinar tunisien. Il a déclaré le vendredi 21 avril 2017, à la TAP, que le Fonds n’est pas derrière la baisse de la valeur du dinar et qu’il ne juge pas cela nécessaire présentement. Il a ajouté que le dinar est surévalué, à hauteur de 10% selon les standards de calcul du taux de change, un niveau qui n’exige pas une dépréciation de sa valeur, d’après lui.

Le responsable a affirmé que le FMI s’est borné à suggérer une plus grande flexibilité de la monnaie nationale qui permet de résorber le déficit commercial et d’équilibrer la balance des paiements. Pas plus ni moins…

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Le dinar tunisien a atteint, depuis la deuxième semaine du mois d’avril 2017, son plus bas niveau enregistré depuis des années. Une dépréciation qui ne peut pas être expliquée par le seul fait que l’argent est injecté dans une économie ou un système à faible productivité, citant le cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des dizaines de milliards. L’accentuation du déficit de la balance commerciale suite à la baisse de l’exportation au détriment de l’importation explique aussi et en grande partie cette dévaluation. Une des raisons qui ont poussé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à intervenir en urgence et annoncer comme première mesure draconienne la réduction des importations anarchiques. Pendant ce temps sur la place financière de Tunis, le dinar tunisien continue de plonger face aux principales devises, l’euro passe à 2.5800 dt et atteint un nouveau record à 2.600 dt ; le dollar américain s’échange à 2.4150 dt contre 2.4100 dt le mercredi 19 avril 2017. Sur le marché de change international, l’euro remonte face au dollar dans un marché prudent avant l’élection présidentielle française ; la devise européenne valait 1,0750 dollar, après avoir atteint vers 08H45 GMT son plus haut niveau en trois semaines à 1,0776 dollar, contre 1,0708 dollar mercredi.

C’est ainsi que l’UTICA a exprimé sa profonde préoccupation suite à la chute de la valeur du dinar ces deux derniers jours. L’organisation a considéré la dévaluation du dinar comme un danger réel qui menace l’économie tunisienne et qui aura des conséquences négatives sur l’investissement, la compétitivité des entreprises et aggravera le déficit et le volume de la dette.
Dans un communiqué rendu public jeudi 20 avril 2017, l’UTICA a appelé le gouvernement et la Banque Centrale à fournir une explication rapide à la situation actuelle et à dévoiler la stratégie qui sera adoptée pour stopper l’hémorragie de la baisse de la valeur du dinar, qui risque d’affecter la continuité de l’entreprise, sa compétitivité et sa capacité d’investissement pour soutenir la création d’emplois.

L’expert en économie Mourad Hattab a déclaré, à l’agence TAP, que la situation du dinar tunisien face aux devises de référence sur le marché du change est devenue catastrophique. Il a rappelé que l’Euro s’est échangé ce mercredi à 2.55 dinars. Et que cette tendance à la baisse n’est pas près de se stabiliser. Il a annoncé que dans quelques semaines, il est quasiment certain que l’euro vaudra trois dinars, et même plus. La chute du dinar est essentiellement causée par le surendettement du pays qui devient tributaire des nations donatrices et de la conjoncture internationale. Il a ajouté que cette chute va s’accentuer car les instances financières internationales (FMI, BM) trouvent que la valeur du dinar est surestimée, et elles exigent une dévalorisation de près de 10% de sa valeur actuelle.

Quant à lui, le député Mongi Rahoui (Front populaire) a mis en garde contre le danger de la dépréciation du dinar, considérant que ses répercussions seront catastrophiques sur l’économie et le citoyen tunisien, notamment les personnes à faible revenu.

Selon ses déclarations, la dépréciation du cours du dinar engendrera une hausse de la valeur des crédits contractés par la Tunisie ainsi qu’une augmentation du taux de l’endettement.

De son côté, la ministre des Finances, Lamia Zribi, a promis de réduire progressivement la marge d’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur le marché de change et déprécier de manière progressive le dinar, soulignant que sa valeur réelle par rapport l’euro est estimée à 3.

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L’UTICA a exprimé dans un communiqué publié ce jeudi 20 avril 2017 sa profonde préoccupation suite à la chute de la valeur du dinar durant les deux derniers jours.

L’organisation a considéré la dévaluation du dinar comme un danger réel qui menace l’économie tunisienne et qui aura des conséquences négatives sur l’investissement, la compétitivité des entreprises et aggravera le déficit et le volume de la dette.

L’UTICA appelle le gouvernement et la Banque Centrale à fournir une explication rapide à la situation actuelle et à dévoiler la stratégie qui sera adoptée pour stopper l’hémorragie de la baisse de la valeur du dinar qui menace la continuité de l’entreprise, sa compétitivité et sa capacité d’investissement pour soutenir la création d’emplois.

Et d’ajouter que les déclarations évoquant le choix du gouvernement pour une politique de dévaluation du dinar ont suscité l’interrogation des Tunisiens en général et des entrepreneurs en particulier.

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L’expert en économie Mourad Hattab a déclaré que la situation du dinar tunisien face aux devises de référence sur le marché du change est devenue catastrophique. Il a rappelé que l’Euro s’est échangé ce mercredi à 2.55 dinars. Et que cette tendance à la baisse n’est pas près de se stabiliser. Il a annoncé que dans quelques semaines, il est quasiment certain que l’Euro vaudra trois Dinars et même plus.

Par ailleurs, cette chute de la valeur de la monnaie locale s’est répercutée, comme il l’a précisé, sur la réserve du pays en devises qui a dégringolé il y a deux jours à 104 jours d’importation.

Il a par ailleurs expliqué que cette chute du Dinar est essentiellement causée par le surendettement du pays qui devient tributaire des pays donateurs et de la conjoncture internationale. Il a ajouté que cette chute va s’accentuer car les instances financières internationales (FMI, BM) trouvent que la valeur du dinar est surestimée, et elles exigent une dévalorisation de près de 10% de sa valeur actuelle.

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La réaction de l’économiste Radhi Meddeb, suite à l’accord de principe du FMI pour le déblocage de la 2ème tranche du prêt, sonne comme un rappel à l’ordre pour ceux qui s’emballent, s’excitent et occultent le fait que la Tunisie file du mauvais coton depuis quelques années, en empruntant à tour de bras pour des dépenses de fonctionnement (notamment pour entretenir une fonction publique obèse, et non pour investir dans la création de richesses). Mais l’intervention de Meddeb, sur sa page Facebook hier lundi 17 avril 2017 dans la soirée, met surtout le doigt sur l’âpre réalité dont peu de responsables ont envie de parler, encore moins le gouvernement : Les efforts colossaux que le FMI demande à la Tunisie pour desserrer les cordons de la Bourse. Le pays va en baver !

L’économiste dit ceci dans son post: « Cela vient de tomber comme un verdict : Le communiqué de la mission du Fonds Monétaire qui vient d’achever sa revue de programme. Je […] ne peux m’empêcher d’en tirer quelques conclusions :
– seule la deuxième tranche sera probablement tirée en mai, de l’ordre de 308 millions de dollars, loin des deuxième et troisième tranches espérées par les autorités tunisiennes pour un total de 700 millions $.
– entre les lignes, le dinar est surévalué, une dévaluation ou une accélération de sa glissade devraient intervenir sur les prochaines semaines,
– Le taux d’intérêt sera relevé sur le court terme et l’accès au crédit resserré
– les prix des carburants devraient augmenter pour diminuer le poids des subventions, mais aussi mieux traduire le glissement du dinar par rapport au dollar
– une réforme globale des retraites devrait intervenir sur les prochains mois.

Tout cela réduira peut-être le fardeau sur les finances publiques, mais risque d’être douloureux en l’absence d’une vision globale et d’une approche stratégique de relance dans l’inclusion et la reconstruction de notre tissu économique sur la base d’une compétitivité retrouvée ».

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Malgré une stabilisation face aux principales devises qui a duré près de 4 jours, le dinar tunisien a reculé e nouveau, enregistrant ainsi une nouvelle baisse par rapport aux devises étrangères. L’euro est passé de 2.4650 dt à 2.4700 dt, alors que le dollar américain s’est échangé à 2.3380 dt contre 2.3350 dt le lundi, 11 janvier 2017. Les raisons de la baisse du dinar par rapport aux monnaies étrangères sont multiples et cette dégringolade pourra  facilement accentuer l’inflation,  réduire les réserves en devises du pays et alourdir la charge budgétaire destinée  au remboursement de la dette publique. La crise économique, la rareté des ressources financières du pays, l’endettement extérieur, la baisse de la productivité, la hausse de la masse salariale dans la fonction publique, l’accentuation du déficit budgétaire et la chute des entrées du secteur touristique et des mines ainsi que la détérioration du climat des affaires sont les principales causes derrière la dépréciation du dinar.

« La chute du dinar se poursuit inexorablement. Et c’est normal. Cette chute s’explique par deux phénomènes au moins: la situation, déjà difficile, de l’économie et des finances publiques tunisiennes s’aggrave. Tous les indicateurs se détériorent. Le Dinar n’est qu’un miroir qui reflète la situation économique et financière du pays. » c’est ce qu’a écrit Ezzedine Saidane dans un statut posté ce mercredi 11 janvier 2017 sur sa page Facebook officielle.

Cela s’explique également par le fait que la Banque Centrale n’a plus, ou presque, les moyens d’intervenir pour réguler, en essayant de lisser, le taux de change du Dinar. Chaque intervention coûte en effet cher à la BCT, et donc à la Tunisie, en termes de réserves de change et de pertes de change. Les réserves de change qui baissent sans cesse sont souvent alimentées par des emprunts extérieurs.

En fuise de  solutions, Saidane a appelé à redresser l’économie et les finances publiques pour redresser le Dinar. « Il n’ y pas d’autres solutions.
Si l’on n’arrive pas à redresser rapidement notre économie, la BCT pourrait se trouver dans l’obligation de laisser flotter le Dinar et ce serait dommage. Il suffit de voir ce qui s’était passé en Égypte il y a juste quelques semaines pour comprendre l’ampleur des dégâts que cela peut causer », a alerté Ezzedine Saidane.

Pour rappel, l’Egypte a décidé, durant le mois de novembre de l’année 2016, de laisser flotter sa devise pour répondre à la crise monétaire aiguë qui affecte son économie et menace de relancer l’instabilité politique, plus de cinq ans après la révolution de 2011. Cette décision devrait provoquer de fait une forte baisse, de près de 50%, de la valeur de la livre égyptienne face au dollar.

Dans sa dernière note portant sur la conjoncture économique (novembre),  la Banque centrale de Tunisie (BCT) a par ailleurs relevé la persistance des pressions sur les réserves en devises qui pèsent  sur  le  taux  de  change du  dinar  vis-à-vis  des  principales  devises.
Sur  le marché  interbancaire,  et  depuis fin  décembre 2015,  le  dinar s’est déprécié de 9,4%  vis-à-vis du  dollar américain et  de 10,5% vis-à-vis  de l’euro. Les  tensions  sur  la  liquidité  bancaire,  observées au  cours  de  la période  (juillet  2016-septembre 2016) se   sont   quelque   peu   desserrées en octobre  2016, à  la  faveur  de l’atténuation  de l’effet  restrictif  des  Billets  et  Monnaie  en Circulation  (BMC). Cette situation s’est traduite par une   baisse des   opérations   de   politique monétaire  de la Banque  centrale à 7.184 MDT, en  moyenne, contre  7.404 MDT en  septembre dernier.

La BCT a noté que la  réduction  de  la  part  de l’intervention de la Banque centrale sous forme d’appels d’offres a  engendré un recours accru des  banques à la  facilité  permanente  de  prêt  à 24H (avec  un  taux  de  4,5%), ce  qui a exercé des pressions à la hausse sur le taux du marché monétaire (TMM).  Ce  dernier s’est  établi,  en octobre  2016, à 4,33% contre  4,26%  un  mois auparavant.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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Sans conteste, le dinar tunisien n’en finit pas d’accentuer sa descente aux enfers. A la date du 11 novembre, il s’échangeait à 2,2714 dollars US et à 2,4720 euros, selon le tableau des cours moyens des devises cotées en DT de la Banque centrale de Tunisie. La monnaie tunisienne a perdu 60% de sa valeur depuis 2011. Une dégringolade qui nourrit toute une littérature sur la moins mauvaise façon d’enrayer cette inexorable chute où les spéculations des analystes varient entre le régime des changes flottants, la dévaluation, la libéralisation voire la convertibilité totale.

Un faisceau de « remèdes » dont le plus banni est celui de la dévaluation, sentencieusement rejetée par le ministre du Développement économique et de la coopération internationale, Fadhel Abdelkéfi. « «Non, jamais de la vie ! Nous avons connu une dévaluation compétitive implicite, pas une dévaluation administrative. Mais la Banque centrale cote correctement le dinar. Nous ne sommes pas dans une logique de maintenir artificiellement le dinar fort. Une certaine dévaluation, qui a été glissante sur cinq ans, a rendu la Tunisie encore plus compétitive», a-t-il affirmé à l’hebdomadaire économique français « La Tribune ».

Et pour cause, la dévaluation serait pour la Tunisie la dernière solution à laquelle il faut recourir. Certes, en dévaluant, les exportations tunisiennes bénéficient d’un avantage égal au taux auquel le dinar baisse, mais il s’agit d’un avantage de courte durée. Cependant, là où le bât blesse le plus, c’est au niveau des importations qui sont pénalisées d’une majoration correspondante, et dès lors que les exportations couvrent moins de 70% des importations, on ne voit pas quel intérêt y a-t-il à dévaluer, d’autant que toute dévaluation n’a qu’un intérêt bénéfique temporaire. Surtout, la dépréciation du dinar serait impérativement une source d’inflation. C’est particulièrement le cas lorsqu’il n’existe aucun produit local de substitution à ceux importés. Dans le cas du pétrole et du gaz, par exemple, on ne peut pas facilement se tourner vers la production domestique, fortement malmenée. Moins spécifiquement, l’inflation étant sur un trend haussier, une dévaluation du dinar aura des conséquences perverses sur l’indice général des prix à la consommation familiale, sans parler de celles du creusement des déficits jumeaux, le budgétaire et le commercial.

Ce n’est point un remède !

Au demeurant, il est établi d’expérience que la dévaluation est une conséquence des difficultés économiques, et non un remède. Les difficultés restent après la dévaluation. Il en est ainsi de la dette tunisienne qui est contractée en devises étrangères. Dévaluer, c’est la rendre plus chère.

A la vérité, les difficultés économiques et financières de la Tunisie proviennent, au principal, des dépenses publiques qui sont trop importantes par rapport aux rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat, lequel devra donc emprunter. Et comme il est déjà très endetté, aux alentours de plus de 60% voire de 80% si on y inclut les dettes des entreprises publiques, de nouveaux emprunts sont difficiles. Autant dire et se convaincre que le problème restera entier après la dévaluation. Et donc la politique d’austérité, même si le mot n’est pas lâché, demeurera.

Les effets d’une dévaluation étant aléatoire, il ne sera pas non plus possible de fonder une politique économique sur une monnaie faible. D’abord, si la monnaie reste faible, c’est que l’économie reste faible. Une économie faible, dont la monnaie se déprécie constamment, c’est une économie qui se dégrade, dont le pouvoir d’achat et le niveau de vie diminuent.

Voilà pourquoi la solution d’une dévaluation doit être rigoureusement écartée pour que soit maintenue en l’état l’approche d’assouplissement du taux de change qui, estime-t-on, renforcera les réserves extérieures et réduira progressivement la surévaluation du dinar. Une réduction des interventions sur le marché des changes, des adjudications de devises périodiques et un approfondissement du marché des changes, rendus possibles grâce à la réduction récente des restrictions à l’utilisation des devises par les banques, contribueront à favoriser une plus grande flexibilité du taux de change et à améliorer la gestion des liquidités des banques. Ceci est primordial au vu du déficit élevé des transactions courantes et l’augmentation de la dette extérieure.

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Le dinar tunisien s’est légèrement repris face au dollar américain qui s’est échangé à 2.2560 dt, la fin de la semaine passée, dans un marché de change peu mouvementé. Par ailleurs, il poursuit sa stabilisation face à l’euro à 2.4640 dt, rapporte notre confrère Tustex.

Sur le marché de change international, l’euro est en baisse face au dollar lundi 31 octobre, à l’ouverture d’une séquence chargée en événements à risques aux Etats-Unis, avec une réunion de la Réserve fédérale et l’élection présidentielle. L’euro s’est échangé à 1,0963 dollar contre 1,0987 dollar vendredi.

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