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Elyes Fakhfakh, FMI

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La situation économique de la Tunisie est naturellement difficile

La situation économique de la Tunisie est naturellement difficile, mais elle n’est pas catastrophique, affirme le ministre des Finances, Elyes Fakhfakh, dans une déclaration à Africanmanager, en marge d’une rencontre, tenue, récemment à l’Utica. Et d’expliquer que la Tunisie n’est pas épargnée par la conjoncture mondiale, soulignant que la crise en Europe a un impact sur le ralentissement de la croissance et le recul des investissements.

Il a affirmé, en outre, que l’économie tunisienne ne court pas de gros risques, puisque les fondamentaux de notre économie sont, toujours, en place. En effet, malgré une situation politique, économique et sociale défavorable, les grands indicateurs macroéconomiques sont très confortables et se situent à un niveau soutenable. La dette publique de la Tunisie se situe, actuellement, à hauteur de 46% du PIB. Le déficit n’a pas dépassé les 5,8%.

Elyes Fakhfakh n’a pas manqué de mettre l’accent sur la nécessité d’accélérer le processus démocratique pour mettre fin à cette phase transitoire. L’objectif est d’assurer la reprise économique, et regagner la confiance des institutions financières internationales et des investisseurs étrangers : « Nous avons hâte de voir cette transition s’achever pour inverser la donne et cela viendra, a-t-il assuré, expliquant que la Tunisie approche, actuellement, de la fin du processus de sa transition politique. Et de déclarer que nous sommes aussi très avancés sur les réformes économiques, la réforme bancaire, du code de l’investissement, la refonte fiscale, les programmes de partenariat public-privé et la réforme de l’administration, ce qui va permettre, selon lui, de revenir à une situation plutôt bonne pour notre économie.

Evoquant le prêt contracté à titre de précaution auprès du Fonds monétaire international (FMI), qui n’ a de cesse de susciter la polémique, le ministre des Finances nous a précisé que l’endettement de la Tunisie demeure à un niveau très soutenable, soulignant que bien d’autres pays qui ne sont même pas dans une période de Révolution affichent des niveaux d’endettement de 70 et de 75% : « L’endettement de la Tunisie est très soutenable et le crédit auprès du FMI est destiné à la balance commerciale pour les réserves en devises par rapport à un programme de relance économique », a soutenu Elyes Fakhfakh, précisant qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter vu que le processus politique avance. « On ne peut s’inquiéter que si le processus politique se trouve bloqué. Ce n’est qu’alors qu’on pourra ressentir les conséquences négatives sur cette relance envisagée », a-t-il ajouté.

Le ministre a évoqué, par ailleurs, la vente-expo Ben Ali, le salon qui n’a pas pu tenir ses promesses et qui ferme ses portes avec des chiffres catastrophiques ne dépassant pas les 1,05 million de dinars, alors que des sommes colossales ont été mobilisées, autour de 500 mille dinars.

A cet égard, il nous a expliqué que le ministère des Finances a décidé, sans plus attendre, d’arrêter la vente de tous ce qui peut représenter une valeur patrimoniale dont principalement les tableaux, les bijoux, et les tableaux. Et de préciser qu’il a été décidé de garder toutes les voitures qui avaient une valeur tandis que celles dont la valeur n’a pas été jugée à la hauteur, n’ayant pas été estimées par des experts internationaux (voitures de collection), il a été décidé de procéder à leur revalorisation. « On a décidé d’arrêter la vente de certaines voitures pour mieux les valoriser », a-t-il dit.

A noter, dans ce cadre, qu’un appel d’offres a été lancé, depuis quelques mois, mais aucun accord de vente n’a été conclu, les offres n’ayant pas été jugées intéressantes : « Il y avait beaucoup d’investisseurs, mais l’offre n’a pas été à la hauteur de nos attentes », a affirmé le ministre des Finances, précisant que d’autres appels d’offres pourraient être lancés de nouveau, dans les prochains jours.

Khadija Taboubi

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Le ministre des Finances

Le ministre des Finances, Elyès Fakhfakh, ne tarit pas déloges sur la façon dont a été négocié le crédit stand by accordé à la Tunisie par Le FMI, et revendique même le droit à des « félicitations ». D’abord pour le montant du prê t( 2700 millions de dinars), ensuite pour le taux d’intérêt ( 1,08%) et enfin pour le message que, ce faisant, le FMI envoie aux agences de notation et aux bailleurs de fonds.

Dans une interview à l’hebdomadaire Al Ousbouii, il a affirmé que la Tunisie n’est pas en faillite, comme ce fut le cas , lors des années 80, quand elle avait un obtenu un crédit presque similaire, et qu’elle a mis au point un programme de réformes claires pour le dispositif de compensation qui sera renforcée s’agissant des couches démunies et réduite pour celles qui ne le sont pas.

D’autre part, le ministre des Finances a affirmé qu’il n’y a aucune intention de privatiser les banques publiques, mais que la situation qui est la leur a nécessité le lancement d’un audit.

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Le ministre des Finances

Le ministre des Finances, Elyès Fakhfakh, ne tarit pas déloges sur la façon dont a été négocié le crédit stand by accordé à la Tunisie par Le FMI, et revendique même le droit à des « félicitations ». D’abord pour le montant du prê t( 2700 millions de dinars), ensuite pour le taux d’intérêt ( 1,08%) et enfin pour le message que, ce faisant, le FMI envoie aux agences de notation et aux bailleurs de fonds.

Dans une interview à l’hebdomadaire Al Ousbouii, il a affirmé que la Tunisie n’est pas en faillite, comme ce fut le cas , lors des années 80, quand elle avait un obtenu un crédit presque similaire, et qu’elle a mis au point un programme de réformes claires pour le dispositif de compensation qui sera renforcée s’agissant des couches démunies et réduite pour celles qui ne le sont pas.

D’autre part, le ministre des Finances a affirmé qu’il n’y a aucune intention de privatiser les banques publiques, mais que la situation qui est la leur a nécessité le lancement d’un audit.

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