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Le Fonds monétaire internationale verrait d’un mauvais œil le projet de loi de réconciliation économique et financière actuellement en discussion en commission à l’Assemblée des représentants du peuple. Et une délégation du FMI s’est discrètement rendue au palais présidentiel, le 15 mai, après avoir fait un crochet au siège du gouvernement, pour dire aux conseillers du président Béji Caïd Essebsi (BCE) et du chef du gouvernement Youssef Chahed tout le mal qu’elle pensait dudit projet de loi, rapporte le site Maghreb Confidentiel.

Les économistes du Fonds avaient déjà signalé par écrit que la pénalité de 5% appliquée aux remboursements de fonds détournés était particulièrement douce, puisqu’inférieure aux taux d’intérêt bancaires…

Ils ont aussi rappelé que le FMI cesserait de financer le budget de l’Etat tunisien si celui-ci effaçait les milliards de dettes des hommes d’affaires qui plombent les banques publiques, affirme le site. A ce sujet, l’institution de Washington a à nouveau rappelé qu’elle avait suspendu l’aide financière au gouvernement de Guinée-Bissau après son rachat de 63 millions € de dettes privées, en juillet 2016.

Une information qu’il faut prendre avec des pincettes et beaucoup de circonspection car ce qui émerge de la mouture connue du projet de loi se limite aux décideurs de l’Administration soupçonnés d’avoir tiré des avantages lucratifs.

D’ailleurs, une source officielle citée par notre confrère Espace manager a catégoriquement nié qu’une délégation du Fonds monétaire international (FMI) ait discrètement rencontré des conseillers du président de la république et ceux du chef du gouvernement, le 15 mai pour leur dire «tout le mal qu’ils pensaient du projet de loi de réconciliation économique et financière proposée par Béji Caid Essebsi ». La même source précise, également, que « le FMI n’a jamais menacé de cesser de financer le budget de l’Etat tunisien si celui-ci effaçait les milliards de dettes des hommes d’affaires qui plombent les banques publiques », car tout simplement cela ne figure pas dans le projet de loi de réconciliation économique et financière.

« Ces allégations visent, en fait, à s’opposer au projet par tous les moyens, y compris en propageant des allégations mensongères et en répandant de fausses informations », a expliqué la source.

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Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari, a déclaré, lors de son audition, le mardi 16 mai 2017 à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), que le marché de change est menacé par la panique.

Il a par ailleurs indiqué qu’il a été informé de la crise du dinar alors qu’il était à l’étranger pour discuter des deuxième et troisième tranches de crédit qui devraient être accordées à la Tunisie. Sur cette question, il a assuré que la BCT a réussi à mettre le pays sur les rails et qu’une autre tranche de crédit de près de 300 millions d’euros devrait être accordée à la Tunisie, après l’approbation du conseil d’administration du FMI qui devrait se réunir le 9 juin prochain.

Ayari a toutefois démenti le fait que la Tunisie soit soumise aux diktats du FMI, assurant que la relation avec l’institution financière est caractérisée par une flexibilité sous contrôle. « La Tunisie est un membre du FMI et doit profiter des avantages » qu’offre l’institution, a-t-il dit.

Il a tenu toutefois à préciser qu’il s’agit de la deuxième crise du dinar après celle survenue en juin 2016, mais qui était passée inaperçue.

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Gonflé à bloc par le statut de ténor continental du Sénégal, que vient de conforter le FMI en classant le pays parmi les 6 « champions de la croissance » en Afrique en 2017 et 2018, le président Macky Sall s’est épanché sur son destin, celui de ses concitoyens. Le moins qu’on puisse dire est que la confiance règne !

Le chef de l’Etat a commencé par affirmer, le dimanche 14 mai 2017, que le pays a tout ce qu’il faut pour entrer dans le cercle des grands producteurs de gaz, au regard des estimations de ses ressources. Il en est persuadé : Le Sénégal n’attendra pas 2035 pour atteindre l’émergence, comme le prévoit le PSE (le Plan Sénégal Émergent), un paquet de méga programmes – 8 grands chantiers au total – budgétisés en grande partie et portés à bout de bras par son initiateur, Macky Sall.
«Aujourd’hui, il est établi que nous avons des ressources énormes en gaz. Nous avons aussi du pétrole. Nous attendons seulement les derniers développements pour avoir des évaluations. Ce qui est évalué est suffisant pour faire du Sénégal une province gazière», a déclaré le président lors d’une rencontre avec des responsables et des promoteurs économiques de la Plateforme pour l’émergence et la citoyenneté, rapporte senego.com. Il a affirmé que le pays est en mesure d’atteindre l’émergence avant l’échéance fixée, 2035, car les projections du PSE n’avaient pas pris en compte les énormes quantités de pétrole et de gaz enfouies dans le sous-sol.

«J’ai décidé, parce que moi je vais partir en 2024, c’est mon vœu, mais avant cela, cette activité [exploitation et exploration du pétrole et du gaz] sera encadrée. Les ressources, leur destination, l’usage seront tout à fait maîtrisés», a-t-il ajouté, en direction d’une partie de la société civile qui agite le spectre de la malédiction du pétrole si le Sénégal ne mène pas impeccablement sa barque.

Le président est revenu sur le sujet polémique des énormes sommes englouties par la prospection, sans résultats. Il a confirmé que plus de 500 milliards de francs CFA avaient été injectés dans la recherche, en vain, à part les maigres résultats des puits de Gadiaga et Diamniadjo.

« La recherche pétrolière est une activité sérieuse régie par le Code pétrolier de 1983. Il définit tout le cadre d’intervention. Rien n’est fait au hasard, personne ne peut s’amuser sur les conventions pétrolières. Aucun gouvernement», a asséné Sall.
«Il faut que le débat soit sérieux, sincère, qu’il tienne la route. Ensuite, quand on dit que le Sénégal a perdu des milliards, que personne ne nous a payés dans les transactions, c’est parce qu’on ignore comment fonctionne l’exploration pétrolière. On ignore ce que dit la loi. Comme dans tous les pays, l’exploration pétrolière est une activité risquée (…), elle est défiscalisée« , a indiqué le chef de l’Etat.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de Sall

Les dernières prévisions du FMI tablent sur une croissance de 6,8% en 2017 et 7% en 2018. L’institution financière explique cette embellie par la stabilité politique au Sénégal, les excellents résultats du secteur agricole grâce aux subventions étatiques massives, notamment pour le riz, dont les Sénégalais sont très friands, qui pèse très lourd sur la balance commerciale et par conséquent dévore les devises étrangères.

Le FMI salue aussi les gros investissements, dans le cadre du PSE, faits dans les infrastructures : aéroports, autoroutes, chemins de fer, centrales électriques, routes… Le rapport met en avant l’emblématique TRE (Train express régional), d’un coût de 867 millions d’euros, qui va changer le visage de la capitale, Dakar et du futur deuxième pôle administratif du pays, Diamniadjo, qui va accueillir 15 ministères dès 2018 ainsi qu’une pléthore d’installations industrielles et commerciales.

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Le directeur adjoint du Fonds monétaire international Afrique, Roger Nord, a été reçu en audience vendredi dernier, par le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga. Il était accompagné pour la circonstance du ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé. A sa sortie d’audience il a expliqué à la presse qu’avec le Premier ministre, il a évoqué la situation économique du Mali et la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI. Il a aussi saisi l’opportunité pour féliciter le chef du gouvernement pour la bonne mise en œuvre du programme économique.

En effet, la croissance au Mali se maintient à un niveau adéquat, voire rigoureux et est estimée à environ 6%, a-t-il indiqué. La mise en œuvre du programme soutenu par le FMI est également très satisfaisante parce que les objectifs ont été atteints, a-t-il souligné. Ce qui permettra à la mission qui vient de séjourner dans notre pays de recommander au conseil d’administration du Fonds le décaissement de la prochaine tranche. Interrogé sur le montant de la dite tranche, le directeur adjoint du FMI Afrique a répondu que cette tranche va faire l’objet de discussion et que son équipe va proposer au conseil de l’augmenter afin d’ aider le Mali à faire face à ses défis.

Concernant l’économie malienne, il a souligné qu’elle a fait un net rebond ces dernières années. Avec déjà 6% de croissance, elle est tout à fait en ligne avec l’économie de l’UEMOA qui connaît aussi une croissance vigoureuse. Par ailleurs, il a souhaité que ces croissances soient bien reparties et qu’elles bénéficient à toutes les populations. Le responsable du Fonds a souhaité aussi une augmentation des recettes de l’Etat car c’est grâce à cette augmentation que les importantes dépenses sociales et celles relatives aux infrastructures pourront se réaliser.

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Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Cheikh Anta Gueye a séjourné à Niamey du 3 au 10 mai 2017 pour évaluer l’évolution économique en 2016 et au début de 2017, ainsi que pour examiner avec les autorités les mesures correctives qu’il convient de prendre pour atteindre les objectifs fixés pour fin juin 2017 dans le cadre du programme appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC)1. Le programme a été approuvé par le Conseil d’administration le 23 janvier 2017 (voir  Communiqué de presse no 17/18).

À la fin de la visite, M. Gueye a publié la déclaration ci-après :

« Les résultats macroéconomiques du Niger sont globalement satisfaisants. Selon les estimations, la croissance est passée de 4 % en 2015 à 5 % en 2016, grâce à une bonne campagne 2016/17 et à un redressement de la production pétrolière fin 2016. Mais le rythme de l’activité économique est à peine supérieur à la croissance de la population et continue de souffrir des problèmes de sécurité et de la crise humanitaire, de l’évolution défavorable des prix à l’exportation de l’uranium et du pétrole, et des difficultés économiques dans les pays voisins. L’inflation annuelle moyenne est restée maîtrisée à 0,2 % fin 2016. Les perspectives économiques à moyen terme restent favorables, mais sont exposées à des risques liés à la sécurité régionale et aux prix des matières premières.

« L’exécution du budget en 2016 a souffert de moins-values de recettes, qui s’expliquent en partie par l’évolution défavorable dans les secteurs des matières premières et la persistance des problèmes économiques dans les pays voisins. Par ailleurs, les mesures mises en œuvre par l’administration des douanes n’ont pas produit les résultats attendus. À fin décembre 2016, la plupart des objectifs budgétaires ont été atteints, excepté ceux liés aux recettes, qui étaient inférieures de 0,8 % du PIB à l’objectif.

« Les moins-values de recettes ont persisté au premier trimestre de 2017. Le contrôle soutenu des dépenses par le biais de la régulation budgétaire a contribué à maintenir le déficit budgétaire et le financement intérieur en deçà des objectifs du programme appuyé par la FEC. Des progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre des réformes structurelles. Les autorités ont notamment bien avancé dans la mise en place du Compte Unique du Trésor, et la mise à jour de la politique nationale du genre de 2008, particulièrement en ce qui concerne l’autonomisation des femmes et la réduction des inégalités entre hommes et femmes.

« Les autorités ont souligné leur solide attachement au programme et leur détermination à prendre immédiatement les mesures correctives nécessaires pour atteindre les objectifs fixés dans le programme appuyé par la FEC pour fin juin 2017. Il s’agit de mener des contrôles concernant l’impôt sur le revenu et la TVA, d’améliorer le recouvrement des arriérés d’impôts, d’utiliser les valeurs de transaction effectives pour l’évaluation des taxes douanières, et d’empêcher la fraude sur la commercialisation des produits pétroliers et d’améliorer la gestion des exonérations fiscales. Pour le moyen terme, les autorités préparent une stratégie de réduction du déficit budgétaire pour remplir les critères de convergence de l’UEMOA et la mise en place d’un dispositif qui permettra d’améliorer le recouvrement de la TVA.

« La mission a rencontré le Président Issoufou Mahamadou et le Premier Ministre Brigi Rafini, le Ministre des Finances Massoudou Hassoumi, le Ministre Délégué au Budget Ahmat Jidoud, et d’autres hauts cadres de l’administration ainsi que le Directeur national de la BCEAO. L’équipe a rencontré aussi des représentants de la société civile, du secteur privé et des bailleurs de fonds.

« La mission du FMI tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse et des entretiens constructifs et productifs. »

[1] La facilité élargie de crédit (FEC) est le principal outil dont dispose le FMI pour accorder une aide financière à moyen terme aux pays à faible revenu. Un financement au titre de la FEC est assorti d’un taux d’intérêt nul, d’un différé d’amortissement de cinq ans et demi et d’une échéance finale de dix ans.

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  • La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par la FEC et la prorogation d’une année du programme.
  • La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché.
  • L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 2 au 12 mai 2017 dans le cadre des consultations relatives à la septième revue du programme économique et social du gouvernement appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI approuvé en décembre 2013.

A l’issue de la mission, Madame Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par

la FEC et la prorogation d’une année du programme. Suivant le calendrier actuel, la septième revue du programme FEC devrait être conclue en Juillet 2017, avec l’examen du dossier par le Conseil d’Administration. »

« La mission se réjouit des performances macroéconomiques soutenues de l’économie malienne. D’après les estimations préliminaires pour l’année 2016, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est situé à 5.8%, et l’inflation a été contenue à moins de 1%, reflétant des prix du pétrole bas. Le déficit budgétaire s’est situé à 4% du PIB en en ligne avec les objectifs du programme, certaines recettes supplémentaires ayant permis de compenser les dépenses additionnelles engagées pour faire face aux élections et aux besoins sécuritaires. En revanche, le déficit du solde global de la balance des paiements s’est creusé de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 3,9 % du PIB».

« La mission et les autorités ont examiné l’exécution budgétaire pour 2016 et le début 2017. Tous les critères de performances du programme à fin décembre 2016 ont été atteints. Des retards ont été toutefois enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues à fin Décembre, même si des progrès encourageants ont été notés.»

« La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché. Des revendications sociales en ce début d’année ont donné lieu à des dépenses budgétaires non prévues en 2017. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur la nécessité de maintenir les dépenses en ligne avec les ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire. A cet égard, la mission du FMI soutient l’objectif des autorités d’atteindre un déficit budgétaire global de 3% du PIB en 2019, un des critères de convergence de l’UEMOA. La mission a également encouragé l’achèvement des réformes en cours visant à limiter les dépenses fiscales par le contrôle des exonérations discrétionnaires. La mission a souligné l’importance d’améliorer la mobilisation des recettes, y compris par la fixation de prix des produits pétroliers à la pompe reflétant l’évolution des cours mondiaux de ces produits tout en limitant l’impact sur les populations les plus vulnérables. »

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Abdoulaye Idrissa Maiga, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, le Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale, M. Alassane Ag Ahmed Moussa, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, et d’autres hauts responsables publics ainsi que les représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers du Mali.

L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités ainsi qu’à tous leurs autres interlocuteurs pour les discussions franches et constructives et la chaleureuse hospitalité qui leur a été réservée.

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Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé, ce lundi 8 mai 2017, un nouvel accord triennal en faveur du Togo au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), pour un montant de 176,16 millions de DTS (120 % de la quote-part du Togo, ou environ 241,5 millions de dollars américains) en appui aux réformes économiques et financières entreprises par le pays, indique un communiqué du FMI.

La décision du Conseil d’administration permet un décaissement immédiat de 25,17 millions de DTS (environ 34,5 millions de dollars américains). Le reliquat sera échelonné sur la durée du programme, sous réserve de revues semestrielles.

Le programme des autorités appuyé par la FEC a pour objectif de consolider la stabilité macroéconomique et de promouvoir une croissance durable et inclusive. Il vise à réduire le déficit budgétaire global de manière considérable en début de période afin d’assurer la viabilité à long terme de la dette et de la position extérieure ; à recentrer la politique économique sur une croissance durable et inclusive en ciblant les dépenses sociales et en engageant des dépenses dans les infrastructures de manière viable sur le plan financier ; ainsi qu’à corriger les faiblesses existantes du secteur financier, surtout dans les deux banques publiques.

Lors de la même réunion, le Conseil d’administration a également achevé les consultations de 2016 au titre de l’article IV.

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« En Tunisie, les prévisions de reprise à court terme ont été légèrement revues à la baisse, car les incertitudes persistent et les activités du tourisme restent faibles« . C’est ce qui ressort d’un nouveau rapport publié par le Fonds Monétaire International (FMI).

Intitulé « Les perspectives régionales reflètent l’évolution de l’économie mondiale », le rapport du FMI souligne en outre que l’activité des différents pays importateurs de la région varie considérablement. La croissance sera particulièrement vigoureuse à Djibouti, où elle sera principalement tirée par les dépenses d’infrastructures financées par les ressources extérieures, et au Pakistan, où la mise en place du couloir économique Chine–Pakistan va stimuler l’investissement. En revanche, en Jordanie et au Liban, la croissance restera relativement modérée, car les conflits régionaux continuent d’avoir des répercussions sur le tourisme, la confiance et l’investissement.

Toujours, selon le même rapport, la croissance régionale devrait être portée de 3,7 % en 2016 à 4 % en 2017 et à 4,4 % en 2018. Cette reprise s’explique en partie par une dissipation de chocs idiosyncratiques survenus en 2016 (sécheresse au Maroc, récolte médiocre de coton au Pakistan). Plus généralement, cette amélioration est le fruit des réformes passées, qui ont réduit les déficits budgétaires et amélioré le climat des affaires (au Maroc et au Pakistan), et elle a été favorisée par une intensification des investissements publics (Pakistan). De plus, la croissance sera soutenue par la reprise à l’échelle mondiale, qui devrait stimuler la demande des principaux marchés d’exportation de la région (graphique 2.2).

Le FMI a sous un autre angle indiqué qu’il sera difficile de maintenir le rythme du rééquilibrage budgétaire. En 2016, les recettes ont été inférieures aux prévisions des PER d’octobre 2016, en raison d’un recouvrement plus faible des impôts (Maroc, Tunisie), d’un retard dans les réformes (Tunisie) et d’une faible croissance (Jordanie, Maroc, Tunisie). « De plus, même si les économies réalisées grâce à la baisse des subventions et des prix du pétrole ont permis d’accroître les dépenses consacrées aux infrastructures, à la santé, à l’éducation et aux services sociaux (Égypte, Maroc, Pakistan, Tunisie), il sera de plus en plus difficile de maintenir ces dépenses alors que l’on s’attend à une hausse des cours du pétrole. Il faut donc mener à bien les réformes des subventions (Égypte, Soudan, Tunisie) et endiguer les pertes des entreprises publiques, notamment par des mécanismes d’ajustement automatique des tarifs pour les compagnies énergétiques (Jordanie, Liban, Tunisie)« , note le rapport.

Plus généralement, les pays importateurs de pétrole doivent avoir comme objectif prioritaire de dégager des recettes en élargissant l’assiette de l’impôt. À cet effet, ils devront prendre des mesures pour rationaliser les multiples taux de la taxe sur la valeur ajoutée (Maroc, Tunisie), tout en simplifiant le barème des impôts et en supprimant les exonérations (Djibouti, Égypte, Jordanie, Liban, Maroc, Pakistan, Soudan, Tunisie). Il faudra également, selon le FMI, renouveler les efforts afin de renforcer l’administration fiscale (Afghanistan, Maroc, Mauritanie, Pakistan, Somalie, Soudan, Tunisie).

Rapport

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Elle a nié l’avoir dit. Voici pourtant, textuellement, ce qu’elle avait déclaré lundi 17 avril 2017, sur les ondes de la radio privée Express Fm. «C’est vrai que, dans le cadre de nos négociations avec le FMI, il y a tout un chapitre relatif à la politique financière. Le 1er objectif est que l’inflation reste à des niveaux raisonnables. La seconde question est la valeur du Dinar (…). Il est prévu, selon les propositions du FMI, que la BCT diminue ses interventions, pour laisser glisser le Dinar et qu’il diminue graduellement pour éviter qu’on soit amené à une dévaluation brutale. Actuellement, nous ne prévoyons pas une dévaluation brutale. Il se peut que la BCT diminue ses interventions pour laisser diminuer graduellement la valeur du Dinar, c’est-à-dire un glissement progressif (…). La ministre dit ainsi, clairement, que la politique de lissage du Dinar est une proposition du FMI, ce que réfute Jihad Azour du FMI justement.
Interrogée ensuite par Wassim Belarbi sur une possibilité, même théorique, d’un Euro à 3 DT, la ministre répond que (Ndlr : Timing exact de 30’53’’ de l’interview qui a duré 33’27 selon le Podcast mise en ligne par Express FM) «c’est en effet ce que disent les experts. Il y a même quelques études du FMI qui disent, même si ce n’est pas dans la conjoncture actuelle qui s’est légèrement améliorée, mais dans des périodes antérieures, que l’Euro à 3 DT est la situation normale de l’économie car la valeur du Dinar est le reflet de la situation économique». Le mot est dit. Pas en présence d’un conclave d’experts ou de spécialistes du change, mais dans une radio grand-public et à une heure de grande écoute. Le grand public l’a certainement mal interprété, mais il fallait peut-être tenir compte de tout cela et nuancer ou préciser les propos. Or la ministre s’était déjà envolée, dès le lendemain, vers Washington pour achever les négociations avec le FMI.

⦁ Chronique d’une chute malintentionnée
C’est en fait, en confirmant, certainement de manière involontaire, cette hypothèse de l’Euro = 3 DT en citant des études du FMI à l’appui que la ministre a donné le top départ aux anticipations des opérateurs économiques, sur un marché où la devise était déjà en état de petite sécheresse. Et ce sont ces anticipations qui flamberont le prix du Dinar.

En effet, selon les données de la BCT, le Dinar était à 2,48 ou 2,49 durant la période allant du 11 au 14 avril 2017. Le lundi d’après, une journée avant la fameuse interview de la ministre sur les ondes d’Express FM, le Dinar s’échangeait à 2,5087 euros. Le jour même de l’interview, il était à 2,5667 euros.
Les effets de l’anticipation des opérateurs n’étant jamais immédiats, ce n’est qu’un jour après, c’est-à-dire le 20 avril 2017, que les choses s’accélèrent. En effet, le jeudi 20 avril, le Dinar s’échangeait ce jour à 2,5949 euros en interbancaire. Le vendredi 21, il était à 2,6939 euros et s’ébranlait déjà. Le samedi 22 et le dimanche 23 avril, le marché est fermé, ce qui explique que le lundi 24 avril la polémique autour du taux de change du Dinar était à son comble et le Dinar s’échangeait à 2,6102 euros. Le 25 avril, la BCT injecte 100 MUSD, ponctionnés sur la réserve nationale en devises, sur le marché du change pour lisser la baisse du prix du Dinar qui reste ainsi à 2,6102 et s’y stabilise le lendemain. Voici par ailleurs, une idée sur le change du DT, sur des sites étrangers au courant de la période du 17 au 26 avril 2017 (Source : FxexchangeRate.com)

A son arrivée à Tunis, la ministre organise un point de presse restreint, où elle affirme ceci : «je n’ai pas déclaré que la véritable valeur de l’Euro est de 3 DT», contrairement à ce que tout un chacun peut toujours entendre dans le podcast d’Express FM.
En 4ème point de ce communiqué, la ministre jette l’opprobre sur «les corrompus et les contrebandiers», que la réussite des réformes du gouvernement «dérange jusqu’à éloigner le sommeil de leurs yeux», ainsi que sur «ceux qui profitent, injustement, de la situation actuelle» et qui «s’opposent à ces réformes». Piquée au vif par les appels à sa démission et l’intox de sa fuite parus sur quelques Blogs, elle s’attaque ensuite pourtant à la presse qu’elle prend pour un ânon, en fustigeant «l’intense campagne de presse, qui a détourné mes propos, sur la presse et les réseaux sociaux et dont je conclue qu’elle était fausse et orchestrée, dans le but de perturber le rythme accéléré des réformes entreprises par le ministère et le gouvernement en général». Et de terminer qu’elle était «sûre que ces campagnes de dénigrement allaient avoir lieu». No Comment Mme la ministre. Vos propos d’une ministre d’un gouvernement qui n’en est pas à sa première bourde médiatique en disaient déjà assez !

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Jihad Azour, le directeur du département Moyen-Orient, Afrique du Nord et Asie Centrale au sein du FMI, est intervenu pour cadrer le débat sur la dépréciation, ou dévaluation pour certains, du dinar tunisien. Il a déclaré le vendredi 21 avril 2017, à la TAP, que le Fonds n’est pas derrière la baisse de la valeur du dinar et qu’il ne juge pas cela nécessaire présentement. Il a ajouté que le dinar est surévalué, à hauteur de 10% selon les standards de calcul du taux de change, un niveau qui n’exige pas une dépréciation de sa valeur, d’après lui.

Le responsable a affirmé que le FMI s’est borné à suggérer une plus grande flexibilité de la monnaie nationale qui permet de résorber le déficit commercial et d’équilibrer la balance des paiements. Pas plus ni moins…

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La Grèce a annoncé vendredi avoir dégagé en 2016 un excédent budgétaire primaire de 3,9% du PIB, près de huit fois supérieur à l’objectif qui lui avait été assigné par ses créanciers UE et FMI, rapporte l’AFP.

L’annonce de cet excédent primaire a été faite par l’Agence statistique grecque Elstat alors que s’ouvre à Washington la réunion annuelle du Fonds monétaire international (FMI) dont Athènes attend une avancée pour un allègement de sa dette et sa sortie de crise, en se prévalant du succès de ses efforts pour redresser le pays.

La feuille de route dictée au pays par ses créanciers en juillet 2015 en échange d’un troisième programme de prêts, d’un montant de 86 milliards d’euros, prévoyait qu’il dégage en 2016 un excédent de 0,5% du PIB pour arriver à 3,5% en 2018, a ajouté l’AFP.

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La réaction de l’économiste Radhi Meddeb, suite à l’accord de principe du FMI pour le déblocage de la 2ème tranche du prêt, sonne comme un rappel à l’ordre pour ceux qui s’emballent, s’excitent et occultent le fait que la Tunisie file du mauvais coton depuis quelques années, en empruntant à tour de bras pour des dépenses de fonctionnement (notamment pour entretenir une fonction publique obèse, et non pour investir dans la création de richesses). Mais l’intervention de Meddeb, sur sa page Facebook hier lundi 17 avril 2017 dans la soirée, met surtout le doigt sur l’âpre réalité dont peu de responsables ont envie de parler, encore moins le gouvernement : Les efforts colossaux que le FMI demande à la Tunisie pour desserrer les cordons de la Bourse. Le pays va en baver !

L’économiste dit ceci dans son post: « Cela vient de tomber comme un verdict : Le communiqué de la mission du Fonds Monétaire qui vient d’achever sa revue de programme. Je […] ne peux m’empêcher d’en tirer quelques conclusions :
– seule la deuxième tranche sera probablement tirée en mai, de l’ordre de 308 millions de dollars, loin des deuxième et troisième tranches espérées par les autorités tunisiennes pour un total de 700 millions $.
– entre les lignes, le dinar est surévalué, une dévaluation ou une accélération de sa glissade devraient intervenir sur les prochaines semaines,
– Le taux d’intérêt sera relevé sur le court terme et l’accès au crédit resserré
– les prix des carburants devraient augmenter pour diminuer le poids des subventions, mais aussi mieux traduire le glissement du dinar par rapport au dollar
– une réforme globale des retraites devrait intervenir sur les prochains mois.

Tout cela réduira peut-être le fardeau sur les finances publiques, mais risque d’être douloureux en l’absence d’une vision globale et d’une approche stratégique de relance dans l’inclusion et la reconstruction de notre tissu économique sur la base d’une compétitivité retrouvée ».

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Le ministre-Conseiller auprès du chef du gouvernement Chargé du Suivi des Réformes Majeures, Taoufik Rajhi, a qualifié de positive la réunion de la veille au palais de la Kasbah avec les membres de la délégation du FMI.

« Le président de la délégation a annoncé un accord des experts. Il ne manque plus que l’accord du conseil d’administration du FMI pour débloquer la deuxième tranche du crédit à la Tunisie », a déclaré Taoufik Rajhi.

Le ministre a précisé que la délégation du FMI a donné son accord après avoir examiné le projet du gouvernement jusqu’à 2020. « En 2013, lorsqu’on avait demandé le crédit la Tunisie avait mis en place un programme économique qui a échoué à cause du contexte politique. La succession de plusieurs gouvernements avait créé une instabilité politique qui n’a pas permis de mettre en œuvre le programme », a déclaré Rajhi.

Il a par ailleurs indiqué que le projet du gouvernement jusqu’à 2020 stipule plusieurs réformes majeures qui ont été imaginée par le gouvernement actuel durant les mois de janvier, février et mars, « Nous avons fait un grand effort pour mettre en place ce projet ».

Selon ses déclarations, les principaux axes du projet économique de la Tunisie jusqu’à 2020 sont principalement : la réduction du déficit à 60%, la baisse du déficit budgétaire à 3% du PIB, la réduction de la masse salariale de l’Etat à 12,3% du PIB, la réorientation des dépenses de l’Etat en matière d’investissement public à 6% du PIB, un ciblage du système de compensation en faveur des classes nécessiteuses et défavorisées et la lutte contre l’évasion fiscale, la contrebande et la corruption.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par M. Björn Rother a séjourné à Tunis du 7 au 18 avril 2017 pour mener à bien la première revue du programme économique de la Tunisie appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 . À l’issue de la mission, M. Rother a rendu publique la déclaration suivante :

« Au terme d’échanges productifs, l’équipe des services du FMI et les autorités tunisiennes sont parvenues à un accord sur les politiques économiques nécessaires pour achever la première revue du programme de la Tunisie appuyé par le MEDC. Cet accord est subordonné à l’approbation du Conseil d’administration du FMI. L’achèvement de la revue mettrait à disposition 227,3 millions de DTS (environ 308 millions de dollars), ce qui porterait le total des décaissements au titre du MEDC à environ 627,5 millions de dollars.

« L’économie tunisienne se heurte à de redoutables défis. Les déficits budgétaires et extérieurs ont atteint des niveaux sans précédent, la masse salariale en pourcentage du PIB est désormais l’une des plus élevées au monde et la dette publique a continué de s’accroître pour atteindre 63 % du PIB à la fin 2016. L’inflation sous-jacente est en hausse. En 2017, la croissance devrait doubler pour se situer à 2,3 %, mais elle restera trop faible pour réduire sensiblement le chômage, en particulier dans les régions de l’intérieur et chez les jeunes.

« Cette conjoncture économique difficile exige une riposte urgente et énergique afin de maintenir la stabilité macroéconomique et de doper la création d’emplois. L’équipe des services du FMI salue la détermination du gouvernement d’unité nationale à agir avec célérité, guidé par les priorités de l’«Accord de Carthage» et le plan de développement quinquennal. Les politiques appuyées par le MEDC contribuent à traduire le programme des autorités en mesures concrètes.

« La création de plus de débouchés économiques pour tous les Tunisiens et le maintien de la santé des finances publiques sont au cœur de la stratégie économique du gouvernement. À court terme, les priorités consisteront à accroître les recettes fiscales de manière équitable, à mettre en œuvre la stratégie de réforme de la fonction publique afin de placer la masse salariale sur une trajectoire viable, à réduire les subventions énergétiques et à couvrir les déficits de liquidité immédiats du système de sécurité sociale. L’augmentation des dépenses sociales et un meilleur ciblage du dispositif de protection sociale permettront de protéger les populations les plus vulnérables et de préserver leur pouvoir d’achat en cette conjoncture difficile. Un durcissement de la politique monétaire permettrait de contrer les tensions inflationnistes, et une plus grande flexibilité du taux de change aiderait à réduire le considérable déficit commercial.

« Le gouvernement a réalisé des progrès encourageants dans la mise en œuvre des réformes qui avaient été retardées, pour ainsi s’attaquer aux barrières structurelles qui pèsent sur l’économie tunisienne. Parmi les importants volets de ce programme, il convient de mentionner les nouveaux textes de loi sur l’investissement et la concurrence, les travaux d’établissement d’une nouvelle instance constitutionnelle chargée de la lutte contre la corruption et les mesures de réforme des banques et des entreprises publiques. Une réforme globale des pensions permettra d’assurer la viabilité du système de retraites pour les générations futures.

« La participation de la Tunisie à l’initiative du G20 Compact with Africa donnera l’occasion de mettre à profit les acquis de la conférence Tunisia 2020 organisée en novembre dernier à l’intention des investisseurs et de réaffirmer la détermination du gouvernement à construire un avenir économique meilleur pour la Tunisie. La mise en œuvre rigoureuse de l’ensemble cohérent de réformes appuyé par le MEDC permettra en dernière instance de libérer le potentiel à long terme considérable de l’économie tunisienne et d’améliorer les conditions de vie de l’ensemble de la population.

« L’équipe des services du FMI a rencontré le Chef du Gouvernement, M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, la Ministre de l’Énergie, Mme Hela Cheikhrouhou, et le Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, M. Chedly Ayari. Les services du FMI ont également eu des entretiens avec des représentants de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et des organisations de la société civile; ils ont en outre travaillé en étroite coordination avec la Banque mondiale et d’autres partenaires extérieurs de la Tunisie. La mission tient à remercier les autorités et ses autres interlocuteurs de leur chaleureuse hospitalité et de l’esprit franc et productif qui a animé les échanges ».

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Le Chef de la mission du Fonds monétaire international (FMI) en Tunisie, Bjorn Rother, a affirmé, lundi 17 avril 2017, au palais du gouvernement, à la Kasbah, que  » la mission du FMI vient de terminer ses discussions avec les autorités tunisiennes sur la première revue de l’accord conclu avec la Tunisie au titre du mécanisme élargi de crédit »
Et d’ajouter, dans une déclaration médiatique à l’issue de sa rencontre avec le Chef du gouvernement Youssef Chahed qu’ » à la suite de ces discussions, il y aura un décaissement pour la Tunisie mais le plus important c’est qu’on s’est mis d’accord avec les autorités tunisiennes sur les priorités des réformes économiques clés pour 2017, 2018 et pour le moyen terme. Cela représente le côté le plus important de notre engagement avec la Tunisie « .
Au terme de la mission du FMI (7-18 avril 2017) en Tunisie, Rother a valorisé les efforts déployés par les différentes parties prenantes visant  » à faire de la Tunisie un pays plus fort économiquement et à orienter les politiques vers un chemin plus prometteur en termes de développement et de création d’emplois, surtout dans les régions intérieures « .
 » Je crois que le gouvernement tunisien est sur le bon chemin et c’est un privilège pour nous d’être un partenaire fort de la Tunisie « , a-t-il encore souligné.
Une source de la présidence du gouvernement, ayant requis l’anonymat, a affirmé à l’agence TAP,  » que cet accord constitue une phase préparatoire, avant l’approbation du Conseil d’administration du FMI, de débloquer la deuxième tranche du prêt accordé à la Tunisie, estimée à 325 millions de dollars (environ 700 millions de dinars), fin mai ou début juin  »
Et de préciser que  » cet accord de principe envoie des signaux positifs aux marchés financiers internationaux, en l’occurrence l’Union européenne (UE) qui a promis de prêter à la Tunisie 400 millions d’euros et la Banque Mondiale ayant promis 500 millions de dollars « .
Il est à noter que le FMI, a approuvé en mai 2016, l’octroi d’un crédit de 2,9 milliards de dollars à la Tunisie, au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) s’étalant sur quatre ans. La Tunisie a, jusque-là, obtenu 320 millions de dollars au titre de la première tranche. Le reste du montant sera versé en tranches en fonction de l’avancement de l’exécution du programme de réforme économique sujet de l’accord.

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L’interview groupée du chef du gouvernement, Youssef Chahed, de presqu’une heure, dimanche soir dans un décor austère qui rappelle une autre période, n’a finalement pas eu l’effet escompté. Il n’y a pour s’en convaincre qu’à feuilleter les différentes réactions sur les réseaux sociaux. Une sortie médiatique où le format de 3 médias concurrents et aux lignes éditoriales différentes n’a pas permis un rendu compréhensible par la grande masse de la population à laquelle elle était destinée. A la fin, c’est une interview déstructurée et qui partait à tous les moments en vrille, dans tous les sens, avec des questions et des interpellations, en milieu de réponse de Youssef Chahed, qui ne permettaient même pas au chef du gouvernement de développer ses idées, ses messages de bout en bout, ou de terminer une réponse à la question d’un des journalistes.

C’est enfin, de l’avis de la grande majorité des observateurs, une sortie qui n’a rien apporté ou presque et qui ne changera rien dans la perception de son action par «Monsieur-tout-le-monde». Une sortie qui a surtout pêché par défaut d’un style de communication, plus direct et qui prenne le peuple à témoin, plus convaincant et qui contribuerait à restaurer la confiance entre dirigeant et dirigés. Il en a les aptitudes, mais Chahed refuse toujours de changer de mode de communication et cela ne le sert pas et dessert tout un peuple qui lui a pourtant, plusieurs fois, donné des signes de sympathie qui ne trompent pas (Exemple de ses immersions dans le quotidien de certaines populations dans plus d’un quartier).

⦁ Deux Niet, 2 annonces et des vœux pieux !

Sur le fond, il y avait d’abord ces quelques annonces, dont les deux seules qui retiendront l’attention. Le Niet aux syndicats qui demandent la tête de son ministre de l’éducation, notamment lorsqu’il dit «c’est moi qui l’ai nommé, c’est moi qui le renverrai, dans un jour, dans un mois ou dans une année». Le Niet aussi à ceux qui espéraient sa démission, en affirmant «je suis venu par l’accord de Carthage et je ne reculerai pas».
Mais aussi ces deux véritables annonces passées inaperçues d’une prochaine amnistie de change qui fera prochainement l’objet d’un projet de loi. Et enfin, cette date butoir du 15 juin pour l’arrivée de la proposition gouvernementale de la réforme des caisses sociales devant l’ARP.

On retiendra aussi ces deux grands messages répétés par un chef de gouvernement à qui on n’avait pas donné le temps de développer ses propos. D’abord, un appel à positiver et à l’optimisme. Il serait, croyons-nous savoir, motivé par les premiers signes des discussions avec la délégation du FMI et le Draft des conclusions qui devrait, parait-il, permettre de débloquer la 2ème tranche de crédit.
Dans le même sens que l’optimisme, Chahed a aussi appelé à la cessation de l’autoflagellation, en mettant en exergue des premiers signes d’une reprise économique. Il a, par deux fois, essayé de développer la question du «Contrat de la dignité», conçu comme une digne alternative à une recherche désespérée d’un boulot à la fonction publique, et fut par deux fois interrompu.
Enfin, ce leitmotiv que personne n’a voulu entendre et n’a demandé à développer, malgré son importance capitale, qu’il n’y a «pas d’emploi sans le retour à la croissance et que cette dernière ne reviendra que par le travail et le labeur».

⦁ Un match nul de kick-boxing

C’est ensuite presqu’une heure de débat, contradictoire et haché, car tourné vers le factuel de court terme et non vers le stratégique qui pourrait lui donner le temps de développer sa vision, où on ne retient que ce refus répété de Youssef Chahed à «mettre les points sur les i» concernant sa solitude politique et son lâchage par ses propres partenaires au GUN (Gouvernement d’Union Nationale). Visiblement, les trois journalistes avaient besoin de faire le buzz et Chahed le sentait et tentait, par sa fuite répétée devant la même question qui le harcelait, de ne pas jeter plus d’huile sur le feu de son exil politique, face à Nidaa et Ennahdha qui légitimaient des revendications qu’ils savaient difficilement réalisables sans croissance immédiate.

Plusieurs fois, le chef du gouvernement tunisien a mis le doigt sur le véritable mal qui ronge le travail de son gouvernement. La confiance dont il appelait le retour de ses vœux les plus chers. Ce qui devait être un débat pour entamer ce retour à la veille de son déplacement dans plusieurs régions s’était transformé en un match de kick-boxing dont il s’est certes tiré avec le moins de blessures possible, mais pas vainqueur, même aux points.
En Football, c’était au final un match où celui qui a bien joué n’a pas gagné. Youssef Chahed était attendu sur le plan politicien, pour crever tous les abcès dont souffraient ses efforts pour remettre le pays sur la bonne voie et mettre chacun devant ses responsabilités historiques. Lui, il voulait jouer sur la question économique et ses effets sociaux pour reconstruire la confiance qui lui permettrait de continuer sereinement son travail à la tête du GUN.

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Ridha Saïdi, ministre conseiller auprès du chef du gouvernement chargé du suivi des projets et des programmes publics, est passé sur Express Fm ce lundi 17 avril 2017 pour évoquer les grands dossiers du moment.
A sujet du Fonds Monétaire International, vers lequel tous les regards sont tournés dans la perspective du décaissement de la 2ème tranche du prêt, Saïdi a déclaré : « Nous poursuivons les négociations avec le Fonds monétaire internationale (FMI) ; d’ailleurs dans les jours à venir, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, se déplacera à Washington pour s’entretenir, officiellement, avec les hauts cadres de l’administration centrale américaine et le FMI »

S’agissant de Taoufik Rajhi, le conseiller économique auprès du chef du gouvernement qui pilote le conseil des analyses économiques et fait le suivi des réformes clés, Saïdi a indiqué qu’il accomplit convenablement sa tâche et que la délégation du FMI qui était dernièrement à Tunis a conclu que l’économie du pays fait des sauts qualitatifs…

« La situation des caisses de l’Etat s’est améliorée et cela est illustré par le taux de recouvrement, qui est satisfaisant » a affirmé le ministre conseiller. Ce dernier explique cette embellie par la dynamisme de l’administration fiscale laquelle, selon lui, est dans une bonne logique d’efficacité grâce à la simplification des procédures et à la notion de réforme qui commence à prendre prégnante au sein des services publics…

A propos du contexte général, il a confié que la pays est encore « dans une phase de transition politique et économique » et que « l’instabilité en Libye a des répercussions » sur la Tunisie.

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Après avoir nourri des craintes qui tournaient quelque part au mélodrame sur la venue de la mission du Fonds monétaire international, le gouvernement tunisien semble ce vendredi comme soulagé de l’accueillir enfin dans ses murs pour des discussions sur le décaissement de la fameuse 2ème tranche de 350 millions de dollars du prêt de 2,8 milliards $ approuvé le printemps dernier par l’institution de Bretton Woods.

Les membres de cette mission sont arrivés à Tunis et sont déjà à pied d’œuvre pour s’assurer que la Tunisie s’engage résolument à aller de l’avant dans les réformes dont elle a convenu avec le FMI dans le cadre de l’accord de 48 mois au titre du mécanisme élargi de crédit, lequel, faut-il le rappeler, implique des « garanties suffisantes sur la capacité et la volonté du pays membre de mettre en œuvre des réformes structurelles profondes et soutenues ». Pour y avoir failli, Tunis s’est impitoyablement attiré les remontrances puis les foudres du FMI qui a décidé de geler le déboursement de la 2ème tranche et hypothéqué par la même la revue périodique donnant accès aux tranches suivantes. Une mesure qui ne pouvait pas arriver à pire moment alors que la Tunisie, qui raclait déjà les fonds de tiroir, peinait à boucler ses fins de mois, déplorant un déficit budgétaire de 6% du PIB. Mais, il y a plus funeste, par l’effet mécanique de cette mesure, la Tunisie se voit interdire l’accès aux concours des autres institutions financières internationales telles que la Banque mondiale et la BAD et naturellement trouvera les plus grandes difficultés pour solliciter le marché financier international privé en raison, plus est, de sa mauvaise note de la dette.

Une brise d’optimisme

Que faut-il attendre de cette mission de dix jours du FMI ? Visiblement, une brise d’optimisme commence à souffler sur la Kasbah et le ministère des Finances, et ce depuis qu’il a été confirmé par le porte-parole du FMI que cette mission a obtenu le feu vert pour venir en Tunisie. Et une source gouvernementale tunisienne citée vendredi par Reuters a assuré que la tranche de 350 millions de dollars sera décaissée après cette cruciale visite, précédée par une mission d’experts techniques du Fonds dont « l’appréciation est très positive », s’est félicitée la ministre tunisienne des Finances, Lamia Zribi, dans une très récente interview à Africanmanager. C’est sans aucun doute l’indice probant que les choses bougent dans le bon sens au sujet d’une prochaine progression des réformes auxquelles les autorités tunisiennes se sont engagées, sans cependant s’y investir à la cadence voulue et indiquée par le FMI. Des réformes sur la mise en œuvre desquelles le Fonds est intraitable en sommant le gouvernement de «  prendre des mesures rapides et fermes en faveur de réformes structurelles qui peuvent être difficiles politiquement et socialement » et en avertissant qu’ « il serait coûteux de rester inactifs ou de tarder à mettre en œuvre les réformes car cela risquerait de compromettre la stabilité macroéconomique préservée jusqu’à présent, et décevoir les aspirations du peuple tunisien ».

Un dogme qui a la vie dure !

Pour l’heure, il ne pourrait s’agir que d’un coup de semonce, et les autorités semblent avoir bien reçu le message. Selon des sources proches du FMI à Tunis, le gouvernement ne doit pas s’attendre à un satisfecit du Fonds qui se bornera à débourser la 2ème tranche uniquement, et ce en guise de bouffée d’oxygène, alors que pour la 3ème tranche, il serait très peu probable qu’une décision positive soit prise lors de la revue d’avril et de la réunion du conseil d’administration du FMI. Parallèlement, le Fonds semble vouloir aider autrement la Tunisie en incluant dans le programme de la présente mission une rencontre avec l’UGTT, sans doute pour la convaincre de faciliter la tâche au gouvernement et ne pas le gêner dans la mise en œuvre des réformes principalement celles ayant trait à la fonction publique, à la masse salariale, au dégraissage des effectifs et aux entreprises publiques. Le FMI y arrivera-t-il, lui qui exige sans sourciller que « la stratégie de réforme de la fonction publique devrait assurer le succès de la réforme et la viabilité des finances publiques, notamment en énonçant clairement la nécessité d’éviter des recrutements inutiles dans un secteur public déjà important, et de ne plus accorder de nouvelles augmentations de salaire ».

Une rigueur qui ressortit, à ce propos comme ailleurs, au dogme invariable du Fonds monétaire international, dictant aux pays membres en difficultés financières des mesures qu’il sait pourtant « coûteuses et douloureuses politiquement et socialement », sans tolérer des issues moins drastiques pour des pays qui, comme la Tunisie et l’Egypte, sont en transition politique et économique. L’heure ne serait-elle pas venue, comme le souligne l’ancien ministre tunisien de l’Economie et des Finances, Hakim Ben Hammouda, pour que le FMI tienne compte de ce statut en se dispensant d’adopter « le même niveau d’exigence qu’avec des pays plus stables qui n’ont pas changé de régime », en accordant, par exemple, des délais plus longs notamment pour la réforme du système bancaire ?

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La Commission européenne et des institutions financières internationales de premier plan (BEI, BERD, Banque Mondiale, FMI) sont en mission conjointe à Tunis, pour convenir avec le gouvernement tunisien de stratégies prioritaires et de solutions d’investissements durables à l’appui des politiques et projets d’efficacité énergétique en Tunisie.
Cette mission, présentée vendredi 07 avril 2017, lors d’une conférence de presse organisée par la Commission européenne, vise à soutenir des initiatives en matière d’efficacité énergétique et d’investissements dans ce domaine dans des bâtiments situés dans les pays relevant de la politique européenne en matière d’élargissement. Quatre pays pilotes ont été sélectionnés : la Tunisie, la Géorgie, l’Ukraine et la Serbie.
Ont pris part à cette conférence, outre la directrice générale adjointe de la Commission européenne en charge des négociations relatives aux politiques de voisinage et d’élargissement, Katarina Mathernova, en visite à Tunis, les 6 et 7 avril 2017, les partenaires à cette initiative, le directeur de la BEI responsable des opérations dans les pays voisins de l’UE, Heinz Olbers, le directeur associé de l’efficacité énergétique et du changement climatique à la BERD, Remon Zakaria et Ezzedine Khalfallah, consultant à la Banque mondiale.

Cette initiative dans le domaine de l’efficacité énergétique entend reléguer les projets individuels au second plan, pour se concentrer sur une approche globale qui soutient des mesures stratégiques concrètes et favorise une intensification des investissements durables. Lorsqu’elles auront conclu leurs missions dans tous les pays sélectionnés, la Commission européenne et les institutions financières internationales concernées identifieront les mesures favorisant l’efficacité énergétique qu’il conviendra de soutenir dans les bâtiments publics et privés.
Dans son intervention, Katarina Mathernova a affirmé : « nous mettons l’accent aujourd’hui sur l’efficacité énergétique car il s’agit d’un secteur clé du développement durable et de la croissance inclusive qui peut avoir un impact considérable sur l’économie et favoriser la création d’emplois. Le focus étant fait sur le domaine des bâtiments, parce qu’en Tunisie, 50% de l’énergie est consommée dans les bâtiments publics et privés« .
Et de poursuivre : « l’énergie la moins chère, c’est celle qu’on ne consomme pas. Investir dans l’efficacité énergétique est une politique sans regrets qui contribuerait à améliorer sensiblement l’efficacité énergétique des bâtiments et, partant, les conditions de vie des Tunisiens et l’économie du pays »

Mathernova a en outre précisé que « cette mission conjointe intervient en soutien des stratégies d’efficacité énergétique déjà mises en place par les autorités tunisiennes. Nous souhaitons travailler à la fois avec le gouvernement et les acteurs privés actifs dans le domaine de l’efficacité énergétique. L’objectif étant d’apporter des incitations pratiques et financières mais aussi et surtout d’aider à faire changer les comportements vers un plus grand respect des législations existantes et des normes en vigueur« .
Et d’ajouter « c’est un peu prématuré de parler d’une enveloppe précise pour cette initiative. L’apport de cette mission conjointe consistera en dons octroyés par la commission européenne, en prêts accordés par les institutions partenaires, mais également en campagnes de sensibilisation quant à l’importance de la question« .

De son côté, Heinz Olbers a souligné que « la BEI est honorée d’être choisie comme l’institution, chef de file de ce dossier en Tunisie qui a toujours était un pays clé pour la banque. Notre coopération est vieille de plus de 40 ans, durant lesquels 6 milliards d’euros de prêts ont été accordés à la Tunisie. L’année dernière un mémorandum d’entente a été signé entre la BEI et la Tunisie qui porte le montant de ces investissements à 2,5 milliards d’euros pour la période 2016-2020« .
Et de poursuivre « Pour revenir à la problématique de l’efficacité énergétique, je pense que c’est le bon moment d’entreprendre une telle initiative surtout que la BEI s’est engagé, lors de la Cop 21 à consacrer 35% du total de son portefeuille d’intervention aux projets liés aux changements climatiques. Et de ce fait, 35% des 2,5 milliards d’euros consacrés à la Tunisie (2016-2020) devront être orientés aux projets liés aux changements climatiques« .

Olbers a aussi noté que « l’efficacité énergétique constitue l’un des moyens les plus rentables de renforcer la sécurité de l’approvisionnement tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et d’autres polluants. La BEI appuie la transition vers une économie à faible intensité de carbone, respectueuse de l’environnement et à l’épreuve des changements climatiques. Elle consacre au moins 25 % de son portefeuille de prêt à la croissance à faible intensité de carbone et à l’épreuve des changements climatiques. Rien qu’en matière d’efficacité énergétique, le volume des prêts a plus que triplé au cours des cinq dernières années pour atteindre 3,6 milliards d’EUR en 2016. L’année dernière, la Banque a prêté 46,5 millions d’EUR à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz à l’appui de l’extension du réseau de distribution d’électricité actuel et du renforcement de l’efficacité de ses installations. Et la BEI espère financer avantage de projets en Tunisie« .
Toujours selon lui, « la BEI étudie également d’autres formes d’investissement en matière d’efficacité énergétique en Tunisie, visant notamment à améliorer la liquidité des banques locales et à mettre en place un mécanisme de partage des risques avec les banques locales engagées dans le domaine de l’efficacité énergétique. Des discussions sont également engagées avec le gouvernement Tunisien pour un prêt qui se focaliserait sur l’efficacité énergétique des municipalités et qui porterait à la fois sur les bâtiments et les mécanismes d’éclairage public« .

Pour sa part, Ulrich H. Brunnhuber, Chef du Bureau de représentation BEI à Tunis, a affirmé que « l’investissement dans les régions est un axe principal des interventions de la banque en Tunisie et qu’une ligne de crédits au profit de municipalités dans les zones défavorisées est en cours de mise en place et elle vise précisément à soutenir les projets d’efficacité énergétique de municipalités concernées« .

Intervenant, Remon Zakaria a précisé que « pour ce qui de la BERD, l’efficacité énergétique est uns secteur clé au profit duquel elle a investi plus de 21 milliards d’euros. D’ici 2020 l’objectif c’est de consacrer 40% de ses investissent à ce secteur.
L’un des objectifs importants de cette mission conjointe c’est d’identifier les barrières à l’investissement énergétique dans les pays concernés pour pouvoir mobiliser les instruments spécifiques de chaque institution au profit de cette initiative« .

Ezzedine Khalfallah a affirmé, de son côté, que « le renforcement des capacités des différents intervenants de l’efficacité énergétique (municipalités, architectes, entreprises…) figure parmi les priorités de la banque mondiale« , mettant en garde contre les dérapages enregistrés en Tunisie en matière de contrôle des normes et contre l’ampleur prise par le marché parallèle qui favorise l’entrée sur le marché d’équipements énergivores.
Toujours selon lui, « La Banque Mondiale a joué depuis 2005, un rôle majeur dans le domaine de l’efficacité énergétique en Tunisie en mettant un place un projet d’efficacité énergétique dans l’industrie, et elle est disposée à jouer un rôle beaucoup plus soutenu dans le cadre de cette initiative et en matière d’assistance technique et de mise en place de mécanismes innovants de financement« .

TAP

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«Deux événements majeurs ont marqué la fin du mois de mars. D’abord, le paiement par les entreprises de la contribution conjoncturelle de 7,5 % [Ndlr : 1,4 Milliard DT selon nos informations]. Ensuite, l’entame, par l’administration fiscale, du recouvrement des créances constatées et la pression sur les recettes des finances pour accélérer le process de leur recouvrement. A cette occasion, les entreprises, surtout soumises à l’impôt de 25 %, ont commencé à payer la contribution de 7,5 % et c’est ce qui a augmenté le montant des recettes fiscales. De son côté, le recouvrement des créances constatées a augmenté, entre janvier et février 2017, de 22 %. L’augmentation des recettes fiscales, pour le 1er trimestre 2017, devrait être beaucoup plus importante grâce au versement de la contribution exceptionnelle». La ministre des Finances expliquera par la suite «que cela a contraint la liquidité des entreprises, qui se sont tournées vers les banques et ces dernières, à leur tour, vers la BCT pour se refinancer, ce qui a obligé cette dernière à augmenter l’injection des ressources qui ont pour la première fois dépassé les 9 Milliards DT». Ainsi expliquait la ministre tunisienne des Finances, Lamia Zribi, à Africanmanager la hausse du montant des injections de liquidité dans les banques tunisiennes par la BCT (Banque Centrale de Tunisie), qui a surpris plus d’un observateur.

Et lorsqu’on lui demande la cause de cet assèchement de liquidités chez le système bancaire, la réponse de la ministre ne se fait pas attendre : elle affirme que «c’est la baisse de l’activité économique qui s’effrite et la faible croissance». Et il n’y a pas que les banques qui en souffrent, puisque «même l’Etat n’arrive plus à lever, par le biais des Bons de Trésor, les montants qu’on mobilisait avant et n’arrive plus à lever les 200 à 300 MDT par mois d’antan».

Lamia Zribi dément par ailleurs que la BCT ait fait une quelconque avance, sous forme de crédit, au Trésor. «D’abord, la loi ne le lui permet pas. Ensuite, les crédits intérieurs pour le mois de mars 2017 sont faibles à cause de l’assèchement des liquidités malgré la hausse des taux», dit-elle avant de se féliciter que «heureusement qu’on a pu lever assez de ressources fiscales au cours de ce mois de mars par le biais des 7,5 % et nous remercions les entreprises pour cet effort de solidarité nationale».

  • Le FMI est déjà à Tunis depuis une semaine

Evoquant ensuite, lors de cet entretien avec Africanmanager, les relations tendues avec le FMI (Fonds Monétaire International), qui aurait retardé sa visite et sa revue de l’économie tunisienne conditionnant le déblocage de la 2ème tranche de l’aide financière, la ministre tunisienne des Finances est cette fois précise et catégorique. «Nous accueillons déjà, depuis la semaine dernière, une mission d’assistance technique du FMI et qui devrait se terminer le 6 avril 2017», indique-t-elle.

Cette délégation d’experts techniques du FMI est en effet au siège même du ministère des Finances, pour une mission d’appui technique à la réforme de la fiscalité. Le ministère a préparé un programme de réforme à intégrer dans le cadre plus général des réformes requises par le FMI. C’est ce programme qui est justement en train d’être discuté avec les experts du FMI, présents au ministère des Finances «et leur appréciation est très positive», nous dit la ministre. Et Lamia Zribi d’être encore plus précise en annonçant que «normalement, la mission pour la revue économique devrait démarrer le 7 avril 2017».

Cette revue, selon nos sources, discutera essentiellement de la réforme de la fonction publique, qui devrait aboutir à une baisse de la masse salariale, de la réforme fiscale, du plan d’action des banques publiques et de l’environnement des affaires, réforme déjà faite par le biais du nouveau code des investissements et les incitations fiscales rattachées et les décrets d’application déjà publiées.

Au terme de sa prochaine visite d’une semaine en Tunisie, le FMI devra alors faire son rapport, lequel document devrait être présenté en juin prochain à son Conseil d’Administration. S’il est accepté, et la ministre est optimiste à ce sujet, la date du déblocage de la seconde tranche du prêt sera fixée. Et Lamia Zribi, toujours optimiste à propos de l’issue de la revue du FMI, d’indiquer que «il se pourrait même, cela reste en tout cas lié à la réussite de la mission du 7 avril et à la décision du CA du FMI, qu’il y ait déblocage de la 2ème et de la 3ème tranches de l’aide, d’un montant total de 640 MUSD».

  • Les recettes avancent bien et les dépenses d’investissement aussi

Chez la ministre tunisienne des Finances, l’optimisme reste de rigueur, même pour la situation économique et financière en général. Elle en veut pour preuve que «l’on avance positivement dans l’exécution du budget par rapport à nos prévisions», affirme-t-elle, avant d’ajouter avec une pointe de fierté que «les recettes avancent bien, et les dépenses aussi. Ce n’est certes pas bon pour le déficit budgétaire qui devrait être à 5,5 %, mais c’est un bon indicateur en matière de consommation de l’investissement qui progresse au-delà même de nos prévisions, du moins pour les 3 premiers mois de 2017. Nos réalisations en matière d’investissements publics sont déjà au tiers du prévu ». Et de préciser que «les projets d’infrastructure progressent, tout comme les projets dans le secteur de l’agriculture et de la santé. Tout cela donnera de la visibilité aux investisseurs privés, bien qu’ils n’avancent pas de leur côté au rythme voulu».

Côté situation financière du pays, Lamia Zribi indique, toujours aussi optimiste, à Africanmanager, que «les recettes avancent bien, en premier lieu grâce aux 650 MDT levés sur le marché international, et en 2ème lieu grâce au refinancement du Million USD qu’on devait rembourser [Ndlr : échéance fin avril 2017], que nous négocions actuellement avec le Qatar la somme de 1.250 MDT, de manière à pouvoir à la fois rembourser et prendre un nouveau financement». En détail, la trésorerie bénéficiera de 500 MDT sous forme de refinancement, 500 MDT qui sont en dépôt à la BCT [Echéance 2018] et qui seront transformés en crédit pour l’Etat tunisien et enfin 250 pour des projets à définir entre les deux parties. Les négociations sont en tout cas en cours, sur les conditions de cette opération. Croisons les doigts et souhaitons que l’optimisme de la ministre soit réel !

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