Tags Posts tagged with "economie, Tunisie"

economie, Tunisie

par -
La situation économique en Tunisie se complique . C’est ce qu’a constaté Iyadh Ben Achour

La situation économique en Tunisie se complique . C’est ce qu’a constaté Iyadh Ben Achour, professeur en droit constitutionnel, lors d’un débat télévisé sur la chaine privée « Hannibal ». « Le problème ne concerne pas l’argent public, mais l’économie en soi » souligne-t-il .

L’ancien président de la Haute instance de la réalisation des objectifs de la révolution, estime qu’une concentration plus forte sur les dossiers économiques préoccupants est plus urgente que de se pencher sur le règlement interne de l’ANC et d’autres sujets moins importants.

par -
Il semble que les agences de notation deviennent un vrai casse-tête pour la Tunisie. Après Moody's

Il semble que les agences de notation deviennent un vrai casse-tête pour la Tunisie. Après Moody’s, c’est au tour de Fitch Ratings de dégrader la note de la Tunisie dont elle vient d’abaisser de nouveau la note souveraine de BB+ à BB- avec perspectives négatives. Publiée au soir de l’attaque suicide de Sousse, l’agence de notation justifie cet abaissement par le retard de la transition politique et l’incertitude sur l’issue du dialogue national. Pis ! Une baisse supplémentaire de la note souveraine de la Tunisie est possible si la crise politique s’intensifie ou si la Tunisie ne parvient pas à réduire nettement ses déficits budgétaire et courant.

L’économiste et universitaire, Fethi Nouri a précisé, dans une déclaration à Africanmanager, que la dégradation de la note de la Tunisie par Fitch était attendue , soulignant que la Tunisie se trouve actuellement devant deux grandes difficultés, macro-économique et politique.

A l’échelle politique, l’économiste a précisé que l’économie nationale ne peut pas se redresser à travers les discours politiques, précisant que le fait de se mettre autour d’une table ne veut pas dire qu’on va sortir de la crise. Au niveau macroéconomique, il a appelé à garantir les grandes équilibres financiers notamment ceux de la balance commerciale et de paiement, soulignant que le déficit budgétaire se creuse, chaque année, de 2 points, ce qui pose un grand problème au niveau des finances publics.

Il a alerté contre la mafia économique qui ne cesse de proliférer en Tunisie. Il nous a précisé que la corruption ne cesse de s’amplifier de jour à l’autre depuis l’année 2011, appelant les parties concernées à contrôler davantage les circuits de distribution, restructurer la douane et réduire la taille du marché parallèle. Selon lui, les plus grands projets qui devraient voir le jour, en Tunisie, se trouvent, aujourd’hui, dans de vrais rouages du trafic.

Au sujet de la situation économique du pays, Fathi Nouri a déclaré qu’il ne faut pas s’attendre à une amélioration pour aux moins les deux années prochaines, puisqu’on ne voit pas encore le bout du tunnel.

Il a appelé, dans ce cadre, à élaborer un programme économique, régional et sectoriel, bien ficelé qui se projette sur les 5 prochaines années et à mettre en place un schéma de financement clair. Il a relevé, cependant, l’absence de vrais planificateurs en Tunisie.

De son côté, Hafedh Zaafrane, expert international en économie, a indiqué que la dégradation de la note de la Tunisie est attendue vue que la situation économique et politique du pays demeure encore préoccupante, soulignant que le constat a été fait et personne ne peut remettre en cause la situation de crise que vit la Tunisie depuis la Révolution.

Il a affirmé, en outre, que la Tunisie a besoin des perspectives politiques réelles et stables, même si la situation économique ne s’améliore pas de la manière souhaitée. Et d’ajouter que la Tunisie n’a pas 36 mille solutions, mais plutôt une consistant en une feuille de route claire et bien définie : « Il est impératif, aujourd’hui, d’éclairer la feuille de route, la seule qui puisse améliorer la situation économique et sociale du pays», a-t-il estimé. Il a appelé, cependant, à ne pas attacher une grande importance à cette dégradation, mais aussi il ne faut pas la négliger et banaliser les choses, soulignant que les perspectives économiques dépendront de la donne politique qui doit être bien maîtrisée.

Hafedh Zaafrane nous a précisé, par conséquent, que malgré les difficultés, la Tunisie dispose encore de plusieurs atouts et avantages qui manquent à plusieurs pays.

Fitch Ratings a expliqué la dégradation de la note de la Tunisie par la transition politique qui a été encore retardée et l’incertitude croissante sur le succès final du processus. « Les élections présidentielles et législatives initialement prévues en 2013 ont été reportées. Le résultat des négociations entre le gouvernement et les partis d’opposition pour former un gouvernement intérimaire, qui a commencé à la fin octobre, reste incertain. Les élections sont peu susceptibles de se tenir plus tôt que 2014. Les risques de nouveaux retards dans le processus politique ou l’escalade des protestations et la violence sont importants. En outre, les élections ne constituent aucune garantie de la stabilité », indique Fitch dans un communiqué.

A rappeler que Fitch avait révisé, également, à la baisse « ses projections réelles de croissance du PIB en Tunisie à 2,8% en 2013 et 3% en 2014, tandis que l’inflation a augmenté et devrait atteindre 6% en moyenne en 2013. L’agence s’attend à ce que le déficit du compte courant reste élevé à 8,1% du PIB en 2013, et 7,7% en 2014.

K.T

par -
Il semble que les agences de notation deviennent un vrai casse-tête pour la Tunisie. Après Moody's

Il semble que les agences de notation deviennent un vrai casse-tête pour la Tunisie. Après Moody’s, c’est au tour de Fitch Ratings de dégrader la note de la Tunisie dont elle vient d’abaisser de nouveau la note souveraine de BB+ à BB- avec perspectives négatives. Publiée au soir de l’attaque suicide de Sousse, l’agence de notation justifie cet abaissement par le retard de la transition politique et l’incertitude sur l’issue du dialogue national. Pis ! Une baisse supplémentaire de la note souveraine de la Tunisie est possible si la crise politique s’intensifie ou si la Tunisie ne parvient pas à réduire nettement ses déficits budgétaire et courant.

L’économiste et universitaire, Fethi Nouri a précisé, dans une déclaration à Africanmanager, que la dégradation de la note de la Tunisie par Fitch était attendue , soulignant que la Tunisie se trouve actuellement devant deux grandes difficultés, macro-économique et politique.

A l’échelle politique, l’économiste a précisé que l’économie nationale ne peut pas se redresser à travers les discours politiques, précisant que le fait de se mettre autour d’une table ne veut pas dire qu’on va sortir de la crise. Au niveau macroéconomique, il a appelé à garantir les grandes équilibres financiers notamment ceux de la balance commerciale et de paiement, soulignant que le déficit budgétaire se creuse, chaque année, de 2 points, ce qui pose un grand problème au niveau des finances publics.

Il a alerté contre la mafia économique qui ne cesse de proliférer en Tunisie. Il nous a précisé que la corruption ne cesse de s’amplifier de jour à l’autre depuis l’année 2011, appelant les parties concernées à contrôler davantage les circuits de distribution, restructurer la douane et réduire la taille du marché parallèle. Selon lui, les plus grands projets qui devraient voir le jour, en Tunisie, se trouvent, aujourd’hui, dans de vrais rouages du trafic.

Au sujet de la situation économique du pays, Fathi Nouri a déclaré qu’il ne faut pas s’attendre à une amélioration pour aux moins les deux années prochaines, puisqu’on ne voit pas encore le bout du tunnel.

Il a appelé, dans ce cadre, à élaborer un programme économique, régional et sectoriel, bien ficelé qui se projette sur les 5 prochaines années et à mettre en place un schéma de financement clair. Il a relevé, cependant, l’absence de vrais planificateurs en Tunisie.

De son côté, Hafedh Zaafrane, expert international en économie, a indiqué que la dégradation de la note de la Tunisie est attendue vue que la situation économique et politique du pays demeure encore préoccupante, soulignant que le constat a été fait et personne ne peut remettre en cause la situation de crise que vit la Tunisie depuis la Révolution.

Il a affirmé, en outre, que la Tunisie a besoin des perspectives politiques réelles et stables, même si la situation économique ne s’améliore pas de la manière souhaitée. Et d’ajouter que la Tunisie n’a pas 36 mille solutions, mais plutôt une consistant en une feuille de route claire et bien définie : « Il est impératif, aujourd’hui, d’éclairer la feuille de route, la seule qui puisse améliorer la situation économique et sociale du pays», a-t-il estimé. Il a appelé, cependant, à ne pas attacher une grande importance à cette dégradation, mais aussi il ne faut pas la négliger et banaliser les choses, soulignant que les perspectives économiques dépendront de la donne politique qui doit être bien maîtrisée.

Hafedh Zaafrane nous a précisé, par conséquent, que malgré les difficultés, la Tunisie dispose encore de plusieurs atouts et avantages qui manquent à plusieurs pays.

Fitch Ratings a expliqué la dégradation de la note de la Tunisie par la transition politique qui a été encore retardée et l’incertitude croissante sur le succès final du processus. « Les élections présidentielles et législatives initialement prévues en 2013 ont été reportées. Le résultat des négociations entre le gouvernement et les partis d’opposition pour former un gouvernement intérimaire, qui a commencé à la fin octobre, reste incertain. Les élections sont peu susceptibles de se tenir plus tôt que 2014. Les risques de nouveaux retards dans le processus politique ou l’escalade des protestations et la violence sont importants. En outre, les élections ne constituent aucune garantie de la stabilité », indique Fitch dans un communiqué.

A rappeler que Fitch avait révisé, également, à la baisse « ses projections réelles de croissance du PIB en Tunisie à 2,8% en 2013 et 3% en 2014, tandis que l’inflation a augmenté et devrait atteindre 6% en moyenne en 2013. L’agence s’attend à ce que le déficit du compte courant reste élevé à 8,1% du PIB en 2013, et 7,7% en 2014.

K.T

par -
Les activités du secteur des services marchands ont connu une baisse du rythme de croissance variant de 26.7 % à 0.7 % durant la période couvrant les deux dernières années et demie.

Les activités du secteur des services marchands ont connu une baisse du rythme de croissance variant de 26.7 % à 0.7 % durant la période couvrant les deux dernières années et demie.

Selon les conclusions d’une étude du Centre de veille et intelligence économique ( CTVIE), la révolution a exposé le pays à de multiples perturbations affectant profondément la vie économique et sociale des Tunisiens. Cela s’est traduit par des revendications à tous les niveaux, elles mêmes ayant conduit à des troubles et des agitations de la vie des entreprises et de l’administration. A ce jour, ces perturbations continuent à se manifester à un rythme nettement moins soutenu même si on admet volontiers qu’il n’y a pas encore un retour à la normale.

S’exprimant sur les effets sociaux et économiques des diverses perturbations enregistrées durant les 30 derniers mois, la majorité des analystes affirme que ces effets sont négatifs dans le sens que le rythme de croissance a connu une baisse au niveau de tous les secteurs par rapport à leur rythme d’avant révolution.

Les écarts enregistrés s’expriment en termes de taux de croissance de la valeur ajoutée du sous -secteur en dinar constant. Un écart d’une unité signifie que les perturbations ont affecté une baisse de la valeur ajoutée de 1% par trimestre en dinar constant de 2005. L’analyse des résultats des écarts entre le potentiel et le réel montre que l’écart moyen est de 9.7 % sur les dix trimestres, ce qui correspond environ à un effet mesuré par une baisse d’environ de 2.4 % par année en dinar constant. La baisse peut devenir plus importante si l’on exprime l’écart en dinar courant.

Les résultats obtenus prouvent que six sous-secteurs parmi les sept considérés ont été affectés par un écart irrégulier, tantôt haussier tantôt baissier de leur croissance, avec toutefois un écart positif moyen sur toutes les périodes, ce qui correspond à un effet vers la baisse du rythme d’activités sur les 10 trimestres post révolution comme le montre le tableau ci-dessous.

Pour les trois sous-secteurs Entretien et réparation, services financiers et autres services marchands, les effets à la baisse de la croissance sont assez faibles, avec respectivement 0.7 %, 1.3 % et 6.7 % sur une période de dix trimestres post-révolution. Pour les sous secteurs Services hôtellerie et restauration, transports et postes et télécommunication les baisses de rythme sont plus élevées avec respectivement 9.2 %, 10.5 % et 12.5 %.

Avec une baisse de 26.7 %, le septième sous-secteur correspondant à l’activité commerciale enregistre un écart à la fois important et systématiquement positif le long des 10 trimestres, ce qui correspond à une croissance plus faible que la croissance potentielle de 2.67 % par trimestre. De ce fait, ce secteur apparaît comme le secteur le plus affecté par la baisse du niveau d’activité caractérisant la période post révolution avec une baisse annuelle d’environ 10.8 % de la valeur ajoutée en prix constant.

Cette baisse générale du rythme de croissance est le fait de la chute de la demande suite à l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs découlant de la hausse des prix de vente des divers produits et services durant les deux dernières années, à la baisse du niveau de la production, aux restrictions monétaires et financières qu’a connu notre pays, à l’absence d’une réelle volonté d’investissement privé, etc.

Pour le secteur de Commerce, même si on reconnaît que les problèmes évoqués précédemment affectent ce secteur, avec les effets spécifiques tels que le resserrement du crédit, la concurrence déloyale impulsée par le commerce parallèle, les délais de paiement de la part des clients, l’écart identifié trouvé en termes de baisse de rythme de la croissance dans le secteur semble être élevé en raison probablement de l’existence de pratiques et d’activités commerciales échappant aux statistiques officielles du commerce comme celles des activités du secteur de commerce ne transitant pas par les réseaux de distribution conventionnels ou celles faisant l’objet d’une contrebande, etc., conclut l’étude.

par -
Les activités du secteur des services marchands ont connu une baisse du rythme de croissance variant de 26.7 % à 0.7 % durant la période couvrant les deux dernières années et demie.

Les activités du secteur des services marchands ont connu une baisse du rythme de croissance variant de 26.7 % à 0.7 % durant la période couvrant les deux dernières années et demie.

Selon les conclusions d’une étude du Centre de veille et intelligence économique ( CTVIE), la révolution a exposé le pays à de multiples perturbations affectant profondément la vie économique et sociale des Tunisiens. Cela s’est traduit par des revendications à tous les niveaux, elles mêmes ayant conduit à des troubles et des agitations de la vie des entreprises et de l’administration. A ce jour, ces perturbations continuent à se manifester à un rythme nettement moins soutenu même si on admet volontiers qu’il n’y a pas encore un retour à la normale.

S’exprimant sur les effets sociaux et économiques des diverses perturbations enregistrées durant les 30 derniers mois, la majorité des analystes affirme que ces effets sont négatifs dans le sens que le rythme de croissance a connu une baisse au niveau de tous les secteurs par rapport à leur rythme d’avant révolution.

Les écarts enregistrés s’expriment en termes de taux de croissance de la valeur ajoutée du sous -secteur en dinar constant. Un écart d’une unité signifie que les perturbations ont affecté une baisse de la valeur ajoutée de 1% par trimestre en dinar constant de 2005. L’analyse des résultats des écarts entre le potentiel et le réel montre que l’écart moyen est de 9.7 % sur les dix trimestres, ce qui correspond environ à un effet mesuré par une baisse d’environ de 2.4 % par année en dinar constant. La baisse peut devenir plus importante si l’on exprime l’écart en dinar courant.

Les résultats obtenus prouvent que six sous-secteurs parmi les sept considérés ont été affectés par un écart irrégulier, tantôt haussier tantôt baissier de leur croissance, avec toutefois un écart positif moyen sur toutes les périodes, ce qui correspond à un effet vers la baisse du rythme d’activités sur les 10 trimestres post révolution comme le montre le tableau ci-dessous.

Pour les trois sous-secteurs Entretien et réparation, services financiers et autres services marchands, les effets à la baisse de la croissance sont assez faibles, avec respectivement 0.7 %, 1.3 % et 6.7 % sur une période de dix trimestres post-révolution. Pour les sous secteurs Services hôtellerie et restauration, transports et postes et télécommunication les baisses de rythme sont plus élevées avec respectivement 9.2 %, 10.5 % et 12.5 %.

Avec une baisse de 26.7 %, le septième sous-secteur correspondant à l’activité commerciale enregistre un écart à la fois important et systématiquement positif le long des 10 trimestres, ce qui correspond à une croissance plus faible que la croissance potentielle de 2.67 % par trimestre. De ce fait, ce secteur apparaît comme le secteur le plus affecté par la baisse du niveau d’activité caractérisant la période post révolution avec une baisse annuelle d’environ 10.8 % de la valeur ajoutée en prix constant.

Cette baisse générale du rythme de croissance est le fait de la chute de la demande suite à l’érosion du pouvoir d’achat des consommateurs découlant de la hausse des prix de vente des divers produits et services durant les deux dernières années, à la baisse du niveau de la production, aux restrictions monétaires et financières qu’a connu notre pays, à l’absence d’une réelle volonté d’investissement privé, etc.

Pour le secteur de Commerce, même si on reconnaît que les problèmes évoqués précédemment affectent ce secteur, avec les effets spécifiques tels que le resserrement du crédit, la concurrence déloyale impulsée par le commerce parallèle, les délais de paiement de la part des clients, l’écart identifié trouvé en termes de baisse de rythme de la croissance dans le secteur semble être élevé en raison probablement de l’existence de pratiques et d’activités commerciales échappant aux statistiques officielles du commerce comme celles des activités du secteur de commerce ne transitant pas par les réseaux de distribution conventionnels ou celles faisant l’objet d’une contrebande, etc., conclut l’étude.

par -
Des pays étrangers proches du dossier de la crise actuelle auraient suggéré 3 noms pour gérer le dossier économique : il s'agit de Mustapha

Des pays étrangers proches du dossier de la crise actuelle auraient suggéré 3 noms pour gérer le dossier économique : il s’agit de Mustapha Kamel Nabli comme chef du gouvernement, Nouri Jouini comme responsable du pôle économique regroupant les ministères à caractère économique, et Radhi Maddeb, comme gouverneur de la Banque Centrale, indique le journal Al Maghreb.

par -
L'opinion publique scrute les déclarations des politiciens et les analyses des gens des médias sur la politique

L’opinion publique scrute les déclarations des politiciens et les analyses des gens des médias sur la politique, mais semble oublier ce que disent les hommes d’affaires et leurs structures représentatives. Il faut reconnaître que les économistes, par leur absence délibérée ou leur extrémisme de mauvais aloi , n’ont pas aidé à modérer l’engouement collectif de la société tunisienne pour la politique . D’ailleurs, les émissions radio ou télé à caractère économique sont de plus en plus rares, et sont de moins en moins entendues et regardées.

Tout ce qui se dit en matière économique depuis la révolution est généralement exploité tendancieusement à des fins politiciennes. Le simple rappel des réalités économiques élémentaires à des militants syndicalistes, d’extrême gauche ou de jeunes radicaux, au lendemain de la révolution les poussent à taxer leur interlocuteur de mauvaise foi en agitant l’épouvantail économique pour freiner l’élan révolutionnaire des Tunisiens. Les promesses en matière économique et de développement faites par la troïka après le 23 octobre, visaient à s’assurer pour les prochaines échéances électorales les suffrages d’une jeunesse qui rêve d’emploi, de stabilité sociale et de prospérité. Le bilan économique du Gouvernement Béji Caïd Essebsi, qui s’est soldé par une croissance négative de 2.2% pour l’année 2011, est cité par les gouvernements de la troïka pour faire valoir leur exploit en réalisant une croissance positive en 2012 et 2013.

Après un grand silence qui a frappé, pendant des mois, le volet économique, on remarque, ces derniers jours, que les propositions avancées pour sortir de la crise actuelle ne comportent pas de volet économique.

Les opérateurs économiques ont cherché à faire entendre leur voix, en faisant la lumière sur leur vécu , les contraintes quotidiennes qu’ils confrontent , les exigences de leurs partenaires étrangers et les attentes de leurs salariés . Mais ils ont toujours pensé que les enjeux des luttes et des débats qui agitent le pays ne permettent pas à leurs vues de passer pour susciter l’intérêt de l’opinion publique.

Dans un premier temps, ces acteurs économiques ont agi de manière séparée, mais, à mesure que la crise s’accentue, ils commencent à saisir l’importance de fédérer leurs énergies pour être entendus.

Et c’est dans ce cadre que 95% des représentants du secteur privé tunisien se sont réunis, lundi 5 août 2013, au siège de l’UTICA, afin d’examiner la situation de l’économie tunisienne, depuis l’assassinat de Mohamed Brahmi.

La réunion a regroupé des représentants de l’UTICA, des représentants de la Fédération Tunisienne de l’Hôtellerie (FTH), de la Fédération Tunisienne des Agences de Voyages (FTAV), de l’Ordre des Experts Comptables de la Tunisie (OECT), du Syndicat Tunisien des Agriculteurs (STA), de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) , des Chambres de Commerce mixtes, et des grands groupes du secteur privé tunisien.

Il ressort de ces assises économiques que plusieurs secteurs d’activités, notamment le tourisme, le marché financier, ont gravement ressenti les conséquences de l’assassinat de Mohamed Brahmi et de la sanglante embuscade du Châambi , et il a été relevé que ces conséquences risquent de s’aggraver davantage si l’on ne prend pas les mesures nécessaires pour rassurer les citoyens , les investisseurs et partenaires étrangers dans les plus brefs délais.

Adhérant à l’appel général des forces vives de former un gouvernement de compétences nationales, les participants à la réunion ont noté que la mission principale de ce cabinet est d’assurer la sécurité et la stabilité nécessaires pour réussir la relance de l’économie tunisienne et faire aboutir les prochaines échéances politiques du pays.

Ils ont mis l’accent sur l’importance de fédérer les efforts de toutes les forces vives de la Tunisie afin d’éviter au pays une situation plus grave sur les plans économique et social, soulignant que les tensions politiques qui persistent depuis un certain temps, ne peuvent se résorber qu’à travers la formation d’un gouvernement de compétences , la révision des dernières nominations dans l’administration publique, la rédaction et l’adoption dans les plus brefs délais de la nouvelle Constitution et la fixation de la date des prochaines élections.

Les acteurs économiques du privé ont fait leur entrée sur la scène publique, comme une force individualisée et porteuse de projet, mais ceux du secteur public manquent toujours à l’appel, et n’ont pas encore rejoint cette initiative qui devrait fournir à cette catégorie l’opportunité de se prendre en charge et faire valoir ses revendications propres.

Aboussaoud Hmidi

par -
L’économie tunisienne est en danger suite au récent assassinat de Mohamed Brahmi

L’économie tunisienne est en danger suite au récent assassinat de Mohamed Brahmi, un chef de l’opposition politique laïque du pays, et ceci «pourrait avoir un impact sur les secteurs stratégiques comme le tourisme (qui contribue pour environ 14% du PIB) et la capacité à attirer les investissements étrangers », estime l’agence italienne de crédit à l’exportation Sace.

Dans un communiqué repris par ANSAmed, l’agence italienne ajoute que «les tensions politiques récurrentes auront une incidence sur le calendrier de la reprise économique et la capacité effective des autorités tunisiennes à faire avancer les réformes. L’agence de crédit rappelle que le Fonds monétaire international qui a récemment conclu un accord avec la Tunisie d’une valeur 1,75 milliard de dollars a récemment estimé à 4% la croissance du PIB du pays, en 2013, et à 4,5% en 2014. Ces prévisions sont toutefois «liées à la présence d’un contexte politique stable», ajoute-t-il.

Selon les analystes, au cours du premier trimestre 2013, la capacité d’attirer des investissements étrangers a fléchi de 10,6% par rapport à la même période en 2012. Un autre facteur mettant en danger l’économie du pays est le nombre de grèves déclenchées par le syndicat UGTT (Union Générale Tunisienne du Travail) qui « concerneront des secteurs clés comme les transports et l’exploitation minière, particulièrement stratégiques et souvent touchés par des débrayages et des manifestations qui en ont ralenti les activités».

La sécurité reste également une question cruciale, selon le communiqué. «L’état d’urgence est toujours en vigueur, et n’a jamais été levé depuis son instauration dans la foulée de la chute du précédent Ben Ali, état d’urgence prolongé récemment par le président Marzouki.

par -
 Nombreux sont ceux qui pensent que la Révolution en Tunisien remonte au 14janvier 2011. Chronologiquement

Nombreux sont ceux qui pensent que la Révolution en Tunisien remonte au 14janvier 2011. Chronologiquement, cela est indéniable. Il n’en demeure pas moins que la véritable cause du soulèvement est moins le suicide de Mohamed Bouazizi que la situation économique défavorable, aggravée par les répercussions des crises mondiales d’une ampleur inégalée depuis le début des années 80. En 2008 déjà, les cours mondiaux des produits alimentaires et du pétrole ont dépassé pour la première fois leurs niveaux record des années 80 et, au milieu de l’année 2008, le monde est entré dans la plus grave récession économique depuis les années 80. Les effets indirects de la crise financière actuelle ont entraîné une nouvelle augmentation des taux de chômage déjà particulièrement élevés, notamment chez les jeunes, entraînant certaines familles en-deçà du seuil de pauvreté. L’augmentation des cours des produits de base qui a précédé et suivi l’éclatement de la crise financière a aggravé les frustrations alors même que les inégalités sociales s’accentuaient et que le capital humain restait inusité. Les causes des soulèvements de 2011 sont ainsi les mêmes que celles des « émeutes du pain » de 1984.

La situation actuelle est sans doute plus grave qu’en 1984, et ce pour plusieurs raisons, explique une étude de la Banque Africaine de Développement (BAD). D’abord, les révolutions du Printemps Arabe ont transformé une double crise (alimentaire et financière) en triple crise, les incertitudes sur le plan politique s’ajoutant aux problèmes économiques de la région. Ensuite, les principaux partenaires commerciaux des pays d’Afrique du Nord, membres de la zone euro, sont confrontés à une crise de la dette d’une ampleur comparable à celle qui a sévi en Amérique latine en 1982. En outre, depuis 1984, la plupart des pays d’Afrique du Nord ont entrepris les réformes économiques préconisées par le FMI et la Banque mondiale et se trouvent à présent face à un dilemme difficile : la privatisation progressive et la libéralisation du commerce ont rendu leurs économies plus vulnérables aux effets d’entraînement des crises internationales, mais les pays ont tout de même besoin d’accroître leurs engagements sur les marchés mondiaux pour promouvoir la croissance et le développement.

Les crises économiques deviennent de plus en plus fréquentes à mesure que se renforce l’intégration financière mondiale. C’est la raison pour laquelle les pays d’Afrique du Nord (et les autres pays en développement) doivent identifier les moyens de renforcer leur résilience face aux crises qui pourraient entraver la croissance et remettre en cause les avancées en matière de développement. Ces pays doivent également se concentrer sur des stratégies de développement axées sur les pauvres s’ils veulent résoudre définitivement les problèmes sociaux qui déstabilisent la région, aujourd’hui comme en 1984.

Le processus transitionnel de la Tunisie se révèle plus long que prévu, avec un report, en 2013, de l’adoption de la Constitution et de la tenue des élections législatives et présidentielles. Plus d’un an après l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), les travaux de rédaction de la Constitution se poursuivent encore. Les conflits sociaux se multiplient depuis l’été, notamment à l’intérieur du pays, engendrant parfois de violents affrontements avec les forces de sécurité. Malgré cette augmentation des violences, les grèves et blocages dans les secteurs productifs ont diminué par rapport à l’année précédente.

Malgré un environnement national et international encore marqué par les incertitudes, l’économie tunisienne a enregistré une progression modérée de 3,5% en 2012, soit légèrement en deçà de l’objectif du Gouvernement, contre une contraction de près de 2%, en 2011. Cette performance qui a bénéficié du maintien de la demande intérieure, provient des bons résultats de la production agricole résultant d’une pluviométrie favorable, de la reprise relative de l’activité touristique et des Investissements directs étrangers (IDE) ainsi que du redémarrage de la production des hydrocarbures et phosphates, quasiment à l’arrêt en 2011. Par contre, la crise européenne et par conséquent la baisse de la demande extérieure a impacté négativement les exportations du secteur offshore, en particulier le textile et les industries mécaniques et électriques.

A la faveur de la Révolution, les autorités tunisiennes s’efforcent encore de répondre à l’urgence des demandes socio-économiques et de soutenir la relance à travers une politique budgétaire expansionniste favorisant la consommation ainsi que l’investissement public. Ce choix, contraint par le ralentissement de l’activité économique, une dégradation de l’environnement international et la persistance des revendications sociales, a conduit à un élargissement du déficit budgétaire qui devrait atteindre 6,6% du PIB en 2012 (contre 3,2% en 2011). Les prévisions pour 2013 tablent sur un déficit budgétaire de 5,9% suivie d’une réduction progressive qui devrait le ramener à 2,5%, en 2017, grâce à une augmentation du taux de croissance.

L’exécution en cours du programme de relance économique du Gouvernement conjuguée à la dégradation du déficit budgétaire, s’est traduite par un accroissement de l’encours de la dette publique passant de 44,5% du PIB en 2011 à 45,9% du PIB en 2012. Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre jusqu’en 2016 avant de s’inverser, mais resterait soutenable sous réserve du maintien d’un taux de croissance modéré. En 2012, le déficit commercial s’élevait à environ 15 % du PIB et le taux de couverture des importations par les exportations est tombé à environ 60 %. Les résultats économiques devraient se maintenir, à court terme, en dessous des attentes et le taux de chômage demeurerait élevé, en attendant la mise en place par le Gouvernement des réformes structurelles majeures et d’une solide reprise économique en Europe, principal partenaire économique de la Tunisie.

Les incertitudes politiques ralentissent les décisions économiques et fragilisent la reprise amorcée. Les risques les plus importants concernent, les mouvements sociaux, et les éventuelles politiques budgétaires expansionnistes qui pourraient être menées en vue des élections. La Tunisie conserve, cependant, son potentiel de développement économique, mais les réformes engagées, en 2011, par les autorités de transition pour intensifier la croissance, améliorer la gouvernance et réduire les disparités régionales, doivent être poursuivies dans un climat politique et social stabilisé et prévisible à long terme afin de restaurer la confiance des investisseurs et du citoyen, d’une part et d’autre part, de favoriser la transformation de l’économie vers des secteurs à plus haute valeur ajoutée, incluant une meilleure utilisation des ressources naturelles, notamment la modernisation de l’agriculture et le développement des énergies renouvelables.

par -
 Nombreux sont ceux qui pensent que la Révolution en Tunisien remonte au 14janvier 2011. Chronologiquement

Nombreux sont ceux qui pensent que la Révolution en Tunisien remonte au 14janvier 2011. Chronologiquement, cela est indéniable. Il n’en demeure pas moins que la véritable cause du soulèvement est moins le suicide de Mohamed Bouazizi que la situation économique défavorable, aggravée par les répercussions des crises mondiales d’une ampleur inégalée depuis le début des années 80. En 2008 déjà, les cours mondiaux des produits alimentaires et du pétrole ont dépassé pour la première fois leurs niveaux record des années 80 et, au milieu de l’année 2008, le monde est entré dans la plus grave récession économique depuis les années 80. Les effets indirects de la crise financière actuelle ont entraîné une nouvelle augmentation des taux de chômage déjà particulièrement élevés, notamment chez les jeunes, entraînant certaines familles en-deçà du seuil de pauvreté. L’augmentation des cours des produits de base qui a précédé et suivi l’éclatement de la crise financière a aggravé les frustrations alors même que les inégalités sociales s’accentuaient et que le capital humain restait inusité. Les causes des soulèvements de 2011 sont ainsi les mêmes que celles des « émeutes du pain » de 1984.

La situation actuelle est sans doute plus grave qu’en 1984, et ce pour plusieurs raisons, explique une étude de la Banque Africaine de Développement (BAD). D’abord, les révolutions du Printemps Arabe ont transformé une double crise (alimentaire et financière) en triple crise, les incertitudes sur le plan politique s’ajoutant aux problèmes économiques de la région. Ensuite, les principaux partenaires commerciaux des pays d’Afrique du Nord, membres de la zone euro, sont confrontés à une crise de la dette d’une ampleur comparable à celle qui a sévi en Amérique latine en 1982. En outre, depuis 1984, la plupart des pays d’Afrique du Nord ont entrepris les réformes économiques préconisées par le FMI et la Banque mondiale et se trouvent à présent face à un dilemme difficile : la privatisation progressive et la libéralisation du commerce ont rendu leurs économies plus vulnérables aux effets d’entraînement des crises internationales, mais les pays ont tout de même besoin d’accroître leurs engagements sur les marchés mondiaux pour promouvoir la croissance et le développement.

Les crises économiques deviennent de plus en plus fréquentes à mesure que se renforce l’intégration financière mondiale. C’est la raison pour laquelle les pays d’Afrique du Nord (et les autres pays en développement) doivent identifier les moyens de renforcer leur résilience face aux crises qui pourraient entraver la croissance et remettre en cause les avancées en matière de développement. Ces pays doivent également se concentrer sur des stratégies de développement axées sur les pauvres s’ils veulent résoudre définitivement les problèmes sociaux qui déstabilisent la région, aujourd’hui comme en 1984.

Le processus transitionnel de la Tunisie se révèle plus long que prévu, avec un report, en 2013, de l’adoption de la Constitution et de la tenue des élections législatives et présidentielles. Plus d’un an après l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), les travaux de rédaction de la Constitution se poursuivent encore. Les conflits sociaux se multiplient depuis l’été, notamment à l’intérieur du pays, engendrant parfois de violents affrontements avec les forces de sécurité. Malgré cette augmentation des violences, les grèves et blocages dans les secteurs productifs ont diminué par rapport à l’année précédente.

Malgré un environnement national et international encore marqué par les incertitudes, l’économie tunisienne a enregistré une progression modérée de 3,5% en 2012, soit légèrement en deçà de l’objectif du Gouvernement, contre une contraction de près de 2%, en 2011. Cette performance qui a bénéficié du maintien de la demande intérieure, provient des bons résultats de la production agricole résultant d’une pluviométrie favorable, de la reprise relative de l’activité touristique et des Investissements directs étrangers (IDE) ainsi que du redémarrage de la production des hydrocarbures et phosphates, quasiment à l’arrêt en 2011. Par contre, la crise européenne et par conséquent la baisse de la demande extérieure a impacté négativement les exportations du secteur offshore, en particulier le textile et les industries mécaniques et électriques.

A la faveur de la Révolution, les autorités tunisiennes s’efforcent encore de répondre à l’urgence des demandes socio-économiques et de soutenir la relance à travers une politique budgétaire expansionniste favorisant la consommation ainsi que l’investissement public. Ce choix, contraint par le ralentissement de l’activité économique, une dégradation de l’environnement international et la persistance des revendications sociales, a conduit à un élargissement du déficit budgétaire qui devrait atteindre 6,6% du PIB en 2012 (contre 3,2% en 2011). Les prévisions pour 2013 tablent sur un déficit budgétaire de 5,9% suivie d’une réduction progressive qui devrait le ramener à 2,5%, en 2017, grâce à une augmentation du taux de croissance.

L’exécution en cours du programme de relance économique du Gouvernement conjuguée à la dégradation du déficit budgétaire, s’est traduite par un accroissement de l’encours de la dette publique passant de 44,5% du PIB en 2011 à 45,9% du PIB en 2012. Cette tendance à la hausse devrait se poursuivre jusqu’en 2016 avant de s’inverser, mais resterait soutenable sous réserve du maintien d’un taux de croissance modéré. En 2012, le déficit commercial s’élevait à environ 15 % du PIB et le taux de couverture des importations par les exportations est tombé à environ 60 %. Les résultats économiques devraient se maintenir, à court terme, en dessous des attentes et le taux de chômage demeurerait élevé, en attendant la mise en place par le Gouvernement des réformes structurelles majeures et d’une solide reprise économique en Europe, principal partenaire économique de la Tunisie.

Les incertitudes politiques ralentissent les décisions économiques et fragilisent la reprise amorcée. Les risques les plus importants concernent, les mouvements sociaux, et les éventuelles politiques budgétaires expansionnistes qui pourraient être menées en vue des élections. La Tunisie conserve, cependant, son potentiel de développement économique, mais les réformes engagées, en 2011, par les autorités de transition pour intensifier la croissance, améliorer la gouvernance et réduire les disparités régionales, doivent être poursuivies dans un climat politique et social stabilisé et prévisible à long terme afin de restaurer la confiance des investisseurs et du citoyen, d’une part et d’autre part, de favoriser la transformation de l’économie vers des secteurs à plus haute valeur ajoutée, incluant une meilleure utilisation des ressources naturelles, notamment la modernisation de l’agriculture et le développement des énergies renouvelables.

par -
Les hauts cadres de l’Etat et les responsables des ministères autres que politiques

Les hauts cadres de l’Etat et les responsables des ministères autres que politiques, qui s’étaient tus pendant les premiers mois de la révolution, reprennent l’initiative, et reviennent, à chaque fois ,dans leurs analyses économiques, aux chiffres de 2010.

Au vu de leurs s développements, on s’aperçoit que les chiffres d’avant la révolution dans les grands chapitres de l’économie , ne sont jamais atteints que ce soit au niveau de la création des entreprises ou de postes d’emploi , des exportations , des investissements étrangers directs , ou même des flux touristiques .Les chiffres de synthèse sont également évoqués sous le même angle : les grands équilibres financiers , la couverture de l’importation par l’exportation , le taux de la dette extérieure par rapport au produit national brut (PNB) , le taux d’intégration dans l’économie mondiale etc …

Ceux qui prennent pour référence l’année 2010 , ne le font pas par apologie de Ben Ali et de son exercice , ou par adhésion à ses choix .Au contraire , ils ne manquent pas l’occasion pour insister sur les grands blocages , le népotisme , la corruption qui ont fait perdre à la Tunisie , entre 2 et 3 points de croissance annuellement et sur les deux décennies de règne de Ben Ali .Ces avis sont le plus souvent exprimés de manière claire , et on peut également les comprendre en filigrane des analyses avancées .

Ces mêmes analyses, une fois prolongées au-delà de la date du 14 janvier 2011, montrent que la Tunisie est en train de perdre des occasions rares, et mettra du temps pour se redresser en retrouvant les performances d’antan et les améliorer. Aux conditions de ce rétablissement , qui sont les mêmes que celles posées par l’opposition du temps de Ben Ali , s’ajoutent les exigences et les bienfaits de la révolution :optimiser l’utilisation du potentiel et des moyens , assainir le climat d’affaires , dans le monde du travail et la vie publique , en y intégrant les vertus et les principes de la révolution , et profiter du capital sympathie dont jouit la révolution tunisienne dans le monde , pour réaliser au mieux les objectifs de développement .

Or, à voir la situation de près, il n’est pas difficile de déceler qu’on est loin de ces exigences. C’est la raison pour laquelle les chiffres et les normes de 2010 ne sont pas atteints.

On invoque, pour expliquer cet état de choses, les exigences de la révolution qui requièrent des années pour apporter stabilité et développement. Seulement, ceux qui avancent cet argument oublient qu’il n’est pas nécessaire pour une révolution de payer forcément un coû social et économique élevé , une fois les entraves liées à la répression et au népotisme écartés ,pour réaliser ses objectifs .L’aspect radical d’une révolution ne se mesure pas à l’aune de l’ampleur des dégâts causés par le soulèvement , mais à celle du caractère irréversible des mesures révolutionnaires adoptées . Ce qui implique la maturité des esprits de ceux qui font la révolution , et des revendications portées par les masses lors des grands évènements .

Or, les développements ont prouvé que nos élites ont bien mûri , et que leurs doléances ont également eu le temps d’arriver à maturité . La révolution tunisienne, elle-même s’est bien ancrée dans l’esprit des élites , à tel point que le monde entier a été ébloui par la clarté de ses objectifs , et leur compatibilité avec les moyens déployés , ce qui a rendu possible son caractère pacifique . Mais on s’aperçoit que la période qui a suivi le 14 janvier 2011 n’a pas été au même niveau que la période de ferveur qui a précédé cette date historique.

Les révolutions sont faites, généralement, par nécessité historique. Lénine résumait, laconiquement, ces situations en disant en substance, qu’une révolution peut avoir lieu lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, et ceux d’en bas ne veulent plus.

L’objectif principal des révolutions étant la libération des énergies, du fait des blocages dont sont victimes les forces vives des sociétés en question, ce qui ouvre généralement sur des périodes de stabilité et de développement génératrices de production et de créativité. Cela suppose un même référentiel politique pour toutes les forces en présence, tenues, ce faisant, de s’entendre sur les priorités à mettre en œuvre.

Or, ce qu’on a vu en Tunisie, depuis la révolution, dénote d’un énorme malentendu historique entre les forces politiques en présence. En lieu et place des exigences de l’emploi , du développement des régions intérieures , de l’éradication de la pauvreté et de l’établissement des égalités des chances , on a eu affaire à des tentatives pour détruire l’Etat tunisien , à une grande hostilité envers l’esprit d’entreprise et l’initiative privée , à un engagement débridé pour déstabiliser les gouvernements modernistes de la région et installer une internationale islamiste au niveau de la région , à des menées obscurantistes pour imposer à la société tunisienne , et surtout aux femmes , un mode de vie exogène , et à installer le pays dans la violence aveugle et la contrainte .

A l’évidence, ces priorités ne sont pas celles de la révolution, et ne répondent en aucun cas aux attentes de ceux qui ont fait la révolution, et de ceux qui ont la charge d’assurer la pérennité de l’Etat tunisien. Ces deux catégories se sont longtemps tues, pour laisser la parole à ceux qui ont un autre agenda improvisé et imposé à tous. Mais, ce qui est nouveau, c’est que les temps sont en train de changer, et que les vérités premières émergent pour permettre aux Tunisien de se concentrer sur leurs priorités, afin d’atteindre et surpasser les réalisations de 2010 .

Aboussaoud Hmidi

par -
Les hauts cadres de l’Etat et les responsables des ministères autres que politiques

Les hauts cadres de l’Etat et les responsables des ministères autres que politiques, qui s’étaient tus pendant les premiers mois de la révolution, reprennent l’initiative, et reviennent, à chaque fois ,dans leurs analyses économiques, aux chiffres de 2010.

Au vu de leurs s développements, on s’aperçoit que les chiffres d’avant la révolution dans les grands chapitres de l’économie , ne sont jamais atteints que ce soit au niveau de la création des entreprises ou de postes d’emploi , des exportations , des investissements étrangers directs , ou même des flux touristiques .Les chiffres de synthèse sont également évoqués sous le même angle : les grands équilibres financiers , la couverture de l’importation par l’exportation , le taux de la dette extérieure par rapport au produit national brut (PNB) , le taux d’intégration dans l’économie mondiale etc …

Ceux qui prennent pour référence l’année 2010 , ne le font pas par apologie de Ben Ali et de son exercice , ou par adhésion à ses choix .Au contraire , ils ne manquent pas l’occasion pour insister sur les grands blocages , le népotisme , la corruption qui ont fait perdre à la Tunisie , entre 2 et 3 points de croissance annuellement et sur les deux décennies de règne de Ben Ali .Ces avis sont le plus souvent exprimés de manière claire , et on peut également les comprendre en filigrane des analyses avancées .

Ces mêmes analyses, une fois prolongées au-delà de la date du 14 janvier 2011, montrent que la Tunisie est en train de perdre des occasions rares, et mettra du temps pour se redresser en retrouvant les performances d’antan et les améliorer. Aux conditions de ce rétablissement , qui sont les mêmes que celles posées par l’opposition du temps de Ben Ali , s’ajoutent les exigences et les bienfaits de la révolution :optimiser l’utilisation du potentiel et des moyens , assainir le climat d’affaires , dans le monde du travail et la vie publique , en y intégrant les vertus et les principes de la révolution , et profiter du capital sympathie dont jouit la révolution tunisienne dans le monde , pour réaliser au mieux les objectifs de développement .

Or, à voir la situation de près, il n’est pas difficile de déceler qu’on est loin de ces exigences. C’est la raison pour laquelle les chiffres et les normes de 2010 ne sont pas atteints.

On invoque, pour expliquer cet état de choses, les exigences de la révolution qui requièrent des années pour apporter stabilité et développement. Seulement, ceux qui avancent cet argument oublient qu’il n’est pas nécessaire pour une révolution de payer forcément un coû social et économique élevé , une fois les entraves liées à la répression et au népotisme écartés ,pour réaliser ses objectifs .L’aspect radical d’une révolution ne se mesure pas à l’aune de l’ampleur des dégâts causés par le soulèvement , mais à celle du caractère irréversible des mesures révolutionnaires adoptées . Ce qui implique la maturité des esprits de ceux qui font la révolution , et des revendications portées par les masses lors des grands évènements .

Or, les développements ont prouvé que nos élites ont bien mûri , et que leurs doléances ont également eu le temps d’arriver à maturité . La révolution tunisienne, elle-même s’est bien ancrée dans l’esprit des élites , à tel point que le monde entier a été ébloui par la clarté de ses objectifs , et leur compatibilité avec les moyens déployés , ce qui a rendu possible son caractère pacifique . Mais on s’aperçoit que la période qui a suivi le 14 janvier 2011 n’a pas été au même niveau que la période de ferveur qui a précédé cette date historique.

Les révolutions sont faites, généralement, par nécessité historique. Lénine résumait, laconiquement, ces situations en disant en substance, qu’une révolution peut avoir lieu lorsque ceux d’en haut ne peuvent plus, et ceux d’en bas ne veulent plus.

L’objectif principal des révolutions étant la libération des énergies, du fait des blocages dont sont victimes les forces vives des sociétés en question, ce qui ouvre généralement sur des périodes de stabilité et de développement génératrices de production et de créativité. Cela suppose un même référentiel politique pour toutes les forces en présence, tenues, ce faisant, de s’entendre sur les priorités à mettre en œuvre.

Or, ce qu’on a vu en Tunisie, depuis la révolution, dénote d’un énorme malentendu historique entre les forces politiques en présence. En lieu et place des exigences de l’emploi , du développement des régions intérieures , de l’éradication de la pauvreté et de l’établissement des égalités des chances , on a eu affaire à des tentatives pour détruire l’Etat tunisien , à une grande hostilité envers l’esprit d’entreprise et l’initiative privée , à un engagement débridé pour déstabiliser les gouvernements modernistes de la région et installer une internationale islamiste au niveau de la région , à des menées obscurantistes pour imposer à la société tunisienne , et surtout aux femmes , un mode de vie exogène , et à installer le pays dans la violence aveugle et la contrainte .

A l’évidence, ces priorités ne sont pas celles de la révolution, et ne répondent en aucun cas aux attentes de ceux qui ont fait la révolution, et de ceux qui ont la charge d’assurer la pérennité de l’Etat tunisien. Ces deux catégories se sont longtemps tues, pour laisser la parole à ceux qui ont un autre agenda improvisé et imposé à tous. Mais, ce qui est nouveau, c’est que les temps sont en train de changer, et que les vérités premières émergent pour permettre aux Tunisien de se concentrer sur leurs priorités, afin d’atteindre et surpasser les réalisations de 2010 .

Aboussaoud Hmidi

par -
Deux ans après la révolution

Deux ans après la révolution, la Tunisie est encore loin d’être stabilisée. La colère gronde toujours. Le chômage, les disparités régionales et les déséquilibres économiques étaient aux racines de cette colère. Les problèmes qui ont existé dans l’ère de Ben Ali persistent encore. Les signes de changement et les perspectives de développement ne sont pas au rendez-vous. Tous les indices économiques clignotent au rouge. Un taux de croissance révisé à la baisse ! Une loi de finances complémentaire devrait voir le jour ! Un taux d’inflation qui ne cesse de grikmper ! Revenus et production en berne et un endettement extérieur qui ne cesse de s’approfondir ! Lors de l’ouverture du dialogue national sur la relance économique, samedi, à Tunis, Radhi Meddeb, expert économique, a déclaré que la situation économique actuelle de la Tunisie pose plusieurs menaces et il a alerté contre l’exode des élites, la marginalisation de l’économie nationale, l’isolement économique ou encore l’approfondissement du gap social. Il a expliqué que le secteur bancaire se trouve, aujourd’hui, face à plusieurs difficultés structurelles et que tous les secteurs sont menacés de faillite (Industrie, phosphates, agriculture, PME, commerce, tourisme). Radhi Meddeb, à appelé, dans ce cadre, à accélérer l’organisation des élections et reprendre la confiance vis-à-vis des citoyens, des acteurs économiques, des partenaires et des investisseurs étrangers ainsi que des touristes. Il a appelé également, à rompre avec le modèle économique actuel basé sur les bénéfices, les avantages et les liens avec le pouvoir. Selon lui, la reprise reste tributaire de la stabilité politique et sécuritaire et l’élaboration d’un plan de route clair pour les prochaines échéances. « C’est la seule solution pour la relance de l’économie et le rétablissement de la confiance des investisseurs », a-t-il dit.

Wided Bouchamaoui, a appelé, pour sa part, à assurer la stabilité sécuritaire, garantir les conditions nécessaires pour l’activité économique, arrêter le courant des perturbations sociales anarchiques, les mouvements non encadrés et les grèves qui ont été à l’origine de fermeture d’un bon nombre d’entreprises étrangères et le départ de plusieurs investisseurs étrangers vers des pays concurrents de la Tunisie. C’est ainsi qu’elle a appelé à inscrire le droit de la liberté de joindre le travail dans la nouvelle constitution. « Il ne faut interdire à aucun Tunisien de joindre son travail et exercer des pressions sur lui quelle que soit la raison», a-t-elle ajouté.

Wided Bouchamaoui a dressé un tableau sombre sur l’économie tunisienne, faisant savoir que les difficultés économiques sont devenues insupportables et que les principaux indices de l’économie national ont reculé d’une manière effrayante et alarmante. Elle a affirmé, en outre, que cette rencontre pourrait être la dernière occasion pour sauver notre économie. Elle a plaidé, également, pour la mise en place de nouvelles visions et de nouvelles feuilles de route urgentes qui concordent avec la nature de la situation économique actuelle du pays et pour l’élaboration de réformes à moyen et à long termes. Wided Bouchamaoui a appelé, aussi, à identifier les priorités du pays et réviser plusieurs questions relatives au dossier économique et examiner les causes qui ont handicapé la réalisation des projets dans les régions de développement régional. Selon elle, les conditions de vie dans ces régions sont honteuses. La présidente de l’Utica a recommandé de lutter contre la contrebande et de traiter le dossier de financement des projets des nouveaux promoteurs .

De son côté, Houssine Abassi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT) a appelé à revoir le modèle de développement actuel pour qu’il réponde efficacement aux exigences d’une économie de marché générant emploi et croissance. Il est urgent, selon lui, d’éloigner le spectre de violence et d’éviter les tiraillements sur la rédaction de la constitution et le respect des libertés.

Le président de la République, Moncef Marzouki a mis l’accent, quant à lui, sur l’importance de la stabilité politique pour dynamiser l’économie. Il a demandé, également, la levée des interdictions de voyage dont sont frappés plusieurs hommes d’affaires. Il a appelé à la mise en place d’un mécanisme de réconciliation entre l’Etat et les hommes d’affaires concernés, ajoutant que le nombre des hommes d’affaires impliqués dans des affaires de corruption ne dépasse pas les 0,4% de l’ensemble de cette population », a-t-il déclaré en soulignant, cependant, que les hommes d’affaires sont appelés à payer les impôts. L’objectif est d’éviter le recours à l’endettement extérieur puisque les ressources de l’Etat sont limitées. Au sujet des événements de Jebel Chaanbi, Moncef Marzouki a indiqué qu’il s’agit d’une tentative pour déstabiliser le pays. Et de préciser que la Tunisie ne peut être qu’un pays démocratique, voire un pays des entreprises et un pôle démocratique pour les droits de l’Homme.

Khadija Taboubi

par -
Deux ans après la révolution

Deux ans après la révolution, la Tunisie est encore loin d’être stabilisée. La colère gronde toujours. Le chômage, les disparités régionales et les déséquilibres économiques étaient aux racines de cette colère. Les problèmes qui ont existé dans l’ère de Ben Ali persistent encore. Les signes de changement et les perspectives de développement ne sont pas au rendez-vous. Tous les indices économiques clignotent au rouge. Un taux de croissance révisé à la baisse ! Une loi de finances complémentaire devrait voir le jour ! Un taux d’inflation qui ne cesse de grikmper ! Revenus et production en berne et un endettement extérieur qui ne cesse de s’approfondir ! Lors de l’ouverture du dialogue national sur la relance économique, samedi, à Tunis, Radhi Meddeb, expert économique, a déclaré que la situation économique actuelle de la Tunisie pose plusieurs menaces et il a alerté contre l’exode des élites, la marginalisation de l’économie nationale, l’isolement économique ou encore l’approfondissement du gap social. Il a expliqué que le secteur bancaire se trouve, aujourd’hui, face à plusieurs difficultés structurelles et que tous les secteurs sont menacés de faillite (Industrie, phosphates, agriculture, PME, commerce, tourisme). Radhi Meddeb, à appelé, dans ce cadre, à accélérer l’organisation des élections et reprendre la confiance vis-à-vis des citoyens, des acteurs économiques, des partenaires et des investisseurs étrangers ainsi que des touristes. Il a appelé également, à rompre avec le modèle économique actuel basé sur les bénéfices, les avantages et les liens avec le pouvoir. Selon lui, la reprise reste tributaire de la stabilité politique et sécuritaire et l’élaboration d’un plan de route clair pour les prochaines échéances. « C’est la seule solution pour la relance de l’économie et le rétablissement de la confiance des investisseurs », a-t-il dit.

Wided Bouchamaoui, a appelé, pour sa part, à assurer la stabilité sécuritaire, garantir les conditions nécessaires pour l’activité économique, arrêter le courant des perturbations sociales anarchiques, les mouvements non encadrés et les grèves qui ont été à l’origine de fermeture d’un bon nombre d’entreprises étrangères et le départ de plusieurs investisseurs étrangers vers des pays concurrents de la Tunisie. C’est ainsi qu’elle a appelé à inscrire le droit de la liberté de joindre le travail dans la nouvelle constitution. « Il ne faut interdire à aucun Tunisien de joindre son travail et exercer des pressions sur lui quelle que soit la raison», a-t-elle ajouté.

Wided Bouchamaoui a dressé un tableau sombre sur l’économie tunisienne, faisant savoir que les difficultés économiques sont devenues insupportables et que les principaux indices de l’économie national ont reculé d’une manière effrayante et alarmante. Elle a affirmé, en outre, que cette rencontre pourrait être la dernière occasion pour sauver notre économie. Elle a plaidé, également, pour la mise en place de nouvelles visions et de nouvelles feuilles de route urgentes qui concordent avec la nature de la situation économique actuelle du pays et pour l’élaboration de réformes à moyen et à long termes. Wided Bouchamaoui a appelé, aussi, à identifier les priorités du pays et réviser plusieurs questions relatives au dossier économique et examiner les causes qui ont handicapé la réalisation des projets dans les régions de développement régional. Selon elle, les conditions de vie dans ces régions sont honteuses. La présidente de l’Utica a recommandé de lutter contre la contrebande et de traiter le dossier de financement des projets des nouveaux promoteurs .

De son côté, Houssine Abassi, secrétaire général de l’Union générale tunisienne du Travail (UGTT) a appelé à revoir le modèle de développement actuel pour qu’il réponde efficacement aux exigences d’une économie de marché générant emploi et croissance. Il est urgent, selon lui, d’éloigner le spectre de violence et d’éviter les tiraillements sur la rédaction de la constitution et le respect des libertés.

Le président de la République, Moncef Marzouki a mis l’accent, quant à lui, sur l’importance de la stabilité politique pour dynamiser l’économie. Il a demandé, également, la levée des interdictions de voyage dont sont frappés plusieurs hommes d’affaires. Il a appelé à la mise en place d’un mécanisme de réconciliation entre l’Etat et les hommes d’affaires concernés, ajoutant que le nombre des hommes d’affaires impliqués dans des affaires de corruption ne dépasse pas les 0,4% de l’ensemble de cette population », a-t-il déclaré en soulignant, cependant, que les hommes d’affaires sont appelés à payer les impôts. L’objectif est d’éviter le recours à l’endettement extérieur puisque les ressources de l’Etat sont limitées. Au sujet des événements de Jebel Chaanbi, Moncef Marzouki a indiqué qu’il s’agit d’une tentative pour déstabiliser le pays. Et de préciser que la Tunisie ne peut être qu’un pays démocratique, voire un pays des entreprises et un pôle démocratique pour les droits de l’Homme.

Khadija Taboubi

par -
L’économie tunisienne peine à redémarrer. Tous les indices économiques clignotent au rouge. Un taux de chômage de 17

L’économie tunisienne peine à redémarrer. Tous les indices économiques clignotent au rouge. Un taux de chômage de 17,2%, un déficit budgétaire de 6,6%, un taux d’endettement de 47% et un taux d’inflation de 6% à fin janvier 2013. Des chiffres qui ne sont pas trop surprenants dans un contexte en proie à la crise politique et reléguant au second plan les soucis majeur du Tunisien, à savoir, chômage, pauvreté et disparités régionales.

Mercredi 8 février 2013, jour de l’assassinat du dirigeant politique, Chokri Belaid, la Bourse de Tunis a chuté de plus de 3%, enregistrant ainsi une baisse au niveau du tunindex à un niveau moindre que celui enregistré à la fin de 2012.

« La bourse a perdu ce qu’a gagné en un mois et une semaine »

Fadhel Abdelkéfi, président de la Bourse de Tunisie a indiqué à Africanmanager, que la bourse de Tunis a perdu tout ce qu’elle a gagné depuis le début de l’année en cours, suite à l’assassinat de Chokri Belaid, enregistrant ainsi une baisse de 3% après avoir signé une hausse de 4% au début de l’année. « On a perdu tout ce qu’on a gagné en un mois et une semaine », a précisé Fadhel Abdelkéfi, en faisant savoir, que l’année 2013 a été pourtant, considérée comme une année des introductions, et que 6 nouvelles entreprises sont en attente de leur visa pour entrer en bourse.

Fadhel Abdelkéfi a souligné, par contre, que la bourse de Tunis n’est pas beaucoup connectée à l’économie du pays mais plutôt à la psychologie.

A indiquer dans ce cadre que, durant la semaine du 28 janvier au 1er février, tunindex a enregistré une hausse de 0,86% contre une baisse de 0,17% pour clôturer à 4777,62 points. Depuis le début de l’année, ses gains ont atteint 4,32% contre une baisse de 0,27% sur la même période de l’année 2012. Dans le même sillage, le volume des transactions sur la cote de la bourse a progressé pour atteindre 17 millions de dinars contre 15 MD, la semaine précédente. La balance des variations des cours des sociétés cotées a fait ressortir 29 valeurs en hausse.

« On est en train de perdre des points »

Walid Behaj Amor, Président du Centre tunisien de veille et intelligence économique, nous a précisé, de son côté, que le meurtre de Chokri Belaid est un développement significatif et que le milieu des affaires a tiré la sonnette d’alarme sur l’absence d’un contexte favorable à l’investissement extérieur et intérieur. Selon lui, le meurtre de Chokri Belaid a fait le titre de tous les journaux et tout le monde en parle, ce qui a augmenté l’incertitude chez l’investisseur étranger et local.

Il a estimé que de tels actes freinent le développement des entreprises, la croissance, la création de richesse et l’emploi. « Ce crime est le premier du genre en Tunisie. On n’est pas habitué à ce genre de crime ».

Il a ajouté que la Tunisie est en train de perdre des points en termes de croissance, car, selon lui, la période d’attentisme va se prolonger suite à l’absence d’une feuille de route claire sur le plan économique, social et politique du pays. « On est en train de perdre du temps. La communauté économique va encore attendre la stabilité du contexte politique, sociale et économique du pays », a-t-il dit.

« Des pressions inflationnistes »

Mohsen Hassan, expert économique et financier, nous a indiqué, quant à lui, que l’économie tunisienne a pu, en 2012, sortir de l’étranglement économique et enregistrer une amélioration par rapport à 2011 qui n’est pas loin de celle de l’année 2010, considérée comme une année de référence en termes d’activité économique. Le taux de croissance a dépassé plus que 3%, en 2012, permettant la création de plus de 100 mille emplois, malgré certaines difficultés rencontrées au niveau de la balance commerciale et le déficit budgétaire.

Toutefois, il a précisé que la continuité de la relance économique a été perturbée suite à l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis et plus récemment l’assassinat de Chokri Belaid. Ces deux événements ont provoqué, selon lui, une nouvelle vague de problèmes économiques dans le pays entraînant une baisse au niveau de l’offre et de la demande qui sera à l’origine de plusieurs pressions inflationnistes surtout avec le renchérissement des importations suite à la dépréciation du dinar tunisien.

Le tourisme est le secteur le plus menacé !

Concernant les secteurs économiques en Tunisie, Mohsen Hassan a indiqué que le secteur touristique est le secteur le plus menacé, participant au PIB du pays à hauteur de 8% et fournissant plus de 400 mille emplois directs. Plus précisément, le secteur sera affecté par l’annulation des réserves sans compter les problèmes structurels tels que l’endettement.

Il a indiqué, en outre, que la bourse a perdu, en une semaine, plus de 3%, soit l’équivalent des gains réalisés, au début de l’année en cours. Et d’ajouter que si la situation d’instabilité et d’insécurité continue en Tunisie, les sociétés qui ont programmé leur introduction en bourse vont trouver des difficultés pour lever les fonds nécessaires sur le marché financier.

« Les problèmes vont s’aggraver»

Pour le secteur bancaire, il a expliqué que les problèmes vont s’aggraver avec l’augmentation des risques sur l’économie tunisienne, ce qui va augmenter le risque sur les banques tunisiennes et le commerce extérieur.

Mohsen Hassan a estimé encore que les derniers événements vont engendrer une révision à la baisse du rating de la Tunisie, ce qui pourra se traduire automatiquement par la hausse du taux de l’endettement sur le marché financier international et, par la suite, des difficultés pour l’Etat en matière de réalisation des programmes inscrits dans la loi des finances de l’année 2013.

« Clarifier l’agenda politique »

Toutefois, en dépit de ce contexte économique défavorable, Mohsen Hassan a indiqué qu’il ne faut pas être trop pessimiste eu égard au fait que la Tunisie est capable de surmonter ces difficultés.

Par conséquent, il a appelé à former ce gouvernement de technocrates quelle que soit la forme, puisque notre économie ne peut pas supporter d’autres problèmes. C’est ainsi qu’il a préconisé la fixation d’une date claire pour les prochaines élections, d’accélérer les travaux au sein de l’ANC, de clarifier l’agenda politique et de présenter un plan de développement économique pour 2013.

Il faut également, selon lui, former un comité d’experts avec la participation de tout le monde, à savoir, société civile, partis politiques et experts économiques dans l’objectif de mettre en place un modèle de développement pour la Tunisie orienté principalement vers l’export.

Khadija Taboubi

par -
L’économie tunisienne peine à redémarrer. Tous les indices économiques clignotent au rouge. Un taux de chômage de 17

L’économie tunisienne peine à redémarrer. Tous les indices économiques clignotent au rouge. Un taux de chômage de 17,2%, un déficit budgétaire de 6,6%, un taux d’endettement de 47% et un taux d’inflation de 6% à fin janvier 2013. Des chiffres qui ne sont pas trop surprenants dans un contexte en proie à la crise politique et reléguant au second plan les soucis majeur du Tunisien, à savoir, chômage, pauvreté et disparités régionales.

Mercredi 8 février 2013, jour de l’assassinat du dirigeant politique, Chokri Belaid, la Bourse de Tunis a chuté de plus de 3%, enregistrant ainsi une baisse au niveau du tunindex à un niveau moindre que celui enregistré à la fin de 2012.

« La bourse a perdu ce qu’a gagné en un mois et une semaine »

Fadhel Abdelkéfi, président de la Bourse de Tunisie a indiqué à Africanmanager, que la bourse de Tunis a perdu tout ce qu’elle a gagné depuis le début de l’année en cours, suite à l’assassinat de Chokri Belaid, enregistrant ainsi une baisse de 3% après avoir signé une hausse de 4% au début de l’année. « On a perdu tout ce qu’on a gagné en un mois et une semaine », a précisé Fadhel Abdelkéfi, en faisant savoir, que l’année 2013 a été pourtant, considérée comme une année des introductions, et que 6 nouvelles entreprises sont en attente de leur visa pour entrer en bourse.

Fadhel Abdelkéfi a souligné, par contre, que la bourse de Tunis n’est pas beaucoup connectée à l’économie du pays mais plutôt à la psychologie.

A indiquer dans ce cadre que, durant la semaine du 28 janvier au 1er février, tunindex a enregistré une hausse de 0,86% contre une baisse de 0,17% pour clôturer à 4777,62 points. Depuis le début de l’année, ses gains ont atteint 4,32% contre une baisse de 0,27% sur la même période de l’année 2012. Dans le même sillage, le volume des transactions sur la cote de la bourse a progressé pour atteindre 17 millions de dinars contre 15 MD, la semaine précédente. La balance des variations des cours des sociétés cotées a fait ressortir 29 valeurs en hausse.

« On est en train de perdre des points »

Walid Behaj Amor, Président du Centre tunisien de veille et intelligence économique, nous a précisé, de son côté, que le meurtre de Chokri Belaid est un développement significatif et que le milieu des affaires a tiré la sonnette d’alarme sur l’absence d’un contexte favorable à l’investissement extérieur et intérieur. Selon lui, le meurtre de Chokri Belaid a fait le titre de tous les journaux et tout le monde en parle, ce qui a augmenté l’incertitude chez l’investisseur étranger et local.

Il a estimé que de tels actes freinent le développement des entreprises, la croissance, la création de richesse et l’emploi. « Ce crime est le premier du genre en Tunisie. On n’est pas habitué à ce genre de crime ».

Il a ajouté que la Tunisie est en train de perdre des points en termes de croissance, car, selon lui, la période d’attentisme va se prolonger suite à l’absence d’une feuille de route claire sur le plan économique, social et politique du pays. « On est en train de perdre du temps. La communauté économique va encore attendre la stabilité du contexte politique, sociale et économique du pays », a-t-il dit.

« Des pressions inflationnistes »

Mohsen Hassan, expert économique et financier, nous a indiqué, quant à lui, que l’économie tunisienne a pu, en 2012, sortir de l’étranglement économique et enregistrer une amélioration par rapport à 2011 qui n’est pas loin de celle de l’année 2010, considérée comme une année de référence en termes d’activité économique. Le taux de croissance a dépassé plus que 3%, en 2012, permettant la création de plus de 100 mille emplois, malgré certaines difficultés rencontrées au niveau de la balance commerciale et le déficit budgétaire.

Toutefois, il a précisé que la continuité de la relance économique a été perturbée suite à l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis et plus récemment l’assassinat de Chokri Belaid. Ces deux événements ont provoqué, selon lui, une nouvelle vague de problèmes économiques dans le pays entraînant une baisse au niveau de l’offre et de la demande qui sera à l’origine de plusieurs pressions inflationnistes surtout avec le renchérissement des importations suite à la dépréciation du dinar tunisien.

Le tourisme est le secteur le plus menacé !

Concernant les secteurs économiques en Tunisie, Mohsen Hassan a indiqué que le secteur touristique est le secteur le plus menacé, participant au PIB du pays à hauteur de 8% et fournissant plus de 400 mille emplois directs. Plus précisément, le secteur sera affecté par l’annulation des réserves sans compter les problèmes structurels tels que l’endettement.

Il a indiqué, en outre, que la bourse a perdu, en une semaine, plus de 3%, soit l’équivalent des gains réalisés, au début de l’année en cours. Et d’ajouter que si la situation d’instabilité et d’insécurité continue en Tunisie, les sociétés qui ont programmé leur introduction en bourse vont trouver des difficultés pour lever les fonds nécessaires sur le marché financier.

« Les problèmes vont s’aggraver»

Pour le secteur bancaire, il a expliqué que les problèmes vont s’aggraver avec l’augmentation des risques sur l’économie tunisienne, ce qui va augmenter le risque sur les banques tunisiennes et le commerce extérieur.

Mohsen Hassan a estimé encore que les derniers événements vont engendrer une révision à la baisse du rating de la Tunisie, ce qui pourra se traduire automatiquement par la hausse du taux de l’endettement sur le marché financier international et, par la suite, des difficultés pour l’Etat en matière de réalisation des programmes inscrits dans la loi des finances de l’année 2013.

« Clarifier l’agenda politique »

Toutefois, en dépit de ce contexte économique défavorable, Mohsen Hassan a indiqué qu’il ne faut pas être trop pessimiste eu égard au fait que la Tunisie est capable de surmonter ces difficultés.

Par conséquent, il a appelé à former ce gouvernement de technocrates quelle que soit la forme, puisque notre économie ne peut pas supporter d’autres problèmes. C’est ainsi qu’il a préconisé la fixation d’une date claire pour les prochaines élections, d’accélérer les travaux au sein de l’ANC, de clarifier l’agenda politique et de présenter un plan de développement économique pour 2013.

Il faut également, selon lui, former un comité d’experts avec la participation de tout le monde, à savoir, société civile, partis politiques et experts économiques dans l’objectif de mettre en place un modèle de développement pour la Tunisie orienté principalement vers l’export.

Khadija Taboubi

par -
Après les dégradations des notes de la dette souveraine par les organismes de type S&P’s  et Moody’s

Après les dégradations des notes de la dette souveraine par les organismes de type S&P’s et Moody’s, après la dégradation de la note d’évaluation du système bancaire tunisien (BICRA), après la dégradation de la note des plus grandes banques et entreprises tunisiennes, nous avons eu, ce mercredi, la publication de l’Indice Mondial de la Compétitivité élaboré par le Forum de Davos. Ce classement est le plus important miroir de l’état de santé d’une économie et constitue le référentiel de base des investisseurs.

Le classement obtenu par un pays est une sorte de carte de visite ou de vitrine qui lui permet (ou pas) de gagner la confiance des investisseurs et des bailleurs de fonds. Le classement 2012-2013 publié, aujourd’hui a simplement et carrément exclu la Tunisie, citant en guise de justification le manque de clarté dans les données et l’impossibilité de les comparer avec les années précédentes. La Tunisie rejoint ainsi la liste des pays où il est impossible de donner une vision claire de la situation de la compétitivité économique tout comme le Soudan, l’Angola ou la Somalie. A noter que la Tunisie a occupé la 32ème position en 2010 et la 40ème en 2011 sur 141 pays.

La dégradation de 8 points en 2011 était justifiée par les perturbations liées à la révolution. Le fait d’en être exclu aujourd’hui est un signe très négatif donné au monde et une catastrophe que l’on mettra des années à surmonter.

Il est évident que la situation de notre économie et les perspectives qu’elle présente à moyen terme sont de nature à semer le doute et vont de ce fait nous inscrire dans un cercle vicieux dont on ne sortira que si on change de braquet, on mobilise les compétences et on se focalise sur le volet économique et progrès que ce gouvernement semble carrément ignorer ou du moins ne pas savoir comment l’aborder. Pour vous permettre de comprendre ce qui signifie ce classement et les implications négatives que représente le fait de ne pas y figurer, il faut commencer par savoir ce que c’est que la notion de compétitivité d’un pays, selon le Forum Mondial de Davos : «Nous définissons la compétitivité comme l’ensemble des institutions, des politiques et des facteurs qui déterminent le niveau de productivité d’un pays. Le niveau de productivité, à son tour, détermine le niveau durable de la prospérité dont peut bénéficier une économie». En d’autres termes, des économies plus compétitives sont en mesure de produire des niveaux de revenu plus élevés pour leurs citoyens et améliorer les conditions de vie d’une population grâce à une meilleure productivité et non seulement grâce à un bilan favorable de la balance commerciale. Pour mesurer cet indice, la méthode consiste à évaluer 110 critères structurés en 12 familles : Les exigences de base : 43 critères qui couvrent essentiellement : Les Institutions : le droit des affaires, le système juridique, la sécurité, la bonne gouvernance publique et privée

L’infrastructure : transport, communication, électricité, eau, gaz, …

Stabilité macroéconomique : finance publique, épargne, inflation, taux d’intérêt

Les Systèmes de santé et d’éducation : indice des grandes épidémies, mortalité infantile, espérance de vie, taux de scolarité, durée de scolarité

Les Facteurs d’amélioration de l’efficacité : 51 critères qui couvrent :

L’éducation secondaire, supérieure et continue : quantité et qualité du système de formation, l’efficacité du marché des biens : concurrence, fiscalité pesant sur les entreprises, ouverture internationale, l’efficacité du marché du travail en termes de flexibilité, niveau des charges sociales, productivité, apprentissage, emploi des femmes.

Le perfectionnement du marché financier : liberté, protection des investissements et transparence du système, l’aptitude à intégrer la technologie : rapport des sociétés avec l’innovation et accès aux technologies de l’information (TIC).

La taille du marché : demande intérieure et capacité d’exportation

Innovation et niveau d’élaboration des facteurs : 16 critères qui couvrent :

Le perfectionnement du tissu économique : présence des partenaires locaux, pôle de compétitivité et qualité du management

L’innovation : capacité à innover, niveau d’investissement de la R&D, protection de la propriété intellectuelle

En parcourant cette liste, il nous est aisé de constater que cette évaluation est en fait une évaluation complète de la politique économique d’un pays et de ses perspectives ainsi que des efforts déployés par le gouvernement pour inscrire le pays dans une trajectoire de développement.

Ne pas être en mesure de poser le diagnostic précis de ces critères, alors qu’il a été possible de le faire l’année dernière, nous donne une idée plus que précise sur l’incapacité de ce gouvernement à définir sa politique de développement et à rendre claires ses priorités, ses plans d’action et sa trajectoire de progrès.

Nous sommes en train de perdre un temps qu’il sera dur de rattraper, un vent de changement doit souffler au plus vite avant que ce pays ne s’installe dans la décroissance et la non transparence et tuer ainsi le moindre espoir que nous avons placé dans la révolution.

Hichem Jouaber

par -
 «Tous les indicateurs montrent qu'on aura une croissance positive cette année par rapport à 2011 »

 «Tous les indicateurs montrent qu’on aura une croissance positive cette année par rapport à 2011 », a affirmé Mme. Lamia Zribi, directrice générale des prévisions au Ministère du développement régional et de la planification, lors d’un point de presse tenu, mercredi, à Tunis.

 « On ne peut pas dire qu’on va reprendre le négatif, car les signes de reprise sont là », a-t-elle insisté, rappelant des indicateurs du premier trimestre de cette année. Il s’agit de la croissance de 10,8% de l’indice de production des industries manufacturières, au cours des deux premiers mois de l’année 2012, de 25,4% pour les industries chimiques, de 15,4% pour les IME (Industries mécaniques et électriques), de 11,6% pour le secteur de l’énergie, outre l’augmentation des importations des matières premières et des produits semi-industrialisés de 12,8% et des exportations (9,1%), au cours du premier trimestre 2012.

Autre signes de reprise cités par la responsable, l’augmentation du nombre total des touristes visitant la Tunisie de 52,7% et  l’évolution des ventes de ciment sur le marché intérieur de 31,8%, au cours des deux premiers mois 2012.

Elle a confirmé, ainsi, le taux de croissance de 3,5% prévu par le projet de budget complémentaire pour l’exercice 2012, contre un taux négatif de 1,8% en 2011, estimant que « ce taux n’est pas exagéré » mais plutôt « réaliste et objectif ». « Pourtant, cette année, on ne peut parler d’un rythme normal de l’activité économique, celle-ci n’en est qu’a ses débuts», a avancé la directrice des prévisions.

Pour l’exercice 2012, le scénario de la direction des prévisions prévoit une accélération du rythme de l’investissement lequel devra atteindre 10,6%, l’accroissement des exportations de biens et de services de 5,8%, la maîtrise des équilibres financiers à travers la limitation du taux d’inflation à 4,8% et celle du taux du déficit courant à 6,4%.

A moyen terme, le schéma de développement prévoit la réalisation d’un taux de croissance de 5,6% à 7%, d’ici 2016, a déclaré Mme Zribi, qualifiant cette année 2012 « d’année de rétablissement » et l’exercice d’après (2013) «d’année de récupération ».

Pour la même période (2012-2016), Mme zribi prévoit une évolution progressive du volume de l’investissement de 13,5% à 25,5 % du PIB (2016) et la limitation du déficit courant à 3,7% du PIB en 2016.

« Nous avons entamé la mise en place d’un programme de court terme pour l’instauration d’un nouveau schéma de développement et l’introduction de réformes structurelles visant, essentiellement, la consécration des principes de bonne gouvernance », a-t-elle dit.  

par -
La dépréciation du dinar par rapport à l’euro

La dépréciation du dinar par rapport à l’euro, voilà un sujet qui ne cesse de susciter l’intérêt plusieurs experts économiques.

Contacté par Africanmanager, Abderrahmen Fendri, expert économique, a justifié cette dépréciation par la dégradation des réserves en devises de la Tunisie du fait de l’aggravation du déficit enregistré par la balance commerciale et celui de la balance des paiements. « Elle pourrait aussi procéder d’une volonté de booster les exportations tunisiennes en améliorant la compétitivité de l’économie tunisienne. « Mais, je pense que le facteur réel qui est à l’origine de cette dépréciation est le niveau de nos réserves en devises », a-t-il encore avancé.

D’après lui, toute dépréciation de la monnaie locale par rapport aux monnaies étrangères impacte négativement le processus de création des richesses, puisque, tout étant égale par ailleurs, l’exportation du même produit génère au profit du pays moins de devise. La marge au niveau du producteur peut rester inchangée alors qu’elle se déprécie pour le pays. Mais, même pour l’entreprise, dans la mesure où certains éléments du coût sont en devises (biens et services importés consommés pour la fabrication du produit), la marge de l’entreprise elle-même se déprécie au cas où l’effet de la dépréciation de la monnaie n’est pas immédiatement répercuté sur les prix de vente. « Il faudrait noter que, souvent, les exportations sont négociées en monnaie étrangère et la marge de l’entreprise exportatrice peut s’améliorer du fait de la dépréciation du dinar », a expliqué Abderrahmen Fendri

Par ailleurs, selon lui, la dépréciation du dinar contribue automatiquement à l’accélération de l’augmentation des prix et partant, engendre de l’inflation. « Il est aussi vrai que ceci pourrait favoriser la consommation de la production locale aux dépens de la marchandise importée. Encore faudrait-il que le taux d’intégration locale du produit tunisien soit appréciable », a-t-il soutenu.

Autre aspect négatif en rapport avec l’investissement direct étranger, l’expert a cité l’évolution de l’appréciation du risque de l’investissement en Tunisie. « Une dépréciation continue de la monnaie locale n’incite pas les étrangers à investir dans notre pays et augmente l’appréciation du risque de l’investissement, puisque les capitaux sont amenés en devises fortes contre des retours sur investissements en dinar».

Pour sa part, Mohsen Hassen, expert en économie a fait remarquer que la dépréciation de DT permet, d’une part, une augmentation du volume des ventes à l’étranger suite à la baisse des prix en Euro des produits exportés et une hausse des prix en DT des produits importés, d’autre part. D’où la baisse des importations. Ces mouvements doivent permettre une amélioration de la balance commerciale. « Pour le cas tunisien, la demande chez notre partenaire européen n’a pas encore atteint son niveau habituel, le risque est donc la stagnation de nos exportations vers l’Europe, la dépréciation de notre monnaie et l’effet prix sur les exportations ne sont pas positifs à court terme », a-t-il indiqué.

Au niveau des importations, la décision de l’Etat de recourir aux importations pour équilibrer le marché et maîtriser la hausse des prix des produits alimentaires et des hydrocarbures risquent de générer de l’inflation importée et aggraver le déficit de la balance commerciale au cours des prochains mois, en plus de la détérioration du pouvoir d’achat des Tunisiens.

« Le bilan est négatif, mais les solutions existent » a signalé Mohsen Hassen précisant que l’arrêt de l’hémorragie requiert en premier lieu un retour à l’activité économique au rythme habituel. L’objectif étant de créer de la richesse et améliorer la productivité ».

Sur un autre plan, il a remarqué que toute augmentation salariale doit être accompagnée par une augmentation de la productivité afin de réduire l’inflation. « Le recours à l’importation par le gouvernement pour réduire les prix est un choix mal étudié, la maîtrise de l’inflation ne pourra en aucun cas être géré par une telle politique », a t-il averti.

Abderrahmen Fendri de son coté, a suggéré d’employer l’argent emprunté pour financer l’investissement plutôt que la consommation. « Nous devons encourager les étrangers à investir dans notre pays surtout dans les secteurs à haute valeur ajoutée. Certaines législations doivent être assouplies, notamment celle régissant l’acquisition par des étrangers de biens à usage d’habitation en Tunisie ».

Wiem Thebti

par -
Borhane Bsaïess disait un jour que «les Trabelsi n’étaient pas une famille

Borhane Bsaïess disait un jour que «les Trabelsi n’étaient pas une famille, mais une culture en Tunisie».  Rien de plus vrai que cela, à la lumière de certaines informations dont nous avons été saisis. La grande belle-famille de l’ancien chef de l’Etat tunisien, en prison ou en fuite, une famille nettement plus large, se préparerait à reprendre en main les affaires qui étaient gérées, à travers eux en véritables épouvantails, par les Trabelsi dans l’étendue de leurs familles parentes et alliées. Les exemples ne manquent malheureusement pas.

          Dans le domaine du transport.

Il est désormais de notoriété publique  que la famille de la femme de l’ancien Président tunisien, avait pu constituer plusieurs sociétés de transport de marchandises, notamment dans le secteur des carburants. Ces entreprises fonctionnaient par les appels d’offres que les propriétaires «gagnaient» honorablement, parfois par les pressions et l’usage de leurs pouvoirs et la plupart du temps en «graissant la patte» à certaines personnes dans les administrations et les entreprises publiques qui avaient la charge de lancer ces appels d’offres. Devenus nationalistes, depuis la Révolution, ces personnes qui facilitaient les affaires des entreprises des familles Trabelsi, refusent désormais d’accorder les mêmes marchés aux mêmes entreprises. Il est, en effet, difficile que les administrateurs judiciaires puissent être autorisés par les juges de «graisser la patte» aux mêmes facilitateurs d’affaires. Depuis la confiscation, leurs affaires marchent mieux, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Par un effet collatéral,  prémédité aussi, l’ancienne entreprise des Trabelsi, n’ayant plus de marché, s’en appauvrit et devient facile à racheter à très bon prix.

Cet exemple est malheureusement valable pour  d’autres secteurs où de nouvelles familles commencent déjà à s’imposer avec les mêmes anciennes pratiques. Dans ce cas, comme dans d’autres, une partie du voile commence à être levée grâce au travail de la Commission de Confiscation.

          Dans le domaine des voitures.

Nous avions déjà évoqué le cas de cet homme d’affaires, anciennement fâché avec le régime de Ben Ali, qui avait essayé de vider une entreprise confisquée de la carte qu’elle distribuait et avait même contacté certains des ministres du second gouvernement de transition pour reprendre la carte. Cela lui aurait certainement permis, en cas de réussite, de racheter l’entreprise, une fois la situation commerciale de cette dernière devenue désastreuse.

La famille de l’ancien président ne travaillait pas que dans la concession auto. Elle faisait ou couvrait aussi des trafics en tous genre, dans la ferraille qui s’avèrera par la suite être des moteurs de voitures et autres pièces de rechange et même du trafic transfrontalier de voitures. Intervenant, mardi dernier, sur Nessma TV, le vice-président du syndicat des agents de la douane, expliquait la cause de la «grève» de certains agents dans le poste frontalier de Ras Jdir entre la Tunisie et la Libye. Ainsi, selon Mohamed Ghodhbane, certains «commerçants» exigeaient que la douane leur certifie sur les papiers des voitures, que celles-ci avaient franchi la douane en direction de la Libye où elles auraient été vendues. En réalité, ces mêmes voitures restaient en Tunisie où elles étaient vendues. Le responsable syndical n’a pas indiqué, mais on l’imagine, que ces voitures pouvaient être de la contrebande. N’ayant pas pu obtenir ce qu’ils voulaient, ils avaient attaqué le poste frontalier et détruit ses locaux.

          Dans le domaine du commerce.

Les familles Trabelsi et Ben Ali étaient connues pour avoir couvert tous genres d’importation de l’étranger. Avec l’arrestation des membres de ces familles, la Douane s’était retrouvée avec des dizaines de containers regorgeant  de marchandises  en provenance des pays d’Asie sur les bras et a dû trouver la solution pour rendre la marchandise à ceux qui en faisaient contrebande, via les entreprises de la famille, pourtant eux aussi passibles de blanchiment d’argent. On croyait alors que ces trafics allaient s’arrêter avec la mise sous les verrous des propriétaires des sociétés des deux familles. Il n’en sera rien. Un homme d’affaires travaillant avec l’Algérie et la Libye cite  ainsi de très grandes quantités de marchandises, évoquant le cas des bananes, des écrans de TV de marques prestigieuses et d’autres marchandises prohibées, qui continuaient de transiter par différentes postes frontaliers de la Tunisie, en transit temporaire. Après avoir été soumises, «normalement», à l’apurement et après restitution de  la caution, ces marchandises s’en retournaient en Tunisie pour y être revendues.
Les pratiques mafieuses commerciales ne s’arrêtent ainsi toujours pas en Tunisie, malgré l’incarcération des membres des familles de l’ancien Président tunisien. Ces derniers disparaissant corps et âme (financièrement, cela  s’entend), d’autres familles prennent déjà la relève et tant qu’il y a des corrompus, il y aura toujours corruption. Bien qu’organisé dans différentes aires spécialisées, à Tunis, à Sfax, à El Jem, à Ben Guerdane au Sud tunisien et bien d’autres régions, le commerce parallèle existe toujours en Tunisie. Politiquement, tout le monde ne veut y voir que l’aspect social, oubliant volontairement qu’il s’agit en grande partie de contrebande et de blanchiment d’argent.

Ces pratiques concernent cependant d’autres secteurs encore plus sensibles. On y reviendra.

K.B
 

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Au Maroc la lutte contre la corruption est dans toutes les têtes, notamment dans celles des autorités, comme du reste en Tunisie en ce...

SPORT