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C’est l’histoire d’une diplomatie parallèle qui ne dit pas son nom et qui surtout provoque des sons de cloche différents. Bref, c’est la cacophonie quoi, dont on aurait si le dossier n’était pas aussi important. Machrou Tounes, conduit par Mohsen Marzouk, a cru bien faire en dépêchant en Libye une délégation pour s’entretenir, ce mercredi 22 février 2017, avec le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi. But de la manoeuvre : Prendre le pouls de la situation dans la région et plancher sur la lutte commune contre le terrorisme…

Marzouk avait déclaré qu’il avait informé au préalable le chef de l’Etat tunisien de sa démarche et qu’il ira le voir à son retour pour évoquer les retombées de sa visite. Sauf que, patatras, la présidence de la République vient de faire savoir qu’elle ne savait rien de ce déplacement. Quand on vous disait que c’est la cacophonie…

En tout cas ce qui est sûr c’est que tout ça apporte de l’eau au moulin du chef du bloc parlementaire Ennahdha, Noureddine Bhiri, qui est monté au front à la Radio nationale hier pour dire que son mouvement était pointé du doigt à tort et que ceux qui s’adonnent vraiment à la diplomatie parallèle ne sont pas dénoncés…

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Le chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi est appelé à ne pas intervenir pour régler certaines affaires entre l’Algérie et les frères musulmans libyens. C’est un des messages de la diplomatie algérienne à Rached Ghannouchi, accusé de faire de la publicité sur le dos de l’Algérie.

« En se posant comme un intermédiaire entre l’Algérie et les Frères musulmans libyens, le leader du parti islamiste tunisien Ennahdha, Rached Ghannouchi, cherche-t-il à se faire une publicité gratuite sur le dos de l’Algérie ? Des responsables au ministère algérien des Affaires étrangères en sont convaincus, surtout, affirment-ils, qu’ils n’ont besoin des services de personne pour «discuter avec nos frères libyens». Pour eux, c’est certain, Rached Ghannouchi profite des portes qui lui sont ouvertes en Algérie pour prouver à l’opinion tunisienne qu’il a encore du poids et surtout qu’il est une personnalité incontournable dans les milieux islamistes maghrébins ». C’est ce qu’on a pu lire dans un article paru, hier, lundi 13 février 2017 dans le site algérien « algeriepatriotique.com ».

« Rached Ghannouchi voit la Libye comme un moyen de rebondir politiquement et de prouver à l’opinion internationale que les Frères musulmans peuvent encore jouer un rôle de force stabilisatrice au Maghreb et plus généralement dans le monde arabe. Dans cette épreuve de la dernière chance, le leader islamiste tunisien compte assurément sur le président turc Recep Tayyip Erdogan, lui-même affilié à la confrérie des Frères musulmans, de plaider auprès de Donald Trump la cause de tous les «frères». Erdogan a encore l’avantage, en effet, d’être un pilier de l’Otan au Proche-Orient et d’avoir des canaux de discussions privilégiés avec la CIA et la Maison-Blanche. Il ne faut pas oublier aussi que le siège de la confrérie des Frères musulmans se trouve maintenant en Turquie. Quoi qu’il en soit, le vent des «printemps arabes» a bel et bien tourné », lit-on dans le même article.

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Pour ceux qui en doutaient, mais ils ne sont pas nombreux, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, va aller en France demain mercredi 09 novembre 2016 pour parler gros sous. Chahed qualifie lui-même son voyage de « stratégique » et lui confère volontiers, dans un entretien avec l’AFP, « une vocation économique ». A quelques semaines de la Conférence internationale de l’investissement – les 29 et 30 novembre 2016 à Tunis -, il était grand temps d’aller secouer l’ami historique et premier partenaire économique de la Tunisie, mais qui se fait discret depuis quelque temps, empêtré lui aussi dans ses difficultés économiques et un chômage qui s’obstine à rester dans la zone des 10%, alors que ses voisins d’Europe du Nord, mais surtout l’Allemagne, font nettement mieux.

Chahed attend de la France qu’elle prenne en charge, aux côtés de la Tunisie, une partie des coûts de la transition démocratique et de l’instabilité en Libye. Cette incantation, tout au mieux, en tout cas au regards des faits, a des allures de voeu pieux. Le Premier ministre tunisien perd de vue les signaux, ou plutôt l’absence de signaux, qui ont suivi le déplacement en septembre 2016 d’une délégation tunisienne pour « vendre » le Plan Marshall, qui coûterait à l’Union Européenne la bagatelle de 20 milliards d’euros, en financements. Certes il y a eu un vote du Parlement européen plein de ferveur, d’emphase et d’empathie pour la Tunisie, pour ses souffrances, sa bravoure, sa ténacité, ce phare du monde arabe… Bref, les déclarations passionnées de circonstance. Sauf que depuis rien ne se passe, ou pas grand chose. Les Européens sont toujours aussi tièdes quand il s’agit de voler au secours de la Tunisie, je veux dire de manière consistante et pas des actions de saupoudrage ou de plâtrage sur une jambe en bois. Par ailleurs la résolution adoptée par le Parlement européen en faveur du plan Marshall n’est pas coercitive. Pire, les députés européens se sont démenés pour coller à leur vote un épais document de 70 points sur des réformes que la Tunisie doit entreprendre et réussir si elle veut voir la couleur des billets.

Autant vous le dire tout de suite : Les choses sont très mal engagées. Chahed n’arrive pas à avancer dans son projet de la loi de finances 2017, dont d’ailleurs il a demandé le report de l’examen à l’ARP, de quelques jours (il était prévu de débuter les plénières ce 15 novembre, ce sera ce 18 novembre finalement), pour tenter de dégrossir la vague des détracteurs, avec à leur tête l’UGTT. Mais la centrale syndicale tient toujours mordicus aux majorations salariales dans le secteur public, et menace de décréter des grèves générales un peu partout dans le pays et de paralyser l’économie si les engagements ne sont pas tenus. Je ne vous apprends rien en vous disant que tout ça est du plus mauvais effet sur les investisseurs et que si tous ces problèmes ne sont pas solutionnés très rapidement, ils vont venir fin novembre, faire un peu de tourisme, et repartir comme ils sont venus. Sans lâcher un sou.

Alors on a regardé autour de nous pour voir s’il y a un pays qui réussissait économiquement, sans tout ce battage médiatique ou ces grands-messes des investisseurs, coûteux en temps et en deniers publics. Et on a vu le Maroc…

Le Maroc aime l’Afrique, et elle le lui rend bien

Le Maroc… Voilà un pays qui a tout compris, depuis des décennies, et qui prospère dans son contient, pendant que la Tunisie regardait avec des yeux de Chimène une Union euro-méditerranéenne qui n’est jamais venue, et qui est de plus en plus improbable depuis que le terrorisme a fait irruption dans la vie paisible des Maghrébins. Le pays doit en partie sa santé économique et son taux de chômage relativement bas (9,6%, selon les chiffres dévoilés par le Haut-commissariat au Plan, alors que la Tunisie, au mieux, affiche plus de plus 15%) à son extraordinaire dynamisme sur les marchés africains. Le roi du Maroc, Mohammed VI, le meilleur VRP (voyageur, représentant, placier) du pays, est un pèlerin infatigable et qui ne rechigne jamais à aller chercher l’argent là où il se trouve : Justement dans le continent africain. L’Afrique regorge de matières premières, vendues à prix d’or sur les marchés internationaux, un pactole qui est rapatrié sur le continent mais dont les Africains, très souvent, ne savent que faire faute d’avoir le savoir-faire et les installations pour le transformer en infrastructures. Et c’est là où le Maroc intervient, avec sa formidable armada diplomatique en Afrique – plus de 30 ambassades et représentations, alors que la Tunisie n’en a qu’une quinzaine – qui fait feu de tout bois. Après avoir mâché le travail, le roi et sa cohorte d’hommes n’ont qu’à passer pour cueillir les fruits mûrs.

Le dimanche 06 novembre 2016, Mohammed VI, était au Sénégal, d’où il a prononcé le discours sur la marche verte en direction des Marocains, une première dans l’histoire du pays, un insigne honneur que le président sénégalais, Macky Sall, a apprécié à sa juste valeur. C’est aussi cela la diplomatie économique : Des symboles. Les Subsahariens aiment ces marques d’attention, et les Marocains savent y faire. Par ailleurs le roi a fait cela dans un pays qui, d’après le FMI, affichera plus de 6% de croissance en 2017, une envolée dopée par le très ambitieux Plan Sénégal Emergent (PSE), sans parler des énormes quantités de pétrole et de gaz découvertes récemment. Nul doute que le Sénégal saura se souvenir du geste du roi du Maroc…

Avant le Sénégal, il y a à peine trois semaines – le 18 octobre 2016 -, Mohammed VI a fait une virée au Rwanda où la délégation marocaine a signé 19 contrats dans des secteurs très divers, puis cap sur la Tanzanie où les hommes d’affaires qui l’accompagnaient ont conclu 20 accords. Et encore il allait affoler de nouveau les compteurs en Ethiopie, mais il a dû rappliquer au pays. Mais ce n’est que partie remise, après la COP22, organisée à Marrakech, il retourne en Ehiopie. Le roi aime arpenter le continent africain, et l’Afrique le lui rend bien. C’est ainsi que le Maroc est montée jusqu’à plus de 500 entreprises exportatrices sur le continent…

Les promoteurs tunisiens aussi ont un appétit pour l’Afrique, surtout depuis que les horizons se sont bouchés en Europe, le souci c’est que les hommes d’affaires ne sont pas soutenus par une réelle volonté politique, quoi qu’en dise la PDG du Cepex (Centre de Promotion des Exportations). Le Premier ministre tunisien n’a jamais évoqué l’Afrique subsaharienne dans ses discours, du moins pas assez fort pour qu’on l’entende. Et encore moins programmer une visite dans cette partie du continent que la Tunisie connait si peu. Ce n’est pas vraiment cela qu’on appelle volonté politique. Il est temps que ça change, si la Tunisie veut se donner une chance de changer son destin…

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La 9 février
L’Arabie saoudite et l’Iran ont rompu officiellement toute relation diplomatique depuis janvier 2016. Mais cela ne veut pas dire que les deux nations ont cassé tout ce qui les lie, d’ailleurs ce n’est pas possible matériellement car les Iraniens continueront de se rendre à la Mecque, les businessmen continueront d’aller et venir entre les deux pays, etc. C’est la raison pour laquelle les deux parties ont convenu de confier à la Suisse la charge de défendre leurs intérêts mutuels. Le ministère suisse des Affaires étrangères l’a annoncé dans un communiqué publié hier dimanche 14 février 2016.

Des émissaires suisses se rendront donc en Arabie saoudite pour représenter les intérêts de Téhéran et feront la même chose pour les Saoudiens en Iran. C’est ce qui est ressorti du séjour de 24 heures à Riyad de Didier Burkhalter, ministre suisse des Affaires étrangères. Ce dernier a eu un entretien avec le souverain d’Arabie saoudite, Salman ben Abdel Aziz al-Saoud et avec le chef de la diplomatie saoudienne, Adel al-Jubeir.

Lors de ces rencontres, il a aussi été question des « foyers de tensions dans la région, en particulier en Syrie et au Yémen », d’après le communiqué du ministère suisse des Affaires étrangères.
Et oui, rompre les relations diplomatiques est plus facile à décréter qu’à faire, et là en l’occurrence l’Iran et l’Arabie se frottent trop dans la région et ailleurs pour qu’une cessation de tout rapport soit envisageable.

L’Arabie saoudite jalouse de l’Iran ?

Pour rappel, Riyad avait décidé de rompre ses liens diplomatiques avec l’Iran après que des manifestants s’en sont pris à son ambassade à Téhéran et ont incendié une partie du bâtiment, des actes en représailles à l’exécution d’un important chef religieux chiite saoudien. Mais on peut légitimement se demander s’il n’y a pas derrière l’attitude disproportionnée de l’Arabie saoudite une profonde irritation du fait que l’Iran ait été réintégré dans le concert des nations après des décennies d’embargo. Riyad n’a toujours pas digéré la bienveillance de l’ami et protecteur américain vis-à-vis de l’Iran. L’Arabie saoudite a tout fait pour torpiller les négociations autour du nucléaire iranien et empêcher Téhéran de redevenir fréquentable, mais rien n’y a fait.

Riyad est d’autant plus énervé que son économie est au plus mal suite à la chute vertigineuse des cours du pétrole, alors qu’en face l’Iran signe des contrats et achète des avions airbus à tout-va pour relancer son économie, en attendant le retour massif des investisseurs étrangers. Sans parler de la perspective de voir Téhéran renforcer ses capacités militaires, notamment en s’appuyant sur la Chine, dont le président a été le premier dirigeant étranger à se rendre en Iran une semaine à peine après que les sanctions de l’ONU ont été levées.

Tout cela empêche Riyad de dormir sur ses deux oreilles. Et le cauchemar ne fait que commencer manifestemen…

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Le Roi Mohammed VI devrait se rendre ce vendredi en Tunisie pour assister à la célébration de la ratification de la nouvelle Constitution

Le Maroc, déjà très actif sur le continent africain et ailleurs, a décidé de changer de braquet sur le front diplomatique et d’intensifier son lobbying pour « vendre » à la communauté internationale sa vision du Sahara et les réformes impulsées par le roi Mohamed VI. Tout un programme !

Cette révolution diplomatique a été annoncée en grande pompe lors d’un imposant Conseil ministériel présidé par le roi le samedi 06 février 2016. Le royaume va chambouler quasiment les deux tiers des missions diplomatiques du pays à l’étranger. Mohamed VI a décidé de miser sur des militants des droits de l’Homme pour aller prêcher la bonne parole auprès de pays qui voient d’un très mauvais œil la main mise du Maroc sur le Sahara. On ne connait pas encore tous les noms de ces nouveaux ambassadeurs pas comme les autres, tout ce qu’on sait c’est que l’enjeu est de taille. En effet le Polisario, adversaire historique du Royaume et qui revendique l’autonomie du Sahara occidental depuis des décennies, vient d’obtenir une grande victoire diplomatique en faisant capoter un accord agricole entre l’Union européenne et le Maroc. Alors il est urgent de nommer une grosse pointure à Bruxelles pour tenter d’éteindre l’incendie allumé par un Polisario très offensif. Et c’est Ahmed Réda Chami, ancien ministre socialiste du Commerce, qui va s’y coller…

Des choix très symboliques

Les bruits parlent également de la désignation de Khadija Rouissi, membre fondatrice du Parti authenticité et modernité (PAM), grand symbole des droits de l’Homme, à Copenhague (Danemark); d’Amina Bouaâyache, ancienne présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), à Stockholm (Suède); d’Abdelkader Chaoui, qui lâcherait son poste d’ambassadeur au Chili pour rallier Pretoria (Afrique du Sud) et enfin d’Abdeslam Aboudrar, président de l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC), qui prendrait la place de Lalla Joumala à Londres. Mme Joumala serait affectée à Washington pour bétonner les liens maroco-américains qui ont un peu perdu de leur solidité.

Ce qu’on peut dire de prime abord, c’est que ce sont de grandes figures de la gauche. La majeure partie d’entre elles ont séjournée dans les redoutables prisons de Hassan II, et ont ensuite rejoint les rangs des inconditionnels de son fils, Mohammed VI. On dit de ces personnes que ce sont de fins communicants politiques, rompus aux arcanes des droits de l’Homme. Elles ont la charge d’aller contrer le Polisario dans des pays où l’organisation a l’oreille des dirigeants et où les organismes humanitaires défendent le droit des indépendantistes à piloter le destin du Sahara. Les émissaires de Mohamed VI devront déployer de la diplomatie de haut vol !

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