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Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé un prêt de 769,78 millions d’euros, à la Côte d’Ivoire, visant à améliorer de manière significative le transport urbain dans la ville d’Abidjan.

Ce financement de la BAD, vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant à Abidjan, à travers l’aménagement et la réhabilitation des infrastructures routières. Plus spécifiquement, le projet porte sur l’aménagement de 87,9 km de voies urbaines rapides, d’un pont de 1400 mètres, de six échangeurs, la réhabilitation des feux tricolores de 89 carrefours, l’évaluation de la qualité de l’air, la gestion des déchets urbains ainsi que le renforcement des capacités existantes en matière de régulation de la circulation, de planification urbaine, d’amélioration des recettes locales, de sécurité routière et de protection des écosystèmes naturels.

«Le projet sera réalisé de mars 2017 à décembre 2021 et permettra d’améliorer la fluidité du trafic, de réduire les accidents de la route, de renforcer la gestion urbaine, d’améliorer la qualité de l’air, d’augmenter les revenus des ménages, de valoriser les déchets, de réduire les gaz à effet de serre et d’améliorer la qualité de vie des populations,» a souligné le Directeur des transports et des TIC à la BAD, Amadou Oumarou.

Abidjan, est le poumon économique de la Côte d’Ivoire et ville portuaire, qui abrite une population estimée à 4,71 millions d’habitants (21% de la population totale du pays en 2014) avec une projection de 8,5 millions en 2030. Cette ville est le principal fournisseur des produits et services qui font de la Côte d’Ivoire l’un des principaux pays exportateurs en Afrique, après l’Egypte et l’Afrique du Sud, le 3e pays exportateur vers les pays africains.

Avec l’effet combiné de l’accroissement démographique, de la forte croissance du parc automobile et du déclin des systèmes de transport public, le réseau de voirie et le système de contrôle du trafic se sont révélés inadaptés pour assurer l’écoulement d’un trafic de plus en plus important. Du fait de la crise socio politique des quinze dernières années et de la forte pression démographique, l’accessibilité des zones urbaines, les systèmes de transport, de contrôle du trafic, la gestion des déchets et la planification urbaine se sont dégradés, ce qui constitue une contrainte majeure à la libération du potentiel économique de la ville.

La quasi-totalité des carrefours enregistrent une congestion sévère et le mauvais état des routes freine la circulation entraînant ainsi des accidents de la route, la pollution de l’air, un ralentissement des activités économiques dans la ville d’Abidjan, aussi considérée comme le centre des affaires de la Côte d’Ivoire mais également de la sous-région Ouest-africaine.

Ville portuaire, elle est un pôle économique dynamique, non seulement pour le pays, mais aussi pour l’Afrique de l’Ouest en général, avec un taux de croissance du PIB estimé à 8% à court terme et à 7,7 à long terme. C’est le secteur des services, qui, à travers le transport et la forte urbanisation du pays (la population urbaine totale du pays est passé de 28% à 51% entre 1970 et 2010) qui soutient ces performances économiques.

La valeur ajoutée de la Banque, dans le financement du projet se situe à un triple niveau. Elle a participé à l’élaboration et la validation du schéma directeur des transports urbains du Grand Abidjan (SDTUGA), qui est l’outil de référence pour tous les bailleurs de fonds. Ensuite, les objectifs du projet sont en ligne avec la stratégie décennale 2012-2022 de la Banque et les 5 priorités opérationnelles (TOP 5) et visent essentiellement à mettre en place des infrastructures pour soutenir l’industrialisation, stimuler la production agricole, améliorer les conditions de vie des populations urbaines et atténuer les effets du changement climatique.  Enfin, en supportant ce projet, qui est la première opération du SDTUGA, la Banque affirme son leadership dans le secteur du développement urbain en Côte d’Ivoire.

S’adressant au Conseil, le Président de la BAD Akinwumi Adesina a souligné l’importance de ce financement, dont les réalisations bénéficieront à toute la population et plus particulièrement aux institutions étatiques et locales, aux associations de femmes, aux industriels, aux transporteurs et aux producteurs agricoles.

On rappelle qu’à  la demande du Gouvernement ivoirien, le Groupe de la Banque africaine de développement a aussi réuni de nombreux partenaires pour boucler le financement du pont HKB (du nom de l’ancien président Henri Konan Bédié) et a ainsi contribué, en tant que bailleur principal, à une résolution significative des problèmes de transports et d’urbanisme dans la ville d’Abidjan.

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L’Association pour le Financement Durable des Aires Marines Protégées de Méditerranée (M2PA) a accordé 30 000 euros à l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL) et à l’ONG Notre Grand Bleu, qui ont engagé une démarche de cogestion de l’aire marine et côtière protégée des îles Kuriat.

Initiative lancée par la France, Monaco, la Tunisie et la Fondation Prince Albert II de Monaco et rejointe par le Maroc, l’Albanie et quatre organisations régionales, M2PA développe un fonds fiduciaire qui a déjà recueilli des contributions financières du gouvernement de la Principauté de Monaco et, plus récemment, de nouveaux donateurs tels que la Fondation Leonardo di Caprio, le Zoo de Bâle et le Musée Océanographique de Monaco. Son action s’inscrit dans le cadre des objectifs de la convention de Barcelone sur la protection environnementale de la Méditerranée, ainsi que de la convention sur la diversité biologique, en mobilisant des ressources additionnelles et innovantes pour le financement de la préservation de la biodiversité marine.
M2PA a tenu sa 3ème Assemblée Générale à l’occasion du Forum de Tanger, du 28 novembre au 1er décembre 2016. La rencontra a notamment permis de fixer pour 2017 un programme d’action qui intensifiera le soutien à des aires marines de Méditerranée en développant le recueil de contributions de la part de donateurs publics, privés et multilatéraux.

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La Commission européenne n’a pas tardé à concrétiser ses promesses de soutien à la Tunisie lors de la Conférence internationale sur l’investissement et lors de la visite du président tunisien, Béji Caid Essebsi, à Bruxelles. En effet la CE a décidé de dégager une enveloppe de 213,5 millions d’euros pour financer des réformes et l’infrastructure sociale en Tunisie.

« Le programme d’action que nous adoptons pour 2016 témoigne de notre volonté de contribuer immédiatement à l’amélioration des conditions de vie du peuple tunisien. Cette année, nos efforts se concentreront principalement sur les infrastructures sociales, les normes de services de base dans les régions et les quartiers les plus défavorisés, ainsi que le soutien aux réformes dans l’administration publique et le secteur de l’éducation », a déclaré Johannes Hahn, commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, qui était à « Tunisia 2020 ».

Le pactole sera affecté à quatre programmes :

1) La modernisation de l’administration et des entreprises publiques et le Plan de développement 2016-2020 (73,5 millions d’euros)
2) L’éducation, la mobilité, la recherche et l’innovation (60 millions d’euros)
3) L’initiative pilote sur le développement local intégré (60 millions d’euros)
4) Le secteur de la santé (20 millions d’euros).

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Le président du Fonds arabe pour le développement économique et social (FADES), Abdellatif Youssef Al-Hamad, a annoncé, lors de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement à Tunis, que le fonds est prêt à financier certains projets du secteur public proposés dans le cadre de cette conférence et ce, à hauteur de 1,5 milliards de dollars (3,3 milliards de dinars), soit 10% des projets publics proposés par la Tunisie .

Il est à rappeler par ailleurs que le gouvernement tunisien propose aux investisseurs étrangers environ 146 projets (dont 68 publics) touchant plusieurs secteurs économiques.

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Le vice-président de la Banque Mondiale, Hafedh Ghanem, a annoncé, lors de la Conférence internationale sur l’investissement, « Tunisia 2020 », qui se tient actuellement au palais des congrès à Tunis, que des financements estimés à 1 milliard de dollars seront débloqués chaque année pour la Tunisie, et ce sur une période de 5 ans.

Quant à elle, la Société financière internationale (SFI) relevant de la Banque Mondiale décaissera 300 millions de dollars pour soutenir le secteur privé, ajoute le vice-président de la BM.

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Le directeur du Programme d’Appui à la Réforme de la Justice, Jalloul Chelbi, a déclaré, ce vendredi 11 novembre 2016, au quotidien « Le Maghreb » qu’un budget de 7 millions d’euros a été alloué par l’Union européenne à la construction d’un nouveau local pour le Tribunal de première instance de Tunis. Les travaux sont prévus pour l’année 2018, a ajouté la même source.

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Les jeunes entreprises innovantes du continent africain vont bientôt disposer d’un matelas financier assez confortable pour se développer. En effet le 21 novembre 2016, durant l’Africa Day 2016, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) mettront sur les rails un programme d’envergure : Boost Africa.

Ce projet va d’abord être validé par les conseils d’administration des deux structures, à la mi-octobre, avant de voir le jour. Le fonds sera dans un premier temps doté de 100 à 150 millions d’euros, pour atteindre, assez rapidement, 200 millions. A terme, les start-up africaines disposeront d’une cagnotte sans précédent pour les aider à prospérer sur un marché très concurrentiel.

Le PDG de la BAD, Akinwumi Adesina, a fait de ce projet un de ses programmes phares pour pour l’emploi des jeunes du continent. Par ailleurs le projet est piloté par Robert Zegers et Emanuele Santi (qui était à la tête de Souk Attanmia, un dispositif pour booster l’entrepreneuriat en Tunisie) pour le compte de la BAD ainsi que Paola Ravacchioli et Heike Ruttgers pour la BEI.

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Le Front national (FN), un parti aux débordements racistes et xénophobes notoires, qui va chercher des sous au Moyen Orient, plus précisément aux Emirats arabes unis, c’est la drôle d’histoire qui agite la scène politico-médiatique française en ce moment. Pour justifier cet improbable attelage, le FN affiche les Émirats comme le bon élève de la classe, contrairement au Qatar, jugé du mauvais côté de la barrière et qui finance à tour de bras le fondamentalisme islamiste, pourvoyeur de dégâts aux quatre coins du monde, dont le terrorisme serait la manifestation la plus sanglante. Je précise bien que c’est la vision manichéenne du parti piloté par Marine Le Pen, l’important étant ailleurs : Ramasser 12 millions d’euros pour financer une couteuse campagne électorale qui se profile, alors que le parti n’en a que 4 à 6 actuellement, d’après les sources.

«S’il faut aller emprunter à l’étranger, nous irons emprunter à l’étranger, il n’y a aucune exclusive à ça. Que ce soit en Russie en Argentine ou aux États-Unis. Et pourquoi pas au Moyen-Orient», disait sur France 3 il y a peu, le 18 septembre dernier plus précisément, Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN. La piste du Moyen Orient a refait surface le 28 mai 2015, à la faveur d’un voyage de Mme Le Pen en Egypte. La présidente du PN s’était alors lancée dans un discours élogieux et mielleux à souhait à l’endroit du régime du président al-Sissi, intraitable avec les Frères musulmans (soutenus par le Qatar) et, on le sait, généreusement arrosé par les Émirats. Le site Intelligence Online a vendu le pot aux roses en révélant les dessous de cet étrange voyage au Caire pour rencontrer des officiels  «C’est sous l’amicale pression des services émiratis de renseignement que la plupart ont accepté de rencontrer la présidente du FN». Le président égyptien en personne a été prié de recevoir le trublion de la scène politique française, d’après les révélations du livre « Nos très chers émirs » (Michel Lafont), sorti le 20 octobre 2016 et écrit par les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Ils sont allés plus loin en laissant entendre que le voyage égyptien a été entièrement financé par des fonds émiratis.

Titillé sur la question par France 2 ce lundi 24 octobre, le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, lâche, sèchement, ceci : «C’est inexact». Avant d’asséner : «Il y a une différence fondamentale entre le Qatar et les Émirats arabes unis. Les Émirats combattent l’islamisme radical, le Qatar soutient et finance les factions islamistes. Ce que je constate, c’est que sous François Hollande comme sous Nicolas Sarkozy, la classe politique française a fait preuve d’une grande complicité avec le Qatar (…). Nous combattons l’islamisme radical et nous soutenons ceux qui, dans cette région du monde, combattent l’islamisme radical».
Chacun se fera son avis sur la question…

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La Tunisie sera dotée d’une ville sanitaire, a annoncé le représentant de la société Adwiya, Abdallah Ferchichi
Rencontré lors d’une conférence organisée hier vendredi 07 octobre, Ferchichi a ajouté que les détails relatifs à ce projet pilote seront dévoilés lors du Forum International sur le financement des soins de santé, qui se tiendra les 18 et 19 octobre 2016 en Tunisie.
Pour rappel, ce forum est le premier événement de ce genre qui se tient en Afrique du Nord pour traiter un sujet important, celui du financement du secteur de la santé. Il réunira les investisseurs dans le secteur de la santé de plusieurs nationalités ainsi que certaines institutions internationales comme l’OMS et nationales comme le CEPEX et la Fédération Nationale de la Santé.
Jusqu’à ce jour, 200 participants ont confirmé leur participation à cet événement incontournable qui traitera plusieurs thèmes dont les moyens du financement du secteur de la Santé adoptés à l’échelle mondiale, les méthodes de réalisation d’une couverture sanitaire globale, les données nécessaires pour orienter la gestion des ressources limitées et des politiques sanitaires, le financement des médicaments coûteux et les interventions chirurgicales dans les pays à faibles moyens ainsi que les dons de médicaments durant les états d’urgence.

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200 participants ont confirmé leur participation au Forum International sur le financement des soins de santé qui se tiendra les 18 et 19 octobre à Tunis. C’est ce qu’a annoncé Reida El Okley, président de la conférence qui a été organisée ce vendredi 7 octobre 2016 au siège de l’UTICA.
« C’est le premier événement de ce genre qui se tient en Afrique du Nord pour traiter un sujet important, celui du financement du secteur sanitaire », a dit le responsable, faisant savoir que cet événement incontournable bénéficie du soutien de plusieurs organismes nationaux et internationaux dont notamment la FIPA, l’UTICA, l’OMS…
Il a dans ce cadre ajouté que ce forum traitera plusieurs questions comme le financement des médicaments à cout élevé dans les pays à faible revenu, le financement des services chirurgicaux et le rôle des comptes d’épargne santé.

De son côté, Boubaker Zakhama, président de la Fédération Nationale de la Santé, a mis l’accent sur cette rencontre qui permettra l’élaboration d’une stratégie visant à améliorer les dépenses, tout en adoptant des mécanismes de financement innovants pour la santé.
Ce forum sera aussi l’occasion pour les entreprises du secteur d’exposer leurs produits et services, tout en nouant des contacts avec de hauts responsables et des décideurs du secteur.

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Le China Fortune Land Development Co (CFLD) va mettre 20 milliards de dollars sur la table pour financer  la deuxième phase de l’édification de la nouvelle capitale administrative de l’Egypte. Le gouvernement égyptien en a fait l’annonce hier mercredi 05 octobre 2016.
L’accord avec le groupe chinois, spécialisé dans l’investissement et la gestion des zones industrielles, stipule que le CFLD va développer et gérer 5.700 hectares de la nouvelle capitale administrative égyptienne dont le coût global est estimé à 45 milliards de dollars.

Le CFLD aura la charge de la construction d’immeubles d’habitation, de bureaux et de toutes les infrastructures qui leur sont associées.

D’après la presse égyptienne, la nouvelle cité, qui sera logée à une cinquantaine de km de l’actuelle capitale, le Caire, devrait avoir l’envergure de Singapour, avec un aéroport plus grand que celui de Heathrow, à Londres, outre des gratte-ciels et plus de 10.000 km de rues et d’avenues.

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Les entrepreneurs ont encore du mal à accéder aux financements traditionnels, d’où la nécessité de recourir à une forme de financement alternatif.

Partant de ce constat, l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) a choisi la voie du partenariat privé pour relever ce challenge et par la suite contribuer à la réduction du chômage par la création de nouveaux postes d’emplois. Dans ce sens, une convention de partenariat a été signée ce jeudi 22 septembre par l’APII et l’institution de micro-finance Zitouna Tamkeen.

« Ce nouveau partenariat a pour but principal de diversifier les sources de financement de jeunes promoteurs, tout en les aidant à mieux contribuer à la relance économique », a révélé Samir Bechouel, directeur général de l’APII lors d’une cérémonie organisée à cette occasion.

Cette synergie entre les deux organismes permettra aussi d’assurer un meilleur encadrement  aux jeunes investisseurs, notamment dans la phase post-création des projets, toujours selon le responsable. C’est important dans la mesure où plusieurs responsables ont attiré l’attention sur le taux élevé de mortalité des entreprises fraîchement créées, en dépit de l’existence de multiples structures et mécanismes d’appui. Ce taux est estimé à 80%, d’après les derniers chiffres dévoilés par l’APII par la voix de son premier responsable, Samir Bechouel.

Pour le DG de l’APII, la plupart des entreprises qui ne réussissent pas sont victimes de deux facteurs essentiellement qui font obstacle à leur survie en Tunisie et qui sont pointés des doigts par l’ensemble des intervenants, notamment les promoteurs et les corporations professionnelles concernées, et touchent toutes les étapes par lesquelles passe un investisseur. Il s’agit des problèmes de financement, notamment des projets innovants et le manque d’accompagnement.

Comparativement et plus précisément en Afrique du Sud, par exemple, les études ont montré qu’un dollar investi dans l’incubation d’entreprises génère 5 dollars de taxe. Toujours dans ce pays, 80% des entreprises ayant suivi un processus d’incubation survivent à leur troisième année d’existence, contre 20% qui ne suivent pas le processus.

Un nouvel exemple de l’économie solidaire

Pour Zitouna Tamkeen, ce travail s’inscrit dans le cadre d’une approche globale alliant le développement et la promotion entrepreneuriale.

« Ce travail est une réponse à l’ensemble des défis actuels de la Tunisie », a de son coté assuré le représentant de ladite institution Nabil Abdelghani, soulignant qu’il s’agit d’un nouvel exemple de l’économie solidaire et social. Une économie qui cherche à répondre aux besoins d’une catégorie, souvent défavorisée et marginalisée de la population.

«  A travers cette banque d’affaires des pauvres, on voudrait  résoudre le problème de l’accès au financement, mais aussi assurer le suivi de la création des nouveaux projets », a-t-il affirmé.

Toujours selon le responsable, 250 entreprises sont concernées par cette convention qui durera une année renouvelable avec un plafond de 20 mille dinars par projet en 2016 et 300 en 2017.

Les conditions de réussite des entreprises

Côté gouvernemental, l’accompagnement des jeunes entreprises est une méthode éprouvée pour augmenter considérablement le taux de survie des entreprises tunisiennes.

A ce titre, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a mis l’accent sur ce genre de partenariat entre l’APII et Zitouna Temkeen, visant à encourager les jeunes entrepreneurs. «  Cette démarche ne concerne pas seulement l’octroi des crédits, mais aussi la garantie d’un bon accompagnement permettant une meilleure durabilité de notre tissu industriel composé déjà de 98% des PMEs », a-t-il indiqué.

Pour le ministre, c’est une étape importante étant donné que l’entrepreneuriat devrait être un acte volontaire et déclaratif dans un marché où l’autorégulation se fait uniquement par la concurrence et la compétition, loin de la main mise administrative et des autorisations préalables.

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Le directeur de la coopération au ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Yassine Becha, a déclaré ce mardi 20 septembre 2016, sur Shems fm, que l’Union européenne a accordé à la Tunisie une somme de 32 millions d’euros, au profit de huit gouvernorats (Médenine, Gabes, Gafsa, Kasserine, Sidi Bouzid, Jendouba, Sfax et Bizerte).

Il a ajouté que cette somme sera consacrée au soutien des projets dans les régions, dans le cadre du partenariat entre le secteur privé et le secteur public.

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L’élaboration de la vision et de la stratégie du secteur de l’eau à l’horizon 2050 ( Eau 2050), dont le département de l’agriculture a entamé la réalisation, après deux reports depuis 2009, a suscité samedi un vif débat, lors d’une rencontre à Tunis, sur  » l’avenir de notre écosytème eau « , au moment où le problème de l’eau se pose avec plus d’acuité dans le pays.
Le débat, organisé par le ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche et l’organisation tunisienne « dynamique autour de l’eau » a été axé sur les termes de références et le financement de cette étude qui devrait bénéficier d’un don de la Banque africaine de développement (BAD).
Le projet (disponible sur internet) vise, selon le directeur général du bureau de la planification et des équilibres hydrauliques au ministère de l’agriculture Abderrazek Souissi, à contribuer au développement socio-économique  » en sécurisant la disponibilité et l’accès à la ressource eau en Tunisie à l’horizon 2050 « , de manière à réaliser un équilibre entre l’offre et la demande
Il s’agit, également, de doter le pays d’une stratégie permettant une visibilité à long terme de cette question, a-t-il dit, précisant que la qualité de l’eau se pose aujourd’hui, comme une contrainte structurelle.
La situation se caractérise, selon Souissi, par un niveau élevé de mobilisation des ressources conventionnelles de l’ordre de 95% en 2014, une surexploitation des nappes souterraines, un vieillissement de l’infrastructure hydraulique et un envasement des barrages engendrant des menaces pour la qualité de l’eau.
Par ailleurs, la population est de plus en plus exigeante en matière de qualité et de sécurité de l’approvisionnement en eau, a-t-il ajouté, notant que le recours aux eaux non conventionnelles et leur transfert vers les lieux d’utilisation pourraient occasionner une surélévation des coûts de consommation.
Le projet de l’étude  » Eau 2050  » lancé en 2009, par le ministère a été interrompu une première fois en 2011 puis relancé en 2014, pour être interrompu une deuxième fois la même année avant que le ministère ne le relance, a rappelé Souissi.
La première étape du projet, qui porte sur un diagnostic de la situation dans le pays, a été décriée par certains experts présents dans la salle.
L’une d’eux, Raoudha Gafrej, a affirmé que les diagnostics de la situation hydrique existent, s’interrogeant sur les raisons d’en faire d’autres, appelant à se poser des questions sur les véritables enjeux dans ce domaine.
Le potentiel du pays est bien connu et s’élève à 5 milliards m3, dont près de 2 milliards sont consacrés à l’agriculture, a-t-elle argumenté, recommandant de s’interrroger sur la nature de l’agriculture que le pays pourra produire avec ce potentiel et la stratégie à adopter pour faire face aux pertes de plus en plus importantes, aussi bien au niveau du réseau de la SONEDE que celui de l’irrigation, ou encore sur le développement à réaliser avec une dotation de moins de 500m3 par habitant.
Idem pour Sarra Touzi, chargée de programme au Global Water Partnership (Organisation intergouvernementale), qui confirme que l’état des lieux est bien connu en Tunisie, s’enquérant plutôt de l’usage qu’on doit faire de l’eau disponible.
Elle a critiqué la non publication des termes de référence (Tdr) du projet de l’étude, appelant le département de l’agriculture à une communication claire sur ce volet et à une implication réelle de la société civile dans la réalisation du projet, à travers l’information et la formation de ses acteurs sur la problématique de l’eau.
D’autres intervenants ont appelé à bien définir les Tdr qui doivent prendre en considération la question de l’eau en tant que problématique de développement et les changements aux niveaux du cadre législatif (adoption d’une nouvelle constitution, le projet de décentralisation des pouvoirs de décision).
A cet égard, Rachid Khanfir, ancien cadre du ministère de l’agriculture et membre de l’Association eau et développement a affirmé que l’administration tunisienne n’a jamais pu maîtriser la gestion souterraine des ressources hydrauliques car les pouvoirs locaux ne sont pas outillés pour le faire.
Il a ajouté, dans ce contexte, que la réalisation d’un puits constitue la seule alternative, à l’immigration vers la Libye pour les citoyens dans certaines régions.
S’agissant du financement du projet de l’Etude, certains experts ont critiqué le recours au financement étranger pour une étude aussi stratégique pour l’avenir des Tunisiens et recommandé la mobilisation de financements nationaux et des compétences locales qui abondent dans ce domaine, selon leurs propos.
Ils ont estimé que le bailleur de fonds étranger risque de donner à l’étude une orientation qui n’est pas conforme aux besoins réels du pays à travers des projets qui serviront davantage ses propres intérêts (prêts et projets générés) que ceux de la Tunisie, outre la non maîtrise de la réalité locale. Ils ont même mis en doute l’aboutissement de cette étude.
En revanche pour Touzi, le recours au financement étranger ne présente pas de risques si les autorités possèdent réellement les compétences à même de faire le suivi de l’étude –
Ce projet stratégique pour le pays ne doit pas être laissé entre les mains des technocrates a avancé Amor Bayali, consultant indépendant dans ce domaine. Il a en outre appelé à des décisions courageuses en matièe de gestion des ressources hydrauliques, affirmant que la suppression de dizaines de milliers de m2 dans les régions intérieures pourrait permettre au pays de réduire son déficit hydrique.

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La Banque africaine de développement (BAD) et la Tunisie ont signé un accord

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 14 septembre 2016, à Abidjan, le Document de stratégie pays pour le Sénégal sur les cinq (5) prochaines années (DSP 2016-2020). La nouvelle stratégie comporte deux piliers qui sont: Appui à la transformation agricole et Renforcement des infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité (énergie et transports). Les financements envisagés par la BAD sur 2016-2020 sont estimés à 1,4 milliard de dollars. A cela s’ajoute les possibilités additionnelles de financement offertes à travers des instruments comme Africa50, Africa Growing Together Fund, et des fonds fiduciaires comme le Fonds environnemental mondial, le Fonds d’assistance pour le secteur privé africain.

Ces financements viendront s’ajouter aux interventions de la BAD depuis 1972. En effet depuis cette date à ce jour, la BAD a approuvé un total de 95 opérations en faveur du pays pour un montant cumulé de 1200 milliards de FCFA. Le niveau des engagements de la Banque est une illustration des liens solides de partenariat qui ont été tissés entre le Sénégal et la Banque, depuis plus de quatre décennies de coopération.

La nouvelle stratégie est alignée sur le Plan Sénégal Emergent (PSE), la Stratégie de Développement (2014-2035) du pays et son plan d’action prioritaire 2014-2018. Elle est aussi alignée sur la stratégie  décennale de la BAD, notamment la croissance inclusive et la croissance verte avec un accent particulier sur les « Top 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. Elle va appuyer plusieurs projets phares du PSE dans les secteurs « Agriculture, agro-industrie et produits de la mer », « Hub logistique et industriel régional », « l’énergie et les transports ». Elle appuiera entre autres les agropoles, Programme d’Urgence de Développement Communautaire, le Train Express Régional, la promotion et la modernisation des villes et « la mise en œuvre stratégique et le suivi-évaluation du PSE ».

Par ailleurs, le Conseil a approuvé un appui budgétaire de 48,4 millions de dollars visant à soutenir les efforts des autorités sénégalaises dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) notamment la mise en œuvre du programme d’appui aux réformes de développement local du pays en soutien au Programme d’urgence de développement communautaire.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 14 septembre 2016 à Abidjan, un prêt de 34,78 millions d’unités de comptes (environ 28,6 milliards de FCFA) en faveur de la République du Sénégal, pour le financement du Programme d’appui aux réformes du développement local phase I (PARDL-I).

Le PARDL-I est la première phase d’une série de deux opérations constituant un appui budgétaire programmatique qui couvre les exercices budgétaires de 2016 et 2017 avec une enveloppe indicative globale de financement de 44,78 millions d’UC (soit 36,8 milliards de Francs CFA) Le PARDL-I présente le cadre pluriannuel du programme et prévoit une liste de réformes considérées comme des déclencheurs indicatifs pour la seconde phase (PARDL II). Le PARDL-I est aligné sur le Plan Sénégal Emergent 2014–2035 et son plan d’action prioritaire (2014-2018).

Le PARDL-I, en accord avec le Document de stratégie pays 2016-2020 qui vient aussi d’être approuvé par le Conseil, s’inscrit dans la suite des précédents appuis budgétaires, mais avec la particularité de soutenir d’une manière holistique une nouvelle génération de réformes. Ce programme entend, de concert avec les autres partenaires, soutenir les efforts du Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent « PSE » afin de créer une dynamique de croissance endogène, intégrée, soutenue visant à réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales. Ainsi, l’effectivité des réformes du programme, contribuera au développement de l’économie locale, au désenclavement des zones rurales déshéritées et au renforcement de l’appropriation ainsi qu’à la responsabilisation des communautés rurales dans la construction et l’entretien des infrastructures socio-économiques locales.

Cette opération a été préparée en étroite collaboration avec les partenaires au développement en général et plus particulièrement avec les membres de l’Arrangement Cadre relatif aux Appuis Budgétaires (ACAB) qui ont tous des opérations d’appuis budgétaires similaires prévues en 2016 et 2017. Les membres de la société civile et les acteurs du secteur privé au Sénégal ont été aussi consulté.

Pour ce faire, le PARDL-I, est structuré autour de deux composantes complémentaires, notamment, le Renforcement de la décentralisation à travers l’amélioration du cadre institutionnel et règlementaire de la réforme Acte III de la décentralisation, et le renforcement des mécanismes de financement de la décentralisation en vue d’assurer une meilleure prise en charge des compétences transférées et un développement soutenu des collectivités. L’autre composante est la  Promotion du développement des infrastructures et de l’entreprenariat local à travers l’amélioration du cadre institutionnel de gestion des infrastructures hydrauliques, d’électricité, et de pistes rurales pour faciliter l’accès des populations à ces infrastructures, et la facilitation pour l’émergence d’un entreprenariat local pour plus d’inclusivité territoriale.

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La Fondation Esprit lance une nouvelle solution de financement des études auprès de l’Ecole Supérieure Privée d’Ingénierie et de technologies (Esprit) et ce, à travers un accord avec Amen Bank. Dans l’optique de favoriser la démocratisation de l’accès aux études supérieures privées et de qualité, la Fondation offre de nouvelles perspectives de formation et d’embauche à des étudiants méritants et issus de milieux modestes.

Pour la première fois en Tunisie, la Fondation Esprit conclut un accord avec Amen Bank dans le but de faire bénéficier les étudiants inscrits dans les listes de la Fondation d’un prêt selon des conditions privilégiées.

« Cet accord renforcera nos efforts visant à éliminer toute barrière sociale devant l’égalité des chances entre les étudiants. Elle permettra de diversifier les formes de nos interventions pour l’intérêt des étudiants et permettra à notre Fondation d’avoir les mécanismes d’intervention efficaces pour optimiser l’utilisation des ressources et assurer la durabilité des aides», déclare M. Tahar Ben Lakhdar, président de la Fondation Esprit.

Afin de bénéficier de ce crédit, l’étudiant doit contacter la Fondation et déposer son dossier qui sera étudié par la suite par la Fondation, en étroite collaboration avec Amen Bank.

Il y a lieu de rappeler que la Fondation effectue une sélection des bénéficiaires de ses interventions selon deux critères majeurs :

  • Académique : un score minimal après l’admission à ESPRIT est exigé pour bénéficier de l’aide financière. Plus le score est élevé, plus l’aide sera importante.

 

  • Social : Plus les revenus des parents sont limités, plus la contribution de la Fondation sera importante.

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Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale a approuvé, début Septembre courant,  » un financement additionnel d’un montant de 18 millions de dollars (soit 39,7 millions de dinars), destiné à la finalisation d’un système d’évacuation des eaux usées, respectueux de l’environnement dont la mise en place est capitale pour la protection des écosystèmes marins vulnérables du littoral tunisien ».
Selon un communiqué, publié sur le site de la BM,  » ce nouveau financement, alloué en faveur du Projet d’assainissement de Tunis-Nord, sera consacré à la construction d’un émissaire en mer de six kilomètres qui permettra d’acheminer les eaux usées traitées loin des côtes et d’améliorer ainsi leur dispersion et leur dilution ».
Ce financement additionnel « contribuera à la construction d’infrastructures essentielles, mais aussi au renforcement des capacités institutionnelles et à l’amélioration des systèmes de contrôle de la qualité de l’eau et de surveillance de l’environnement, ainsi qu’à la conception des prochains projets qui seront menés à l’appui du programme national d’amélioration de la gestion des eaux usées.
« Le Projet d’assainissement de Tunis-Nord, dont le coût total est estimé à 60,6 millions de dollars (133,8 MD), va contribuer, aussi, à la réutilisation des eaux usées pour l’agriculture, en remplacement de l’eau douce dans le périmètre d’irrigation de Bourj Touil ».
Approuvé en juin 2010, la date de clôture du projet d’assainissement de Tunis-Nord est prévue pour la fin de l’année 2019.

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Le Conseil des administrateurs du Groupe de la Banque mondiale vient d’approuver  un financement additionnel d’un montant de 18 millions de dollars (soit 16,2 millions d’euros) destiné à la finalisation d’un système d’évacuation des eaux usées respectueux de l’environnement dont la mise en place est capitale pour la protection des écosystèmes marins vulnérables du littoral tunisien. Ce nouveau financement, alloué en faveur du Projet d’assainissement de Tunis-Nord, sera consacré à la construction d’un émissaire en mer de six kilomètres qui permettra d’acheminer les eaux usées traitées loin des côtes et d’améliorer ainsi leur dispersion et leur dilution.

Le déversement d’eaux usées non traitées ainsi que la pollution d’origine agricole menacent les écosystèmes marins et côtiers de la Tunisie. Alors que la réduction des rejets de nutriments dans le golfe de Tunis constitue une priorité nationale, le gouvernement a établi un programme national pour l’amélioration de la gestion des eaux usées en collaboration avec l’Office national de l’assainissement (ONAS).

« La Banque soutient le développement de l’ONAS depuis sa création en 1974. L’amélioration de l’évacuation des eaux usées en Tunisie contribuera considérablement aux efforts entrepris au niveau international pour lutter contre la pollution en Méditerranée ; elle profitera aussi à la population tunisienne, qui bénéficiera concrètement d’un environnement plus sain grâce à une meilleure gestion des déchets sur le territoire national », indique Eileen Murray, responsable des opérations de la Banque mondiale pour la Tunisie.

Relativement bien pourvue dans le domaine de la gestion de l’eau, la Tunisie dispose de compagnies des eaux et de réseaux d’adduction bien développés. Près de la totalité de sa population urbaine (et 90 % de sa population rurale) a accès à l’eau potable, tandis que 85 % des citadins tunisiens ont aussi accès à des équipements d’assainissement améliorés. Mais le pays ne possède qu’un nombre limité d’émissaires sous-marins, ce qui compromet la bonne évacuation des effluents.

« Ce financement supplémentaire va permettre de mettre en place un système de rejet des eaux usées traitées plus sûr, mais aussi de favoriser leur réutilisation, en particulier dans l’agriculture. Le recyclage des eaux usées pour l’irrigation agricole aidera la Tunisie à faire face au défi grandissant de la pénurie d’eau », explique Richard Abdulnour, spécialiste de l’eau et de l’assainissement à la Banque mondiale et chef d’équipe du projet.

Le secteur de l’assainissement en Tunisie est soumis à une pression de plus en plus grande depuis quelques années. Des investissements différés et des augmentations de tarifs peu élevées ont empêché l’ONAS de moderniser ses services comme il l’aurait fallu et de satisfaire à l’essor de la demande dans les villes. Le financement additionnel approuvé aujourd’hui contribuera à la construction d’infrastructures essentielles, mais aussi au renforcement des capacités institutionnelles et à l’amélioration des systèmes de contrôle de la qualité de l’eau et de surveillance de l’environnement, ainsi qu’à la conception des prochains projets qui seront menés à l’appui du programme national d’amélioration de la gestion des eaux usées.

 

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1 milliard de dollars, c’est le montant que la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et son homologue chinoise (Exim Bank of China) vont injecter dans le développement des parcs industriels sur le continent africain. Le projet porte le nom de « China-Africa Investment and Industrialization Programme ».
L’accord a été paraphé le 23 juillet 2016, en marge de la 23e assemblée annuelle des actionnaires d’Afreximbank, qui a eu lieu à Mahé, aux Seychelles.

Le dispositif d’investissement et d’industrialisation Afrique-Chine, mis en branle par les deux partenaires, a pour objectif l’équipement du continent « en capacités en matière de production manufacturière légère et de première transformation des matières premières et des produits de base ». Le programme englobe également le financement du commerce dans toute l’Afrique. On ne sait rien pour le moment de la durée de cette coopération et des pays africains qui vont bénéficier de cette initiative.

Des projets porteurs et de gros moyens

A signaler qu’Afreximbank, piloté par le Nigérian Benedict Oramah, a aussi conclu à Mahe un accord de partenariat avec Made In Africa Initiative. Ce projet, d’inspiration chinoise, est administré par Helen Hai, ancienne directrice des investissements à l’étranger du fabricant de chaussures chinois Huajian, qui opère en Éthiopie ; la dame est également et co-fondatrice de la compagnie de textile C&H Garment Company, présente au Rwanda et au Sénégal.

Les deux banques affichent leurs ambitions : Installer une plateforme panafricaine de location (leasing) de machinerie lourde et de matériel de production manufacturière.

Le contrat entre Afreximbank et Made in Africa Initiative a aussi pour but d’appuyer les entreprises africaines spécialisées dans l’exportation, par un mécanisme de consolidation des capacités de production et le transfert de savoirs.

Un vrai levier pour les produits à forte valeur ajoutée

Afreximbank a pris l’engagement de promouvoir les exportations africaines de produits à forte valeur ajoutée, en passant notamment par l’industrialisation des chaînes de production sur le continent.

L’institution panafricaine, qui a fait de la promotion du commerce intra-africain et extra-africain son créneau, a décaissé l’an dernier 6,1 milliards de dollars à titre de prêts (+40 % en un an). Son bénéfice net s’est établi à 134 millions de dollars en 2015, en hausse de +25 % sur un an.

Enfin sachez que depuis 1994, Afreximbank a avalisé plus de 41 milliards de dollars en facilités d’emprunts pour les entreprises africaines. Cette structure, domiciliée au Caire et notée BBB- par Fitch et Baa2 par Moody’s, ambitionne de lever jusqu’à trois milliards de dollars cette année.

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