Tags Posts tagged with "élections,  "

élections,  

par -

L’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) va élaborer une nouvelle charte de travail, a annoncé samedi Lamia Zarghouni, membre de l’Instance.
Selon elle,  » cette charte sera discutée lors de la réunion du Conseil de l’ISIE prévue lundi prochain « .
«  Ce document devrait régir les rapports entre les membres de l’Instance d’une part et entre ces derniers et l’administration d’autre part « , a-t-elle expliqué à l’agence TAP.
 » La charte ne manquera pas de contribuer à surmonter les entraves au bon fonctionnement de l’Instance « , a-t-elle tenu à souligner.
Elle prévoit l’élaboration d’une application informatique sur le processus électoral partant de l’inscription et le dépôt de candidature jusqu’à la proclamation des résultats, tout en passant par le contrôle de la campagne électorale, a-t-elle ajouté.
D’après Zarghouni, la révision de la décision de fin de détachement de 6 fonctionnaires de l’ISIE sera probablement à l’ordre du jour de la réunion du Conseil.

par -

Le président démissionnaire de l’Instance Supérieur Indépendante des Élections (ISIE), Chafik Sarsar a assuré, dans une déclaration ce vendredi 12 mai 2017, à Shems Fm, qu’il n’y a aucune pression politique exercée sur l’instance. « S’il y’en a eu, je l’aurais dit. » a-t-il ajouté.

Chafik Sarsar a  par ailleurs ajouté qu’il poursuivra son travail jusqu’à ce qu’une solution finale soit trouvée et ce, malgré que plusieurs parties ont demandé aux membres démissionnaires de revenir sur leurs décisions.

Rappelons que Chafik Sarar a récemment présenté sa démission de la présidence de l’ISIE, soulignant que les raisons sont en rapport avec les valeurs démocratiques et non plus avec une majorité ou minorité.

par -

On ne connait pas l’explication du choix du palais des congrès à une heure de pointe, en lieu et place du Palais de Carthage équipé de toute l’infrastructure nécessaire pour une diffusion télévisée en Live et disposant d’une salle cérémoniale imposante. Mais c’est en plein centre de la capitale que Béji Caïed Essebssi a choisi de parler. D’abord en tant que chef de l’Etat et ensuite en tant que président du Conseil national de sécurité.
Deux manières de lire ce discours «à la Bajbouj», c’est-à-dire tout aussi décousu que bien ordonné, ponctué d’anecdotes, comme lorsqu’il en a sympathiquement voulu à Foued Mbazaa (ancien chef d’Etat tunisien) d’avoir insisté pour qu’il occupe le poste de 2ème Premier ministre de l’après-révolution et ponctué de petits rappels historiques. Il n’a d’ailleurs pas dérogé à son habitude de commencer par un verset du Coran, même si au lieu de dire que «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu. Car l’Erreur est destinée à disparaître», c’est l’apocryphe «La Vérité est venue et l’Erreur a disparu, car la Vérité est destinée à disparaître» qu’on a entendu. C’est certes un lapsus linguae, mais à bien analyser la conjoncture générale du pays, il a tapé dans le mille !
La première est celle qu’on a le plus entendue dans la salle où il y avait tout le gouvernement, les anciens chefs de gouvernement, les partis politiques avec à leur tête Rached Ghannouchi, qu’il a une fois pris pour témoin en parlant de manière fugace de leur 1ère rencontre à Paris, et mêmes d’anciens responsables comme l’ancien Premier ministre Rachid Sfar. Selon ce 1er décryptage du discours présidentiel, c’est du «Tout ça pour ça», ou «la montagne a accouché d’une souris». C’est pourtant, à notre sens, ne rien comprendre à la manoeuvre du vieux renard. Avec des insinuations, du dit et du non-dit, BCE en effet était venu avec plein de messages. Les uns pour répondre, les autres pour se défendre.

⦁ L’armée pour protéger les entreprises. La seule décision applaudie

Tout au long du discours (qui a duré près d’une heure), c’est un chef d’Etat au visage grave, presque fermé, encore hanté par les images de ce qui se passe au Sud du pays et les oreilles assourdies par les clameurs des mécontents du gouvernement, qui a parlé. D’une voix calme et décidée, un tantinet menaçant parfois, il n’entrera dans le vif du sujet qu’à la 23ème minute, pour annoncer, ou plutôt redire, la décision déjà annoncée depuis quelques jours par Youssef Chahed, de confier à l’armée nationale la tâche de sécuriser les entrées frontalières du Sud tunisien, des compagnies pétrolières, de toutes les ressources de l’Etat et en général de tout l’appareil de production. Menaçant, il ajoute : «je vous mets en garde. Lorsque l’armée prend une responsabilité, il sera difficile de traiter avec elle». Et d’ajouter, comme s’il désignait les protestataires : «Je vous avertis encore une fois. Nous savons que c’est une décision dangereuse, mais qui doit être prise. Car la première condition de la Démocratie est l’Etat de droit. Et s’il a quelques problèmes, c’est parce que nous, par laxisme, nous n’appliquions pas l’Etat de droit». Une décision fortement applaudie par l’assistance. A l’écran, on voyait surtout un ministre de la Défense content et un ancien chef de gouvernement islamiste, Ali Larayedh, le front ridé et les lèvres en «U» inversé, manifestement pas d’accord.
Une autre décision, celle de «restructurer le ministère de l’intérieur», passera presqu’inaperçue et il n’y reviendra pas lui-même, sauf pour l’expliquer par la fatigue des forces de l’ordre appelées partout et pour tout. BCE n’en avouera pas moins le laxisme de l’Etat, même de sa propre personne, le chef.

⦁ La réconciliation économique en filigrane

Sans vouloir le désigner en tant qu’objet principal de son discours et de toute la mobilisation officielle qui lui a été faite, son projet de loi sur la réconciliation économique a été le sujet qui a hanté tout le discours. Béji Caïed Essebssi défendra, bec et ongles, son projet. Il en parlera, surtout lorsqu’il évoque les manifestations et les protestations qui secouent depuis quelques jours le sud tunisien. Des protestataires dont il dira qu’ils présentent des demandes dont l’objectif final est de mettre l’Etat dans l’embarras, tant ils savent qu’elles sont impossibles à réaliser dans l’immédiat.
«Nous savons que ce n’est pas cela leur objectif», dit-il avec lucidité et clairvoyance des protestataires de Tataouine, dont il a donné lecture d’une lettre qui laisse clairement entendre qu’ils ne s’arrêteront pas, quand bien même toutes leurs demandes seraient satisfaites. Pour BCE, le développement, objet de toutes les demandes, ne viendra que lorsqu’on libèrera l’Administration de toute peur des poursuites, brandies depuis la révolution comme une épée de Damoclès sur sa tête.

Il dira aussi que «la démocratie est en grand danger», en référence à ceux qui menacent de descendre dans la rue pour éviter que le projet de loi passe devant l’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) et d’annoncer la désobéissance civile s’il venait à être adopté. «A tort ou à juste titre, le chef de l’Etat a présenté, dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles, une initiative et c’est à l’ARP, en laquelle nous avons confiance, de voir. Nous avons une Assemblée qui vote les lois et trace la route que nous devons emprunter, après le Chef de l’Etat. Si cela devient objet de suspicion, c’est toute la pyramide constitutionnelle et démocratique qui s’écroulera. Où va-t-on comme ça ?», sermonne-t-il, inquiet et indirectement menaçant, l’assistance du Palais des Congrès.

⦁ Fin de non-recevoir aux demandes de démettre Youssef Chahed

Le 1er sujet qu’il abordera, c’est une réponse à tous ceux qui demandent le départ de Youssef Chahed, prétextant sa défaite, ou des élections anticipée. «Tout le monde doit respecter le jeu démocratique (…). Il y aura des élections prochainement et que chacun s’y prépare (…). Mais lorsqu’on dit que cela suffit et que le gouvernement a failli et qu’on doit entamer un nouveau dialogue, autre que celui qui nous a valu le Prix Nobel de la paix et qui soit en-dehors de l’Exécutif et en-dehors du Législatif», dit-il d’un geste de la main, mimant le dédain de ceux qui le proposent [Ndlr : il évitera de nommer ceux qui sont derrière cette proposition, dont l’UGTT]. Et de reprendre avec un index menaçant et un visage fermé que «cela veut dire que le processus démocratique dans lequel nous nous sommes engagés était faux. Cela je ne l’accepterai pas. Les Tunisiens et tout le monde ne l’accepteront pas».
Une position qui coupe l’herbe sous le pied de tous ceux qui crient au loup, suivie d’un long silence dans la salle. Le public se rattrapera, par de timides applaudissements, lorsque BCE ajoute en guise d’anecdote que si un ami lui a dit que «c’est peut-être cela qui fera revenir la dictature et Halima reviendra à ses anciennes habitudes» et d’affirmer que «de toutes les façons, ne comptez pas sur moi pour aller dans ce sens [Ndlr : remplacer Youssef Chahed]. Laissez ceux que le peuple a choisis travailler».
Des applaudissements qui finissent pas faire réagir le concerné, resté placide, sans le sourire, contrairement à sa ministre de l’Energie. Prenant encore la défense de son poulain, BCE répondra à tous ceux qui demandent de changer tel ou tel ministre que «ce n’est pas raisonnable. C’est de la platitude. Mais je les comprends, car c’est malheureusement tout ce que le bon Dieu nous a donné», dit-il comme par pitié envers ces détracteurs. Aux premiers rangs, on voit sur les écrans Issam Chebbi remettre sa veste en place, Kamel Morjane les doigts sur le menton et Yassine Brahim se frotter les yeux [Ndlr : Ce sont ceux qui ont été filmés à ce moment-là].

Manifestement toujours en colère, BCE parlera avec indignation de la démission de Chafik Sarsar, qui était présent, le visage livide et fermé devant les propos du chef de l’Etat qui s’écriait dans sa direction et sans le nommer : «quelles que soient tes raisons personnelles, elles ne seront jamais plus importantes que les problèmes de la Tunisie».

BCE a dit beaucoup de vérités dans son discours, devant un parterre de politiciens qui persistera probablement dans l’erreur en donnant jusqu’ici la primauté à leurs intérêts propres par rapport à ceux du pays. Sitôt ce discours fini, ses détracteurs ne tarderont pas à faire abstraction de la raison d’Etat et à enterrer toutes les vérités qu’ils ont pourtant applaudies dans un déni complet de tout ce qui n’est pas leurs propres logiques partisanes. Ça nous ramène au lapsus linguae de BCE, qui ne savait peut-être pas à quel point il ne s’était pas tant trompé que ça, même s’il s’agit du Coran.

par -
Le président de l’ISIE

L’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) a pris six décisions réglementaires relatives aux prochaines élections municipales prévues le 17 décembre 2017, a déclaré mardi Chafik Sarsar peu avant l’annonce de sa démission de l’Instance.
Selon Sarsar, ces décisions réglementaires portent sur l’échéancier électoral, l’accréditation des observateurs locaux et étrangers, l’accréditation des représentants des candidats, l’accréditation des journalistes locaux et étrangers, la création des sections régionales de l’ISIE, ainsi que sur la base des données des électeurs et l’inscription sur le fichier électoral.
Lors d’une conférence de presse, Sarsar a également fait état du lancement d’un appel à candidature pour des postes permanents au sein de l’ISIE. Il s’agit des postes de directeur exécutif, de président de l’unité centrale du système informatique, du président de l’unité centrale de communication, du président de l’unité des réseaux et de la sécurité et des membres des sections régionales.
Il a également envisagé des recrutements relatifs au processus électoral qui, a-t-il expliqué, portent sur 1751 agents d’inscription, 500 agents de sensibilisation, 108 agents d’assistance technique et 97 agents destinés à la salle des opérations.
D’après Chafik Sarsar, l’ISIE prévoit aussi le recrutement d’agents de contrôle des campagnes électorales et d’agents de contrôle des bureaux de vote.
Par ailleurs, Sarsar a fait état de certaines difficultés particulièrement en ce qui concerne l’inscription sur le fichier électoral.
 » L’opération d’inscription sur le registre électoral ne peut se dérouler correctement que si les frontières municipales sont strictement délimitées « , a-t-il tenu à préciser.
 » L’opération d’inscription pour les municipales 2017 sera beaucoup plus difficile que celle effectuée pendant les élections de 2014, dans la mesure où cette opération exige l’indication de l’adresse exacte des électeurs « , a-t-il expliqué.
L’Instance a entamé la mise en place d’une commission en charge de l’organisation de l’opération d’inscription électorale et envisagé la réalisation d’un audit externe du registre électorale, a annoncé Sarsar.

par -
La création de la

Dans une déclaration accordée ce mardi à Africanmanager, le président de l’observatoire « Chahed », pour le contrôle des élections, Salah Riahi, a estimé que la démission du président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), Chafik Sarsar et de deux autres membres aura sans doute un impact négatif sur le processus électoral en Tunisie.

Il a, dans le même contexte, rappelé que l’ISIE avait joué un rôle très important durant les élections de 2014.

par -

Ce second tour de l’élection présidentielle, qui s’est terminé par la victoire du candidat Emmanuel Macron, avec 65,8 % des suffrages contre 34,2 % pour la candidate du Front national, Marine Le Pen, a été marqué par une abstention record, rapporte Lemonde.fr

A 19 h 15, l’abstention pour le second tour de l’élection présidentielle, dimanche 7 mai, est estimée à 25,3 %, soit une participation de 74,7 %, selon une estimation Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France LCP-Public Sénat, RFI-France 24, Le Point et Le Monde.

Il s’agit de la plus forte abstention pour un second tour depuis l’élection présidentielle de 1969. C’est également la première fois depuis 1969 que la participation du second tour est plus faible qu’au premier. En effet, au premier tour, le 23 avril, la participation s’est élevée à 77,77 %, a indiqué la même source.

par -

Des activistes de la société civile tunisienne en France ont signé mercredi l’appel des démocrates et progressistes issus de l’immigration pour faire barrage à la candidate à la présidentielle Marine Le Pen.
A quatre jours du second tour de la présidentielle, où les deux finalistes, Emmanuel Macron (La France en Marche) et Marine Le Pen, du parti de l’extrême droite, le Front National, s’affronteront pour gagner la course vers l’Elysée, des activistes de la société civile tunisienne ont signé un appel pour contrecarrer Le Pen.
Plusieurs ressortissants étrangers, signataires de ce document, ont appelé les électeurs à voter, le 7 mai, Emmanuel Macron pour faire barrage à la candidate de la haine, de la discrimination et du repli « .
Selon Mouhieddine Cherbib, l’un des signataires de ce document,  » la priorité pour les ressortissants tunisiens est de battre un danger qui s’appelle Le Pen « .
 » Plusieurs progressistes de différents horizons ont appelé à voter pour Macron même s’ils sont en divergence avec lui sur les questions sociales, le néolibéralisme « , a-t-il noté.
L’économiste Hakim Tounsi a estimé que Le Pen n’a aucune chance de remporter la présidentielle.  » Le Front républicain se mettra en place pour lui faire barrage. Ses propos racistes provocateurs sont de nature à faire du populisme électoral « .
 » En cas de son accession à la présidence, Le Pen n’aura pas de majorité pour gouverner et encore moins de moyens pour réaliser son programme « , d’après Tounsi qui s’est montré confiant quant au sort des migrants tunisiens même en cas de réussite de Le Pen.
 » Aucune crainte donc pour l’avenir de nos compatriotes installés en France qu’ils soient binationaux ou simples résidents « , a rassuré l’économiste.
 » Il n’y aura pas de grands bouleversements par rapport à la situation actuelle avec l’élection d’Emmanuel Macron « , a-t-il dit.
Le directeur du site  » cinéma tunisien « , Mohamed Khiri, a estimé que les électeurs français d’origine tunisienne sont  » face à un dilemme « .
 » Le Pen fait peur et Macron prône un programme libéral qui n’aidera pas les sans-papiers et les étrangers « , selon Khiri.  » Il faut par contre voter pour faire barrage à l’extrême « , a-t-il appelé.
Bouzid Jebali, français d’origine tunisienne ne cache pas sa peur de la montée du Front national qui aura un impact négatif sur les jeunes et les futures générations d’origines étrangères.
Sabrine jeune mariée à un Français d’origine tunisienne, ne se sent pas menacée par le Front national en cas de réussite le 7 mai.
 » Je suis en situation régulière. Mon mari et ma fille sont français « , a témoigné Sabrine qui s’inquiète plutôt par rapport à ses compatriotes tunisiens notamment ceux en situation irrégulière.
 » Le Pen annonce un discours d’exclusion et de rejet de l’autre et des migrants en situation irrégulière « , a-t-elle souligné.
Les deux candidats s’affronteront mercredi soir lors d’un débat télévisé de l’entre-deux tours.

par -

L’enlèvement, suivi de l’assassinat, du célèbre avocat kenyan engagé dans la défense des droits humains Willie Kimani en juin 2016 a choqué le monde entier, suscitant une vague d’indignation tant dans le pays que sur la scène internationale. Dans un contexte de violence et de harcèlement généralisés visant à réduire au silence toute voix critique et perpétuer l’impunité, ce n’est toutefois que la pointe de l’iceberg, déclare l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat OMCT-FIDH) dans son rapport de mission publié aujourd’hui.

Le Kenya, qui a adopté en 2010 une Constitution très progressiste renforçant le cadre de protection des droits de l’Homme dans le pays conformément aux normes internationales, a suivi ces dernières années une voie différente. A ce jour, les libertés consacrées par la loi constitutionnelle n’ont toujours pas été pleinement intégrées au niveau législatif et, surtout, elles ne sont en pratique ni respectées, ni appliquées.

« Aujourd’hui, la mise en œuvre de ce cadre progressiste demeure hélas un mirage et d’importantes améliorations doivent encore être apportées », a déclaré Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT. « Malgré la mise en place d’instruments adéquats afin d’opérer un tel changement, les principales raisons de cette désillusion s’avèrent être l’absence de mise en œuvre et le manque de volonté politique ».

Un rapport publié aujourd’hui par l’Observatoire fait état de niveaux élevés de violence de la part des forces de police et de sécurité, en particulier à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme qui combattent l’impunité dont bénéficient les auteurs de violations des droits de l’Homme. Le rapport de mission présente plusieurs témoignages de violence, notamment des cas de harcèlement, de menaces, de torture, de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires.

Par ailleurs, les défenseurs des droits de l’Homme sont souvent l’objet de fausses accusations, dans le but de les intimider par l’intermédiaire d‘arrestations fréquentes, de détentions dans des commissariats, de longs procès, de conditions de libération sous caution et du versement des cautions punitives. Cette situation, inévitablement, met en péril la poursuite de leurs activités légitimes de défense des droits de l’Homme.

De plus, l’absence de cadre clair réglementant les activités de la société civile, due à la non mise en œuvre de la Loi de 2013 sur les organisations d’intérêt public (Public Benefit Organisations (PBO) Act), crée un vide juridique qui contraint les ONG à opérer dans un environnement hostile, marqué par la menace d’un retrait arbitraire de leur agrément et d’un gel de leurs avoirs, par des attaques continuelles et des campagnes de diffamation.

« Dans un tel contexte, et à la veille des élections générales à venir, il est urgent que les autorités kényanes reconnaissent publiquement le rôle crucial joué par les défenseurs des droits de l’Homme. Ce sont les piliers de la démocratie et les garants de l’Etat de droit. Le Kenya doit renforcer leur protection, mettre en œuvre véritablement les réformes de la police et du secteur de la sécurité, poursuivre les auteurs, reconnaître que la législation pénale est utilisée abusivement dans le but de harceler les défenseurs, et enfin mettre en œuvre la Loi PBO de 2013 », a conclu Dimitris Christopoulos, président de la FIDH.

Le rapport est disponible en anglais :

Sur le site web de l’OMCT : apo.af/SpEmc1.
Sur le site web de la FIDH : apo.af/Wq2t6O.

par -

L’ancien ministre de l’Éducation, Nèji Jalloul a considéré que Nidaa Tounes est fini et qu’il n’a plus de dirigeants. « Aujourd’hui, Nidaa Tounes existe sur le papier seulement.», a-t-il estimé.

Il a par ailleurs ajouté, dans une interview accordée, ce mercredi 3 mai 2017, au journal « Akhbar El Joumhouria », qu’après les élections, et à cause de la guerre des positions, Nidaa Tounes a explosé et est devenu un corps sans vie.

Il est à rappeler à ce propos que le chef du gouvernement, Youssef Chahed avait récemment limogé deux ministres à savoir celui des finances, Lamia Zribi et de l’Éducation, Néji Jalloul.

par -
Paris Mosque

La grande mosquée de Paris a appelé, lundi 24 avril 2017, les musulmans « à voter massivement » pour le candidat d’En Marche! Emmanuel Macron au second tour de l’élection présidentielle, « qui s’annonce décisif pour le destin de la France et de ses minorités religieuses », rapporte Lefigaro

« Il apparaît que tous les Français doivent impérativement rester unis et rassemblés face à la réalité de la menace incarnée par des idées xénophobes dangereuses pour notre cohésion nationale », estime l’institution phare de l’islam dans la capitale depuis 90 ans, sans citer la candidate du FN Marine Le Pen.

Dans un communiqué, « la grande mosquée de Paris et sa fédération nationale appellent les musulmans de France à voter massivement pour le candidat Emmanuel Macron qui, dans le respect des valeurs républicaines et de l’application stricte des principes de la laïcité, incarne la voie de l’espoir et de la confiance dans les forces spirituelles et citoyennes de la Nation ».

Le Conseil français du culte musulman (CFCM), instance représentative de la deuxième religion de France (quatre à cinq millions de fidèles, 2500 mosquées) à laquelle appartient la grande mosquée de Paris, pourrait aussi s’exprimer dans l’entre-deux-tours « au vu de la situation exceptionnelle », a indiqué son président Anouar Kbibech.

Le responsable a rappelé lundi que le bureau du CFCM avait sollicité une rencontre avec Emmanuel Macron avant le premier tour mais qu’il ne l’avait pas fait auprès de Marine Le Pen, « ce qui est révélateur », a-t-il relevé.

Pour sa part, le mouvement Musulmans de France (ex-UOIF, issue des Frères musulmans) s’était dressée à la veille du premier tour contre « les idées et les déclarations irresponsables de Madame Le Pen », qui « divisent la communauté nationale ».

par -

Les résultats d’après 97% des bulletins dépouillés font ressortir, selon ledauphine.com;
– Emmanuel Macron arrive en tête avec 23,86% des voix
– Marine Le Pen est également qualifiée pour le second tour avec 21,43% des suffrages
– François Fillon arrive en troisième position avec 19,94%
– Jean-Luc Mélenchon en quatrième position à 19,62%
– Benoît Hamon réalise un score historiquement bas pour le PS de 6,35%
– Nicolas Dupont-Aignan : 4,73%
– Jean Lassalle : 1,21%
– Philippe Poutou : 1,10%
– François Asselineau : 0,92%
– Nathalie Arthaud 0,65%
– Jacques Cheminade 0,18%

par -

Nidaa Tounes tient-il enfin le ‘Zorro’ qui va mettre un terme à sa longue crise d’adolescence et les gros dégâts collatéraux sur la trajectoire de la jeune démocratie ? En tout cas Borhen Bsaies a tenté de nous le faire croire lors de son passage à l’émission « Liman Yajroo Fakat » (à celui qui ose seulement), diffusée le dimanche 26 mars 2017 dans la soirée sur Al Hiwar Ettounsi. Celui qui a lâché son poste de présentateur sur Attessia pour atterrir directement à la direction des affaires politiques du parti sorti majoritaire des législatives, preuve qu’il va très mal et qu’il manque cruellement de compétences pour le tirer de ce mauvais pas, était très attendu au tournant. Une semaine après son intronisation, sa verve, son aplomb, son culot même et son sens de la répartie font déjà mouche. Suffisant pour sauver un parti à la dérive ? Rien n’est moins sûr cependant…

Comme on pouvait s’y attendre, Bsaies a été sévèrement taclé sur son compagnonnage avec Ben Ali. Loin de se démonter, l’ex-présentateur a tout assumé, en bloc, refusant de faire le distinguo entre le mauvais grain et l’ivraie. Il a ajouté que de la même manière qu’il a été très fidèle à l’ex-homme fort de la Tunisie, il travaillera avec acharnement pour Nidaa Tounes, jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte…

Par ailleurs il a déclaré que la Tunisie a besoin actuellement de tous ses enfants, de quelque bord politique qu’ils soient (ex-RCDistes, nahdhaouis, nidaïstes, CPRistes, etc.). Il a également affirmé que le pays a besoin de dirigeants qui ont la précision et la pugnacité de Ben Ali et l’esprit éclairé des compétences…

S’agissant de ses projets au sein du parti, il a fait savoir que les abcès, tous, seront crevés dans trois mois. Toutes les questions qui fâchent, tous les facteurs de déstabilisation du parti, toutes les basses manoeuvres seront mis sur la table pour situer les responsabilités et trouver des solutions. Il a dit que même le dossier Hafedh Caïd Essebsi – sa façon de manager le parti, les obstacles sur sa route… – sera évoqué.

Autre trouvaille, dans la perspective des élections de 2019 : Des primaires ouvertes seront organisées pour désigner les poulains du parti. Tous les citoyens, sur simple présentation de la carte d’identité nationale, pourront concourir…

par -

La commission de la législation générale a entamé, mardi 14 mars 2017, l’examen du projet de loi amendant la loi organique relative au Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Toutes les parties concernées ayant été entendues la semaine dernière par la commission.
La commission a adopté le premier article de l’amendement en vertu duquel le terme « la moitié » inscrit dans l’article 36 de la loi organique n° 2016-34 du 28 avril 2016 relative au CSM est remplacé par « le tiers ». En effet, l’article 36 stipule que le conseil tient ses réunions à la convocation de son président qui établit l’ordre du jour, ou à la demande des deux tiers de ses membres.
Les réunions du conseil ne sont légales que si les deux tiers de ses membres sont présents.
A défaut de quorum, une deuxième réunion est convoquée dans un délai minimum de trois jours et maximum de dix jours de la date de la première réunion à condition que la moitié des membres soit présente.
Selon Sana Mersni, vice-présidente de la commission, la commission complétera ce soir l’examen de ce projet de loi ce soir afin de présenter son rapport au bureau de l’Assemblée et fixer la date de la prochaine plénière pour adoption et ce, en réponse à la demande du gouvernement d’accélérer le processus.
La commission de la législation générale avait auditionné, la semaine précédente, le ministre de la Justice Ghazi Jribi étant donné que le projet d’amendement a été proposé par le gouvernement.
Les membres du CSM et les différentes structures juridiques ont également été auditionnés par la commission.
Le gouvernement avait proposé une initiative législative comportant trois articles pour résoudre la crise du CSM. Les résultats des élections de ce dernier ont été annoncés depuis novembre 2016 mais la première séance du conseil n’a pu, à ce jour, se tenir en raison des divergences concernant principalement le quorum de la première séance et les nominations des magistrats au CSM.

par -

Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, a présidé, ce mardi 7 février 2017, la cérémonie de prestation de serment des trois membres récemment élus au sein de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), et ce en présence du président de l’ISIE, Chafik Sarsar.

Il s’agit de Mohamed Tlili Ben Mokhtar Mansri, Avocat, Adel Ben Mohamed Hédi El Brissi, expert en communication et Nabil Ben Tahar Azizi, représentant des tunisiens à l’étranger.

par -

Yassine Brahim, président d’Afek Tounes a assuré, dans une déclaration à la presse en marge d’une rencontre ce dimanche à Tunis, que son parti était depuis 2011, pour la participation de tous les tunisiens aux élections.

« Actuellement notre position n’a pas changé et nous estimons que les agents de sécurité et les membres de l’armée peuvent participer aux élections tout en faisant une séparation entre leur rôle et leur droit constitutionnel. La citoyenneté n’est pas divisible pour nous », a expliqué Yassine Brahim dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm.

par -

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a appelé hier jeudi le nouveau secrétaire général de l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), Nourddine Tabboubi, pour le féliciter après sa victoire aux élections de la centrale syndicale, rapporte Mosaïque fm.

On rappelle que Noureddine Taboubi a été élu, ce 26 janvier 2017, secrétaire général de l’UGTT, au terme des travaux du 23ème congrès de la centrale syndicale.

par -

Il y a le rêve américain, il faudra désormais ajouter le rêve somalien… ou le cauchemar, selon les détracteurs. En tout cas c’est un fait : Abdirahman Yonis va passer des fourneaux de la présidence de la République à un siège bien moelleux au Parlement, avec tous les avantages liés à cette fonction, rapportent des médias locaux, repris par Africanews ce mardi 27 décembre.

D’après ces sources, M. Yonis a damé le pion à ses adversaires avec à peine 36 voix, ce qui a suffi à faire naitre la polémique. D’après le camp contestataire, le président sortant, Hassan Sheikh Mohamud, a incité son cuisinier à briguer un mandat aux élections présidentielles et législatives en lui donnant l’assurance qu’il va l’appuyer. Le désormais ex-chef de cuisine dément catégoriquement ce coup de pouce providentiel… et présidentiel !

A noter que le scrutin législatif s’achève demain mercredi 28 décembre, date du vote pour la présidentielle.
D’après la Constitution, l’Assemblée nationale, composée de 275 sièges à la Chambre basse et 54 à la Chambre haute, élira le nouveau président de la Somalie. On verra alors si le sortant aura la même chance que son ex-cuistot.

Le chaos qui règne actuellement dans le pays explique les dispositions constitutionnelles très particulières ; on a dû se rabattre sur un système de 14 025 représentants pour former un collège électoral, lequel à son tour choisit les représentants de la nation, chargés par la suite de désigner le président de la République.

par -

Ce n’est sans doute pas une surprise. Les Tunisiens, dans leur majorité, appellent de leurs vœux l’élection de Hillary Clinton à la Maison blanche, le 8 novembre prochain. Ils sont 76% à souhaiter qu’elle batte son le républicain Donald Trump et 65% à voir une haute opinion de la candidate démocrate, selon les résultats d’un sondage réalisé par l’organisation Arab Center, basée à Washington. En cela, ils sont logés à la même enseigne et même davantage des sondés dans 8 pays arabes de premier plan interrogés par l’Arab Center et dont une moyenne de 66% se sont prononcés pour Hillary Clinton sur un échantillon de 400 adultes pour chaque pays. Il s’agit de la Tunisie, de l’Algérie, de l’Egypte, de l’Irak, du Koweït, du Maroc, de la Palestine et de l’Arabie Saoudite.

Pourquoi portent-ils si massivement dans leur cœur la candidate républicaine ? Hillary Clinton qui était secrétaire d’Etat pendant la Révolution de janvier 2011, est venue en Tunisie pour apporter son soutien à la transition démocratique dans le pays. Elle est regardée comme « quelqu’un qui a été réellement l’artisan de quelques changements démocratiques positifs », a expliqué Imad Harb, professeur adjoint à l’Université de Georgetown à Washington.

Le sondage de l’Arab Center a révélé que 60 pour cent des Arabes ont suivi la course présidentielle américaine régulièrement ou occasionnellement, avec 56 pour cent ayant des opinions positives de Clinton et 60 pour cent ayant des opinions négatives de Trump. Seulement 11% des interrogés ont déclaré préférer le républicain Trump.

« Les États-Unis suscitent beaucoup d’attention au Moyen-Orient, et dans une année d’élection présidentielle, les gens s’y intéressent beaucoup plus », a souligné Imad Harb.

Le sondage demandait aux répondants s’ils pensaient que l’élection américaine aurait un impact sur la politique étrangère américaine en général et sur la politique américaine dans le monde arabe, en particulier. Trente-cinq pour cent ont dit qu’ils pensent qu’il y aura des changements dans la politique étrangère américaine et 33 pour cent ont dit la même chose sur la politique américaine dans le monde arabe.

Concernant la politique américaine envers la région, 55 pour cent estiment que Clinton aura l’impact le plus positif, contre seulement 14 pour cent qui pensent que la politique de Trump le sera.

L’enquête visait à mesurer les attentes des citoyens arabes s’agissant des présidentielles américaines à travers une série de questions portant sur le monde arabe, la transition démocratique et la stabilité régionale.

Quarante-trois pour cent pensent qu’une victoire de Clinton accroitra le soutien à la démocratie dans les pays arabes, tandis que 51 pour cent ont dit qu’elle contribuera quelque peu ou beaucoup à l’accroissement de la sécurité et de la stabilité dans la région.

Quarante-sept pour cent de tous les répondants au sondage ont déclaré que l’accès de Trump à la Maison blanche n’est pas de nature à contribuer non plus à la consolidation de la démocratie ou de la sécurité dans la région, tandis que 39 pour cent ont dit qu’il conduirait à une augmentation du racisme anti-arabe et de l’islamophobie partout dans le monde.

Il a été demandé aux sondés de se prononcer sur les questions sur lesquelles le prochain président des États-Unis devrait se concentrer dans l’élaboration des politiques envers le monde arabe. Vingt-six pour cent ont affirmé que les États-Unis « ne devraient pas intervenir dans les affaires intérieures des pays arabes » – un pourcentage plus élevé que pour toute autre question – alors que 25 pour cent ont indiqué que la lutte contre Daech devrait être la priorité du prochain chef de l’Administration américaine pour la région.

« Ceci est très significatif et reflète le sentiment général dans le monde arabe», a déclaré Khalil Jahshan, directeur exécutif du Centre Arabe au sujet de l’appel à la non-ingérence US dans les affaires arabes. «Laissez-nous tranquilles» était le message, a-t-il dit, précisant que les résultats de l’enquête sont représentatifs de l’opinion publique dans les 22 pays à prédominance arabe dans le monde.

par -

Le président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), Chafik Sarsar a déclaré que le taux de participation aux élections a atteint les 35.2% jusqu’à 14h00 et que le nombre de participants s’élève à 4713.

Il a par ailleurs indiqué dans une déclaration à Mosaïque Fm que 2377 électeurs ont voté au centre de Tunis à la faculté du droit et des sciences politiques et que le meilleur taux de participation a été enregistré à Kairouan (50.2%) alors que le taux le plus faible a été enregistré au Kef (29%).

D’un autre côté, Chafik Sarsar a indiqué que des infractions ont été enregistrées dont une commise par une observatrice au centre de Bizerte qui a tenté de faire une publicité électorale au profit d’un candidat.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

AFRIQUE

Le groupe libyen Ansar Asharia, classé comme organisation terroriste par l’ONU et les Etats-Unis, a annoncé samedi soir sa «dissolution», dans un communiqué publié...

SPORT

Reseaux Sociaux