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djihadistes, Tunisie

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Quatre évènements ont retenu l'attention

Quatre évènements ont retenu l’attention, à la fin de la semaine écoulée, et tout le monde s’attend à ce qu’ils entraînent des conséquences graves pour la Tunisie. Le premier concerne le désaccord toujours persistant entre députés sur la définition du concept du terrorisme dans le projet de la loi anti-terroriste, en débat conjointement dans deux commissions de l’ANC, celle de la législation générale et celle des droits et des libertés. La députée Kalthoum Badreddine, présidente de la première commission, a déclaré, vendredi 4 juillet 2014, qu’un accord a été trouvé sur la définition de l’expression « organisation terroriste « , mais pas toujours, sur la définition du concept pourtant si fondamental, du terrorisme. Et en désespoir de cause, des députés, qui ont invoqué le caractère trop complexe du phénomène et la confusion qui s’y rapporte même dans les lois et traités internationaux, en sont venus à proposer la suppression pure et simple de l’article 3 du projet de loi qui définit les termes en rapport avec le concept du terrorisme et son champ d’application. Il s’agit entre autres de : organisation terroriste, association de malfaiteurs (Wifaq), criminalité transnationale, aéronef en vol, aéronef en service, les personnalités bénéficiant d’une protection internationale , les plateformes stables dans le plateau continental…

De tels termes à caractère technique et juridique ne devraient pas faire l’objet de controverse entre députés, dans un pays assailli par le terrorisme. Ceci expliquant cela, et les observateurs y ont décelé un lien entre ces obstacles jugés artificiels et les manœuvres dilatoires des députés de la majorité consistant à retarder ou même empêcher l’adoption de ce projet de loi, soumis pourtant à l’ANC depuis bientôt six mois (depuis le 28 janvier 2014), et ce malgré son caractère urgent, de l’avis de plusieurs experts.

Le deuxième évènement est la libération, après une brève arrestation, d’un Imam de Ben Guerdène qui a refusé de diriger la prière sur le suite au décès d’un martyr de l’Armée nationale, le qualifiant de Taghout. Et les autorités semblent s’en tenir à une mesure administrative en se bornant à le révoquer de sa fonction d’Imam, sans plus, alors qu’il est connu pour ses prêches takfiristes dans une mosquée, lieu de prédilection pou l’apologie du djihad pur et dur. Ces faits montrent que la mesure disciplinaire sera de nul effet, car le ministère des Affaires religieuses qui n’a pas pu l’empêcher par le passé de guider la prière malgré ses idées djihadistes, ne peut le faire à l’avenir, surtout qu’il a été célébré en « héros » après sa brève arrestation.

Le troisième évènement consiste en la proclamation par le porte-parole officiel d’Ansar charia, Seifeddine Erraies, du haut de la chaire de la Mosquée Okba Ibn Nafaâ à Kairouan, vendredi soir et après la prière d’el-Icha, de l’allégeance de son organisation à Aboubakr Al Baghdadi, émir de Daech, qui s’est autoproclamé dernièrement Calife de l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Cette annonce officielle a été faite dans l’une des mosquées les plus prestigieuses de la Tunisie et même du monde musulman, par un Seifeddine Erraies, arrêté depuis mai 2013, et relâché à plusieurs reprises. Et malgré son statut « très officiel » d’une organisation interdite qui assassine et mène un combat contre le peuple tunisien et les corps chargés de sa sécurité, il s’offre le luxe de prendre la parole dans la prestigieuse mosquée, pour annoncer, dans l’impunité la plus totale, que son organisation fait acte d’allégeance à Daech.

Le quatrième évènement a été le fait de la télévision publique Al Wataniya 1, qui a interviewé le terroriste Wael Boussaidi, capturé dernièrement à Jendouba. L’interview a rendu public, avec l’aval du juge d’instruction, l’essentiel des aveux du terroriste aux services de sécurité, ponctués d’impressions et de commentaires personnels qui sortent de l’ordinaire.

L’avantage de cette prestation c’est qu’elle a permis de livrer un témoignage qui reflète en partie le climat qui prévaut dans le maquis : L’armement est réduit, les conditions des maquisards sont invivables, privés très fréquemment de gîte comme de couvert et n’ayant pas de quoi se couvrir. Et il arrive au chef du maquis, de nationalité algérienne, Abou Ahmed, de descendre lui-même quémander la nourriture auprès des riverains.

Les Tunisiens impliqués dans le djihad sont réduits à l’office de simples supplétifs affectés aux basses besognes. Ils ignorent tout des vrais plans échafaudés par le commandement qui est en totalité algérien. Ni le contenu des contacts avec le réseau Al Qaeda en Algérie et en Libye, ni la provenance de l’argent, qui semble circuler à flots, ni l’origine des mines qui viennent toutes faites du territoire algérien et posées par les soins du commandement terroriste, ne sont dévoilés aux misérables djihadistes tunisiens.

Mais si on analyse de près ces déclarations, on se rend compte des défaillances de cette version. D’abord, Wael Boussaidi qui a donné de lui, vendredi 4 juillet , l’image d’un djihadiste repenti qui veut collaborer sur toute la ligne avec la police, en en arrivant à lancer un appel aux djihadistes retranchés dans les hauteurs du Nord-ouest et du Centre-ouest du pays pour se rendre au plus vite, a été présenté par le ministère de l’Intérieur (MI),samedi 28 juin comme un « élément terroriste dangereux, impliqué dans des affaires terroristes à Jendouba et dans d’autres régions du pays « . Et on a même compris que son arrestation a constitué un tournant dans la traque des terroristes au Mont Ouergha. Or un revirement de ce genre n’est pas facile à comprendre .Que s’est-il donc passé entre le samedi 28 juin et le vendredi 4 juillet 2014 ?

Ensuite, la version selon laquelle les terroristes tunisiens, représentés par Wael Boussaidi lui-même, sont des anges qui ne savent même pas manier les armes et qui n’ont pas de sang sur les mains, correspond à l’appel lancé par Moncef Marzouki aux terroristes aux abords de Châaambi , début mai 2014, les incitant à se rendre, pour bénéficier de l’amnistie. Et on cru que cette initiative relayée, le même jour de Washington par Ben Jaâfar et de Tunis par Rached Ghannouchi a été abandonnée, à la suite de sa dénonciation par la classe politique et l’opinion publique comme un élément qui vise à torpiller la stratégie de lutte contre le terrorisme déclenchée à partir du 18 avril 2014 et qui est entrée depuis dans sa dernière ligne droite. Mais on découvre qu’elle devient un des axes de la campagne électorale de la troïka agonisante dont les composantes ont rejoint,de fait, les thèses de l’avocat des djihadistes, Anouar Aouled Ali, et Ridha Belhaj , le porte-parole du Hizb Ettahrir ainsi que les deux chaînes de télévision proches des islamistes tunisiens, qui se livrent au brouillage du tableau de bord de la lutte anti-terroriste, banalisant ces actes criminels et les imputant le plus souvent aux gens de l’ancien régime, à ce qu’ils appellent l’Etat profond et aux services de sécurité algériens.

Or le cours des évènements a montré que le pays avait affaire à des terroristes aguerris qui ont fait leurs écoles à Gaza (le redoutable Mohamed Naceur Dridi ), en Irak, en Afghanistan, en Syrie et au Nord Mali , et que ces terroristes ont suivi des entraînements sophistiqués dans des camps du djihad international. Ils ont appris surtout à fabriquer des bombes auxquelles il était arrivé d’exploser à leur visage ( cas de Tébourba où une maison, a été détruite, le 2/8/2013, des suites de l’explosion d’un engin artisanal fabriqué par un terroriste).

Tout ceci indique que l’indulgence envers les terroristes, justifiée par les déclarations de Wael Boussaidi, s’ajoutant aux obstacles dressés sur la voie de l’adoption de la loi anti-terrorisme, s’inscrivent dans une stratégie agencée par la troïka en vue de banaliser ce phénomène et se dédouaner de la responsabilité de sa propagation, dans l’espoir de poser les jalons d’un nouveau cadre théorique qui servira la campagne électorale de ses illustres présidentiables.

AboussaoudHmidi

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Quatre évènements ont retenu l'attention

Quatre évènements ont retenu l’attention, à la fin de la semaine écoulée, et tout le monde s’attend à ce qu’ils entraînent des conséquences graves pour la Tunisie. Le premier concerne le désaccord toujours persistant entre députés sur la définition du concept du terrorisme dans le projet de la loi anti-terroriste, en débat conjointement dans deux commissions de l’ANC, celle de la législation générale et celle des droits et des libertés. La députée Kalthoum Badreddine, présidente de la première commission, a déclaré, vendredi 4 juillet 2014, qu’un accord a été trouvé sur la définition de l’expression « organisation terroriste « , mais pas toujours, sur la définition du concept pourtant si fondamental, du terrorisme. Et en désespoir de cause, des députés, qui ont invoqué le caractère trop complexe du phénomène et la confusion qui s’y rapporte même dans les lois et traités internationaux, en sont venus à proposer la suppression pure et simple de l’article 3 du projet de loi qui définit les termes en rapport avec le concept du terrorisme et son champ d’application. Il s’agit entre autres de : organisation terroriste, association de malfaiteurs (Wifaq), criminalité transnationale, aéronef en vol, aéronef en service, les personnalités bénéficiant d’une protection internationale , les plateformes stables dans le plateau continental…

De tels termes à caractère technique et juridique ne devraient pas faire l’objet de controverse entre députés, dans un pays assailli par le terrorisme. Ceci expliquant cela, et les observateurs y ont décelé un lien entre ces obstacles jugés artificiels et les manœuvres dilatoires des députés de la majorité consistant à retarder ou même empêcher l’adoption de ce projet de loi, soumis pourtant à l’ANC depuis bientôt six mois (depuis le 28 janvier 2014), et ce malgré son caractère urgent, de l’avis de plusieurs experts.

Le deuxième évènement est la libération, après une brève arrestation, d’un Imam de Ben Guerdène qui a refusé de diriger la prière sur le suite au décès d’un martyr de l’Armée nationale, le qualifiant de Taghout. Et les autorités semblent s’en tenir à une mesure administrative en se bornant à le révoquer de sa fonction d’Imam, sans plus, alors qu’il est connu pour ses prêches takfiristes dans une mosquée, lieu de prédilection pou l’apologie du djihad pur et dur. Ces faits montrent que la mesure disciplinaire sera de nul effet, car le ministère des Affaires religieuses qui n’a pas pu l’empêcher par le passé de guider la prière malgré ses idées djihadistes, ne peut le faire à l’avenir, surtout qu’il a été célébré en « héros » après sa brève arrestation.

Le troisième évènement consiste en la proclamation par le porte-parole officiel d’Ansar charia, Seifeddine Erraies, du haut de la chaire de la Mosquée Okba Ibn Nafaâ à Kairouan, vendredi soir et après la prière d’el-Icha, de l’allégeance de son organisation à Aboubakr Al Baghdadi, émir de Daech, qui s’est autoproclamé dernièrement Calife de l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

Cette annonce officielle a été faite dans l’une des mosquées les plus prestigieuses de la Tunisie et même du monde musulman, par un Seifeddine Erraies, arrêté depuis mai 2013, et relâché à plusieurs reprises. Et malgré son statut « très officiel » d’une organisation interdite qui assassine et mène un combat contre le peuple tunisien et les corps chargés de sa sécurité, il s’offre le luxe de prendre la parole dans la prestigieuse mosquée, pour annoncer, dans l’impunité la plus totale, que son organisation fait acte d’allégeance à Daech.

Le quatrième évènement a été le fait de la télévision publique Al Wataniya 1, qui a interviewé le terroriste Wael Boussaidi, capturé dernièrement à Jendouba. L’interview a rendu public, avec l’aval du juge d’instruction, l’essentiel des aveux du terroriste aux services de sécurité, ponctués d’impressions et de commentaires personnels qui sortent de l’ordinaire.

L’avantage de cette prestation c’est qu’elle a permis de livrer un témoignage qui reflète en partie le climat qui prévaut dans le maquis : L’armement est réduit, les conditions des maquisards sont invivables, privés très fréquemment de gîte comme de couvert et n’ayant pas de quoi se couvrir. Et il arrive au chef du maquis, de nationalité algérienne, Abou Ahmed, de descendre lui-même quémander la nourriture auprès des riverains.

Les Tunisiens impliqués dans le djihad sont réduits à l’office de simples supplétifs affectés aux basses besognes. Ils ignorent tout des vrais plans échafaudés par le commandement qui est en totalité algérien. Ni le contenu des contacts avec le réseau Al Qaeda en Algérie et en Libye, ni la provenance de l’argent, qui semble circuler à flots, ni l’origine des mines qui viennent toutes faites du territoire algérien et posées par les soins du commandement terroriste, ne sont dévoilés aux misérables djihadistes tunisiens.

Mais si on analyse de près ces déclarations, on se rend compte des défaillances de cette version. D’abord, Wael Boussaidi qui a donné de lui, vendredi 4 juillet , l’image d’un djihadiste repenti qui veut collaborer sur toute la ligne avec la police, en en arrivant à lancer un appel aux djihadistes retranchés dans les hauteurs du Nord-ouest et du Centre-ouest du pays pour se rendre au plus vite, a été présenté par le ministère de l’Intérieur (MI),samedi 28 juin comme un « élément terroriste dangereux, impliqué dans des affaires terroristes à Jendouba et dans d’autres régions du pays « . Et on a même compris que son arrestation a constitué un tournant dans la traque des terroristes au Mont Ouergha. Or un revirement de ce genre n’est pas facile à comprendre .Que s’est-il donc passé entre le samedi 28 juin et le vendredi 4 juillet 2014 ?

Ensuite, la version selon laquelle les terroristes tunisiens, représentés par Wael Boussaidi lui-même, sont des anges qui ne savent même pas manier les armes et qui n’ont pas de sang sur les mains, correspond à l’appel lancé par Moncef Marzouki aux terroristes aux abords de Châaambi , début mai 2014, les incitant à se rendre, pour bénéficier de l’amnistie. Et on cru que cette initiative relayée, le même jour de Washington par Ben Jaâfar et de Tunis par Rached Ghannouchi a été abandonnée, à la suite de sa dénonciation par la classe politique et l’opinion publique comme un élément qui vise à torpiller la stratégie de lutte contre le terrorisme déclenchée à partir du 18 avril 2014 et qui est entrée depuis dans sa dernière ligne droite. Mais on découvre qu’elle devient un des axes de la campagne électorale de la troïka agonisante dont les composantes ont rejoint,de fait, les thèses de l’avocat des djihadistes, Anouar Aouled Ali, et Ridha Belhaj , le porte-parole du Hizb Ettahrir ainsi que les deux chaînes de télévision proches des islamistes tunisiens, qui se livrent au brouillage du tableau de bord de la lutte anti-terroriste, banalisant ces actes criminels et les imputant le plus souvent aux gens de l’ancien régime, à ce qu’ils appellent l’Etat profond et aux services de sécurité algériens.

Or le cours des évènements a montré que le pays avait affaire à des terroristes aguerris qui ont fait leurs écoles à Gaza (le redoutable Mohamed Naceur Dridi ), en Irak, en Afghanistan, en Syrie et au Nord Mali , et que ces terroristes ont suivi des entraînements sophistiqués dans des camps du djihad international. Ils ont appris surtout à fabriquer des bombes auxquelles il était arrivé d’exploser à leur visage ( cas de Tébourba où une maison, a été détruite, le 2/8/2013, des suites de l’explosion d’un engin artisanal fabriqué par un terroriste).

Tout ceci indique que l’indulgence envers les terroristes, justifiée par les déclarations de Wael Boussaidi, s’ajoutant aux obstacles dressés sur la voie de l’adoption de la loi anti-terrorisme, s’inscrivent dans une stratégie agencée par la troïka en vue de banaliser ce phénomène et se dédouaner de la responsabilité de sa propagation, dans l’espoir de poser les jalons d’un nouveau cadre théorique qui servira la campagne électorale de ses illustres présidentiables.

AboussaoudHmidi

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Selon des révélations du journal Akher Khabar

Selon des révélations du journal Akher Khabar , parues dans son édition du mardi 12 novembre , des djihadistes qui ne cachent pas leurs convictions , ont été recrutés dans la fonction publique ou embauchés en tant qu’enseignants , malgré les avertissements du ministère de l’Intérieur .

La même source indique que des extrémistes ont été recrutés comme professeurs de l’enseignement secondaire. A Kairouan, Jamel Gh., suspecté d’appartenance à un groupe terroriste, après son recrutement , a été arrêté dernièrement , et des drapeaux du Tawhid (comprendre d’Al-Qaïda )  des livres et des brochures djihadistes ont été saisis dans son domicile . A Bizerte , Anouar K. professeur de l’enseignement secondaire a été arrêté en liaison avec l’assassinat du cadre sécuritaire à Menzel Bourguiba, le 23 octobre 2013 . A Sidi Ali Ben Aoun , Ali B. a été arrêté pour appartenance à Ansar Chariâa , Sami A., professeur d’éducation physique a assuré l’entraînement des djihadistes de Goubellatt . Jalel A. , âgé de 27 ans, impliqué dans une affaire terroriste, a été désigné comme professeur de l’enseignement secondaire à l’Ariana .

Des parents d’élèves ont saisi à plusieurs reprises les directions régionales de l’éducation au sujet des influences exercées par des enseignants djihadistes sur leurs fils , à titre d’exemple, Ridha A. , à Djerba qui ne cesse d’encourager ses élèves à  s’engager dans le djihad .

La même source indique qu’un salafiste djihadiste a été recruté à la Poste et affecté à un bureau de poste à Mahdia, mais il a refusé de rejoindre sa nouvelle fonction , car cet établissement pratique , à ses yeux, l’intérêt (ribâ), et l’argent qu’il fructifie est illicite.

Akher Khabar révèle également qu’un sergent-chef de la Garde nationale (Karim B.) , et un officier principal de la police ont été arrêtés, dernièrement , pour appartenance à un groupe terroriste et qu’ils ont un lien avec les opérations terroristes qui se déroulent dans le pays .

Un inspecteur de police ( Brahim R. ) âgé de 24 ans , a été recruté à la police , bien qu’il ne cache pas son appartenance au djihadisme , et a été arrêté dernièrement . Des bombes de gaz paralysant, des brochures djihadistes, des études publiées par l’organisation internationale de soutien des prisonniers politiques ont également été saisies, lors d’une perquisition, chez lui , en septembre 2013 . Ces études se rapportent à la résistance des détenus à la surveillance administrative, et à l’arbitraire dans les prisons .

La même source a révélé, en date du 1er octobre , que des directives ont été données , depuis juillet 2013 , par des dirigeants salafistes à leurs adeptes pour infiltrer l’armée et la police , leur demandant de se raser la barbe et de porter des habits ordinaires, lors des entretiens de recrutement pour ne pas éveiller les soupçons .

Le journal assure que la hiérarchie militaire a été informée de cette nouvelle orientation des organisations terroristes, ce qui a permis de démasquer 8 nouvelles recrues salafistes .

Le journal a relevé plusieurs défaillances dans le filtrage des jeunes qui veulent faire leur service militaire ou postuler à un poste dans la police nationale , en établissant un parallèle entre les systèmes de contrôle avant et après 14 janvier 2011 . L’hebdomadaire Akher Khabar indique que le contrôle ne s’exerce plus au niveau local (à l’échelle du poste de police ) , mais uniquement au niveau central : les services de l’orientation (Irchad ) et les services spécialisés . Le bulletin n°2 qui indique l’obédience politique du postulant n’est plus à jour, ni ne contient toutes les données qui sont frappées d’obsolescence au niveau des registres, sous l’effet de l’amnistie qui efface les chefs d’inculpation et les mentions politiques qui s’y rapportent. La même source déplore, également, l’absence de contrôle après le recrutement et à l’issue de la formation des recrues, selon les règles précédemment en usage.

Cet état de choses, dû soit au manque de personnel , soit à la gabegie qui prévaut au département de l’Intérieur ou à l’abandon pur et simple des réflexes du métier ,acquis avant le 14 janvier , mais oubliés depuis , a amené à débusquer après coup , 90 salafistes dans les rangs de l’armée et de la police , selon l’hebdomadaire , en date du 1er octobre 2013.

Une partie de ces salafistes démasqués étaient révoqués avant la révolution, mais réintégrés ultérieurement .Un lot a été intégré en application de l’amnistie générale de février 2011, et un troisième s’est glissé dans les rangs des forces de l’ordre et de l’armée à dessein, mais n’a pas été démasqué lors de l’accès à ces deux corps, par manque de contrôle.

Ces dysfonctionnements dans le département de l’Intérieur et l’état d’esprit des cadres moyens, soumis à d’énormes pressions, mettent en lumière les défaillances qui sont le plus souvent exploitées par les salafistes pour s’infiltrer dans les corps sécuritaires afin d’obérer leur efficacité .

Aboussaoud Hmidi

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Les téléspectateurs ont été surpris par l’attitude et les propos du djihadiste Abou Zaid Ettounsi

Les téléspectateurs ont été surpris par l’attitude et les propos du djihadiste Abou Zaid Ettounsi , sur la chaîne Ettounsia , dans la soirée de jeudi 21 mars 2013.

Son physique de dandy avec une chevelure gominée et bien entretenue réfléchit l’image d’une jeunesse apolitique, désœuvrée et dorée, ce qui ne semble pas convenir à la vocation de djihadiste qu’il s’emploie à cultiver . Son parler levantin tranche avec l’homme de principe qu’il affiche, et il est vite trahi par des lapsus qui dévoilent non seulement son train de vie en terre de révolution, mais ,également ,les véritables motivations de son engagement « révolutionnaire  » . Il possédait en Syrie une voiture, de l’argent , une maison , et peut-être une famille . En un mot, il menait une vie de nabab , dans un pays meurtri, où les citoyens n’ont pas de quoi vivre . Ces biens provenaient du butin de guerre.

Abou Zaid reconnaît , lui , l’adepte du font Ennosra, filiale maison d’Al Qaida , qu’il a dévalisé uniquement des casernes , mais ceux qui spoliaient les familles , ce sont les gens de l’Armée libre qui sont des supplétifs de Bachar , déserteurs et le plus souvent agents doubles , selon ses dires .

Par-delà ses dehors de farfelu et son discours , se profilent des vérités qui interpellent .

D’abord, l’atmosphère générale de cette Révolution. Engagée par un peuple assoiffé de liberté, elle est vite pervertie par les puissances et les lobbies régionaux et mondiaux, et dénaturée par des enjeux géopolitiques globaux. On n’est pas en présence d’une révolution portée par un idéal et régie par une discipline rigoureuse , comme on en a vu au Sud -est Asiatique, en Afrique ou au Moyen-Orient, mais d’un creuset de bandits où on entre et en sort , à sa guise et où tous les coups et marchandages sont permis . L’argent coule à flot, on en prend et en donne comme on veut, les armes viennent de partout, elles sont à utiliser pour tuer , et aussi à vendre .

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Les « révolutionnaires « ,eux, sont d’une autre extraction .Ils s’apparentent à des mercenaires. Chaque Etat a les siens, et un agenda propre qui les guide . Sur le terrain, ces « révolutionnaires  » sont, d’après Abou Zaid, de deux sortes : ceux qui sont sur le front , et il est de ceux-là , et ceux qui se barricadent en retrait , pour engranger les dividendes , passer les marchés , et recevoir des galons . Il schématise, pour illustrer ses propos : les étrangers sont en première ligne , les qualifiant , au passage , de Mouhajirines avec une forte connotation sacrée ,et , en face, les Syriens qui laissent les autres faire la guerre civile à leur place . On est là donc devant une hiérarchie amusante : les européens, américains et responsables des pays du Golfe qui donnent argent et armes aux syriens pour faire la Révolution, et voici ces mêmes syriens qui font venir des étrangers pour faire cette Révolution à leur place. Le schéma classique de la division internationale du travail, où les « traders « , pour puiser dans le nouveau jargon à la mode, ne sont autres que les réseaux installés et activés à la faveur de l’accès des partis islamistes au pouvoir dans les pays de la région.

Une question cruciale, a été unanimement soulevée , et que Néji Bghouri a fini par poser de manière crue sur le plateau  » d’Ettasia Masaan  » : Si une formation laïque prend le pouvoir en Tunisie ,aux prochaines élections , est-ce que vous prenez les armes pour la combattre ? La réponse de Abou Zaid Ettounsi est sans équivoque : oui, nous le ferons.

Sous cet angle, on comprend que les réseaux de recrutement de djihadistes ne se livrent pas à un jeu . Ils savent ce qu’ils font, et le font avec méthode. Ils inscrivent leur effort dans le grand projet de l’islamisation de la région et de la Tunisie, spécialement. La conjoncture actuelle qui a propulsé les islamistes au pouvoir, doit être, selon eux , exploitée au maximum , pour rendre cet état de choses irréversible . L’essentiel pour la Tunisie, c’est que cela ne se termine pas comme en Algérie, en 1991, et que la porte de l’alternance se referme à jamais. Les formations et les alliances politiques, qui peuvent faire évoluer le pays vers ce scénario doivent être démantelées ou mises hors d’état de nuire , par la méthode classique de la carotte et du bâton. La carotte, c’est associer ces partis au processus politique en guis de strapontin. Le bâton, c’est les Ligues de Protection de la Révolution (LPR), c’est aussi ces djihadistes qui peuvent rentrer de partout pour combattre les démocrates, les libéraux, la gauche et les syndicalistes, pour que l’ordre établi règne pour toujours.

Aboussaoud Hmidi

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La Tunisie abrite des camps d'entraînement jihadistes. Deux

La Tunisie abrite des camps d’entraînement jihadistes. Deux, au moins, sont connus : l’un dans le Nord, dans la région de Tabarka, et l’autre dans le Sud, aux confins des trois frontières communes à la Tunisie, à la Libye et à l’Algérie, non loin de l’oasis libyenne de Ghadamès. A Tunis, leur existence est un secret de Polichinelle. «Nous avons informé les autorités tunisiennes, explique un diplomate européen, mais, pour le moment, il n’y a eu aucune réaction.» Pourtant, pas question pour les Occidentaux de porter le débat sur la place publique. «Cela reviendrait à dire que la transition politique en Tunisie est très mal partie et aucun pays européen ne souhaite prendre cette responsabilité», rapporte ce mardi 23 octobre 2012, le site du journal français Marianne.

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