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La Tunisie, première démocratie du monde arabe, est promise à un boom économique sans précédent alors que la nouvelle administration du président élu Donald Trump fait le ménage dans la camarilla des copains de l’ex secrétaire d’Etat Hillary Clinton, estime Capitol Intelligence, leader du renseignement financier pour la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Son rédacteur en chef exécutif et fondateur Peter K. Semler précise que la Tunisie a déblayé la voie vers sa renaissance économique à travers la Conférence internationale pour l’investissement « Tunisie 2020 » en s’assurant des engagements financiers de l’ordre de plus de 8 milliards de dollars pour des projets d’infrastructure publics-privés.

Nonobstant la décision du président Barack Obama d’attribuer à la Tunisie le statut d’allié majeur non-membre de l’OTAN, les États-Unis ont vivement irrité le gouvernement tunisien dirigé par le pro-américain Youssef Chahed en se faisant représenter à la conférence Tunisie 2020 par une insultante délégation de second rang, conduite par un simple secrétaire adjoint au Commerce, Arun Kumar, alors que le secrétaire au Commerce Penny Pritzker et secrétaire d’État John Kerry ont brillé par leur absence, note Capitol Intelligence.

Une grande part des problèmes économiques de la Tunisie peut être imputée à l’ex secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui a utilisé sa familiale « Clinton Global Initiative » pour attribuer les contrats du Département d’Etat aux ONG américaines aux mains de ses fidèles telles que l’Initiative d’investissement pour le Moyen-Orient de l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright, l’« Albright Capital Management », pesant 750 millions de dollars pour les marchés émergents, le cabinet d’avocats « DLA Piper », sous la coupe des Clinton et co-présidé par l’ancien sénateur George Mitchell et l’Institut Aspen ayant partie liée avec le Département d’Etat et financé par le réseau Partenariat Afrique du Nord pour l’opportunité économique (PNB-NAPEO).

Un réseau de personnalités influentes pro-Tunisie

Le ministre tunisien du Commerce et éminent dirigeant du mouvement Ennahdha, Zied Ladhari, a déclaré qu’il est convaincu que les relations étroites de la Tunisie avec les USA ne changeront pas sous la nouvelle administration Donald Trump. Ennadha, un parti conservateur, entretient des liens de profonde amitié avec le président républicain du Comité des forces armées du Sénat, John McCain, avec le président du Comité des affaires étrangères du Sénat, Bob Corker et de nombreux républicains de la Chambre, notamment le président de la Chambre Paul Ryan.

En fait, souligne Capitol Intelligence, les relations avec les républicains du Congrès permettent d’espérer que l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Tunisie pourra être adopté directement par le Congrès dès lors qu’il bénéficie d’un large soutien aussi bien de la part des Républicain que des Démocrates, y compris du membre influent sortant de la Commission des voies et moyens de la Chambre des représentants, le démocrate Sander Levin, qui a travaillé en Tunisie en tant que haut fonctionnaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Il a déclaré à Capitol Intelligence que l’économie tunisienne est trop petite pour représenter une menace pour les entreprises américaines.

Passant en revue la politique en dents de scie de l’administration Obama vis-à-vis de la Tunisie, Capitol Intelligence rappelle le retrait par la secrétaire d’État Hillary Clinton de tout le personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade US à Tunis et la mise mis en garde déconseillant les voyages des citoyens américains suite  à l’attaque contre les locaux de l’ambassade américaine septembre 2012, entraînant la cessation immédiate des activités des entreprises américaines dans le pays à l’exception notable de Honeywell International. Au demeurant, l’interdiction de voyage n’a été levée qu’à la suite de l’audience accordée le 4 avril 2014 par Barack Obama à Mehdi Jomaâ, alors chef du gouvernement.

Trump, approche pragmatique et rationnelle

L’administration Trump devrait adopter une approche pragmatique et rationnelle dans un pays stratégique comme la Tunisie avec la nomination d’un grand pétrolier texan de la trempe du PDG d’ExxonMobil, Rex W. Tillerson comme secrétaire d’État. Tillerson, qui a gravi les échelons pour devenir l’un des grands dirigeants de sociétés pétrolières du monde, est l’un des principaux connaisseurs de l’Afrique du Nord en raison des activités d’Exxon en Libye et en Algérie.

Il est un diplomate chevronné avec une vaste expertise dans la conclusion d’accords avec les dirigeants étrangers sur les droits pétroliers et le partage de production, entretenant de bonnes relations personnelles avec tous ceux qui comptent partout dans le monde.

Tillerson aura à cœur de rompre avec l’ « insondable incompétence » de Hillary Clinton qui a obligé sa « femme de confiance », la présidente de l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), Elizabeth Littlefield, à traîner les pieds pendant près de cinq ans avant d’obtenir une maigre facilité de crédit de 50 millions de dollars pour permettre à la Tunisie d’avoir son McDonald.

Malgré la honteuse absence des Etats-Unis à la conférence «  Tunisie 2020 », les grandes entreprises américaines telles que General Electric , Honeywell International , Delphi Automotive et Caterpillar, développent rapidement leurs entreprises rentables dans le pays et ont commencé ou vont commencer à utiliser Tunis comme une plaque tournante pour le marché de l’ Afrique du Nord et de l’ Ouest avec une population de 350 millions et une croissance moyenne du PIB de l’ ordre de 7%.

Le succès de la conférence Tunisie 2020 peut fournir à des sociétés telles GE, Honeywell, Fedex et géant allemand Siemens, l’opportunité d’investir dans des projets d’infrastructure rentables sans ingérence inutile d’experts non qualifiés, mais ayant des relations politiques et économiques, conclut Capitol Intelligence.

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Dans son roman « Un fils tombé du ciel », l’écrivain chinois Lao She a légué à la postérité une réflexion qui conserve une extraordinaire pertinence un demi-siècle après sa mort : « C’est parfois d’une situation désespérée que jaillit l’espoir ». On se laisserait prendre à la tentation de trouver une affinité           entre cette pensée et l’esprit qui a présidé à l’allocution prononcée samedi par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, à la clôture des débats parlementaires sur la loi de finance 2017. En changeant ce qu’il faut changer, convenons que la situation, sans être désespérée, est difficile, voire très difficile. Et pour un chef du gouvernement qui a une haute opinion de son office, l’essentiel n’est-il pas de se convaincre et surtout de convaincre que l’on peut s’en sortir ? Youssef Chahed a visiblement pris le parti de le faire en affirmant que « le gouvernement ambitionne de voir l’année 2017 être celle de la relance économique et de l’accélération du rythme de croissance, grâce à l’investissement, la production, l’exportation et la création d’opportunités d’emplois pour les jeunes ».

L’architecture mise en place permettra-t-elle d’y arriver ? Le chef du gouvernement y croit dur comme fer, invoquant notamment le retour de la confiance des partenaires de la Tunisie. Oui, mais encore ! Les engagements pris et les promesses prodiguées à tour de bras seront-ils à eux seuls suffisants pour redresser le pays et le remettre sur les rails de la croissance ? Encore une interrogation qui n’est pas près de livrer une piste. D’autant que la littérature des conférences internationales sur l’investissement enseigne qu’il ne faut pas prendre leurs conclusions pour de l’argent comptant. Il n’en reste pas moins que l’engagement plus ou moins ferme pris à Tunis par les bailleurs de fonds, publics, faut-il tenir à le préciser, peut dissiper des doutes quant à sa mise en œuvre.

Autre plaidoyer qui irait dans ce sens, l’arrangement conclu avec l’UGTT au sujet des augmentations salariales. Un obstacle de moins sur la voie tracée par le gouvernement pour se donner les moyens de conduire ses politiques sans accrocs majeurs. Mais ce n’est pas encore le gage crédible que la situation sociale sera indemne de convulsions. Et il n’est pas exclu que d’autres voix suivies de mouvements sur le terrain se fassent entendre pour des « causes » qui ne manqueront pas d’être plaidées, le plus souvent par tempérament syndical.

Des aléas à la pelle

Et puis, la ci-devant controversée loi de finances 2017 ne semble pas avoir vocation à procurer à l’Etat les ressources qu’il escomptait pour redémarrer la machine et mettre de l’ordre dans

ses finances, pour cause de « résistances » âprement conduites, par exemple, par certaines professions libérales, et non des moindres. Le gouvernement arrivera-t-il à atténuer les déficits simples et jumelés pour pouvoir gérer commodément ses finances, payer ses fonctionnaires et investir dans les projets créateurs d’emplois et incitatifs à l’investissement, singulièrement dans les régions de l’intérieur ? Il est à espérer qu’il n’aura pas besoin d’édicter une loi de finances complémentaire, une autre, pour combler les trous. D’autant qu’il va immanquablement devoir réviser ses prévisions et ses hypothèses concernant notamment celles relatives au prix du pétrole, 50 dollars le baril, alors que les pays de l’OPEP viennent de conclure un « accord historique » aux termes duquel ils se sont engagés à diminuer leur production de 558.000 barils par jour, avec son corollaire naturel d’une augmentation des cours mondiaux de l’or noir, qui vont grimper bien au delà des 50 dollars le baril.

Ce ne sont là que quelques uns des aléas que la Tunisie doit s’apprêter à confronter et qui devront grever les ressources que son gouvernement entend mobiliser pour soutenir ses programmes de développement. Il s’y ajoute bien d’autres écueils inhibiteurs. Au point que le ministre du Développement, de l’investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkéfi-et il sait de quoi il parle- a asséné pas plus tard que ce weekend, le constat que voici : – « La situation est compliquée. Il ne faut un big-bang et s’attaquer à la réalisation des grands projets. Les revenus fiscaux sont par terre ! La solution aux caisses sociales est un mix entre trois composants. La privatisation des entreprises publiques est encore un tabou alors qu’elles sont déficitaires. On ne peut pas rester dans le pourrissement. L’administration est bloquée par les lois. La collecte des impôts est très faible».De quoi doucher bien des ambitions !

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Aux antipodes du catéchisme implacablement seriné par le Fonds monétaire international et autres institutions assimilées, fait de « recommandations » , en vérité des ukases auxquels les pays à la peine comme la Tunisie sont sommés de se plier, le think tank Carnegie pour la paix internationale vient de livrer une analyse sans concession mais aussi sans arrière-pensée où il avance des clés de lecture de la situation politique et économique, assorties de quelques préconisations et recettes qui aideraient le pays à se redresser.

Après une inédite période de formation d’un consensus politique, la Tunisie et ses partenaires internationaux ont lancé un nouveau mécanisme de coordination pour stimuler l’investissement à long terme et faciliter la croissance du secteur privé. Cependant, ajoute-t-il, pour que cet effort porte ses fruits, une approche « bottom-up » (de bas en haut) doit être également adoptée pour relever les défis les plus urgents tels que le chômage des jeunes, la corruption, la gouvernance centralisée et la méfiance des citoyens. Cela nécessitera la mise en œuvre de réformes économiques et politiques de portée générale qui démocratisent l’accès au marché, associent les acteurs locaux, et répondent aux besoins de tous les citoyens, en particulier ceux qui sont marginalisés dans les régions intérieures.

De nombreux Tunisiens continuent de se sentir exclus politiquement, socialement et économiquement. Pour eux, la révolution reste inachevée, et l’apologue de la réforme et du progrès a peu de crédit. Pour ces Tunisiens, la révolution n’a pas réussi à venir à bout des énormes inégalités entre les régions côtières et celles de l’intérieur, entre jeunes et vieux, et entre ceux qui sont bien introduits et ceux qui ne disposent pas des réseaux personnels et professionnels nécessaires pour réussir dans un système économique délabré par le népotisme et la corruption. Alors que les partis politiques peuvent travailler ensemble à l’enseigne d’un large consensus pour trouver des solutions économiques aux malheurs de la Tunisie, il existe des signes alarmants que les Tunisiens ont perdu foi en le processus: 95 pour cent des jeunes Tunisiens disent qu’ils ne font pas confiance aux partis politiques.

Remodeler l’Etat

Combler ce fossé entre le gouvernement et les citoyens sera essentiel pour entreprendre des réformes durables et consolider les principes démocratiques qui ont commencé à façonner l’expérience politique tunisienne. Dans la pratique, cela dicte de se doter d’un gouvernement qui soit capable de répondre aux besoins et aux attentes des citoyens tout en œuvrant à remodeler l’Etat et la société de la Tunisie en un ordre plus juste et en prospérité partagée. Le gouvernement tunisien actuel et son prédécesseur ont travaillé avec des partenaires internationaux pour restructurer l’économie grâce à des réformes législatives visant à attirer et à faciliter encore plus les flux d’investissements étrangers. Cette approche aura des avantages mais aussi des effets négatifs potentiels. La question est de savoir si cela est suffisant pour renforcer l’adhésion à l’ordre politique, économique, et social tunisien.

Le succès d’un partenariat pérenne avec les institutions et les gouvernements étrangers visant à assurer le développement politique et économique de la Tunisie ne dépend pas uniquement des mécanismes de coopération ou d’une réforme législative. Il y a une foule de défis ascendants, qui, à défaut d’être relevés conjointement par toutes les parties prenantes, risquent de compromettre la consolidation d’un système politique ayant vocation à répondre aux attentes des citoyens. Ces défis sont nombreux, mais les plus urgents à l’heure actuelle sont l’amélioration du ralliement des citoyens, la lutte contre la corruption et la décentralisation de la gouvernance.

La corruption est remédiable

Il existe de nombreuses façons de circonscrire la corruption où les efforts conjugués du gouvernement et des ses partenaires internationaux peuvent être d’un grand secours. Une façon est d’adopter une loi qui exige la divulgation publique des biens pour les élus de haut niveau, conformément à l’article 11 de la Constitution. Une autre est de travailler à la mise en œuvre d’une plus grande transparence fiscale, ce qui pourrait aider à l’amélioration de la mise en conformité fiscale. Une troisième option consiste à développer le dispositif d’enquêtes et de poursuites judiciaires à l’encontre des fonctionnaires ainsi que les acteurs du secteur privé qui se seront rendus coupables de corruption. De strictes lois appliquées avec vigueur contre le lobbying et le financement politique pourraient aussi réduire les risques de corruption.

Il ne fait aucun doute que les défis de la Tunisie exigent des solutions politiques et économiques bien pensées. Les politiques qui tendent à isoler les solutions économiques des tensions politiques peuvent sembler attrayantes, mais les deux sont intimement liées. S’attaquer au mécontentement politique est la clé du succès à long terme de la réforme économique.

Avoir à l’œil les financements !

Tunisie 2020, la conférence sur l’investissement prévue à Tunis les 29 et 30 novembre, offre un opportunité idoine pour les partenaires internationaux de la Tunisie pour réaffirmer leur soutien en tenant compte des besoins de financement des projets de développement qui soutiendront l’avenir politique et économique de la Tunisie.

L’investissement en Tunisie est aujourd’hui plus nécessaire que jamais, mais compte tenu de la situation politique fragile du pays, la nature de l’’investissement est aussi importante pour le succès que l’investissement lui-même. Dans le même temps, ces investissements peuvent aider à construire quelque chose de concret à la condition que les parties prenantes (gouvernement, parlement, entreprises , syndicats et société civile ) s’engagent à la transparence, aient à l’œil les financements et la passation des marchés, et évitent les conflits d’intérêt.

La route est difficile, mais la Tunisie a un atout unique hérité de sa révolution, qui est la capacité de sa société d’élaborer un consensus et un compromis. Ceci est plus crucial et urgent que jamais, conclut la note de Carnegie élaborée par trois de ses éminents chercheurs.

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Suite à l’annonce de la fermeture du siège social de la CPG

La CONECT considère le projet de la loi de finances 2017, qui sera débattu à partir de demain vendredi, en plènière à l’Assemblée des Représentrants du Peuple « peu audacieux, perpétue l’injustice fiscale et n’introduit pas les réformes nécessaires ».
La confédération des entreprises citoyennes de Tunisie, souligne jeudi dans un communiqué que « les entreprises structurées qui honorent déjà leurs obligations fiscales se trouveront encore, pénalisées à travers l’institution d’un impôt conjoncturel de 7,5%, soit une augmentation de plus du tiers de la charge d’impôt ».
Pour le 2éme syndicat patronal du pays, « si le projet de loi de finances 2017, revêt une importance particulière du fait de la situation difficile que connait le pays, les mesures prévues par dans sa version actuelle, ne peuvent répondre aux défis de l’économie nationale et résoudre le déséquilibre financier et budgétaire de l’Etat ».
Et de rappeler « que la solution appropriée ne consiste nullement, à augmenter la pression fiscale mais plutôt à mettre en place les mesures adéquates de lutte contre l’évasion fiscale et le commerce parallèle qui atteint des proportions inquiétantes dépassant 50% de l’activité économique dans le pays. De telles mesures peuvent avoir des effets rapides et sensibles sur les recettes de l’Etat ».
« La rationalisation des dépenses de l’Etat notamment au niveau des salaires du secteur public est d’une urgence absolue pour assurer les équilibres globaux et dégager des ressources plus conséquentes pour les projets de développement et pour la création d’emplois ».
« Des solutions radicales et appropriées doivent être prises pour les entreprises publiques qui constituent un lourd fardeau pour la communauté nationale et ce par la cession à travers la bourse. Ainsi, la cession des entreprises confisquées devient nécessaire afin d’assurer leur viabilité et leur pérennité. Au delà de leurs retombées économiques et sociales, ces mesures permettraient à l’Etat de dégager d’importantes recettes et de limiter ainsi le recours systématique à l’endettement ».
Pour la CONECT « la relance de l’investissement et des exportations et la mise en œuvre de plans appropriés de sauvetage et de restructuration des secteurs stratégiques de l’économie à l’instar du textile, du tourisme et de l’artisanat doivent constituer les premières priorités économiques du pays. Il y a nécessité de lancer des fonds régionaux d’investissement et de consolider l’accompagnement des jeunes promoteurs au niveau du financement et des procédures administratives ».
Et de conclure « la relance économique, la lutte contre l’économie parallèle et le respect rigoureux de la loi constituent les vrais remèdes aux déséquilibres budgétaires et financiers du pays et non l’augmentation de la pression fiscale ».

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Le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) réuni mercredi 28 septembre 2016 à Tunis a noté que la situation économique au plan national ainsi que les équilibres financiers continuent à faire face à de fortes pressions malgré les signes d’une amélioration relative au niveau des secteurs des industries manufacturières et des services, indique un communiqué.

La BCT a également noté le maintien de l’inflation à un niveau acceptable et ce, selon les données disponibles à fin août de l’année en cours.

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La Tunisie organisera les 29 et 30 novembre prochain la conférence internationale sur l’investissement. Il s’agit de la deuxième de ce genre en Tunisie, après celle de 2014 avec le gouvernement de Mehdi Jomâa sous le thème « Investir en Tunisie, start-up democracy ».

Dénommée « Tunisia 2020 », cette rencontre va rassembler des chefs d’Etats, d’importantes institutions internationales, des opérateurs privés et des fonds d’investissement tunisiens et étrangers. Chiffre à l’appui, elle accueillera en fait 70 pays, 150 personnalités influentes et plus de 1500 participants.

Venant suite à une campagne de promotion lancée par le gouvernement tunisien en juin dernier et qui a visé les investisseurs et les partenaires du pays à travers le monde, cet évènement incontournable a pour but de redorer l’image de la Tunisie.

« Notre objectif est de faire l’exhibition des atouts de la seconde République », a dit Mourad Fradi, co-commissaire général de la Conférence internationale pour l’Investissement lors d’un point de presse organisé ce jeudi 15 septembre 2016. Il a fait savoir que la réalisation de cet objectif passerait également par la mise en valeur du plan de développement 2016-2020.

Un plan ambitieux au service du développement

«  La communauté internationale doit s’informer davantage sur les ambitions dudit plan, le programme des réformes du gouvernement tunisien », a indiqué de son côté le DG de la FIPA, Khalil Laabidi.

Ce plan, rappelle-t-il, vise à accroitre l’attractivité de l’économie afin de renforcer le rôle moteur du secteur privé dans la croissance et favoriser les investisseurs nationaux et internationaux..

Selon les prévisions du gouvernement, ce plan stratégique permettra d’accélérer la croissance et de créer 400 mille emplois tout au long de ce quinquennat, ce qui  aura pour effet de réduire le taux de chômage à moins de 12% et celui de la pauvreté extrême à 2% à l’horizon 2020 contre 4.6% actuellement.

Ce plan dont la mise en œuvre exige la mobilisation de 60 milliards de dollars d’investissements s’articule sur cinq axes prioritaires. D’abord la bonne gouvernance, la réforme de l’administration et la lutte contre la corruption. Le deuxième axe a trait à la transition d’une économie à faible cout à un hub économique, alors que le troisième touche le développement humain et l’inclusion sociale. Pour les derniers axes, ils visent la concrétisation des ambitions des régions et l’instauration d’une économie verte.

C’est pour cette raison que des fonds importants ont été mobilisés pour la promotion de ce plan, dont fait partie l’organisation de la conférence internationale « Tunisia 2020 ». A cet effet, 4.5 millions de dinars ont été mobilisés par un consortium composé de la banque d’affaires française Arjil & Associés, du bureau d’études tunisien COMETE Engineering et du groupe de médias et événementiel Jeune Afrique. Ce dernier est retenu par la République tunisienne pour conduire les opérations de promotion du Plan de Développement 2016 – 2020.

Le rythme de l’investissement révisé à la hausse !

L’organisation de cet évènement intervient à un moment opportun où le pays a encore besoin de tout type d’investissement (public, privé et étranger) pour pouvoir relever les défis rencontrés.

C’est important dans la mesure où les attentes du gouvernement sont très fortes par rapport à ce plan. En fait, le rythme de l’investissement sera porté à environ 4% au cours de cette période, passant de 19.4% actuellement à 24% à l’horizon 2020, a précisé Khalil Laabidi. Et d’ajouter : « Notre objectif est de passer d’une enveloppe d’investissement public-privé de l’ordre de 80 milliards de dinars à 120 milliards de dinars, ce qui permettra par la suite d’augmenter les proportions d’investissement des deux secteurs, respectivement 60 et 40%, et de les porter à 50% chacun ».

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La coopération bilatérale, en particulier dans les domaines sécuritaire et économique ont été au centre d’un entretien mardi entre le ministre des Affaires étrangères Khémaies Jhinaoui et l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique à Tunis .
Les deux parties ont évoqué la participation de la Tunisie au Forum d’Affaires Etats-Unis-Afrique qui aura lieu le 21 septembre 2016.
« Un rendez-vous qui offrira une occasion propice pour faire connaitre le climat de l’investissement en Tunisie et les réformes déstinées à impulser le dévelopement économique et à inciter l’investissement étranger dans les régions intérieures, en particulier dans le cadre du plan 2016/2020 », indique un communiqué du département.
Le minitre a exprimé la satisfaction du soutien continu apporté par les USA dans divers domaines. « la participation américaine à la conférence sur l’investissement prévue les 29 et 30 novembre 2016 par une délégation de haut niveau représentant les secteurs public et privé est de nature à contribuer à la réussite de ces assises », a-t-il relevé.
Cité dans le communiqué, Jhinaoui s’est félicité du niveau atteint atteint par la coopération entre les deux pays en matière de lutte contre le terrorisme et de contrôle des frontières.
De son coté, l’ambassadeur américain a affirmé l’engagement de son pays à continuer à soutenir l’expérience démocratique en Tunisie et à développer les domaines de la coopération bilatérale et multilatérale. Il a souligné la doisposition des USA à aider la Tunisie à promouvoir son économie, à réaliser le développement dans les régions intérieures et à réduire le taux de chômage.

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« Une salle d’opérations sera créée au sein du ministère du commerce pour assurer le suivi des opérations de contrôle et d’approvisionnement, outre les prix dans les différentes régions », a annoncé, vendredi, le ministre du commerce Mohsen Hassen.

Dans une déclaration à la correspondante de TAP, en marge de la rencontre périodique des agents de contrôle économique, organisée à Hammamet, le ministre a souligné que « cette salle d’opération assurera la coordination entre les différents agents de contrôle économique et interviendra pour les protéger lors de l’exercice de leurs missions ».

Le ministre a, par ailleurs, fait savoir qu’une équipe nationale de contrôle économique sera opérationnelle au cours du mois de Ramadan. Cette équipe sera chargée du contrôle des produits alimentaires, notamment, les produits subventionnés.

Pour sa part, le directeur général de la concurrence et des enquêtes économiques Mohamed El Iifa, a précisé que le ministère du commerce a mis en place un programme spécifique de contrôle pour le mois de Ramadan.

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Une table ronde économique tunio-suisse a eu lieu vendredi à Berne, en présence de hauts responsables tunisiens et suisses, d’acteurs économiques et d’hommes d’affaires des deux pays.
Coprésidée par le président de la République Béji Caïd Essebsi et le président de la Confédération suisse, Johann Schneider-Ammann, cette rencontre a offert l’occasion d’examiner les opportunités d’investissements en Tunisie. Selon le ministre du développement, de la coopération internationale et de l’investissement, Yassine Ibrahim qui était présent à cette table ronde, la rencontre a permis de passer en revue l’ensemble des réformes engagées par la Tunisie pour promouvoir les investissements et de dresser les opportunités d’investissement qui s’offrent aux entreprises suisses.
Un symposium de haut niveau aura lieu au deuxième semestre de 2016 sur la formation professionnelle, a appris l’envoyé de l’agence TAP en Suisse auprès du service d’information et de la communication de la présidence de la République. Organisée dans le cadre du groupe d’amitié Suisse-Tunisie, cette première manifestation de haut niveau sera consacrée à un sujet aussi important que la formation professionnelle et les perspectives de la réforme de ce secteur.

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