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« Les agences de notation (Rating) jouent un rôle très important dans l’orientation de la décision des investisseurs sur la place mondiale (crédits, private equity et investissements publics). En accordant une note à un pays membre, l’agence évalue le potentiel économique et la solvabilité du pays en le classant par rapport à ses pairs. Ainsi, les bailleurs de fonds sauront choisir leurs clients les moins risquées possibles ». C’est ce qu’a indiqué Mohamed Jarraya, expert en économie et président de l’Observatoire Tunisia Progress dans une interview accordée à Africanmanager.

Et Jarraya d’ajouter dans le même contexte qu’en dégradant la  note de BB- à B+, Fitch donne, après un répit depuis 2014, un indicateur moins favorable et envoie un message d’alerte aux décideurs. « Cette notation est importante pour la Tunisie car, d’une part, c’est la troisième agence mondiale (après Standard and Poor’s et Moody’s), et d’autre part, cette dégradation tombe tout juste avant l’échéance d’avril pour laquelle le gouvernement s’apprête à sortir sur le marché international des capitaux pour lever les fonds nécessaires au budget », a-t-il expliqué, faisant toutefois remarquer que, dans ce cadre, même si on peut trouver des bailleurs, on risque de payer un peu plus cher nos crédits (taux d’intérêt plus élevé).  Cependant, il faut, selon ses déclarations, relativiser un peu quand on se rappelle que ces agences viennent  d’être condamnées par la justice américaine à dédommager les victimes pour leur responsabilité dans la crise des subprimes 2007/2008.

S’agissant du dernier rapport du FMI, l’expert en économie a fait savoir que le FMI s’y est montré plus stricte en exprimant son inquiétude concernant l’évolution de l’économie tunisienne considérant que les défis macroéconomiques comme redoutables. « Les deux reproches, récurrents, sont le taux d’endettement (+60%) et le poids de la masse salariale publique (6,5% du PIB : parmi les plus élevées au monde) », a-t-il assuré.

« A mon avis, il faut prendre au sérieux les constats et les recommandations de ce rapport car ce sont des faiblesses réelles de notre gouvernance et système économique : un bon diagnostic vaut 50% de la réussite des remèdes. En l’absence d’autres choix, pour le moment, il faut préserver une bonne relation avec le fonds pour espérer un certain soutien indispensable pour les quelques années à venir, a indiqué Mohamed Jarraya, appelant, en même temps, à prendre les décisions vitales et urgentes pour relancer l’économie et la productivité. C’est l’unique bonne approche pour redresser notre économie et retrouver petit à petit,une bonne partie de son indépendance.

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Tarek Ben Jazia, directeur général de l’institut national de la consommation (INC), a déclaré, ce vendredi 30 décembre, que la somme des dettes qu’ont contractées les Tunisiens auprès des banques s’élève à 19500 millions de dinars (MD), dont une grande partie dédiée à l’achat d’un habitat ou à son amélioration. Le chiffre a fait un net bond en avant puisqu’en 2015 on avait enregistré 18500 MD, 17400 MD en 2014 et 16000 MD en 2013, d’après les données de la Banque Centrale de Tunisie.

Lors de son intervention sur Express FM, il a affirmé que la moyenne des montants gaspillés par les ménages – les ordures ménagères – s’élève à 68 dinars par famille, ce qui constitue 10% de la moyenne des salaires en Tunisie. Ce chiffre connait une nette augmentation pendant le mois de Ramadan.

Et d’ajouter que le consommateur tunisien a donné plus d’importance à la rentrée scolaire qu’à l’Aid Al Idh’ha et qu’il y a de plus en plus de familles qui s’abstiennent d’acheter un mouton.

Il a estimé que le taux d’inflation actuel, qui est de 4%, est un taux acceptable, surtout que l’augmentation attendue dans les salaires va aider le consommateur à renforcer son pouvoir d’achat.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, le président de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH), Radhouane Ben Salah, a déclaré que les mesures prises dans la loi de finances complémentaire de 2015 en faveur des hôteliers doivent faire l’objet d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale pour pouvoir résoudre l’épineux problème de l’endettement.

De même et pour sortir de la crise, les hôteliers vont se lancer dans la création de résidences touristiques..

Sur un autre plan, le responsable a fait savoir qu’un plan de promotion adéquat sera mis en place, dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017 pour conserver les marchés ayant réalisé des performances lors de la saison 2016. Interview :

Pouvez-vous nous dresser l’état des lieux du secteur ?

Jusqu’au 10 octobre, une augmentation de 2.2% a été enregistrée en termes d’entrées et 7.9% en termes de nuitées et ce, en comparaison avec la même période de 2015.

Par rapport à 2014, les chiffres sont malheureusement négatifs. Car les entrées ont chuté de 30% et  les nuitées ont aussi baissé de 38.7%.

C’est raisonnable étant donné que l’année 2015 a été considérée comme l’année la plus mauvaise qu’ait connue le tourisme tunisien.

Et 2016 aurait pu être beaucoup plus mauvaise si les acteurs intervenants n’avaient pas fait un travail consistant et sérieux en se focalisant sur trois principaux marchés. Il s’agit du marché russe, qui a connu une évolution considérable. Chiffre à l’appui, 515 mille Russes ont visité la Tunisie jusqu’au 10 octobre courant contre 52 mille en 2015 et les prévisions tablent sur une augmentation de ce chiffre pour s’établir à 636 mille à fin 2016.

Le deuxième marché, c’est celui des Algériens dont le flux a évolué de 15.4% pour atteindre 1.237.000 en 2016 contre 1.071.000 en 2015, alors que le dernier marché est le local ; il a progressé de 3% et atteindra 5% à la fin de cette année..

Ces trois marchés ont sauvé le secteur touristique et ont amoindri au maximum le manque qui pourrait avoir en 2016.

Avez-vous fixé une stratégie pour consolider ces marchés ?

Ces marchés, considérés comme des marchés promoteurs, doivent faire l’objet d’une stratégie particulière. De même, un effort accru doit être fourni pour rétablir la confiance des partenaires étrangers à travers des campagnes publicitaires et promotionnelles intensives, éductours, participations aux salons internationaux.

C’est important pour pouvoir maintenir le rythme de croissance de ces marchés, qui seront à mon avis d’un apport conséquent pour notre secteur touristique.

C’est pour cette raison qu’une réunion a eu lieu avec le ministère du Tourisme pour préparer un plan de promotion adéquat dont le budget sera augmenté en passant de 1500 millions de dinars en 2016 à 2700 millions de dinars en 2017.

De même, il a été décidé de renforcer le soutien aux opérateurs organisant les vols charters et d’inviter des personnalités, des agences de voyage et des journalistes étrangers pour la promotion du tourisme tunisien.

Y-a-t-il des nouveautés par rapport au marché britannique , surtout que la GrandeBretagne refuse toujours de revoir ses conseils de voyage vers la Tunisie ?

La situation du marché britannique est catastrophique. La tendance baissière s’est élevée à 93% par rapport à l’année précédente. C’est logique, surtout que les tours-opérateurs boudent toujours notre pays en raison des restrictions de voyage qui sont toujours maintenues et qui demeurent un vrai dilemme pour les professionnels du métier.

Cependant, on multiplie les efforts pour que cette décision soit révisée dans de brefs délais.

Mais l’un des opérateurs de poids, Thomas Cook, a déprogrammé la Tunisie au départ de la GrandeBretagne pour l’été 2017. S’agit-il d’un coup dur pour le secteur ?

C’est une très mauvaise nouvelle. Cette décision aura certainement des effets sur les réalisations directes de ce marché, mais elle aura aussi un impact psychologique sur les autres marchés européens.

En dépit de cette décision, un mouvement de reprise modeste est constaté au niveau d’autres marchés comme le marché allemand et celui de la Belgique pour l’été prochain.

Dans le même ordre d’idée, les pays de l’Est vont progresser, sans oublier certains nouveaux marchés comme la Chine et l’Inde.

Vos estimations par rapport à la prochaine année ?

Globalement, 2017 sera l’année de la reprise, mais on n’atteindra pas des chiffres plus importants.

Pour ce faire, un programme de développement du marché tunisien (2015-2020) a été élaboré dont les premières assisses réaffirmeront l’objectif de 10,3 millions de touristes avec 50 millions de nuitées et des recettes de l’ordre de 7000 millions de dinars.

La réalisation de cet objectif sera-t-elle possible dans pareille conjoncture, jugée morose ?

Cette nouvelle stratégie est axée sur des points bien précis. Il s’agit de la résolution des problèmes de l’hôtellerie qui a plus que jamais besoin d’une restructuration et d’une solution appropriée à son endettement.

Les grandes lignes de cette solution sont mises en place par la loi des finances complémentaire de 2015. Cette loi a prévu un programme d’aide concernant les établissements touristiques et de l’artisanat, qui ont été intégrés au dispositif de restructuration globale incluant les investissements de renouvellement ainsi qu’un plan de rééchelonnement des crédits qu’ils ont contractés.

Ce programme a besoin d’une circulaire d’application de la part de la Banque centrale sur laquelle on est en train de travailler pour avoir des lignes de crédits étrangères à des taux intéressants et une longueur de remboursement importante, qui seront par la suite mises à la disposition de l’hôtellerie.

Cette solution d’endettement, rappelle-t-on, concerne 80% de l’hôtellerie tunisienne. Le montant est hallucinant, 4000 millions de dinars en 2013. L’endettement carbonisé était de l’ordre de 1200 millions de dinars.

La restructuration n’est pas uniquement la solution de la dette. On a aussi besoin d’un programme de mise à niveau de notre produit hôtelier, sur le plan humain, commercial et de la gestion. A ce titre, un rapport sera prochainement élaboré par des experts indépendants pour mettre en place un programme de mise à niveau dont le financement sera compris dans la dette de l’unité.

A partir de ce moment, nous allons aussi travailler sur l’amélioration de la qualité en mettant en place un nouveau programme de formation visant l’ensemble des professionnels et en introduisant de nouveaux métiers de l’hôtellerie.

L’amélioration de la qualité du produit touristique dépend aussi de la diversification du mode d’hébergement afin de donner une image positive du grand potentiel dont dispose la Tunisie.

Outre ces actions, il est temps de diversifier l’offre tout en développant de nouveaux produits à forte valeur ajoutée dont notamment le tourisme culturel, tourisme de santé, tourisme écologique, etc.

Cette démarche est cruciale, surtout que la crise que traverse ce secteur a prouvé la fragilité du produit touristique tunisien, basé quasiment sur un mono produit : le tourisme balnéaire.

On n’a pas cessé de parler de la restructuration du secteur touristique et de l’amélioration des services dans les hôtels, mais réellement rien n’a changé. Qu’en dites-vous?

La situation politique a beaucoup impacté le secteur. En effet, le ministère a connu le plus grand nombre de changements, soit plus de 7 ministres depuis la révolution.

Cela a beaucoup affecté le secteur, qui souffrait déjà des problèmes structurels, mais aussi conjoncturels liés essentiellement à la sécurité.

Un rendez-vous d’envergure internationale est programmé à Tunis les 29 et 30 novembre 2016 : la conférence internationale sur l’investissement. Comment la FTH pourrait tirer profit de ce genre de manifestation ?

Il s’agit d’un événement incontournable, surtout qu’on a intérêt à développer un nombre important de petites et moyennes entreprises principalement dans le domaine de l’animation, de la restauration et du sport. Ces investissements peuvent être faits dans les zones les plus démunies qui ne reçoivent pas de touristes, mais des clients passagers.

Outre cet aspect, on va aussi se lancer dans la création de résidences touristiques. C’est important, notamment avec la publication du décret loi relatif à ce segment. D’après ce texte, les hôteliers possédant des terrains libres sont autorisés à construire des résidences touristiques qui seront par la suite destinées à la vente (50% pour les étrangers et 50% pour les Tunisiens).

Des hôteliers ont déjà déposé leurs dossiers d’investissements..

Ces investissements sont importants pour les hôteliers qui seront capables de rembourser leurs dettes auprès des banques.

Quel rôle pourrait être joué par les chaînes d’hôtels internationales, qui se sont installées ou comptent le faire en Tunisie, pour aider à sortir de la crise actuelle de l’hôtellerie ?

L’installation des chaines internationales est très importante,dans l’amélioration de la qualité des services, mais aussi pour redorer l’image de notre pays. Chose qui ne peut être que bénéfique pour la Tunisie.

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L’expert en économie Hatem Zaâra  a affirmé que la Tunisie peut connaître un scénario pire que celui connu par la Grèce, estimant que la hausse du taux d’endettement et la détérioration du déficit budgétaire de plus de 10% du PIB ne font qu’aggraver la situation.

Lors de son intervention ce jeudi 6 octobre 2016 sur les ondes d’Express Fm, Zaâra a indiqué que la Tunisie ne cesse d’adopter depuis le 14 janvier 2011, la politique d’ « aumône », la même une stratégie suivie par la Grèce avant qu’elle n’annonce sa faillite. « Si la Grèce a réussi à compter sur le soutien d’autres pays de l’Europe et des institutions financières européennes, la Tunisie quant à elle, ne jouit pas de ce type de soutien financier pour sortir de sa crise », a-t-il ajouté.

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Mauvaises nouvelles pour le tourisme tunisien en cette basse saison après une haute saison, en partie sauvée par les touristes algériens et russes. «C’est la conséquence d’un été jugé décevant : même les voyagistes qui avaient fait de la résistance l’hiver dernier, à l’instar de Look Voyages, ne programmeront pas de clubs en Tunisie à compter du 1er novembre ». C’est ce qu’indique le site français spécialisé  L’EchoTouristique. Et la même source d’affirmer que «Fram ne programmera aucun Framissima en Tunisie à partir du 1er novembre prochain, pas plus que Look Voyages n’aura de Club Lookéa. Marmara avait déjà baissé le rideau des clubs l’hiver dernier, mais ouvert le Club Marmara Palm Beach à Djerba pour l’été. Les résultats y ont été mitigés. TUI France annonce des ventes à -66% en nombre de passagers sur la saison estivale en Tunisie. Pas de quoi espérer une reprise. Le groupe reste donc sur ses positions de l’hiver dernier : pas de clubs Marmara ni d’hôtels et clubs TUI pour la saison à venir ». La déchéance du secteur n’arrête donc pas et la mauvaise nouvelle n’est pas que pour les hôteliers tunisiens, mais aussi pour les banquiers chez qui le secteur touristique est fortement endetté.

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L’endettement des agriculteurs, les coûts des filets anti-grêle, le manque d’eau d’irrigation et les problèmes de stockage, de commercialisation et de vulgarisation, ont été les principales problématiques exposées au ministre de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Samir Taieb, par les agriculteurs de Sbiba (Kasserine).
Donnant le coup d’envoi à la campagne de cueillette des pommes de Sbiba, Taieb a déclaré que les priorités de l’agriculture à Kasserine doivent être déterminées par les agriculteurs eux-mêmes. Il a, également, assuré que son département œuvre à solutionner les problèmes qui entravent l’activité de ces agriculteurs.
Les agriculteurs ont demandé, à cette occasion, une augmentation de la prime des filets anti-grêle, la création d’un centre de recherche scientifique dans la région et d’un centre de collecte du lait à Sbiba, outre la mise en place d’un système d’irrigation « goutte à goutte », l’aménagement des routes et des sentiers agricoles et la maintenance et le renouvellement des périmètres irrigués qui se sont dégradés.
Le ministre a, également, assisté à la clôture de la 37ème édition du Festival des pommes de Sbiba, dont la production est estimée à 60 mille tonnes.

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L’expert en économie Sami Arfaoui a affirmé que le nouveau gouvernement de Youssef Chahed devra  trouver d’autres alternatives plus pertinentes afin de sauver le pays et ce à travers une coopération concrète et solide entre tous les partis politiques. Le taux de l’endettement de la Tunisie a augmenté, la Tunisie est appelée à travailler davantage pour sortir de l’ornière. Interview :

  1. Pouvez-vous nous brosser la situation économique actuelle du pays ?

La Tunisie traverse ces dernières années une grosse de crise économique qui a touché plusieurs secteurs à haute valeur ajoutée. Un grand chantier attend le nouveau gouvernement de Youssef Chahed pour confirmer la reprise de la croissance économique.

  1. Des experts ont comparé la situation du pays à celle de la Grèce, qu’en pensez-vous ?

Oui je partage leurs déclarations, nous sommes dans la même situation que celle de la Grèce, sauf que la Grèce est soutenue par l’Union Européenne et que notre pays ne bénéficie pas d’un soutien étranger.

  1. Le nouveau gouvernement de Chahed pourra-t-il sauver le pays ?

Nous avons besoin au moins de 20 jours pour évaluer le rendement du nouveau gouvernement. Actuellement il y a un grand retard et une polémique autour du nouveau gouvernement. Il nous faut des solutions rapides, pertinentes pour sauver le pays déjà fragilisé par de nombreux facteurs. Il est appelé à créer d’autres revenus et plusieurs autres alternatives.

Il nous faut aussi une bonne entente entre tous les partis politiques tunisiens et donner un nouveau souffle aux Tunisiens. La Tunisie affronte aujourd’hui une crise majeure qui s’approfondit de jour en jour. Une telle situation ne peut pas continuer et des mesures urgentes doivent être prises pour sauver le pays.

  1. Le gouvernement a, entre autres, sauvé la saison touristique estivale, n’est-ce pas ?

C’est vrai qu’une légère reprise a été constatée au niveau du tourisme interne (arrivée des Algériens, augmentation des vacanciers tunisiens, des Russes…) , mais il faut encore revoir la stratégie sur le plan triennal pour confirmer la reprise. Il faut aussi que les professionnels du secteur s’orientent vers d’autres nationalités étrangères et qu’ils diversifient le produit tunisien, dont notamment la promotion de la destination et la mise en place d’un nouveau plan de communication.

  1. Le recrutement dans la fonction publique est-t-il encore possible ?

Le lancement des concours pour les recrutements dans la fonction publique est quasiment impossible. Nous avons atteint le plafond. De même, le budget de l’Etat ne nous permet pas de recruter encore d’autres fonctionnaires étant donné que le pays passe depuis des années par une conjoncture économique très difficile.

Les recrutements dans le secteur privé sont possibles car les sociétés tunisiennes privées sont en train d’accroître les activités et de renforcer les rendements en dépit de la dégradation de la situation économique en Tunisie.

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S’il n’avait pas démissionné

Le secrétaire général de la Fédération générale du travail, Moncef Ben Romdhane, a déclaré sur Mosaïque fm que la compagnie aérienne Tunisair et d’autres sociétés privées ont contracté des dettes auprès de l’Office de l’Aviation  Civile et des Aéroports (OACA) qui dépassent les 600 millions de dinars.
Il a ajouté que des discussions sont en cours actuellement pour trouver des solutions permettant le paiement de ces dettes afin d’améliorer les services de l’OACA.

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Le montant global de l’endettement des ménages tunisiens s’est établi à 17,2 milliards de dinars, selon les dernières statistiques de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Toujours selon la même source, la demande de crédits, notamment ceux de consommation, a évolué de 17%. Les crédits de consommation ont atteint 2,3 milliards du dinars.

L’endettement excessif des ménages tunisiens risque d’avoir des retombées économiques et sociales désastreuses.

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Dans une déclaration accordée ce jeudi 21 juillet 2016 à Africanamanger, l’expert en économie Sami Arfaoui a affirmé : « si l’Etat continue de s’endetter  à ce rythme, il sera incapable de verser les salaires des fonctionnaires. La crise économique aiguë que traverse le pays actuellement est la conséquence de nombreux facteurs dont notamment la baisse des investissements étrangers, le déficit de la balance commerciale, l’augmentation du taux de chômage, la chute de la monnaie nationale, les tiraillements politiques… Le gouvernement est appelé à rétablir en urgence l’équilibre financier pour sauver la situation économique du pays », a-t-il affirmé.

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La course à l’endettement est devenue une solution de facilité qui a fait couler le pays, a déploré, mercredi, le secrétaire général adjoint de l’union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, soulignant que le volume des dettes devrait atteindre 60% du produit brut par an.
« La conjoncture actuelle requiert des solutions urgentes et un programme clair à même de fournir des ressources nécessaires à l’Etat afin de pouvoir régler une partie des dettes en 2017 », a-t-il estimé dans une déclaration au correspondant de la TAP en marge des travaux du conseil régional de l’UGTT à Kébili.
« C’est au gouvernement et à lui seul d’assumer la responsabilité de l’endettement », a-t-il soutenu, indiquant que parmi les principales recommandations issues du dialogue sur la formation du gouvernement d’union nationale était celle relative à la gestion des ressources existantes.
« Le recouvrement des impôts et la lutte contre l’évasion fiscale estimée à 15 milliards de dinars (soit la moitié du budget de l’Etat) sont autant de solutions envisagées pour faire face à l’endettement », a plaidé Tahri .
Sur un autre volet, le responsable syndical a indiqué que les concertations autour de la formation d’un gouvernement d’union nationale sont « au point mort » malgré le fait qu’une étape importante menant à un consensus sur les priorités politiques et socio-économiques ait été franchie.
Il a, dans ce contexte, estimé que l’initiative du président de la République « n’était pas assez étudiée ».
En ce qui concerne la rentrée scolaire, Tahri a fait savoir que les décisions du syndicat général de l’enseignement de base ne prévoient aucunement de boycotter la rentrée, précisant que l’UGTT a seulement lancé un appel à des manifestations régionales qui seront suivies par une mobilisation nationale devant le siège du ministère de l’Education et d’une grève le 5 octobre prochain.

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Endettement excessif, taux de chômage élevé, salaires bas, secteur touristique tué... Pour Jaloul Ayed, le pays ne va pas trop mal ?

Endettement excessif, taux de chômage élevé, salaires bas, secteur touristique tué… La situation économique n’a pas évolué depuis l’avènement de la Révolution de 2011, et de surcroît la croissance est bien trop faible voire même négative pour générer de l’emploi.

Dans cet état des choses, l’ex-ministre des finances, l’économiste Jaloul Ayed, estime que la Tunisie « n’a pas atteint le seuil critique en matière d’endettement public », car aujourd’hui, dit-il, le taux d’endettement tel que mesuré par rapport au Produit national brut n’est pas tellement élevé si l’on devait le comparer à d’autres pays.

Cependant, met-il en garde, cela ne veut pas dire qu’on doit dormir sur nos lauriers, car « les projections montrent qu’à l’horizon 2020, l’endettement du pays va se situer aux alentours de 60% du PIB ».

« Le point essentiel, c’est que oui nous avons des difficultés mais aussi les solutions existent, il suffirait que l’on se mette au travail, a rassuré Jaloul Ayed, car, a-t-il averti via la radio RTCI, si l’on continue sur le même rythme, l’année 2017 sera une année aussi difficile ».

Ce qui est important, pour l’ex-ministre des finances, c’est d’activer le moteur économique pour que l’économie reprenne un niveau de croissance qui permettrait au gouvernement de consolider son espace fiscal pour éviter à la Tunisie de recourir à des solutions qui peuvent être tout à fait envisagées en 2017, tel que le reprofilage de la dette ou d’autres solutions qui sont à la portée du gouvernement, préconise Jaloul Ayed.

 

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Réagissant à l’accord de principe conclu entre le FMI et la Tunisie sur un plan d’aide d’un montant de 2,8 milliards de dollars, l’expert en risques financiers Mourad Hattab a déclaré que la contradiction est flagrante au niveau de la politique du gouvernement actuel qui cherche, selon lui, à drainer l’investissement étranger, mais il veut en réalité enfoncer le pays dans l’endettement excessif.

Dans une déclaration accordée ce lundi 18 avril à Africanmanager, l’économiste a souligné que le dernier crédit dont on a annoncé l’accord de principe dans un communiqué de presse du FMI le 15 avril 2016 est présenté comme étant un mécanisme élargi de crédit puisqu’il relève  d’un programme basé sur des réformes économiques que la Tunisie doit accepter ».

D’après lui, le FMI est toujours intervenu en tant que prêteur de dernier ressort et en cas d’urgence pour des pays aux prises avec de grands déséquilibres au niveau du déficit public et du déficit de paiement. « Le seul souci de cet organisme est de mettre la main sur l’économie des pays fragiles dont la Tunisie et d’épuiser au maximum leurs ressources », a noté Mourad Hattab, soulignant qu’ « on s’attend à ce que le taux de crédit soit au moins de 3,6% avec des délais de remboursement entre 4 et 10 ans ».

Toujours selon la même source, il faut s’attendre à ce que l’État se retire de la scène économique et sociale tout en adoptant une politique d’hostilité  sans oublier une ouverture anarchique sur l’extérieur sans aucune mesure protectionniste. « On est certain que notre pays aura recours au rééchelonnement de sa dette extérieure vu qu’elle est insoutenable », a-t-il dit.

« Des jours difficiles attendent la Tunisie dont le gouvernement  a choisi la voie de l’endettement et la capitulation aux exigences de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale (FMI) », a-t-il conclu.

L’alerte de l’expert en risques financiers Mourad Hattab vient quelques jours après que le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé avoir conclu un accord de principe avec la Tunisie sur un plan d’aide d’un montant de 2,8 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) sur quatre ans, lié à la mise en œuvre de réformes économiques.

D’après un communiqué, l’accord sera soumis le mois prochain au conseil d’administration du FMI.

Selon le chef de mission du Fonds pour la Tunisie, Amine Mati, le plan vise à appuyer les réformes économiques « pour réduire la vulnérabilité macroéconomique, doper la croissance et favoriser la création durable d’emplois ».
De même, il  vise à accélérer l’investissement public, rendre le système fiscal plus équitable et juste, et améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises »,  selon ses dires.

Il est à rappeler par ailleurs que le pays lancera la semaine prochaine sur les marchés internationaux une émission obligataire d’un milliard d’euros afin de lever des capitaux permettant de combler le déficit budgétaire.

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L'Union tunisienne de l'industrie

« L’endettement extérieur n’a pas pu contribuer ni au développement régional ni à la création d’emplois en Tunisie. Le gouvernement est, aujourd’hui,  appelé à trouver d’autres mécanismes plus pertinents afin de résoudre les problèmes économique du pays , a déclaré l’expert économique Adel Grar , ce vendredi 8 avril 2016, à Africanmanager.

A signaler que de nombreux économistes tunisiens ont , à maintes reprises, tiré la sonnette d’alarme sur la situation « catastrophique » de l’économie tunisienne qui risque de s’aggraver encore plus si les actions nécessaires n’étaient pas prises.

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le PDG de la Poste Tunisienne, Moez Chakchouk, a mis l’accent sur les efforts fournis par l’entreprise pour...

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