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Alerte à la BNA. La deuxième grande banque publique se retrouve, à fin 2010, dangereusement engagée avec certaines entreprises publiques. Les engagements de ces entreprises publiques avec la banque sont assez dangereux pour cette dernière. Le cumul des engagements de quatre de ces entreprises auprès de tout le secteur bancaire tunisien, menace, désormais, non seulement le secteur bancaire, mais les entreprises concernées elles-mêmes.

Ces quatre, dangereuses et en danger, sont l’Office des Terres Domaniales (OTD), l’Office National de l’Huile (ONH), l’Office des Céréales et la société El Fouledh qui travaille dans le secteur de la sidérurgie. De l’avis même de la BNA dans l’une des notes aux états financiers pour l’exercice 2010, ces quatre entreprises publiques  «connaissent des difficultés financières durables et  présentent des engagements  relativement importants ».

A la fin du mois de mai dernier, les engagements des quatre entreprises nationales se montent à  599,5 MDT pour la seule BNA. Pour tout le secteur bancaire tunisien, ces quatre seules entreprises représentent un fardeau de dettes d’un montant de 1724,7 MDT.

Là où cette situation devient dangereuse, c’est lorsqu’on remarque, pour la BNA, que le seul engagement de l’office des céréales représente plus de 51 % de ses fonds propres, une proportion bien en-dehors de toutes les normes (25 %) en la matière. A elles seules, les dettes des quatre entreprises publiques (599,5 MDU à la fin mai 2011) représentent presque la totalité des fonds propres de la banque et même plus, si nos comptes du total fonds propres de la BNA de 582,3 MDT sont  justes. La banque n’a, en plus, aucune garantie réelle pour couvrir ses engagements auprès de l’ONH et le reste des garanties constituées par la BNA ne couvre presque rien par rapport à la situation du mois de mai, une situation qui, si elle est réellement flottante, augmente d’année en année et même de mois en mois. Une situation abracadabrante !

On ne sait pas ce que font le reste des banques, mais la BNA déclare ne pas classer les dettes de ces entreprises et ne les provisionne donc pas. On suppose que ce statut particulier des quatre entreprises publiques les plus endettées est aussi appliqué par le reste du secteur bancaire, s’appuyant sur l’appui indéfectible de l’Etat tunisien à ces entreprises et qui va même parfois jusqu’à donner des «lettre de confort» comme une sorte de garantie aux banques pour les tranquilliser.  La BNA déclare d’ailleurs, dans son bilan 2010,  qu’elle «considère qu’elle bénéficie de la  garantie implicite de l’Etat Tunisien sur les engagements de ces relations ». La banque se réconforte à l’idée que, par le passé, l’Etat tunisien est intervenu à plusieurs reprises pour solutionner l’endettement lourd, notamment de l’Office des Céréales et de l’Office National de l’Huile. Ce ne sera pas le cas, à notre avis, pour l’OTD ou El Fouledh, des entreprises moins stratégiques que l’huile ou les céréales.

Il n’en demeure pas moins urgent, pour le ministre des finances Jalloul Ayed ou pour celui qui le remplacerait dans quelques mois, de trouver la solution la plus adéquate à cette situation. L’huile comme les céréales échappent de plus en plus aux deux offices. Derrière, s’éloigne aussi toute possibilité, pour la banque, de recouvrer ses dettes auprès de ces deux institutions.

K. Boumiza

 

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