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Un an après la révolution

Un an après la révolution, la Tunisie nouvelle a l’ardente obligation de livrer un combat sans merci contre la corruption , qui gangrénait le pays du haut en bas, afin de jeter les bases solides de la bonne gouvernance, un défi de taille pour un pays en phase de réanimation et qui a besoin, selon Hamadi Jebali, chef du gouvernement, d’être sauvée de la récession dans laquelle elle s’est enlisée depuis la révolution de janvier 2011. Un défi qui dicte aussi à toutes les forces et les acteurs de la société civile de s’y associer.

Partant de cette vérité, l’Ordre des Experts Comptable de Tunisie, s’est lancé dans cette démarche au travers de l’organisation de la conférence internationale sur « la Gouvernance et Transparence dans le secteur public », ce jeudi 3 mai, à Tunis.

Tenu en collaboration avec plusieurs organisations internationales à l’instar d’IFAC, PAFA et IAASB, ce rendez-vous qui a réuni d’éminents experts et personnalités provenant de plusieurs pays étrangers comme les Etats Unis, Egypte, Mali, Liban, Lybie, intervient à un moment critique ou plusieurs pays font face à une crise qui a impacté leurs économies et qui a touché fortement les secteurs public et privé.

La présente conjoncture qui clairement fait apparaître un déficit de gouvernance et une pénurie des données et d’échange d’informations transparentes pour résoudre cette crise. C’est la raison pour laquelle les participants se sont employés à mettre en relief le rôle stratégique de la gouvernance pour minimiser les effets de la crise sur le développement économique. Une responsabilité qui incombe aux parties intervenantes nationales et internationales pour y faire face.

En Tunisie, la mission demeure claire surtout en rapport avec les déclarations des experts étrangers qui ne cessent de souligner les efforts fournis, ces derniers temps, surtout dans le domaine de la comptabilité afin d’instaurer les bases de la bonne gouvernance pour la réussite économique de la Tunisie.

Mohamed Alhajeri, président des experts et des auditeurs arabes, a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanger, qu’il est opportun de consolider cette volonté qui reste tributaire des normes internationales pour renforcer la transparence au sein du secteur public qui occupe une place déterminante dans la croissance économique. En effet, les chiffres disponibles montrent que le secteur public en Tunisie s’est amélioré en 2011 de 21MD. Le taux d’exploitation s’est élevé à 23MD et les bénéfices ont atteint 964 millions de dinars.

D’après Mariano D’Amore, membre de l’IPSASB, la mise en œuvre des normes internationales est importante pour la croissance d’un pays émergent comme la Tunisie. « L’Etat a besoin de disposer d’informations sur les transactions et les dépenses », indique Mariano avant de préciser que ce genre d’action impactera les décisions et politiques.

Parmi ces normes, il a cité l’application de l’IPSAS, instrument destiné à fournir les informations adéquates tout en évaluant les différents niveaux de la bonne gouvernance et en améliorant la gestion.

Pour atteindre cet objectif, la Tunisie postrévolutionnaire peut s’inspirer d’autres expériences de pays comme la Liban afin de mieux préparer le cadre économique, juridique, administratif et social dans le sens d’une meilleure lutte contre la corruption.

« Les pratiques de la bonne gouvernance sont l’essence même de la démocratie »

Le gouverneur de la banque centrale, Mustapha Kamel Nabli a déclaré, dans son intervention, que «souvent, on pense que démocratie est synonyme de bonne gouvernance. Or, il n’y a pas moins vrai que cela».

Pour lui, le concept de gouvernance et celui la transparence demeurent parmi les principaux facteurs de la réussite économique de tous pays et ce, compte tenu du changement institutionnel qui en découle et qui permet de rassurer tant les citoyens que les investisseurs et de relancer la croissance.

Cependant et malgré les efforts déployés après la révolution du 14 janvier et dans la mesure ou l’indépendance de la Banque a été renforcée conformément à un consensus entre les parties prenantes, ce défi est loin d’être atteint, selon le gouverneur qui n’a pas manqué de mettre l’accent sur le rôle de la nouvelle constitution qui devraient inclure, a-t-il affirmé, les fondements et les reformes nécessaires pour enraciner les meilleures pratiques de la bonne gouvernance au sein des institutions nationales surtout en ce qui concerne les autorités de régulation à l’instar de la Banque Centrale de Tunisie et le Conseil du Marché Financier.

Wiem Thebti

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Un an après la révolution

Un an après la révolution, la Tunisie nouvelle a l’ardente obligation de livrer un combat sans merci contre la corruption , qui gangrénait le pays du haut en bas, afin de jeter les bases solides de la bonne gouvernance, un défi de taille pour un pays en phase de réanimation et qui a besoin, selon Hamadi Jebali, chef du gouvernement, d’être sauvée de la récession dans laquelle elle s’est enlisée depuis la révolution de janvier 2011. Un défi qui dicte aussi à toutes les forces et les acteurs de la société civile de s’y associer.

Partant de cette vérité, l’Ordre des Experts Comptable de Tunisie, s’est lancé dans cette démarche au travers de l’organisation de la conférence internationale sur « la Gouvernance et Transparence dans le secteur public », ce jeudi 3 mai, à Tunis.

Tenu en collaboration avec plusieurs organisations internationales à l’instar d’IFAC, PAFA et IAASB, ce rendez-vous qui a réuni d’éminents experts et personnalités provenant de plusieurs pays étrangers comme les Etats Unis, Egypte, Mali, Liban, Lybie, intervient à un moment critique ou plusieurs pays font face à une crise qui a impacté leurs économies et qui a touché fortement les secteurs public et privé.

La présente conjoncture qui clairement fait apparaître un déficit de gouvernance et une pénurie des données et d’échange d’informations transparentes pour résoudre cette crise. C’est la raison pour laquelle les participants se sont employés à mettre en relief le rôle stratégique de la gouvernance pour minimiser les effets de la crise sur le développement économique. Une responsabilité qui incombe aux parties intervenantes nationales et internationales pour y faire face.

En Tunisie, la mission demeure claire surtout en rapport avec les déclarations des experts étrangers qui ne cessent de souligner les efforts fournis, ces derniers temps, surtout dans le domaine de la comptabilité afin d’instaurer les bases de la bonne gouvernance pour la réussite économique de la Tunisie.

Mohamed Alhajeri, président des experts et des auditeurs arabes, a fait remarquer, dans une déclaration à Africanmanger, qu’il est opportun de consolider cette volonté qui reste tributaire des normes internationales pour renforcer la transparence au sein du secteur public qui occupe une place déterminante dans la croissance économique. En effet, les chiffres disponibles montrent que le secteur public en Tunisie s’est amélioré en 2011 de 21MD. Le taux d’exploitation s’est élevé à 23MD et les bénéfices ont atteint 964 millions de dinars.

D’après Mariano D’Amore, membre de l’IPSASB, la mise en œuvre des normes internationales est importante pour la croissance d’un pays émergent comme la Tunisie. « L’Etat a besoin de disposer d’informations sur les transactions et les dépenses », indique Mariano avant de préciser que ce genre d’action impactera les décisions et politiques.

Parmi ces normes, il a cité l’application de l’IPSAS, instrument destiné à fournir les informations adéquates tout en évaluant les différents niveaux de la bonne gouvernance et en améliorant la gestion.

Pour atteindre cet objectif, la Tunisie postrévolutionnaire peut s’inspirer d’autres expériences de pays comme la Liban afin de mieux préparer le cadre économique, juridique, administratif et social dans le sens d’une meilleure lutte contre la corruption.

« Les pratiques de la bonne gouvernance sont l’essence même de la démocratie »

Le gouverneur de la banque centrale, Mustapha Kamel Nabli a déclaré, dans son intervention, que «souvent, on pense que démocratie est synonyme de bonne gouvernance. Or, il n’y a pas moins vrai que cela».

Pour lui, le concept de gouvernance et celui la transparence demeurent parmi les principaux facteurs de la réussite économique de tous pays et ce, compte tenu du changement institutionnel qui en découle et qui permet de rassurer tant les citoyens que les investisseurs et de relancer la croissance.

Cependant et malgré les efforts déployés après la révolution du 14 janvier et dans la mesure ou l’indépendance de la Banque a été renforcée conformément à un consensus entre les parties prenantes, ce défi est loin d’être atteint, selon le gouverneur qui n’a pas manqué de mettre l’accent sur le rôle de la nouvelle constitution qui devraient inclure, a-t-il affirmé, les fondements et les reformes nécessaires pour enraciner les meilleures pratiques de la bonne gouvernance au sein des institutions nationales surtout en ce qui concerne les autorités de régulation à l’instar de la Banque Centrale de Tunisie et le Conseil du Marché Financier.

Wiem Thebti

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