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Fayçal Hafiane

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un « ami » d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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Le limogeage du ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki, quelques heures avant qu’il présente formellement sa démission, continue de faire couler de la salive. Cette affaire a d’ailleurs été mise sur la table ce matin du lundi 27 février 2017 lors de la rencontre entre le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi et le chef du gouvernement, Youssef Chahed. De baroud d’honneur de la centrale syndicale suite à l’éviction de l’un des leurs il n’y aura pas finalement, Taboubi ayant choisi de faire profil bas, confortant l’hypothèse selon laquelle ce limogeage théâtralisé par Chahed avait déjà été réglé dans ses moindres détails et qu’il s’agissait juste de donner à l’occupant de la Kasbah la possibilité de briller – c’est si rare en ce moment ! – en démontrant qu’il savait couper net une tête qui dépasse. Reste à faire la lumière sur les véritables raisons du départ de Briki. Jeuneafrique.com lève un coin du voile…

Le portail d’informations révèle qu’il y aurait eu un accrochage entre Chahed et son ministre de la Fonction publique, à qui il aurait été reproché de mettre trop le paquet dans l’application de la circulaire numéro 4 stipulant que les fonctionnaires ne doivent pas s’adresser aux journalistes sans une autorisation en bonne et due forme.

Par ailleurs des proches ont confié que Briki avait l’impression qu’il avait été berné par l’UGTT, laquelle en le propulsant dans un ministère lui avait de fait barré la route pour briguer un poste dans le bureau désigné au dernier congrès organisé fin janvier 2017.

Quant à l’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, on a appris, par la même source, qu’il aurait été mis sur la touche pour avoir trop crié sur les toits la gravité du déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, accentué par le trop plein de produits turcs et dont le pays n’aurait pas besoin, selon lui. Il aurait également payé pour ses tacles contre le ministre du Commerce, Zied Laadheri, jugé trop laxiste…

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Les autorités libyennes ont promis d’annuler la taxe douanière imposée aux tunisiens pour entrer en Libye du point de passage de Ras Jedir et nous attendons la concrétisation de cette décision « , a affirmé, dimanche, le secrétaire d’Etat, chargé du commerce Fayçal Hafiane.
Dans une déclaration accordée à l’Agence TAP à Ras Jedir, Hafiane a souligné que les parties tunisienne et libyenne ainsi que les responsables du passage transfrontalier de Ras Jedir, ont décidé, lors d’une séance de travail tenue, samedi, la création d’une commission sécuritaire et douanière permanente qui se réunira, en cas de besoin.
Il a fait savoir que le passage frontalier de Ras Jedir a été ouvert dimanche, enregistrant, un retour progressif de la circulation des véhicules et des personnes dans les deux sens.
Des ambulances venant de la Libye ont également passé le passage frontalier se dirigeant vers des cliniques tunisiennes, a indiqué le responsable, annonçant le retour du flux de marchandises dans les deux sens.
Il a par ailleurs loué le rôle des municipalités frontalières libyennes et de toutes les structures gouvernementales, notamment les services sécuritaires.
Hafiane a évoqué les efforts déployés par les habitants de Ben Guerdane afin de surmonter les difficultés, appelant toutes les parties à respecter les points de l’accord.
La ville de Ben Guerdane a enregistré depuis deux mois un mouvement de protestation pacifique pour demander l’annulation de la taxe soumise aux Tunisiens pour entrer en Libye.
La situation a dégénéré après des mouvements de protestation et des altercations avec les forces de sécurité en plus de la grève générale d’une journée décrétée par l’Union régionale du travail.

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Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Fayçal Hafiane, secrétaire d’Etat chargé du Commerce, a indiqué que les campagnes menées par les unités de la police municipale seront poursuivies afin d’éradiquer la contrebande.
« Ces campagnes s’inscrivant dans le cadre d’un plan adéquat élaboré par notre département vont toucher plusieurs régions du pays et ce, pour mettre fin à ce phénomène », a dit le responsable mettant l’accent sur la récente campagne menée ces derniers temps à la place de la monnaie et ses alentours dans la capitale.
Cette campagne a permis de saisir une grande quantité de tabac de contrebande d’une valeur estimée à un million de dinars dont 23584,955 dinars saisis en espèces.
La marchandise comprend 66347 cartouches de cigarettes, 150 cigares, 275 d’«Al Jirak», de cigarettes et d’autres produits.

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