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Federica Mogherini

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’est entretenu, mardi, au Palais du gouvernement à la Kasbah, avec Federica Mogherini, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Les deux parties ont discuté du soutien de l’Europe à la Tunisie en cette phase de transition.
Le chef du gouvernement a, au cours de la rencontre, évoqué les défis que rencontre actuellement la Tunisie, soulignant que la Tunisie compte sur l’appui de l’Union européenne pour l’aider à réussir sa transition démocratique et économique.
Pour sa part, Federica Mogherini a affirmé la disposition de l’Union européenne à développer ses relations de coopération avec la Tunisie en matière d’aide à la création d’emploi, notamment dans les régions défavorisées. Il s’agit, aussi, d’offrir de nouvelles opportunités de formation et d’étude pour les jeunes tunisiens à travers les programmes éducatifs européens et méditerranéens, a-t-elle précisé.
La responsable européenne a indiqué que la Conférence internationale sur l’investissement les 29 et 30 novembre à Tunis verra  » une participation massive « , notamment des investisseurs privés et des banques européennes.
Les investissements européens en Tunisie vont s’accroitre, a-t-elle dit, notant que des nouvelles formes d’investissement répondant aux exigences de l’étape sont actuellement à l’étude.

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Le moins qu’on puisse dire est que la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, en visite ce mardi 1er novembre en Tunisie, où elle a été reçue par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, n’a pas été avare en appels et gages de soutien au berceau des Printemps arabes. « Je voudrais passer un message très fort, très clair aujourd’hui pour tous les Européens : la Tunisie est vraiment un partenaire privilégié, spécial, et il y a une unité extraordinaire sur ça », a dit Mme Mogherini, avec un ton tout ce qu’il y a de plus passionné et sincère. A ceux qui en doutaient – de sa sincérité -, la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a ajouté ceci : « Investir en Tunisie, dans le présent et le futur de la Tunisie, spécialement dans la jeunesse tunisienne, est une priorité stratégique » pour l’UE, ou encore « la réussite de la Tunisie est quelque chose d’extrêmement important ».

Après cette grosse dose de compassion et d’appels vibrants à investir dans cette Tunisie qui peine à enclencher la vitesse supérieure dans sa transition, notamment économique, on pourrait se dire banco, les sous, des investisseurs, entendons-nous bien, vont pleuvoir sur la Tunisie comme jamais. Et bien ce n’est pas si simple. Certes il y a bien l’aide européenne qui va être portée à 300 millions d’euros en 2017, comme l’a rappelé Mme Mogherini, mais c »est bien maigre au regard des besoins du pays, que la délégation tunisienne a chiffrés à 20 milliards d’euros lors de son déplacement à Bruxelles pour « vendre » un plan Marshall à des pays européens qui demandant à juger sur pièces, beaucoup d’entre eux étant déjà en proie à des difficultés économiques, notamment au Sud du continent.

Elles est sympa Mme Mogherini, elle a même gratifié la Tunisie d’un beau chèque de 90 millions d’euros, étalés sur 5 ans, pour financer la dépollution du lac de Bizerte. Donc on ne peut douter de l’élan compassionnel de l’Europe. Sauf que pour aller au-delà, cette bonne vieille Europe, amie de toujours, a besoin de signaux tangibles sur la bonne marche de la Tunisie avant de plaider sa cause auprès des bailleurs de fonds, avec à leur tête la BERD, le FMI et la Banque mondiale. D’ailleurs les Européens l’ont clairement signifié à la Tunisie dans un épais document de 70 points, ou plutôt exigences, si le pays veut s’offrir une chance de voir la couleur des 20 milliards qu’il a demandés à l’Union européenne. Sans cela, pas un euro. Idem pour la Conférence internationale sur l’investissement. Cet événement sur lequel la Tunisie compte énormément pour relancer une croissance famélique, pour tonifier une économie amorphe et donner des emplois à des centaines de milliers de jeunes pourrait être un simple « petit tour et puis s’en va » si le cahier des charges des investisseurs n’est pas pris au sérieux.

Chahed à Paris pour convaincre, mais c’est gagné

On ne peut pas douter une seconde du fait que les autorités tunisiennes ont mis le paquet pour ameuter les troupes en vue de cette grand-messe des investisseurs. Même le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, y a mis du sien, dans la foulée du président Béji Caïd Essebsi, lors du forum USA-Afrique à New York, pour convaincre les investisseurs de miser sur la Tunisie. Ce rendez-vous aura également un parrain de choix : Le Premier ministre français, Manuel Valls. Par ailleurs le battage médiatique autour de cet événement a tellement bien fonctionné que, parait-il, on a déjà enregistré près de 1800 pré-inscriptions. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se rend à Paris ces 09 et 10 novembre pour bien bétonner son dossier et ferrer les candidats français pour qui la manifestation présente un intérêt. Mais voilà, tout ça ne garantit en rien le succès de la conférence, succès d’ailleurs qu’on ne pourra mesurer qu’à l’aune des promesses fermes d’investissement au terme de la rencontre.

En attendant force est de constater que le pays ne s’est pas mis dans les meilleures dispositions pour appâter les investisseurs. Le projet de la loi de finances 2017 est pour le moment un vrai fiasco, rejeté par tous, même par l’UTICA et l’UGTT, qui y voient un simple matraquage fiscal sur les plus vulnérables et les plus accessibles – les employés et les entreprises -, laissant de côté des pans entiers de l’économie et ne prévoyant rien de bien consistant pour combattre l’évasion fiscale, sport national des plus fortunés de ce pays depuis des décennies. La seule mesure qui va dans le sens de plus de justice fiscale qu’on y a trouvée et qui a bien, il faut le dire, des allures de mesurette vu qu’elle ne touchera qu’une poignée de nantis, c’est une taxe de 1000 dinars pour les heureux proprios d’une piscine. Autant dire des cacahuètes, des clopinettes pour les caisses publiques. Même l’idée des caisses enregistreuses dans les cafés et les restos, qui avait été vendue à grand renfort de propagande autour de l’équité fiscale, a été abandonnée en rase campagne, donnant une image désastreuse d’un pays impossible à réformer, puisqu’à chaque fois qu’on rentre dans le dur, qu’un chantier est âpre, coriace, le gouvernement bat en retraite et court au plus facile : Le bâton fiscal pour ceux qu’on peut aisément ponctionner…

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Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé sur les ondes de Mosaïque FM que l’UE a décidé de maintenir son aide annuelle de 300 millions d’euros à la Tunisie jusqu’en 2020.

Elle a ajouté à la même source que l’UE considère la Tunisie comme un partenaire essentiel et appelle les différents membres de l’Union à travailler avec la Tunisie pour redonner de l’espoir aux jeunes tunisiens.

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Federica Mogherini, Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, effectue une visite de travail en Tunisie les mardi 1er et mercredi 2 novembre.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la détermination de l’Union européenne à soutenir le processus de transition démocratique en Tunisie et à l’aider à relever les défis économiques et de développement qu’elle rencontre, indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Federica Mogherini examinera, au cours de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, et les responsables tunisiens, les mesures susceptibles de contribuer à la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement les 29 et 30 novembre à Tunis. Elle évoquera, aussi, les préparatifs du Sommet Tunisie-Union européenne, prévu à Bruxelles, le 1er décembre prochain.
Le sommet Tunisie-UE réunira le président de la République Béji Caïd Essebsi et les présidents du Parlement européen, Martin Schulz, du Conseil européen, Donald Tusk et de la Commission européenne, Jean-Claude Junker.
Lors de sa visite en Tunisie, Federica Mogherini assistera au lancement officiel du projet de dépollution intégrée du lac de Bizerte, financé notamment par la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et l’Union européenne.

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Le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui a rencontré, lundi, en marge de la 71ème session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne.
Selon un communiqué du département des Affaires étrangères rendu public mercredi, les deux interlocuteurs ont « réitéré l’engagement commun à approfondir le partenariat entre la Tunisie et l’UE et à intensifier les relations entre les deux parties dans tous les domaines ».
A cette occasion, Jhinaoui a appelé à un accroissement de l’aide européenne pour accompagner la Tunisie dans ses efforts visant à surmonter les difficultés économiques et invité la Haute Représentante de l’EU à prendre part à la Conférence internationale sur le soutien économique et l’investissement prévue les 29 et 30 novembre en Tunisie, qui a confirmé sa participation, indique-t-on de même source.
La rencontre a porté également sur « la lutte contre le terrorisme et la radicalisation ». Les deux parties ont convenu de l’importance de renforcer la coopération dans ce domaine, ajoute le communiqué.
Les deux interlocuteurs ont en outre évoqué « des questions régionales d’intérêt commun notamment la situation en Libye ». Le ministre a souligné à cette occasion « le caractère essentiel du dialogue interne pour parvenir à une solution politique durable dans ce pays ».
Sur un autre plan, le ministre des Affaires étrangères a rencontré le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères chargé de la région MENA, Tobias Ellwood qui a fait part de la volonté de son pays de continuer à soutenir la Tunisie dans divers domaines.
Cité dans le communiqué du département des AE, le responsable britannique a affirmé la détermination de son pays à participer à la Conférence internationale sur l’investissement en Tunisie et sa disposition à revoir son alerte voyage déconseillant aux ressortissants britanniques de se rendre en Tunisie, et ce « tenant compte des efforts déployés par la Tunisie au niveau de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme ».

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