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En absence d’une réelle volonté politique

En absence d’une réelle volonté politique, l’avenir des entreprises confisquées après le 14 janvier 2011 à des parents et proches de l’ancien président Ben Ali et de son épouse Leila Trabelsi, demeure incertain.

Certes, on ne sait pas encore quel sort sera réservé à chaque entreprise confisquée, mais force est de constater que la situation de ces entreprises n’a pas cessé de susciter l’intérêt des acteurs économiques vu la perte de valeur affichée et les problèmes qui semblent difficiles à évaluer même à long terme.

C’est le cas de l’Ecole Internationale de Carthage (EIC), qui, jusqu’au 14 janvier 2011, était la propriété de Leïla Ben Ali, puis placée sous la tutelle du ministère tunisien de l’Education.

Ouvert en 2007, cet établissement compte environ 50 enseignants français détachés du ministère Français de l’Education nationale, en charge de 1200 élèves. Les personnels revendiquent

Les personnels de l’Ecole Internationale de Carthage expliquent, dans une lettre dont une copie a été envoyée à Africanmanager, les raisons de leur colère induite par la situation qui est actuellement celle de l’école.

Selon cette lettre, les problèmes, à ce jour, tournent autour la régularisation de leur situation à travers la titularisation et l’augmentation des salaires.

« Nous dénonçons l’attitude du gouvernement et celle de l’administrateur judiciaire, lesquels ignorent superbement nos revendications. Nous n’avons plus la force pour supporter toutes les formes d’indifférence à notre égard, d’autant moins que l’école enregistre une progression en termes des chiffres, et ce malgré la conjoncture délicate qui prévaut dans le pays, depuis l’avènement de la révolution », affirme l’un des employés, dans une déclaration à Africanmanager.

Partageant les mêmes propos, un sien collègue reproche aux responsables de ladite école de traîner les pieds et de ne pas répondre aux demandes du personnel. « On n’a pas voulu répondre par des sit-ins, qui perturberaient sans doute le déroulement du travail. On a redoublé d‘ effort pour maintenir le rythme habituel. Notre déception est très grande face à l’insouciance de l’administration», souligne-t-il.

Au fil des jours, les agents dont le nombre s’élève à plus 300 se sont aperçus qu’il y avait des abus ou même des actes de corruption. Selon des témoins, ceux qui ont été nommés par Leila Ben Ali, aux postes-clés de l’établissement continuent de bénéficier de salaires mirobolants et de nombreux avantages. Pis, les repas d’un certain nombre du clan des Trabelsi incarcérés dans les prisons de Mornaguia et de la Manouba sont à la charge de l’Ecole Internationale de Carthage, nous affirme une source dans cet établissement, préférant garder l’anonymat. D’après cette source, rien n’a changé. L’administration suit le même système que celui de Leila Ben Ali.

Face à cette situation révoltante, les employés soulignent l’urgence de trouver des solutions qui répondent à leurs revendications légitimes et revendiquent l’application de l’accord, dernièrement signé, relatif à l’augmentation de 6% des salaires dans les secteurs public et privé.

Quel est le sort aujourd’hui ?

En absence d’une stratégie pour la gestion et la structuration des entreprises confisquées, comme c’est le cas de l’Ecole Internationale de Carthage (EIC), le gouvernement est appelé à intervenir dans les meilleurs délais pour y faire face.

L’essentiel, actuellement, est de prendre une décision d’essence politique afin d’assurer la continuité de l’établissement ainsi que des entreprises confisquées.

Pour rappel, ces entreprises assurent actuellement plus de 15 mille emplois directs et génèrent des avoirs estimés à plus de 5 milliards de dinars, sachant que leurs engagements envers les banques ne dépassent pas 3 milliards de dinars.

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