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Fitch Ratings, Tunisie, Servicom

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Fitch Ratings a attribué les notes nationales à long terme et à court terme de ‘B (tun)’ à Servicom. La perspective de la note à long terme

Fitch Ratings a attribué les notes nationales à long terme et à court terme de ‘B (tun)’ à Servicom. La perspective de la note à long terme est stable. Les notes de Servicom sont limitées par la taille réduite de cette entreprise du secteur de la construction en Tunisie (dont le déploiement de réseaux de télécommunication) comparée aux entreprises notées par l’agence en Tunisie et à l’international. Servicom a toutefois enregistré de bonnes performances ces dernières années malgré une conjoncture mondiale difficile et une période d’incertitudes en Tunisie. L’amélioration du cash flow brut d’exploitation et des besoins d’investissement modérés ont permis de réduire les ratios d’endettement. L’agence estime que la stratégie de développement de la société en Tunisie et dans toute l’Afrique du Nord peut offrir des opportunités de croissance, mais souligne aussi que le niveau de risques s’est accru dans cette région du monde. Les notes sont aussi limitées par la volatilité du secteur de la construction, la forte concurrence qui s’y exerce, la part de marché limitée de Servicom et les retards de recouvrement auprès de l’Etat et de ses émanations qui sont les principaux clients de la société. La perspective stable reflète la capacité de la société, selon l’agence, à maintenir un ratio de dette nette ajustée/EBITDAR aux environs de 3,5 et un ratio de couverture des charges d’intérêts par le cash flow brut d’exploitation aux environs de 3.

Fitch considère que des capitaux supplémentaires importants seront nécessaires à la société afin de conserver le même niveau de croissance, ce qui était déjà le cas en 2009 lors de son introduction à la bourse de Tunis. Fitch s’inquiète des capacités de Servicom à financer sa stratégie de croissance en termes d’investissements, d’acquisitions éventuelles et de la hausse des besoins en fond de roulement qui en découlera. En effet, l’agence s’attend à ce que la société enregistre un flux d’exploitation net et un cash flow libre négatifs au cours des prochaines années ; par ailleurs, Servicom étant dépendante de la dette bancaire à court terme, l’agence considère également que le risque de financement et de liquidité reste très préoccupant.

L’endettement de Servicom est modéré avec un ratio de dette nette ajustée/EBITDAR de 3,2 à fin 2011 et l’agence s’attend à ce que ce ratio reste inférieur à 4 au cours des deux prochaines années. La dette émise par la société mère Servicom SA est garantie par le fondateur, Mr Zarkouna, et la dette émise par les filiales Servitra et Servitrade est garantie par Servicom SA.

En 2011 Servicom a atteint un chiffre d’affaires et un EBITDA de 26 MDT et 3 MDT respectivement, comparés à 23 MDT et 3 MDT en 2010. Ces résultats mettent en évidence les bonnes performances des divisions Télécommunications et Distribution (avec une croissance de l’ordre de 29% et 10% respectivement) qui a permis de compenser le recul de la division Construction (-7%). Cette dernière étant la principale composante de l’EBITDA consolidé du groupe, son repli a entraîné une baisse de la marge sur EBITDA, qui est passée de 13,1% en 2010 à 11,9% en 2011. Le groupe a généré un cash flow brut d’exploitation de 1,9 MDT, mais ses importants besoins en fonds de roulement se sont traduits par un cash flow net négatif.

Servicom SA, créée en 2003, étant à l’origine prestataire de services dans les réseaux de télécommunications pour son client principal, Tunisie Télécom ; elle s’est, depuis, développée dans la construction d’infrastructures publiques. Le groupe emploie 240 personnes et est organisé autour de trois divisions principales : Servitra (traitement des eaux usées, concessions, voirie et réseaux divers et construction de bâtiments publics), Servitrade pour la distribution des climatiseurs de marque ‘HITACHI’ et des ascenseurs de marque ‘ORONA’ et ‘SJEC’ et Servicom pour les télécommunications.

L’agence de notation, fait aussi remarquer dans son rapport sur le groupe Sevicom, que s’il dispose de facteurs positifs comme «une meilleure liquidité et le maintien du niveau de croissance et l’élargissement des opérations du groupe tout en maintenant l’endettement au niveau actuel», le groupe souffre aussi de points négatifs qui sont «l’affaiblissement du carnet de commandes, l’affaiblissement continu de la rentabilité d’exploitation et un endettement supérieur à 4 »

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