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djihadistes, Syrie

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Depuis début mars 2014

Depuis début mars 2014, plusieurs réseaux de recrutement et d’envoi de jeunes en Syrie ont été démantelés. Un premier réseau a été neutralisé, début mars, à Médenine, celui de Menzel Nour a eu le même sort, le 12 mars, suscitant toutefois une résistance de la part d’ONGs islamistes et de personnalités publiques de même obédience, qui voulaient entraver le processus engagé. Le samedi 15 mars 2014, les services du ministère de l’Intérieur (MI) ont annoncé l’arrestation, à Gabès , du dénommé Slim Kantri alias Abou Ayoub, un des dirigeants de l’organisation terroriste  » Ansar Al Chariâa « , qui a profité des affrontements de Ben Guerdène pour passer les frontière tuniso-libyennes . Abou Ayoub était, en fait, impliqué dans nombre d’affaires de terrorisme. Le 14 mars, un Tunisien a été arrêté , dans le cadre du démantèlement par les autorités marocaines et espagnoles d’un réseau terroriste international spécialisé dans le recrutement de combattants djihadistes pour la Syrie, le Mali et la Libye. Les membres du réseau arrêté au Maroc sont tous rentrés récemment du combat en Syrie.

Pour le seul week-end du 22-23 mars, 4 groupes qui se livraient au recrutement de jeunes pour le djihad en Syrie, ont été arrêtés à Gafsa, Sbeïtla , Manouba et Nabeul .

Ces opérations menées par les services de sécurité attestent d’une vigilance accrue envers les djihadistes qui vont en Syrie ou qui en reviennent, car ce front a constitué, depuis sa formation, un objet de souci majeur pour la sécurité nationale. Evidemment, les forces de sécurité ne se sont jamais mépris sur ce phénomène et son impact sur la situation sécuritaire dans le pays , mais la nébuleuse islamiste , Frères Musulmans en tête, y a vu un engagement pour instaurer , à la faveur du printemps arabe , des gouvernements islamistes dans la région avec la mission déclarée d’appliquer la Chariâa et d’installer un système où toutes les formations se réclamant de l’islam politique, djihadisme compris , auront leur place et leur mot à dire .

La nouvelle approche des autorités tunisiennes concrétisée par les dernières opérations sécuritaires s’identifie avec celle de la société civile et des élites démocratiques. Et on assiste, ces dernières semaines, à une vision commune et un comportement identique envers le terrorisme exprimés par le pays en son entier: la vigilance est de mise, accordant toute l’importance requise au moindre indice aidant à la neutralisation de l’action des terroristes et au démantèlement de leurs réseaux, tout en respectant l’intégrité physique des suspects et leur droit à un procès équitable.

Tout indique que la Tunisie a laissé derrière elle l’inaction vis-à-vis du terrorisme .Mais, entre-temps, les groupes terroristes ont profité de ces deux dernières années pour consolider leur présence sur le terrain. Instances et médias internationaux n’ont pas ménagé la troïka pour ses hésitations devant l’irruption de ce phénomène : l’ONU a classé la Tunisie premier exportateur de djihadistes vers la Syrie, estimant les combattants de nationalité tunisienne dans ce pays à 40% et soulignant que la majorité transiterait par la Libye, via Ben Guerdène .

Le think tank américain « International Crisis Group « (ICG) a alerté, dans son rapport N°148, publié en novembre 2013, les autorités de l’époque ( la troïka) contre l’inaction envers la jonction qui est scellée entre djihadisme , contrebande et grande criminalité aux frontières et dans les cités populaires . Le rapport était déjà intitulé : «La Tunisie des frontières : jihad et contrebande ».

La thèse de départ, véhiculée par les politiciens islamistes, était simpliste. Elle présentait ces djihadistes comme inoffensifs, agissant en dehors des frontières et défendant une cause juste , « la lutte contre le régime impie et despotique de Bachar Al Assad » . Pour les observateurs même avertis, le danger de ces djihadistes reste lointain, et il faudra des années avant que la crise syrienne ne se dénoue, pour qu’ils constituent un danger imminent pour le pays .Il y en a même qui ont avancé que l’intégration de ces djihadistes sera facile en Syrie au cas où un régime islamiste serait institué. Et selon cette logique, tant que ces jeunes sont exportés hors du pays, et présentent un risque proche de zéro pour la sécurité nationale, et  tout juste si la question intéresse leurs familles, les militants démocrates qui s’opposent au projet islamiste et les services de sécurité en charge du dossier.

Mais après les derniers revers des organisations terroristes en Syrie , les choses ont commencé à changer , le retour en masse de ces djihadistes devenant imminent .D’ailleurs, Abou Iyadh , anticipant cette déroute ou cherchant à pallier les pertes enregistrées dans les rangs de son organisation en Tunisie , aurait , selon le journaliste français Georges Malbrunot , citant le quotidien allemand « Welt am Sonntag » , demandé, dès septembre 2013 , lors d’une réunion des Ansar Chariâa en Libye , le rappel des djihadistes tunisiens en Syrie en prévision d’une éventuelle confrontation avec le pouvoir en place en Tunisie.

Les Tunisiens qui forment l’un des principaux contingents de combattants étrangers en Syrie et l’ossature des groupes les plus sanguinaires, sont en train de payer lourdement , depuis janvier 2014,le prix de leur engagement en Syrie. A cette date, l’épopée islamiste qui a été justifiée et théorisée par les Frères Musulmans, militarisée par les pays du Golfe, appuyée au niveau des médias et du renseignement par l’Occident , vient de finir en guerre entre groupes terroristes plus radicaux les uns que les autres . Et les médias ont donné en guise de bilan provisoire plus de 1.000 morts pour les 13 premiers jours de janvier 2104 dans des combats entre factions djihadistes qui continuent d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui .

Les Tunisiens en Syrie sont estimés à plus de trois mille djihadistes . D’autres sont en Libye, Irak, Afghanistan , Mali et Tchétchénie. Le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a estimé le nombre de ceux qui sont rentrés à 400 . Tous ses contingents sont affiliés à Al Qaida même s’ils combattent d’autres Tunisiens de même obédience. Ce qui veut dire qu’ils sont foncièrement rompus à la violence et au terrorisme et que leur adhésion au système démocratique est de l’ordre de l’illusion.

Aboussaoud Hmidi

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Depuis début mars 2014

Depuis début mars 2014, plusieurs réseaux de recrutement et d’envoi de jeunes en Syrie ont été démantelés. Un premier réseau a été neutralisé, début mars, à Médenine, celui de Menzel Nour a eu le même sort, le 12 mars, suscitant toutefois une résistance de la part d’ONGs islamistes et de personnalités publiques de même obédience, qui voulaient entraver le processus engagé. Le samedi 15 mars 2014, les services du ministère de l’Intérieur (MI) ont annoncé l’arrestation, à Gabès , du dénommé Slim Kantri alias Abou Ayoub, un des dirigeants de l’organisation terroriste  » Ansar Al Chariâa « , qui a profité des affrontements de Ben Guerdène pour passer les frontière tuniso-libyennes . Abou Ayoub était, en fait, impliqué dans nombre d’affaires de terrorisme. Le 14 mars, un Tunisien a été arrêté , dans le cadre du démantèlement par les autorités marocaines et espagnoles d’un réseau terroriste international spécialisé dans le recrutement de combattants djihadistes pour la Syrie, le Mali et la Libye. Les membres du réseau arrêté au Maroc sont tous rentrés récemment du combat en Syrie.

Pour le seul week-end du 22-23 mars, 4 groupes qui se livraient au recrutement de jeunes pour le djihad en Syrie, ont été arrêtés à Gafsa, Sbeïtla , Manouba et Nabeul .

Ces opérations menées par les services de sécurité attestent d’une vigilance accrue envers les djihadistes qui vont en Syrie ou qui en reviennent, car ce front a constitué, depuis sa formation, un objet de souci majeur pour la sécurité nationale. Evidemment, les forces de sécurité ne se sont jamais mépris sur ce phénomène et son impact sur la situation sécuritaire dans le pays , mais la nébuleuse islamiste , Frères Musulmans en tête, y a vu un engagement pour instaurer , à la faveur du printemps arabe , des gouvernements islamistes dans la région avec la mission déclarée d’appliquer la Chariâa et d’installer un système où toutes les formations se réclamant de l’islam politique, djihadisme compris , auront leur place et leur mot à dire .

La nouvelle approche des autorités tunisiennes concrétisée par les dernières opérations sécuritaires s’identifie avec celle de la société civile et des élites démocratiques. Et on assiste, ces dernières semaines, à une vision commune et un comportement identique envers le terrorisme exprimés par le pays en son entier: la vigilance est de mise, accordant toute l’importance requise au moindre indice aidant à la neutralisation de l’action des terroristes et au démantèlement de leurs réseaux, tout en respectant l’intégrité physique des suspects et leur droit à un procès équitable.

Tout indique que la Tunisie a laissé derrière elle l’inaction vis-à-vis du terrorisme .Mais, entre-temps, les groupes terroristes ont profité de ces deux dernières années pour consolider leur présence sur le terrain. Instances et médias internationaux n’ont pas ménagé la troïka pour ses hésitations devant l’irruption de ce phénomène : l’ONU a classé la Tunisie premier exportateur de djihadistes vers la Syrie, estimant les combattants de nationalité tunisienne dans ce pays à 40% et soulignant que la majorité transiterait par la Libye, via Ben Guerdène .

Le think tank américain « International Crisis Group « (ICG) a alerté, dans son rapport N°148, publié en novembre 2013, les autorités de l’époque ( la troïka) contre l’inaction envers la jonction qui est scellée entre djihadisme , contrebande et grande criminalité aux frontières et dans les cités populaires . Le rapport était déjà intitulé : «La Tunisie des frontières : jihad et contrebande ».

La thèse de départ, véhiculée par les politiciens islamistes, était simpliste. Elle présentait ces djihadistes comme inoffensifs, agissant en dehors des frontières et défendant une cause juste , « la lutte contre le régime impie et despotique de Bachar Al Assad » . Pour les observateurs même avertis, le danger de ces djihadistes reste lointain, et il faudra des années avant que la crise syrienne ne se dénoue, pour qu’ils constituent un danger imminent pour le pays .Il y en a même qui ont avancé que l’intégration de ces djihadistes sera facile en Syrie au cas où un régime islamiste serait institué. Et selon cette logique, tant que ces jeunes sont exportés hors du pays, et présentent un risque proche de zéro pour la sécurité nationale, et  tout juste si la question intéresse leurs familles, les militants démocrates qui s’opposent au projet islamiste et les services de sécurité en charge du dossier.

Mais après les derniers revers des organisations terroristes en Syrie , les choses ont commencé à changer , le retour en masse de ces djihadistes devenant imminent .D’ailleurs, Abou Iyadh , anticipant cette déroute ou cherchant à pallier les pertes enregistrées dans les rangs de son organisation en Tunisie , aurait , selon le journaliste français Georges Malbrunot , citant le quotidien allemand « Welt am Sonntag » , demandé, dès septembre 2013 , lors d’une réunion des Ansar Chariâa en Libye , le rappel des djihadistes tunisiens en Syrie en prévision d’une éventuelle confrontation avec le pouvoir en place en Tunisie.

Les Tunisiens qui forment l’un des principaux contingents de combattants étrangers en Syrie et l’ossature des groupes les plus sanguinaires, sont en train de payer lourdement , depuis janvier 2014,le prix de leur engagement en Syrie. A cette date, l’épopée islamiste qui a été justifiée et théorisée par les Frères Musulmans, militarisée par les pays du Golfe, appuyée au niveau des médias et du renseignement par l’Occident , vient de finir en guerre entre groupes terroristes plus radicaux les uns que les autres . Et les médias ont donné en guise de bilan provisoire plus de 1.000 morts pour les 13 premiers jours de janvier 2104 dans des combats entre factions djihadistes qui continuent d’ailleurs jusqu’à aujourd’hui .

Les Tunisiens en Syrie sont estimés à plus de trois mille djihadistes . D’autres sont en Libye, Irak, Afghanistan , Mali et Tchétchénie. Le ministre de l’Intérieur Lotfi Ben Jeddou a estimé le nombre de ceux qui sont rentrés à 400 . Tous ses contingents sont affiliés à Al Qaida même s’ils combattent d’autres Tunisiens de même obédience. Ce qui veut dire qu’ils sont foncièrement rompus à la violence et au terrorisme et que leur adhésion au système démocratique est de l’ordre de l’illusion.

Aboussaoud Hmidi

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L’opposant syrien Abdelaziz Ennajib

L’opposant syrien Abdelaziz Ennajib, a nié tout lien avec l’enrôlement de djihadistes tunisiens pour le combat en Syrie.

Dans une interview à Radio Tataouine, il a même affirmé qu’il est disposé à faciliter le retour de certains d’entre eux dans leur pays, la Tunisie.

Ila nié également tout lien avec le mouvement Ennahdha, indiquant cependant qu’il entretient des contacts permanents avec toutes les composantes de la société civile en Tunisien auprès desquelles il défend la cause de son pays.

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