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L’ancien président de l’UTICA, Hédi Djilani a appelé à activer l’initiative relative à la réconciliation économique et à tourner la page du passé, rapporte Mosaique Fm.

Il a par ailleurs indiqué en marge de sa participation à une rencontre tenue, mardi, à l’Utica, que cette initiative permettra de booster l’investissement et l’emploi et réaliser un taux de croissance élevé.

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Une nette amélioration dans le secteur de l’emploi a été enregistrée dans le gouvernorat de l’Ariana avec notamment une évolution des offres d’emploi et des contrats de stage d’initiation à la vie professionnelle, a indiqué Foued Azri, directeur régional de la formation professionnelle et de l’emploi à l’agence Tap.

« Les offres d’emploi ont connu une évolution de 23% dans les différents secteurs en 2016 en comparaison avec l’année précédente avec une augmentation de 3% du taux des contrats d’initiation à la vie professionnelle conclus, soit 3554 contrats de stage au profit des diplômés de l’enseignement supérieur et une augmentation de 11% du nombre des contrats d’adaptation et d’insertion professionnelle offerts », a précisé la même source.

Le taux le plus élevé des offres d’emploi dans le gouvernorat de l’Ariana durant l’année 2016 a été enregistré dans le secteur des services avec 132%.

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Le chômage a baissé en France en novembre pour le troisième mois consécutif, une série inédite depuis la crise financière de 2007-2008 qui lui permet de revenir à un plus bas de près de quatre ans, rapporte « Reuters ».

L’année 2016 aura donc bien été marquée par l’inversion de la courbe du chômage espérée par l’exécutif depuis 2013.

Mais François Hollande a reconnu au début du mois, en annonçant qu’il renonçait à briguer un nouveau mandat, qu’il restait « à un niveau très élevé » malgré la diminution « enfin » amorcée depuis le début de l’année.

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité) a reculé de 0,9% le mois dernier, soit 31.800 de moins qu’à fin octobre, pour s’établir à 3.447.000, un plus bas depuis janvier 2013.

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Un atelier de planification opérationnelle a été organisé, jeudi à Tunis, pour lancer le projet Promotion de l’Emploi dans les Régions Rurales de la Tunisie (PERR), en présence des cadres et des représentants régionaux du ministère de la formation professionnelle et de l’emploi ainsi des experts de la coopération allemande (GIZ).
Une enveloppe de 1.500.000 euros a été allouée par le ministère fédéral allemand de la coopération économique et du développement (BMZ) à la réalisation du (PERR) sur deux ans (2017-2018), a fait savoir Tobias Seiberlich, chef du projet « Fonds Emploi » de la GIZ, soulignant que le PERR vise à généraliser les bonnes pratiques et les réussites acquises lors de la réalisation du programme initié par la GIZ « Formation et Promotion de l’Emploi des Jeunes en Tunisie ».
Seiberlich, a par ailleurs indiqué que le PERR a pour objectif de renforcer la synergie entre acteurs publics, privés et société civile dans les régions cibles par le projet (Kébili, Tozeur, kairouan, Mahdia) afin de créer des opportunités d’emploi adaptées aux spécificités des régions.
« Les métiers concernés par le projet sont les métiers liés aux services agricoles et agroalimentaires, les métiers nécessitant une formation professionnelle et techniques, les métiers du commerce équitable et de l’éco-tourisme ainsi que les métiers dans l’économie verte » a-t-il encore précisé.
De son côté, Faiza Kallel, directrice générale de l’Emploi au sein du ministère de la formation professionnelle et de l’emploi, a précisé dans son allocution que le choix des régions ciblées par le PERR s’appuie sur le taux de chômage élevé des deux régions Kébili (25%) et Tozeur (20%) d’une part et sur la disparité dans le taux de chômage enregistrée entre le centre de la région et ses localités environnantes dans les régions de Kairouan et Mahdia d’une autre part.
Dans la présentation des résultats attendus par le PERR, Sami Saya, responsable du projet, a mis l’accent sur les différentes activités du programme en vue de renforcer la collaboration entre les différentes structures concernées à l’instar de la constitution de plateformes régionales de dialogue, l’identification des secteurs de croissance à fort potentiel et l’élaboration d’un plan d’action opérationnel par gouvernorat.
Le projet ambitionne, aussi, de mettre en place des programmes de formation et d’accompagnement au profit des demandeurs d’emploi des régions cibles et ceci en adéquation avec les spécificités des régions, a-t-il ajouté.

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Pour briser le cycle de la crise qui secoue la Tunisie depuis 2011, certains regards se sont tournés vers les principes de l’économie et de la finance islamiques, promus comme un modèle éthiquement responsable, véritable alternative au modèle traditionnel.

Comme justifications, ils se sont appuyés sur les instruments dont dispose ce financement comme la Zakat, le Wakf, les produits bancaires islamiques, le Takaful           et les Sukuks, qui jouent un rôle fondamental en matière de développement économique.

L’expérience a déjà montré que la finance islamique a connu, ces derniers temps, un essor remarquable et ce, grâce à sa résistance à la crise financière que vit le monde depuis 2008. La base de ce succès revient, essentiellement, à une meilleure exploitation de ses outils, ce qui a conduit à la concrétisation du développement socio-économique.

C’est dans ce sens qu’une conférence internationale sur « Les Sukuks islamiques au service de l’emploi » s’est tenue ce lundi 28 novembre 2016.

Besoin de financement à moyen et long terme

« Les suskuks islamiques viennent à un moment opportun où les banques tunisiennes ont plus que jamais besoin du financement à moyen et long terme », a relevé le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari.

Lors de son discours d’intervention, il a considéré que les sukuks islamiques mobilisent l’argent au service du développement, faisant savoir qu’ils valorisent les actifs inutilisés pour qu’ils jouent un rôle dans la promotion de l’investissement, ce qui ne manquerait d’aider le pays à sortir de la crise économique et de résorber le déficit budgétaire dans le cadre d’une gestion rigoureuse des finances publiques, tout en mettant en place un marché secondaire.

C’est important dans la mesure où ce déficit du notamment à la régression de la croissance économique ainsi qu’à la dégradation des finances publiques et au tarissement des ressources budgétaires atteindra au moins 5,7% vers la fin de 2016 contre 3,9 % prévu, selon les estimations officielles.

Une telle prévision a poussé l’agence de notation financière américaine Moody’s à renvoyer la perspective à « négative », en avertissant que cette note pourrait prochainement passer en catégorie spéculative.

« Ces instruments peuvent être une source de financement pour les projets nationaux et gouvernementaux, notamment en ce qui concerne les projets d’infrastructure », a noté le gouverneur de la BCT, estimant que la pratique est très développée dans les grandes économies du monde comme la Chine. D’où il est temps, pour la Tunisie, de tirer profit des expériences étrangères.

Pour ce faire, la BCT multiplie les efforts afin de développer ce mode de financement. D’ailleurs, elle est dans la phase d’étude d’une demande pour la création d’une nouvelle banque islamique qui sera lancée par un Tunisien résidant à l’étranger, en partenariat avec des investisseurs étrangers.

Un outil de relance…

Cet avis est partagé par plusieurs participants à cette conférence. C’est le cas du PDG de la Banque Zitouna.

Selon ses déclarations, les sukuks se sont avérés être un instrument de la relance de l’économie tunisienne sur de nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse.« Cet instrument offre ainsi une bonne opportunité pour financer plusieurs projets, mais il s’agit aussi d’un outil pour relancer l’entrepreneuriat, considéré comme le seul moyen pour créer des emplois », a précisé le responsable, signalant que l’objectif recherché est d’attaquer frontalement le fléau qui ronge la société et l’économie tunisiennes, en l’occurrence le chômage, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur ».

Pour plusieurs observateurs, le marché du sukuk devrait continuer à se développer très rapidement de manière à s’adapter à l’économie moderne. La réalisation de cet objectif semble facile, surtout que la Tunisie a pris l’initiative d’instaurer des cadres législatifs et fiscaux favorables aux mécanismes de la finance islamique et mis en place une commission nationale pour développer le système législatif de l’industrie de la finance islamique dans toutes ses composantes (banques, fonds d’investissement et établissements d’assurance). D’importantes réalisations ont été faites dans ce domaine, notamment la loi relative aux Sukuks islamiques et la création d’un comité sectoriel des Sukuks issu du comité national de la finance islamique.

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed a annoncé, vendredi matin, devant l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le Contrat Dignité sera désormais « un véritable contrat de travail, ni une formation, ni un stage », précisant qu’il permettra aux bénéficiaires d’obtenir un salaire mensuel de 600 dinars, d’acquérir de l’expérience et de nouvelles compétences, et de faciliter leur intégration dans les entreprises privées au terme des deux années prévues par le contrat.
Présentant la Déclaration du gouvernement sur le budget de l’Etat et le projet de loi de Finances 2017, Chahed a rappelé que le programme Constrat-Dignité profitera en 2017 à 25 mille demandeurs d’emplois diplômés du supérieur.
« L’Etat doit jouer son rôle en mettant en place des politiques dynamiques pour l’emploi, dont le programme Contrat-Dignité, en attendant une relance de la croissance qui pourra permettre de générer de l’emploi », a-t-il dit
La stratégie du gouvernement d’union nationale en matière d’emploi se fonde sur trois axes essentiels: Relancer la croissance, promouvoir l’initiative privée et mettre en place des politiques dynamiques, a-t-il expliqué, précisant que ces axes seront au service de deux volets majeurs: la jeunesse et les régions.
« Le programme économique du gouvernement se résume en un mot: l’emploi, pour lequel s’est déclenchée la Révolution », a-t-il dit, précisant dans ce sens que 600 mille emplois ont déjà été créés, dont 250 mille au profit de diplômés.
Le Chef du gouvernement a, en outre, rappelé que les inégalités de croissance dans les régions avant la Révolution ne permettaient pas de créer suffisamment d’emplois. « La baisse de la croissance après la Révolution a compliqué davantage la situation, et restreint la question de l’emploi au recrutement dans la fonction publique », a-t-il fait remarquer.
Et d’enchainer: « Cette situation ne peut plus continuer. L’économie nationale doit retrouver son rôle de générateur d’emplois, et c’est là une priorité pour le gouvernement d’union nationale. La Tunisie a besoin de relancer sa croissance, ce qui passe par l’investissement et par un climat propice aux affaires », a-t-il insisté.
Youssef Chahed a, en outre, signalé que le secteur privé n’a offert que 10 mille emplois entre 2011 et 2015, « alors que 50 mille jeunes sont diplômés chaque année des universités tunisiennes ».
Il a dans ce sens indiqué que le gouvernement d’union nationale œuvre à dynamiser la stratégie nationale par la création de cinq caisses de financement des microcrédits, d’une valeur de 250 mille dinars, destinées à fournir 25 mille emplois dans le cadre de l’initiative privée.
« Nous nous rendrons prochainement dans les régions pour encadrer les jeunes chômeurs et leur offrir l’opportunité de lancer leurs propres projets », a-t-il encore dit.

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Le nouveau code de l’investissement a fait l’objet d’un petit déjeuner-débat organisée, ce mercredi 16 novembre 2016, à Tunis. Ont assisté à cet événement le ministre tunisien de l’Investissement et de la Coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkafi et les ambassadeurs d’Allemagne et d’Italie à Tunis. Abdelkafi a déclaré à l’occasion que la Tunisie est passée ces dernières années par une phase très difficile et compliquée qu’elle a pu dépasser grâce à l’héritage de Habib Bourguiba.

Il a, dans le même contexte, indiqué que la transition en Tunisie a un coût qui se chiffre à quelques milliards de dinars, une des raisons du blocage et de la réduction de la marge de manœuvres. Il a souligné qu’il partage l’idée selon laquelle l’État est devenu un mauvais gérant par rapport à l’investissement.

S’agissant de la situation économique, il a indiqué que la Tunisie est dans une période d’urgence économique, appelant ainsi le gouvernement à prendre les mesures nécessaires et adéquates pour dépasser cette période très difficile et compliquée.

Il a, dans le même cadre, indiqué qu’un énorme gap entre la perception économique et la vision politique existe depuis 5 ans en Tunisie, déplorant ainsi la disparition « des radars économiques » dans le pays.

Le ministre a toutefois affiché son optimisme quant à l’avenir du pays, estimant que la Tunisie pourra trouver sa stabilité si le gouvernement en place demeure inchangé et que la logistique d’action est améliorée.

Abdelkefi a par ailleurs démenti les propos selon lesquelles les Tunisiens ne veulent pas travailler, expliquant que le citoyen veut travailler mais dans un climat de décence, appelant ainsi le gouvernement à prendre les mesures nécessaires, à appliquer la loi et surtout à simplifier les procédures et accélérer les investissements.

L’ambassadeur de l’Italie à Tunis, Raimondo De Cardona, a fait savoir que les investisseurs italiens sont toujours là et sont intéressés par la Tunisie, mais ils ont besoin de recevoir des signes positifs sur les programmes et les orientations futures du pays. « L’Italie est là et la volonté est là aussi… Juste on a besoin de signes positifs. On doit être rassuré sur le fait que la Tunisie va se stabiliser », a-t-il ajouté.

Il a en outre indiqué qu’entre 200 et 250 investisseurs italiens sont attendus à la Conférence internationale sur l’investissement, félicitant ainsi les autorités tunisiennes pour l’organisation de cet événement.

Raimondo De Cardona a, dans le même cadre, souligné que les Italiens sont toujours intéressés par la Tunisie, assurant que la mise en place de ce nouveau code de l’investissement donnera plus de dynamisme au gouvernement et à la classe politique.

L’Italie continue, selon lui, de soutenir la Tunisie dans ses efforts visant la reprise économique, un investissement accru et la création d’emplois, appelant toutefois à mettre en place une nouvelle loi d’urgence facilitant les affaires liées à l’investissement. Il a aussi appelé à soutenir des PME en Tunisie.

Quant à lui, l’ambassadeur d’Allemagne à Tunis, Andreas Reinicke, a affirmé que le nouveau code de l’investissement est un bon signe pour les investisseurs allemands, et un premier pas pour développer le cadre juridique et économique du pays.

Après avoir félicité les autorités tunisiennes pour l’organisation en Tunisie de la Conférence internationale sur l’investissement, l’ambassadeur d’Allemagne a fait remarquer qu’il est persuadé que le futur de la Tunisie ne pourra être déterminé que par les investisseurs. Il est convaincu que l’État tunisien est devenu un mauvais gestionnaire et qu’il n’a plus la capacité de garantir l’investissement et l’emploi, comme il le faisait auparavant. «Aujourd’hui, c’est aux investisseurs de présenter, de créer et de procurer l’investissement et l’emploi » aux Tunisiens, a-t-il ajouté.

En outre, il a assuré que l’Allemagne va continuer à soutenir la Tunisie afin qu’elle puisse dépasser cette phase de transition, estimant que le nouveau code de l’investissement est une loi parfaite qui a nécessité des compromis et des négociations à l’intérieur et à l’extérieur du Parlement.

Il a recommandé de donner de l’importance aux PME comme moteur de la croissance et du développement en Tunisie, comme c’est le cas déjà en Allemagne où les PME sont mises au cœur de l’industrie, de l’investissement et de l’emploi. En revanche, il a indiqué que les PME allemandes ont besoin de la stabilité et d’un cadre juridique et économique fiable.

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Le chômage touche de plein fouet la jeunesse africaine. Les raisons sont multiples, à commencer par la crise financière mondiale, l’explosion démographique, mais aussi l’absence d’une vision stratégique capable de s’attaquer aux défis rencontrés, tout en établissant un meilleur lien entre les jeunes et les opportunités d’emploi.

La réalité est de plus en plus préoccupante, notamment dans certains pays à l’instar de la Tunisie où la récession économique pourrait exacerber cette situation avec un taux de croissance plus faible et des revenus moindres.

Les chiffres confirment déjà cette problématique. La population jeune d’Afrique est en progression rapide et devrait doubler pour passer à plus de 830 millions à l’horizon 2050. L’Afrique sera alors le continent avec le plus grand nombre de jeunes au monde, avec plus de 250 millions de jeunes Africains qui se retrouveront au chômage, si les taux de jeunes chômeurs restent inchangés sur le continent.

25 millions d’emplois à l’horizon 2025!

Consciente de l’importance de ce défi, la Banque Africaine de Développement (BAD) a jugé nécessaire de promouvoir la transformation économique inclusive et la création d’emplois pour mieux améliorer la qualité de vie de tous les Africains.

Pour ce faire, une stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique a été mise en place dans le cadre d’un processus des consultations approfondies avec des représentants des secteurs public, privé, de la société civile et des groupes de jeunes de plusieurs pays africains.

« La mise en œuvre de la SEJA a démarré avec la création de 25 millions d’emplois directs pour les jeunes avec un impact positif sur 50 millions d’Africains au cours de la prochaine décennie », a relevé la BAD par la voix de sa directrice du département du développement lors d’une conférence ministérielle organisée aujourd’hui à Tunis.

Et d’ajouter : «La stratégie table sur la promotion de l’entrepreneuriat dans une perspective d’inclusion tout en créant des liens durables sur le marché du travail ».

C’est important dans la mesure où cet investissement dans la jeunesse fournira le capital humain nécessaire pour assurer la transformation de l’Afrique dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture, l’industrie ainsi que les efforts d’intégration régionale.

C’est pour cette raison que la nouvelle stratégie pour l’emploi des jeunes en Afrique a ciblé trois domaines d’intervention : l’intégration, l’innovation et l’investissement.

Pour le premier pilier, la banque a choisi d’amplifier l’impact de la création d’emplois pour les jeunes dans toutes ses opérations. A travers le pilier innovation, la banque œuvrera de concert avec les partenaires à l’incubation, la mise en œuvre, l’évaluation et à la mise à l’échelle des solutions prometteuses. Trois secteurs ont été identifiés pour ces interventions, à savoir l’agriculture, l’industrie et les TIC.

S’agissant du dernier pilier, celui de l’investissement,  la banque catalysera les investissements du secteur privé dans le but de stimuler la création d’emplois en émettant des garanties et en apportant son concours aux programmes de financement de prêts. A ce titre, une structure pour l’emploi et une facilité africaine pour l’emploi des jeunes seront mis en place. Ajoutons à cela un fonds spécial qui mettra en commun les ressources de la banque et d’autres donateurs similaires. De même, d’autres ressources financières seront mobilisées dont notamment la création d’un fonds d’investissement « Boost Africa »

La croissance inclusive passe par l’emploi

Pour les acteurs et observateurs de l’économie africaine qui ont pris la parole à cette conférence, l’emploi conduit également à une croissance inclusive. Car, la réduction du taux de chômage des jeunes pour le ramener au niveau des adultes se traduit par une augmentation de 10 à 20% du PIB de l’Afrique.

C’est très logique, surtout que les avantages potentiels de la population jeune du continent ne se matérialisent pas pleinement. Deux tiers des jeunes Africains sont en chômage et trois millions d’emplois seulement dans le secteur formel sont créés annuellement alors qu’entre 10 et 12 millions entrent sur le marché du travail chaque année.

C’est la promotion de l’investissement qui conduira à la relance de la chaine économique, a déclaré de son côté le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, mettant l’accent sur la Conférence internationale sur l’investissement qui aura lieu à Tunis fin novembre prochain.

D’après le ministre, elle demeure la seule possibilité pour le cas de la Tunisie pour redémarrer la machine économique et créer de l’emploi pour les jeunes en remettant la Tunisie sur les rails de l’investissement. « C’est une démarche cruciale pour un pays qui a enregistré une croissance molle », a dit le ministre, faisant savoir que la relance économique ne peut se faire qu’à travers l’investissement.

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Interrogé par Africanmanager sur le sort des 130 mille agents, dans la fonction publique, qui n’accomplissent aucune tâche claire, comme il l’avait déjà relevé lui-même, et sur la manière de traiter ce problème, le ministre de la Fonction publique, Abid Briki, a précisé que «une stratégie pour résoudre ce problème » est en train d’être mise en place pour «ces agents qui ont été recrutés dans le cadre de l’amnistie générale ou encore du mécanisme 16, etc. », précisant qu’ils «seront réaffectés à la lumière d’une étude sur les besoins des administrations».

A titre d’exemple, selon Abid Briki, «on va tirer profit de cet effectif absurde des fonctionnaires pour la promotion des secteurs de services dont certains ont besoin de main d’œuvre. De toute façon, on ne pourra jamais améliorer le taux de croissance sans mettre en place les réformes administratives accélérant le travail administratif et sans instaurer aussi un climat privilégiant la transparence, la reddition des comptes et la bonne gouvernance ».

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Le directeur de la coopération au ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Yassine Becha, a déclaré ce mardi 20 septembre 2016, sur Shems fm, que l’Union européenne a accordé à la Tunisie une somme de 32 millions d’euros, au profit de huit gouvernorats (Médenine, Gabes, Gafsa, Kasserine, Sidi Bouzid, Jendouba, Sfax et Bizerte).

Il a ajouté que cette somme sera consacrée au soutien des projets dans les régions, dans le cadre du partenariat entre le secteur privé et le secteur public.

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Un investisseur tunisien a exprimé son intention de construire une clinique multidisciplinaire au Kef, avec un financement de plus de 35 millions de dinars. Dans une déclaration accordée à Mosaïque fm, le directeur régional de la santé du Kef, Dr Moncef Hawani, a affirmé que la clinique accueillera 1140 lits et créera 300 postes d’emploi, entre staff médical, paramédical et employés.

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La 3ème édition du salon de l’étudiant, de la formation professionnelle et de l’emploi  » Format-expo 2016  » aura lieu les 8 et 9 septembre 2016 au siège de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA).
Organisé par la société International Fairs Exhibitions Center (IFEC) en partenariat avec l’agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP), ce salon regroupera toutes les universités privées, les centres de formation, les banques et les sociétés de micro-finances.
Il s’agit d’un rendez-vous unique pour les élèves et les parents qui cherchent une solution à la problématique de l’orientation, indique un communiqué de l’IFEC.
Un programme scientifique varié est prévu en marge du salon (conférences, ateliers, b to b, etc), animé par des experts de renommée sur les financements des projets et l’orientation des jeunes vers les domaines et filières pourvoyeurs d’emplois dans la formation professionnelle.

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Les investissements déclarés dans le secteur industriel ont atteint le montant de 1615,4 MD durant les six premiers mois de l’année 2016, contre 1314,6 MD lors de la même période de 2015, enregistrant ainsi une hausse de 22,9%, ont indiqué les derniers chiffres publiés par l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

Le nombre de projets déclarés a atteint 2008 au cours des six premiers mois 2016 contre 1872 lors de la même période de 2015, soit une augmentation de 7,3%.
Ces projets permettront la création de 28820 postes d’emplois, contre 26870 postes d’emplois l’année écoulée.

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Neji Jalloul, ministre de l’Éducation au sein du gouvernement de gestion des affaires courantes a déclaré lors de son passage, jeudi 11 août 2016 sur Mosaïque Fm, que la fusion du ministère précité avec ceux de l’Enseignement Supérieur et la formation professionnelle permettra d’améliorer la réforme du système éducatif.

Le ministre a, à ce propos, appelé à une meilleure coordination entre les trois ministères.

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« La récente salve de publication des statistiques de la croissance et de l’emploi confirme encore une fois les difficultés de l’économie tunisienne à s’extirper des gouffres d’une croissance atone : Un taux de croissance, en glissement annuel, de 1% pour le premier trimestre 2016 ». C’est ce qu’a déclaré Moez Labidi, expert en économie, dans une note d’analyse publiée par intermédiaire en bourse Mac Sa.  Et de signaler dans le même ordre d’idées que les perspectives de l’économie tunisienne sont incertaines et le marché du travail continue d’envoyer des signaux négatifs pour la cohésion sociale. Des signaux menaçants pour le climat sécuritaire, déstabilisants pour les caisses sociales (CNRPS en tête de liste), et démoralisants pour les acteurs économiques, selon ses dires.

Il a par ailleurs expliqué que le taux de croissance peut paraitre à première vue satisfaisant pour une économie frappée par la nébuleuse terroriste et une météo peu clémente. Mais c’est aussi, selon lui, un chiffre décevant, surtout lorsque le gouvernement avance encore un taux de 2% (contre les 2.5% prévus par la loi des finances 2016). Raison pour laquelle, les institutions internationales (hors FMI qui campe aussi un taux de 2%) n’ont pas cessé de réviser à la baisse leurs prévisions de croissance pour l’économie tunisienne : 1.8% pour la Banque Mondiale et 1.6% pour la BERD.

Labidi a aussi qualifié le taux de croissance du pays d’alarmant pour un pays qui se prépare à rentrer dans le tunnel du remboursement des prêts post-14 janvier 2011. « Un tunnel semé d’embûches, surtout avec le durcissement des conditions de financement sur les marchés internationaux, généré par les anticipations d’une remontée des taux américains et par l’élargissement du spread souverain de la Tunisie. Une croissance molle couplée à des taux d’intérêt en hausse ne pourrait que pousser davantage le pays dans les méandres du surendettement », a-t-il dit.

La faiblesse de la croissance pèsera aussi, selon lui, sur les recettes fiscales et limitera les marges de manœuvre budgétaires des autorités pour démarrer sérieusement les grands chantiers de réformes. « La faiblesse de la croissance, observée aujourd’hui, n’est que la phase apparente d’un iceberg bourré d’amateurisme politique, de fièvre revendicative, de défaillance sécuritaire, de mauvaise gouvernance administrative et de manque de détermination pour faire respecter la loi. Le recours au financement externe est devenu incontournable, surtout avec la chute des recettes en devises dans certains secteurs lourdement sinistrés par le choc de la révolution et ses collatéraux : dégradation du climat sécuritaire (cas du secteur touristique) et la montée de la fièvre revendicative (activités minières en tête) », a-t-il expliqué.

Malheureusement aujourd’hui, avec l’avalanche de prêts qui s’abat sur la Tunisie et qui ne fait que doper les chiffres des réserves en devises de la BCT, le dernier en date celui du FMI (2,9 milliards de dollars sur quatre ans), l’endettement prend l’ascenseur quand la croissance traîne dans les couloirs du rez-de chaussée. « En somme, tant que la machine des réformes tarde à démarrer sérieusement, tant que le syndicalisme ne déserte pas le terrain des revendications démesurées et tant que le virus du populisme continue de se balader dans l’hémicycle de l’ARP, la Tunisie démocratique sombrera dans une croissance anémique qui à terme finira par ébranler la construction démocratique », a ajouté Labidi.

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Des jeunes sans emploi dans la délégation de Menzel Bouzayane (gouvernorat de Sidi Bouzid) ont bloqué jeudi l’accès aux établissements publics à l’exception au bureau de la poste et ont empêché le passage des camions chargés de phosphates au niveau de la route nationale n14, en direction de Sfax et de Gafsa.
Le porte-parole des protestataires, Adel Nasseri a affirmé que ce mouvement intervient pour revendiquer le droit des jeunes à l’emploi et au développement et contester l’absence d’action de la part des autorités régionales en faveur des chômeurs et habitants de la région souffrant d’une exclusion et d’une marginalisation de longue date.
« La situation dans la région est qualifiée de misérable », a-t-il estimé.
D’autres mouvements de protestation seront programmés en l’absence de dialogue avec les autorités locale et régionale permettant de trouver des solutions radicales et urgentes aux dossiers du chômage et au problème de développement dans la délégation de Menzel Bouzayane, ont souligné les protestataires.
La délégation de Menzel Bouzayane a été marquée par une série de sit-in organisés par des diplômés de l’enseignement supérieur sans emploi, des blessés de la révolution ainsi des jeunes qui sont fichés par la police, pour revendiquer le droit à l’emploi et la création de projets de développement dans la région.

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C’est sans doute l’étude la plus complète sur  la problématique de l’emploi en Tunisie. On la doit à un think tank de l’IACE sous la forme de deux enquêtes, l’une menée auprès des diplômés et l’autre auprès des entreprises sur  les postes vacants au cours des deux 2 prochaines années ainsi que les compétences et les qualifications les plus recherchées par elles.
Au contraire de ce qu’on pouvait penser, ce ne sont pas les diplômés frais émoulus des établissements prestigieux qui sont les plus recherchés par les entreprises, certes ils le sont toujours, mais ce sont, tenez-vous bien, les ouvriers non qualifiés de la manutention devenus ainsi une denrée rare. Les postulants font cruellement défaut, et il faut 27 mois pour en trouver. Viennent ensuite les  formateurs pour lesquels il faut en moyenne patienter 12 mois  et enfin les conducteurs de véhicules où le délai d’attente est à peu près de la même durée.
Sur les 49 postes étudiés, dans 42 cas, le principal argument avancé pour expliquer le temps de latence pour pourvoir au  poste (durée qui peut aller jusqu’à trois ans dans certains cas) est l’absence de qualité, un euphémisme pour signifier que les candidats théoriquement qualifiés pour les postes ne le sont nullement en réalité.
Pourtant, le  secteur privé aura besoin de 145.508 postes. 68% du nombre de postes vacants seront concentrés dans 5 secteurs parmi 19. Les secteurs les plus employeurs sont liés aux commerce et services avec 34.813 postes vacants, suivis des activités spécialisées, scientifiques et techniques avec 23.322 postes vacants, l’industrie du textile et de l’habillement (17.289).
L’enquête auprès des entreprises révèle que le nombre total de recrutements potentiels pour les deux prochaines années est de l’ordre de 270.000 emplois, avec une suppression globale de 50.000 postes d’emploi, ce qui revient à une création nette de poste d’emploi de 75 000 sur les deux ans avec 68,5% de ces postes qui sont sollicités par les grandes entreprises c’est-à-dire les entreprises employant plus que 200 personnes selon la terminologie retenue par l’INS.
On en retire la conclusion que le marché a besoin d’une main d’œuvre que les universités, hormis les instituts technologiques, sont incapables de fournir, surtout avec les carences du système de formation professionnelle. Les postes vacants ou moins demandés s’expliquent principalement soit par l’absence de candidats, soit par la mauvaise qualité du candidat, s’il existe. Ainsi, 16 postes sur 49 sont jugés difficiles à satisfaire car à 100% de mauvaise qualité ou de qualité insuffisante ; il s’agit des ouvriers qualifiés ou non qualifiés, comme précédemment mentionné, des  cadres des transports, de la logistique et navigants de l’aviation, des secrétaires, des infirmiers et des professions paramédicales. De même, 5 activités sur 49 sont aussi jugées difficiles à satisfaire et ce, à 100% pour cause d’absence totale de candidats. Il s’agit des techniciens et cadres de l’agriculture, des ouvriers qualifiés du gros œuvre du bâtiment, de ceux travaillant par enlèvement de métal, des caissiers, des employés de libre-service et des agents de maîtrise de l’hôtellerie et de la restauration.
Les compétences sollicitées
Les entreprises expliquent cette pénurie par la difficulté pour les candidats de répondre aux critères fixés, et l’analyse des profils préférés par les entreprises fait apparaître qu’il y a essentiellement cinq compétences qui sont sollicitées,  à savoir une combinaison compétences informatiques et capacité à travailler en équipe, une capacité d’intégration dans la stratégie de l’entreprise, la maîtrise de la langue arabe et française et la capacité d’initiative et créativité combinée à une maitrise de la langue anglaise.
La tendance baissière des perspectives de l’emploi reflète la méfiance et l’inquiétude des chefs d’entreprises quant aux perspectives d’amélioration de l’environnement des affaires, et l’aversion aux risques semble croître chez les entrepreneurs tunisiens et étrangers. Mais les  difficultés de trouver des employés qualifiés ont des répercussions certaines sur les entreprises, dont les plus significatives sont des pertes de marchés pour 26% des entreprises, des difficultés à respecter les délais de livraison (22%), des difficultés à réaliser les objectifs d’investissement (24%) et enfin le retrait de produits ou de services offerts (16%).
La faute à l’université !
Généralement, c’est l’université tunisienne qui est mise à l’index pour expliquer l’insuffisance de la qualité des employée, et le grief le plus répandu  qui lui est adressé est de ne pas être réactive, de ne pas s’adapter aux tendances du marché, d’être déconnectée des besoins des entreprises, de lancer sur le marché des diplômés inaptes à s’y insérer, et ainsi d’être en grande partie la source du chômage massif des diplômés de l’enseignement supérieur étant donné le déséquilibre entre les compétences des jeunes diplômés des universités et les qualifications que les employeurs recherchent.
Pour y remédier, des propositions ont été avancées, notamment celles amenant l’université à  être à l’écoute de son environnement, local et international et attentive à ses besoins. Ceci pourrait être réalisé grâce à une ouverture à l’environnement socio-économique en permettant à ses représentants de prendre part dans la gouvernance des universités et en assurant le passage des découvertes scientifiques et/ou humaines vers la société et l’économie. D’autres suggèrent d’assouplir les cursus universitaires et de créer des filières qui convergent avec les nouveaux métiers et les nouvelles technologies.

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Les indicateurs de l’emploi dans le gouvernorat de Kébili ont connu une nette amélioration durant le premier semestre 2016 par rapport à la même période de l’année dernière.
La majorité des opérations d’emploi ont été enregistrées dans le cadre des programmes d’encouragement à l’emploi contre une absence des opérations d’emploi direct vu que le tissu industriel est limité dans la région à cause de l’absence d’une infrastructure économique et industrielle solide.
Selon les données fournies par les structures de l’emploi dans la région, 1054 opérations ont été enregistrées dans le cadre du stage d’initiation à la vie professionnelle (SIVP), 396 contrats d’adaptation et d’insertion professionnelle (CAIP) et 865 contrats dans le cadre du programme du service civil volontaire (SCV).
S’agissant des autres programmes d’emploi, 46 diplômés ont bénéficié de sessions de formation sur l’initiative privée, 26 sur la gestion des projets et 23 ont reçu des subventions pour le démarrage de leurs projets dans le cadre du programme d’accompagnement des promoteurs des petites entreprises.
Par ailleurs, des sessions de formation gratuite en nouvelles technologies et en langues étrangères ont été organisées au profit de 140 diplômés du supérieur en chômage dans l’objectif de renforcer leurs compétences et aptitudes pressionnelles afin de faciliter leur insertion dans le marché du travail.
Durant la même période de l’année en cours, 197 demandes de subvention des projets ont été déposées auprès des structures régionales dont 26 présentées par des diplômés du supérieur. Parmi ces projets, 75 ont été approuvés et financés par la Banque tunisienne de solidarité.

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L’institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE) a publié ce lundi 11 juillet 2016 une étude sur la question de l’emploi en Tunisie. Pour ce faire, deux enquêtes ont été menées, l’une auprès des entreprises (400 entreprises) et l’autre auprès des ménages, particulièrement les diplômés de l’enseignement supérieur (plus de 10 mille individus). En ce qui concerne, l’enquête faite auprès des entreprises, l’étude a fait ressortir, pour ce qui est des postes vacants, que le secteur privé aura besoin de 145.508 postes. 68% du total des postes vacants seront concentrés dans 5 secteurs parmi 19. Les secteurs à forte employabilité sont liés aux commerce et services avec 34.813 postes vacants, suivis des activités spécialisées, scientifiques et techniques avec 23.322 postes vacants, l’industrie du textile et de l’habillement (17.289).

A ce propos, Faycel Derbal, président du centre de gouvernance de l’IACE, a fait remarquer qu’en 2012, le nombre des postes vacants était de 120 mille contre plus de 145 mille actuellement, ce qui signifie que la politique de recrutements en Tunisie a échoué durant les 4 dernières années.

En effet, selon l’étude, les activités liées à l’industrie de caoutchouc et à la réparation de l’automobile constituent des activités à faible potentiel d’emploi ; c‘est ainsi que les 5 derniers secteurs dégageant le moins d’emplois vacants totalisent 3.372 postes d’emplois vacants, soit 2.31% du total. Ces 5 secteurs occupaient 9% de la population employée par le secteur privé.

L’enquête auprès des entreprises révèle que le nombre total de recrutements potentiels pour les deux prochaines années est de l’ordre de 270.000 emplois, avec une suppression globale de 50.000 postes d’emploi, ce qui revient à une création nette de postes d’emploi de 75 000 sur les deux ans, avec 68,5% de ces postes qui sont sollicités par les grandes entreprises, c’est-à-dire les entreprises employant plus que 200 personnes selon la terminologie retenue par l’INS.

La tendance baissière des perspectives de l’emploi reflète la méfiance et l’inquiétude des chefs d’entreprises quant aux perspectives d’amélioration de l’environnement d’affaires : l’aversion des risques semble augmenter chez les entrepreneurs tunisiens et étrangers.

L’analyse des postes d’emplois demandés démontre que le marché a besoin de plus en plus de main d’œuvre qualifiée ou peu qualifiée opérant dans des activités classiques (commerce, bâtiment, textile,…) : ces secteurs utilisateurs de main d’œuvre ne requirent pas un taux d’encadrement élevé capable d’absorber le chômage des diplômés.

Le marché a donc besoin d’une main d’œuvre que les universités, hormis les instituts technologiques, sont incapables de fournir, surtout avec les carences de notre système de formation professionnelle.

Les postes vacants ou moins demandés s’expliquent principalement soit par l’absence de candidats, soit par la mauvaise qualité du candidat, s’il existe. Ainsi, 60% des candidats au recrutement ne satisfont pas les critères de compétences. Là où la situation se corse, c’est  au niveau des présentations écrites et orales : prés des deux tiers des candidats sont jugés incompétents.

Les problèmes de qualité et de compétences analysés précédemment se répercutent inévitablement sur la capacité des entreprises à satisfaire leurs besoins en main d’œuvre et donc, sur leurs stratégies d’investissement, d’expansion et de positionnement sur le marché.

Ces difficultés ont des répercussions certaines sur les entreprises, dont les plus significatives sont des pertes de marchés pour 26% des entreprises, des difficultés à respecter les délais de livraison (22%), des difficultés à réaliser les objectifs d’investissement (24%) et enfin le retrait de produits ou de services offerts (16%).

Pour les autres secteurs, les répercussions sont croisées dans des proportions différentes, inhérentes aux caractéristiques propres à chaque secteur. Cependant, si on considère la taille des entreprises, ces conséquences peuvent toucher à la survie même de celles-ci, puisque pour les petites entreprises, elles se traduisent, dans 42% des cas, par des pertes de marché.

L’analyse des profils préférés par les entreprises fait apparaitre qu’il y a essentiellement cinq compétences qui sont sollicitées par les entreprises, à savoir une combinaison compétences informatiques et capacité à travailler en équipe, une capacité d’intégration dans la stratégie de l’entreprise, une maitrise de la langue arabe et française et une capacité d’initiative et créativité combinée à une maitrise de la langue anglaise.

Ainsi, l’analyse sectorielle révèle que ce sont surtout les compétences informatiques/travail d’équipe ainsi que la capacité d’intégration dans la stratégie de l’entreprise qui sont les plus sollicitées. Les activités spécialisées, scientifiques et de soutien se distinguent tout naturellement des autres par une exigence de maitrise de la langue anglaise. Ces caractéristiques soulignent la transformation dynamique interne qui domine le mode de gestion des différentes entreprises.

S’agissant de l’enquêté réalisée auprès de plus de 10 mille diplômés de l’enseignement supérieur, Derbal a indiqué à Africanmanger que le délai d’attente des diplômés pour avoir un premier emploi est de 30,4 mois, soit deux ans et demi en moyenne. Pour certaines branches, la moyenne du délai d’attente varie toutefois entre 1 mois et 6 ans ; il a qualifié ce taux d’inquiétant.

Ce qui est aussi problématique c’est le fait de voir des branches qui présentent des délais d’attente trop longs et qui sont maintenus à ce jour dans le guide d’orientation universitaire, pointant du doigt les institutions supérieures qui ne jouent plus pleinement leur rôle dans la mesure où le recrutement est fait essentiellement par les canaux de l’Agence de l’Emploi (ANETI). « On aurait aimé que les institutions supérieures, les amicales et les structures facilitent l’insertion et le recrutement des diplômés au moins en termes d’accompagnement et de suivi », a indiqué Derbal à Africanmanager, appelant à revoir tout le système de l’enseignement, tout en assurant plus d’harmonisation et de coordination entre la formation et le marché du travail.

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145 mille opportunités d’emploi sont, actuellement, disponibles en Tunisie selon le rapport annuel de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) rendu public, lundi à Tunis.
Portant sur le thème « Offre et demande d’emploi en Tunisie », le rapport indique que les postes d’emploi à pourvoir se répartissent, essentiellement, sur les secteurs suivants : les Technologies de l’Information et de la Communication, la filière agro-alimentaire, le bâtiment, l’industrie chimique, la papeterie et l’industrie médicale.
Le porte-parole de l’IACE, Faycel Derbal, a fait savoir, lors d’une rencontre avec la presse, lundi à Tunis, que l’étude relative à l’offre et à la demande d’emploi en Tunisie a été menée auprès de 400 entreprises et de 10 mille diplômés demandeurs d’emploi. Elle traite, a-t-il dit, du problème de la formation universitaire en Tunisie et de l’inadéquation entre l’offre et l’emploi, ajoutant que les chefs d’entreprises déplorent le faible niveau en langue des demandeurs d’emploi.
 » Les 2/3 des demandeurs d’emploi sont jugés incompétents par les chefs d’entreprises car ils n’arrivent pas à s’exprimer  » a-t-il ajouté.
Chez les 10 mille demandeurs d’emploi, l’enquête a aussi montré que la durée d’attente pour une première insertion professionnelle est d’une moyenne de 2 ans et demi et dans 87% des cas elle se situe entre une année et 4 ans et peut atteindre 6 ans.
Lors de cette conférence, les experts ont recommandé plus de coordination entre la formation et le marché du travail, appelant à cet égard à accorder plus d’autonomie à l’université afin de favoriser une plus grande ouverture sur l’entreprise.

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