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Ennahdha, Tunisie

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L'alignement du président de la République

L’alignement du président de la République, Moncef Marzouki, d’Ennahdha et du CPR sur les positions des islamistes libyens dans la crise actuelle n’a pas été en soi surprenant pour les observateurs. Car tout le monde sait qu’il y a une tendance au sein d’Ennahdha qui privilégie l’engagement international aux côtés des formations de la nébuleuse islamiste partout dans le monde  » opprimées ou oppressantes soient-elles « , et que le CPR et son président d’honneur ne manquent nulle occasion pour marquer leur alignement sur les positions de l’Emirat du Qatar. Mais ce qui était surprenant dans l’affaire, c’est le nouveau rapport de force dévoilé par cette affaire entre ce qui est convenu d’appeler les  « nationaux » et les « internationalistes » au sein du parti islamiste. On avait cru, au vu des dernières positions des dirigeants d’Ennahdha, que la ligne internationaliste a été vaincue , et qu’on ne verrait plus Abdelkrim Harouni sur la benne d’une remorque s’attaquer à la France devant sa représentation diplomatique pour son engagement anti-terroriste au Nord Mali, ni Lotfi Zitoun menacer les Tunisiens d’une intervention des révolutionnaires égyptiens ( comprendre les Frères Musulmans ) pour mater la contre-révolution en Tunisie et faire échouer le complot qui se tramait contre la légalité de la troïka. Les dernières interventions des Nahdhaouis avaient illustré une certaine harmonie entre différents dirigeants du parti islamiste et rapproché leur discours de la littérature politique centriste et modérée en vogue depuis le retrait de la troïka du pouvoir. Ils disent qu’ils sont en train de donner la priorité à ce qui est national, qu’ils ont opté définitivement pour le consensus et le dialogue, et choisi de manière irréversible la démarche pragmatique pour trouver des solutions pratiques aux problèmes du pays .

Pour accréditer leur thèse, ils ont autorisé à Abdelfattah Mourou à accorder des interviews à des journaux égyptiens où il se démarque des positions des Frères Musulmans et de leur guide suprême Mohamed Badii, allant jusqu’à déplorer leur entêtement meurtrier qui a conduit les démocrates et l’Armée à se détourner d’eux, et les évincer du pouvoir. Ennahdha a également facilité la fuite de lettres adressées par Rached Ghannouchi à l’Organisation internationale des Frères Musulmans , démenties aussitôt , il est vrai, dans lesquelles il critique ouvertement les Frères Musulmans d’Egypte, s’en prenant particulièrement à Mohamed Badii pour la démarche suicidaire d’hégémonie politique adoptée depuis l’été 2012.

Ces attitudes, bien qu’entachées de temps à autre par des signes de Rabiâa ou de positions non concordantes sur l’évolution de la situation dans la région, ont fini par convaincre les observateurs non avertis, qu’Ennahdha s’est assagi sous l’effet des revers de son exercice du pouvoir, et des expériences sanglantes de l’islam politique en Syrie, en Egypte et ailleurs. Mais les derniers développements de la Libye nous ont mis en face d’un visage très classique de l’islam politique pur et dur.

Le communiqué publié par la présidence de la République rendant compte de l’entretien téléphonique entre Marzouki et Nouri Bousahmine, le président du Congrès Général National (CGN) au cours duquel le Président Tunisien a assuré le responsable libyen de son soutien et de celui de la Tunisie à la légalité en Libye , est venu s’ajouter aux deux autres publiés, mardi 20 mai 2014, respectivement par le mouvement Ennahdha et le parti CPR , condamnant fermement ce qu’ils ont appelé « la tentative de coup d’Etat et le recours aux armes en Libye ».

Cette ligne dictée par un alignement international, pour les uns sur les positions de l’Organisation internationale des Frères Musulmans et, pour les autre,s sur les positions du Qatar, nous met dans la même situation de fin 2012 début 2013, où le ministère tunisien des Affaires Etrangères, dirigé à l’époque par Rafik Abdesslem s’est aligné, de concert avec la présidence de la République, sur la position de Youssef Kardhaoui et du Qatar au sujet de la situation du Nord Mali, qui a subi l’occupation d’AQMI (Al Qaeda dans le Maghreb Islamique ) , Boko Haram et autres groupes terroristes. Une position qui a été rectifiée, au cours d’une réunion du conseil supérieur de la Sécurité , le 17 /1/ 2013, avec l’annonce d’une nouvelle position nuancée mais pas suffisamment équilibrée sur le dossier .

Lire notre article en arabe du 18/1/2013 ( القرضاوي غالط الرأي العام في ازمة مالي)

Cet évènement indique que la ligne internationaliste au sein d’Ennahdha a son histoire. En fait, elle s’est enracinée, dès les premiers jours de la révolution. Sitôt débarqué en Tunisie, dimanche 30 janvier 2011, Rached Ghannouchi reprend les rênes de l’organisation des mains de Hamadi Jébali , et annonce le rôle avant-gardiste de la Tunisie , voulu par Dieu ,dans la diffusion des valeurs de l’islam en Afrique et en Andalousie, remis au goût du jour par la propagation des Révolutions contre l’oppression et pour les libertés. C’était le vendredi 4 février 2011, dans l’enceinte de la Mosquée de la Zitouna, devant des télévisions étrangères, dont Al Jazeera International, après avoir fait descendre et malmené l’ancien Imam désigné par Ben Ali et reçu les félicitations pour cette victoire qui symbolise la mainmise de l’islam politique sur le pays.

Les observateurs ont vu dans ces propos une prophétie, car la Révolution égyptienne avait à peine une semaine, et les Libyens n’étaient pas encore pris dans le tourbillon de la Révolution. C’est comme si Rached Ghannouchi lisait dans un livre.

Cette annonce marque le début d’un cours nouveau , illustré par un discours arrogant envers l’opposition ( les zéro virgule) et une lecture de l’histoire du pays indiquant que ce qui a été réalisé depuis juin 1955 n’est qu’une déviation francophone inspirée par un Occident guidé par le sionisme international qui a dénaturé l’identité du pays , et si ce n’était le scrutin du 23 octobre 2011 qui a rétabli la concordance entre la vocation arabo-musulmane du pays et le parti qui la représente , le pays aurait sombré pour des décennies encore dans cette déviation.

Du 23 octobre 2011, jusqu’à fin juillet 2013, on était en présence du même comportement, des mêmes thèses et des mêmes justifications de ce qui se passe en Tunisie et ailleurs. L’engagement envers Ennosra et Daech en Syrie est sans faille, Ennahdha a été directement derrière l’usurpation de la victoire au très libéral Mahmoud Jibril, lors du scrutin de juillet 2012,en Libye , au profit des Frères Musulmans qui étaient sortis vaincus des législatives, et le tout a été couronné par une loi sur l’exclusion politique draconienne, votée en mai 2013,qui visait justement le vainqueur de ce scrutin, Mahmoud Jibril. Ces manœuvres islamistes ont fait de la Libye un semblant d’Etat, un point de ralliement des terroristes de tous bords et un dépôt d’armes à ciel ouvert au service de cette cause.

Mais les tenants de cette ligne internationaliste au sein d’Ennahdha et malgré leurs ratés et errements qui ont saigné à blanc la Tunisie, étaient, du fait de leurs connections internationales, les premiers à comprendre, à partir de fin juillet 2013, que les jeux étaient faits, et que les islamistes doivent se retirer du pouvoir. Les membres de l’autre clan formé des « nationalistes  » tels que Ali Laârayedh , Hamadi Jébali , Abdellatif Mekki , Abdelkrim Harouni , n’étant pas outillés pour ce genre d’exercices , ont mis du temps pour comprendre la nouvelle conjoncture et les messages codés des puissances occidentales à l’adresse des islamistes dans la région . Et il faut le reconnaître, ce sont les » internationalistes » et à leur tête Ghannouchi qui ont compris les enjeux de la situation et ont épargné au pays un bain de sang.

Cependant ,on découvre actuellement que la modération affichée par les islamistes dans le dossier tunisien a vite laissé la place, dans la crise libyenne, à un discours décalé favorisant l’engagement envers la nébuleuse radicale et s’employant à défendre les « acquis » de la réalité islamiste qui a détruit l’Etat unitaire et abandonné le chemin menant à la mise en œuvre du projet démocratique dans ce pays .Cet énième revirement des islamistes donne la preuve que le grand pas qui permet de les ranger parmi les forces politiques de la construction , du dialogue et du consensus , comme ils le prétendent n’est toujours pas fait .

Aboussaoud Hmidi

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Les propos de Houcine Jaziri et de Ahmed Gâaloul qui représentaient Ennahdha au plateau de Hannibal TV

Les propos de Houcine Jaziri et de Ahmed Gâaloul qui représentaient Ennahdha au plateau de Hannibal TV, dans la soirée de jeudi, ont surpris plusieurs téléspectateurs .C’est vrai que leurs interventions étaient décalées par rapport à la logique du débat qui a porté sur les ratés de l’exécutif et des institutions judiciaire et sécuritaire dans le traitement de l’assassinat de Chokri Belaid , préférant pratiquement s’y soustraire .Ils n’en ont pas moins saisi l’occasion pour passer un message fort à l’opinion publique tunisienne : Ennahdha est pour un consensus national auquel tout le monde doit être associé .Les deux nahdhaouis sont allés même jusqu’à dire que leur parti qui tient à ce que les élections aient lieu dans les brefs délais , est prêt à différer le scrutin pour donner plus de temps au dialogue et aux consultations , afin que le consensus soit mis en œuvre .Ils ont souligné que même si leur parti ne recueillait qu’un pourcentage réduit de voix lors des prochains scrutins , ils prendraient ce résultat comme un nouveau départ pour se réorganiser et s’accommoder des nouvelles réalités du pays .

En fait , cette position reprend celle de Lotfi Zitoun annoncée et défendue sur l’antenne d’une radio privée, ces derniers jours , et a l’air de s’inspirer des déclarations de Rached Ghannouchi à plusieurs médias européens (Radio Monte Carlo (RMC) diffusée, mardi 31 décembre 2013 , le Temps suisse , et le Nouvel Observateur , français du mardi 14 janvier 2014 ), et peut-être refléter des débats internes au sein du parti islamiste sur les exigences imposées par les contraintes et les contrariétés de l’étape actuelle .

Le mouvement Ennahdha était confronté, depuis début 2013, à une situation qui lui dictait de faire des concessions douloureuses, et il a fini par les faire en adhérant au Dialogue National et souscrivant à ses recommandations qui portaient sur la démission du gouvernement de la troïka et la révision du texte de la constitution pour qu’il soit consensuel. Mais le problème est que ces concessions ont été faites dans la précipitation et la panique surtout après deux assassinats politiques , ceux de Chokri Balaid (le 6 février 2013 et de Mohammed Brahmi, le 25 juillet 2013) , et mis à nu des dissensions internes , ce qui a donné la preuve que ces nouvelles positions n’ont pas été le fruit d’un mûrissement collectif ou d’une évolution assumée dans la pensée et les convictions politiques au sein du parti islamiste .

La direction islamiste a accusé un coup stratégique en août 2013, nécessitant une relecture des dogmes et postulats sur lesquels repose son approche politique en rapport avec la réalité du pays qu’elle vient de découvrir. Elle a privilégié l’aspect politique et mis en avant la manœuvre tacticienne, en présentant les concessions faites comme un sacrifice fait pour le pays et le processus démocratique. Prise au piège de cet habillage, la hiérarchie islamiste qui est presque contestée par ses bases, se voit chaleureusement saluée par les chancelleries et les médias internationaux. L’opinion publique nationale, elle, reste médusée en mesurant le chemin parcouru par l’islamisme en Tunisie en quelques mois. Déjà, au début de l’été 2013, d’illustres dirigeants islamistes traitaient leurs adversaires libéraux, de gauche ou syndicalistes de blessés des dernières élections, d’epsilons politiques (zéro virgule…), de comploteurs et vendus aux puissances étrangères. Ces mêmes dirigeants fermaient pratiquement les yeux sur le trafic d’armes qui prolifère aux quatre coins du pays , sur les réseaux de recrutement des djihadistes pour la Syrie , le Nord Mali et pour les réseaux à l’échelle nationale . Ils constataient sans broncher le pays se transformer en un foyer du terrorisme, et cautionnaient la violence des Ligues de la Protection de la Révolution (LPR) contre les adversaires politiques communs, refusant de les dissoudre.

Bref , ces convictions sans nuances exprimées par des positions tranchées avaient caractérisé le comportement des islamistes jusqu’à tout dernièrement , et les observateurs se sont demandés comment les dirigeants d’Ennahdha sont-ils parvenus à changer et migrer en si peu de temps vers des attitudes modérées , conciliantes , tolérantes ouvertes du moment que le chemin parcouru d’un bout à l’autre de ces attitudes se calcule à l’échelle individuelle par des années entières , à l’échelle des organisations politiques et sociales par des dizaines d’année et à l’échelle des sociétés par des décennies et même par des siècles .

Nous ne pouvons qu’être heureux de cette évolution même annoncée du bout des lèvres, mais Rached Ghannouchi et les siens doivent nous convaincre de leur cheminement, et nous sommes d’avance prêts à les croire.

Aboussaoud Hmidi

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Les derniers développements en Tunisie réfutent l’idée que toutes les révolutions arabes conduisent inévitablement à des théocraties

Les derniers développements en Tunisie réfutent l’idée que toutes les révolutions arabes conduisent inévitablement à des théocraties, a déclaré Mikhaïl Marguelov, l’ambassadeur représentant le président russe pour la coopération avec les pays africains, à l’agence Interfax, ce jeudi.

« Les événements en Egypte et en Tunisie réfutent l’opinion de la communauté des experts que les révolutions modernes dans le monde arabe aboutissent invariablement à théocraties. Le monde est en train de changer. Donc, c’est le monde arabe », a dit Mikhaïl Margelov, qui est également membre du Conseil de la Fédération, la chambre haute du Parlement russe.

C’était en Tunisie que le printemps arabe a commencé pour s’étendre à l’Egypte, où, cependant, les Frères musulmans ont été récemment chassés du pouvoir, rappelle-t-il.

Les islamistes qui ont pris le pouvoir en Tunisie à la suite de la révolution, chose  totalement inhabituelle dans ce pays, sont sur le point de perdre le pouvoir là-bas maintenant, a affirmé Mikhaïl Marguelov .

La Tunisie connaît actuellement des manifestations uniquement civiles contre Ennahdha, mais les forces armées n’aiment pas beaucoup ce régime islamiste, a-t-il dit.

« C’est pourquoi il est difficile de prédire comment les négociations à venir entre les islamistes au pouvoir et l’opposition tunisienne prendront fin. Dans tous les cas, il n’est pas exclu que le scénario égyptien se répète en Tunisie « , a prédit l’émissaire de Poutine.

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Le nombre des sympathisants du mouvement Ennahdha ne cesse de dégringoler ! Un sondage d’opinion réalisé

Le nombre des sympathisants du mouvement Ennahdha ne cesse de dégringoler ! Un sondage d’opinion réalisé, récemment, par le centre américain « Zogby Research Services » durant le mois d’août, sur un échantillon de 3031 Tunisiens, a révélé que seulement 28% des sondés ont confiance en Ennahdha. Par contre, si Ennahdha a le taux le plus élevé en termes de confiance (28%), le sondage montre que ceux qui soutiennent le parti islamiste et les autres (72%) sont, sur de nombreux points, profondément divisés : le congrès pour la République (23%), Nidaa Tounes (22%), le Front populaire (21%), Ettakatol (20%), Al Joumhouri (11%), et El Moubadera (8%).

On peut lire également, à travers ce sondage, que si les partisans d’Ennahdha gardent espoir dans un changement positif à hauteur de 90%, seuls 19% de ceux qui ne soutiennent pas les islamistes restent optimistes. Plus de la moitié (55%) des sondés sont déçus.

Il ressort, également, du sondage, que 43% restent inquiets de la dernière victoire d’Ennahdha aux élections. Par ailleurs, 62% des supporters d’Ennahdha jugeaient positive la victoire du mouvement islamiste Ennahdha, et ils sont aujourd’hui à peine plus de la moitié (52%). A présent, 43% contre 33% en 2011 sont inquiets de cette victoire.

Inefficacité ressentie par plus de 50% des sondés

Interrogés sur les sujets à traiter en priorité, les Tunisiens sont logés à la même enseigne : l’insécurité, la cherté de la vie et l’emploi restent leurs principales préoccupations, devant l’achèvement de la Constitution, la lutte contre la corruption et la lutte contre le terrorisme.

La lutte contre le terrorisme et la corruption préoccupent davantage les supporters d’Ennahdha que les autres, alors que et la fixation d’une date précise pour les élections et l’organisation des élections libres et indépendantes, ainsi que la protection des libertés de la presse et des droits de la femme demeurent en bas du tableau.

A l’interrogation suivante : Va-t-on dans la bonne direction ? 27% des sondés pensent que la Tunisie évolue dans la bonne direction, parmi lesquels 88% des partisans d’Ennahdha contre seulement 4% pour ceux qui n’accordent pas leur confiance aux islamistes.

S’agissant de l’efficacité du pouvoir selon les priorités, là encore, il n’y a pas une grande différence entre les partisans d’Ennahdha et les autres. Les premiers sont critiques vis-à-vis de l’efficacité du pouvoir dans les domaines mentionnés, particulièrement en ce qui concerne la corruption ou la lutte contre le terrorisme. En effet, l’inefficacité du gouvernement à traiter ces sujets est ressentie par plus de 50% des sondés, dans l’ensemble des catégories.

Hamadi Jebali et Rachid Ammar en tête !

Au sujet de la personnalité politique préférée des Tunisiens, il en ressort que Hamadi Jebali et Rachid Ammar recueillent des opinions favorables à hauteur de près de 50% des sondés, quant à leur crédibilité. Ils ont les faveurs de la moitié des sondés avec respectivement 50 et 48%, alors que les Tunisiens n’accordent pas beaucoup de crédit aux personnalités politiques ou nationales.

Les alliés d’Ennahdha Moncef Marzouki (66%) et Mustapha Ben Jaâfar (56%) ont les faveurs d’une bonne partie des sympathisants islamistes. Seulement 22% des islamistes font confiance au président de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi.

Le sondage a révélé, en outre, que seuls les partisans d’Ennahdha pensent que la coalition actuelle est équilibrée et modérée. Là encore, l’écart est grand entre ces derniers et les autres qui considèrent à 96% que le gouvernement est dominé par Ennahdha et que le parti islamiste ne s’est pas investi dans la mise en place d’une société plurielle et ouverte.

Les RCDistes sont le plus grand danger !

Selon le sondage, 48% des sondés pensent que les leaders RCDistes sont le plus grand danger pour la réussite de la Révolution. L’islamisme ne semble pas inquiéter outre mesure, avec 23% du total (30% de ceux qui n’ont pas confiance en Ennahdha).

Pour 72% des sondés, la prolongation du mandat de l’Assemblée nationale constituante rend celle-ci illégitime à présent. Le gouffre est immense entre les partisans d’Ennahdha (94% qui jugent cette extension légitime) et les autres qui la jugent illégitime). Par contre, si 72% des sondés disent ne pas savoir grand-chose du projet de Constitution, ils sont aussi nombreux à le rejeter. Ce projet est désapprouvé par 37% des pro-Ennahdha et par 86% d’anti Ennahdha

Si les pro-Ennahdha sont proportionnellement beaucoup plus nombreux à condamner les évènements en Egypte que les anti-Ennahdha, la majorité pense que cela n’aura pas d’impact sur la Tunisie ou que cela va créer une impulsion pour un consensus national.

Kh.T

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Le nombre des sympathisants du mouvement Ennahdha ne cesse de dégringoler ! Un sondage d’opinion réalisé

Le nombre des sympathisants du mouvement Ennahdha ne cesse de dégringoler ! Un sondage d’opinion réalisé, récemment, par le centre américain « Zogby Research Services » durant le mois d’août, sur un échantillon de 3031 Tunisiens, a révélé que seulement 28% des sondés ont confiance en Ennahdha. Par contre, si Ennahdha a le taux le plus élevé en termes de confiance (28%), le sondage montre que ceux qui soutiennent le parti islamiste et les autres (72%) sont, sur de nombreux points, profondément divisés : le congrès pour la République (23%), Nidaa Tounes (22%), le Front populaire (21%), Ettakatol (20%), Al Joumhouri (11%), et El Moubadera (8%).

On peut lire également, à travers ce sondage, que si les partisans d’Ennahdha gardent espoir dans un changement positif à hauteur de 90%, seuls 19% de ceux qui ne soutiennent pas les islamistes restent optimistes. Plus de la moitié (55%) des sondés sont déçus.

Il ressort, également, du sondage, que 43% restent inquiets de la dernière victoire d’Ennahdha aux élections. Par ailleurs, 62% des supporters d’Ennahdha jugeaient positive la victoire du mouvement islamiste Ennahdha, et ils sont aujourd’hui à peine plus de la moitié (52%). A présent, 43% contre 33% en 2011 sont inquiets de cette victoire.

Inefficacité ressentie par plus de 50% des sondés

Interrogés sur les sujets à traiter en priorité, les Tunisiens sont logés à la même enseigne : l’insécurité, la cherté de la vie et l’emploi restent leurs principales préoccupations, devant l’achèvement de la Constitution, la lutte contre la corruption et la lutte contre le terrorisme.

La lutte contre le terrorisme et la corruption préoccupent davantage les supporters d’Ennahdha que les autres, alors que et la fixation d’une date précise pour les élections et l’organisation des élections libres et indépendantes, ainsi que la protection des libertés de la presse et des droits de la femme demeurent en bas du tableau.

A l’interrogation suivante : Va-t-on dans la bonne direction ? 27% des sondés pensent que la Tunisie évolue dans la bonne direction, parmi lesquels 88% des partisans d’Ennahdha contre seulement 4% pour ceux qui n’accordent pas leur confiance aux islamistes.

S’agissant de l’efficacité du pouvoir selon les priorités, là encore, il n’y a pas une grande différence entre les partisans d’Ennahdha et les autres. Les premiers sont critiques vis-à-vis de l’efficacité du pouvoir dans les domaines mentionnés, particulièrement en ce qui concerne la corruption ou la lutte contre le terrorisme. En effet, l’inefficacité du gouvernement à traiter ces sujets est ressentie par plus de 50% des sondés, dans l’ensemble des catégories.

Hamadi Jebali et Rachid Ammar en tête !

Au sujet de la personnalité politique préférée des Tunisiens, il en ressort que Hamadi Jebali et Rachid Ammar recueillent des opinions favorables à hauteur de près de 50% des sondés, quant à leur crédibilité. Ils ont les faveurs de la moitié des sondés avec respectivement 50 et 48%, alors que les Tunisiens n’accordent pas beaucoup de crédit aux personnalités politiques ou nationales.

Les alliés d’Ennahdha Moncef Marzouki (66%) et Mustapha Ben Jaâfar (56%) ont les faveurs d’une bonne partie des sympathisants islamistes. Seulement 22% des islamistes font confiance au président de Nidaa Tounes, Béji Caïd Essebsi.

Le sondage a révélé, en outre, que seuls les partisans d’Ennahdha pensent que la coalition actuelle est équilibrée et modérée. Là encore, l’écart est grand entre ces derniers et les autres qui considèrent à 96% que le gouvernement est dominé par Ennahdha et que le parti islamiste ne s’est pas investi dans la mise en place d’une société plurielle et ouverte.

Les RCDistes sont le plus grand danger !

Selon le sondage, 48% des sondés pensent que les leaders RCDistes sont le plus grand danger pour la réussite de la Révolution. L’islamisme ne semble pas inquiéter outre mesure, avec 23% du total (30% de ceux qui n’ont pas confiance en Ennahdha).

Pour 72% des sondés, la prolongation du mandat de l’Assemblée nationale constituante rend celle-ci illégitime à présent. Le gouffre est immense entre les partisans d’Ennahdha (94% qui jugent cette extension légitime) et les autres qui la jugent illégitime). Par contre, si 72% des sondés disent ne pas savoir grand-chose du projet de Constitution, ils sont aussi nombreux à le rejeter. Ce projet est désapprouvé par 37% des pro-Ennahdha et par 86% d’anti Ennahdha

Si les pro-Ennahdha sont proportionnellement beaucoup plus nombreux à condamner les évènements en Egypte que les anti-Ennahdha, la majorité pense que cela n’aura pas d’impact sur la Tunisie ou que cela va créer une impulsion pour un consensus national.

Kh.T

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Le parti islamiste

Le parti islamiste, chef de file de la coalition gouvernementale, se dit prêt à entamer le dialogue national « le plus tôt possible », ont affirmé des dirigeants nahdhaouis au cours d’une conférence de presse tenue, ce lundi 23 septembre, à Tunis.

Pour l’ensemble d’observateurs, cette rencontre était destinée à éclaircir la position d’Ennahdha quant à l’initiative lancée par le Quartet de médiation depuis deux mois. Rappelons qu’au cours de la récente conférence des organisations nationales parrainant le dialogue national, Houcine Abassi, secrétaire général de la centrale ouvrière a imputé le blocage de ladite initiative aux manœuvres d’Ennahdha, et à ses tentatives de gagner du temps en n’acceptant que la moitié de la feuille de route.

Le Quartet est appelé à être neutre

Devant un parterre des journalistes, Abdelhmid Jelassi, en lieu et place du chef du mouvement Ennahdha, Rached Ghanouchi, a appelé ces organisations à être plus neutres pour sortir de l’ornière, déplorant ainsi les pratiques de ces « médiateurs » qui ont, selon lui, participé aux mouvements de protestation organisés à l’encontre de son parti. Chose qui a poussé le parti au pouvoir à « utiliser les mêmes expressions et les mêmes démarches de l’opposition ».

Jelassi a affirmé que la Troïka ne pourrait pas assumer l’entière responsabilité de l’imbroglio politique que vit le pays actuellement, précisant que plusieurs concessions ont été faites pour trouver une issue à cette crise. D’ailleurs, une approche a été proposée dans ce sens dont l’adoption de la constitution, le maintien de l’ANC et la formation d’un gouvernement apolitique, une fois la constituante aura achevé ses missions.

Partageant le même avis, Rafik Abdessalem a fait remarquer que ces concessions s’inscrivent dans le cadre de l’intérêt national qui nécessite aujourd’hui le démarrage du dialogue national pour y faire face. « Ennahdha a accepté l’initiative parrainée par le Quartet, mais l’important est d’avoir une volonté de communiquer », a-t-il noté. Et d’ajouter que « l’achèvement des travaux de l’ANC et la fixation de l’échéancier des prochaines élections demeurent le socle de la position d’Ennahdha avant de former un gouvernement des compétences »

Cette position est expliquée par les craintes d’Ennahdha en l’absence des garanties nécessaires pour réussir l’expérience démocratique touchant également les déclarations de quelques politiciens de l’opposition voulant faire prolonger la crise.

Rafik Abdessalem a estimé que la réussite du processus de transition en Tunisie serait sans doute un message fort adressé aux autres pays affirmant que la démocratie est possible dans les pays arabes. Cependant, la réalisation de cet objectif reste, selon lui, tributaire de la consolidation de la légitimité électorale tout en mettant l’accent sur la légitimité consensuelle.

Le dialogue et le consensus, mots clés pour maîtriser la situation

De son côté, Ajmi Lourimi a jugé utile le démarrage du dialogue déjà bloqué et dont il a dit qu’il n’a pas échoué, et ce pour surmonter la crise et tenir les prochaines élections. Lourimi a, dans ce contexte, annoncé qu’Ennahdha n’accepte plus l’exclusion et la domination d’un parti sur un autre. « C’est une plateforme adéquate pour le processus politique et la réussite de celui de transition ».

W.T

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Ennahdha

Ennahdha, le parti au pouvoir en Tunisie continue encore de choyer ses sympathisants. 16 personnes parmi ses partisans seraient sur le point d’être recrutées par la direction régionale de l’Equipement de Sfax. Elles appartiennent aux ligues de protection de la Révolution (LPR), a précisé à Africanmanager, Hassan Mselmi, syndicaliste à Sfax. Et d’ajouter que ces personnes n’ont aucun lien ni avec les familles des martyrs ni avec les blessés de la Révolution pas plus qu’ils ne sont des bénéficiaires de l’amnistie générale : « Ces personnes sont des miliciens d’Ennahdha qui sont recrutés seulement en raison de leur appartenance au parti islamiste », a-t-il dit.

En effet, dans une correspondance officielle adressée à la direction régionale de l’Equipement de Sfax, le directeur de cabinet du ministère de l’Equipement a demandé l’affectation de 16 personnes dans différents postes (employés, administrateurs et techniciens) bien qu’ils n’aient aucun rapport avec l’Equipement, a-t-il dit. « La seule raison de leur recrutement est leur appartenance au mouvement Ennahdha », a-t-il expliqué.

Bien plus, selon nos sources, 30 personnes qui ne sont ni des blessés de la Révolution ni des bénéficiaires de l’amnistie générale ont été affectées à la direction régionale de l’Equipement de Gafsa. La même source a précisé que toutes ces recrues sont des barbus et des sympathisants d’Ennahdha.

Selon le syndicaliste, le projet d’Ennahdha en ce qui concerne le recrutement dans les administrations tunisiennes est « catastrophique ». Et de préciser que, sous le couvert des recrutements directs parmi les familles des martyrs et blessés de la révolution et les bénéficiaires de l’amnistie générale, le parti d’Ennahdha veut avoir la mainmise sur les articulations de l’Etat sans même consulter l’Union générale des travailleurs de Tunisie (UGTT) : « Le nahdhaouis prennent le pays pour un butin », a-t-il indiqué. C’est ainsi qu’un sit-in devrait être observé dans les prochains jours. L’objectif, selon Hassen Mselmi, est de défendre la neutralité de l’administration tunisienne et d’empêcher les recrutements anarchiques.

Ennahdha limite ses recrutements à ses sympathisants alors qu’aucune réponse n’a été donnée aux 100 demandes d’emploi de la part des enfants des employés du ministère de l‘Equipement, et ce en dépit de la vacance des postes suite au départ d’un nombre significatif d’employés à la retraite. Et d’expliquer que ces personnes que le ministère souhaite recruter ne remplissent pas les conditions exigées pour postuler à ces emplois.

Evoquant la loi pour le recrutement direct dans la fonction publique, le syndicaliste a précisé que cette loi ne sert que le parti d’Ennahdha. Il a proposé de ce fait que les recrutements se fassent à travers les concours, sur la base de l’égalité des chances et de la transparence.

Chokri Yaiche, député de l’opposition à l’ANC, a déplore ce genre de recrutement fondé, selon lui, sur l’allégeance, faisant savoir que « ce mode de recrutement est inédit dans les annales de la fonction publique , d’autant qu’il revêt une coloration notoirement politique , plaçant l’intérêt du parti au dessus de celui de la nation », a-t-il indiqué en soulignant que « le parti au pouvoir administre de nouveau la preuve qu’il n’est pas digne du pouvoir et confirme son penchant pour les méthodes anti-démocratiques.

Chokri Yaiche a souligné également qu’après l’ère Jebali qui a réussi de contrôler les rouages de l’Etat : gouverneurs, délégués, PDG, Directeurs, délégations spéciales, nombreux sont ceux qui ont cru et pensé que le nouveau gouvernement va arrêter son emprise sur les administrations tunisiennes en plaçant les siens. Seulement, a-t-il ajouté, le parti au pouvoir, conscient de sa faiblesse et de son incapacité croissante de remporter les prochaines élections, passe curieusement à la vitesse supérieure en procédant à la nomination de 1460 personnes dans des postes clés, au cours des mois de janvier-février.

L’administration publique tunisienne est déjà saturée avec plus de 500 000 agents. Or, selon les normes internationales, cet effectif ne devrait pas dépasser les 350 000. « Le plus grave est qu’Ennahdha a décidé d’abonder dans ce sens en y plaçant des membres des ligues de protection de la révolution », a-t-il dit en rappelant les 16 nominations effectuées au niveau de la direction régionale de l’Equipement de Sfax. Il s’agit, a-t-il affirmé, d’entraver l’action syndicale, ce qui risque de transformer les administrations en annexes des ligues de la terreur, selon ses dires.

Un responsable au sein du ministère de l’Investissement et de la Coopération Internationale a dénoncé, de son côté, l’inondation de l’administration par de nouvelles recrues sans aucune prise en compte des besoins de l’administration, et sur des critères sociaux et politiques.

Le problème est que la mauvaise gestion de la fonction publique va affecter négativement le pays, en termes d’efficacité et de la bonne gouvernance, pour des dizaines d’années.

Ce sont des coûts cachés énormes liés à l’inefficience de l’administration. Or, une administration moderne avec des ressources humaines qualifiées est fondamentale pour le développement du pays.

Khadija Taboubi

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Ennahdha

Ennahdha, le parti au pouvoir en Tunisie continue encore de choyer ses sympathisants. 16 personnes parmi ses partisans seraient sur le point d’être recrutées par la direction régionale de l’Equipement de Sfax. Elles appartiennent aux ligues de protection de la Révolution (LPR), a précisé à Africanmanager, Hassan Mselmi, syndicaliste à Sfax. Et d’ajouter que ces personnes n’ont aucun lien ni avec les familles des martyrs ni avec les blessés de la Révolution pas plus qu’ils ne sont des bénéficiaires de l’amnistie générale : « Ces personnes sont des miliciens d’Ennahdha qui sont recrutés seulement en raison de leur appartenance au parti islamiste », a-t-il dit.

En effet, dans une correspondance officielle adressée à la direction régionale de l’Equipement de Sfax, le directeur de cabinet du ministère de l’Equipement a demandé l’affectation de 16 personnes dans différents postes (employés, administrateurs et techniciens) bien qu’ils n’aient aucun rapport avec l’Equipement, a-t-il dit. « La seule raison de leur recrutement est leur appartenance au mouvement Ennahdha », a-t-il expliqué.

Bien plus, selon nos sources, 30 personnes qui ne sont ni des blessés de la Révolution ni des bénéficiaires de l’amnistie générale ont été affectées à la direction régionale de l’Equipement de Gafsa. La même source a précisé que toutes ces recrues sont des barbus et des sympathisants d’Ennahdha.

Selon le syndicaliste, le projet d’Ennahdha en ce qui concerne le recrutement dans les administrations tunisiennes est « catastrophique ». Et de préciser que, sous le couvert des recrutements directs parmi les familles des martyrs et blessés de la révolution et les bénéficiaires de l’amnistie générale, le parti d’Ennahdha veut avoir la mainmise sur les articulations de l’Etat sans même consulter l’Union générale des travailleurs de Tunisie (UGTT) : « Le nahdhaouis prennent le pays pour un butin », a-t-il indiqué. C’est ainsi qu’un sit-in devrait être observé dans les prochains jours. L’objectif, selon Hassen Mselmi, est de défendre la neutralité de l’administration tunisienne et d’empêcher les recrutements anarchiques.

Ennahdha limite ses recrutements à ses sympathisants alors qu’aucune réponse n’a été donnée aux 100 demandes d’emploi de la part des enfants des employés du ministère de l‘Equipement, et ce en dépit de la vacance des postes suite au départ d’un nombre significatif d’employés à la retraite. Et d’expliquer que ces personnes que le ministère souhaite recruter ne remplissent pas les conditions exigées pour postuler à ces emplois.

Evoquant la loi pour le recrutement direct dans la fonction publique, le syndicaliste a précisé que cette loi ne sert que le parti d’Ennahdha. Il a proposé de ce fait que les recrutements se fassent à travers les concours, sur la base de l’égalité des chances et de la transparence.

Chokri Yaiche, député de l’opposition à l’ANC, a déplore ce genre de recrutement fondé, selon lui, sur l’allégeance, faisant savoir que « ce mode de recrutement est inédit dans les annales de la fonction publique , d’autant qu’il revêt une coloration notoirement politique , plaçant l’intérêt du parti au dessus de celui de la nation », a-t-il indiqué en soulignant que « le parti au pouvoir administre de nouveau la preuve qu’il n’est pas digne du pouvoir et confirme son penchant pour les méthodes anti-démocratiques.

Chokri Yaiche a souligné également qu’après l’ère Jebali qui a réussi de contrôler les rouages de l’Etat : gouverneurs, délégués, PDG, Directeurs, délégations spéciales, nombreux sont ceux qui ont cru et pensé que le nouveau gouvernement va arrêter son emprise sur les administrations tunisiennes en plaçant les siens. Seulement, a-t-il ajouté, le parti au pouvoir, conscient de sa faiblesse et de son incapacité croissante de remporter les prochaines élections, passe curieusement à la vitesse supérieure en procédant à la nomination de 1460 personnes dans des postes clés, au cours des mois de janvier-février.

L’administration publique tunisienne est déjà saturée avec plus de 500 000 agents. Or, selon les normes internationales, cet effectif ne devrait pas dépasser les 350 000. « Le plus grave est qu’Ennahdha a décidé d’abonder dans ce sens en y plaçant des membres des ligues de protection de la révolution », a-t-il dit en rappelant les 16 nominations effectuées au niveau de la direction régionale de l’Equipement de Sfax. Il s’agit, a-t-il affirmé, d’entraver l’action syndicale, ce qui risque de transformer les administrations en annexes des ligues de la terreur, selon ses dires.

Un responsable au sein du ministère de l’Investissement et de la Coopération Internationale a dénoncé, de son côté, l’inondation de l’administration par de nouvelles recrues sans aucune prise en compte des besoins de l’administration, et sur des critères sociaux et politiques.

Le problème est que la mauvaise gestion de la fonction publique va affecter négativement le pays, en termes d’efficacité et de la bonne gouvernance, pour des dizaines d’années.

Ce sont des coûts cachés énormes liés à l’inefficience de l’administration. Or, une administration moderne avec des ressources humaines qualifiées est fondamentale pour le développement du pays.

Khadija Taboubi

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On est en train d'assister à de grandes manœuvres

On est en train d’assister à de grandes manœuvres, qui engageraient l’avenir du pays. Un des enjeux majeurs concerne la place des forces du centre dans l’échiquier politique, à l’issue de cette période transitoire.

La Révolution Tunisienne, dont les ressorts ont été façonnés par les aspirations de l’élite à la démocratie, des régions déshéritées au développement, et de la jeunesse à la dignité et au vivre- mieux , exige , pour réussir, une harmonie entre un modèle de développement efficient et généreux , une société moderniste et égalitaire ,et des institutions démocratiques qui inspirent confiance et large adhésion .

Si l’harmonie entre l’économique, le social et le politique semble assurée par les dividendes que peut en tirer –à titre d’exemple- le développement régional en efficacité à travers la démocratie locale et participative, le problème des forces politiques qui s’adaptent le mieux à ces modèles socioéconomiques et politiques, mérite une attention particulière .

Les progrès de la Tunisie dans les domaines démographique, social économique et éducationnel, malgré leurs lacunes et insuffisances, ont rendu possible l’émergence d’une classe moyenne active, exigeante et ouverte sur l’avenir. Cette classe moyenne, qui est l’émanation d’un peuple qui aime le travail et adore la vie, s’est élargie au fil des décennies, et est devenue le symbole de cette spécificité tunisienne qui sait conjuguer ouverture, efficacité et confiance en soi .

L’émergence d’une opinion publique nationale , le combat pour les libertés publiques et individuelles , l’affirmation du statut du syndicat national (l’UGTT) dans la vie sociale et politique , le contenu progressiste des expressions artistiques dans le pays (arts plastiques , théâtre , cinéma, etc…), l’efficacité de l’entreprise économique et du service social , tout cela on le doit à cette classe moyenne . La Révolution du 14 janvier a pu se faire grâce au militantisme et au dévouement de cette classe moyenne.

Or, cette classe moyenne a fait tous ces sacrifices pour autrui, pour les laissés-pour-compte, les marginalisés et les démunis .Elle n’a jamais mis en avant ses revendications propres. Elle a peut-être fait ce choix par idéologie, ou par altruisme.

Nous croyons que le temps est venu pour réfléchir sur le statut de cette catégorie et son positionnement dans l’échiquier politique, en cette fin de période transitoire, et surtout, au cours de la période à venir.

Si on met à part les mouvements politiques qui se réclament du marxisme ouvriériste, toutes les forces politiques revendiquent leur assise dans la classe moyenne tant convoitée et mal reconnue .Les formations politiques islamistes, Ennahdha en tête, puisent le gros de leurs adhérents dans cette base sociale ,de même que les partis de centre-gauche, El-Joumhouri ,El-Massar , El-Kotb , le parti du Travail , ainsi que les partis dits destouriens (Nidaa Tounès , El –Moubadara , El-Watan , El-Moustakbal …)

Quitte à ne pas suivre en détail chaque parti individuellement, on va jauger leur représentativité de cette classe moyenne au regard de deux paramètres pertinents : le poids de chaque formation, et le programme politique et social qui devrait répondre à la vocation de cette classe moyenne et ses aspirations réelles .

Sous cet angle, et si on tient compte des sondages politiques concordants, les deux premières forces politiques sont Ennahdha d’une part et Nidaa Tounès, et les partis apparentés d’autre part. Les autres formations trouveraient leur place soit dans ce camp soit dans l’autre.

Les projets politiques étant opposés, il est légitime d’analyser la concordance entre le contenu de chacun d’eux avec les aspirations réelles de cette base sociale attachée au mieux-être et à la réalisation de soi .

De par son contenu exogène , son mode de réalisation qui intègre et justifie la violence , et son référentiel fondamentalement sectaire , le projet islamiste ne s’inscrit pas dans l’évolution historique de la classe moyenne tunisienne , qui est, par définition, rivée à son identité et à son apport spécifique , non violent et altruiste .

Malgré ces faits saillants, les vicissitudes de la situation postrévolutionnaire ont poussé les formations islamistes et Ennahdha en particulier au-devant de la scène, et leur ont donné une majorité courte, mais déterminante. Ils sont non seulement capables de faire et défaire les coalitions au présent, mais de poser les jalons de l’avenir politique du pays.

A cet égard , l’acharnement d’Ennahdha à diviser les forces centristes , en miroitant les avantages pour les uns , et en brandissant la loi de l’immunisation de la révolution pour les autres , vise un seul but : neutraliser le patrimoine bénéfique de la classe moyenne qui a été toujours génératrice de créativité , de valeur ajoutée et de prospérité dans la Tunisie nouvelle .

Aboussaoud Hmidi

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Plus de 400 jours après la prise de tous les pouvoirs par Ennahdha

Plus de 400 jours après la prise de tous les pouvoirs par Ennahdha, le parti islamiste dont le nom signifiait «la renaissance», devient de plus en plus synonyme de «Nakba» ou catastrophe. Il voulait islamiser la société tunisienne, considérée hérétique et très loin des préceptes de l’Islam, Ennahdha n’a réussi qu’à la retourner contre elle. Il voulait faire de la Charia le péché originel de toutes les législations, Ennahdha ne réussira qu’à exacerber le caractère laïc de la société tunisienne. Il voulait faire régner l’ordre et la paix en Tunisie, Ennahdha ne réussira qu’à lâcher la bride au banditisme, faire régner le désordre dans les rues, répandre les armes et diviser la société en deux camps. Il voulait apporter la prospérité, Ennahdha ne réussira qu’à semer chômage, misère et vie chère. Il se présentait comme porteur d’anges, Ennahdha ne réussira qu’à libérer les 4 chevaux de l’apocalypse.

Plus de 400 jours après sa Constituante, c’est toujours l’incompétence qui gouverne, la justice qui hiberne, le visage de la loi qui reste toujours terne, l’investissement qui demeure une simple baliverne et le développement régional endormi dans la caverne. Toute au long de cette période, le parti au pouvoir en Tunisie n’a fait que berner son monde, avec force langue fourchue, double langage, marchandage politique et même mensonges. En voilà les 7 capitaux.

 

– La Constitution dans une année ou un peu plus !

Tout de suite après les élections de la Constituante, le parti Ennahdha, comme d’autres, à l’exception du CPR qui aura été le seul à tenir à ses principes, a signé un document où il s’obligeait à terminer l’écriture de la nouvelle Constitution, en une année ou un peu plus. La Tunisie terminera bientôt la seconde année depuis ces élections, sans qu’aucune date ne soit officiellement, consignée noir sur blanc, pour cette Constitution. Elle éloigne ainsi chaque jour un peu plus l’échéance de la période de transition et l’avènement des élections où les derniers sondages ne lui donnent plus la main.

– Le mensonge des élections pour gouverner.

Tout de suite après les élections d’octobre 2011, Ennahdha et ses filiales à l’ANC (Assemblée Nationale Constituante), dénient leur acte de naissance, déclarent l’ANC seul maître à bord et maître d’elle-même et s’imposent en équipe gouvernante. Des ministres, d’Ennahdha et du CPR, propagent, depuis cette date, ce mensonge sur les différents plateaux TV de la Tunisie, chaque fois qu’un opposant leur rappelle les défaillances de leur légitimité électorale.

– Le programme des 365 points.

Parti gagnant aux élections d’octobre 2011, Ennahdha avait fait publicité d’un large programme d’action. Il contenait 365 points, englobant tout, de la politique à l’économie. Deux budgets et deux lois de finances après, peu, très peu, trop peu de points de ce fameux programme qui ouvrait les portes du paradis, ont été mises en exécution. Précisons aussi que ce programme était échafaudé pour une période transitoire d’une année et devait s’étaler sur 5 ans. La Tunisie n’en a vu que du feu !

– Le mensonge du meilleur gouvernement au monde.

Sitôt tous les pouvoirs pris entre ses seules mains et le reste partagé avec le CPR et Ettakattol, Ennahdha concocte pour sa Tunisie, un gouvernement de plus de 80 personnes. Un composé de petits hommes d’affaires immigrés, d’anciens prisonniers, d’amis et de parents. Un gouvernement qui multipliera les gaffes et les bourdes de tous genres et qui s’illustrera, par certains de ses membres, dans certaines affaires, pour le moins scabreuses qui l’éclabousseront. Plus d’un ministre dans ce gouvernement et un gendre en particulier, en parleront comme étant «le meilleur gouvernement du monde». Il finira pourtant sur un cuisant échec, avoué par son propre chef lorsqu’il finira par présenter sa démission et jeter l’éponge pour laver l’affront à son chef.

– Le mensonge du projet de société.

Devant toute la Tunisie et ses partenaires étrangers, Ennahdha s’était affichée, pendant la période pré-électorale, comme un parti islamiste modéré, porteur d’un projet d’une société laïque, mêlant, dans la joie et l’acceptation de tous et par tous, religion et valeurs sociétales modernes. Une fois ses griffes plantées dans la chair de l’ANC, elle tente d’imposer la Charia, remet en cause le code de statut personnel, incendie les bars, lance ses barbus à l’assaut des plages, instaure de fait le mariage coutumier, laisse embrigader les enfants dans les cercles religieux, voudrait marier les jeunes filles encore pubères, voudrait faire des classes pour filles et d’autres pour garçons et ouvre grandes les portes du pays aux Wahhabites et autres prédicateurs d’un islam vieux de 14 siècles.

– Les liens secrets et occultes avec les ultras du Salafisme.

Présenté aux Tunisiens et promu, en Europe et aux Etats-Unis, par quelques hommes d’affaires amis récupérés dans les rangs de l’ancien régime, comme un mouvement islamiste modéré, le parti au pouvoir en Tunisie Ennahdha n’a jamais voulu, ni reconnaître, ni rompre ses liens avec les groupes salafistes jihadistes. Des mois durant, le leader de ce parti tentera de dissimuler ces liens secrets et occultes. Il libèrera de prison ses éléments les plus belliqueux qui ont pourtant porté les armes contre leur propre pays. Il approchera de lui, ses dirigeants les plus ultras, en assurera la promotion sur les télévisions et refusera d’arrêter certains d’entre eux accusés d’actes avérés portant atteinte aux intérêts supérieurs de l’Etat. Ces groupes salafistes jihadistes amassent les armes et tuent les politiciens, comme le confirme le ministre nahdhaoui de l’intérieur. Rien n’y fera. Ils ne seront jamais inquiétés.

– Le mensonge de l’indépendance et la neutralité de l’Administration.

Attendu depuis juillet dernier, le remaniement ministériel piétine toujours sous l’effet de l’intransigeance partisane et politicienne d’Ennahdha. Le dernier point d’achoppement identifié, était la séparation Etat-Parti et la sortie d’entre ses mains des ministères de souveraineté. Des journées de marchandage politique après, le guide suprême de la révolution, Rached Ghannouchi déclare, à Radio Kalima que, «nous confirmons la «neutralisation» des quatre ministères de souveraineté, le ministère de l’Intérieur y compris sera sous une personnalité hors des partis politiques».

Le même jour, il signait son refus de signer la «charte de bonne conduite entre les partis politiques».

Cette charte, a souligné Mohamed Kilani cité par Shems FM, stipule la neutralité de l’administration des établissements scolaires ainsi que des lieux de culte. C’est ce que le mouvement Ennahdha n’a pas apprécié et c’est pour cela qu’il a refusé de signé la charte. Ghannouchi est ainsi, à la fois pour la neutralité de l’Administration, déjà noyautée à tous les niveaux par des nominations de ses membres et adeptes, lorsqu’il s’agit simplement de l’énoncer. Il est, aussi, contre la neutralité et l’indépendance de cette même Administration, lorsqu’il s’agit de le signer noir sur blanc. C’est là le mensonge. Mais son parti n’en est pas à son premier mensonge !

KaBou.

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A chaque jour

A chaque jour, dans cette Tunisie d’Ennahdha, ne suffit plus sa peine. Il ne se passe pas un jour sans que l’un des membres de cet illustre parti d’anciens prisonniers de droit commun , d’anciens expatriés dans des exils dorés, ne nous sorte une «perle», même si le mot est trop fort pour parler d’ «ânerie». Il y avait eu, au début, les frasques de Lotfi Zitoun. Il y a, jusqu’à l’affaire des Seychelles, celle de Rafik Abdessalem. Bien avant, il y eut le ministre du Transport. Et voilà [la boucle serait-t-elle bouclée enfin un jour ?] que l’avocate Raja Ben Mansour.

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Spécialiste en droit, avocate, un noble métier fait pour défendre les faibles et les opprimés, Me Ben Mansour se filme dans son bureau, pour insulter l’intelligence de tout un peuple et de le diffamer sans vergogne. Qu’elle s’en prenne à Nida Tounes et à toute l’opposition tunisienne, il n’est pas notre travail de les défendre. L’avocate ciblait pas moins de 2 millions de Tunisiens. «Pour ceux qui votent au casse-croûte et qui ont faim, nous disons que nous, nous ne votons pas Ennahdha, car nous avons faim ou pour nos propres intérêts, mais par souci de soutien à la religion», disait-elle.

Il est cependant de notoriété publique que ce ne sont pas justement ceux qui n’avaient pas faim qui ont voté contre Ennahdha, que tous les partis politiques ou presque, avaient fait usage du casse-croûte, de manière directe ou indirecte, sous forme de 70 DT ou plus encore un «chèque de rédemption». Il est tout aussi notoire que ce sont, justement, les membres d’Ennahdha qui ont tiré profit de la Révolution et l’ont assujettie à leurs propres intérêts. Plus de 80 personnes, au gouvernement que dirige son parti, sont payés l’équivalent de plusieurs dizaines de fois le SMIG des pauvres et des affamés qui attendent toujours que le Gouvernement du parti dont elle se réclame leur donne de quoi manger dignement.

«Nous allons demander aux prédicateurs dans les mosquées de dire à tous ceux qui y viennent prier, que ceux qui voteront autre chose qu’Ennahdha ou parti islamique, est un mécréant, un «Kafer», et qu’il ira droit à l’enfer», terminera-t-elle la partie de sa vidéo publiée sur Facebook. A l’entendre donc, il y a en Tunisie au moins 2 millions de «Kafer» ou mécréants (3,7 millions de votants, moins les 1,7 millions qui ont voté Ennahdha) et le chiffre ira certainement croissant après le lamentable échec du gouvernement de son parti.

A l’entendre ainsi parler de millions de Tunisiens, l’insulte est suprême et la diffamation est infâme, c’est ainsi que nous la percevons. Et ce qui a été dit est donc passible d’une plainte, au nom de deux millions de Tunisiens, de la part du groupe des 25 avocats et pourquoi pas de la part de l’avocat général, prompt à défendre le peuple ou même du représentant du contentieux de l’Etat, lui aussi défenseur émérite des intérêts de tout un peuple. Mme Mansour n’a certainement pas bien lu le Saint Coran et ce qu’il dit à propos de l’insulte de l’autre. Elle n’a pas non plus bien écouté les paroles du Cheikh Ghannouchi sur le takfir. Elle ferait bien donc de réviser ses leçons. A chaque jour, suffit sa haine !

Khaled Boumiza

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A chaque jour

A chaque jour, dans cette Tunisie d’Ennahdha, ne suffit plus sa peine. Il ne se passe pas un jour sans que l’un des membres de cet illustre parti d’anciens prisonniers de droit commun , d’anciens expatriés dans des exils dorés, ne nous sorte une «perle», même si le mot est trop fort pour parler d’ «ânerie». Il y avait eu, au début, les frasques de Lotfi Zitoun. Il y a, jusqu’à l’affaire des Seychelles, celle de Rafik Abdessalem. Bien avant, il y eut le ministre du Transport. Et voilà [la boucle serait-t-elle bouclée enfin un jour ?] que l’avocate Raja Ben Mansour.

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Spécialiste en droit, avocate, un noble métier fait pour défendre les faibles et les opprimés, Me Ben Mansour se filme dans son bureau, pour insulter l’intelligence de tout un peuple et de le diffamer sans vergogne. Qu’elle s’en prenne à Nida Tounes et à toute l’opposition tunisienne, il n’est pas notre travail de les défendre. L’avocate ciblait pas moins de 2 millions de Tunisiens. «Pour ceux qui votent au casse-croûte et qui ont faim, nous disons que nous, nous ne votons pas Ennahdha, car nous avons faim ou pour nos propres intérêts, mais par souci de soutien à la religion», disait-elle.

Il est cependant de notoriété publique que ce ne sont pas justement ceux qui n’avaient pas faim qui ont voté contre Ennahdha, que tous les partis politiques ou presque, avaient fait usage du casse-croûte, de manière directe ou indirecte, sous forme de 70 DT ou plus encore un «chèque de rédemption». Il est tout aussi notoire que ce sont, justement, les membres d’Ennahdha qui ont tiré profit de la Révolution et l’ont assujettie à leurs propres intérêts. Plus de 80 personnes, au gouvernement que dirige son parti, sont payés l’équivalent de plusieurs dizaines de fois le SMIG des pauvres et des affamés qui attendent toujours que le Gouvernement du parti dont elle se réclame leur donne de quoi manger dignement.

«Nous allons demander aux prédicateurs dans les mosquées de dire à tous ceux qui y viennent prier, que ceux qui voteront autre chose qu’Ennahdha ou parti islamique, est un mécréant, un «Kafer», et qu’il ira droit à l’enfer», terminera-t-elle la partie de sa vidéo publiée sur Facebook. A l’entendre donc, il y a en Tunisie au moins 2 millions de «Kafer» ou mécréants (3,7 millions de votants, moins les 1,7 millions qui ont voté Ennahdha) et le chiffre ira certainement croissant après le lamentable échec du gouvernement de son parti.

A l’entendre ainsi parler de millions de Tunisiens, l’insulte est suprême et la diffamation est infâme, c’est ainsi que nous la percevons. Et ce qui a été dit est donc passible d’une plainte, au nom de deux millions de Tunisiens, de la part du groupe des 25 avocats et pourquoi pas de la part de l’avocat général, prompt à défendre le peuple ou même du représentant du contentieux de l’Etat, lui aussi défenseur émérite des intérêts de tout un peuple. Mme Mansour n’a certainement pas bien lu le Saint Coran et ce qu’il dit à propos de l’insulte de l’autre. Elle n’a pas non plus bien écouté les paroles du Cheikh Ghannouchi sur le takfir. Elle ferait bien donc de réviser ses leçons. A chaque jour, suffit sa haine !

Khaled

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Les partis de la troïka

Les partis de la troïka, et d’abord Ennahdha ont beau mettre les petits plats dans les grands pour élever, ce 23 octobre 2012, au rang d’un événement anniversaire auquel s’attacherait une symbolique qu’ils veulent nationale, voire populaire. Peine perdue, la « fête » n’était pas dans la rue, et rares étaient les Tunisiens qui ont pavoisé, hormis quelques quarterons de sympathisants d’Ennahdha et, bien sûr, les officiels de la troïka, députés et ministres confondus. Autant dire que la célébration, pour autant que l’on puisse parler de célébration, n’est pas allée au-delà de l’enceinte du palais du Bardo.

Etait-ce bien la peine de vouloir conférer à une commémoration qui n’en a ni le ressort, ni l’impact populaire, encore moins la pertinence, la dimension d’une réjouissance qui n’emporte l’adhésion que du petit nombre ? Le fiasco est on ne peut plus patent. A une enseigne telle que le bilan d’une année pleine et entière de pouvoir n’autorise guère ceux qui l’ont exercé au niveau des trois autorités de l’Etat d’en tirer un crédit, si dérisoire soit-il. Et pour cause, leurs « performances » sont à ce point indigentes que l’on n’en trouve guère trace dans le vécu du citoyen, croulant plus que de raison sous le faix d’une succession de problèmes notoirement aggravés par une révolution dans laquelle il a placé tous ses espoirs , observant en spectateur, en proie à la désespérance, des joutes oratoires aussi insipides que violentes et parfois indécentes, et, enfin, comme le dit si bien le proverbe persan, s’il ne parle pas , il se morfond.

Pourtant, bien des choses auraient pu être faites, durant cet exercice, par une équipe au pouvoir, sortie directement des urnes, à la faveur d’élections généralement libres et démocratiques, et surtout d’un élan, populaire sans précédent dans l’Histoire de la Tunisie nouvelle, alors que tout un chacun semblait emporté par l’enthousiasme de servir son pays, pour en engranger ultérieurement le bénéfice, à plus en moins brève échéance, du moins en repérant un espoir même ténu de voir les choses enfin bouger dans le bon sens et sur la trajectoire qui mène au but. Au lieu de cela, le citoyen a eu droit à un surcroît de frustrations, d’occasions manquées et partant de troubles endémiques.

A qui la faute ? Serait-on tenté de s’interroger. D’abord, à une forme de pouvoir qui est à mille lieues des promesses et des programmes politiques criés sur tous les toits. Et il n’est nullement injuste d’en attribuer la première responsabilité au mouvement islamiste, plus enclin à diffuser ses dogmes et idées au rebours de la volonté du grand nombre qu’à s’atteler aux tâches qui sont les siennes et pour l’exécution desquelles il a été élu et choisi. Ses professions de foi relayées par des militants et sympathisants zélés, n’ont, à y bien regarder, moins servi à lui valoir l’adhésion du peuple qu’à lui attirer de vives inimitiés, voire les foudres de larges pans de la population. En voulant officier en « mâle dominant » au sein d’une troïka régulièrement déchirée par des tiraillements inutiles et la course vers les fauteuils, Ennahdha a vite fait de donner une piètre image de son mode de penser et de gouverner, alors que les Tunisiens, dans leur grande majorité, sont acquis à une vie politique sereine, bien pensée et diligentée, et surtout sans exclusive où tout le monde vit sinon à l’enseigne d’une cohésion voulue et acceptée, du moins en bonne intelligence. Et voilà qu’un courant politico –religieux s’invite sur l’échiquier politique et social. C’est celui des salafistes qui en font à leur tête, et surtout dans l’impunité quasi-totale, s’échinant à vouloir changer le mode de vie des gens et à leur imposer des idées, pratiques, croyances et comportements dont ils ne peuvent guère s’accommoder. Pis encore, la violence , sous divers noms, a fait le reste, avec les conséquences désastreuses que l’on sait, et dont les prolongements qui le sont tout autant, entacheront le futur des Tunisiens et de la Tunisie sur bien des plans, politique, social, diplomatique…

Il y a ensuite ce gouvernement dit de coalition qui se présente comme le meilleur que la Tunisie ait eu depuis l’Indépendance, mais qui, à l’exercice, ne fait que collectionner les contre-performances et les mauvaises décisions, assombrissant les horizons et pulvérisant les opportunités de jours meilleurs. Il n’y a qu’à voir la situation économique, la croissance, le chômage, les disparités sociales et régionales endémiques pour s’en convaincre. Les investisseurs locaux se murent dans l’expectative, ceux de l’étranger à l’avenant, et plus encore : ils tournent le dos à la Tunisie n’y décelant que mouvements sociaux, insécurité et un climat d’affaires qui les dissuadent de franchir le Rubicond et de contribuer à l’essor des exportations et à la création d’emplois. Et puis, on ne pourrait pas s’empêcher de s’offusquer de l’état où se trouvent les régions avec un déficit flagrant de développement, et des projets qui tardent à voir le jour. Un gouvernement remarquablement plus soucieux de resserrer son étau autour d’une presse qui demande à être libre pour dire son fait à un pouvoir « sûr de lui et dominateur », qui cherche à disposer de tous les instruments lui permettant d’exercer son emprise sur tout ce qui et susceptible de contrecarrer ses projets.

Enfin et surtout, une assemblée nationale constitutive dont on attend encore une Constitution qui aurait pu être déjà prête depuis belle lurette, selon les plus sceptiques des juristes, mais qui trouve plus bénéfique d’ergoter, de vider son sac à malices chaque fois qu’il s’agit de voter une loi, ou de prendre une décision salutaire pour l’économie du pays et le bien-être de ses habitants. Des députés qui veulent être attachés à perpétuelle demeure et accroître leurs prébendes. Ceci en plus d’une incroyable impéritie à gérer la chose publique et à s’astreindre aux usages du travail parlementaire, tel qu’ils ont en cours dans les enceintes parlementaires, et pas uniquement les mieux établies, mais encore de débats , à force d’être hors sujet et rébarbatifs, deviennent repoussants, aux yeux de l’électorat, visiblement déçu.

Ce 23 octobre 2012, c’est tout cela et encore davantage, car, il y a fort à parier que cet état des lieux ne sera pas près de prendre fin de sitôt, les mêmes causes produisant les mêmes effets. Et malgré les discours qui ont marqué cet « anniversaire », des discours qui se veulent lénifiants et porteurs d’espoir et de lendemains meilleurs, le Tunisien a encore mille et une raisons de ne pas y croire et d’y tourner le dos.

Mohamed Lahmar

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Dans l’attente « prolongée » de l’annonce de la composition du prochain gouvernement, il est pratiquement acquis que tous les ministères régaliens ou de souveraineté iront au parti Ennahdha , même s’il est question que celui de la Défense nationale garde son actuel titulaire, Abdelkrim Zbidi.

Selon Assabah al Ousbouii, le portefeuille de l’Intérieur reviendrait soit à Noureddine Bhiri, soit à Ali Laaridh, tous deux d’Ennahdha, la première cité ayant cependant les préférences de nombreux magistrats et avocats qui réclament, dans une pétition, sa nomination à la tête du ministère de la Justice, au motif qu’il est une « personnalité rassurante ». Il est à noter à ce propos que l’actuel ministère de la Justice et des Droits de l’Homme sera scindé en deux départements. Celui des Droits de l’Homme a été proposé à Kamel Jendoubi qui s’est excusé de ne pas répondre positivement à l’offre.

Autre proposition rejetée, selon Assabah al Ousbouii, celle du ministère de l’Education, proposé à Om Zied, et qui reviendrait, en fin de compte, à une personnalité indépendante, tout comme celui de l’Enseignement supérieur. Quant au portefeuille de l’Agriculture, il sera attribué à Ennahdha.

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Le parti islamiste a vaincu et remporté la majorité des sièges de la nouvelle constituante en Tunisie. Après 23 ans de clandestinité, Ennahdha hérite ainsi du pouvoir dans la Tunisie de l’après Ben Ali. Dès l’annonce des premiers résultats, Ennahdha a commencé par développer un langage conciliateur et si l’on veut être tiseur, on dira un langage «politiquement correct». Sitôt que vous demandez à l’un de ses membres, par exemple «qu’allez-vous faire» pour résoudre tel ou tel problème, il vous corrigera d’abord par un «qu’allons-nous faire» pour le résoudre. Face à un paysage partisan politique qui implose presque [le PDP de Chebbi qui se range désormais dans l’opposition, le parti d’Inoubli qui s’auto-dissout, certaines listes d’Al Aridha qui désavouent leur chef et la première démission d’Afek Tounes] par les effets inattendus des élections, Ennahdha tend visiblement aussi la main à toutes les parties prenantes de la scène politique, même à ceux qui n’ont remporté aucun siège dans  la Constituante, lors des élections du 23 octobre 2011. Il est cependant tout aussi légitime de se poser la question de savoir si le parti Ennahdha avait un autre choix que de tendre les mains. Appartenant au même mouvement islamiste d’Ennahdha, bien que s’étant présenté aux élections du 23 octobre dans une liste indépendante, Abdelfattah Mourou avait saisi le sens du véritable objectif de Néjib Chebbi lorsqu’il avait annoncé que le PDP refuse toute coalition et se place désormais dans l’opposition.

«Etre ou ne pas être»

Ennahdha avait vite compris que, seule au pouvoir, après avoir accepté et certifié que le mandat de la Constituante ne dépasse pas les 12 mois, elle sera en face de plus de 100 partis d’opposition.

Ce nouveau front, et alors qu’elle sera toute seule à se «démerder» à gouverner l’ingouvernable ou presque et à se débattre dans la multitude de problèmes, sociaux, économiques, financiers et personnels des Tunisiens qui attendent, depuis 10 mois, emploi, plus de salaires et plus de développement,  se consacrera non seulement à préparer la prochaine échéance électorale, mais aura aussi l’occasion de faire des échecs d’Ennahdha un moyen de revenir avec force dans les urnes.

Les partis politiques, perdant ou peu gagnants, ont aussi pris conscience de l’importance de ce statut  position d’opposants que leur offre leur échec face à Ennahdha et pour ou contre l’entrée en opposition. Dans certains partis, les divergences n’arrivent pas encore à dégager une position claire autour de la coalition avec le parti majoritaire. La dernière démission d’Afek Tounes et l’indécision de Mustapha Ben Jaafar à annoncer clairement son acceptation, pourraient en être la preuve.

Gouverner toute seule, dans cette conjoncture nationale difficile où les mouvements revendicatifs reprennent de plus belle, où l’économie clopine, estropiée du tourisme et des IDE, mettrait Ennahdha seule face à ses responsabilités en cas d’échec et lui porterait un coup fatal sinon douloureux, lors des prochaines élections. Prévue initialement pour le 9 novembre, la première réunion de la Constituante attend toujours l’officialisation des résultats des élections du 23 octobre, qui ne saurait intervenir avant la forclusion des délais des plaintes contre les dépassements et irrégularités commises par certaines listes. Cela, si on ne tient pas compte des discussions qui font toujours polémique autour de la vocation à imprimer  au prochain gouvernement : politique ou technocrate.

Des problèmes en montagnes russes.

Une fois le gouvernement formé, il faudra que ses composantes politiques se mettent d’accord sur le programme, économique notamment, à lui confier pour exécution. En face, ils auront (ceux qui participeront à ce gouvernement) une population aux immenses attentes, nationales, régionales, personnelles, d’emplois pour les diplômés, d’emplois pour les 700 mille chômeurs, de développement et d’équilibre  régional, de justice sociale, d’équité fiscale, de moyens financiers à trouver pour relancer l’économie, le dossier de la corruption de la justice, de la réconciliation nationale, le dossier de l’avenir des entreprises confisquées. Mais aussi le dossier du rétablissement   de l’autorité de l’Etat et de ses institutions, la restauration de la confiance chez les hommes d’affaires accusés et attaqués de toutes parts et la gestion de l’épineuse question syndicale. Autant de dossiers, tous plus urgents les uns que les autres et tout aussi délicats que les autres.
Certains ministères seront, pour les nouveaux gouvernants, plus inaccessibles que d’autres, comme l’intérieur ou les finances. Cela expliquerait que certaines sources, chez Ennahdha, laissent déjà filtrer des noms de ministres dont les actuels titulaires pourraient être maintenus. On évoque ainsi ceux de Jalloul Ayed pour les finances, Habib Essid pour l’intérieur, Mustapha Kamel Nabli pour la Banque centrale. A tout cela, il faudra ajouter les exigences et les concessions pour la distribution des fauteuils ministériels et les tractations qui s’en suivront. Mustapha Ben Jaafar menace déjà de se retirer d’un gouvernement où il ne trouvera pas «les conditions adéquates, rappelant son retrait du premier gouvernement de Mohamed Ghannouchi.

Avec tout cela, Ennahdha  se rendrait de plus en plus compte, et ce depuis le 23 octobre, selon des sources proches du parti islamiste, que son chef historique Rached Ghannouchi commence à faire un peu trop d’ombre à son candidat au poste de chef de gouvernement et penserait même à lui adjuger le rôle du «gardien du temple» de sa doctrine et de l’orthodoxie du mouvement. Le temps et les médias faisant, Hammadi Jbali réussit, en effet, petit à petit, à donner une image plus moderne, plus ouverte, plus humaine à un parti qui n’arrive pas encore à se défaire de son histoire fortement teintée d’intégrisme, de fermeture, celle d’un parti iconoclaste où les images des brûlés de Bab Souika et des bombes de Sousse et de Monastir ont toujours du mal à  s’estomper. Réussira-t-elle à surmonter tous ces défis, en 12 mois ? Population et opposants seront certainement vigilants, critiques et prêts à changer leur fusil d’épaule lors des prochaines élections. «Inchallah »

Khaled Boumiza

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Selon une information rapportée, ce lundi 24 octobre 2011, par le journal français Le Figaro, «sur les 18 sièges à l’Assemblée constituante dévolus aux Tunisiens de l’étranger, les islamistes en rafleraient 8.

Le parti politico-religieux Ennahdha sortirait vainqueur du vote des Tunisiens de l’étranger pour l’Assemblée constituante. Il frôlerait la majorité en obtenant 8 sièges sur 18».

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A mesure que se poursuivent les opérations de dépouillement des bulletins de vote à travers les circonscriptions électorales, il émerge comme des prémices d’un raz de marée du mouvement Ennahdha qui arrive déjà en tête des résultats partiels jusqu’ici disponibles.

Les résultats officiels ne devraient cependant être proclamés au plutôt, qu’à partir de lundi soir, selon une source proche de l’ISIE qui est en train de  centraliser les résultats du scrutin qui lui parviennent des multiples circonscriptions électorales.

Si la victoire du parti islamiste fait peu de doute, aucune estimation n’est disponible quant à l’étendue de ce résultat et son taux.

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