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Le DG de l’API avait cité

Le DG de l’API avait cité, la semaine dernière, le chiffre de 172 entreprises industrielles, employant 10 personnes et plus et partiellement ou totalement exportatrices, qui avaient préféré (provisoirement ou définitivement) quitter la Tunisie, devenue «trop révolutionnaire» jusqu’à faire tout ce qui est imaginable pour arrêter l’appareil de production.  Résultat direct de ce départ, la destruction de 12371 postes d’emploi.

A lire ce tableau, on remarque que ce sont les entreprises originaires  de pays européens, partenaires privilégiés de la Tunisie et dont les premiers responsables ont été les premiers à visiter la Tunisie de l’après Révolution pour assurer ses nouveaux responsables de tout leur appui, qui ont quitté le plus vite le bateau tunisien qu’ils voyaient, économiquement, chavirer.
Les entreprises italiennes, IDE ou en partenariat, ont été ainsi les plus nombreuses à «se sauver» dans une manifestation des plus nobles des sentiments de soutien à un pays dont elles se préparent à faire leur partenaire privilégié, participant ainsi au chômage ambiant avec plus de 4500 postes d’emploi détruits. L’Italie  les retrouvera, peut-être, dans les «boat-people» qu’elle reçoit, depuis janvier 2011, sur les plages de Lampedusa.

Juste un peu moins couardes que les italiennes, 60 entreprises françaises ont plié à leur tour bagage, depuis janvier 2011, et fermé, définitivement ou provisoirement, leurs portes à 3940 employés tunisiens. De quoi réjouir certainement le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant qui voulait combattre l’immigration tunisienne !

Moins nombreuses en nombre d’entreprises, définitivement ou provisoirement fermées (10), mais plus nombreuses en employés renvoyés (1872 emplois détruits) après que les 10 entreprises allemandes ont quitté le navire tunisien, l’Allemagne amie se classe à la 4ème position des créateurs de chômeurs tunisiens après la Révolution qu’elle a saluée.

Une lecture des chiffres de ceux qui ont fui la Révolution tunisienne selon les secteurs d’activité, on retrouve la même classification que dans la ventilation des grèves et des sit-in. Ces mouvements ont touché, selon les chiffres du ministère tunisien des Affaires sociales pour toute l’année 2011, en premier lieu, le secteur du textile&habillement (ITH) et celui de la mécanique en 3ème lieu après le travail intermittent.

Les entreprises, étrangères ou en partenariat, qui ont fui la Tunisie appartiennent en très grande majorité au secteur des ITH avec 94 entreprises fermées (7657 emplois détruits) sur le total de 172. Sur ces 94, quatre-vingt treize étaient des IDE.

Suit juste derrière, le secteur des ICC (Industries du Cuir et Chaussures) qui perd ainsi 1422 postes d’emploi. Le 3ème secteur le plus touché par les fermetures des entreprises étrangères après la Révolution tunisienne, a été les industries électriques électroniques et de l’électroménager. 17 entreprises, dont 16 totalement exportatrices, ont fermé laissant derrières elles 1411 chômeurs.

Il est démontré ainsi, s’il est vraiment besoin de le faire, que la très vive tension sociale est directement derrière le départ des IDE et des investissements tout court !

Khaled B.

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