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Ennahdha, Nida Tounes

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Intervenant

Intervenant, ce jeudi, sur les ondes de Mosaïque Fm, le député de l’Alliance Démocratique, Mehdi Ben Gharbia a déclaré que le mouvement Ennahdha et Nida Tounes vont s’allier après les prochaines élections et que son parti n’intégrera aucun des deux pôles.

Il a ajouté que le mouvement Ennahdha et celui de Nidaa Tounes sont les deux grands partis du pays, ont le même projet politique et adoptent le même modèle économique et jouissent d’un soutien populaire majoritaire. « S’ils décidaient de s’allier, ils pourraient bien épargner le peuple tunisien la division, a-t-il dit.

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Si les élections parlementaires avaient lieu demain

Si les élections parlementaires avaient lieu demain, Ennahdha remporterait 34% et Nida Tounès 32,7% des sièges, selon le dernier sondage La Presse-Istis (Institut de sondage et de traitement de l’information statistique), organisé du 5 au 13 juin 2013 .

Le Front populaire perd la troisième place au profit des listes indépendantes, qu’elles soient de gauche, de droite ou appartenant au centre, avec 16% des voix.

Le Front populaire qui est à la 4e place, est crédité de 8,1% des intentions de vote ,le CPR n’en a que 2,1% .Quant à Al Joumhouri, Attahrir, Attakatol ils auront chacun 1% des suffrages .

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Non déplaise à tous ceux qui crient

N’en déplaise à tous ceux qui crient, comme des aphones, aux «médias de la honte» et aux «Ezlem», 67 % des Tunisiens sont contents ou très contents du rendement des médias tunisiens. C’est ce qui ressort de la 16ème vague du baromètre politique du cabinet 3C Etudes. Et ce n’est ni le gouvernement dont le rendement enregistre un taux de mécontents (49 %) en hausse de 4 points d’un mois à l’autre, ni l’opposition dont le taux des mécontents de son rendement (54 %) aussi, qui pourront en dire autant. Ce n’est pas non plus Ennahdha (30,1 % des intentions de vote en baisse de 0,8 points), parti au pouvoir en Tunisie, depuis octobre 2011, qui se laisse distancer, pour le second mois consécutif, par Nida Tounes (32,2 % des intentions de votre contre 28,7 % en mars dernier). Et si le parti islamiste à la langue fourchue, reste indéniablement le parti qui fait la politique en Tunisie, il n’en perd pas moins pied avec une base électorale qui lui fait de moins en moins confiance, selon 3C Etudes. Un sondage qui met encore l’accent sur la hausse du pourcentage de ceux qui ne savent toujours pas pour qui voter (44 % en avril, contre 43 % en mars) et qui pourrait impacter le taux d’absentéisme aux prochaines élections, s’il leur arrive de se tenir un jour !

– Ennahdha à Sfax et Nida Tounes prend le Sahel et tout le Nord.

Il faut d’abord préciser que le sondage a été fait sur la base d’une élection présidentielle à deux tours. Et si Béji Caïed Essebssi (10,1 des intentions de vote), à moins qu’il n’en soit empêché par la prochaine loi sur l’exclusion politique si elle passait à l’ANC (Assemblée Nationale Constituante), l’emporterait haut la main, au premier tour, devant Hammadi Jbali (avec 2,3 % des intentions et puisque Moncef Marzouki se retrouve relégué au 4ème rang de la confiance des électeurs tunisiens), Hammadi Jbali pourrait être élu (50,6 %), d’une courte tête devant Béji Caïed Essebssi (49,4 %).

Mais par- delà ces résultats, il est important de voir où chacun des partis qui forment désormais le binôme politique de la Tunisie de l’après-Ben Ali et les deux principaux concurrents dans un paysage politique désormais essentiellement bicéphale, trouve son terreau.

Manifestement et à en croire les résultats du dernier sondage d’opinion de 3C Etudes, les électeurs du leader de Nida Tounes se trouvent dans le Grand Tunis (51,4 %), au Nord-est (57,7%), au Centre-ouest (51,8 %) et au Sahel (55,9%) qu’il ravit ainsi à l’enfant que la région d’origine semble ainsi renier et, partant, tourner le dos à Ennahdha.

Le dirigeant d’Ennahdha, Hammadi Jbali, remporterait le suffrage, toujours au second tour, notamment dans les régions du Sud. Les mauvaises langues font déjà le lien entre le parti islamiste et les Salafistes d’Al Qaïda qui campent notamment dans les régions désertiques du Sud tunisien. Elles n’omettent pas non plus de rappeler l’effet de la révolution libyenne sur la recomposition politico-tribale du la région. Il est un fait, selon les résultats du 16ème baromètre politique, que les inconditionnels d’Ennahdha et son Jbali, se retrouvent au Sud-ouest (64,8 % des intentions de vote des présidentielles), au Sud-est (76,6 %), et de façon presqu’attendue, n’en déplaise à ceux qui s’accommodent, comme des autruches, du phénomène du régionalisme politique, dans la région de Sfax (51,1 % des intentions de vote pour Jbali).

– Chômeurs, retraités et fonctionnaires voteraient Nida-Essebssi.

L’analyse des intentions de vote, selon les catégories socioprofessionnelles, est tout aussi intéressante, pour cette période d’expectative politique et politicienne, dans la Tunisie que tient depuis bientôt 2 ans le parti islamiste Ennahdha. L’analyse, même si elle est primaire, permet de localiser dans la Tunisie de l’après Révolution, les niches des «fans» de chaque représentant des deux partis politiques en lice.

On peut ainsi constater qu’Ennahdha trouve généralement preneur pour ses prêches, chez les cadres moyens, la classe sociale des ouvriers et artisans qui lui ont été toujours acquis et parfois même ses financiers, les agriculteurs et les pêcheurs. Loin de tout cliché sociopolitique, cette caste politique qui s’était présentée comme «le parti de Dieu», trouvera toujours une oreille attentive auprès d’une catégorie socioprofessionnelle où le travail manuel, l’éloignement de la vie citadine et la foi religieuse, ont toujours été des caractères prédominants de leurs modes de vie. Une catégorie aussi, issue de régions, plus de 50 ans durant, défavorisées et en contraste flagrant avec le Nord et le Sahel qu’ils ont toujours «accusés» d’avoir spolié le développement. Ceci est aussi valable pour les femmes au foyer, plus enclines à céder aux sirènes de la religion qu’à celles de la modernité.

– Les hauts cadres carriéristes et la jeunesse nourrie de sentiment religieux.

Deux colonnes, dans l’histogramme ci-dessus, attirent pourtant l’attention.

D’abord, celle des hauts cadres. Leurs intentions de vote balancent, dans la plus parfaite égalité, entre Jbali d’Ennahdha et Caïed Essebssi de Nida Tounes. Cette catégorie socioprofessionnelle fait généralement partie de ce qui est communément appelé «l’intelligentzia» et normalement, plus attentive aux théories laïques qu’à celles des islamistes religieux. Ils restent pourtant partagés. Et si certains analystes évoquent la conviction, d’autres penchent plutôt pour le caractère «carriériste», d’au moins une partie de l’Administration où se trouvent les hauts cadres et d’au moins une partie des hommes d’affaires pour qui les intérêts se conjuguent facilement avec la politique !

Ensuite, la colonne des «élèves & étudiants» qui représente une jeunesse, fragile et encore à la recherche de repères idéologiques, politiques et sociaux. Cette dernière voterait à 51,6 % pour Ennahdha et son Jbali porté aux nues, depuis sa démission. L’explication de ce choix idéologique reste difficile à trouver. Mais le pas est vite franchi, pour certains analystes, entre le renforcement du courant salafiste, depuis octobre 2011, et l’université qu’ils envahissent au milieu du silence des nouvelles autorités académiques. Cela, sans parler du rapprochement entre ces courants et l’école où le corps enseignant s’approche lui aussi de plus en plus de la religion en Tunisie.

Enfin, force est de dire que, malgré le caractère purement indicatif de tout sondage d’opinion, les deux histogrammes de 3C Etudes, pourraient représenter une feuille de route pour tous les partis politiques tunisiens !

Khaled Boumiza.

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Non déplaise à tous ceux qui crient

N’en déplaise à tous ceux qui crient, comme des aphones, aux «médias de la honte» et aux «Ezlem», 67 % des Tunisiens sont contents ou très contents du rendement des médias tunisiens. C’est ce qui ressort de la 16ème vague du baromètre politique du cabinet 3C Etudes. Et ce n’est ni le gouvernement dont le rendement enregistre un taux de mécontents (49 %) en hausse de 4 points d’un mois à l’autre, ni l’opposition dont le taux des mécontents de son rendement (54 %) aussi, qui pourront en dire autant. Ce n’est pas non plus Ennahdha (30,1 % des intentions de vote en baisse de 0,8 points), parti au pouvoir en Tunisie, depuis octobre 2011, qui se laisse distancer, pour le second mois consécutif, par Nida Tounes (32,2 % des intentions de votre contre 28,7 % en mars dernier). Et si le parti islamiste à la langue fourchue, reste indéniablement le parti qui fait la politique en Tunisie, il n’en perd pas moins pied avec une base électorale qui lui fait de moins en moins confiance, selon 3C Etudes. Un sondage qui met encore l’accent sur la hausse du pourcentage de ceux qui ne savent toujours pas pour qui voter (44 % en avril, contre 43 % en mars) et qui pourrait impacter le taux d’absentéisme aux prochaines élections, s’il leur arrive de se tenir un jour !

– Ennahdha à Sfax et Nida Tounes prend le Sahel et tout le Nord.

Il faut d’abord préciser que le sondage a été fait sur la base d’une élection présidentielle à deux tours. Et si Béji Caïed Essebssi (10,1 des intentions de vote), à moins qu’il n’en soit empêché par la prochaine loi sur l’exclusion politique si elle passait à l’ANC (Assemblée Nationale Constituante), l’emporterait haut la main, au premier tour, devant Hammadi Jbali (avec 2,3 % des intentions et puisque Moncef Marzouki se retrouve relégué au 4ème rang de la confiance des électeurs tunisiens), Hammadi Jbali pourrait être élu (50,6 %), d’une courte tête devant Béji Caïed Essebssi (49,4 %).

Mais par- delà ces résultats, il est important de voir où chacun des partis qui forment désormais le binôme politique de la Tunisie de l’après-Ben Ali et les deux principaux concurrents dans un paysage politique désormais essentiellement bicéphale, trouve son terreau.

Manifestement et à en croire les résultats du dernier sondage d’opinion de 3C Etudes, les électeurs du leader de Nida Tounes se trouvent dans le Grand Tunis (51,4 %), au Nord-est (57,7%), au Centre-ouest (51,8 %) et au Sahel (55,9%) qu’il ravit ainsi à l’enfant que la région d’origine semble ainsi renier et, partant, tourner le dos à Ennahdha.

Le dirigeant d’Ennahdha, Hammadi Jbali, remporterait le suffrage, toujours au second tour, notamment dans les régions du Sud. Les mauvaises langues font déjà le lien entre le parti islamiste et les Salafistes d’Al Qaïda qui campent notamment dans les régions désertiques du Sud tunisien. Elles n’omettent pas non plus de rappeler l’effet de la révolution libyenne sur la recomposition politico-tribale du la région. Il est un fait, selon les résultats du 16ème baromètre politique, que les inconditionnels d’Ennahdha et son Jbali, se retrouvent au Sud-ouest (64,8 % des intentions de vote des présidentielles), au Sud-est (76,6 %), et de façon presqu’attendue, n’en déplaise à ceux qui s’accommodent, comme des autruches, du phénomène du régionalisme politique, dans la région de Sfax (51,1 % des intentions de vote pour Jbali).

– Chômeurs, retraités et fonctionnaires voteraient Nida-Essebssi.

L’analyse des intentions de vote, selon les catégories socioprofessionnelles, est tout aussi intéressante, pour cette période d’expectative politique et politicienne, dans la Tunisie que tient depuis bientôt 2 ans le parti islamiste Ennahdha. L’analyse, même si elle est primaire, permet de localiser dans la Tunisie de l’après Révolution, les niches des «fans» de chaque représentant des deux partis politiques en lice.

On peut ainsi constater qu’Ennahdha trouve généralement preneur pour ses prêches, chez les cadres moyens, la classe sociale des ouvriers et artisans qui lui ont été toujours acquis et parfois même ses financiers, les agriculteurs et les pêcheurs. Loin de tout cliché sociopolitique, cette caste politique qui s’était présentée comme «le parti de Dieu», trouvera toujours une oreille attentive auprès d’une catégorie socioprofessionnelle où le travail manuel, l’éloignement de la vie citadine et la foi religieuse, ont toujours été des caractères prédominants de leurs modes de vie. Une catégorie aussi, issue de régions, plus de 50 ans durant, défavorisées et en contraste flagrant avec le Nord et le Sahel qu’ils ont toujours «accusés» d’avoir spolié le développement. Ceci est aussi valable pour les femmes au foyer, plus enclines à céder aux sirènes de la religion qu’à celles de la modernité.

– Les hauts cadres carriéristes et la jeunesse nourrie de sentiment religieux.

Deux colonnes, dans l’histogramme ci-dessus, attirent pourtant l’attention.

D’abord, celle des hauts cadres. Leurs intentions de vote balancent, dans la plus parfaite égalité, entre Jbali d’Ennahdha et Caïed Essebssi de Nida Tounes. Cette catégorie socioprofessionnelle fait généralement partie de ce qui est communément appelé «l’intelligentzia» et normalement, plus attentive aux théories laïques qu’à celles des islamistes religieux. Ils restent pourtant partagés. Et si certains analystes évoquent la conviction, d’autres penchent plutôt pour le caractère «carriériste», d’au moins une partie de l’Administration où se trouvent les hauts cadres et d’au moins une partie des hommes d’affaires pour qui les intérêts se conjuguent facilement avec la politique !

Ensuite, la colonne des «élèves & étudiants» qui représente une jeunesse, fragile et encore à la recherche de repères idéologiques, politiques et sociaux. Cette dernière voterait à 51,6 % pour Ennahdha et son Jbali porté aux nues, depuis sa démission. L’explication de ce choix idéologique reste difficile à trouver. Mais le pas est vite franchi, pour certains analystes, entre le renforcement du courant salafiste, depuis octobre 2011, et l’université qu’ils envahissent au milieu du silence des nouvelles autorités académiques. Cela, sans parler du rapprochement entre ces courants et l’école où le corps enseignant s’approche lui aussi de plus en plus de la religion en Tunisie.

Enfin, force est de dire que, malgré le caractère purement indicatif de tout sondage d’opinion, les deux histogrammes de 3C Etudes, pourraient représenter une feuille de route pour tous les partis politiques tunisiens !

Khaled.

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Le mouvement Ennahdha a annoncé sa position finale au sujet du    gouvernement de technocrates  

Le mouvement Ennahdha a annoncé sa position finale au sujet du gouvernement de technocrates , à l’issue de sa réunion tenue à Hammammet .La position du parti islamiste est de former un gouvernement de coalition ouvert à tous les partis politiques participant aux consultations , à l’exception de Nidaa Tounes affirme Fathi Ayadi, président du Conseil de la Choura sur les ondes de ShemsFM.

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41% des Tunisiens se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et seulement 27% de celle de l’opposition. La prestation des médias

41% des Tunisiens se déclarent satisfaits de la prestation du gouvernement et seulement 27% de celle de l’opposition. La prestation des médias, restant au niveau record, est satisfaisante pour 67% des Tunisiens, et la situation sécuritaire, en hausse, ne satisfait cependant que 42% d’entre eux.

En cas d’élections législatives, Ennahdha récolterait 31,4% des suffrages, en progression d’un demi-point, Nida Tounes la talonne avec 29,6% des voix, en hausse de 1,5 point. Le Front Populaire occuperait la troisième place avec 6,9% et devancerait ainsi Al joumhouri avec 5,4%.

En cas d’élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi resterait en tête pour le deuxième mois consécutif et obtiendrait 10,9% des voix, suivi de Moncef Marzouki à 7,2%, Mustapha Ben Jaafar récolterait 3,6%, et pour la première fois à ce stade, Taieb Baccouche enregistre 2,5%. 42% des Tunisiens sont indécis.

Tels sont les résultats de la 4ème vague du baromètre politique fait et présenté, lundi 26 novembre 2012, par Hichem Guerfali, du cabinet 3C Etudes, spécialisé en audiométrie et en sondage d’opinion en Tunisie et ailleurs. Ces résultats appellent quelques remarques.

– Ennahdha crée son propre ennemi, politique.

D’abord, la petite montée, d’un sondage à l’autre, des intentions de vote pour Ennahdha, de seulement 0,5 point entre octobre et novembre. En face, ce sont les intentions de vote en faveur de Nida Tounes qui montent de 0,8 point. Le mauvais rendement du gouvernement Jbali, la superbe lenteur dans les réalisations économiques, la hausse du coût de la vie ou encore les tribulations du trublion Lotfi Zitoun, tout comme les positions d’Ennahdha dans l’affaire des Salafistes, pourraient bien expliquer cette petite hausse.

Guerfali, quant à lui, expliquera que Nida Tounes augmente les intentions de vote dont il est crédité en grappillant sur le reste des partis et, peut-être aussi, que le fort taux des mécontents du rendement de l’opposition (59 %), expliquerait cela, surtout que Nida Tounes n’est pas comptabilisé parmi les opposants et n’a, de toutes les façons, pas l’occasion de médiatiser son éventuel mauvais rendement, comme le fait le reste de l’opposition, à travers l’ANC, et la très mauvaise image refléchie par l’opposition dans cette agora politique. Loin, très loin derrière ces deux principaux partis tunisiens qui attirent de plus en plus l’attention et polarisent, jour après jour, la scène politique tunisienne de l’après Ben Ali, il y a le Front Populaire qui ne reçoit que 6,9 % des intentions de vote en hausse de 1,3 points et le parti Républicain (Al Joumhouri) qui ne reçoit que 5,4 % des intentions de vote, en baisse, lui par contre, de 0,4 points. Le reste des parti, reste en grande majorité à la baisse. Tout ceci conforte l’explication de grignotage fournie par Guerfali.

 

Cette avancée de Nida Tounes qui se profile de plus en plus comme la seule force capable de faire face à Ennahdha, est confortée par les résultats du sondage d’opinion d’intentions de vote, en cas d’élections présidentielles. En cas de tenue, aujourd’hui, des élections présidentielles, Béji Caïed Essebsi viendrait en tête avec 10,9% des suffrages, quoiqu’en baisse de 3,1 points par rapport aux résultats du sondage du mois d’octobre. Moncef Marzouki viendrait en deuxième position et récolterait 7,2% des voix, en recul de 2,5 points. La troisième place reviendrait à Mustapha Ben Jaafar avec 3,6% (en hausse de 0,3 point). Taieb Baccouche entrerait au Top 4 avec 2,5% (en doublant pratiquement le nombre de ses électeurs) et damerait ainsi le pion à Hamadi Jbali qui perdrait 0,8 point et obtiendrait 2,3% des suffrages. Hamma Hammami récolterait 2,1% des voix (en hausse de 0,3 point). Samir Dilou passerait de la douzième à la septième place avec 1,9% des voix. Arrivent ensuite Mohamed Abbou (1,4%), Ali Larayedh (1,3%), Zine El Abidine Ben Ali (1,2%), Ahmed Néjib Chebbi (1%) à égalité avec Rached Ghannouchi et enfin Abdelfattah Mourou (0,9%).

– Les Tunisiens, à 67 % contents de leurs journalistes, n’en déplaise à Ennahdha.

Certains politiciens présents à la présentation de ce baromètre politique du mois de novembre 2012, expliqueront les petits pourcentages d’intentions de vote pour leurs partis, par les médias qui feraient plus de bruit autour des uns en défaveur d’autres. A tous ceux-là, le même sondage d’opinion répondait par un taux de satisfaction du rendement de la presse qui plafonnait à 67 % !!

Ceci en bouchera certainement un coin aux détracteurs de la presse tunisienne de l’après Ben Ali et tous ceux qui la traitent de «information de la honte » et autres qualificatifs de la même eau repris par Ennahdha notamment !

– Nida Tounes survivra-t-il à son président ?

Par-delà ces résultats, par bien des côtés anecdotiques, mais tout de même révélateurs, comme pour le cas du nom de Ben Ali, d’un certain ras le bol qui en viendrait jusqu’à invoquer le diable, il y a lieu de remarquer que de plus en plus, Nida Tounes semble n’avoir grâce aux yeux des électeurs, que par la personne de Béji Caïed Essebssi. Il est vrai que l’homme est un véritable personnage, un routard de la politique et qui en deviendrait presqu’une véritable bête politique. Il n’y a en tout cas presque pas de doute, que la cabale que conduit Ennahdha contre la personne de Caïed Essebssi, ne fera que renforcer sa présence sur la scène politique. Il ne faut pas oublier, à ce sujet, que le très fort taux (54 %) de mécontentement du rendement du gouvernement, nahdhaoui en majorité, jette aussi une lourde ombre sur l’image d’Ennahdha et multiplie le nombre des déçus qui lui chercheront inévitablement, un remplaçant. Pour le cas de Nida Tounes, ce parti devra certainement prendre en considération cette donnée de la fusion d’images entre le parti et son président et y trouver une solution. Peut-être même serait-il en train de le faire. On remarque en effet l’apparition, pour la première fois, d’un autre visage de Nida Tounes, dans les sondages d’opinion pour les intentions de vote pour les présidentielles. Le nom de Taieb Baccouche, manifestement non introduite comme possibilité de vote par 3C Etudes dans son sondage, est, en effet, une première. Personnage syndical connu, persécuté pendant le règne de Ben Ali, Taieb Baccouche deviendrait-il un solide remplaçant à l’image, de plus en plus vieillissante de Caïed Essebssi, image aussi de plus en plus étriquée par les affaires plus ou moins sérieuses instruites contre lui ou restera-t-il un eternel dauphin ? Le 12ème baromètre politique de 3C Etudes y répondra peut-être.

– Attention aux 42,1 % d’indécis !

L’autre remarque importante à faire, c’est ce taux de 42,1% des Tunisiens qui ne savent pas encore pour qui voter. Un taux en hausse par rapport à octobre dernier où il n’était que de 38%. Ce fort taux d’indécis, rappelle celui qu’il était, à la veille des élections d’octobre 2011. Et c’est cette indécision qui avait largement profité à Ennahdha qui se parait alors normalement de la religion et des vertus religieuses. Depuis, la scène politique tunisienne avait complètement éclaté, avec les scissions et les regroupements, l’émergence des Destouriens et l’implosion, quoiqu’en dise la troïka, de la coalition gouvernante qui donne de plus en plus, par les déclarations et positions contradictoires comme pour l’affaire de Baghdadi Mahmoudi, l’affaire de la BCT, le dossier de l’information ou celui de la Constitution, l’image d’un puzzle dont les parties ne s’imbriquent les uns dans les autres que difficilement. C’est tout cela, à notre avis, qui a totalement redistribué les cartes de la scène politique tunisienne et recréé ce haut taux d’indécision dans les intentions de vote. Ce qui est sûr, c’est que ce taux, s’il ne baisse pas, deviendra une donnée, essentielle et inquiétante, pour le sort des prochaines élections … lorsqu’elles auront lieu. En attendant, «la poule attend toujours que le blé lui vienne de Béja » pour reprendre un dicton tunisien bien connu !

Khaled Boumiza.

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