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La verte réaction

La verte réaction, essuyée en séance plénière , par Sahbi Attig de la part du député nahdhaoui Najib Mrad , suite à l’annonce du premier, que son parti revient sur les amendements du règlement intérieur de l’ANC , a surpris les observateurs , et étalé ,au grand jour , les divergences du parti islamiste .

Najib Mrad n’a pas seulement accusé l’opposition, et les députés retirés de fomenter un  » coup d’Etat constitutionnel contre l’ANC pour mettre en place un gouvernement illégitime « , mais s’est attaqué à un clan de son propre parti en dénonçant des arrangements qui se font sans tenir compte de l’avis des députés.

Les amendements introduits au règlement intérieur font partie d’un dispositif installé, à la hâte, par le parti islamiste, pour faire face aux développements qui l’ont poussé à adhérer au Dialogue national. Ce dispositif comprenait également le refus de quelques partis alliés de souscrire à la feuille de route , la constitution d’un groupe parlementaire , de 40 membres, issu de formations radicales ( CPR , Wafa ) et de quelques députés indépendants pour contrecarrer la formation du prochain gouvernement s’il n’est pas présidé par Ahmed Mestiri , la création d’une coalition nationale pour l’aboutissement du processus démocratique et le lancement de coordinations régionales entre les partis membres de cette coalition en vue d’entreprendre des actions communes dans les régions .Cette démarche a comporté également l’arrestation théâtralisée de Kamel Ltayef , le samedi 2 novembre, et sa diffusion en direct par la chaîne qatarie Al-Jazeera , ainsi que l’agencement des attaques contre l’institution sécuritaire au motif qu’elle pratique la torture contre les terroristes arrêtés dernièrement .

Les questions adressées par les députés dans la plénière de mercredi 20 novembre aux ministres de l’Intérieur, de la Justice et des Droits de l’homme ont poussé les observateurs à penser qu’elles étaient inspirées par le souffle d’Imen Triki , présidente de l’association Justice et Equité , tant les attaques contre les forces de sécurité qui les ont jalonnées étaient virulentes et sans nuance.

Plusieurs cas de torture et de dépassements ont été cités durant la séance, malgré les éclairages avancés, en leur temps, par les institutions officielles . Ali Laârayedh a affirmé, le 10 janvier 2013 , à propos de la mort de la femme de Ridha Sebtaoui, à Mnihla , survenue le 30 décembre 2012 , et évoquée, mercredi, au cours de la plénière , que le mari de la défunte a décidé d’attaquer les forces de l’ordre mettant en danger sa vie et celles de sa femme et de ses enfants .Le ministre de l’Intérieur de l’époque ajoute que le terroriste Sebtaoui s’est réfugié dans la chambre à coucher, derrière sa femme et a fait usage de son kalachnikov contre les agents de l’ordre qui n’ont fait que se défendre. Ali Laârayedh a assuré également « que toute la scène a été filmée par la police technique : le nombre de balles, qui a tiré, par où sont venus les tirs, etc.».Cela n’a pas empêché les députés de parler d’acte d’assassinat prémédité.

Le cas du Cheikh Ahmed Lazreg , islamiste poursuivi pour constitution de bande armée en vue de s’emparer du pouvoir du temps de Bourguiba, a été bien exécuté par balles, en 1986, à la prison civile du 9 avril, à 3 heures du matin .

La justice a conclu, en avril 2012, sur la base de témoignages clairs que le supplicié a bien été exécuté par balles , avant d’être inhumé dans un cimetière où sont habituellement enterrés les condamnés à mort .Mais les députés ont repris , mercredi , les propos de Imen Triki , présidente de l’association Liberté et Equité de 2011, en soutenant que « le vieil homme de l’hôpital Charles Nicolle » est en fait cheikh Ahmed Lazreg , qui subissait des tortures en continu jusqu’à la « découverte  » de son cas, en 2011.

L’autopsie pratiquée sur Walid Denguir a attesté qu’il est mort des suites d’une crise cardiaque provoquée par une overdose, mais nos députés ont l’air de démentir cette version officielle, en s’accrochant à la thèse de la mort du jeune détenu sous la torture , véhiculée par la même Imen Triki et quelques ONG d’extrême gauche , ces derniers jours.

En fait, le mouvement Ennahdha a mis en place ce dispositif pour bloquer le processus de Dialogue national ou en réduire la portée , mais lorsqu’il a décidé de le démanteler , pour donner la chance au dialogue d’avancer , sous l’effet de pressions internes et surtout externes , il s’aperçoit que la machine ne peut pas faire marche-arrière , et tout le stratagème tourne au fiasco .

Ce dispositif fourni et complètement huilé, devrait représenter le plan B pour le parti Ennahdha qui a adhéré formellement au processus de Dialogue national, sans y croire vraiment . Mais au lieu de laisser la chance au dialogue d’avancer, et recourir dans le cas où il échouerait au plan de rechange , Ennahdha a activé les deux plans en même temps , allant jusqu’à bloquer le plan initial et favoriser celui qui devrait prendre sa place en cas d’échec .

En fait, les stratèges des négociations et des spécialistes du management politique et social, ont adopté la notion de plan A et plan B dans le but de faire éviter aux évolutions les impasses et les fractures porteuses de gros risques.

La logique impose qu’à mesure que le plan A avance, les chances de recourir au plan B s’amenuisent jusqu’à devenir nulles, surtout au moment où les pourparlers aboutissent. Par contre , l’initiative du parti islamiste d’activer , dès le départ, des deux plans A et B en même temps , dénote, soit une confusion théorique menant à faire usage d’une démarche sans en maitriser la mécanique , soit d’une mauvaise foi en œuvrant à faire échouer une initiative à laquelle on annonce du bout des lèvres son adhésion (Dialogue national ) , soit encore qu’on est incapable de gérer une situation de manière à tenir ses engagements tout en manœuvrant pour en maximiser les dividendes .

Aboussaoud Hmidi

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Le président du bloc parlementaire d'Ennahdha Sahbi Atig a indiqué que les 89 députés du groupe qu’il dirige  feront don de six jours

Le président du bloc parlementaire d’Ennahdha Sahbi Atig a indiqué que les 89 députés du groupe qu’il dirige  feront don de six jours de travail pour accélérer les projets de développements.

 89.000 dinars vont également être collectés aux fins de la réalisation d’un projet caritatif, a-t-il ajouté dans une déclaration à Mosaïque fm.

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