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Les effets immédiats du référendum relatif à la sortie du Royaume-Uni  de l’Union Européenne sur les notes souveraines des pays du Moyen-Orient & Afrique  (MEA) semblent limités, selon l’agence de notation Fitch.

Les effets à court terme pourraient être induits par la  volatilité des marchés, alors  qu’un ralentissement de la croissance britannique et européenne pourrait peser sur les économies des pays  MEA sur lesquelles les tensions sont déjà accrues (10 sur 29 souverains notés dans la région sont sous perspective négative).

La Tunisie, à l’instar des pays de l’Afrique du Nord, risque d’être affectée par le ralentissement dans la zone Euro en termes d’exportations lesquelles s’élèvent à 21%.

La Tunisie, le Maroc et l’Egypte ont également une exposition importante au Royaume-Uni via le tourisme, relève Fitch qui rappelle que la Tunisie et l’Egypte se ressentent déjà d’importants effets négatifs dus aux attentats terroristes.

Le  Brexit a également entraîné une appréciation du dollar américain vis-à-vis de la plupart des monnaies des marchés émergents, ce qui va ajouter à la charge de la dette et au  service de la dette des pays dont les emprunts sont libellés en dollar. Cela signifie une certaine appréciation supplémentaire des taux de change et une perte de compétitivité ajoutant potentiellement aux déséquilibres macroéconomiques.

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« Si la crise de la CNSS et la CNRPS persistait , elle  aurait certainement des effets sur la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) », a affirmé mardi le chargé de la communication au sein de la caisse, Younes Ben Nejma.

A vrai dire, pour l’étape actuelle, on est encore loin de parler rigoureusement de crise, mais il n’empêche que la Cnam se trouve face à un problème de liquidité, a-t-il  précisé  dans une interview accordée à  Africanmanager,  faisant savoir que  cette crise a par ailleurs provoqué un petit retard au niveau des engagements de la caisse envers  ses affiliés dont le nombre a atteint 3.2 millions en 2015.

Pour lui, cette crise ne devrait pas continuer dans la mesure que la CNRPS et la CNSS sont en train de payer les pensions aux retraités.

Comment mettre fin à l’hémorragie !

Mais comment faire ? La Cnam par la voix de son chargé de communication a souligné la nécessité de trouver les solutions adéquates pour mettre fin à cette hémorragie et pour endiguer la crise. Ceci alors que le ministère des Affaires sociales a lancé un cri d’alarme sur la situation de ces deux caisses. En effet, le déficit des caisses sociales a atteint des proportions alarmantes.

En termes de chiffres,  le déficit de la CNRPS était de  199 MD en 2013 pour grimper à  285  MD en 2014. Pour 2015, les prévisions tablent sur un déficit de 431 MD et  528 MD en 2016, selon la loi de finances 2016. Ainsi les cotisations des employés et des employeurs ne seront plus suffisantes pour assurer l’équilibre de cette caisse. Pis, la caisse a dépensé 426 MD et doit mobiliser 310MD pour verser les retraites à temps et pour couvrir le déficit de l’année écoulée. Les dettes non honorées par les institutions en difficulté ont par conséquent atteint 196 MD.

La situation est semblable pour la CNSS. Le déficit s’est creusé d’année en année pour atteindre au cours de trois dernières années, 1,100 milliard de dinars et les estimations tablent sur un déficit de 600 millions de dinars en 2016.

Pour plusieurs experts, une telle situation périlleuse nécessite une intervention d’urgence pour sauver ces deux caisses d’un déficit considérable qui risque de se traduire en une incapacité à assurer la couverture sociale des affiliés de deux caisses.

C’est important aussi dans la mesure où cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Car les discussions sur la réforme des caisses sociales ont commencé voici  15 ans alors que la Tunisie connaissait déjà une révolution démographique.

Les solutions ne manquent pas, mais c’est vraiment un chantier à entamer, à condition qu’une réelle concertation entre les partenaires sociaux soit garantie. Or, il semble difficile de réaliser cet objectif surtout que la question de la retraite est en passe de se transformer en une nouvelle pomme de discorde entre le gouvernement et l’UGTT.

Considérée comme l’une de solution pour pallier à la crise de deux caisses sociales, l’augmentation de l’âge de retraite  est rejetée par la centrale syndicale au motif qu’il ne s’agit pas d’une solution miracle pour changer la donne.

La Cnam attachée au contrôle !

En dépit de cette situation préoccupante, le responsable de la Cnam a tenu à assurer que la caisse n’épargne aucun effort pour adapter les besoins de santé  aux législations tunisiennes. De même,  une attention particulière est attachée à de  nouvelles mesures pour juguler les dérives constatées ces derniers temps à commencer par les pratiques d’escroquerie.

C’est pour cette raison que des mécanismes de contrôle ont été mis en place,  ce qui a permis de détecter plusieurs cas de fraude, a ajouté Younes Ben Nejma précisant que 100 dossiers ont été déférés à la justice.

D’après lui, les escrocs utilisent souvent les mêmes techniques à savoir les fausses factures ou encore les factures falsifiées (montants gonflés, soins modifiés).

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L’Union tunisienne de l’Agriculture et de la pêche (UTAP) a fait part, samedi, lors d’un débat, de son inquiétude concernant les effets pervers de l’Accord de Libre- Echange Complet et Approfondi (ALECA) avec l’Union Européenne sur le secteur agricole tunisien. La partie européenne aspire, à travers cet accord, à un démantèlement des tarifs douaniers sur tous les produits échangés y compris ceux de l’agriculture, ont rappelé les intervenants. La Tunisie veut, de son côté, fixer une liste de produits qui ne feront pas l’objet de la libéralisation totale afin de protéger l’agriculture tunisienne, pas encore prête à la concurrence européenne.

D’après des statistiques de l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE), 75% des exploitations agricoles sont de petite taille (10ha par exploitant) et 80% des éleveurs tunisiens sont des petits éleveurs (3 vaches par éleveur), alors qu’en France, la taille moyenne de l’exploitation est de 50 ha et 50 vaches pour chaque agriculteur. Autre disparité, celle des subventions. La Tunisie consacre 350 MD (près de 160 millions d’euros) à plus de 517 mille agriculteurs, alors que la France mobilise 8 millions d’euros pour un nombre similaire d’agriculteurs.

 » Il ya, d’un côté, une agriculture efficace et de l’autre une agriculture non-modernisée caractérisée par une moyenne d’âge élevé et un niveau de compétitivité d’agriculteurs faible « , a commenté Amor Béhi, vice-président de l’UTAP. La libéralisation des échanges des produits agricoles sera dans ce cas  » catastrophique  » pour les agriculteurs tunisiens et du coup sur le tissu rural dans les zones rurales, ont jugé des intervenants à ce débat.

Encore, selon les résultats d’une récente étude réalisée par l’IACE, le secteur agricole tunisien doit, pour supporter les effets de cette ouverture, augmenter ses exportations de 8% par an, et ce, à travers l’augmentation du total de la superficie des terres arables de 19%à 25% (soit l’équivalent de 0,26 ha par habitant à 0,28 ha par habitant). Sa productivité doit s’accroitre de 5% annuellement, le taux de la valeur ajoutée du secteur doit atteindre 13% contre 10,8% avec une réduction des taxes douanières de 12% contre 14,22%.

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