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Éthiopie

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Le groupe public marocain de phosphates OCP a annoncé, lundi 21 novembre 2016, le lancement prochain de son projet de complexe de fertilisants en Ethiopie, rapporte « l’Usine Nouvelle ».

L’investissement de ce projet est estimé à plus de 2,2 milliards d’euros sur cinq ans.  Il devrait permettre à l’Éthiopie de devenir autosuffisante pour certains engrais dès 2025 dans la ville de Dire Dawa à 250 km au sud de la frontière avec Djibouti.

Le complexe vise la production de 2,5 millions de tonnes d’engrais par an, à l’horizon 2022, ajoute la même source.

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Les choses tournent mal en Ethiopie, qui il y a quelques mois faisait les gros titres pour son taux de croissance à deux chiffres. Les autorités font face à un puissant mouvement d’insurrection qu’elles tentent de contenir, par tous les moyens. D’après une enquête du gouvernement sur l’état d’urgence en Ethiopie, plus de 11.000 personnes ont été placées derrière les barreaux depuis que l’état d’urgence est entré en vigueur, il y a un peu plus d’un mois, rapporte BBC Afrique.
Le gouvernement a également reconnu que des centaines de détenus sont décédés en prison depuis novembre, date du déclenchement de la répression féroce contre les deux plus grandes ethnies du pays, Oromo et Amhara, qui se sont soulevées pour exiger plus de droits politiques et un meilleur partage des richesses du pays.

A noter que c’est la première fois que le gouvernement fait la lumière sur les arrestations massives depuis le début de l’état d’urgence.
Ces arrestations ont été menées suite à diverses infractions, parfois collées artificiellement aux manifestants. Les accusations vont de meurtre, à incendie volontaire, en passant par détention illégale d’armes, incitation à la violence et complicité avec des groupes terroristes.
Fait très troublant : Aucun des prévenus n’a encore été officiellement déféré devant la justice. Le gouvernement, pour sa défense face au tolet provoqué par la main de fer, argue que la plupart des délinquants mineurs ont été libérés.
Les autorités donnent des gages en promettant de publier les noms des personnes encore en détention, mais ça ne suffira pas pour faire baisser la tension…

Les organisations de défense des Droits de l’Homme soutiennent que plus de cinq cents personnes ont trouvé la mort depuis novembre 2015 dans des manifestations qui sont nées de litiges fonciers, pour se muer très rapidement en revendications politiques et économiques.
Le ministère du Tourisme a fait ses comptes : L’instabilité sociale fera perdre à l’économie du pays 400 millions de dollars en 2016. Les touristes boudent l’Ethiopie, et on ne voit pas le bout de cette affaire…

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Pas de pause dans les violences en Ethiopie. Les jeudi 06 et vendredi 07 octobre, dans la région oromo, au centre et à l’ouest du pays, les manifestants s’en sont pris à des complexes touristiques et des usines, qu’ils ont brûlés en signe de protestation contre le gouvernement et les intérêts étrangers.

« Le Lodge est complétement détruit, incendié à 100% », a confié à l’AFP une employée de l’hôtel Bishangari Lodge, niché sur les rives du lac Langano, au sud d’Addis Abeba, un des hauts lieux du tourisme dans la région oromo, très fréquenté aussi par la classe aisée de la capitale.

Au moins onze entreprises, parmi lesquelles des usines de textile et de plastique, sont parties en fumée dernièrement ; une soixantaine de véhicules ont subi le même sort dans la seule zone industrielle de Sebeta, à l’ouest d’Addis, d’après la radio gouvernementale Fana, qui impute ces actes à des « forces belliqueuses ».

Mardi dernier, une ferme fruitière néerlandaise, AfricaJuice, avait également été mise à sac dans la vallée de l’Awash, au sud-est du pays.

« Nous avons manifesté pacifiquement pendant près d’un an, sans résultat. Les tueries ont continué et avec ce qui s’est passé au festival Ireecha, les gens sont furieux », a déclaré Barnabas, un jeune manifestant oromo contacté au téléphone par l’AFP dans la ville de Holeta, aux abords de la capitale.

Rappelons que ces accès de violence font suite eu décès de plus de 50 personnes dans une bousculade causée par des tirs de gaz lacrymogène de la part des forces de l’ordre, dimanche 02 octobre 2016 au cours du festival religieux oromo Ireecha à Bishoftu, à environ 50 km au sud-est d’Addis Abeba.

« Ces compagnies prennent la terre des paysans sans compensations suffisantes. Il est très difficile d’obtenir un travail dans ces entreprises. Seul un petit groupe de personnes en bénéficient. Nous n’en tirons aucun bénéfice », a ajouté Barnabas en guise de justification des assauts contre les entreprises étrangères.

Une instabilité qui menace la belle santé économique

« L’Éthiopie a reçu beaucoup d’attention des investisseurs au cours des deux dernières années sur la base de sa réputation de pays stable et sûr », a confié à l’AFP Tom Berry, directeur régional pour l’Afrique de l’Est pour le groupe de gestion de risque S-RM Intelligence & Risk Consulting Ltd.
Mais « les investisseurs deviennent de plus en plus conscients du besoin de prendre en compte les risques dans leur approche », a-t-il ajouté, avant de lâcher : « Nous pensons que l’incertitude va se poursuivre de manière significative au cours des prochains mois ».

Le secteur du tourisme a été durement frappé par les violences nées du puissant mouvement de contestation anti-gouvernementale, qui a réellement débuté dans la région oromo au mois de novembre 2015, avant de contaminer cet été la région amhara (nord). La réplique des autorités a été sanglante : plusieurs centaines de manifestants abattus.
« Si je regarde les réservations d’octobre et novembre, tout devait être plein, nous allions avoir une saison fantastique », a déclaré à l’AFP Nick Crane, propriétaire d’un lodge dans les montagnes Simien, au nord du pays, en région amhara. « Mais maintenant, nous n’avons que 4 ou 5 personnes par jour, c’est un désastre total », a-t-il déploré, affirmant que l’existence même de son lodge est menacée depuis septembre dernier.

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Selon des informations rapportées ce lundi 3 octobre 2016, par le site « RTL Info » cinquante-deux personnes sont mortes dimanche dans un mouvement de foule lors du traditionnel festival oromo Irreecha, dans la localité de Bishoftu, au sud d’Addis Abeba, a annoncé le gouvernement régional oromo.

Le gouvernement régional oromo a expliqué dans un communiqué que des violences avaient éclaté lors de ce festival en raison de l’action de « forces irresponsables ». « Cinquante-deux personnes sont mortes dans cette bousculade », a-t-il ajouté.

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Une bousculade provoquée par des tirs de sommation des forces de l’ordre éthiopiennes pendant une manifestation d’opposants dans la région d’Oromia a fait au moins 50 morts, a affirmé dimanche un groupe d’opposition.

L’intervention des forces de sécurité s’est produite alors que des milliers de personnes étaient rassemblées pour une fête religieuse dans la ville de Bishoftu, à une quarantaine de kilomètres au sud de la capitale Addis Abeba. Le gouvernement éthiopien a parlé dans un communiqué de « plusieurs morts », sans fournir de chiffre précis. Selon des témoins, la police a utilisé des grenades lacrymogènes et des tirs de sommation pour disperser des manifestants antigouvernementaux qui réclamaient « justice » et « liberté », ce qui a créé un mouvement de panique.

En août, l’opposition et des habitants avaient accusé les forces de sécurité d’avoir abattu plus de 90 manifestants dans les régions d’Orimia et d’Amhara.

Source : Lefigaro.fr

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La Grande-Bretagne, l’Union européenne et la Banque mondiale ont annoncé mercredi un plan visant la création de 100 000 emplois en Ethiopie pour aider à lutter contre la crise des migrants, rapporte la chaîne BBC.

 Deux parcs industriels seront construits dans le pays pour un coût estimé à 500 millions de dollars. L’Ethiopie, initiatrice du projet, devra accorder des permis de travail à 30 000 réfugiés. Un certain nombre de nouveaux postes sera réservé aux jeunes Ethiopiens demandeurs d’emploi.

D’après la même source, la Première ministre britannique, Theresa May, a déclaré qu’il s’agit d’un projet-pilote pour voir comment aider les pays pauvres qui abritent un grand nombre de migrants.

L’Ethiopie accueille plus de 700 000 demandeurs d’asile, principalement du Soudan du Sud, d’Erythrée et de Somalie. Beaucoup d’entre eux tentent de faire le voyage de l’Afrique du Nord vers l’Europe en traversant la Méditerranée.

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Amnesty International a fait le bilan de la répression féroce des manifestations dans les régions Oromia (centre et ouest) et Amhara (nord) en Ethiopie, et il est sanglant. L’ONG parle de 100 personnes abattues par les forces de l’ordre le week-end dernier. Les autorités éthiopiennes sont, malheureusement, coutumières des faits puisqu’en novembre 2015, elles avaient fait un carnage en réprimant des manifestations antigouvernementales. Human Rights Watch avait évoqué un bilan de 400 morts, un chiffre qui a toujours été démenti par Addis-Abeba, mais sans vraiment convaincre.

Pour Amnesty International, la police a agi de manière disproportionnée en tirant à balles réelles sur des « manifestants pacifiques » les 06 et 07 août 2016.
« Selon nos informations, entre 48 et 50 manifestants ont été tués dans la région Oromia », avait confié à l’AFP Merera Gudina, un éminent opposant et président du Congrès du Peuple Oromo. « Ce bilan pourrait être beaucoup plus élevé car il y a de nombreux blessés » par balle, avait-il ajouté.

Une source diplomatique en fonction à Addis-Abeba, approchée par l’AFP, avait elle avancé un premier bilan partiel de 49 décès dans les régions Oromo et Amhara.

Des manifestants déterminés, des policiers à la gâchette facile

Les manifestants sont sortis dans la rue pour différents motifs, mais leur dénominateur commun c’est la protestation contre la main mise des responsables principalement originaires de la région du Tigré sur tous les rouages de l’État.
Les manifestants d’Amhara s’insurgent contre des décisions d’expropriation de terres agricoles, tandis que ceux d’Oromia demandent que les citoyens appréhendés lors des précédentes manifestations, pour les mêmes raisons, soient libérés. On a noté beaucoup de rassemblements dans la totalité de la région Oromia, même la capitale, Addis-Abeba, n’a pas été épargnée.

Samedi matin, à peu près 500 Oromo s’étaient massés sur Mesqel Square, la place centrale de la capitale. Ils avaient pris soin de croiser les mains au-dessus de la tête pour montrer aux forces de l’ordre qu’ils protestaient pacifiquement, ce qui n’a pas empêché les policiers de les disperser violemment. Certains d’entre eux ont été interpelés et évacués dans des camions de police. Dimanche, le mouvement a repris de plus belle dans la région Amhara.

Les manifestants de la localité de Nekempte ont eu moins de chance, les forces de sécurité ont tiré sur eux.
Idem le lendemain, dans la région Amhara. D’après Amnesty, au moins 30 manifestants ont trouvé la mort dimanche dans la seule localité de Bahir Dar (nord), la capitale régionale où des milliers de personnes avaient battu le pavé.

Le vieil ingrédient explosif des préférences ethniques

Le gouvernement éthiopien refuse pour le moment d’émettre tout bilan sur ces événements sanglants. Le Premier ministre éthiopien, Haile Mariam Dessalegn, avait fait une sortie vendredi dernier pour avertir que toute forme de manifestation était interdite sous prétexte que ça sape « l’unité du pays ». Il n’avait pas hésité à lancer que la police avait l’autorisation de faire ce qui lui semblait bon pour empêcher les manifestations.

Pour couper l’herbe sous le pied des manifestants, les autorités éthiopiennes avaient bloqué samedi l’accès au réseau internet sur l’ensemble du territoire ainsi qu’une partie des réseaux téléphoniques. Le réseau internet a été débloqué hier lundi au matin dans la capitale.

Un autre projet d’extension de la capitale avait produit les mêmes effets en novembre 2015. La contestation populaire avait également été réprimée dans le sang. Finalement le gouvernement avait reculé en renonçant à ses projets, mais la plaie ne s’est pas cicatrisée depuis, au contraire. La communauté Oromo, l’ethnie majoritaire du pays, a gardé une dent contre le gouvernement d’Addis-Abbeba, accusé de soigner les intérêts des deux autres grandes communautés de l’Ethiopie, les Tigréens et les Amhara. Le tribalisme est un vieux problème qui a causé bien des tragédies sur le continent africain et freiné pendant des décennies son développement.

Ces événements tragiques noircissent le tableau d’un pays qui abrite le siège de l’Union africaine et qui est parvenu à hausser le niveau de son économie, jusqu’à un taux de croissance qui frôle les 10% depuis des années, après une longue période de famine et de sécheresse tristement célèbre à l’échelle de la planète.

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C’est le Premier ministre éthiopien en personne, Haile Mariam Dessalegn, qui l’a dit dans un discours devant les parlementaires mardi 5 juillet 2016, rendu public hier mercredi, jour de fin de l’année fiscale éthiopienne : Le pays ne pourra pas faire mieux que 8,5% de croissance en 2016. Un chiffre dont se contenteraient bien pas mal de nations du contient africain !

Pour l’Ethiopie, ce taux n’a rien d’affolant au regard de ses performances ces dix dernières années : 10%. De l’aveu même du Premier ministre, « cette croissance est bonne et a été vérifiée par le Fonds monétaire international (FMI) ». Et mieux, les autorités éthiopiennes avaient initialement tablé sur une croissance de 11% pour 2015-2016, mais c’était sans compter sur la sécheresse qui a sévi cette année dans la Corne de l’Afrique, un coup dur qu’on doit au phénomène météorologique El Niño.

Le lourd impact de la sécheresse

L’Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé du continent, une population qui dépend principalement de l’agriculture, elle-même fortement tributaire des phénomènes climatiques. Le pays fait face actuellement à la sécheresse la plus grave depuis trente ans ; plus de dix millions d’Éthiopiens survivent grâce à l’aide alimentaire, d’après les Nations unies. Le Premier ministre avait déjà admis en mars dernier devant l’Assemblée que la croissance du pays serait impactée et se situerait « entre 8 et 10 % » pour cette année fiscale. La Banque mondiale a fait état en 2015 d’une croissance de 9,6 % en Éthiopie et avait prédit un recul jusqu’à 7% en 2016 à cause de la sécheresse. Le FMI est encore plus alarmiste, il parle d’un taux de croissance qui n’excédera pas les 4,5 % en 2016.

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Le Kenya et l’Éthiopie ont conclu très récemment un accord pour mettre en place un pipeline transfrontalier. A peu près 1,8 milliard d’euros seront injectés dans ces travaux lesquels à terme permettront d’acheminer le pétrole entre la ville côtière de Lamu, dans le sud-est du Kenya et Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. Cette annonce sonne comme une réplique à l’Ouganda qui il y a quelques semaines a préféré se tourner vers la Tanzanie pour réaliser un ouvrage du même calibre, boudant le Kenya.

Cet accord a été signé lors de la visite officielle du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, à Nairobi, capitale du Kenya, le jeudi 23 juin 2016. L’entrée en service de cette installation est prévue en 2021.

Les partenaires ont de l’ambition !

Ce pipeline est un morceau du vaste programme dénommé « Lapsset » (Lamu Port and Lamu Southern Sudan-Ethiopia Transport Corridor). Il est question de relier des oléoducs pour transporter le pétrole éthiopien, sud-soudanais et kényan jusqu’au futur port de Lamu, dont le coût de construction est estimé à près de 24 milliards de dollars.

L’Ouganda était parmi les promoteurs du projet Lapsset, mais il a lâché ses compagnons en cours de route, le mois dernier, pour faire cavalier seul et exporter son pétrole par le port de Tanga en Tanzanie. Certainement une affaire de gains supplémentaires et de dépenses réduites…

Le dynamisme insolent de l’Éthiopie

L’Éthiopie, qui fait feu de tout bois en ce moment et dont la croissance est de…, a également d’autres méga chantiers sur le feu, dont un pipeline qui va faire la jonction entre le centre du pays et le port de Djibouti. C’est le fonds Black Rhino, piloté par le capital-investisseur américain Blackstone Group et la société sud-africaine MOGS Oil & Gas Services qui vont décaisser le financement de ce projet, évalué à 1,55 milliard de dollars. Les travaux devraient s’achever au dernier trimestre 2018.

Lors du voyage du Premier ministre éthiopien à Nairobi, les deux pays ont également signé un contrat pour l’achat d’électricité. Le Kenya va être approvisionné en énergie hydroélectrique, 400 mégawatts exactement, dans les dix-huit prochains mois.

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