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Pour briser le cycle de la crise qui secoue la Tunisie depuis 2011, certains regards se sont tournés vers les principes de l’économie et de la finance islamiques, promus comme un modèle éthiquement responsable, véritable alternative au modèle traditionnel.

Comme justifications, ils se sont appuyés sur les instruments dont dispose ce financement comme la Zakat, le Wakf, les produits bancaires islamiques, le Takaful           et les Sukuks, qui jouent un rôle fondamental en matière de développement économique.

L’expérience a déjà montré que la finance islamique a connu, ces derniers temps, un essor remarquable et ce, grâce à sa résistance à la crise financière que vit le monde depuis 2008. La base de ce succès revient, essentiellement, à une meilleure exploitation de ses outils, ce qui a conduit à la concrétisation du développement socio-économique.

C’est dans ce sens qu’une conférence internationale sur « Les Sukuks islamiques au service de l’emploi » s’est tenue ce lundi 28 novembre 2016.

Besoin de financement à moyen et long terme

« Les suskuks islamiques viennent à un moment opportun où les banques tunisiennes ont plus que jamais besoin du financement à moyen et long terme », a relevé le gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari.

Lors de son discours d’intervention, il a considéré que les sukuks islamiques mobilisent l’argent au service du développement, faisant savoir qu’ils valorisent les actifs inutilisés pour qu’ils jouent un rôle dans la promotion de l’investissement, ce qui ne manquerait d’aider le pays à sortir de la crise économique et de résorber le déficit budgétaire dans le cadre d’une gestion rigoureuse des finances publiques, tout en mettant en place un marché secondaire.

C’est important dans la mesure où ce déficit du notamment à la régression de la croissance économique ainsi qu’à la dégradation des finances publiques et au tarissement des ressources budgétaires atteindra au moins 5,7% vers la fin de 2016 contre 3,9 % prévu, selon les estimations officielles.

Une telle prévision a poussé l’agence de notation financière américaine Moody’s à renvoyer la perspective à « négative », en avertissant que cette note pourrait prochainement passer en catégorie spéculative.

« Ces instruments peuvent être une source de financement pour les projets nationaux et gouvernementaux, notamment en ce qui concerne les projets d’infrastructure », a noté le gouverneur de la BCT, estimant que la pratique est très développée dans les grandes économies du monde comme la Chine. D’où il est temps, pour la Tunisie, de tirer profit des expériences étrangères.

Pour ce faire, la BCT multiplie les efforts afin de développer ce mode de financement. D’ailleurs, elle est dans la phase d’étude d’une demande pour la création d’une nouvelle banque islamique qui sera lancée par un Tunisien résidant à l’étranger, en partenariat avec des investisseurs étrangers.

Un outil de relance…

Cet avis est partagé par plusieurs participants à cette conférence. C’est le cas du PDG de la Banque Zitouna.

Selon ses déclarations, les sukuks se sont avérés être un instrument de la relance de l’économie tunisienne sur de nouvelles bases, innovantes et créatrices de richesse.« Cet instrument offre ainsi une bonne opportunité pour financer plusieurs projets, mais il s’agit aussi d’un outil pour relancer l’entrepreneuriat, considéré comme le seul moyen pour créer des emplois », a précisé le responsable, signalant que l’objectif recherché est d’attaquer frontalement le fléau qui ronge la société et l’économie tunisiennes, en l’occurrence le chômage, notamment celui des diplômés de l’enseignement supérieur ».

Pour plusieurs observateurs, le marché du sukuk devrait continuer à se développer très rapidement de manière à s’adapter à l’économie moderne. La réalisation de cet objectif semble facile, surtout que la Tunisie a pris l’initiative d’instaurer des cadres législatifs et fiscaux favorables aux mécanismes de la finance islamique et mis en place une commission nationale pour développer le système législatif de l’industrie de la finance islamique dans toutes ses composantes (banques, fonds d’investissement et établissements d’assurance). D’importantes réalisations ont été faites dans ce domaine, notamment la loi relative aux Sukuks islamiques et la création d’un comité sectoriel des Sukuks issu du comité national de la finance islamique.

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Dans sa première sortie médiatique, le Pdg de Zitouna Tamkeen,  Nabil Ghalleb a dévoilé la vision de cette institution de micro-finance par rapport à la proposition du chef de gouvernement visant la création d’un fonds spécial de 250 millions de dinars dédié à la promotion de l’entrepreneuriat.

Cette vision tourne autour de la création d’un fonds qui permettra non seulement de mobiliser plus de ressources financières d’autres bailleurs de fonds mais aussi de jouer le rôle d’une plate-forme qui regroupe un ensemble de structures.

Le responsable a aussi mis l’accent sur les objectifs fixés visant la mobilisation des lignes de financement de l’ordre de 100 millions de dinars tout en déployant un réseau de 25 agences pour atteindre 65 000 bénéficiaires.

Outre ces actions, Zitouna Tamkeen projette de lancer le Centre International de la Capacitation Economique (ICEE) qui sera un vrai laboratoire de développement de projets de capacitation. Interview :

Pouvez-vous nous dresser le bilan chiffré de Zitouna Tamkeen et les projets financés depuis son démarrage ?

Aujourd’hui, il est encore tôt pour parler d’un bilan chiffré. Nous sommes en phase de démarrage et Zitouna Tamkeen s’agrandit de jour en jour, animée par la conviction de bâtir un monde meilleur en participant à l’inclusion économique et financière des populations défavorisées du pays.

En ce qui concerne les projets financés, Zitouna Tamkeen, en partenariat avec le Groupe Délice Holding, lancera très bientôt le projet « L’amont laitier : Levier au Développement Régional ».

Ce premier projet se base sur l’approche de la capacitation économique dans le secteur de la production du lait et couvrira 3 régions, à savoir le Nord-ouest, le Nord-est et le Centre de la Tunisie.  Il s’agit de renforcer la capacité de production de 2500 bénéficiaires sur une période de 5 ans à travers des ateliers de formation dans la conduite de l’élevage laitier et le financement des composantes des micro-projets agricoles (les génisses de race pure, les machines à traire, les mini-tanks de refroidissement de lait, les travaux d’aménagement des étables et les intrants) par le biais des instruments de la finance islamique.

La population ciblée ?

Ce projet cible principalement les populations vulnérables notamment les petits éleveurs laitiers et les diplômés de l’enseignement supérieur en chômage.

De même, la femme rurale jouera un rôle important, à travers l’approche participative dans les micro-projets de l’agriculture familiale.

Il est à noter que l’étude de faisabilité du projet et les conventions avec les parties prenantes dans le secteur laitier ont été achevées afin de garantir le démarrage du projet avant fin 2016.

La délégation de Fernana relevant du gouvernorat de Jendouba a été choisie pour le lancement de l’expérience pilote, et ce dans le cadre de la discrimination positive entre les régions et par notre ferme conviction de l’éligibilité de cette région à prendre part dans les projets de développement durable.

En plus du projet de l’amont laitier, d’autres projets seront lancés bientôt dans d’autres domaines, tels que l’apiculture, le commerce, les plantes médicinales, l’environnement, la pêche, etc.

Y a-il un suivi pour ces projets réalisés ?

Certainement.Il y a toujours un suivi pour nos projets. Le suivi et l’accompagnement seront toujours offerts aux bénéficiaires vu que cela représente une partie intégrante de notre package.

Ce suivi est assuré par nos agents d’affaires déployés sur le terrain et/ou les techniciens et les experts contractuels en cas de besoin et selon le projet.

Par quoi ZTM se distingue-t-elle des autres institutions de micro-finance ?

Je ne veux pas me comparer à la concurrence mais je dis tout simplement que nous avons deux avantages compétitifs de Zitouna Tamkeen dans le secteur de la micro-finance. Il s’agit de l’approche et du produit.

Pour l’approche, Zitouna Tamkeen adopte une approche de capacitation économique centrée sur un concept fondamental : changer notre vision vis-à-vis des pauvres ou des chômeurs et les considérer comme de vrais partenaires d’affaires et non pas comme de simples bénéficiaires qui cherchent seulement le financement.

C’est la raison pour laquelle Zitouna Tamkeen intervient via une panoplie de services financiers et non financiers pour promouvoir l’initiative privée chez les jeunes et les moins jeunes notamment : le renforcement des capacités, l’ingénierie d’affaires, le financement et l’accompagnement via nos agents d’affaires déployés sur le terrain.

Autant que le le sache, nous sommes la seule IMF dotée d’une direction centrale dédiée à l’ingénierie d’affaires. Nous assurons le montage de nos projets de capacitation économique en interne, nous bouclons les schémas de financement, nous cherchons les marchés, nous tissons les partenariats pertinents à la réussite du projet, etc. et ce pour offrir enfin des projets structurés et viables aux bénéficiaires et à nos partenaires.

Quant aux produits, nos financements respectent les principes de la finance islamique parce que nous sommes convaincus que la demande sur ces produits ne cesse d’augmenter en Tunisie.Ainsi il fallait venir compléter l’offre conventionnelle déjà existante en offrant une gamme de produits suffisamment variée et laisser aux bénéficiaires le libre choix pour en décider.

Vos objectifs surtout dans cette conjoncture morose ?

La conjoncture morose a touché tout le monde certes, mais la qualité de nos fondateurs nationaux et internationaux, l’originalité de notre approche de la capacitation économique qui a fait ses preuves aux quatre coins du monde et notre confiance dans la capacité de résilience de notre pays à la crise économique font que nous demeurons optimistes quant à la réalisation des objectifs de Zitouna Tamkeen.

Ces objectifs se résument en quelques indicateurs sur une période de 5 ans dont notamment : mobiliser des lignes de financement de l’ordre de 100 millions de dinars, déployer un réseau de 25 agences dont 5 mobiles en plus de 5 directions régionales pour atteindre 65 000 bénéficiaires.

Avez-vous noué des partenariats avec des structures aussi bien publiques que privées pour y parvenir ?

Nous avons déjà signé des conventions avec des ministères, des structures publiques, des établissements de l’enseignement supérieur, des ONG nationales et internationales sans oublier le secteur privé, notre partenaire dans les projets qui meublent notre pipeline.

Nous continuons toujours à élargir le réseau de nos partenaires afin de favoriser le développement de l’écosystème entrepreneurial en Tunisie.

Pour promouvoir entrepreneuriat, il a été décidé de créer un fonds spécial de 250 millions de dinars dédié aux jeunes entrepreneurs. Avez-vous élaboré une vision pour assurer le bon usage de ce fonds ?

Nous avons une vision un peu particulière de cette ligne budgétaire. Cette vision tourne autour de la création d’un fonds de fonds qui permettra non seulement de mobiliser plus de ressources financières d’autres bailleurs de fonds mais aussi de jouer le rôle d’une plate-forme qui regroupe un ensemble de structures/solutions indispensables, à notre sens, pour promouvoir ce secteur de la micro-finance et lui permettre d’atteindre les objectifs souhaités par tout le monde notamment la création d’emplois et la réduction de la pauvreté.

Ces structures/solutions sont :

– Un fonds d’investissement à impact social : Il s’agit d’un fonds « private equity » visant un impact social et un retour financier raisonnable, à différents niveaux de maturité (amorçage, capital risque ou social venture capital, capital développement, etc.).

Ce fonds financera non seulement les TPE mais aussi les PME créées par un grand nombre de jeunes chômeurs solidaires. Une participation dégressive dans le temps de la part de ce fonds pourrait arranger les petits prometteurs.

– Un fonds de garantie pour les IMF : Un fonds de garantie efficace et souple pouvant permettre aux IMF de réaliser aisément leurs activités de financement avec un partage de responsabilités.

Ledit fonds peut commencer avec une dotation initiale de 10 millions de dinars, ce qui signifie des engagements qui pourraient atteindre jusqu’à 100 millions de dinars (dû à l’effet multiplicateur).

– Des lignes de financement : La mise en place de ressources durables orientées pour le refinancement des IMF.

– Une assistance technique : Le soutien au développement du secteur de la micro-finance nécessite le renforcement des capacités des acteurs à différents niveaux, afin d’améliorer leur portée, leur efficacité et leur pérennité.

Ceci pourrait se faire via la mise en place des programmes d’assistance technique afin de renforcer les capacités institutionnelles des IMF/AMC, telles que la formation, les nouvelles technologies, le système d’information, les mécanismes de contrôle interne et financier, le système de gestion de la performance sociale, l’impact, la mise en réseau, etc.

Comment se comporte la micro-finance islamique en Tunisie ?

Il est à souligner que la demande sur les produits financiers islamiques est importante en Tunisie. Selon une étude menée par Thomson Reuters en Tunisie, cette demande pourrait atteindre 40% de la demande totale sur les produits financiers, toutes catégories confondues, à l’horizon de 2018.

Zitouna Tamkeen continuera outre sa fonction financière, à vulgariser la culture de la finance islamique à travers les colloques et les actions de sensibilisation dans le cadre d’une stratégie de communication qui aidera à atteindre ces objectifs.

Toutefois, nous sommes convaincus que notre avantage compétitif est plutôt l’approche de la capacitation économique comme je l’ai mentionné auparavant; alors nous allons canaliser nos efforts vers la promotion de la dite approche.

Comment allez-vous le faire ?

Nous sommes en train de tisser des relations solides avec la société civile afin de mener conjointement des actions de plaidoyer pour alerter les décideurs politiques et l’opinion publique sur l’importance de cette approche et son rôle efficace pour combattre la pauvreté et le chômage.

Nous projetons aussi de lancer le Centre International de la Capacitation Economique (ICEE) qui sera un vrai laboratoire de développement de projets de capacitation, que nous estimerons une vraie banque d’affaires pas pour les riches mais plutôt pour les pauvres.

Ce centre viendra renforcer l’écosystème « Tamkeen » et sera notre ambassadeur à l’international et le bras de notre développement à l’échelle régionale et pourquoi pas continentale.

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Le Maroc semble propice à l’implantation et à l’expansion de la finance islamique, si l’on s’en tient à l’engouement des investisseurs, rapporte le site « africanews ».

La Banque centrale du Maroc fait état de l’intérêt de groupes bancaires locaux et étrangers pour ce type de finance, après que le pays a revu sa législation. La Banque centrale révèle que depuis le début de l’année, elle a reçu une dizaine de demandes d’agrément des banques et compagnies d’assurances.

Si l’identité des banques étrangères n’a pas été révélée, des banques locales comme Attijariwafa Bank ou encore le Crédit agricole ont déjà manifesté leur intérêt. D’abord réticent à la finance islamique par peur des interférences avec des groupes extrémistes, le Maroc a finalement revu sa législation bancaire. Les premières banques islamiques devraient fonctionner au Maroc avant la fin de l’année, a indiqué la même source.

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L’Algérie, qui cherche à oxygéner une économie lourdement impactée par la chute des cours du pétrole, se jette dans le bain de la finance islamique. C’est Boualem Djebbar, président de l’Association des banques et établissements financiers (Abef) d’Algérie, qui a annoncé ce tournant, dans des propos rapportés par l’agence Reuters.

L’objectif qui est visé, dans un premier temps, c’est de moderniser le secteur bancaire et d’élargir son périmètre d’action, en proposant à une clientèle croissante des services financiers conformes à la charia.

Le président de l’Abef a confié que les autorités planchent actuellement sur le cadre juridique et qu’une commission a été mise en place pour organiser le cheminement rapide vers l’instauration d’un climat financier ‘halal’. Il est déjà question des licences pour les établissements bancaires qui présentent des services estampillés ‘halal’, mais les enjeux vont au-delà.

Dépoussiérer un système bancaire jugé archaïque

Le système bancaire algérien attend sa modernisation depuis belle lurette. De l’aveu des spécialistes et des usagers,, il est trop archaïque. Même le fonds monétaire international et la Banque mondiale le décrivent comme un facteur de blocage pour les investissements. Les autorités, qui cherchent des solutions pour rompre la dépendance nocive vis-à-vis des hydrocarbures et diversifier les sources de revenus pour l’Etat, n’ont pas le choix, il faut faire mouvement et bousculer les pratiques. Et ça commence d’abord par le secteur bancaire. Mais il y a du boulot pour trouver des palliatifs substantiels quand on sait que 95 % des recettes du pays à l’export et 60 % du budget de l’État proviennent directement des hydrocarbures…

Une promesse de Bouteflika

Déjà dans sa dernière campagne électorale, le président Bouteflika avait promis d’attaquer le chantier colossal de la modernisation du système financier. Mais des actions concrètes dans ce sens ont tardé à venir, jusqu’à ce que le pays soit dos au mur, du fait de ses problèmes budgétaires sans précédent. Le ministre des Finances fraichement désigné, Hadji Baba Ammi, a fixé le cap « le secteur bancaire est désormais amené à financer la diversification de l’économie ». Désormais ce sera comme ça et pas autrement, l’Algérie n’ayant plus les moyens de se payer le luxe de retarder les réformes que beaucoup d’experts disent inéluctables depuis déjà des années. D’ailleurs le nouveau patron des finances algériennes sait mieux que tout le monde l’urgence de ce virage, lui qui a été directeur des statistiques de la Banque centrale, directeur général du Trésor et administrateur à la Banque africaine de développement (BAD)…

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L’ancien gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Mstapha Kamel Nabli, a accordé une interview exclusive à Africanmanager dans laquelle il a parlé de la loi bancaire, de la nouvelle loi régissant le statut de la banque Centrale et du crédit de 2,9 milliards de dollars du FMI qui vient d’être approuvé par son Conseil d’administration.

Mstapha Kamel Nabli a également évoqué les problèmes posés au niveau de la finance islamique. Interview:

Quelle est votre opinion à propos de la loi régissant la Banque centrale de Tunisie ?

La nouvelle loi sur le statut de la BCT a été nécessaire pour clarifier le rôle et la réglementation au niveau de la banque et consolider son indépendance, mais elle pose quand même un problème essentiel au niveau de la composition du conseil d’administration de la BCT puisque cette loi, d’un côté, instaure l’indépendance de la banque et , d’un autre côté, surcharge le conseil de représentants de l’État et de l’administration, ce qui est en contradiction avec l’indépendance de l’institut d’émission.

Cette loi réduit l’independance de la BCT et attribue un rôle prépondérant au gouvernement dans la BCT, ce qui n’est pas souhaitable voire incompatible avec l’indépendance de la BCT.

Le conseil d’administration de la banque centrale est dominé par des membres du gouvernement, soit entre 3 ou 4 réprésentants de l’État.

S’agissant du projet de loi bancaire, qu’est ce que vous en pensez ? Avez-vous des réserves ?

La mise en plae d’une nouvelle loi bancaire est certes nécessaire pour réformer les système bancaire tunisien et le moderniser. Cette loi cultive plusieurs aspects positifs, mais il faut dire quand même qu’il s’agit d’une loi plutôt défensive qu’offensive dans la mesure où elle ne reflète pas une vision de réforme du système bancaire outre le fait qu’elle n’a pas clarifié comment elle va contribuer au financement de l’économie et répondre aux défis de la prochaine période. Il n ‘y a pas de vision là-dessus sur la manière d’agir ni une politique claire sur la restructuration du secteur bancaire et comment il fera face à la concurrence.

Peut-on parler de points forts dans cette loi ?

Oui, il y a plusieurs réformes portant sur la solidité du système bancaire pour améliorer son efficacité comme l’assurance sur les depôts, la nouvelle législation sur la réglementation des problèmes des banques en difficultés et la gestion des banques en faillite. Ce sont des aspects très importants pour la réforme du secteur bancaire tunisien.

L’introduction de la finance islamique dans la nouvelle loi bancaire a suscité plusieurs critiques, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Sur cette question, il faut dire que l’introduction de la finance islamique dans cette loi bancaire a été faite comme une introduction politique et non économique. La législation actuelle autorise la finance islamique et n’a pas besoin de régles prudentielles et de réglementation.
La finance islamique n’a pas besoin d’être introduite comme une activité parallèle au système bancaire classique et crée une distinction entre deux systèmes de financement, l’un islamique et l’autre classique. C’est une erreur.

Le FMI vient d’approuver l’accord permettant à la Tunisie de bénéficier d’un crédit de 2,9 milliards de dollars. Que représente ce crédit pour la Tunisie ?

Le crédit du Fonds Monétaire Nternational (FMI) qui vient d’être accordé à la Tunisie est un calmant.

De tels financements ne pourraient qu’apporter des réponses à une crise aigue de liquidités et ne pourront nullement résoudre le problème de la crise économique.

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Des divergences ont apparu entre les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (RAP) autour de la question de la gestion des banques islamiques.
Au cours d’une séance plénière tenue, mardi, pour examiner le projet de loi relatif aux banques et aux institutions bancaires, le député Abada Kefi (Le groupe El horra), a souligné que l’adoption de la finance islamique pose des problèmes au niveau des principes qui seront appliqués pour la gestion des activités de ces banques. La député Ons Hattab (Nidaa Tounes) a, pour sa part, estimé que le fait d’autoriser la plupart des banques tunisiennes à exercer l’activité de la finance islamique ou commerciale et autoriser la Banque centrale de Tunisie (BCT) à contrôler les activités des banques, permettra d’accorder des garanties suffisantes
Le député du mouvement Ennahdha Mohamed Ben Salem, a exprimé sa surprise de la position de certains de ses collègues, estimant que les craintes qu’ils ont exprimé par rapport à la finance islamique ne peuvent en aucun cas dissimuler la réussite de ce système et sa capacité à réaliser des acquis pour les économies de certains pays qui l’ont adopté.
Pour sa part, le député Karim Helali a critiqué, le monopole de contrôle exercé par la BCT sur toutes les banques, soulignant que plusieurs Etats ont créé des instances chargées du contrôle automatique sur les activités des banques. Lors de la séance à laquelle a participé le ministre des finances Slim Chaker et le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, les députés ont critiqué la position de leurs collègues de l’opposition qui ont boycotté la séance

TAP

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Lors d’une réunion ce lundi au siège du ministère des Finances, il a été convenu par le ministre Slim Chaker et les représentant des groupes parlementaires de supprimer les dispositions relatives à la finance islamique dans la loi bancaire ainsi que celles ayant trait à la spécialisation des banques, a annoncé l’élue du bloc Al-Horra à l’ARP, Khaoula Ben Aicha, citée par Mosaïque fm.

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Le candidat à la présidentielle

Mustapha Kamel Nabli, ex-gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), a donné ce mercredi 27 avril 2016 sur Express Fm son sentiment sur la loi encadrant le nouveau statut de la Banque centrale. Il est d’avis que cette initiative a pour but de donner davantage de pouvoirs à la BCT, pour une plus grande efficacité dans ses missions

« Pour renforcer l’indépendance de la Banque centrale et mener les réformes attendues, l’institution doit jouir d’un rôle prépondérant », a ajouté Nabli.

A propos de la finance islamique, l’ex-gouverneur de la BCT a affirmé « qu’il faut se garder d’utiliser le terme islamique dans ce domaine car il n’est pas nécessaire de le lier à une religion », même si l’investisseur tunisien a toute la latitude pour effectuer ses opérations selon les principes de la finance islamique, qui tirent leur source de la charia.

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Wifak Bank est l’ancienne société de leasing bénéficiaire du dernier ticket de banque en date accordé par la BCT et spécialisée dans la finance islamique. C’est aussi la seule banque tunisienne dont le siège social est dans le Sud tunisien, à Médenine plus exactement. C’est donc une banque, mais pas encore totalement. A fin mars dernier par exemple, selon ses indicateurs publiés par le CMF, Wifak Bank n’enregistrait aucun encours de dépôt, ni à vue ni en épargne. A la même date, elle enregistrait un PEB de 6,2 MDT, des charges d’exploitation de 2,345 MDT et un PNB de 3,855 MDT. La nouvelle banque annonce d’ailleurs qu’elle se limitera, dans une première étape et jusqu’à son entrée en activité bancaire, à un seul produit IJARA et avec un rythme modéré.

Wifak, qui lance par ailleurs un programme de recrutement pour doter la banque des compétences nécessaires, annonce l’engagement des travaux d’implémentation du système d’information depuis début mars 2016, accompagné d’un programme de formation en faveur du personnel de la banque et le choix de s’appuyer sur un global bancaire spécialisé dans la finance islamique, iMAL de Path Solutions, faisant de Wifak Bank le seul établissement tunisien adoptant ce système.

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Au titre du premier trimestre 2016, l’évolution de l’activité de Tunis Re a été marquée, d’abord  par une hausse du chiffre d’affaires au 31 mars 2016 de 18,5% par rapport à la même période de l’année écoulée. Cette progression touche toutes les branches de l’activité.   L’activité Retakaful a ainsi généré au cours du premier trimestre 2016, un chiffre d’affaires de 2,175 MDT avec une remarquable augmentation de 58% par rapport à la même  période de 2015. Le 1er trimestre 2016, c’est aussi une progression des primes nettes de rétrocession de 31% par rapport à la fin du premier trimestre 2015 pour atteindre 20,808 MDT soit un taux global de rétention de 55,7% contre 50,3 en mars 2015.    Hausse aussi de la charge sinistre brute de 26% par rapport à la même période de 2015. Les produits financiers ont atteint 3,911 MDT au premier trimestre 2016 contre 2,438 MDT à la même période de 2015 enregistrant une évolution importante de 60%.  Les produits financiers englobent les intérêts courus et non échus (pour les deux   exercices 2015 et 2016). Ils ne tiennent pas compte des intérêts sur dépôts auprès des cédantes.

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La députée Meriem Boujbel a déclaré qu’il faut faire de la finance islamique un nouveau produit facile à commercialiser pour toutes les banques tunisiennes. Lors de la réunion de la commission des finances consacrée à l’examen du projet de loi sur les banques, qui se tient actuellement à l’ARP, elle a qualifié cette démarche de stratégique pour le développement de tout le secteur bancaire.

Par ailleurs la membre de « Kotlet Al Horra » a appelé à changer la connotation de la finance islamique pour en faire une finance participative.
Cette proposition a suscité une polémique chez des membres d’Ennahdha, notamment Mohamed Ben Salem. Ce dernier a fait savoir qu’il s’agit d’un concept international adopté par plusieurs pays avancés.

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Pour Karim Ben Kahla

Pour Karim Ben Kahla, expert en économie, la finance islamique est un instrument parmi d’autres qui obéit à certaines conditions. Face à une polémique suscitée autour de cette question, l’économiste a considéré qu’il n’y aurait pas un progrès notable dans ce processus puisque qu’on a abordé la finance islamique de manière émotionnelle et non plus rationnelle. « Le débat actuel autour de la finance islamique reste encore passionnel et idéologique, bien qu’il s’agisse d’un produit financier parmi d’autres » a indiqué Karim Ben Kahla dans une déclaration à Africanmanager. Dans pareille situation, Karim Ben Kahla prévoit l’importance de procéder à une approche « laïque » pour pouvoir traiter la finance islamique en Tunisie.

Il est utile de rappeler que l’industrie de la finance islamique qui a connu une évolution considérable dans le monde, est encore peu développée en Tunisie. D’ailleurs, elle ne représente que 2,5% du secteur financier.

W.T

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La finance islamique qui

La finance islamique qui, de l’avis de plusieurs experts financiers, est un créneau encore peu développé en Afrique du Nord, dispose d’un grand potentiel de développement dans la région, plus particulièrement en Tunisie. La Tunisie ne compte jusqu’ici que deux banques «charia compatible » : Best-Bank, créée en 1983, et la banque Zitouna, fondée en 2010 par Sakhr El Materi.

C’est dans ce contexte que, en marge du Forum de Tunisie sur l’investissement, un rapport sur la finance islamique «Tunisie prudemment optimiste» a été rendu public. Il a été réalisé par Thomson Reuters, institution spécialisée dans l’information économique et financière, en collaboration avec plusieurs institutions financières islamiques. Les résultats du rapport se basent sur un sondage portant sur l’usage et la perception, au niveau national, des services financiers de détail, avec un accent particulier sur la finance islamique.

Le rapport fait ressortir «une forte demande concernant la finance islamique dans notre pays avec un potentiel pouvant atteindre 40% du total des actifs financiers d’ici 5 ans.

Il relève les points forts du contexte tunisien dont l’existence de services bancaires islamiques de détail, le soutien gouvernemental à ce genre de produit, à travers l’annonce de l’émission de Sukuks, en 2013, et la mise au point d’un nouveau fonds conforme à la Charia, en 2013.

Sur un autre volet, le document relève l’existence d’une clientèle significative non bancarisée, des banques conventionnelles intéressées et le financement des petites et moyennes entreprises, qui constituent autant d’opportunités à saisir pour la finance islamique.

« Les services bancaires de détail offrent de nombreuses opportunités en raison d’un faible niveau de satisfaction chez les consommateurs, d’une forte culture d’épargne chez les Tunisiens et l’existence d’une population non bancarisée assez importante (7% des personnes sondées) ».Cependant, le rapport prévient que «le retard dans l’adoption de réglementations spécifiques aura un effet négatif sur la confiance des investisseurs.

Dans l’analyse des résultats du sondage (selon un sondage réalisé dans les districts de Tunis, Sfax et Sousse), le rapport avance qu’une grande partie de la population est encline au respect de la chariaa», alors que moins de 12% des personnes sondées ont placé la conformité à la chariaa en quatrième position, dans leur réponse sur l’utilisation des services financiers. Ce critère est devancé par les facteurs liés à l’existence de service GAB, à des frais modiques et à la proximité de l’établissement.

Force est de remarquer que la finance islamique représente une opportunité pour la Tunisie nouvelle dans la mesure où elle offre des modes de financements innovants. Le secteur est d’ailleurs en plein boom dans le monde. Il réalise des taux de croissance de 15 à 20% par an en moyenne à l’échelle internationale et aucun cas de faillite d’une banque islamique n’a été enregistré dans le sillage de la crise financière internationale.

N.B.T

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La finance islamique qui

La finance islamique qui, de l’avis de plusieurs experts financiers, est un créneau encore peu développé en Afrique du Nord, dispose d’un grand potentiel de développement dans la région, plus particulièrement en Tunisie. La Tunisie ne compte jusqu’ici que deux banques «charia compatible » : Best-Bank, créée en 1983, et la banque Zitouna, fondée en 2010 par Sakhr El Materi.

C’est dans ce contexte que, en marge du Forum de Tunisie sur l’investissement, un rapport sur la finance islamique «Tunisie prudemment optimiste» a été rendu public. Il a été réalisé par Thomson Reuters, institution spécialisée dans l’information économique et financière, en collaboration avec plusieurs institutions financières islamiques. Les résultats du rapport se basent sur un sondage portant sur l’usage et la perception, au niveau national, des services financiers de détail, avec un accent particulier sur la finance islamique.

Le rapport fait ressortir «une forte demande concernant la finance islamique dans notre pays avec un potentiel pouvant atteindre 40% du total des actifs financiers d’ici 5 ans.

Il relève les points forts du contexte tunisien dont l’existence de services bancaires islamiques de détail, le soutien gouvernemental à ce genre de produit, à travers l’annonce de l’émission de Sukuks, en 2013, et la mise au point d’un nouveau fonds conforme à la Charia, en 2013.

Sur un autre volet, le document relève l’existence d’une clientèle significative non bancarisée, des banques conventionnelles intéressées et le financement des petites et moyennes entreprises, qui constituent autant d’opportunités à saisir pour la finance islamique.

« Les services bancaires de détail offrent de nombreuses opportunités en raison d’un faible niveau de satisfaction chez les consommateurs, d’une forte culture d’épargne chez les Tunisiens et l’existence d’une population non bancarisée assez importante (7% des personnes sondées) ».Cependant, le rapport prévient que «le retard dans l’adoption de réglementations spécifiques aura un effet négatif sur la confiance des investisseurs.

Dans l’analyse des résultats du sondage (selon un sondage réalisé dans les districts de Tunis, Sfax et Sousse), le rapport avance qu’une grande partie de la population est encline au respect de la chariaa», alors que moins de 12% des personnes sondées ont placé la conformité à la chariaa en quatrième position, dans leur réponse sur l’utilisation des services financiers. Ce critère est devancé par les facteurs liés à l’existence de service GAB, à des frais modiques et à la proximité de l’établissement.

Force est de remarquer que la finance islamique représente une opportunité pour la Tunisie nouvelle dans la mesure où elle offre des modes de financements innovants. Le secteur est d’ailleurs en plein boom dans le monde. Il réalise des taux de croissance de 15 à 20% par an en moyenne à l’échelle internationale et aucun cas de faillite d’une banque islamique n’a été enregistré dans le sillage de la crise financière internationale.

N.B.T

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  Une convention de partenariat a été signée

Une convention de partenariat a été signée, lundi après-midi, entre le Conseil général des banques et institutions financières islamiques (CIBAFI) et l’Ecole supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) de Tunis, pour la mise en place, pour la première fois en Tunisie, d’un double diplôme en finance islamique, fourni par les deux institutions a indiqué l’agence TAP.

«L’objectif de ce partenariat est de favoriser l’ouverture de l’université sur son environnement local et arabe, en renforçant les outils d’échange d’expertise et de savoir », a indiqué le président de l’Université de Tunis, Hmaied Ben Aziza .

De son côté, le secrétaire général du CIBAFI, Omar Hafiz, a mis l’accent sur le rôle joué par ledit Conseil dans le développement de la finance islamique, d’autant plus que le CIBAFI, dont la date de création remonte à l’année 2001, compte plus de 120 membres et rassemble les plus grandes institutions financières islamiques (banques, sociétés de takaful…).

L’expert en finances islamiques, Mohamed Nouri, a souligné pour sa part, l’importance de ce nouveau diplôme, qui se présente sous forme d’un mastère professionnel en finance islamique. concernera les professionnels dotés d’un diplôme de l’enseignement supérieur et d’une expérience professionnelle de trois ans, au moins .

Le cursus des études s’étalera sur une période de deux ans et se basera sur par un volet académique et un autre pratique (stages et projet de fin d’études).

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27 juin 2012 sera la date du lancement d’un mastère professionnel pour cadres co-signé « Executive MBA en finance Islamique »

27 juin 2012 sera la date du lancement d’un mastère professionnel pour cadres co-signé « Executive MBA en finance Islamique » en partenariat avec le CAFI.

La principale caractéristique de ce mastère, qui constitue une première en Tunisie, est qu’il bénéficie des labels COFFIS(Conseil Français de la Finance Islamique), CIBAFI (General Council For Islamic Banks and Financial Institution) et COFIT(Conseil de la Finance Islamique de Tunisie) lui octroyant une dimension internationale.

Le cursus est conçu pour répondre aux besoins de professionnels ambitieux désireux de suivre une formation rigoureuse et de développer leurs compétences tout en menant leur carrière professionnelle.

Une conférence de presse aura lieu le mercredi 27 Juin à l’IACE pour présenter « Executive MBA en finance Islamique »

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