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Réagissant aux interventions des députés, lors d’une plénière consacrée, mardi 9 mai 2017, à l’examen du rapport de la Commission du développement régional relatif à ses visites effectuées dans les gouvernorats du Nord-Ouest, la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a mis l’accent sur l’importance des recommandations issues de ce rapport, affirmant que le gouvernement se déploie à résoudre les problématiques de développement évoquées.
S’agissant du gouvernorat de Kairouan, la ministre a fait savoir que le raccordement au réseau de gaz naturel de la zone industrielle de Sbikha 2 s’achèvera dans les prochaines semaines et que la ville Hajeb El Ayoun sera raccordée au gaz naturel durant le 1er semestre de 2018.
La ministre a estimé que les deux zones industrielles de Sbikha 2 et de Hajeb El Ayoun bénéficient actuellement d’une visibilité quant au raccordement en électricité et en gaz naturel, ce qui permettra aux investisseurs désireux de s’y installer et de planifier leurs installations.
Cheikhrouhou a aussi affirmé que la STEG est représentée au Kairouan par deux districts et 6 représentations techniques et commerciales, soulignant que la STEG a déjà engagé un plan de restructuration, dans une logique de décentralisation visant à mettre en place une direction régionale dans chaque gouvernorat. Lequel plan est déjà validé par le ministère de tutelle et devrait être adopté par la présidence du gouvernement d’ici un mois.
Au sujet des mines, la ministre a souligné que des demandes d’autorisation d’exploration sont en cours d’examen dans la délégation de Oueslatia.
Concernant le gouvernorat de Kasserine, la ministre a affirmé que les délégations de Kasserine Nord et de Kasserine Sud sont déjà raccordées au réseau de gaz naturel depuis 2006, alors que celles de Feriana et Thala depuis 2009.
Le raccordement au réseau de gaz naturel de la ville de Sbeitla aura lieu durant le 2ème semestre de 2018. Pour le reste des délégations, le raccordement au réseau de gaz naturel reste tributaire de la disponibilité de financement.
La ministre a aussi précisé qu’une étude est en cours pour la réalisation d’un projet d’électrification des puits profonds. Le cout prévu pour ce projet est de l’ordre de 56 millions de dinars.
Elle a aussi fait savoir que la généralisation de la haute tension est bien inscrite dans le programme quinquennal de la STEG.

Pour le gouvernorat de Sidi Bouzid, Cheikhrouhou a souligné que le raccordement au réseau de gaz naturel de ce gouvernorat est programmé pour 2018 et qu’un programme d’électrification des puits est en cours.
La ministre a aussi évoqué le projet de production de phosphate en cours à la délégation de Meknassy, dont la capacité de production prévue s’élève à 500 mille tonnes/an, affirmant qu’un accord a été conclu avec les habitants de la région pour résoudre les problématiques foncières, qui étaient derrière la suspension de ce projet lancé en 2013.

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L’Institut de l’Université PanAfricaine pour les sciences de l’Eau et de l’Énergie (y compris le Changement Climatique) (PAUWES) (http://PAUWES.Univ-Tlemcen.dz) en Algérie contribue à la promotion de l’enseignement supérieur et de la recherche appliquée dans les domaines de l’eau, de l’énergie et du changement climatique – une contribution essentielle au développement durable en Afrique. Le processus de candidature pour ses quatre programmes de master (ingénierie et politique) débutant en septembre 2017 est désormais ouvert. Tous les citoyens de l’Union Africaine (y compris les citoyens immigrés) sont invités à postuler, surtout les femmes et les candidats originaires des régions sous-représentées au sein de l’Institut PAUWES.

Il est crucial de contribuer à la création d’une nouvelle génération de dirigeants africains ayant la capacité et la détermination de faire face aux défis du continent pour favoriser le développement de l’Afrique. Les sujets tels que l’approvisionnement fiable en eau, les sources d’énergie renouvelables et le changement climatique doivent être abordés afin d’assurer le développement durable. L’enseignement supérieur a un rôle important à jouer dans la promotion des systèmes d’innovation et dans la procuration d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. L’Université PanAfricaine (PAU), une initiative clé de la Commission de l’Union africaine, se consacre à cette mission. L’Institut de l’Université PanAfricaine pour les Sciences de l’Eau et de l’Énergie (PAUWES) est hébergé par l’Université d’Abou Bekr Belkaïd de Tlemcen (Algérie). Depuis sa création en 2014, un total de 152 étudiants issus de 25 pays à travers l’Afrique se sont inscrits dans le cadre des programmes d’études. 80 candidats supplémentaires seront admis à l’automne 2017. L’Institut PAUWES bénéficie de nombreuses collaborations internationales en matière de recherche et d’enseignement, et du soutien du programme allemand de coopération avec l’Union africaine.

À l’heure actuelle, l’Institut PAUWES propose quatre programmes de master de deux ans dans les domaines de l’eau et de l’énergie. Les étudiants qui souhaitent devenir de futurs ingénieurs ont le choix entre un master en ingénierie de l’eau et un master en génie énergétique. Les étudiants intéressés par le domaine de la gouvernance ont le choix entre le master en sciences politiques relatives à l’eau et le master en sciences politiques relatives à l’énergie. La langue d’enseignement de tous les cours est l’anglais.

L’Institut PAUWES s’efforce d’équilibrer la théorie et la pratique par le biais de stages internationaux, d’études de cas, de visites sur le terrain et de cours d’été. En vue de fournir aux étudiants les compétences techniques spécifiques de leurs domaines d’étude, un large éventail de cours optionnels sont proposés (p. ex. énergie solaire, éolienne, géothermique et issue de la biomasse, eau et assainissement, gestion intégrée des ressources en eau, analyse des politiques et recherche ou éthique et leadership).

Les diplômés de l’Institut PAUWES bénéficient d’un large éventail de perspectives de carrière. Dotés de connaissances théoriques et pratiques, ils sont destinés à assumer des responsabilités dans l’administration publique, la politique, la recherche, les entreprises privées, les organisations de la société civile ou de conseil. L’accès au réseau d’experts international de l’Institut fournit une impulsion supplémentaire aux carrières des diplômés. Des programmes de promotion de carrière sont proposés pour favoriser l’insertion professionnelle. Tous les étudiants de l’Institut PAUWES reçoivent des bourses complètes (couvrant les frais de scolarité et de subsistance) à la suite du processus concurrentiel d’admission.

Les étudiants de l’Institut PAUWES sont originaires de toutes les régions de l’Afrique, et bénéficient ainsi d’une possibilité unique d’étudier dans un environnement panafricain regroupant des universitaires fortement motivés et engagés. Pour développer sa vision de la diversité, l’Institut PAUWES encourage particulièrement les femmes, les candidats handicapés et les candidats originaires des régions sous-représentées (Afrique australe, Afrique centrale, Afrique du Nord) à soumettre leur candidature.

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La société tuniso-italienne Sergaz a signé, mercredi 29 Mars 2017, au siège du ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, une convention de responsabilité sociétale, pour le soutien du gouvernorat de Kasserine, et la réalisation, en 2017, de projets de développement dans cette région, pour un coût de 500 mille dinars.
Le directeur général de Sergaz (ENI Group) Mohamed Agrebi, a fait savoir, à cette occasion que la société consacrera, à ce gouvernorat, une deuxième enveloppe de 500 mille dinars, en 2018, si les délais de réalisation des projets programmés pour cette année sont respectés.
Il est à noter que la société Sergaz assure le transit du gaz algérien vers l’Italie, sur 370 km, passant par la Tunisie, notamment par les gouvernorats de Kasserine, Kairouan et Nabeul. Agrebi, a affirmé, à ce titre l’engagement de la société à contribuer au développement régional de ces trois gouvernorats.
Il a assuré qu’ENI consacre plus d’un million de dinars par an au financement des projets sociaux et de développement régional en Tunisie.
De son coté la ministre de l’Energie, des mines et des énergies renouvelables, Hela Cheikhrouhou a affirmé que la société Sergaz a investi 2100 mille dinars dans des projets sociaux et économiques entre 2014 et 2016.
Le gouverneur de Kasserine, Hassan Khedimi a indiqué que ce financement sera investi dans certains projets éducatifs et de santé et d’adduction de l’eau potable dans la région.

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Selon les données rapportées par le site Akher Khabar Online, la compagnie pétrolière et gazière australienne Cooper Energy a décidé de quitter définitivement le territoire tunisien.

Cette décision a été précédée par un renoncement progressif à ses travaux en Tunisie, en vendant ses parts dans le permis Bargou puis en cessant ses activités sur le permis Hammamet, qui devrait pourtant prendre fin en 2021, a ajouté la même source.

On rappelle que Cooper Energy s’est désengagée en 2016 de sa licence off shore à Nabeul tout en payant des compensations à l’Etat .

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L’agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie (APRUE) algérienne a annoncé, lundi, la prochaine interdiction de l’importation des équipements électroménagers et électroniques à haute consommation énergétique.
Selon les données publiées par l’agence » APS », cette démarche prévoit également la soumission de tous les produits fonctionnant à l’électricité à des analyses, en vue de s’assurer de leur conformité aux caractéristiques portées sur les étiquettes.
Le projet de passage de la société algérienne d’une ère de gaspillage de l’électricité à une ère de rationalisation de sa consommation, est tributaire de deux conditions, qui sont l’adoption de technologies propres à faible consommation énergétique, et le changement du mode de vie des gens, tant à la maison, au bureau et même dans la rue, a expliqué la même source.

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La stratégie énergétique de la Tunisie à l’horizon 2030 a fait l’objet d’un débat organisé, ce jeudi, à Tunis, à l’initiative de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI). Dans son mot d’ouverture, la ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies Renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a affirmé l’existence d’un grand potentiel dans le secteur de l’énergie et que plusieurs acteurs lui accordent un grand intérêt. Elle a toutefois souligné la nécessité de faire revenir l’investissement dans le secteur des hydrocarbures, notamment en matière de prospection et de recherche.

La ministre a dans le même contexte indiqué que la production nationale en hydrocarbures a été réduite de 10% par an, et ce suite à l’absence d’activités d’investissement et de forage, appelant ainsi à reconstituer les capacités de production de la Tunisie et à relancer l’octroi des permis d’exploration, de prospection et de recherche, dans l’objectif au moins d’atteindre un rythme de production similaire à celui des années précédentes.

Elle a sous un autre angle appelé à l’amélioration de l’infrastructure, notamment pour le transfert et le stockage des hydrocarbures, à ajuster les importations de cette matière, même en ce qui concerne le gaz naturel et à maîtriser, entre autres, l’utilisation de l’énergie tout en stimulant l’investissement dans l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.

S’agissant des décrets d’application relatifs aux énergies renouvelables, la ministre a tenu à préciser que la commission de la concurrence relevant du ministère de l’Industrie les a déjà approuvés et qu’ils vont être publiés dans le JORT dans les semaines à venir.

S’agissant de la stratégie de son ministère, Hela Chikhrouhou a assuré qu’une équipe d’assistance technique, en collaboration avec la Banque Mondiale, est en train de mener une réflexion sur plusieurs axes en rapport avec le secteur, dont le nouveau code des hydrocarbures et le rôle futur de l’Etap. Sur ce dernier point, la ministre a appelé à mettre en place une réflexion, à retenir les compétences et à renforcer ses activités. Autre point : Elle a appelé à faire connaître le domaine minier. « Il faut une approche plus active pour faire connaître nos ressources et le cadre réglementaire et par conséquent attirer les investissements et développer les ressources nationales.

En outre, la ministre a annoncé qu’une réunion de la commission mixte tuniso-algérienne sera tenue au début du mois de février prochain pour voir les orientations et les différentes facettes de la collaboration avec ce pays, notamment en ce qui concerne le gaz naturel. Elle a par ailleurs annoncé que des études et des réflexions portant sur l’extension de la raffinerie de Bizerte sont en cours au niveau de son ministère.

Elle a fait remarquer que bien que la Tunisie soit un pays importateur d’hydrocarbures, elle n’est pas efficace dans sa façon de consommer l’énergie, d’où la nécessité de renforcer le rôle de l’ANME, qui peine à retenir ses compétences. Il faut que cette structure puisse développer ses compétences pour pouvoir agir de la meilleure façon, a dit Mme Cheikhrouhou.

De son côté, Fouad Lakhoua, le président de la CTFCI, a mis en garde contre la détérioration du secteur des hydrocarbures en Tunisie, soulignant que le déficit énergétique en Tunisie ne cesse de se creuser au fil des années.  Il est aujourd’hui primordial de relever le défi de l’efficacité énergétique, sinon c’est la pénurie qui va s’installer à l’horizon 2020.

Il a par ailleurs appelé à faire réussir ce processus de transition qui mise sur le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergique. Pour ce faire, le président de la CTFCI a appelé à stimuler l’investissement dans les énergies renouvelables pour créer de l’emploi et améliorer le secteur industriel.

Selon ses déclarations, la part des énergies renouvelables dans la production nationale est estimée entre 5 et 7%. « Nous avons besoin d’un cadre juridique plus approprié et des procédures plus simples », a-t-il ajouté.

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La compagnie pétrolière «Serinus Energy Inc » a déclaré avoir temporairement arrêté la production au champ Chouech Es Saida en Tunisie. C’est ce que rapporte ce lundi 16 janvier 2017, l’agence de presse anglaise Reuters. Et cette dernière de préciser que le domaine « Chouech Es Saida » a été initialement clos le 10 Janvier 2017.

«Serinus Energy déclare que la fermeture était en prévision d’une grève de trois jours avec arrêt de production, comme l’ont voté les employés des installations de Winstar Chouech Es Saida … pendant la période de fermeture, elle à engager un dialogue avec l’UGTT concernant le processus de redondance économique » selon la même source.

Source : Reuters

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L’Association Tunisiens Anti-Corruption (ATAC) a annoncé, ce mercredi 4 janvier 2016, qu’elle a identifié plusieurs lobbies opérant dans la contrebande de carburant en Tunisie, rapporte Mosaïque fm.

L’association en question a également déclaré qu’elle compte intenter un procès contre un expert en énergie, qui était un des partons de ces réseaux, a précisé la même source.

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La sixième édition de la Journée tuniso-allemande de l’énergie a eu lieu hier mercredi 14 décembre 2016 à Tunis, dans le cadre du partenariat tuniso-allemand sur l’énergie, sous thème « La deuxième phase de la transition énergétique».

Il s’agit d’une coopération multidimensionnelle, surtout que l’Allemagne se prépare à formuler son appui à l’interconnexion électrique de la Tunisie avec l’Europe, a indiqué la ministre des Mines et de l’Energie, Héla Cheikhrouhou.

Lors de son discours d’intervention, elle a mis l’accent sur ce projet structurant permettant d’éviter certains investissements couteux dans les nouvelles générations, mais aussi de maximiser l’efficacité énergétique de la Tunisie.

Cette étape est importante, selon la ministre, car la transition énergétique n’est pas seulement un défi consistant à produire l’électricité avec les moindres couts, mais aussi à garantir une électricité durable qui prendra en considération un autre engagement, celui de la création d’emplois et de richesses, toujours selon ses dires.

Mais comment atteindre cet équilibre ? D’après la ministre, la mise en place à grande échelle de la génération électrique à travers le renouvelable se fera à travers deux genres de projets. « Des projets qui continuent à être mis en œuvre par la Steg à hauteur de 350 mégawatt et 600 mégawatt produits par le secteur privé », a précisé la responsable.

Cet avis est partagé par l’ancien ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la coordination et des affaires économiques, Nidhal Ouerfelli, qui a signalé que la transition énergétique est un facteur déterminant pour la transition économique.

« Cette transition jouera un rôle stratégique pour répondre aux nouveaux besoins post-révolutionnaires des citoyens tunisiens, à savoir l’amélioration durable de la qualité de vie, la création d’emplois et le développement des régions les moins favorisées », a-t-il relevé.

Pour Ouerfelli, la réalisation de cet objectif passera par la transformation du système énergétique sur la base de deux actions prioritaires : le renforcement de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.

Pour y parvenir, cette transition est invitée à se construire collectivement, en impliquant largement l’ensemble des parties prenantes tout en consolidant une réelle coopération avec les partenaires.

Une transition appuyée par l’Allemagne

Ce défi semble facile à réaliser, surtout que l’Allemagne est en train de s’impliquer dans la deuxième phase de la Transition énergétique après celle consistant à assurer le développement technologique par le déploiement massif à travers le tarif d’achat.

A ce niveau, l’Allemagne est disposée à accompagner la Tunisie dans ce processus et à la soutenir sur ce chemin grâce à une expertise éprouvée, a de son côté annoncé Andreas Reinicke, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne.

Pour le diplomate, il s’agit d’une étape primordiale pour un pays disposant d’un énorme potentiel, mais qui se trouve encore face à un besoin urgent de développer davantage les énergies renouvelables.

« L’Allemagne est maintenant entrée dans la deuxième phase de la Transition énergétique : dans cette étape, le principal défi est l’intégration des énergies renouvelables dans le système et le marché, et c’est pour cette raison que le secteur de l’énergie représente l’un des axes principaux de notre coopération visant le développement du marché solaire en Tunisie », a dit l’ambassadeur.

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Une cinquantaine de personnes ont participé au petit déjeuner-débat que la Chambre du Commerce Tuniso-Britannique a organisé ce jeudi 24 novembre 2016 aux Berges du Lac, à Tunis, dont des représentants d’entreprises, d’organismes et d’institutions divers. Ont pris également part à la rencontre la ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikh Rouhou, le président de la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique, Mehdi Ben Abdallah, l’Ambassadeur de la Grande-Bretagne à Tunis…

Le thème de cette manifestation était « La Stratégie énergétique de Tunisie 2020 ».

La Tunisie tenue à faire des choix…

Les intervenants ont saisi cette occasion pour rappeler la complexité du rapport à l’énergie que les Etats, opérateurs économiques et individus entretiennent, par leur dépendance.

Furent ensuite passés en revue les défis rencontrés. A ce titre, Mohamed Chaabouni, membre de TBCC et directeur général de Shell, a pointé du doigt les exigences réglementaires, dont la majorité des textes date des années 80 et ne permettent pas de suivre les avancées technologiques.

Parmi les autres soucis, il s’est dit préoccupé par la recrudescence du marché informel, considéré comme un fléau important qu’il faut maitriser puisqu’il représente 30% de la consommation

Rapidement, le constat de la situation inquiétante du secteur a été posé par le président de la Chambre Tuniso-Britannique.

Toujours selon ses déclarations, tous les indicateurs clignotent au rouge : Baisse de la production nationale du gaz naturel, pétrole brut avec un recul des investissements contre une consommation croissante de l’énergie, ce qui a engendré un creusement du déficit énergétique atteignant 3,7 millions de Tep. Ajoutons à cela l’activité pétrolière et gazière, qui est toujours dans l’impasse, d’autant plus que les travaux d’exploration connaissent une chute remarquable du fait de la perturbation qu’a subie cette activité ces dernières années.

Les questions, principalement adressées à Hela Cheikh Rouhou, étaient autour de l’orientation de son département, l’implication de l’Etat dans l’investissement, les nouveautés par rapport au cadre règlementaire des ressources non conventionnelles, le rôle de la STEG.

Des nouvelles orientations pour un futur promoteur !

Les réponses ont été franches. L’argumentation de la ministre de l’Energie a reposé également sur les nouvelles orientations de son département par rapport à ce secteur stratégique.

A ce niveau, elle a annoncé la bonne nouvelle. En effet, son département vient de se doter d’une nouvelle stratégie énergétique 2030.

Cette dernière est basée sur quatre piliers, a précisé la ministre, indiquant que le premier pilier vise à reconstituer les réserves et capacités à atteindre l’indépendance énergétique autant que possible, en termes de production d’énergie fossile primaire.

Le deuxième pilier est lié au renforcement de la transformation, du transport et de lla distribution des produits fossiles.

Cette démarche est importante, a déclaré la ministre, pointant du doigt la dépendance excessive du transport terrestre qui présente deux risques : risque d’accidents et celui d’interruption de l’approvisionnement en raison des mouvements sociaux.

Pour le troisième pilier, il concerne le renforcement de la production d’électricité. Le travail consiste à augmenter la capacité installée de production. Pour y parvenir, une grande responsabilité incombe à la Steg qui devrait continuer à installer de nouvelles unités de production, mais il y a aussi le rôle du secteur privé.

Le dernier pilier est bien évidement lié au domaine de l’énergie renouvelable, qui doit être bien exploité de manière à assurer une meilleure production de l’électricité.

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La ministre de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables, Hela Cheikh Rouhou, a présenté aujourd’hui la stratégie énergétique de Tunisie 2030.

Approuvée lors d’un Conseil ministériel restreint qui s’est réuni récemment, cette stratégie est basée sur quatre piliers, a précisé la ministre lors d’un petit déjeuner-débat organisé ce jeudi 24 novembre par la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique.

Le premier pilier vise à reconstituer les réserves et capacités à atteindre l’indépendance énergétique autant que possible, en termes de production d’énergie fossile primaire.

Le deuxième pilier est lié au renforcement de la transformation, du transport et de la distribution des produits fossiles.

Cette démarche est importante, a déclaré la ministre, pointant du doigt la dépendance excessive du transport terrestre qui présente deux risques : risque d’accidents et celui d’interruption de l’approvisionnement en raison des mouvements sociaux.

Pour le troisième pilier, il concerne le renforcement de la production de l’électricité. Le travail consiste à augmenter la capacité installée de production. Pour y parvenir, une grande responsabilité incombe à la Steg, qui devrait continuer à installer de nouvelles capacités de production, mais aussi renforcer le rôle du secteur privé.

Le dernier pilier est bien évidement lié au domaine de l’énergie renouvelable qui doit être bien exploité de manière à assurer une meilleure production de l’électricité

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La vente de carburants de contrebande sur les routes principales dans les différentes régions du pays est très répandue. Selon les experts en économie, ce phénomène menace l’économie tunisienne et a de graves conséquences sur le fonctionnement et les activités des stations-services lesquelles ont, à maintes reprises, observé des sit-in pour protester contre la prolifération de ce fléau.

Selon des chiffres récemment rapportés par le journal « Le Quotidien », le marché parallèle des carburants en Tunisie représente 30% de la consommation globale. Le secteur informel de l’énergie cause à l’État tunisien des pertes annuelles estimées à 500 Millions de dinars. D’après la même source, il y a environ 140 points de vente de carburants de contrebande entre le gouvernorat de Kébili et celui de Sfax.

25 % des carburants proviennent de l’Algérie

Une étude de la Banque mondiale menée en 2014 et intitulée « L’estimation du commerce informel à travers les frontières terrestres de la Tunisie » a révélé le poids de la contrebande dans la satisfaction des besoins en carburants de ce pays.
Dans ce catalogue de la contrebande, il y a aussi et surtout les carburants. Une étude a montré que « grossièrement 25 % des carburants consommés en Tunisie proviennent d’importations informelles à partir de l’Algérie ».

Les différences du niveau des subventions en Algérie et en Tunisie sont « les raisons principales derrière ce commerce informel à grande échelle », fait noter l’étude.

En l’absence de toute mesure ou stratégie mise en place par le ministère du Commerce, le phénomène de la contrebande continue de prendre de l’ampleur, malgré les efforts déployés par les brigades des douanes pour lutter contre ce phénomène.

Tataouine : Interpellation de 20 contrebandiers de carburants

20 personnes originaires de Remada et Dhehiba, relevant du gouvernorat de Tataouine, à bord de 15 véhicules ont été récemment arrêtés lors d’une opération commune entre des unités sécuritaires et militaires. Il s’agissait de contrebandiers qui transportaient du carburant de la Libye vers la Tunisie à travers la zone tampon, dans le sud du pays.

De même, vingt-cinq contrebandiers de carburant ont été interceptés, le 12 octobre dernier, par une patrouille militaire déployée dans la zone tampon.

A vrai dire, la Tunisie fait face, aujourd’hui, à un danger réel sous la forme d’une prolifération de la contrebande. Au point que le sud tunisien est devenu la colonne vertébrale de l’économie informelle du pays !

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Selon l’Institut national des statistiques (Istat), la production industrielle en Italie a augmenté de 1,7% en août sur un mois, après avoir progressé de 0,7% en juillet, un chiffre nettement meilleur qu’attendu. Alors que les analystes s’attendaient à une baisse de 0,1%, cette annonce est une bonne nouvelle qui pourrait donner un coup de pouce à la croissance du PIB italien, très poussive, a annoncé, mardi 11 octobre 2016, le site « zone bourse ».

Sur un an et corrigée des effets de calendrier, la production industrielle a augmenté de 4,1% en août, atteignant son niveau le plus haut depuis 2011, après trois mois de baisse. Sur les huit premiers mois de l’année, la production a enregistré une hausse de 1% par rapport à la même période l’an passé.

D’après la même source, en août sur un mois, l’indice est en hausse dans les secteurs des biens d’équipement (+6,6%), des biens intermédiaires (+3,1%%) et l’énergie (+1,4%). Il est, en revanche, en baisse de 0,5% pour les biens de consommation. Sur un an, les biens d’équipement progressent de 12,5% et les biens intermédiaires de 7,6% tandis que l’énergie recule de 4,1% et les biens de consommation de 1,3%.

L’industrie, « après avoir freiné l’activité économique au printemps », pourrait l’aider de nouveau » et durant le troisième trimestre, « la croissance du PIB pourrait être supérieure à 0,2% (par rapport au deuxième), ce que nous considérions jusqu’ici comme une hypothèse optimiste », a souligné dans une note Paolo Mameli, économiste au centre de recherche d’Intesa Sanpaolo.

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Le gouvernement nigérian accuse des pays occidentaux de bloquer sa politique de développement des infrastructures d’énergie en raison de préoccupations environnementales, a rapporté ce jeudi 6 octobre 2016 la chaîne BBC.

« On nous empêche de construire une centrale électrique à charbon, parce qu’il ne s’agit pas d’énergie verte. C’est injuste dans la mesure où l’industrialisation des pays occidentaux repose sur l’énergie produite avec le charbon », a soutenu la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun.

L’électrification est une priorité pour le Nigeria, mais des partenaires occidentaux sont en train d’anéantir les efforts fournis par ce pays en vue de la réalisation de ses projets de production d’énergie, selon Mme Adeosun.

Elle a dénoncé l’attitude des partenaires de son pays, en marge d’une réunion annuelle du Fonds monétaire international. »Nous voulons construire une centrale électrique à charbon, parce que nous avons un pays béni avec le charbon.  Mais nous avons un problème. On n’a pas besoin d’être un génie pour savoir qu’il est logique pour nous d’avoir une centrale électrique à charbon », a dit Kemi Adeosun.

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Le président de la Chambre de commerce tuniso-américaine (AmCham), Khaled Babbou, a déclaré ce jeudi 22 septembre 2016 sur Express fm que des engagements sérieux ont été pris par des Américains et des Africains lors du sommet Etats-Unis/Afrique qui se tient actuellement à New York.

Il a ajouté qu’un homme d’affaires américain a exprimé son intention d’investir, dans les prochains mois, en Tunisie et ce, dans le secteur de l’énergie. Il a précisé que ce businessman a déjà investi en Tunisie et connaît bien le marché tunisien.

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Selon Jeune Afrique, la société britannique Sound Energy a annoncé lundi la découverte de réserves significatives de gaz dans la région de Tendara. Elle envisage avec son partenaire marocain, OGIF, de demander une concession de production. Près de quatre mois après le début du forage dans la région de Tendara (province de Figuig, à l’est du Maroc), la compagnie Soud Energy annonce une découverte significative.

Dans un communiqué rendu public le  8 août, la société d’exploration britannique annonce un écoulement de gaz stabilisé de 17,0 mmscf/D [millions de pieds cubes par jour], soit un potentiel de plus de 6 milliards de mètres cubes par an, selon les premières estimations.

Une découverte à même de « transformer l’industrie du gaz marocain »

« Un chiffre nettement supérieur aux attentes initiales et qui représente un taux très commercialisable », affirment les responsables de Sound Energy. James Parsons, directeur général de la société, dit être convaincu que « le potentiel dans cette région pourrait transformer l’industrie du gaz marocain ».

Sound Energy  estime d’ailleurs que les réserves peuvent s’étendre au-delà de la zone identifiée et devrait lancer un troisième puits, d’ici la fin de l’année, pour confirmer cette découverte.

Un second puits en préparation et une concession de production en ligne de mire

En attendant, la société, en collaboration avec la multinationale de services et équipements pétroliers Schlumberger, prépare le second puits (TE-7) qui devrait permettre d’augmenter le taux d’écoulement du réservoir principal.

Ces résultats plus que prometteurs incitent Sound Energy à envisager de demander une concession de production, qui lui permettrait de débuter les travaux d’ingénierie nécessaires au lancement de l’extraction gazière.

L’entreprise, qui détient 27,5% dans ce permis de recherche qui s’étend sur une superficie de 14.500 km2, affirme d’ailleurs que son partenaire marocain, Oil & Gas Investments Fund (OGIF), « a déjà manifesté son intérêt pour le financement, la construction et l’exploitation ».

Pour rappel, ce fonds est détenu par un consortium d’institutionnels marocains, composé d’Attijari Capital Développement, Finance.com, la Caisse de dépôts et de gestion, la Caisse interprofessionnelle marocaine de retraites et les mutuelles Mamda-MCMA.

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L’énergéticien décroche sa quatrième concession pour une centrale hydroélectrique au Maroc. Et pour mener à bien les différents chantiers en Afrique, une co-entreprise a été montée avec le suisse Groupe E, rapporte « Jeune Afrique ».

L’opérateur énergétique vient de décrocher un nouveau contrat au Maroc pour la réalisation et l’exploitation d’une centrale hydroélectrique. D’une capacité de production estimée à 30 MW, le futur projet de Tamajout (nord-est du Maroc) vient s’ajouter aux trois autres centrales hydroélectriques (totalisant une capacité de 52 mégawatts – MW) prévues par Platinum Power dans le royaume. Les appels à manifestation d’intérêt pour la construction de ces installations ont déjà été lancés et les appels d’offres sont attendus pour septembre prochain.

L’énergéticien, qui compte comme actionnaire de référence le capital-investisseur américain Brookstone Partners, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « Deux autres projets sur l’oued Oum Errabia [fleuve du centre du Maroc, ndlr] sont dans le pipeline pour une capacité globale de 42 MW », a confié à Jeune Afrique Kamal Abdelhafid, directeur général adjoint de Platinium Power.

En tout, la société devrait investir pour ces six sites quelque 2,3 milliards de dirhams (210 millions d’euros), pour une capacité globale de 124 MW, a relevé la même source.

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La production de pétrole a atteint, à la date du 20 juillet 2016, 9.48 millions barils, soit une moyenne de production quotidienne d’environ 46.9 mille barils, une baisse importante de 8.6% par rapport à l’année dernière (10.36 millions de barils, soit une production quotidienne d’environ 51.5 mille barils), rapporte Mosaïque fm.

Selon les prévisions, la production de pétrole brut enregistrera une baisse de 10% en comparaison avec la production de 10% en 2015 (il est prévu que la production atteigne environ 2.14 millions de tonnes en 2016 pour 2.37 millions tonnes en 2015).

Le ministère de l’Energie a expliqué cette baisse de la production par plusieurs facteurs dont la suspension de l’activité pour des raisons techniques et les mouvements de protestation, ajoutés à la fonte naturelle des ressources dans la plupart des champs, a indiqué la même source.

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Des informations on filtré sur le montant de la redevance sur les voitures instituée par le projet de la loi des finances 2014

La Norvège bannira la vente de toutes les voitures roulantes à l’énergie fossile dans moins de dix ans. Le royaume n’épargne aucun effort pour devenir le pays le plus engagé dans la protection de l’environnement sur terre.

Selon le journal Dagens Naeringsliv, « FPR (Parti du Progrès, un parti populiste de droite) supprimera toutes les voitures à carburant ». Mais il ne s’agit pas du seul courant politique favorable à cette décision. La majorité des politiciens du pays scandinave sont d’accord sur la faisabilité et la nécessité de passer à une flotte fonctionnant à 100% à l’énergie verte.

Un rapport confirme cette faisabilité, selon le journal, et confirme également que la Norvège, un pays dont les recettes viennent essentiellement du pétrole (étant le 10e exportateur de pétrole dans le monde), serait le premier pays dans le monde à engager une zéro déforestation.

La nouvelle a été la très bienvenue chez le CEO du constructeur de voitures électriques Tesla, Elon Musk, qui n’a pas caché son émerveillement sur Twitter :

Au Norvège, 24% des véhicules sont électriques. 99% de l’électricité du pays proviennent de sources renouvelables, principalement des sources hydrauliques.

La Norvège a également l’ambition de tripler sa production d’énergie éolienne à l’horizon de 2020, après avoir engagé un investissement de 3 milliards de dollars dans le secteur en 2013.

Source : The Independent

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, Ridha Bouzouada, directeur général de l’Energie au ministère de l’Energie et des mines a annoncé l’introduction du mécanisme d’ajustement des prix du carburant, le 1er juillet prochain. Il a par ailleurs évoqué la situation de Petrofac affirmant que le blocage de l’activité a causé des pertes surtout qu’elle représente 11% de la production nationale, ce qui se traduira par le recours à l’importation de gaz algérien.

En dépit de cette situation préoccupante, il s’est montré optimiste surtout qu’aucune compagnie pétrolière n’a quitté la Tunisie. Interview  :

Pouvez-vous nous dresser le bilan énergétique ?

Durant les quatre premiers mois de 2016, on a affiché une baisse 2% des ressources disponibles avec un recul de la demande d’énergie primaire de 5%.

Le déficit du bilan d’énergie primaire a atteint à fin avril de l’année en cours 1217 Ktep-pci contre 1319Ktep à fin avril 2015. Cependant, on a enregistré une amélioration du taux d’indépendance énergétique qui est remontée à 59% à fin avril 2016 contre 57% à fin avril 2015.

Pour le gaz naturel, il y a eu une baisse de 10% de la production qui a atteint 6,1 millions de m3/j à fin avril 2016.

Concernant le pétrole brut, la production s’est située à 46,9 mille barils/j à fin avril 2016 contre 52,9 mille barils/j à fin avril 2015, ce qui correspond à une baisse de 11%.

Trois facteurs sont à l’origine de cette baisse. Le premier est d’ordre climatique vu que l’hiver n’était pas trop froid, ce qui a provoqué une baisse au niveau de l’utilisation de GPL et de l’énergie. Par conséquent, on a affiché une chute au niveau de l’importation des produits pétroliers et celle du gaz.

Faut-il noter que la baisse des produits pétroliers est impactée par la prolifération du marché parallèle. Ce dernier, qui représente plus de 10% durant le premier semestre de l’année en cours, a impacté la consommation des produits blancs.

Parlons un peu de la situation actuelle de Petrofac. Peut-on avoir plus de détails surtout que le blocage continue ??

Petrofac s’est installée à Kerkennah, considérée comme une région spécifique et socialement différente par rapport à d’autres. Deux tendances étaient alors en présence . La première plaidait pour l’implantation  de cette compagnie dans cette zone alors que la seconde était franchement contre l’investissement dans le secteur des hydrocarbures pour cause de pollution environnementale.

Parmi les autres facteurs, Kerkennah est aussi connue par la présence de plusieurs associations qui continuent à déclencher les mouvements de protestation.

A mon avis, le problème n’est pas lié à Petrofac où au ministère de l’Energie et des mines, mais plutôt au  gouvernement. D’ailleurs, les parties qui bloquent l’activité de la compagnie n’appartiennent ni à la compagnie, ni au ministère de tutelle.

Quelles sont les répercussions d’une telle situation??

Les investisseurs sont conscients que l’insécurité sociale demeure un problème non résolu depuis quelques temps..Ceci ne peut qu’engendrer un état de doute auprès des investisseurs surtout par rapport à leur avenir en Tunisie.

Qu’en est-il des pertes enregistrées jusqu’à ce jour??

La production de Petrofac représente 11% de la production nationale. Dans pareille situation et avec une activité en baisse, on se trouve obligé de  recourir à l’importation du gaz algérien avec un prix supérieur.

Avez-vous envisagé des scénarios alternatifs pour sortir de l’ornière?

Nous sommes obligés de  trouver une mix énergétique et de diversifier les sources. D’où l’importance de réfléchir à d’autres ressources. Ceci nous a poussés à travailler sur d’autres domaines dont notamment l’énergie renouvelable et le charbon.

Ces solutions sont en cours d’évaluation . De même,  des études sont en cours d’élaboration pour connaître la fiabilité de ces ressources.

Cette situation a-t-elle obligé certaines compagnies à quitter le pays??

Non, pas à ce point,  puisque la situation sécuritaire ne cesse d’améliorer. Cette amélioration vient à un moment opportun où l’on se penche actuellement sur l’élaboration du nouveau projet du code des hydrocarbures.

Pouvez-nous donner le nombre exact des compagnies ayant quitté le pays depuis l’avènement de la révolution ?

Jusqu’à maintenant, on n’a pas déploré aucun départ.. Au contraire, je vous assure qu’il y aura un soulagement et le démarrage de l’activité d’ici la fin de l’année en cours.

Pour rappel, le nombre des compagnies qui détiennent des intérêts en Tunisie s’est élevé à 71, avant la révolution. Ajoutons à cela 50 permis et autant de concessions.

Pour l’étape actuelle, l’activité des concessions est maintenue et c’est logique, car la durée de leur périodicité est de 30 années.  Cependant, le nombre de permis a connu un recul pour atteindre 29 dont 3 sont gelés pour plusieurs raisons.

De toutes les  façons, l’activité demeure de plus en plus préoccupante puisqu’ aucun puits n’a été foré. Les sociétés de services n’ont par conséquent aucune activité.

On peut dire qu’on est actuellement en phase de « stand-by ».

Mais, ceci est de nature à entraîner répercussions. Qu’en pensez-vous?

C’est vraiment une perte d’emplois. Actuellement, deux sociétés de forage sont en service. Mais cela n’empêche qu’on a perdu depuis la révolution 500 postes d’emplois.

Qu’en est-il du projet du code des hydrocarbures ?

Le projet avance considérablement, à hauteur de 50%. Je saisis cette occasion pour annoncer que la première version de ce nouveau projet du code devrait être fin prête à la fin de l’année 2016.

Ce nouveau projet comporte trois volets dont le premier concerne l’adaptation du code à l’article de la constitution ainsi que la clarification des dispositions qui prêtent à équivoque.

Le 2ème volet concerne la transparence et la réglementation des procédures  d’octroi des autorisations qui étaient soumises auparavant à des formalités administratives ordinaires.

Pour le 3ème volet, il touche la question du gaz de schiste et les niches d’énergie non conventionnelle ainsi que leurs impacts sur l’environnement et l’économie nationale.

Le ministre de l’Energie et des mines promet la transparence totale sur les contrats pétroliers. Avez-vous une date précise de  la publication de ces contrats ?

Les conventions et contrats conclus avec les différentes compagnies pétrolières seront publiés dans deux semaines sur les sites web du ministère et de l’Entreprise Tunisienne d’activités pétrolières (ETAP).

Qu’en est-il du mécanisme d’ajustement automatique des prix  du carburant ?

Ce mécanisme sera introduit à partir du premier juillet prochain concernant ’essence, le gasoil et le gasoil 50. Ce projet consiste à ajouter 5% de la valeur de chaque titre d’essence vendu.

Comment vous voyez l’avenir du secteur?

Je reste optimiste surtout que la fin de l’année sera marquée par le redémarrage de l’activité. C’est important dans la mesure où ce secteur connaitra un nouveau départ avec la clarification de la réglementation, la stabilité sécuritaire, mais aussi la sécurisation de différents points d’activités et de l’ensemble des champs pétroliers.

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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