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Lors d’une table ronde organisée à Nairobi, les ministres de toute l’Afrique se sont réunis avec des investisseurs et des représentants du secteur privé afin de déterminer la meilleure façon d’aborder les obstacles en matière de risque de crédit et d’investissement, et de résoudre la problématique africaine. Les participants à la table ronde considèrent l’événement comme opportun dans la mesure où il a lieu à un moment d’incertitude géopolitique qui, selon la Banque mondiale, pourrait conduire à « des coûts d’emprunt plus élevés ou des coupes des flux de capitaux vers les marchés émergents et frontière ».

Pour les gouvernements africains, ce sont les investissements directs étrangers et l’accès au financement abordable nécessaires pour stimuler le développement, et plus particulièrement, pour combler le déficit d’infrastructure estimé à 900 milliards de dollars, qui sont en jeu. De même, le secteur privé est sur le point de perdre des milliards de dollars d’opportunités si les exigences en faveur d’un environnement d’investissement favorable ne sont pas correctement satisfaites.

Le forum d’une demi-journée, qui constitue la 4e table ronde consacrée aux risques politiques et de crédit en Afrique, s’est déroulé en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ (ACA). L’événement a débuté par les observations pertinentes de S.E. Patrice Talon, Président du Bénin :

« Le partenariat public-privé s’impose donc comme la réponse aux besoins d’investissement structurants de nos États. Se présente alors la nécessité de disposer d’outils appropriés permettant des investissements malgré la persistance de la perception de risque élevé en Afrique. Dans ce contexte, l’assurance-crédit constitue entre autres un outil efficace pour répondre à ce défi. »

Les discussions qui ont suivi étaient axées sur la recherche de solutions pour relever les défis rencontrés par les gouvernements et les agences de crédit, par le biais d’intervenants tels que :

  • L’Honorable Patrick Chinamasa, ministre des finances et du développement économique, Zimbabwe
  • L’Honorable Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances, Bénin
  • L’Honorable Felix Mutati, ministre des finances, Zambie
  • Chamsou Andjorin, directeur des transactions gouvernementales et du développement du marché, Boeing Intl.
  • Helen Mtshali, responsable de syndication – Afrique subsaharienne, solutions de financement industriel, GE
  • Amel Hala, directeur principal, développement du commerce international sur les marchés émergents, SMBC

Les investisseurs ne sont pas immunisés contre les événements politiques et sociaux qui ont lieu dans les régions émergentes telles que l’Afrique. En fait, en raison des gains réduits (l’indice boursier de référence des marchés émergents a perdu environ 4 % annuellement depuis 2010, avec un plus haut de 22 % de rendement annuel au cours de la décennie précédente), les investisseurs se concentrent désormais sur d’autres facteurs que le simple chiffre d’affaires sur ces marchés.Pendant les années fastes des deux dernières décennies, l’Afrique a connu des taux de croissance du PIB sans précédent, mais la diminution des prix des matières premières a entraîné le ralentissement de la croissance de la région d’Afrique subsaharienne, qui a atteint un taux d’1,5 % en 2016. Selon les estimations de la Banque mondiale, les exportateurs de pétrole représentent la majeure partie du ralentissement économique en raison de leur contribution à hauteur de deux tiers de la production régionale.

Dans un article de Bloomberg publié en mars 2016, les investisseurs sur les marchés émergents de certaines sociétés de premier plan ont montré un changement radical de leur tactique d’investissement en raison de la fragilité globale, qu’ils considèrent comme le signe d’une faiblesse institutionnelle, de la corruption, de la mauvaise gouvernance et du manque d’efficacité. Dans ce contexte, les investisseurs suivent désormais de près les indicateurs sociaux tels que les classements de la corruption, la parité entre les sexes et la mesure dans laquelle les règles de droit sont respectées dans les marchés émergents.

« L’Afrique traverse une période de remaniement dans le cadre du nouvel ordre mondial, mais je ne pense pas que quiconque puisse miser contre sa résilience. Nous possédons toujours certaines des plus rapides croissances économiques du monde : en 2017, le Forum économique mondial a classé la Côte d’Ivoire, la Tanzanie et le Sénégal sur la liste des dix économies les plus florissantes au monde », souligne George Otieno, PDG de l’ACA.

Dans ce climat, il est plus impératif que jamais que les gouvernements africains se concentrent sur la diversité économique afin de soutenir la croissance tout en tenant compte des risques pour les investisseurs. En tant qu’institution africaine respectée à l’international, l’Agence d’assurance de commerce africaine (ATI) offre la solution idéale, précisément parce que la société dispose de solides relations avec les gouvernements, et parce que ses évaluations des risques et ses solutions d’atténuation sont considérées comme crédibles par les investisseurs et financiers mondiaux. Lorsque l’ACA est impliquée dans une transaction, les gouvernements sont en mesure d’assurer la sécurité des investisseurs et des fournisseurs contre toute une série de risques d’investissement.

En 2016, l’ACA a assuré près de 2 milliards de dollars (202,8 milliards de shillings kényans) de transactions et d’investissements, et la société soutient un nombre croissant d’opérations de première importance sur le continent, telles que l’expansion de la flotte de la compagnie aérienne éthiopienne et l’investissement de 660 millions de dollars en faveur du lac Turkana, plus grand parc éolien de l’Afrique et, à ce jour, l’investissement le plus important réalisé au Kenya.

Dans cet environnement, les produits de l’ACA sont considérés comme des outils précieux permettant aux prêteurs de prendre des risques d’investissement modérés en Afrique, et aux gouvernements et aux entreprises d’accéder à un financement plus abordable. Surtout, dans son rôle d’assureur de dernier recours, l’ACA fournit également le confort nécessaire pour accueillir des investissements continus sur le continent en pleine période d’incertitude.

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L’Egypte et la Tunisie ont enregistré  d’énormes régressions dans les flux touristiques cette année, alors que les deux destinations continuent de souffrir des craintes liées à la sécurité.

Les chiffres de la société de recherche indépendante  Euromonitor International montrent que les arrivées en Egypte ont chuté de 46% en glissement annuel et ces chiffres sont susceptibles d’être davantage touchés par le crash d’Egyptair, le 19 mai.

Pendant ce temps, les flux des  touristes vers la Tunisie ont chuté de 18,7% en 2016 en plus de la baisse  25% des arrivées l’année dernière, le Foreign office britannique continuant de déconseiller tous les voyages non essentiels dans le pays.

Les principales destinations de la Méditerranée orientale en pâtissent également. C’est le cas de la  Turquie a vu le nombre de touristes chuter de 9,9% par rapport à 2015 et de la Grèce où les arrivées  ont baissé 11% depuis le début de l’année en cours, après avoir enregistré une hausse de 7% en nombre durant la même période en 2015. La France a également connu une baisse de 8% du nombre de visiteurs.

 

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L’indice Tunindex affichait  une légère baisse vendredi matin à la bourse de Tunis, cédant 0.16% à 5 405.15 points. Le volume d’affaires est toute fois considérable et totalise à la mi-séance 47.480 MTND, dont 39.520 MTND représente le flux échangé sur le titre BH à 16.89 DT, a fait savoir l’intermédiaire en bourse Mena Capital Partners (MCP).

Côté variations, SERVICOM continue son trend haussier et gagne encore 6% à 7.95DT. La SOTETEL s’apprécié de 5.83% à 2.90DT. TUNISAIR, également dans le vert, monte de 3.27% à 0.63DT.

Du côté des régressions OFFICE PLAST arrive en queue du peloton et recule de 4.27%. Le titre WIFAK signe une régression de 2.89% à 6.03DT. De même pour la CELLCOM qui signe une baisse de 2.40% à 8.10DT, a précisé MCP.

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