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Explosion, pétards, Tunisie

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Les affrontements entre soldats tunisiens et un groupe armé à Rouhia

Les affrontements entre soldats tunisiens et un groupe armé à Rouhia, les évènements de Bir Ali Ben Khalifa à Sfax, l’assassinat de Chorki Belaid, Mohamed Brahmi, le meurtre de 8 soldats à Djebel Chaambi et le démantèlement d’un réseau terroriste à Al Ouardia n’ont fait qu’entretenir le climat de peur et d’inquiétude parmi les Tunisiens, ce peuple révolutionnaire dont l’avenir demeure incertain et qui est gagné par le doute à chaque phénomène bizarre.

C’est le cas des détonations entendues chaque soir. Du nord au sud, plusieurs pétards explosent dans le ciel de plusieurs régions notamment les zones frontalières à l’instar de Ben Guerden à une heure avancée de la nuit.

Ce phénomène a provoqué une vague de panique générale. Les hypothèses sont multiples. Certains parlent du simple usage des feux d’artifice alors que d’autres sont allés plus loin affirmant qu’il s’agit d’un moyen visant à habituer les citoyens aux bruits causés par les déflagrations en prévision de tirs à balles réelles et d’attentats.

Plusieurs questions viennent à l’esprit : les feux d’artifices sont-ils vraiment interdits ou non ? Qui est derrière ce phénomène ? Pourquoi les autorités n’ont pas encore réagi ?

Africanmanager a jugé utile de mener une petite enquête pour dévoiler la vérité.

Un « phénomène sans gravité », selon les autorités

Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur a minimisé la portée de ce phénomène le qualifiant de sans gravité étant donné que les feux d’artifice ponctuent les festivités et les cérémonies de mariages.

Cependant, il a noté qu’une vigoureuse campagne est organisée par le ministère de l’Intérieur en coordination avec les autres acteurs intervenants, notamment la douane et les équipes de contrôle économique pour lutter contre la contrebande. D’ailleurs, Aroui, a indiqué que cette campagne a permis la saisie d’une grande quantité des pétards et pièces d’artifice.

Pour Chokri Hamada, porte-parole du Syndicat des forces de sécurité intérieure, ce phénomène est préoccupant et nécessite la mobilisation de ministère de tutelle. Dans une déclaration à Africanmanager, il a affirmé que « l’utilisation des pétards à une heure tardive de la nuit est un message fort que le ministère de l’Intérieur devrait prendre en considération pour en saisir l’objectif réel ». Et d’ajouter que « les parties intervenantes devront se mobiliser en accordant une attention particulière à cette question».

S’agissant de la douane, Mohamed Ghodbane commandant et président du bureau exécutif du Syndicat de la douane a confirmé l’existence des détonations entendues. Ceci est dû au climat d’insécurité qui a fortement encouragé le développement de la contrebande.

D’après lui, la lutte contre ce phénomène demeure l’une des préoccupations majeures et nécessite l’intervention de l’ensemble des opérateurs.

Des citoyens accusent…

Pour un grand nombre des citoyens interrogés par nos soins dans plusieurs gouvernorats, les bruits entendus depuis quelque temps est un phénomène ciblé et bien orchestré. « Malgré leur interdiction, feux d’artifice entrent dans le pays en grandes quantités. Le grand problème est qu’ils sont utilisés au même temps dans différentes régions et c’est dangereux puisque ceci est semblable au phénomène qui a envahi le Liban à la veille de la guerre civile », a rappelé un citoyen précisant que « le pays fait face, aujourd’hui, à un danger important puisque ce produit dangereux envahissent nos marchés sans aucune réaction des autorités »

Un autre témoin à Ben Gerden s’est interrogé sur le motif réel de ceux qui veulent semer le trouble dans pareille situation où le pays est en proie à une grave crise politique. « Je pense que la douane est impliquée dans cette affaire vu qu’il y a une quantité énorme qui se vend ».

Les LPR sont-elles vraiment derrière cette affaire ?

Sur cette question, une source sécuritaire qui a préféré garder l’anonymat a noté que les accusations s’adressent sans aucun doute aux membres de la ligue de protection de la révolution, déjà répartis sur tout le territoire tunisien. « C’est la seule partie qui pourrait intervenir dans ce genre d’opération, « bien organisée » avant d’ajouter : « je pense que le chômeur ou autre jeune est incapable d’acheter des pétards pour les utiliser à des fins personnelles. Toutefois, je peux affirmer que les membres de LPR, appuyés par les partis au pouvoir sont capable de commettre ces actes pour servir leurs intérêts: voilà un but qu’on pourrait déduire de tout ce qui se passe actuellement dans les régions tunisiennes dont le but est de bien préparer les villes et terroriser la population ».

La douane fortement impliquée dans la promotion de la contrebande

Selon une autre source sécuritaire à Ras Jdir, l’explosion des pétards, déjà constatée depuis quelques temps prouve l’implication du corps douanier dont une grande majorité est touchée par la concussion. « Ceci est légitime vu que l’administration de la douane souffre depuis longtemps de plusieurs lacunes ».

Notre source nous a précisé que dans le cadre du développement de la contrebande en raison du manque de contrôle, les marchandises sont en train de passer au su et au vu de tout le monde. « Les véhicules passent sans aucun contrôle. Pis, les gros camions sont utilisés pour la contrebande des voitures, des cigarettes et d’autres produits prohibés qui sont couverts par les climatiseurs », a relevé notre interviewé notant que deux commerçants bien connus à Ben Guerden ont graissé la pâte aux douaniers pour que leurs marchandises, feux d’artifice compris, envahissent le territoire tunisien.

D’ailleurs, notre source s’est interrogée sur certains indices probants relatifs à ce phénomène. « Un autre élément, passé inaperçu jusqu’ici, aurait pu susciter la polémique. De grandes quantités de pétards continuent d’être exposées dans les marchés. Que faisait ce produit dans les marchés malgré l’interdiction dont il est frappé ? La réponse est simple, cette quantité de pétards entrée sous les yeux des douaniers, a été vendue à 25% de son prix réel ». Voilà qui est plus que surprenant. Des preuves de plus en plus accablantes n’ont cessé de peser sur les douaniers.

En dépit de ce constat néfaste, notre source a défendu les commerçants affirmant qu’ils n’ont pas d’intentions, mais tout simplement ils restent attachés à leur commerce. Alors qu’en est-il de ce phénomène et quelles seront les solutions appropriées? Des questions qui appellent des réponses claires de la part ministère de l’Intérieur.

Wiem Thebti

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Les affrontements entre soldats tunisiens et un groupe armé à Rouhia

Les affrontements entre soldats tunisiens et un groupe armé à Rouhia, les évènements de Bir Ali Ben Khalifa à Sfax, l’assassinat de Chorki Belaid, Mohamed Brahmi, le meurtre de 8 soldats à Djebel Chaambi et le démantèlement d’un réseau terroriste à Al Ouardia n’ont fait qu’entretenir le climat de peur et d’inquiétude parmi les Tunisiens, ce peuple révolutionnaire dont l’avenir demeure incertain et qui est gagné par le doute à chaque phénomène bizarre.

C’est le cas des détonations entendues chaque soir. Du nord au sud, plusieurs pétards explosent dans le ciel de plusieurs régions notamment les zones frontalières à l’instar de Ben Guerden à une heure avancée de la nuit.

Ce phénomène a provoqué une vague de panique générale. Les hypothèses sont multiples. Certains parlent du simple usage des feux d’artifice alors que d’autres sont allés plus loin affirmant qu’il s’agit d’un moyen visant à habituer les citoyens aux bruits causés par les déflagrations en prévision de tirs à balles réelles et d’attentats.

Plusieurs questions viennent à l’esprit : les feux d’artifices sont-ils vraiment interdits ou non ? Qui est derrière ce phénomène ? Pourquoi les autorités n’ont pas encore réagi ?

Africanmanager a jugé utile de mener une petite enquête pour dévoiler la vérité.

Un « phénomène sans gravité », selon les autorités

Mohamed Ali Aroui, porte-parole du ministère de l’Intérieur a minimisé la portée de ce phénomène le qualifiant de sans gravité étant donné que les feux d’artifice ponctuent les festivités et les cérémonies de mariages.

Cependant, il a noté qu’une vigoureuse campagne est organisée par le ministère de l’Intérieur en coordination avec les autres acteurs intervenants, notamment la douane et les équipes de contrôle économique pour lutter contre la contrebande. D’ailleurs, Aroui, a indiqué que cette campagne a permis la saisie d’une grande quantité des pétards et pièces d’artifice.

Pour Chokri Hamada, porte-parole du Syndicat des forces de sécurité intérieure, ce phénomène est préoccupant et nécessite la mobilisation de ministère de tutelle. Dans une déclaration à Africanmanager, il a affirmé que « l’utilisation des pétards à une heure tardive de la nuit est un message fort que le ministère de l’Intérieur devrait prendre en considération pour en saisir l’objectif réel ». Et d’ajouter que « les parties intervenantes devront se mobiliser en accordant une attention particulière à cette question».

S’agissant de la douane, Mohamed Ghodbane commandant et président du bureau exécutif du Syndicat de la douane a confirmé l’existence des détonations entendues. Ceci est dû au climat d’insécurité qui a fortement encouragé le développement de la contrebande.

D’après lui, la lutte contre ce phénomène demeure l’une des préoccupations majeures et nécessite l’intervention de l’ensemble des opérateurs.

Des citoyens accusent…

Pour un grand nombre des citoyens interrogés par nos soins dans plusieurs gouvernorats, les bruits entendus depuis quelque temps est un phénomène ciblé et bien orchestré. « Malgré leur interdiction, feux d’artifice entrent dans le pays en grandes quantités. Le grand problème est qu’ils sont utilisés au même temps dans différentes régions et c’est dangereux puisque ceci est semblable au phénomène qui a envahi le Liban à la veille de la guerre civile », a rappelé un citoyen précisant que « le pays fait face, aujourd’hui, à un danger important puisque ce produit dangereux envahissent nos marchés sans aucune réaction des autorités »

Un autre témoin à Ben Gerden s’est interrogé sur le motif réel de ceux qui veulent semer le trouble dans pareille situation où le pays est en proie à une grave crise politique. « Je pense que la douane est impliquée dans cette affaire vu qu’il y a une quantité énorme qui se vend ».

Les LPR sont-elles vraiment derrière cette affaire ?

Sur cette question, une source sécuritaire qui a préféré garder l’anonymat a noté que les accusations s’adressent sans aucun doute aux membres de la ligue de protection de la révolution, déjà répartis sur tout le territoire tunisien. « C’est la seule partie qui pourrait intervenir dans ce genre d’opération, « bien organisée » avant d’ajouter : « je pense que le chômeur ou autre jeune est incapable d’acheter des pétards pour les utiliser à des fins personnelles. Toutefois, je peux affirmer que les membres de LPR, appuyés par les partis au pouvoir sont capable de commettre ces actes pour servir leurs intérêts: voilà un but qu’on pourrait déduire de tout ce qui se passe actuellement dans les régions tunisiennes dont le but est de bien préparer les villes et terroriser la population ».

La douane fortement impliquée dans la promotion de la contrebande

Selon une autre source sécuritaire à Ras Jdir, l’explosion des pétards, déjà constatée depuis quelques temps prouve l’implication du corps douanier dont une grande majorité est touchée par la concussion. « Ceci est légitime vu que l’administration de la douane souffre depuis longtemps de plusieurs lacunes ».

Notre source nous a précisé que dans le cadre du développement de la contrebande en raison du manque de contrôle, les marchandises sont en train de passer au su et au vu de tout le monde. « Les véhicules passent sans aucun contrôle. Pis, les gros camions sont utilisés pour la contrebande des voitures, des cigarettes et d’autres produits prohibés qui sont couverts par les climatiseurs », a relevé notre interviewé notant que deux commerçants bien connus à Ben Guerden ont graissé la pâte aux douaniers pour que leurs marchandises, feux d’artifice compris, envahissent le territoire tunisien.

D’ailleurs, notre source s’est interrogée sur certains indices probants relatifs à ce phénomène. « Un autre élément, passé inaperçu jusqu’ici, aurait pu susciter la polémique. De grandes quantités de pétards continuent d’être exposées dans les marchés. Que faisait ce produit dans les marchés malgré l’interdiction dont il est frappé ? La réponse est simple, cette quantité de pétards entrée sous les yeux des douaniers, a été vendue à 25% de son prix réel ». Voilà qui est plus que surprenant. Des preuves de plus en plus accablantes n’ont cessé de peser sur les douaniers.

En dépit de ce constat néfaste, notre source a défendu les commerçants affirmant qu’ils n’ont pas d’intentions, mais tout simplement ils restent attachés à leur commerce. Alors qu’en est-il de ce phénomène et quelles seront les solutions appropriées? Des questions qui appellent des réponses claires de la part ministère de l’Intérieur.

Wiem Thebti

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