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70 entreprises tunisiennes vont bénéficier du programme d’entrepreneuriat vert de SwitchMed, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

Lors d’une rencontre organisée ce vendredi 2 décembre, le ministre a mis l’accent sur ce programme pilote qui vise à accompagner l’internationalisation des startups et PME tunisiennes.

« Ce programme revêt une importance particulière, venant à un moment opportun où la Tunisie fait face à plusieurs défis », a ajouté le ministre, faisant savoir que le projet est bénéfique sur le plan économique et qu’il permettra à l’entreprise d’optimiser son processus de gestion. Il aura aussi un impact sur le plan écologique, notamment dans la gestion des déchets.

C’est important dans la mesure où la Tunisie s’oriente vers l’économie verte, considérée comme une opportunité de taille pour la Tunisie, confrontée à deux problèmes majeurs, à savoir le chômage des jeunes diplômés et des modes de développement axés, jusqu’à présent, sur une exploitation excessive du capital nature, a encore argué le ministre. Et d’ajouter : « cette approche vient apporter une réponse à ces deux problématiques majeures et offre la possibilité de concevoir de nouveaux métiers respectueux de l’environnement à faible consommation de matières premières et à faible impact sur l’environnement ».

Vers l’internationalisation des PMEs

D’où l’importance de ce programme basé essentiellement sur des activités de réseautage qui contribue au renforcement de l’internationalisation des stratups et des PME tunisiennes, mais aussi d’autres installées dans la région sud-méditerranéenne et ce, à travers l’amélioration de leur capacité à gérer l’innovation, l’efficacité des ressources, a relevé Jean-Claude Plana, représentant de l’ONUDI à Tunis.

Selon lui, ces actions sont mises en œuvre par l’ONUDI dans quatre pays – la Tunisie, l’Egypte, le Maroc et le Liban – en développant le partenariat commercial et industriel entre les entreprises locales et les entreprises éco-innovantes de l’UE. L’objectif est de dynamiser le partenariat commercial et industriel entre les entreprises européennes opérant dans le secteur de l’éco-innovation et leurs homologues tunisiennes et ce, grâce à une série de solutions pertinentes et commercialisables, mises au point dans le cadre des programmes européens «Eco Innovation Programme», «Best Life Environment», «European Business Award» et «Innovation SEED Initiative».

Pour le cas de la Tunisie, 14 porteurs européens de projets éco-innovants ont saisi l’occasion pour présenter au cours de la rencontre organisée aujourd’hui leur solutions aux professionnels et aux industriels tunisiens.

La portée du partenariat SwitchMed

D’après le chef de projet, Roberta de Palma, il s’agit d’une initiative importante, surtout que les industries participant au SwitchMed BtoB de l’ONUDI peuvent bénéficier de plusieurs avantages, à commencer par la mise en place d’une coopération technique avec les fournisseurs éco-innovants et respectueux de l’environnement dans l’industrie nationale et ce, conformément aux normes environnementales internationales de manière à accéder à de nouveaux marchés.

Parmi les autres avantages, la responsable a mis l’accent sur l’importance de l’amélioration de la productivité, tout en réduisant les couts d’exploitation et optimisant les investissements.

Dans le même contexte, elle a ajouté que ce projet permettra aussi de garantir un approvisionnement à long terme des facteurs de production pour atténuer les effets des perturbations et de la volatilité des prix des matières premières, tout en améliorant les relations avec les parties prenantes (investisseurs, banques, organismes de réglementation, communautés locales et associations de consommateurs).

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S’exprimant à l’occasion du sixième Forum africain sur la révolution verte à Nairobi, les dirigeants ont convenu que l’action politique, les financements, les réformes politiques et l’adoption de technologies étaient les clés pour révolutionner la production alimentaire en Afrique, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

Dans son discours d’ouverture, le président kenyan Uhuru Kenyatta a déclaré qu’un secteur agricole dynamique était essentiel pour assurer le renouveau socio-économique sur le continent africain.
« L’agriculture offre une source d’emplois décents et de revenus pour des catégories démographiques essentielles comme les femmes et les jeunes. Ce secteur est onze fois plus efficace pour réduire la pauvreté », a lancé M. Kenyatta.

Des milliers de délégués de gouvernement, de l’industrie, des milieux académiques et de la société civile assistent actuellement au forum du 5 au 9 septembre.
Ce forum de haut niveau a pour but de discuter et d’adopter des déclarations globales pour favoriser le programme de sécurité alimentaire en Afrique.

Des partenariats solides sont impératifs pour renforcer la capacité des pays d’Afrique à mettre en œuvre des mécanismes continentaux afin de favoriser la transformation agricole, a indiqué M. Kenyatta.
Le président a cité en particulier la mise en œuvre rapide de la déclaration de Malabo adoptée en 2014 par les dirigeants africains pour révolutionner l’agriculture et renforcer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.
« À Malabo, nous nous sommes engagés à doubler le niveau de productivité de l’agriculture d’ici 2025 pour en faire une industrie de plusieurs milliards de dollars. Par conséquent, nous devons intégrer une vision continentale de la transformation agricole dans nos politiques nationales », a souligné M. Kenyatta.
Le dirigeant kenyan a révélé que son gouvernement investirait 200 millions de dollars dans les cinq prochaines années pour permettre aux jeunes agriculteurs d’accéder aux financements, aux facteurs de production et aux marchés.
« Ce nouveau financement favorisera également la création de valeur ajoutée et la transformation agro-alimentaire », a fait savoir M. Kenyatta.

La transformation du secteur agricole en Afrique est directement associée à la croissance économique, à la prospérité commune et à la coexistence pacifique.
Les investissements du secteur privé, l’adoption de meilleures variétés de semences et la rationalisation des chaînes de valeur permettront de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique, a dit le président rwandais Paul Kagame.
« Un secteur agricole transformé sera le socle de la prospérité à venir en Afrique », a commenté M. Kagame, ajoutant que des politiques de soutien favorables et des investissements dans les infrastructures d’énergie et des transports permettraient de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique.

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Des experts de l’environnement du monde entier ont entamé mardi, à Rabat (Maroc), un débat de 4 jours, sur le thème « l’économie verte, la voie pour accélérer le développement industriel en Afrique du Nord ».
Ce débat est lancé dans le cadre de la 31ème session du bureau de l’Afrique du Nord relevant de la Commission économique des Nations Unies (ONU) pour l’Afrique (CEA), laquelle œuvre, depuis 2012, à faire le diagnostic pour identifier le mode d’industrialisation, le plus durable dans le continent noir.
Les organisateurs de cette réunion, qui se poursuivra jusqu’au 4 mars 2016, pour examiner le rapport sur les évolutions économiques et sociales en Afrique du Nord, espèrent baliser la voie à la réalisation des enjeux de l’industrie verte, en tant que vecteur de changement structurel des économies de l’Afrique du Nord.
La rencontre de Rabat, s’inscrit également dans le cadre d’un accord engageant qui stipule le lancement de l’initiative africaine pour le développement des énergies renouvelables, l’une des initiatives émanant de l’accord conclu, à l’issue de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), par 195 pays.
L’accord de Paris, l’une des étapes de développement de l’industrie verte dans le continent africain, ambitionne à produire au moins 10 Giga Watts (GW) par an d’électricité à l’horizon 2020 et 300 GW à l’horizon 2030. Les experts examineront, lors de cette rencontre, la situation économique et sociale des pays de l’Afrique du Nord, en vue de formuler des recommandations sur le développement, la complémentarité économique et l’accélération industrielle respectueuse de l’environnement. L’objectif est de rationaliser l’exploitation des ressources et partant garantir les droits des générations futures.
Le bureau de l’Afrique du Nord relevant de la CEA, s’emploie à « améliorer les capacités des pays membres, tels que la Tunisie, l’Algérie, le Soudan, la Libye, l’Egypte, le Maroc et la Mauritanie, pour réaliser le développement économique et social surtout en ce qui concerne les priorités interrégionales ». La commission constitue un cadre favorable à l’analyse et à l’échange des idées entre les experts de haut niveau, des chercheurs, des représentants du secteur privé et de la société civile, concernant la situation économique et sociale dans la région. Il convient de rappeler que les débats précédents de la CEA ont porté, en 2013, sur « l’amélioration des produits de base et des ressources naturelles » et en 2014 sur « les choix des politiques et les cadres institutionnels ».

TAP

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