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Le président algérien

Dans le bras de fer qui l’oppose aux 13 généraux limogés en 2015, le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, fait feu de tout bois. Hier mardi 31 mai 2016, le Conseil des ministres a validé deux outils servis sur le plat par le vice-ministre de la Défense, Gaïd Salah, pour réduire au silence les ex-gradés de l’armée : Deux projets de loi qui leur interdit de vider leurs sacs sur la place publique. De bonne guère pour éviter d’être éclaboussé par des déballages compromettants. Qui sait…

En fait le point d’orgue de toute cette affaire a été le choc frontal entre Bouteflika et l’ex-chef du redoutable Département et de la sécurité (DRS), Mohamed Lamine Mediene. Le président n’a voulu prendre aucun risque et a carrément imposé le devoir de réserve aux ex-responsables de l’armée. La raison de cette décision : «préserver la brillante image de l’Armée nationale populaire au sein de notre société et, pour maintenir également cette institution au service exclusif de la république et au-dessus des enjeux politiques ou politiciens».

Une guerre larvée potentiellement explosive

Mais si on gratte un peu cette motivation imparable, on trouve derrière une lutte féroce entre le DRS et le clan de l’homme fort du pays, notamment son frère Saïd, à qui on prête tous les pouvoirs depuis que le président a été affaibli par sa maladie. Le DRS n’est plus en odeur de sainteté au palais présidentiel depuis qu’il a mené une enquête sur la corruption qui a mouillé certains membres du cercle du pouvoir, dont l’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khalil. Et là vu que la contestation gronde toujours du côté des hauts gradés évincés, portée par l’ancien ministre de la Défense, le général Khaled Nezzar, il est question pour l’entourage de Bouteflika, disent certains observateurs, d’écarter définitivement ceux qui gênent la main mise sur tous les leviers du pouvoirs, et pour longtemps. Et le travail de sape a bien commencé.

Quand le 21 septembre 2015, le bouillant général à la retraite Hocine Benhadid a exhibé dans un entretien avec une web radio algérienne que le frère du président a orchestré le limogeage du général Mohamed Lamine Mediene, en le qualifiant de «malade mental», il a été arrêté illico et placé derrière les barreaux, sans procès. Le 28 août 2015, un autre haut cadre du DRS, le général-major Abdelkader Aït Ouarabi, dénommé «Hassan», a écopé de 5 ans de prison ferme pour «stock d’armes, détention et rétention d’armes de guerre, rétention d’informations et mensonge, à la suite d’interrogatoires de trois terroristes capturés à Tiguentourine». Il a été arrêté le lendemain de l’incident de tirs qui s’est produit l’été 2015 dans la résidence du président Bouteflika à Zéralda, aux environs d’Alger.

D’après les rapports des services secrets étrangers, dont le Mossad, l’Algérie file du mauvais avec cette guerre larvée entre les deux clans et un coup d’Etat militaire n’est pas à exclure…

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