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Une autre voix s’est jointe au concert de ceux qui estiment que les élections ne pourront pas avoir lieu

Une autre voix s’est jointe au concert de ceux qui estiment que les élections ne pourront pas avoir lieu, en cette année 2013. La dernière en dante est celle du professeur de droit constitutionnel Kaïs Saïed qui déclarén ce jeudi 23 mai, sur Shems fm, qu’il sera très difficile d’organiser ce scrutin, en n 2013, en raison de la situation dans le pays et des contraintes juridiques.

Il a expliqué que le texte fondamental n’a pas valeur de projet de Constitution, et que le comité de coordination et de rédaction à l’Assemblée nationale constituante n’a pas achevé la préparation du dernier projet de Constitution.

D’après lui, certains députés ont émis des réserves quant à la loi électorale à propos de laquelle un consensus a été trouvé dans le cadre du dialogue national au palais Dar Dhiafa.

La décision du tribunal administratif de geler les activités de la commission de tri des candidatures pour l’instance électorale est un autre facteur susceptible de retarder le processus électoral, ajoute-t-il, appelant à ce que les recours soient examinés dans un délai maximal d’un mois.

Quant à la situation du pays, Kaïs Saïed a souligné que de nouveaux évènements pourraient survenir et retarder le processus. Il n’a pas l’organisation d’un référendum sur la Constitution.

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Les électeurs tunisiens ont voté à 41,7 % pour le parti islamiste d’Ennahdha qui prend ainsi sa revanche sur un régime, celui de Ben Ali, qui l’avait éparpillée entre l’étranger et les prisons. De l’aveu même de ses dirigeants lors de leur dernière conférence de presse, Ennahdha ne représente cependant que 1,5 millions des 7,5 millions d’électeurs et des 11 millions d’habitants. Et si l’on croit de précédentes déclarations d’Ennahdha lorsqu’on lui posait la question sur ses finances, s’attribuant 1 million d’adhérents. Loin de vouloir remettre en cause les résultats des élections de la Constituante, mais par simple déduction mathématique et par extrapolation, on en retient donc que seuls 45 % de ceux qui sont en âge de voter l’ont fait, que la majorité d’Ennahdha est très relative surtout si on la comparait aux 11 millions des Tunisiens et enfin, que ce parti islamiste n’a, en fait,  convaincu que 500 mille votants dans toute la République et que plus de 30 % des votants ne seront pas représentés dans la Constituante.
Quelque part, cela contribue à relativiser la «claque» reçue par toute la société tunisienne et redonne l’espoir d’un pouvoir laïc en Tunisie et de forces politiques, plus équilibrées et réellement représentatives de la population. La marge pour «mieux faire», pour la population tunisienne et ses  partis politiques après remise en question et en cause, existe donc encore.

Petit à petit, avec de petites phrases égrenées au fil des déclarations des différents membres du parti Ennahdha, se profilent quelques traits de ce que sera la Tunisie de l’après Ben Ali. On retiendra ce «Nous avons signé et nous allons honorer notre signature» de Rached Ghannouchi lors de sa conférence de presse de vendredi, à propos de la durée d’une année du mandat de la Constituante. On retiendra aussi ce «Pourquoi pas» de Hammadi Jbali, mercredi 26 octobre 2011 sur la TV nationale, à propos du référendum pour la Constitution.

On pourrait ainsi comprendre que le parti de la nouvelle majorité a enfin décidé de ne pas s’arrêter à l’entêtement du CPR de Moncef Marzouki, à inscrire la nouvelle Constituante dans la durée, lorsqu’il revendiquait «trois années au moins». On comprendra aussi qu’Ennahdha accepte enfin le principe de soumettre son projet de Constituante au vote populaire du référendum, ce texte étant un texte constitutif et non de simple gestion et qui devra gérer la vie politique tunisienne pour des décennies.

Tout ceci dit, si nous avons ainsi bien compris, la nouvelle période de transition [même avec les travers dans lesquels semble tomber, volontairement ou non Ennahdha], ces élections ne seraient pas une si mauvaise chose.

Les élections du 23 octobre 2011 pourraient ainsi ne représenter qu’un entraînement, une répétition grandeur nature, pour celles qui détermineront vraiment le nouveau régime que voudra le Tunisien, le nouveau parlement que voudra, réellement, le Tunisien dans sa diversité et le nouveau président de sa République. Dans une année ainsi, les Tunisiens seront à nouveau appelés à voter et à choisir leurs représentants dans le Parlement et peut-être aussi à élire ses élus locaux, en dehors de la confusion entre Constituante et pouvoir, mais sur la base de programmes réels.

Deux hics cependant. D’abord, cette question du référendum qui n’a pas été définitivement réglée. Le Président de la haute instance de la révolution, Iyadh Ben Achour, n’était pas, samedi sur Hannibal TV, d’accord sur le référendum, oubliant que les élections du 23 octobre avaient trompé l’électeur sur sa finalité qui n’était QUE la constituante, mais sur des programmes politiques et économiques de gouvernement. Ennahdha a dit son mot sur SA constitution et sa vision n’est que celle de 45 % des votants et encore moins de la population. Ensuite, le souvenir qu’Ennahdha n’a jamais été d’accord sur le «Pacte républicain» que lui proposait, il y a quelques mois, la Haute instance de protection des objectifs de la révolution. Cela jette encore un voile de soupçon sur ses réels objectifs et ainsi sur les réelles perspectives qu’elle voudrait dessiner pour la Tunisie dont elle a pris le pouvoir par une courte majorité.

K. Boumiza

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Les bureaux de vote à l’école primaire Ibn Abi Thiaf  et à l’école primaire rue de la Municipalité à La Manouba  ont  connu ce matin,  23 octobre 2011, une grande affluence d’électeurs (jeunes, âgés, femmes, hommes)  depuis les premières heures de l’ouverture des bureaux de vote.

Nous avons  également remarqué  parmi eux la participation d’environ  35  personnes âgées de la maison de retraite de la Manouba qui  se sont dirigés, dès les premières heures de ce dimanche, vers les bureaux de vote pour élire leurs représentants à l’Assemblée constituante.

Les femmes se sont levées tôt pour accomplir leur devoir, ce dimanche. A l’école primaire, rue de la Municipalité, on entendait des youyous matinaux à la sortie des bureaux de vote. La femme tunisienne, tout en étant moderne, garde aussi un brin de tradition qui a donné à ces élections une ambiance de fête.
Il y avait des femmes issues de tous les milieux et de toutes les couches sociales ce matin-là. Mais elle étaient toutes unies par la volonté de porter leurs voix au chapitre politique d’un pays qui a choisi de leur accorder une place privilégiée en matière de droits et de présence effective dans la vie sociale, économique et politique.

N.B.T

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Dans le cadre de la conservation de l’état de stabilité sécuritaire que vit le pays, actuellement, grâce aux efforts déployés par les forces de l’ordre et les citoyens, le ministère de l’Intérieur rappelle, que pour assurer un bon déroulement des élections de l’Assemblée Constituante du 23 octobre 2011, tout rassemblement ou protestations non autorisées, sont interdits sur l’ensemble du territoire national.

Le ministère, appelle tous les Tunisiens à ne pas s’emporter derrière les rumeurs qui ne visent que perturber les citoyens durant cette période des élections, des rumeurs telles que l’affirmation qu’un recours au couvre-feu ou à d’autres mesures exceptionnelles seraient indispensables, au vu de la situation sécuritaire stable que connaît le pays actuellement.

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Jamais, dans leur histoire, les Tunisiens n’ont eu à faire face à une échéance aussi cruciale que celle de l’élection de la Constituante, le 23 octobre. Au sortir d’un régime autocratique renvoyant à des années de plomb, synonyme de répression et d’exactions exercées sur les modes les plus variés, et en proie à des tourments économiques dont le chômage est l’expression la plus pénible, les Tunisiens ont ostensiblement soif de liberté. Et cette liberté, ils la veulent sans nuances, adamantine et inconfiscable. Des ressorts dont les prochains et nouveaux dirigeants du pays se doivent de placer au cœur du régime qu’ils proposeront au peuple en termes de valeurs et de mécanismes les portant.

Pour autant, y a-t-il un parti qui s’y prête, mieux, qui affiche la sincère volonté d’incarner des aspirations longtemps réprimées et qui doivent désormais composer la plateforme politique sur les fondements de laquelle le pays sera gouverné, loin de toutes références idéologiques ou partisanes ? C’est à cette question essentielle que les candidats, tous les candidats au scrutin du 23 octobre se doivent de répondre, et pas uniquement par des discours, le plus souvent enflammés et truffés de promesses.

Manifestement, les 111 formations politiques -pas moins- qui postulent à la Constituante et à la députation qui s’y attache, ont bien du mal à s’ériger en dépositaires de la conscience nationale, soit parce qu’ils en ont pas les attributs, soit parce que les électeurs ne leur reconnaissent pas le crédit ou la visibilité qui les fondent à remplir cet office. Il y a là comme une illusion d’optique à laquelle l’électorat ne semble pas vouloir se laisser aller. Et cela se comprend, d’autant mieux que le Tunisien, instruit des expériences du passé, singulièrement des « vertueuses » déclarations d’intentions dont il a été gavé, un certain 7 novembre 1987, a bien des raisons de prendre soin de ne pas retomber dans les travers qui s’en sont suivis et qui ont pris en otage la destinée nationale , 23 ans durant.
C’est que la Tunisie se garde désormais de faire un sot dans l’inconnu sous la férule de  gouvernants potentiels qui ne le sont pas moins. De tous les partis politiques qui sollicitent ses suffrages, avec insistance et par moments, en le harcelant, l’électorat se trouve tenu d’en choisir 217 représentants dont la majorité sera issue du mouvement Ennahdha, comme le laissent penser les sondages d’opinion  et l’affirme la direction de ce parti islamiste.

Il faut dire que ce dernier, qui se signale par une organisation bien structurée et une  implantation territoriale sans égale, serait en meilleure posture  que ses concurrents pour faire la pluie et le beau temps dans la prochaine assemblée, sans pour autant être en mesure de rassurer sur la suite des événements. Des craintes, des doutes et même de vives appréhensions  se manifestent çà et là, singulièrement parmi les femmes et les jeunes, les premières déterminées  à défendre bec et ongles les acquis réalisés à leur bénéfice, les seconds incrédules quant aux « meilleurs lendemains » qu’on leur fait miroiter.

Mai il y a pire, les « Nahdhaouis » sont soupçonnés de tenir un double langage et de dissimuler de intentions qui se révéleraient au grand jour une fois au pouvoir, soutient-on. D’autant qu’il devrait revenir  mathématiquement à ce mouvement d’écrire la constitution de la seconde république, ou du moins à en esquisser l’ossature. Serait-on gouverné par un régime théocratique dans ses grandes lignes, la liberté de croyance serait-elle rangée au magasin des accessoires, aurait-on un autre modèle de société qui ne concorde pas ou si peu  avec les références majeures qui sont celles de la Tunisie moderne, les Salafistes auront-ils droit de cité et les coudées franches pour imposer, par la force , si nécessaire , la rigueur islamique, enfin, plus prosaïquement, les femmes  seraient-elles obligées de porter le voile et autres accoutrements qu’elles récusent ? Voilà le composé des tourments qui agitent bien des Tunisiens et auxquels le mouvement Ennahdha répond par un revers de main, affirmant, en revanche, avec la dernière énergie, qu’il n’en sera rien et qu’il sera le fer de lance d’une modernité adaptée à la réalité tunisienne sans changer un iota aux acquis alignés par la Tunisie depuis l’Indépendance.

En attendant que la réalité des uns et des autres se révèle au grand jour, il est dans l’ordre de la chose politique que rien n’est acquis d’avance et que le pouvoir a ses ressorts et pour tout dire ses contradictions que les convictions de demain  ne sont pas toujours celles que l’on proclamait hier. Ce mode d’opérer n’est  pas propre à la Tunisie qui, plus est, est en train de découvrir les délices de la liberté et de la démocratie, mais une tare rédhibitoire quasi universelle.
Le fait est  que les nouveaux dirigeants du pays seront rigoureusement jugés à l’aune de ce qu’ils auront fait pour la nation et surtout à celle de leur capacité à tenir leurs promesses et à ne pas décevoir les attentes et les espoirs placés en eux.

Enfin et surtout, il est dans les ressources du peuple tunisien, et il en a administré la preuve tout au long de la campagne électorale, de  cultiver la paix dans la cité, de tenir fermement à son identité et de n’aspirer qu’à ce qu’il regarde comme bon  et honnête. Pour le reste, il faudra attendre le 23 octobre et au-delà !

Mohamed Lahmar
 

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