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Jean François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a débarqué en Algérie le 12 mars 2017, à la tête d’une délégation, pour ausculter l’économie du pays, n’a pas perdu de temps ! Il a déjà commencé à distribuer les bons et les mauvais points…

D’abord les trains à l’heure. Dauphin a déclaré que l’économie algérienne, qui dépend fortement des recettes du pétrole, s’en tire plutôt bien. Il a affirmé qu’elle a su «résister au contre-choc pétrolier », rapporte l’Agence Ecofin. Par ailleurs il a noté chez les autorités algériennes «une vraie volonté de s’engager dans la voie [des] réformes [économiques] pour permettre une croissance pérenne qui soit la plus inclusive possible et qui permettra de donner du travail aux jeunes sans que cela ne soit soumis aux aléas de la conjoncture pétrolière». Ça c’est pour les bons points. Les mauvais maintenant…

Selon lui cette dynamique ne suffira pas à dissiper la menace que représente un chômage des jeunes trop massif. Il a invité les autorités à aller plus loin dans la diversification de l’économie, trop centrée sur les hydrocarbures et à propulser des secteurs générateurs d’emplois à l’abri des fluctuations des cours du brut…

Pourtant en septembre 2016, l’Office national des statistiques (ONS) avait estimé à 10,5%, le taux de chômage en Algérie, en recul en comparaison avec les 11,2% de 2015. Mais cette petite embellie, d’après le FMI, devrait être freinée par une hausse du PIB qui ne serait que de 2,9% en 2017, contre 3,6% en 2016….

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Le secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR), Lotfi Mraihi a affirmé que son parti participera aux prochaines élections municipales. Il présentera, à l’occasion un programme axé sur la réforme de l’économie et le renforcement de la culture au plan local, régional et national.
Dans une déclaration, dimanche, à l’Agence TAP, à l’occasion de la réunion du Comité central du parti, dans la capitale, Mraihi considère que l’UPR est le seul parti sur la scène politique qui combat le système des lobbies et qui préconise le protectionnisme économique.
Il a rappelé le rôle du parti dans le dévoilement de plusieurs affaires de corruption à l’instar des stents et de l’anesthésiant périmés.
Selon le secrétaire général du parti, l’économie tunisienne continue à être entre les mains des mêmes lobbies de l’ancien régime.
Mraihi estime par ailleurs que le paysage politique n’a pas changé après 2011, affirmant que son parti qui continue à être marginalisé par les « médias publics infiltrés » se propose comme alternative.
Sur un autre plan, Lotfi Mraihi estime que le ministère de la Culture doit confier désormais l’organisation des festivals à la société civile de manière à mettre en exergue les spécificités culturelles de chaque région.
Créée en avril 201, l’UPR avait intenté 4 procès contre le ministère de la santé publique au sujet des stents et de l’anesthésiant périmés.

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Le sous-directeur des statistiques et  de l’information économique auprès du ministère du Commerce, Abderrahmane Saâdi, a indiqué, que l’économie informelle en Algérie représenterait 45% du Produit national brut (PNB), rapporte algerie-focus.com

Le responsable a cité une enquête réalisé par l’Office nationale des statistiques (ONS) en 2012, dont les conclusions restent, d’après lui, toujours valables. Celui-ci, qui s’exprimait lors de l’atelier consacré au lancement d’une étude sur l’économie informelle, a indiqué que «l’économie informelle employait 1,6 million de personnes en 2001, avant d’augmenter à 3,9 millions de personnes en 2012». Ce qui représente «45,6%  de la main d’œuvre totale non agricole», indique la même source.

Le secteur du commerce et service est le plus touché avec un taux de 45,3%. Il est suivi par celui du BTP avec 37%. En d’autres termes, près de la moitié des travailleurs algériens activent dans l’informel.

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Huit délégations au gouvernorat de Gabès vont bénéficier de la troisième tranche du programme de développement intégré, initié par le ministère du développement et de l’investissement, rapporte l’agence Tap.
Il s’agit des délégations de Gabès-ville, Gabès-sud, Gabès-ouest, Metouia, Ghannouch, Menzel Lahbib, Matmata et Dkhilet Toujane.
Un projet de développement intégré sera réalisé dans chacune de ces délégations, avec un coût de 10 millions de dinars, selon un document sur les composantes du programme.
L’ensemble de ces projets va créer une dynamique économique dans la région, promouvoir l’emploi et renforcer les indicateurs du développement.
Le gouvernorat de Gabès avait déja bénéficié de trois projets intégrés dans le cadre de la première tranche du programme au profit des délégations de Mareth, El Hamma et Nouvelle Matmata.

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L’économiste Ezzedine Saidane, après avoir fait le bilan de 2016, sombre, comme vous pouvez l’imaginer, prédit une année 2017 aussi rude.
Dans un entretien avec l’Economiste Maghrébin, paru hier vendredi 30 décembre, Saidane a affirmé que le remboursement de la dette publique va continuer à grever les finances du pays.
Il a souligné que les autorités en reportant à 2018 une partie des ennuis de 2017 n’ont fait que différer le problème, qu’il faudra tôt ou tard affronter. L’économiste fait allusion à la hausse des salaires dans la fonction publique, qui était programmée en 2017 et qui a été finalement ajournée jusqu’à 2018. «Un problème reporté dans le temps n’est pas un problème résolu», lâche-t-il.

Mais pour Saidane il est possible d’entrevoir le bout du tunnel si le gouvernement consent à prendre les décisions courageuses pour corriger des années de mauvaise gestion de l’économie tunisienne et des finances publiques – depuis 2011. «Il nous reste encore, peut-être, une petite fenêtre de quelques mois pour engager une véritable opération de sauvetage et assurer le retour de l’économie à ses trois fonctions essentielles, telles que la croissance, la création d’emplois et la création de richesse additionnelle », a-t-il déclaré. Mais cela dépend de trois chantiers : Un débat général pour s’accorder sur le vrai diagnostic, l’élaboration d’un plan de sauvetage de l’économie nationale – un plan d’ajustement structurel rigoureux et global – et l’exécution de cette stratégie sur 18 à 24 mois, en lançant les grandes réformes.

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La Tunisie fait commerce avec 172 pays, selon des chiffres de l’INS, relatifs au commerce extérieur pour les 11 premiers mois 2016. Avec 100 d’entre eux, la balance commerciale est déficitaire. A moins que l’INS ne se soit trompé, le montant total de ce déficit est de 11628 Milliards MDT, c’est-à-dire 11,628 Milliards DT. Trois pays représentent plus de la moitié de cet énorme déficit (6,014 milliards DT). Il s’agit, par ordre de grandeur, de la Chine avec plus de 3 Milliards, de la Turquie avec plus de 1,33 Milliards DT et de la Russie avec plus de 1,21 Milliards DT en moins d’une année.

On n’a pas pu trouver chez l’INS le type de marchandises qu’on importe de la Chine et de la Russie, des économies différentes de la Tunisie, bien que nous en ayons fait la demande. Le cas est différent avec la Turquie. Ce pays est en effet un concurrent direct de la Tunisie sur plus d’un produit et notamment les produits agricoles et le textile.

Avec le partenaire turc, la Tunisie a importé pour l’équivalent de 1,6 Milliards DT pour des exportations de 0,341 Milliard DT. Autant dire des «Peanuts» ou cacahuètes. Les deux pays sont pourtant liés par un accord de libre-échange. Un accord signé du temps du gouvernement de la Troïka. En effet, le 24 septembre 2013, 120 députés de l’ANC ont ratifié un accord visant «la création d’une zone de libre-échange (ZLE) entre la Tunisie et la Turquie qui portera sur les produits agricoles, les produits agricoles transformés et les produits de la pêche maritime».

Samir Majoul, vice- président à l’UTICA, avait alors déclaré «n’avoir pas été informé du contenu de cet accord qui concerne, en premier lieu, les opérateurs économiques », et que «une telle décision ne peut être prise sans concertation avec des acteurs économiques». Et de s’exclamer, «quel intérêt d’établir une zone de libre-échange entre deux économies concurrentes ?». Il ne s’était alors jamais fait autant réprimander. Mais c’étaient les «révolutionnaires» de l’ANC !

Le commerce parallèle explosant après 2011, mais aussi l’importation sauvage utilisée parfois aussi par certaines entreprises officiellement installées, le prêt-à-porter made in Turkey a inondé le marché tunisien sur lequel on trouve très rarement du made in Tunisia ou même du fabriqué en Tunisie pour le compte des offshores qui trouve beaucoup de difficultés administratives à s’écouler en Tunisie.

Même chose ou presque pour les produits agricoles. Dernièrement sur Al Hiwar Attounissi, le ministre tunisien de l’Agriculture évoquait le cas des grains de tournesol, cultivés en Tunisie, mais ne se vendant plus à cause de la haute concurrence des produits turcs boostés par le dumping officiel en transport et en ressources hydriques.

Or, dans chaque accord de libre-échange, il y a des clauses de sauvegarde, surtout lorsque les économies sont comparables et concurrentielles. Ces clauses ne semblent pas avoir été soulevées pour protéger les agriculteurs tunisiens. Le ministre Ettaïeb avait évoqué la possibilité de révision de l’accord avec la Turquie, volonté que nous n’avions pas trouvée aussi ferme, dans un entretien téléphonique avec son collègue du commerce. Il reste cependant le secteur textile tunisien qui pâtit lourdement de ce libre-échange non-équilibré et non-équitable avec la Turquie.

Notons, enfin, que la France, premier partenaire de la Tunisie dans une Europe avec laquelle la Tunisie est en libre-échange, est le seul pays avec lequel la balance commerciale est positive et pas de peu. En effet, au terme des 11 premiers mois de cette année, la balance est bénéficiaire de 2611,6 MDT …pour le compte de la Tunisie !

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« On ne peut pas réellement parler d’une reprise. La Bourse de Tunis continue de souffrir principalement du flou politique qui règne dans le pays »

Fadhel Abdelkefi, ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, a affirmé, lors de son intervention ce samedi 10 décembre 2016 dans un panel organisé en marge des Journées de l’Entreprise sur le gouvernement et le secteur privé, que les recettes fiscales sont au plus bas niveau, faisant remarquer à ce propos qu’un citoyen dans un pays démocratique doit payer au moins ses impôts. « L’État doit être beaucoup plus violent sur la collecte des impôts », a-t-il dit.

Le ministre a par ailleurs appelé à s’attaquer aux grands chantier et à réviser à la hausse l’âge du départ à la retraite et ce, dans l’objectif de bien maîtriser la crise des caisses sociales.

Abdelkefi s’est interrogé, en outre, sur le sort des banques publiques et du nombre énorme des entreprises publiques qui se trouvent face à plusieurs difficultés financières.  » Pourquoi ne pas aller vers la privatisation ? Pourquoi on doit garder les banques publiques? « , s’est exclamé le ministre.

Évoquant le cas de Tunisair, il a fait remarquer que le gouvernement veut sauver la compagnie aérienne nationale, mais qu’il ne peut pas .

Il a, en outre, indiqué que la Tunisie n’est pas dans une situation normale, mais plutôt exceptionnelle : « Le gouvernement n’a pas les moyens, mais doit tout faire. Je défends maintenant l’administration parce qu’elle est bloquée par des lois et pas par les hauts cadres, comme certains le pensent », a-t-il précisé.

S’agissant du nouveau code de l’investissement, Abdelkefi a indiqué que cette copie n’est pas parfaite mais c’est « un pas en avant qui va dans le bon sens, même s’il ne va pas révolutionner les choses », a-t-il dit.

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 » Nous sommes venus pour travailler ensemble et vous dire que vous êtres un exemple « , a déclaré lundi Xavier Bettel premier ministre du Luxembourg.
Il a été reçu lundi, accompagné de ses homologues belge et néerlandais Charles Michel et Mark Rutte, par le président de la République Beji Caid Essebsi.
Il s’agit de la première visite de travail qu’effectuent des premiers ministres du Benelux en Tunisie.
 » Il faut que l’économie de la Tunisie fonctionne, c’est la meilleure prévention contre le terrorisme et l’extrémisme « , a-t-il soutenu.
 » Nous sommes ici pour voir comment on peut aider à garder cet enthousiasme et cet espoir que des millions de jeunes ont placé dans cette transition démocratique « , a-t-il affirmé en substance.
Il a rappelé les axes de coopération entre la Tunisie et le Benelux. La finance pour le Luxembourg, le volet militaire pour la Belgique, la Tunisie étant le deuxième partenaire de la Belgique sur le continent africain dans ce domaine. La lutte contre la corruption et l’extrémisme ainsi que la sécurité des aéroports pour les Pays-Bas.
C’est ensemble (Benelux), a-t-il dit, que nous parviendrons à couvrir les différents aspects de la coopération dont la Tunisie a besoin.
Sur un autre plan, Xavier Bettel, dont le pays assure actuellement la présidence du Benelux a relevé que la démocratie est  » quelque chose de fragile, quelque chose qui n’est pas acquis et qu’il faut soigner au quotidien (…). De nos jours certains partis politiques essaient de vivre du populisme et de diviser « .
Selon lui,  » c’est l’unité dans un pays et avec des pays qui permet de vivre en paix de nos jours « .
Xavier Bettel s’est rendu plus d’une fois en Tunisie après les attentats terroristes qui ont frappé le pays.
Le président Béji Caid Essebsi a de son coté mis en avant l’engagement du pays dans un processus  » inédit  » qui nécessite le soutien des amis de la Tunisie.
 » La démocratie ne se décrète pas, elle se pratique et pour mieux se pratiquer, des pays comme le notre ont besoin de soutien économique « .
Il a cité, dans ce sens, Saint Thomas d’Aquin  » il faut un minimum de bien être pour appliquer la vertu « .
C’est la géographie et l’histoire qui commandent notre politique. Un de nos voisins connait des problèmes et j’espère parvenir ensemble à les résoudre pour le progrès et la stabilité de la région, a-t-il par ailleurs souligné.

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Le projet du jumelage « Appui au renforcement des institutions de l’aviation civile en Tunisie » entre la Tunisie et la France a été lancé ce mardi 22 novembre 2016. Le lancement a eu lieu lors d’un séminaire organisé à cette occasion en présence de ministre du Transport, Anis Ghedira, le secrétaire d’Etat  Hichem Ben Ahmed et l’ambassadeur de France, Olivier Poivre d’Arvor ainsi qu’un panel d’invités représentatif de tous les secteurs de l’aviation civile.

Dans son intervention, le ministre du Transport a déclaré que ce 4ème jumelage entre les deux pays revêt une importance particulière pour la Tunisie qui fait actuellement face à plusieurs             défis dont notamment le développement et la consolidation de l’autorité de supervision, le renforcement de la sécurité aérienne, la mise à niveau de son cadre règlementaire et l’amélioration des capacités.

Pour le représentant de la Commission européenne, le projet de jumelage s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à l’Accord d’association et à la transition signé entre la Tunisie et l’UE en 2012 dans l’objectif  de renforcer les capacités des administrations et institutions publiques et de conforter le rôle de la société civile.

De son côté, Olivier Poivre d’Arvor s’est félicité du lancement de ce jumelage qui accompagnera la Tunisie dans la réalisation de son objectif : devenir une plateforme vers l’Afrique subsaharienne grâce à un réseau du transport encourageant.

Cette nouvelle ambition est associée à celle de la relance économique, ce qui exigera une meilleure contribution des institutions dans la redynamisation de ce secteur stratégique, a-t-il dit.

Pour y parvenir, le diplomate a mis l’accent sur l’importance de réformer ce secteur tout en assurant un rapprochement avec la règlementation européenne sans oublier l’amélioration des performances.

Vers une gouvernance conforme aux pratiques internationales

Financé par l’Union Européenne à hauteur de 1.2 millions d’euros pour une durée de deux ans, ce jumelage contribue à la restructuration de l’administration de l’aviation civile en Tunisie, à la mise en place d’une gouvernance conforme aux pratiques internationales, au renforcement de la sécurité et de la sureté de l’aviation civile et à l’amélioration de l’efficacité et de la performance de tous les secteurs en liaison avec le secteur aéronautique.

Ce jumelage associera la Direction Générale de l’Aviation civile (DGCA) et la Direction Générale de l’Aviation Civile du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.

A terme, ce jumelage va contribuera à doter l’aviation civile tunisienne d’une gouvernance améliorée et d’une organisation moderne et clarifiée, s’appuyant sur des fonctionnaires au professionnalisme renforcé, aptes à répondre aux exigences de sécurité et de sureté.

Une vingtaine d’experts français seront mobilisés pour apporter aux cadres et techniciens tunisiens le savoir-faire nécessaire de manière à renforcer et parfaire leurs connaissances, assurer la convergence et le rapprochement des textes réglementaires avec les exigences internationales et garantir un haut niveau de la sécurité aérienne et de la sureté de l’aviation civile selon les standards internationaux.

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La campagne Créative France, c’est le nouveau visage que la France, « un vieux pays » dont la culture rayonne dans le monde, veut présenter. Une image qui exhale le dynamisme d’une nation attractive économiquement, qui regorge de talents, dans tous les secteurs et qui a beaucoup à apporter à la Tunisie et au reste de la planète. C’est ce tournant diplomatique majeur, du reste, que le nouvel ambassadeur de la France à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, a « vendu » à l’assistance lors de la cérémonie de lancement de Créative France, hier mercredi 26 octobre 2016 dans la soirée dans sa résidence à la Marsa. Business France, l’agence nationale en charge de l’internationalisation de l’économie française et initiatrice de la campagne, a d’ailleurs installé ses quartiers aux environs de l’Ambassade de France à Tunis. L’affichage est on ne peut plus clair : l’Hexagone a décidé de changer de braquet et d’apporter des correctifs à son rapport au monde, et tient à le faire savoir…

L’ambassadeur de France, devant un parterre d’entrepreneurs tunisiens et français, a arboré hier le costume de VRP (voyageur, représentant et placier) de cette nouvelle France qui veut tout bousculer sur son passage, ou du moins le prétend, qui veut se départir de l’image d’une vieille puissance qui ronronne, se repose sur ses lauriers, pendant que les Anglo-Saxons et les Asiatiques étonnent le monde chaque jour. Le symbole est fort, les mots pour le dire aussi. Olivier Poivre d’Arvor a déclaré qu’il est temps de mettre en veilleuse la France « tour Eiffelesque », la France « Louvresque », la sempiternelle culture quoi, pour faire la promotion de la France qui cause économie, emploi, business. Chiche lui dit la Tunisie, qui justement attend de la France, à quelques semaines de la Conférence internationale sur l’investissement, attend des signaux clairs dans ce sens, lesquels, il faut le dire, tardent à venir. Le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, ne manquera certainement pas de le signifier aux autorités françaises lors de sa visite officielle à Paris les 09 et 10 novembre 2016.

Le tournant de la diplomatie à la hache

Mais, à en croire l’ambassadeur de France à Tunis, la Tunisie, comme du reste la France, n’a pas un problème de savoir-faire mais de faire savoir. Ou plus précisément de communication. Olivier Poivre d’Arvor est d’avis que la Tunisie, qui peut se targuer d’avoir réussi là où beaucoup de ses voisins ont trébuché – la transition démocratique -, est encore plombée par les images, encore dans les têtes, des carnages du Bardo et Sousse, comme la France l’est depuis les tragédies de Paris et Nice. Il propose de clore ces chapitres en frappant les esprits par un habillage résolument moderne et dynamique, comme l’Espagne avait fait sensation avec le musée Guggenheim de Bilbao, point de départ d’une virginité retrouvée et d’un afflux massif de touristes, investisseurs et partenaires pour le pays.

Cette sortie d’Olivier Poivre d’Arvor, qui là a indéniablement un côté professoral, et même donneur de leçon, ne manquera pas de faire parler dans les chaumières. Cette posture tranche avec la diplomatie feutrée, dans la droite ligne de la tradition française, incarnée par l’ancien ambassadeur François Gouyette. Ce dernier avait su, avec doigté, effacer des esprits les turpitudes de son prédécesseur, Boris Bollion. De cette diplomatie classique, qui ne fait pas de vagues, de Gouyette, on est donc passé à l’ère Poivre d’Arvor où les angles sont moins arrondis et les propos plus vifs, plus tranchants, pas du tout dans l’esprit des canons habituels en la matière. D’ailleurs les propos du nouvel ambassadeur sur RTL le 30 août 2016, sur sa mission en Tunisie, raisonnent encore dans toutes les têtes. L’homme de lettres avait fait un choix de mots désastreux, oubliant que les mots ont un poids. A moins qu’il l’ait fait à dessein, inaugurant un nouveau diplomatique qu’on n’a pas vu venir. Ce qui est sûr c’est que le portrait au vitriol de Mediapart, le 12 octobre 2016, donne un autre relief à cette intervention mémorable à bien des égards.

On ne sait pas pour le moment si le Quai d’Orsay assume ce virage diplomatique musclé, sans concession, ou très peu, mais ce qui est sûr c’est qu’on n’a pas eu vent d’un recadrage d’Olivier Poivre d’Arvor par son patron, Jean-Marc Ayrault. Et comme on dit, qui ne dit mot consent. On dira donc, jusqu’à la preuve du contraire, que la diplomatie française en Tunisie a décidé de changer de ton, que ça plaise ou non aux autorités locales. Pour ce qui est des retombées de la campagne Créative France pour la Tunisie, laquelle a indéniablement des aspects très séduisants avec ses « égéries », toutes des personnalités qui brillent dans le monde, on jugera sur pièces…

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Les efforts se multiplient pour la création d’une commission consultative économique qui sera chargée de présenter des rapports concernant certaines propositions relatives à la situation économique.
Dans son édition de ce samedi 15 octobre, le quotidien « Assarih » a ajouté que plusieurs noms sont sur la table du chef du gouvernement ,Youssef Chahed, pour accomplir cette mission.
Parmi ces noms, la source a cité l’ancien ministre de l’Industrie et de la Technologie, Afif Chalbi, l’ancien ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des dossiers économiques, Ridha Saïdi et l’ancien président du Conseil national de l’Ordre des experts comptables de Tunisie, Fayçal Derbel.

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L’expert en économie Azedine Saidane a livré son diagnostic de la situation économique en Tunisie, ce vendredi 07 octobre 2016 sur Mosaïque FM. D’ailleurs en parlant de diagnostic, il a affirmé que ce travail n’a jamais été fait. Il a pointé du doigt les divergences de vue en la matière entre l’ex-chef du gouvernement, Habib Essid et l’actuel, Youssef Chahed.

Par ailleurs il a déclaré qu’en dépit du fait que les problèmes de la Tunisie ne sont pas exactement les mêmes que ceux de la Grèce, il y a des similitudes, telles que la masse du salariat dans la fonction publique, les hausses de salaire dans ledit secteur… Il a ajouté que la Grèce a au moins pu s’appuyer sur l’Union européenne, ce qui, bien entendu, n’est pas le cas de la Tunisie…

S’agissant du report des augmentations salariales, Saidane a déclaré que même si c’était acté, ça ne suffirait pas pour oxygéner les finances publiques. D’après lui il faudra passer par une baisse des salaires dans le public…

Il a indiqué que l’économie tunisienne se vide de son sang et que pour stopper cette hémorragie, il faut un plan de sauvetage à la hauteur.

L’expert a rappelé qu’en 1986, la Tunisie a été frappée par une grave crise, à laquelle le gouvernement avait répondu par un plan d’ajustement structurel. Mais la crise actuelle est pire que celle de 1986, a-t-il asséné. Cette situation requiert des sacrifices, et le citoyen tunisien doit être conscient du fait que c ‘est la seule voie pour sauver le pays.

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L’expert en économie Hatem Zaâra  a affirmé que la Tunisie peut connaître un scénario pire que celui connu par la Grèce, estimant que la hausse du taux d’endettement et la détérioration du déficit budgétaire de plus de 10% du PIB ne font qu’aggraver la situation.

Lors de son intervention ce jeudi 6 octobre 2016 sur les ondes d’Express Fm, Zaâra a indiqué que la Tunisie ne cesse d’adopter depuis le 14 janvier 2011, la politique d’ « aumône », la même une stratégie suivie par la Grèce avant qu’elle n’annonce sa faillite. « Si la Grèce a réussi à compter sur le soutien d’autres pays de l’Europe et des institutions financières européennes, la Tunisie quant à elle, ne jouit pas de ce type de soutien financier pour sortir de sa crise », a-t-il ajouté.

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La fondation Mo Ibrahim, du nom du milliardaire anglo-soudanais et ancien magnat des télécoms qui a mis sa fortune au service de la gouvernance du continent, a publié, lundi 3 octobre 2016, à la fois les indicateurs 2015, mais aussi la rétrospective complète depuis le premier exercice du genre, en 2006, rapporte le journal Le Monde ce mercredi 05 octobre.

Certains pays africains connaissent des remontées spectaculaires, et d’autres des chutes abyssales, à l’instar de la Libye. Le pays est d’ailleurs emblématique d’une détérioration générale de la sécurité et de l’Etat de droit qui sont « le plus grand défi auquel le continent est aujourd’hui confronté, a déclaré Mo Ibrahim en commentant les résultats de son indice. Une gouvernance solide et un leadership avisé sont essentiels pour pouvoir relever ce défi, maintenir les progrès récemment accomplis et confirmer le potentiel considérable du continent ».

Alors, comment va l’Afrique, dans cette mer de chiffres et cette nuée de courbes ? En trois mots : un peu mieux. En dix ans, le score moyen du continent en matière de gouvernance globale a progressé d’un point (sur 100) : 37 pays, dans lesquels habitent 70 % des Africains, ont amélioré leur note générale, laquelle est l’addition des indices de quatre domaines : la sécurité et l’Etat de droit ; la participation citoyenne et les droits humains ; les opportunités d’une économie durable ; et, enfin, le développement humain. Parmi les champions des Indices Ibrahim de la gouvernance en Afrique, il y a avant tout la Côte d’Ivoire (+13,1 points), suivie du Togo (+9,7), le Zimbabwe (+9,7), le Liberia (8,7) et le Rwanda (8,4). Le seul fait de voir Abidjan et Harare se côtoyer en tête d’un classement montre qu’il faut se plonger dans les détails des indicateurs. Voici sept éléments à retenir de cette incontournable base de données.

1. Les progrès de la Côte d’Ivoire

Arrivant en 21e position au classement général, la Côte d’Ivoire reste loin derrière les champions que sont Maurice, le Botswana ou le Cap-Vert. Mais elle affiche la plus forte amélioration, et cela dans plusieurs catégories, dont celle de la sécurité et de l’Etat de droit (+17,3 points), qui est l’un des points noirs du continent.

Ces améliorations ne sont pas en soi une surprise pour un pays qui revient de loin après une décennie de crise. Mais la Côte d’Ivoire affiche aussi de belles performances dans des domaines moins attendus, comme une élévation de 25 points de la transparence publique alors que la tendance du continent en la matière est à la baisse. Elle améliore sa note en droits humains (+18,6 points), dépassée seulement par la Tunisie (+22,4), et en participation citoyenne (+ 36,5), un indice qui mesure la liberté d’action des ONG ou l’implication de la société civile dans les processus politiques. On voit progresser ses infrastructures (+10) ou l’environnement d’affaires pour les entreprises (+13,3). Elle fait moins bien en développement rural (+3,6) ou en développement humain (+7,8), dont le secteur de la santé (seulement +0,5) est un angle mort.

De fait, la Côte d’Ivoire partage sa note globale de 52,3 sur 100 avec le Mozambique, mais elle est presque partout à la hausse alors que le Mozambique, lui, après avoir été « l’enfant chéri des investisseurs », selon une des collaboratrices de Mo Ibrahim, régresse de façon inquiétante, en particulier dans le domaine de la sécurité et de l’Etat de droit.

2. Des divergences de plus en plus fortes

« L’Afrique est un seul pays », proclame un site web pour se moquer de ceux qui traitent le continent comme un seul bloc. De fait, dans le dernier indice Ibrahim de la gouvernance, les 54 pays sont bien distincts et les écarts sont flagrants : près de 70 points sur 100 séparent le meilleur élève (Maurice) du cancre (la Libye), alors que les 52 autres s’échelonnent entre ces deux extrêmes. Le Togo est le seul pays à s’améliorer dans tous les domaines et termine 33e du continent avec une amélioration de 9,7 points sur la décennie. Le Zimbabwe, lui, 39e du continent, fait de grands progrès en sécurité des personnes (+8,1) et en genre (+20,9), mais décline en environnement d’affaires et fait partie des dix pays dont les infrastructures ne progressent pas.

3. La Libye effondrée, Madagascar en chute

Sur la décennie écoulée, la chute la plus spectaculaire est celle de la Libye, du 29e rang au 51e (-18 points). Seuls le Soudan du Sud, la Centrafrique et la Somalie sont moins bien classés. En cause, bien sûr, le chaos guerrier qui s’y est installé depuis la chute du régime Kadhafi.

Cependant, une série d’autres dégringolades dans le classement inquiètent déjà ou devraient inquiéter les observateurs. Pas tellement l’Erythrée, parfois qualifiée de « prison à ciel ouvert », dont personne n’attend grand-chose. On se demande plutôt où ce pays avait trouvé les 5,6 points qu’il a perdus pour se retrouver désormais au 50e rang, entre le Soudan et la Libye. Prenons plutôt Madagascar. Au 33e rang, entre le Gabon et le Togo, l’île ne fait pas trop mauvaise figure. Mais sa chute de 7,6 points est la deuxième plus forte du classement, après celle de la Libye. Les facteurs sont multiples : sécurité et Etat de droit, opportunités économiques et développement humain. De fait, Madagascar affiche un triste record : son indicateur de corruption et de bureaucratie a reculé de… 78,1 points (sur 100). Même les infrastructures, pourtant en hausse sur le continent, ne sauvent pas l’île, qui est l’un des dix pays à voir ce domaine se détériorer.

Parmi les autres pays qui perdent des points, il y a l’Algérie, désormais distanciée par son rival marocain dans presque toutes les catégories. Mais aussi l’Afrique du Sud et le Mozambique. Si bien que, sur la carte, les pays qui décrochent forment deux ensembles régionaux : Libye, Algérie et Mali au nord-ouest, et Afrique du Sud, Mozambique et Madagascar au sud-est.

4. Les indicateurs sont-ils prédictifs ?

A suivre les courbes de la décennie écoulée, il est frappant de constater que les indicateurs de l’Egypte et de la Libye ont fléchi avant le « printemps arabe » en 2011, et que ceux du Mali ont également reculé avant le coup d’Etat de 2012. « Il faut prendre des précautions, les statistiques que nous utilisons ne sont pas fiables à 100 %, estime une collaboratrice de Mo Ibrahim. Mais oui, dans plusieurs pays, on voit arriver la crise. »

Et de citer également le cas du Burundi, où les indicateurs ont plongé avant que le président Pierre Nkurunziza ne brigue de force un troisième mandat au printemps 2015 et provoque une crise politique dont le bilan, selon la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH), est très lourd : en un an, au moins 700 personnes ont été tuées ; 4 300 détenues, 800 disparues ; des centaines, torturées. Enfin, plus de 250 000 personnes ont fui le pays.

5. Alerte rouge sur l’emploi des jeunes

Il est un indicateur qui interpelle et que les équipes de Mo Ibrahim ont nommé « education provision ». C’est la perception, mesurée par les sondages d’Afrobaromètre, de la façon dont les gouvernements répondent aux besoins en éducation. Or cette perception baisse considérablement (-12,4 points en dix ans pour le continent) alors que l’offre éducationnelle, elle, progresse (de 4,2 points en moyenne de huit indicateurs). Une différence interprétée comme une preuve de l’inadéquation des formations avec les besoins du marché de l’emploi et le résultat de politiques par les gouvernements et les bailleurs de fonds pour développer l’offre éducative sans tenir compte de la demande, en particulier celle du secteur privé, en théorie le grand pourvoyeur d’emplois. « Les jeunes Africains sont désormais davantage formés que leurs parents, mais moins employés, souligne une collaboratrice. Des jeunes sans perspective économique, et sans prise sur la politique, c’est dangereux », ajoute-t-elle.

6. L’urgence énergétique

Au chapitre des infrastructures, il y a de bonnes nouvelles, comme le bond des infrastructures numériques et des technologies de l’information (+23,6 points). Mais le déclin de l’offre électrique sur la décennie (-4,7), plus inquiétant et plus étonnant vu le discours dominant sur l’électrification de l’Afrique, serait en marche. Cet indicateur, emprunté au World Economic Forum, pointe cinq pays avec un déclin important, de 30 points ou plus : le Botswana, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, l’Egypte et la Zambie. Pour les analystes de la Fondation Mo Ibrahim, ces chiffres montrent la détérioration des réseaux de distribution de l’électricité, tandis que la production électrique, elle, s’est souvent améliorée. De fait, 40 % de la population du continent a vu se détériorer son accès à l’électricité en dix ans.

7. L’incroyable gâchis pétrolier

Il est un tableau du rapport Mo Ibrahim qui va conforter les partisans de la théorie de la malédiction des ressources : celui sur l’absence complète de corrélation entre les prix du pétrole et les autres indicateurs. En résumé, quatorze pays producteurs ont vu leurs revenus exploser avec les prix du baril entre 2006 et 2014. En ont-ils profité pour améliorer leurs indicateurs sur les opportunités économiques, la diversification de leurs économies ou élargir leur assiette fiscale ? Pas le moins du monde. Ces trois indicateurs restent désespérément plats pendant le boom pétrolier. Leur moyenne de diversification des économies est de 2,9 points sur 100. De façon générale, les pays pétroliers ont moins progressé, sur l’ensemble des indicateurs, que les pays non pétroliers. « Ils n’ont rien fait, quel gâchis ! », conclut une collaboratrice de la fondation.

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La proposition du chef du gouvernement, Youssef Chahed de reporter les majorations salariales initialement prévues pour 2017 pour l’année 2019 ne cesse de soulever un tollé . Entre sympathisants et opposants, le report tel qu’annoncé par Chahed demeure une proposition.

Dans une interview accordée à Africanmanager, l’expert économique, Moez Labidi a affirmé que la décision de reporter les majorations salariales est incontournable pour alléger les contraintes de remboursement qui pèsent sur la Tunisie aujourd’hui. « La masse salariale et le service de la dette amputent le potentiel de l’investissement public et du coup, plombe le gouvernement sur le terrain des réformes de façade, des mesurettes sans saveur à caractère cosmétique », a-t-il expliqué.

Labidi a toutefois indiqué que la sortie de l’impasse financière reste tributaire de la capacité du gouvernement à générer un choc de confiance. Or, le ticket d’entrée au stade de la confiance impose trois conditions : Primo, un gouvernement capable de faire respecter la loi, et non un gouvernement qui brille par ses reculades. Secundo, un gouvernement audacieux, pleinement engagé dans une lutte sans merci contre la corruption et le banditisme de l’informel et du formel, et  non un gouvernement qui flirte. avec les patrons du commerce parallèle et les lobbies du régime forfaitaire.
Et enfin, un gouvernement équitable dans le partage de l’austérité, et non un gouvernement dont l’arme fiscale s’abat uniquement sur les salariés et les entrepreneurs citoyens.

Moez Labidi a par ailleurs indiqué qu’en somme, la dégradation des finances publiques justifie la décision de reporter les majorations salariales initialement prévues pour l’année prochaine à 2019. Mais pour garantir des retombées positives et éviter de nourrir la symphonie populiste, très active sur ce terrain, cette mesure  devrait s’inscrire dans un package de décisions où tous les agents économiques supportent une partie du sacrifice. Il  à ce propos expliqué qu’il est inconcevable que les salariés et les entreprises travaillant dans la légalité, continuent de payer la facture salée de l’austérité, alors que les hauts responsables de l’Etat continuent de profiter d’un régime de retraite juteux, et les barons de l’informel et les lobbies du formel échappent, encore une fois au radar des locataires de la kasbah.

« L’état des finances publiques est non viable même à court terme »

« Réformons au plus vite notre économie avant que la bêtise humaine (politique, syndicale, …) nous déforme pour des décennies », a fait remarquer Labidi, estimant que l’homme politique frileux devrait disparaître au profit de l’homme politique courageux et le syndicalisme de blocage devrait s’éclipser pour laisser sa place à un syndicalisme responsable et le patron chasseur de prime devrait laisser sa place à l’entrepreneur citoyen. « C’est ainsi que nous pourrons échapper au chaos et bâtir la Tunisie de demain. Sinon, la cure d’austérité avec son cortège de populisme et de révolte sociale serait à nos portes », a-t-il conclu.

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Réuni mercredi 28 septembre 2016 à Tunis, le conseil d’administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a noté que le contexte économique actuel est marqué par une faible croissance dont le taux n’a pas dépassé 1,2% au cours du premier semestre.

Toujours selon la BCT, le déficit courant demeure à un niveau élevé, quoiqu’en légère baisse d’une année à l’autre, ce qui est de nature à affecter négativement les réserves en devises, l’évolution du taux de change du Dinar, ainsi que la situation de la liquidité bancaire, (impactée en partie par  l’évolution des besoins en financements des secteurs public et privé), mais aussi l’intervention de la Banque Centrale pour réguler le marché monétaire.

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La Tunisie compte sur la solidité de ses relations avec le Japon pour la relance de son économie notamment en matière d’investissement dans les régions de l’intérieur, a affirmé, jeudi, le président de l’assemblée des représentants du peuple (ARP) Mohamed Ennaceur.
Recevant au Palais du Bardo une délégation du groupe d’amitié parlementaire Tunisie-Japon, Ennaceur a souligné que la Tunisie et le Japon sont liés par des relations solides et séculaires depuis l’indépendance saluant le soutien apporté par le Japon à la transition démocratique en Tunisie.
 » La démocratie et le respect des droits de l’homme sont des valeurs partagées par les deux pays  » a-t-il dit, cité dans un communiqué de l’ARP.
De son côté, le président de la délégation parlementaire japonaise, Katsunori Tanaka a assuré que son pays continuera à appuyer le processus de la transition démocratique en Tunisie ajoutant que la délégation a choisi de se diriger directement à Tunis après sa participation au sommet Japon-Afrique à Nairobi (Kenya) en raison de l’importance de la Tunisie dans son environnement africain.
Tanaka a indiqué que la célébration du 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Tunisie et le Japon sera marquée par l’organisation d’une exposition de photos au musée de Bardo.
Le japon préside, actuellement, le groupe G7.

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Le ministre de l’Agriculture Samir Bettaïeb a déclaré qu’il œuvrera à faire du secteur agricole le moteur du développement en Tunisie.
Dans une déclaration à Mosaïque Fm en marge de sa visite, ce jeudi 1er septembre 2016, dans un point de vente de moutons à Saïdia dans le gouvernorat de Manouba, il a insisté sur la nécessité de consommer des produits locaux.

Il a par ailleurs indiqué qu’à partir de la semaine prochaine, 24 points de vente du producteur au consommateur seront ouverts, sur tout le territoire tunisien, en prévision de l’Aïd Al-Idha.

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L’ancien ministre des Finances et membre de la commission des finances à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, a déclaré dans une interview accordée à Africanmanager que la Tunisie risque, en 2017, d’adopter une politique d’austérité très lourde et insupportable. Il a appelé ainsi à mettre en place des mesures d’urgence le plus tôt possible.  » Si on ne mobilise pas des recettes pour l’année 2017, on risque certainement une politique d’austérité pouvant aller jusqu’au licenciement d’employés et la diminution des dépenses de la santé ainsi que celles à caractère secondaire « , a-t-il dit.

C’est ainsi que Slim Besbes a exhorté le gouvernement de Youssef Chahed à élaborer un budget sain qui respecte les équilibres financiers et la maîtrise de la dette pour 2017.

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Des experts en économie se sont penchés sur l’arrivée éventuelle de Donald Trump à la Maison Blanche, même si ce scénario est de moins en moins probable au regard des sondages. Leur conclusion est sans appel :

Les experts de Citigroup sont d’avis que le triomphe de Trump à la présidentielle de décembre 2016 pourrait plonger l’économie mondiale dans une récession.
Dans cette note émise hier jeudi 25 août, les chercheurs, avec à leur tête l’économiste en chef Willem Buiter, déclarent que l’élection américaine est une grosse source de tension pour l’économie mondiale.
« Notre hypothèse de base est une victoire d’Hillary Clinton et principalement une continuité dans les politiques » économiques, dit le texte, précisant que l’élection de la candidate démocrate serait synonyme d’expansion budgétaire.
A contrario vu l’aggravation des incertitudes et le durcissement des critères de financement, « une victoire de Trump pourrait abaisser la croissance du Produit intérieur brut (PIB) mondial de 0,7 à 0,8 » point de pourcentage, indiquent les économistes du groupe bancaire.

A signaler que d’après un nouveau sondage publié hier jeudi par l’institut de l’université Quinnipiac, le candidat républicain à la Maison Blanche, Donald Trump, recueille 41% des intentions de vote des citoyens américains contre 51 % pour la démocrate Hillary Clinton.

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