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Selon un rapport co-publié par la Banque africaine de développement et l’OCDE, l’Afrique enregistre cette année une hausse de son taux de croissance après une période tumultueuse, rapporte Africanews.

Cette reprise de la croissance est favorisée par le rebond des prix de certaines matières premières.

L‘économie africaine connaitra une augmentation à 3, 4% en 2017. Pour 2018, les spécialistes tablent sur 4,3 %.

En 2016, la croissance à l‘échelle du continent était de 2,2 % contre 3,4 % l’année précédente.

En avril déjà, la banque mondiale avait prévu une augmentation du taux de croissance en Afrique. Plusieurs pays africains ont souffert de la baisse des prix des matières, détaille la même source.

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Une opération blanche de destruction de plusieurs produits contrefaits a été réalisée, mardi 23 mai 2017, à l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis, dans l’objectif de sensibiliser les consommateurs aux dégâts causés par ces produits sur la santé et l’économie du pays.
L’opération de destruction, à laquelle ont participé des agents de la police municipale et des services de contrôle sanitaire, a été réalisée à l’issue de la 3ème rencontre de lutte contre la contrefaçon organisée par l’association tunisienne d’orientation du consommateur et de rationalisation de la consommation.
Dans une déclaration à la TAP, Lotfi Riahi, président de cette association, a souligné que l’objectif assigné à cette rencontre est de mieux faire connaître les dangers économiques et sanitaires de ce phénomène mondial.
L’association est en train de réaliser un sondage qui permettra de connaitre les avis des Tunisiens concernant ce phénomène, a indiqué le responsable. Et de rappeler qu’une plateforme interactive,  » Riclami « , a été lancée cette année. Près de 5 mille consommateurs ont adhéré à cette plate-forme qui met l’accent sur les dangers de la contrefaçon sur la santé de l’Homme. L’association a, en outre, lancé un centre d’appel (81104444) qui accueille chaque jour 200 appels, dont 30% concernent les dangers de la contrefaçon sur la santé.
Pour sa part, le DG de l’Agence nationale du contrôle sanitaire et environnemental (ANCSEP), Chiheb Ben Rayana, a affirmé que le travail doit être axé sur le côté sensibilisation quant aux dangers de ce phénomène, notamment au niveau sanitaire. Il a, dans ce cadre, rappelé que les produits contrefaits les plus prisés sont les fournitures scolaires, les produits cosmétiques et les jouets pour enfants.

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Le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération Internationale, Fadhel Abdelkefi a défendu, mardi 9 mai 2017, devant les députés de l’ARP, les choix du gouvernement, soulignant que ceux-ci sont, souvent, tributaires des moyens de l’Etat.
Il a rappelé, lors d’une plénière consacrée à la discussion du rapport de la Commission de développement régional sur les régions du Centre-ouest (rapport qui fait suite à des visites effectuées dans les régions du Centre-ouest), que le développement régional continue d’être une priorité dans le cadre du plan quinquennal et que le gouvernement œuvre à accélérer et à faciliter la réalisation des projets dans les régions du Centre-ouest de la Tunisie, dont 70% sont des projets d’infrastructure. Il a rappelé, dans ce contexte qu’une enveloppe estimée à 3,2 milliards de dinars a été allouée à des projets publics dans les régions du Centre-ouest et que 40% de ces projets ont été réalisés, d’autres sont en cours et 2% n’ont pas encore démarré.
« Si nous avons échoué, nous allons nous rattraper », a déclaré Abdelkefi, relevant que le gouvernement se déploie pour « sauver l’économie tunisienne dans le cadre d’une approche participative » et qu’il y’a des lieurs d’espoir concernant les indicateurs liés à l’économie.
« Il faut des sacrifices, de la patience, du travail assidu et aussi de la confiance en soi et dans le rôle des entreprises et de leurs dirigeants », a-t-il dit, évoquant l’existence de 52 projets de développement intégré dans le Centre ouest pour un investissement de l’ordre de 146 MD, qualifiant « d’emplois précaires » les emplois de chantiers, dont 42% se trouvent dans les 3 gouvernorats du Centre-ouest. D’après le ministre, le gouvernement œuvre pour que les ouvriers des chantiers bénéficient d’une couverture sociale.

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L’Union Générale Tunisienne du travail (UGTT) appelle, dans un communiqué publié au terme de la réunion de sa commission administrative nationale tenue jeudi à Hammamet, à lancer une initiative nationale pour sauver le pays et surmonter les difficultés dans différents secteurs.
L’organisation syndicale met en garde, à cette occasion, contre les tensions sur la scène politique qui contribuent, selon le communiqué, à la détérioration de la situation économique et l’augmentation des tensions sociales, notamment avec un accroissement des mouvements de protestation dans plusieurs régions en l’absence de solutions permettant d’absorber la colère des protestataires.
L’UGTT souligne, à ce propos, son appui aux revendications légitimes des citoyens et des jeunes dans les régions marginalisées qui appellent au droit au développement et à l’emploi.
La centrale syndicale insiste, en outre, sur l’impératif de lutter contre la corruption pour protéger la société et ses structures et édifier un Etat de droit.
Le gouvernement est appelé à respecter les accords conclus, rappelle l’UGTT, tout en demandant l’accélération des procédures pour mettre fin à la question des emplois précaires et vulnérables.
Evoquant la détérioration du pouvoir d’achat, l’UGTT affirme l’importance de préserver la valeur du dinar tunisien et lutter contre la prolifération des réseaux de contrebande et des circuits de commerce parallèle en adoptant en urgence des mesures draconiennes.
L’UGTT réitère, dans ce même ordre d’idées, son soutien aux Palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes et qui observent une grève de la faim depuis plus de 17 jours. La centrale syndicale affirme, par la même occasion, l’impératif de rétablir les relations entre la Tunisie et la Syrie, selon le communiqué.

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L’infatigable – c’est tout en son honneur! – ministre du Développement, de l’Investissement, de la Coopération internationale et désormais des Finances, par intérim, Fadhel Abdelkefi, a repris son bâton de pèlerin pour aller prêcher les vertus des réformes engagées, son optimisme quant à la reprise économique, histoire de donner des raisons d’y croire. Il était il y a quelques jours du côté de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (Ctfci). Cette fois il est allé se frotter aux experts comptables. Et le moins qu’on puisse dire est que le débat a été vif, animé, mais au final, comme ce fut le cas avec les entrepreneurs, le scepticisme des experts comptables l’a emporté. Abdelkefi et les siens devront convaincre, par des résultats tangibles…

La situation économique est très difficile et tous les indicateurs sont alarmants même avec les réformes engagées, dont celles sur l’investissement et le nouveau partenariat public privé (PPP) ainsi que les nouveaux avantages fiscaux octroyés aux investisseurs, a déclaré le président du Conseil National de l’Ordre des Experts Comptables de Tunisie (OECT), Raouf Ghorbel.
Toutefois, la Tunisie est capable de surmonter ces difficultés grâce à davantage de volonté, d’enthousiasme et de travail, a-t-il ajouté, dans une déclaration à l’agence TAP, en marge d’un colloque sur le thème « Réforme du cadre législatif de l’investissement en Tunisie », tenu jeudi, à Tunis.
Ghorbal a souligné que la nouvelle loi sur l’investissement entrée en vigueur, le 1er avril, a accordé maints avantages et plusieurs mesures ont été adoptées afin de booster les investissements et d’améliorer le climat des affaires, dont la suppression de l’agrément pour certaines activités et la fixation des délais de réponse de l’administration.
Le cadre juridique est incitatif et peut toujours être amélioré mais les textes législatifs actuels ne permettent pas le redémarrage du rythme des investissements, a-t-il avancé.
Au sujet des entreprises publiques, Ghorbel a mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures courageuses, les problèmes des dites sociétés étant liés à la gouvernance, la transparence et la corruption.

Pour sa part, le ministre du Développement, de l’Investissement, de la Coopération internationale et des Finances par intérim, Fadhel Abdelkefi, a fait savoir que les entreprises publiques ont fait face à plusieurs problèmes durant six ans, dont le recrutement massif, l’arrêt de la production, la non motivation des agents, etc., soulignant l’importance de la volonté et du courage politiques, vu que le coût de l’indécision est plus élevé que celui de la prise d’une mauvaise décision.
Il a rappelé que la plupart des sociétés tunisiennes sont des PME, TPE, des entreprises familiales et des entreprises endettées, mais elles ont réussi, ajoutant que la pérennité de l’entreprise passe principalement par le développement des fonds propres, une meilleure gouvernance et la transparence.
Evoquant la situation macro économique, le responsable a précisé qu’elle est caractérisée par des politiques budgétaires expansionnistes, l’arrêt des principaux moteurs de l’économie et un déficit abyssal. Abdelkéfi a, toutefois, relevé des prémisses de reprise, citant celle de la production du phosphate mais néanmoins la baisse de son exportation, vu l’absence de la Tunisie, durant six ans, du marché international.
Il a fait savoir, par ailleurs, que plusieurs problèmes relatifs aux caisses sociales, aux entreprises nationales, aux comptes en devises et au système bancaire persistent et seront discutés, aujourd’hui, avec les partis politiques, rappelant que la feuille de route concernant ces sujets sera prête au mois de juin.
« Je ne crois pas au consensus dans les dossiers économiques et je considère que le politicien doit assumer ses responsabilités, mais on essaye d’élargir l’accord sur les grandes orientations économiques du pays « , a-t-il indiqué.

Abdelkefi a mis l’accent sur trois priorités de son département, à savoir le maintien des grands équilibres globaux macro-économiques, la préservation du niveau des relations de confiance avec le Fonds Monétaire International (FMI) et le démarrage des réformes annoncées par le chef du gouvernement, le 14 janvier 2017.
Le ministre a fait remarquer que le gouvernement œuvrera auprès de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour faire avancer l’examen de la loi d’urgence économique, afin d’accélérer la réalisation des projets publics et même privés.
Revenant sur la conférence internationale de l’investissement Tunisie 2020, il a rappelé que les engagements d’investissements ont atteint 34 Milliards de dinars, dont 15 Milliards de dinars ont été signés, ajoutant que la plupart des projets présentés ont été retenus pour le financement mais la longueur des procédures administratives freine leur démarrage.

Pour sa part, le conseiller auprès du Chef du Gouvernement, Fayçal Derbel, a rappelé que la loi sur l’investissement et ses textes d’application favoriseront la reprise des investissements locaux et étrangers dans le pays.
Cette loi, a-t-il ajouté, fera notamment le bonheur du secteur agricole, vu que plusieurs avantages ont été adoptés au profit de ce dernier.
Ce texte favorise également le développement et l’attrait des investissements dans les régions de l’intérieur, plusieurs investisseurs ayant déjà exprimé leur volonté d’y investir, vu l’importance des engagements financiers et fiscaux du gouvernement, selon ses dires.

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« La grande priorité, aujourd’hui, pour la Tunisie est d’assurer la relance rapide des investissements, et ce, en débloquant les grands projets déjà existants et dont les financements ont été mobilisés auparavant« , a réitéré l’ancien ministre des Finances Hakim Ben Hammouda, soulignant que ces projets doivent faire l’objet d’un intérêt particulier du chef du gouvernement.
Il « doit chapeauter et suivre, lui-même, le processus de réalisation de ces projets, lesquels, une fois mis en œuvre, permettront de booster la croissance et de créer de l’emploi« , a-t-il estimé, lors d’une rencontre organisée, vendredi, par le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD), sur le thème « Relance économique : entre mesures d’urgence et réformes structurelles ».
Ben Hammouda a déclaré que le pays souffre essentiellement, « d’un déficit d’actions » et de l’absence d’une vision claire sur le long terme pour la Tunisie de demain. D’après lui, il ne suffit pas de concevoir les réformes, mais il faut mobiliser tous les moyens pour les finaliser et favoriser un climat adéquat pour la relance économique.

De son côté, le conseiller auprès du ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Eymen Raies, a pointé du doigt la lenteur des procédures administratives en Tunisie, faisant savoir qu’un projet public nécessite, en moyenne, une période de 2 ans à partir de la date d’octroi de financement, pour son lancement. Lorsqu’il s’agit d’un projet privé, a-t-il ajouté, il faut, en moyenne, 18 mois, rien que pour l’obtention des autorisations administratives auprès d’au moins 5 ministères.
A cet égard, l’adoption de la loi sur l’urgence économique permettra d’accélérer les procédures de la mise en oeuvre de nouveaux projets et de favoriser la relance des investissements, a-t-il dit.

Le membre de la commission des Finances à l’ARP (Nida Tounes) Fadhel Ben Omrane a estimé quant à lui qu’en attendant l’adoption de la loi sur l’urgence économique, les investisseurs peuvent s’en sortir en s’appuyant sur les nouvelles dispositions de la loi sur l’investissement.
Il a, toutefois, critiqué  » l’excès  » et le  » dérapage  » du syndicalisme, qui s’est transformé, à son tour, en un obstacle bloquant la relance économique en Tunisie.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a procédé à une augmentation du taux d’intérêt directeur, a annoncé mardi soir le gouverneur de la BCT, Chedli Ayari.
« Le conseil d’administration de la Banque Centrale s’est réuni mardi et a pris un train de mesures visant à consolider le dinar tunisien qui a connu un glissement aigu depuis une semaine », a déclaré le gouverneur de la BCT à la télévision nationale.
Chedli Ayari a estimé que « la révision à la hausse du taux d’intérêt est susceptible de renforcer le dinar et améliorer le taux de change vis à vis des devises étrangères et rendre la devise nationale plus attractive au niveau de l’investissement et de l’épargne « .
« La BCT a pris d’autres mesures dont une plus grande intervention sur le marché de change pour renflouer le dinar avec l’injection pour la seule journée de mardi de 100 millions de dollars (bien dollars) », a-t-il souligné.
Il a annoncé d’autre part que la BCT a convenu avec les banques tunisiennes de la simplification de la vente et de l’achat des devises « autant que possible ».
« L’économie tunisienne fait face à un déficit grandissant du budget d’une part et un déficit de la balance commerciale d’autre part et le gouvernement est soucieux de prendre les mesures susceptibles de rationaliser les importations, cause essentielle du déficit commercial », a-t-il ajouté.
Le gouverneur de la BCT a imputé le glissement du dinar aux déclarations de la ministre des finances « qui ont été interprétées comme une intention du gouvernement de vouloir déprécier la valeur du dinar, ce qui n’est pas vrai ».
« L’information, mal interprétée, a entraîné une réaction du marché de change et une dépréciation du dinar », a-t-il expliqué.

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Le recours de plus en plus important au marché obligataire afin de se refinancer a rendu la mission des agences inévitable. La note émise par les agences est fondamentale pour fixer le taux d’intérêt sur le marché des obligations souveraines, pour attirer les investisseurs étrangers et donner la confiance aux bailleurs de fonds. « La notation des agences doit être analysée, anticipée et confrontée par les ministères,  la BCT et les analystes universitaires afin d’éviter de nouvelles dégradations et surtout améliorer notre position. En effet, six ans après la révolution, notre pays a relativement réussi la transition vers la démocratie et les libertés d’expression, mais n’a pas pu sortir de la crise économique. Ce piège pourra mettre en péril tous les acquis politiques et sociaux« . C’est ce qu’a indiqué Ghazi Boulila, universitaire et administrateur à la STB, dans un billet économique publié par l’intermédiaire en bourse, Macsa.

L’agence Fitch et la FMI ont bien montré, selon ses déclarations, que la hausse de la  masse salariale des fonctionnaires en pourcentage du PIB et la détérioration de la qualité des services publics ont compromis la viabilité des finances publiques et de la dette à moyen et long termes en générant des déficits structurels alarmants et démesurés et en évinçant l’investissement public et privé.

Et de préciser dans le même cadre que les résultats de l’enquête compétitivité de l’année 2014 de l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Études Quantitatives (ITCEQ,) réalisée auprès de 1200 entreprises privées, confirment que les chefs d’entreprises trouvent que les services de l’administration publique pénalisent leurs activités et réduisent leur compétitivité. Parmi les facteurs cités, on trouve le cadre macroéconomique et réglementaire, le financement bancaire, la fiscalité et les charges sociales, l’insécurité, les ressources humaines, les procédures administratives et le système judiciaire, la corruption et l’instabilité  politique. Ils insistent sur le fait que les procédures administratives se compliquent davantage dans la mesure où pour accélérer un service, il faudrait recourir à des malversations et des pots-de-vin. L’exemple le plus cité touche le service portuaire et surtout le délai moyen long de 2 semaines environ entre le moment où les produits arrivent au point d’entrée du territoire et le moment où les procédures douanières sont effectuées. Les hommes d’affaires évoquent aussi que le système fiscal est considéré comme une contrainte majeure à l’investissement. Une réforme de la fonction publique devra revoir en premier lieu l’amélioration des services fournis et l’absence de lien entre rémunération et performance,  l’avancement automatique du personnel, les grèves fréquentes, le recrutement par le mérite, la mobilité de la main d’œuvre et comment attirer les talents et les compétences en second lieu.

Ghazi Boulila a évoqué plusieurs autres facteurs derrière l’échec économique du pays. « On a pris beaucoup de temps pour discuter des questions juridiques et on a négligé les questions économiques. En conséquence, la situation économique des régions s’est dégradée, le chômage a augmenté, le bien être de la population a chuté etc. Plus on laisse le temps passer sans agir, moins les politiques économiques seront efficaces« , a-t-il expliqué.

En outre, il a assuré que le terrorisme a pollué la révolution et on n’a pas pris les bonnes décisions à temps. L’image de la Tunisie s’est dégradée, ce qui n’aide pas à attirer l’IDE et les touristes. La géopolitique de la région est à notre défaveur. « Le jeu égoïste des partis politiques n’a pas favorisé un comportement coopératif pour sortir de ce piège. Le pays est dans une dynamique qui favorise le comportement de recherche de rente et le système politique mis en place ne permet pas la stabilité politique et la constitution des partis forts capables de gouverner« , a-t-il dit.

Selon ses déclarations, l’instabilité politique et les grèves illégales ont également augmenté l’incertitude et ont agi négativement sur le comportement de l’épargne et de l’investissement. Cette situation difficile a, selon lui, entraîné un déséquilibre de plus en plus important des finances extérieures et publiques et une augmentation rapide et dangereuse  de la dette publique. En dépit de ces problèmes, les Tunisiens sont condamnés à s’unir autour d’un projet national en se mettant au travail pour redémarrer la croissance économique en panne, sortir de la crise et éviter la banqueroute.

Macsa

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Les initiatives visant à stimuler l’expansion de la Bourse des valeurs mobilières de Tunis (BMVT) et à encourager de nouvelles introductions commencent à porter leurs fruits. Fin 2016, la capitalisation boursière s’élevait à 19,3 milliards de dinars tunisiens (7,9 milliards d’euros), soit une hausse de 8,2 % en glissement annuel. C’est ce que rapporte OBG (Oxford Business Group) dans son édition en date du 21 avril 2017.
En dépit de cette progression, la place boursière tunisienne continue d’être à la traîne derrière ses pairs. Elle ne participe au PIB du pays qu’à hauteur de 25 %, bien en deçà des 55 % affichés par la Bourse de Casablanca. Sa contribution à l’économie demeure également modeste à 9 %, contre une moyenne de 40 % pour les Bourses européennes.

  • Une année atone qui se confirme en 2017

Le marché boursier tunisien devra résolument gagner en dynamisme s’il souhaite atteindre les objectifs fixés par sa direction en mars. Lors de l’annonce, Bilel Sahnoun ambitionne de tripler sa contribution à l’économie et de doubler le nombre de cotations en passant de 79 sociétés à la fin de l’année dernière à 200 d’ici à 2020. 2017 s’annoncerait ainsi sous de meilleurs auspices avec 7 nouvelles sociétés qui devraient la cote.
Selon Walid Saibi, directeur général de Tunisie Valeurs, une telle évolution stimulerait la croissance de la place boursière et le volume de liquidités, ce qui permettrait donc d’attirer plus d’investisseurs étrangers. «Le gouvernement pourrait capter plus d’investissements économiques durables en introduisant en Bourse des entreprises publiques, avait-il déclaré à OBG l’année dernière. Attirés par une offre et une demande fortes, les gestionnaires de fonds frontaliers commenceront à investir en Tunisie».

La BVMT cible également les petites et moyennes entreprises par l’entremise d’Investia PME, programme visant à encourager les introductions en Bourse des PME en leur apportant notamment un appui tout au long du processus. Une autre campagne cible, quant à elle, les entreprises familiales qui, selon B. Sahnoun, ignorent souvent les avantages d’une introduction en Bourse. Tel qu’il l’a déclaré à OBG, «le gouvernement devrait également offrir aux sociétés concernées davantage d’allègements fiscaux pendant les cinq premières années suivant une entrée en Bourse».
Les actions menées par la BVMT font suite à une année particulièrement atone. Les valeurs échangées ont chuté à 2,8 milliards de dinars tunisiens (1,1 milliard d’euros), soit – 31 % en un an ; une tendance baissière qui s’est confirmée début 2017.
L’érosion actuelle des échanges est vue par les petits investisseurs avec circonspection, ces derniers représentant environ 40 % des investisseurs selon l’Association pour la défense des actionnaires minoritaires. À cela vient s’ajouter un climat des affaires morose.

  • Miser sur l’éducation et la législation

La BVMT a également lancé un jeu de simulation boursière virtuel appelé MyInvestia ainsi que l’Investia Academy, une plateforme d’apprentissage en ligne sur les places boursières et les échanges, l’objectif étant ici d’élargir le bassin d’acteurs sur le marché.
Les réformes techniques dont la mise en œuvre est prévue cette année devraient également aller dans ce sens. Actuellement examinées par le Conseil du Marché Financier (CMF), elles permettront de développer l’écart entre cours acheteur et cours vendeur, et de rallonger les horaires d’ouverture de la place.
De plus, la BVMT espère bénéficier d’une nouvelle loi sur les investissements qui devrait entrer en vigueur au deuxième trimestre. Associée à d’autres réformes, cette législation éliminera les obstacles qui auparavant ont empêché les investisseurs étrangers de se positionner sur des marchés clés. B. Sahnoun estime que la part de la capitalisation boursière détenue par les investisseurs étrangers, aujourd’hui de 24,45 %, devrait ainsi doubler.
Mourad Ben Chaabane, PDG de MAC, s’est également félicité de cette réforme législative. «Cette nouvelle loi sur les investissements devrait attirer de nouveaux investisseurs et davantage de financements en provenance de l’étranger, en améliorant le climat des affaires et en créant les conditions d’une nouvelle dynamique économique qui se répercutera inévitablement sur l’ensemble de l’économie, et par extension sur la Bourse», avait-il indiqué à OBG l’année dernière.

Source : OBG

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Les Journées de la Tunisie à Grenoble (Culture, Économie, Tourisme) sont devenues l’évènement incontournable en France pour consolider le partenariat Franco-tunisien et promouvoir l’image de la Tunisie à l’étranger. Culture, économie et tourisme sont les principaux thèmes autour desquels s’articule cet évènement majeur connu et reconnu par tous. En mai 2017 ce sera la troisième édition, elle aura lieu à la place Victor Hugo, avec l’installation d’un Cooking Show, une exposition de produits du terroir tunisien, une exposition photos et d’autres animations. Vous avez rendez-vous aussi le 13 mai 2017 à partir de 17h à l’hôtel Europole de Grenoble avec un forum économique intitulé ‘’L’attractivité et les défis du nouveau climat des affaires en Tunisie‘’. Ce Forum sera animé par la journaliste Insaf Yahiéoui, avec la participation de Salma Elloumi, ministre du Tourisme, Helmi Tlili, PDG de l’OTE, Taoufik Baccar, ex-gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chawki Tabib, président de l’instance nationale de lutte contre la corruption, Mourad Fradi, ex-commissaire du forum économique « Tunisia 2020 » , Belgacem Sabri, ex-secrétaire d’État, Mohamed Gafsi, élu métropolitain et municipal, avec un invité d’honneur, Raja Farhat, écrivain, acteur et réalisateur. Des élus et des intervenants de la région grenobloise seront au rendez-vous.

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Jamais déclaration de ministre n’aura eu un effet aussi direct, instantané et néfaste sur l’économie et les finances de la Tunisie que celle de la ministre des Finances concernant le comportement de la devise tunisienne, sa dépréciation ou sa dévaluation.

Le premier effet direct de l’accélération de la décente aux enfers du Dinar tunisien sera visible sur le stock de la dette qui augmentera et risquerait même de devenir intenable. «Une grande partie de la détérioration du ratio du taux d’endettement est due au gonflement automatique du stock de la dette, ce qui compliquerait davantage le redressement de dette », a indiqué le ministre conseiller Taoufik Rajhi à Africanmanager. Mais pas que cela. «Le glissement du dinar est néfaste aussi pour le budget en ce qui concerne la facture énergétique surtout en l’absence de l’application de la règle d’ajustement automatique», précisait encore le ministre conseiller. Et d’une manière générale, l’impact sur le budget sera visible, surtout dans la prochaine loi de finances complémentaire qui deviendra nécessaire. «Cela se traduirait par un gonflement du montant emprunté en dinar, ce qui réduirait marginalement l’usage du montant emprunté ou le besoin réel en dinar puisque le budget a été cadré avec l’hypothèse d’un taux de change de 2.25 contre le dollar», expliquait encore Rajhi.

  • Le coût de 10 mots

On pourra dire que cette dépréciation (A fin mars le euro était à 2,53 dinars. Samedi dernier, il montait à 2,69833 dinars et à 2,69860 le dimanche), due plus à une anticipation des opérateurs qu’à un nouvel évènement économique qui en aurait accéléré la détérioration, mais les effets seront plus ostensibles à l’intérieur qu’à l’extérieur. La Tunisie ayant une industrie de transformation, les coûts de production vont augmenter et les prix de vente en local aussi. Certains industriels ont déjà leurs calculettes en main et font les comptes da «la douloureuse» qu’ils vont devoir payer pour leurs commandes à terme. D’autres, comme les hôteliers liés par des contrats d’allotement, voient déjà fondre leurs recettes comme neige au soleil de la prochaine saison touristique qui s’annonçait pourtant sous de bons auspices. Même le marché parallèle qu’adorent les Tunisiens, où tout est importé, devrait voir ses prix augmenter. C’est ce qu’on appelle l’inflation importée. Des sociétés, comme la CPG (Phosphate de Gafsa) et un grand nombre de groupes privés, vendront peut-être plus, mais toujours moins cher. Résultat des courses, ceux qui ont soumissionné à des marchés risquent de devoir retirer leurs offres, et ceux qui ont reçu leurs bons de commande ou signé des contrats risquent d’y laisser des plumes. En définitive, c’est la phrase de ministre (Le Dinar va glisser petit à petit vers 3 dinars l’euro) qui coûtera le plus cher dans l’histoire de la Tunisie !

Tirant les conclusions de cette bourde médiatique tuante de sa ministre qui aura coûté pour le moment une hausse de 4 points de la dette du pays selon les spécialistes, le chef du gouvernement tunisien a déjà annoncé, depuis Sfax où il était en visite, de prochaines restrictions au niveau des importations. Toute tentative de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) de soutenir le Dinar pour en faire remonter les cours par des opérations de rachat, étant plus coûteuse que rentable, le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) semble ainsi s’orienter vers une nouvelle politique de restrictions économiques. Un choix douloureux, mais certainement plus charitable pour l’économie du pays. La seule thérapie possible devra être de choc.

  • Les biens de consommation en point de mire

La demande de rationalisation des importations n’est pas nouvelle en Tunisie. Il y a au moins 3 ans que la BCT en parle, même si ce n’est pas de manière directe. Au terme des 3 premiers mois 2017, les importations tunisiennes ou de produits de consommation ont totalisé 1640,9 MDT. Une année auparavant, ce n’était que 1469,2 MDT. Des chiffres et une évolution qui inquiètent. Mais il y a plus intriguant. L’exemple des importations de produits énergétiques (1423,1 MDT en 3 mois 2017 sans compter la contrebande), en hausse de presque 60 %, sans que cela se traduise en hausse de production.

C’est en tout cas cette ligne des produits de consommation que les experts (les véritables), conseillent de rationaliser et même carrément de suspendre, au moins jusqu’à la fin de l’année.

D’autres économistes vont plus loin et proposent de limiter les importations à 5 catégories de marchandises. Il s’agit des matières premières pour l’industrie, les biens d’équipement, les pièces de rechange, les médicaments et les céréales.

Tout cela nécessitera d’en informer officiellement l’OMC qui ne saurait refuser ce à quoi a droit chacun de ses membres. Il s’agira aussi de mettre en veilleuse les conventions de libre-échange comme avec celle conclue avec la Turquie en attendant de la revoir. Et enfin de discuter avec les principaux partenaires commerciaux comme la France ou l’Allemagne et l’Italie qui comprendront certainement l’urgence de la situation. Il s’agira en même temps surtout, de n’autoriser le financement que pour l’importation des matières premières et semi-produits, les biens d’équipement et pour la maintenance. En effet, l’importation des produits d’équipement et produits intermédiaires notamment, ne doivent pas être touchés car en lien direct avec la production et l’exportation.

Mais le ministère du Commerce et les services de la Douane devront surtout serrer les mailles du filet à l’entrée des frontières, terrestres, maritimes et aériennes. Mais aussi passer au crible les conteneurs et les valises des voyageurs venant de Chine, de Turquie et d’autres destinations connues pour le commerce de valises, faire fonctionner les scanners à conteneurs en gardant un œil sur certains douaniers. Il faudra encore que les Gouverneurs s’activent pour nettoyer les rues des villes du commerce «parallèle au parallèle déjà installé dans certains Souks. Tout cela, le temps d’un semestre. Ce n’est pas trop pour sauver toute une économie.

  • Vous voulez des solutions ? En voilà une esquisse

Reste à savoir jusqu’où ira Youssef Chahed dans cette nouvelle politique de restriction des importations qu’il a annoncée à Sfax. Reste aussi, pour que tous ceux qu’il va priver aient confiance en lui, qu’il commence à réduire le train de vie son administration, en frais divers (Déplacements, véhicules, bons d’essence, titres de voyage etc..). Il faudrait peut-être aussi, qu’il aille voir le Mufti et se fasse aider par Ennahdha pour annoncer une année sans pèlerinage. Qu’il décide également de ne pas importer des moutons pour l’Aïd. Qu’il discute avec les agences de voyage pour diminuer les voyages organisés à l’étranger le temps d’un semestre, qu’il accélère le lancement de l’emprunt en devises auprès des TRE (Tunisiens résidant à l’étranger) proposée par la BAT (Banque d’Affaires de Tunisie). Il faudra aussi et surtout qu’il parle à la population de tout cela, non pas à travers les médias, mais directement, sur les places publiques et dans les quartiers, de Sfax, de Tunis et d’ailleurs qui lui ont dernièrement témoigné une sympathie qu’il devrait mettre maintenant à profit. C’est à ces seules conditions que ceux qu’il va priver de leur confort quotidien et de leurs gains, adopteront les mesures douloureuses qu’il pourrait annoncer !

 

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Le dinar tunisien a atteint, depuis la deuxième semaine du mois d’avril 2017, son plus bas niveau enregistré depuis des années. Une dépréciation qui ne peut pas être expliquée par le seul fait que l’argent est injecté dans une économie ou un système à faible productivité, citant le cas de la masse salariale dans la fonction publique qui absorbe chaque année des dizaines de milliards. L’accentuation du déficit de la balance commerciale suite à la baisse de l’exportation au détriment de l’importation explique aussi et en grande partie cette dévaluation. Une des raisons qui ont poussé le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à intervenir en urgence et annoncer comme première mesure draconienne la réduction des importations anarchiques. Pendant ce temps sur la place financière de Tunis, le dinar tunisien continue de plonger face aux principales devises, l’euro passe à 2.5800 dt et atteint un nouveau record à 2.600 dt ; le dollar américain s’échange à 2.4150 dt contre 2.4100 dt le mercredi 19 avril 2017. Sur le marché de change international, l’euro remonte face au dollar dans un marché prudent avant l’élection présidentielle française ; la devise européenne valait 1,0750 dollar, après avoir atteint vers 08H45 GMT son plus haut niveau en trois semaines à 1,0776 dollar, contre 1,0708 dollar mercredi.

C’est ainsi que l’UTICA a exprimé sa profonde préoccupation suite à la chute de la valeur du dinar ces deux derniers jours. L’organisation a considéré la dévaluation du dinar comme un danger réel qui menace l’économie tunisienne et qui aura des conséquences négatives sur l’investissement, la compétitivité des entreprises et aggravera le déficit et le volume de la dette.
Dans un communiqué rendu public jeudi 20 avril 2017, l’UTICA a appelé le gouvernement et la Banque Centrale à fournir une explication rapide à la situation actuelle et à dévoiler la stratégie qui sera adoptée pour stopper l’hémorragie de la baisse de la valeur du dinar, qui risque d’affecter la continuité de l’entreprise, sa compétitivité et sa capacité d’investissement pour soutenir la création d’emplois.

L’expert en économie Mourad Hattab a déclaré, à l’agence TAP, que la situation du dinar tunisien face aux devises de référence sur le marché du change est devenue catastrophique. Il a rappelé que l’Euro s’est échangé ce mercredi à 2.55 dinars. Et que cette tendance à la baisse n’est pas près de se stabiliser. Il a annoncé que dans quelques semaines, il est quasiment certain que l’euro vaudra trois dinars, et même plus. La chute du dinar est essentiellement causée par le surendettement du pays qui devient tributaire des nations donatrices et de la conjoncture internationale. Il a ajouté que cette chute va s’accentuer car les instances financières internationales (FMI, BM) trouvent que la valeur du dinar est surestimée, et elles exigent une dévalorisation de près de 10% de sa valeur actuelle.

Quant à lui, le député Mongi Rahoui (Front populaire) a mis en garde contre le danger de la dépréciation du dinar, considérant que ses répercussions seront catastrophiques sur l’économie et le citoyen tunisien, notamment les personnes à faible revenu.

Selon ses déclarations, la dépréciation du cours du dinar engendrera une hausse de la valeur des crédits contractés par la Tunisie ainsi qu’une augmentation du taux de l’endettement.

De son côté, la ministre des Finances, Lamia Zribi, a promis de réduire progressivement la marge d’intervention de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur le marché de change et déprécier de manière progressive le dinar, soulignant que sa valeur réelle par rapport l’euro est estimée à 3.

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Le Produit intérieur brut (PIB) de l’Algérie a connu une croissance de 4% au quatrième trimestre 2016 contre une croissance de 4,8% durant le même trimestre de 2015, a appris mercredi l`APS auprès de l`Office national des statistiques (ONS).

Cette croissance, qui reste « appréciable », a été essentiellement tirée par le secteur des hydrocarbures qui a connu une performance soutenue de 13,3%au 4ème trimestre 2016 contre 5,3% au 4ème trimestre 2015, précise la même source.

Cependant, le secteur de l’agriculture a enregistré un fléchissement de son activité de l’ordre de 4,1% par rapport au même trimestre 2015.

Ces évolutions couplées aux performances des autres secteurs d’activité conduisent à une croissance modérée du PIB hors hydrocarbures de 1,7% au 4ème trimestre 2016 contre 4,5% durant la même période de 2015, indique l’ONS.

En valeurs courantes, le PIB du dernier trimestre 2016 a connu une croissance « importante » de 7,1% contre une baisse de 1% pour la même période de l’année 2015.

Le déflateur du PIB au 4ème trimestre 2016 a connu une variation positive de 3,1% contre une baisse de 5,5% au 4ème trimestre 2015, note l’ONS.

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L’interview groupée du chef du gouvernement, Youssef Chahed, de presqu’une heure, dimanche soir dans un décor austère qui rappelle une autre période, n’a finalement pas eu l’effet escompté. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à feuilleter les différentes réactions sur les réseaux sociaux. Une sortie médiatique où le format de 3 médias concurrents et aux lignes éditoriales différentes n’a pas permis un rendu compréhensible par la grande masse de la population à laquelle elle était destinée. A la fin, c’est une interview déstructurée et qui partait à tous les moments en vrille, dans tous les sens, avec des questions et des interpellations, en milieu de réponse de Youssef Chahed, qui ne permettaient même pas au chef du gouvernement de développer ses idées, ses messages de bout en bout, ou de terminer une réponse à la question d’un des journalistes.

C’est enfin, de l’avis de la grande majorité des observateurs, une sortie qui n’a rien apporté ou presque et qui ne changera rien dans la perception de son action par «Monsieur-tout-le-monde». Une sortie qui a surtout pêché par défaut d’un style de communication, plus direct et qui prenne le peuple à témoin, plus convaincant et qui contribuerait à restaurer la confiance entre dirigeant et dirigés. Il en a les aptitudes, mais Chahed refuse toujours de changer de mode de communication et cela ne le sert pas et dessert tout un peuple qui lui a pourtant, plusieurs fois, donné des signes de sympathie qui ne trompent pas (Exemple de ses immersions dans le quotidien de certaines populations dans plus d’un quartier).

⦁ Deux Niet, 2 annonces et des vœux pieux !

Sur le fond, il y avait d’abord ces quelques annonces, dont les deux seules qui retiendront l’attention. Le Niet aux syndicats qui demandent la tête de son ministre de l’éducation, notamment lorsqu’il dit «c’est moi qui l’ai nommé, c’est moi qui le renverrai, dans un jour, dans un mois ou dans une année». Le Niet aussi à ceux qui espéraient sa démission, en affirmant «je suis venu par l’accord de Carthage et je ne reculerai pas».
Mais aussi ces deux véritables annonces passées inaperçues d’une prochaine amnistie de change qui fera prochainement l’objet d’un projet de loi. Et enfin, cette date butoir du 15 juin pour l’arrivée de la proposition gouvernementale de la réforme des caisses sociales devant l’ARP.

On retiendra aussi ces deux grands messages répétés par un chef de gouvernement à qui on n’avait pas donné le temps de développer ses propos. D’abord, un appel à positiver et à l’optimisme. Il serait, croyons-nous savoir, motivé par les premiers signes des discussions avec la délégation du FMI et le Draft des conclusions qui devrait, parait-il, permettre de débloquer la 2ème tranche de crédit.
Dans le même sens que l’optimisme, Chahed a aussi appelé à la cessation de l’autoflagellation, en mettant en exergue des premiers signes d’une reprise économique. Il a, par deux fois, essayé de développer la question du «Contrat de la dignité», conçu comme une digne alternative à une recherche désespérée d’un boulot à la fonction publique, et fut par deux fois interrompu.
Enfin, ce leitmotiv que personne n’a voulu entendre et n’a demandé à développer, malgré son importance capitale, qu’il n’y a «pas d’emploi sans le retour à la croissance et que cette dernière ne reviendra que par le travail et le labeur».

⦁ Un match nul de kick-boxing

C’est ensuite presqu’une heure de débat, contradictoire et haché, car tourné vers le factuel de court terme et non vers le stratégique qui pourrait lui donner le temps de développer sa vision, où on ne retient que ce refus répété de Youssef Chahed à «mettre les points sur les i» concernant sa solitude politique et son lâchage par ses propres partenaires au GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Visiblement, les trois journalistes avaient besoin de faire le buzz et Chahed le sentait et tentait, par sa fuite répétée devant la même question qui le harcelait, de ne pas jeter plus d’huile sur le feu de son exil politique, face à Nidaa et Ennahdha qui légitimaient des revendications qu’ils savaient difficilement réalisables sans croissance immédiate.

Plusieurs fois, le chef du gouvernement tunisien a mis le doigt sur le véritable mal qui ronge le travail de son gouvernement. La confiance dont il appelait le retour de ses vœux les plus chers. Ce qui devait être un débat pour entamer ce retour à la veille de son déplacement dans plusieurs régions s’était transformé en un match de kick-boxing dont il s’est certes tiré avec le moins de blessures possible, mais pas vainqueur, même aux points.
En Football, c’était au final un match où celui qui a bien joué n’a pas gagné. Youssef Chahed était attendu sur le plan politicien, pour crever tous les abcès dont souffraient ses efforts pour remettre le pays sur la bonne voie et mettre chacun devant ses responsabilités historiques. Lui, il voulait jouer sur la question économique et ses effets sociaux pour reconstruire la confiance qui lui permettrait de continuer sereinement son travail à la tête du GUN.

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Le premier vol long-courrier de Tunisair reliant Tunis à la capitale Guinéenne, Conakry, a atterri lundi 27 mars 2017, à l’aéroport international de Conakry-Gbessia. Par ce vol, en double touchées, bihebdomadaire et qui dure plus de 5 heures sur un A320, la compagnie tunisienne inaugure sa sixième desserte subsaharienne. Sur Conakry, les vols sont programmés tous les lundis et transiteront par Dakar avec départ à 17h10 de Tunis et retour à 00h35 de Conakry. Le second vol, opéré le jeudi, ira directement de Tunis à Conakry mais fera escale à Dakar dans le sens retour. L’Airbus A320 de Tunisair, qui a décollé de l’aéroport Tunis Carthage presqu’à l’heure, a été accueilli à Conakry par le traditionnel salut de jets d’eau à l’arrivée en signe de bienvenue.

Inauguré par Anis Ghedira, le ministre du Transport et chef de la délégation Tunisienne, accompagné par son homologue de l’Industrie et du Commerce, Zied Laâdheri, le vol était aussi commercial puisque payant pour plus de 50 hommes d’affaires et quelques Dakarois. Au retour, le vol avait aussi pris des passagers de Dakar vers Tunis.

Ont aussi pris part à ce vol inaugural des représentants du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, de la DG de l’Aviation Civile ainsi que des représentants des ministères du l’Intérieur, des Affaires étrangères, du Transport, du Tourisme (l’ONTT, la FTAV et la FTH), du Commerce (le CEPEX), des agences de voyages, des membres de la CONECT. A noter l’absence de l’Utica que l’Afrique ne semble pas intéresser. Véritables pigeons voyageurs, les députés n’étaient pas du reste. Trois parmi eux représentaient Ennahdha, Nida Tounes et Al Jabha, et dont d’ailleurs on ne voyait pas l’utilité.

Les députés n’ont par exemple pas accompagné les deux ministres lors de leur rencontre avec le chef de l’Etat guinéen. Les deux ministres n’ont d’ailleurs été accompagnés de personne, ni par les représentants de l’ARP, ni par les émissaires des deux organisations représentant les hommes d’affaires. La diplomatie tunisienne, organisatrice des deux rencontres, avait ainsi oublié de jouer son rôle de fer de lance de la diplomatie économique, ce qui s’est retrouvé dans les commentaires de certains hommes d’affaires présents. Certes, l’entrevue avec Alpha Condé a été plutôt l’occasion de «marquer symboliquement l’intérêt de la Nation guinéenne pour cette visite, tenant à recevoir la délégation tunisienne, dès son arrivée pour donner un signal fort de l’importance qu’accorde son pays à cette visite », comme l’a dit le Premier ministre Mamady Youla à Africanmanager. L’entrevue des deux ministres tunisiens avec ce dernier avait pourtant permis, selon nos informations, de débloquer la situation financière d’un important opérateur tunisien dans ce pays africain.

  • «La Gazelle» se déploie en force sur l’Afrique

Ont également fait le déplacement à la capitale guinéenne plus d’une quarantaine d’hommes d’affaires tunisiens, une forte délégation présidée par la TABC (Tunisia-Africa Business Council) de Bassam Loukil. Cette pléiade d’acteurs économiques participe d’ailleurs à une mission de prospection multisectorielle en Guinée et prendra part au Forum économique tuniso-guinéen et aux rencontres B2B organisées à Conakry. Une délégation économique qui n’a ainsi pas pu, comme ce devait être le cas pour de semblables missions, être introduite auprès des plus hautes autorités guinéennes, mais est restée à l’ombre d’une présence ministérielle qui s’était limitée à un rôle politique, à cause peut-être d’une mauvaise organisation de l’ambassade. Il n’empêche qu’en dehors du fil conducteur de Tunisair dans cette visite, la Guinée Conakry était une opportunité. D’abord du fait que c’est un pays en phase de relance économique après s’être sorti de la phase Ebola. «Dans notre approche africaine, nous recherchons en effet soit des pays au départ d’une croissance économique à deux chiffres sur les 5, voire les 10 prochaines années. Ou encore des pays qui ont tout à construire, là où les PME & PMI tunisiennes sans appui financier, ni réel appui de la diplomatie tunisienne, peuvent aller se battre sur un terrain favorable et avec des atouts qui peuvent leur donner accès à des marchés plus ou moins faciles car non encore conquis par les concurrents directs, comme le Maroc, la Turquie et la Chine», dit Bassam Loukil, président du TABC, à Africanmanager. Pour lui, «ils sont actuellement sur un nouveau plan de relance économique, avec beaucoup de financements internationaux à leur disposition et avec des secteurs clés pour cette relance, qui sont exactement les secteurs de compétence de la communauté des hommes d’affaires tunisiens, à savoir le BTP, la santé, l’agriculture, l’industrie mécanique, le numérique et l’enseignement supérieur».

  • Ghdira & Laadhari débloquent la situation financière d’un opérateur à Conakry

Ce qu’il faut remarquer, c’est que cette mission s’est faite en accompagnement des efforts du transporteur officiel tunisien, Tunisair, pour se déployer sur le continent africain, son seul réservoir de croissance pour plus d’un observateur averti.

En effet, quelques mois après le lancement du Tunis-Niamey (Juillet 2016), l’ouverture de Conakry vient confirmer encore une fois la volonté de la Compagnie Nationale d’axer le développement de son réseau sur le Continent Africain. Tunisair annonce par ailleurs qu’elle mettra le cap sur Cotonou (Bénin) via Abidjan avant la fin 2017, et compte vers l’été 2018 relier Tunis à Ndjamena (Tchad) et à Douala (Cameroun). L’ouverture de Libreville (Gabon), quant à elle, est prévue pour l’été 2019.

Outre ces nouvelles destinations, Tunisair annonce pour sa programmation estivale 2017, qu’elle renforcera sa présence sur Abidjan par un vol quotidien et par 6 vols hebdomadaires vers Dakar. Il est aussi prévu l’ouverture en septembre prochain de la ligne Tunis-Khartoum annoncée par le chef du gouvernement lors de son dernier déplacement au Soudan, ainsi qu’une nouvelle ligne Tunis-Cotonou début novembre prochain. Tunisair prévoit déjà, pour assurer tous ces vols, la location de deux avions à partir de l’hiver prochain. Tunisair hésite jusqu’à présent entre un Boeing 737-800 et l’A320.

On constatera cependant l’utilisation par Tunisair de ses deux avions long-courrier, les A330, sur des vols comme ceux de la Omra et le Canada où le fret est aussi important, uniquement et non sur l’Afrique où la compagnie attendrait encore le développement de ses nouvelles dessertes pour pouvoir y placer, de façon rentable, les A330.

 

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« Depuis 2012, le FMI conditionnait son soutien à la Tunisie par d’importantes réformes touchant plus particulièrement les finances publiques, les caisses de sécurité sociale et le système bancaire. Depuis, hélas, rien n’a été fait dans ce domaine sauf la recapitalisation de la STB et de la BNA ». C’est ce qu’a déclaré Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, dans une interview accordée à Africanmanager. Il a estimé que de ce fait, le FMI a presque désespéré de la Tunisie et pourrait rompre son aide.

Dimassi a par ailleurs indiqué que le projet budgétaire de 2017 est basé sur un emprunt extérieur de 6 045 millions de dinars (MD) dont 1 435 MD (23.7%) proviennent du FMI, 1 262 MD du Marché Financier International, 1 125 MD de la Banque Mondiale et 1 125 de l’Union Européenne. « Le refus du FMI d’octroyer à la Tunisie ce prêt risque de neutraliser certains autres crédits extérieurs et de creuser ainsi un trou ingérable dans le budget de l’Etat. Cette situation intenable risque de pousser l’Etat à comprimer brutalement certaines dépenses budgétaires tels que les salaires et les primes de la fonction publique, les dépenses de compensation, les services de la dette ou les dépenses d’équipement », a-t-il dit.

Ce genre de mesures pourrait évidemment, selon ses déclarations, provoquer de graves tensions économiques, sociales et même géopolitiques. Le plus probable serait donc un recours à de nouvelles ressources budgétaires. L’État pourrait donc tenter de glaner d’autres recettes provenant soit d’une flagellation fiscale plus douloureuse, soit d’une liquidation hâtive d’importantes sociétés publiques, y compris les banques. Dans tous les cas, la décision du FMI d’arrêter son appui à la Tunisie assoit cette dernière sur un véritable volcan.

À notre interrogation sur le fait de savoir si la Tunisie pourra vraiment se passer du FMI, Dimassi a dit  : « Bien sûr que oui, à condition qu’elle réussisse à équilibrer elle-même ses comptes (budget et balance commerciale). Rappelons que depuis son indépendance (60 ans), la Tunisie n’a eu recours au FMI qu’à trois reprises : 1964, 1986 et actuellement ».

S’agissant des mises en garde contre les dictats du FMI, telles qu’exprimés par certains experts, l’ancien ministre a fait savoir que ce genre de mise en garde relève de la démagogie et du populisme dont usent à tours de bras la majeure partie des politiciens et syndicalistes, y compris leurs experts. Ces gens-là font semblant d’ignorer que le FMI n’est pas une banque mais un fonds de secours fait pour venir en aide aux pays en crise, a asséné Dimassi. « L’idée étant de tenter de sauver le maximum de pays en difficulté de la situation de cessation de paiement afin de ne pas voir l’économie mondiale s’écrouler. Le FMI n’a donc jamais couru derrière un pays pour lui imposer ses dictas. Ce sont plutôt les pays en crise qui font recours au FMI. Évidemment, ce dernier a toujours dicté des réformes à ces pays afin qu’ils ne refassent pas les mêmes conneries et stupidités du passé. Les déséquilibrés tentent toujours de coller la responsabilité de l’erreur à autrui ! », a-t-il conclu.

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Jean François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a débarqué en Algérie le 12 mars 2017, à la tête d’une délégation, pour ausculter l’économie du pays, n’a pas perdu de temps ! Il a déjà commencé à distribuer les bons et les mauvais points…

D’abord les trains à l’heure. Dauphin a déclaré que l’économie algérienne, qui dépend fortement des recettes du pétrole, s’en tire plutôt bien. Il a affirmé qu’elle a su «résister au contre-choc pétrolier », rapporte l’Agence Ecofin. Par ailleurs il a noté chez les autorités algériennes «une vraie volonté de s’engager dans la voie [des] réformes [économiques] pour permettre une croissance pérenne qui soit la plus inclusive possible et qui permettra de donner du travail aux jeunes sans que cela ne soit soumis aux aléas de la conjoncture pétrolière». Ça c’est pour les bons points. Les mauvais maintenant…

Selon lui cette dynamique ne suffira pas à dissiper la menace que représente un chômage des jeunes trop massif. Il a invité les autorités à aller plus loin dans la diversification de l’économie, trop centrée sur les hydrocarbures et à propulser des secteurs générateurs d’emplois à l’abri des fluctuations des cours du brut…

Pourtant en septembre 2016, l’Office national des statistiques (ONS) avait estimé à 10,5%, le taux de chômage en Algérie, en recul en comparaison avec les 11,2% de 2015. Mais cette petite embellie, d’après le FMI, devrait être freinée par une hausse du PIB qui ne serait que de 2,9% en 2017, contre 3,6% en 2016….

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Le secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR), Lotfi Mraihi a affirmé que son parti participera aux prochaines élections municipales. Il présentera, à l’occasion un programme axé sur la réforme de l’économie et le renforcement de la culture au plan local, régional et national.
Dans une déclaration, dimanche, à l’Agence TAP, à l’occasion de la réunion du Comité central du parti, dans la capitale, Mraihi considère que l’UPR est le seul parti sur la scène politique qui combat le système des lobbies et qui préconise le protectionnisme économique.
Il a rappelé le rôle du parti dans le dévoilement de plusieurs affaires de corruption à l’instar des stents et de l’anesthésiant périmés.
Selon le secrétaire général du parti, l’économie tunisienne continue à être entre les mains des mêmes lobbies de l’ancien régime.
Mraihi estime par ailleurs que le paysage politique n’a pas changé après 2011, affirmant que son parti qui continue à être marginalisé par les « médias publics infiltrés » se propose comme alternative.
Sur un autre plan, Lotfi Mraihi estime que le ministère de la Culture doit confier désormais l’organisation des festivals à la société civile de manière à mettre en exergue les spécificités culturelles de chaque région.
Créée en avril 201, l’UPR avait intenté 4 procès contre le ministère de la santé publique au sujet des stents et de l’anesthésiant périmés.

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Le sous-directeur des statistiques et  de l’information économique auprès du ministère du Commerce, Abderrahmane Saâdi, a indiqué, que l’économie informelle en Algérie représenterait 45% du Produit national brut (PNB), rapporte algerie-focus.com

Le responsable a cité une enquête réalisé par l’Office nationale des statistiques (ONS) en 2012, dont les conclusions restent, d’après lui, toujours valables. Celui-ci, qui s’exprimait lors de l’atelier consacré au lancement d’une étude sur l’économie informelle, a indiqué que «l’économie informelle employait 1,6 million de personnes en 2001, avant d’augmenter à 3,9 millions de personnes en 2012». Ce qui représente «45,6%  de la main d’œuvre totale non agricole», indique la même source.

Le secteur du commerce et service est le plus touché avec un taux de 45,3%. Il est suivi par celui du BTP avec 37%. En d’autres termes, près de la moitié des travailleurs algériens activent dans l’informel.

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Huit délégations au gouvernorat de Gabès vont bénéficier de la troisième tranche du programme de développement intégré, initié par le ministère du développement et de l’investissement, rapporte l’agence Tap.
Il s’agit des délégations de Gabès-ville, Gabès-sud, Gabès-ouest, Metouia, Ghannouch, Menzel Lahbib, Matmata et Dkhilet Toujane.
Un projet de développement intégré sera réalisé dans chacune de ces délégations, avec un coût de 10 millions de dinars, selon un document sur les composantes du programme.
L’ensemble de ces projets va créer une dynamique économique dans la région, promouvoir l’emploi et renforcer les indicateurs du développement.
Le gouvernorat de Gabès avait déja bénéficié de trois projets intégrés dans le cadre de la première tranche du programme au profit des délégations de Mareth, El Hamma et Nouvelle Matmata.

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Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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