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« La relation entre la croissance et l’emploi reste très faible en Tunisie »

« La relation entre la croissance et l’emploi reste très faible en Tunisie », a indiqué Mongi Mkaddem, expert économique et membre du comité technique chargée d’élaborer une stratégie pour l’emploi, lors d’une rencontre tenue vendredi, 12 octobre, 2012, au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il a noté qu’aujourd’hui, les entreprises aussi bien tunisiennes qu’étrangères se concentrent de plus en plus sur la rentabilité, les profits et les recettes, sans se soucier des problèmes de l’emploi.

Mongi Mkaddem a également relevé que le modèle de développement actuel est basé sur un ensemble de variables en lien étroit avec le libéralisme à tous les niveaux. Ceci est clair, selon lui, à travers la privatisation, la faiblesse des recrutements dans la fonction publique, la concurrence, l’absence d’une protection fiscale et la prépondérance des produits importés sur le marché.

Pour y remédier, Mkaddem a appelé à rompre avec le modèle de développement actuel et à s’engager dans la réforme. « Aujourd’hui, la Révolution nous offre la possibilité de revoir ce modèle », a-t-il ajouté.

Abdejalil bedoui, professeur d’économie et aussi membre du comité a estimé que, vu l’ouverture de notre économie, il faut voir l’expérience des pays européens ayant réussi en matière d’emploi.

Au sujet du modèle actuel de développement, il a relevé l’absence d’un encadrement direct ou indirect ainsi que la concentration sur la croissance au détriment du développement, ce qui a engendré, selon lui, un dumping commercial, financier (créances douteuses) et monétaire (taux de change). Le modèle de développement actuel se concentre aussi, selon lui, sur l’intégration internationale au détriment de celle nationale, ce qui a fait disparaître le vouloir-commun et faire abandonner les secteurs institutionnels par l’Etat.

En effet, les problèmes du chômage et de la précarité de l’emploi touchent, aujourd’hui, la plupart des catégories sociodémographiques en Tunisie. Une telle situation est le résultat de l’accumulation de certains choix politiques non judicieux, des conditions économiques défavorables et des facteurs sociaux aggravants durant une longue période.

Parmi les problèmes qui sont à l’origine du fort chômage en Tunisie, le comité technique a noté l’application d’outils ponctuels aux portées provisoires ignorant une restructuration profonde et stratégique, d’où la difficulté de purger le blocage structurel sur le marché du travail et apporter des modifications profondes aux dysfonctionnements constatées.

Par ailleurs, une première note de cadrage pour l’élaboration de cette stratégie a montré que l’emploi en Tunisie rencontre des problèmes quantitatifs et qualitatifs. Non seulement le nombre des chômeurs élevé, mais aussi les phénomènes du travail précaire et vulnérable, des discriminations et des violations des droits fondamentaux du travail persistent manifestement.

Pour faire face à ces problèmes, quatre grands objectifs complémentaires ont été arrêtés par le comité. Il s’agit en effet de réduire progressivement le taux de chômage global, favoriser la création d’emploi respectant les intérêts des employeurs et employés, répartir les emplois en fonction des besoins et des potentialités des régions et réduire la disparité entre les catégories : jeunes, diplômés et femmes. L’objectif est d’instaurer un nouveau modèle de développement dans lequel l’emploi et le travail décent soient le principal objectif.

Il s’agit aussi d’atténuer la politique économique centralisatrice en exploitant toutes les opportunités d’investissement existantes et la recherche d’autres potentialités régionales afin de créer le maximum de bassins d’emplois à l’échelle locale tout en mettant l’accent sur la situation des femmes dans les régions.

Khadija

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« La relation entre la croissance et l’emploi reste très faible en Tunisie »

« La relation entre la croissance et l’emploi reste très faible en Tunisie », a indiqué Mongi Mkaddem, expert économique et membre du comité technique chargée d’élaborer une stratégie pour l’emploi, lors d’une rencontre tenue vendredi, 12 octobre, 2012, au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Il a noté qu’aujourd’hui, les entreprises aussi bien tunisiennes qu’étrangères se concentrent de plus en plus sur la rentabilité, les profits et les recettes, sans se soucier des problèmes de l’emploi.

Mongi Mkaddem a également relevé que le modèle de développement actuel est basé sur un ensemble de variables en lien étroit avec le libéralisme à tous les niveaux. Ceci est clair, selon lui, à travers la privatisation, la faiblesse des recrutements dans la fonction publique, la concurrence, l’absence d’une protection fiscale et la prépondérance des produits importés sur le marché.

Pour y remédier, Mkaddem a appelé à rompre avec le modèle de développement actuel et à s’engager dans la réforme. « Aujourd’hui, la Révolution nous offre la possibilité de revoir ce modèle », a-t-il ajouté.

Abdejalil bedoui, professeur d’économie et aussi membre du comité a estimé que, vu l’ouverture de notre économie, il faut voir l’expérience des pays européens ayant réussi en matière d’emploi.

Au sujet du modèle actuel de développement, il a relevé l’absence d’un encadrement direct ou indirect ainsi que la concentration sur la croissance au détriment du développement, ce qui a engendré, selon lui, un dumping commercial, financier (créances douteuses) et monétaire (taux de change). Le modèle de développement actuel se concentre aussi, selon lui, sur l’intégration internationale au détriment de celle nationale, ce qui a fait disparaître le vouloir-commun et faire abandonner les secteurs institutionnels par l’Etat.

En effet, les problèmes du chômage et de la précarité de l’emploi touchent, aujourd’hui, la plupart des catégories sociodémographiques en Tunisie. Une telle situation est le résultat de l’accumulation de certains choix politiques non judicieux, des conditions économiques défavorables et des facteurs sociaux aggravants durant une longue période.

Parmi les problèmes qui sont à l’origine du fort chômage en Tunisie, le comité technique a noté l’application d’outils ponctuels aux portées provisoires ignorant une restructuration profonde et stratégique, d’où la difficulté de purger le blocage structurel sur le marché du travail et apporter des modifications profondes aux dysfonctionnements constatées.

Par ailleurs, une première note de cadrage pour l’élaboration de cette stratégie a montré que l’emploi en Tunisie rencontre des problèmes quantitatifs et qualitatifs. Non seulement le nombre des chômeurs élevé, mais aussi les phénomènes du travail précaire et vulnérable, des discriminations et des violations des droits fondamentaux du travail persistent manifestement.

Pour faire face à ces problèmes, quatre grands objectifs complémentaires ont été arrêtés par le comité. Il s’agit en effet de réduire progressivement le taux de chômage global, favoriser la création d’emploi respectant les intérêts des employeurs et employés, répartir les emplois en fonction des besoins et des potentialités des régions et réduire la disparité entre les catégories : jeunes, diplômés et femmes. L’objectif est d’instaurer un nouveau modèle de développement dans lequel l’emploi et le travail décent soient le principal objectif.

Il s’agit aussi d’atténuer la politique économique centralisatrice en exploitant toutes les opportunités d’investissement existantes et la recherche d’autres potentialités régionales afin de créer le maximum de bassins d’emplois à l’échelle locale tout en mettant l’accent sur la situation des femmes dans les régions.

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