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« Depuis 2012, le FMI conditionnait son soutien à la Tunisie par d’importantes réformes touchant plus particulièrement les finances publiques, les caisses de sécurité sociale et le système bancaire. Depuis, hélas, rien n’a été fait dans ce domaine sauf la recapitalisation de la STB et de la BNA ». C’est ce qu’a déclaré Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, dans une interview accordée à Africanmanager. Il a estimé que de ce fait, le FMI a presque désespéré de la Tunisie et pourrait rompre son aide.

Dimassi a par ailleurs indiqué que le projet budgétaire de 2017 est basé sur un emprunt extérieur de 6 045 millions de dinars (MD) dont 1 435 MD (23.7%) proviennent du FMI, 1 262 MD du Marché Financier International, 1 125 MD de la Banque Mondiale et 1 125 de l’Union Européenne. « Le refus du FMI d’octroyer à la Tunisie ce prêt risque de neutraliser certains autres crédits extérieurs et de creuser ainsi un trou ingérable dans le budget de l’Etat. Cette situation intenable risque de pousser l’Etat à comprimer brutalement certaines dépenses budgétaires tels que les salaires et les primes de la fonction publique, les dépenses de compensation, les services de la dette ou les dépenses d’équipement », a-t-il dit.

Ce genre de mesures pourrait évidemment, selon ses déclarations, provoquer de graves tensions économiques, sociales et même géopolitiques. Le plus probable serait donc un recours à de nouvelles ressources budgétaires. L’État pourrait donc tenter de glaner d’autres recettes provenant soit d’une flagellation fiscale plus douloureuse, soit d’une liquidation hâtive d’importantes sociétés publiques, y compris les banques. Dans tous les cas, la décision du FMI d’arrêter son appui à la Tunisie assoit cette dernière sur un véritable volcan.

À notre interrogation sur le fait de savoir si la Tunisie pourra vraiment se passer du FMI, Dimassi a dit  : « Bien sûr que oui, à condition qu’elle réussisse à équilibrer elle-même ses comptes (budget et balance commerciale). Rappelons que depuis son indépendance (60 ans), la Tunisie n’a eu recours au FMI qu’à trois reprises : 1964, 1986 et actuellement ».

S’agissant des mises en garde contre les dictats du FMI, telles qu’exprimés par certains experts, l’ancien ministre a fait savoir que ce genre de mise en garde relève de la démagogie et du populisme dont usent à tours de bras la majeure partie des politiciens et syndicalistes, y compris leurs experts. Ces gens-là font semblant d’ignorer que le FMI n’est pas une banque mais un fonds de secours fait pour venir en aide aux pays en crise, a asséné Dimassi. « L’idée étant de tenter de sauver le maximum de pays en difficulté de la situation de cessation de paiement afin de ne pas voir l’économie mondiale s’écrouler. Le FMI n’a donc jamais couru derrière un pays pour lui imposer ses dictas. Ce sont plutôt les pays en crise qui font recours au FMI. Évidemment, ce dernier a toujours dicté des réformes à ces pays afin qu’ils ne refassent pas les mêmes conneries et stupidités du passé. Les déséquilibrés tentent toujours de coller la responsabilité de l’erreur à autrui ! », a-t-il conclu.

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Les craintes n’ont pas lieu d’être et l’Etat n’est pas au bord de la faillite, a assuré le ministre conseiller auprès du chef du gouvernement, chargé du suivi des projets et programmes publics, Ridha Saidi, dans un entretien avec Africanmanager. Il n’en a pas moins reconnu l’existence de sérieuses difficultés financières auxquels le gouvernement s’emploie à remédier. Interview :

Quelle analyse faîtes-vous de la situation économique de la Tunisie à la lumière d’un taux de croissance qui n’a pas dépassé 1% ?

Effectivement, 20016 n’a pas été une année positive. Nous avons enregistré un recul du taux de croissance depuis 2014 et cette régression s’est poursuivie jusqu’à fin 2016. En cause, les secteurs sinistrés, surtout celui du tourisme qui a chuté de 45% suite aux attaques terroristes qui ont visé le pays, outre le secteur industriel qui peine à réaliser les taux de croissance escomptés de même que l’investissement.

Dans ce catalogue, il y a lieu aussi de citer la baisse des exportations alors que les importations montent en flèche créant des déséquilibres au niveau de la balance commerciale avec un taux de couverture qui n’a pas dépassé les 70% au cours des dernières années. Tout ceci a impacté directement le dinar tunisien qui a essuyé une dégringolade remarquable par rapport aux devises étrangères.

Comment vous appréhendez l’année 2017 à la lumière de ces indicateurs ?

Fin 2016 et début 2017, nous avons observé une amélioration des indicateurs économiques, au terme d’u recul qui s’est poursuivi deux années durant.

Il importe de relever dans ce cadre un retour de l’investissement. C’est un indicateur positif, d’autant que le pays enregistre aussi un retour progressif du rythme de la production industrielle dans maints secteurs, notamment ceux des industries manufacturières, mécaniques, et électroniques ainsi que celle des médicaments.

Un certain accès d’optimisme se fait jour au regard des prévisions tablant sur une saison agricole prometteuse. S’y ajoute le retour positif du secteur du phosphate où l’on n’est pas loin des chiffres de 2010.

Au rang des indicateurs positifs, on notera l’amélioration du secteur touristique à hauteur de 50% après avoir touché le fond suite aux attentats terroriste du Bardo et de Sousse. C’est un indicateur positif, d’autant que nous nous attendons à accueillir 6,5 millions de visiteurs cette année.

Sera-t-il possible de réaliser une croissance de 2,5% ?

Nous aspirons à réaliser ce taux en référence aux indicateurs cités, et grâce à la poursuite de pareil rythme tout au long de l’année, cet objectif sera réalisable.

Pour autant, pourrait-on mettre sous le boisseau les pressions exercées par le Fonds monétaire international s’agissant du décaissement de la 2ème tranche du prêt qui aurait dû être déboursée en décembre. Qu’en pensez-vous ?

C’est tout à fait faux. Le gouvernement espère obtenir cette deuxième tranche à l’issue de la visite qu’une mission du FMI effectuera en Tunisie au cours du mois d’avril prochain. D’ailleurs, les pourparlers avec la mission du Fonds sont à un stade avancé après la conférence-vidéo tenue dernièrement entre le représentant du gouvernement et le Fonds monétaire international. Une rencontre qui prépare la visite attendue de la mission du FMI en Tunisie dont la date n’a pas été fixée à ce jour mais qui devrait intervenir durant le mois d’avril pour déboucher sur l’élaboration du rapport couronnant la revue périodique, qui sera présenté au Conseil d’administration du Fonds, lequel se réunira pour décider du décaissement de la 2ème tranche.

L’expert économique Ezzeddine Saidane a soutenu dans une récente déclaration à la presse que la mission du FMI ne viendra pas en Tunisie au cours de ce mois au motif qu’elle n’a pas constaté des progrès dans la mise en œuvre des réformes lors de ses deux visites en novembre 2016 et janvier 2017

Avec tout le respect que je dois à cette lecture, l’auteur de cette déclaration n’a pas qualité de représenter le gouvernement pour s’autoriser à confirmer cette information. Nous saisissons cette occasion pour affirmer que la mission du FMI effectuera bientôt une visite en Tunisie, bien que la date de cette visite n’ait pas encore été fixée.

Il s’agit d’une démarche importante, d’autant que le gouvernement d’union nationale a entamé effectivement la mise en œuvre des réformes convenues avec la mission du FMI qui avait visité la Tunisie en janvier dernier, réformes dont le but est de réaliser la stabilité économique, entreprendre la réforme des établissements publics ainsi que le secteur financier, comme en témoigne la restructuration des banques publiques qui avance à une cadence remarquable, portant sur la bonne gouvernance, l’efficacité de l’intervention financière dans les secteurs économiques, singulièrement le respect des règles prudentielles internationales.

Il est important de signaler que la restructuration des banques publiques s’inscrit dans le cadre de la réformes des institutions financières publiques suite notamment au lancement de l’audit global en 2013 et la recapitalisation des banques publiques en 2015 avec l’injection de 860 millions de dinars prélevés sur les ressources propres de l’Etat. Ce faisant, nous démentons les informations colportées sur l’éventualité de la cession des banques publiques et de leur privatisation.

Concernant la réforme de la fonction publique, les décrets relatifs à la stratégie de la réforme devront être discutés en Conseil des ministres outre les nombreuses autres réformes ayant trait au secteur financier et aux banques publiques notamment le volet de leur restructuration.

A travers son engagement à mener ces réformes et à les accélérer, le gouvernement d’union nationale cherche lors de la prochaine visite de la mission du FMI à préparer la réunion qu’il tiendra avec le Conseil d’administration du FMI au cours du mois d’avril et celle avec le CA de la Banque mondiale en mai.

Ainsi, les efforts se conjuguent non seulement pour obtenir la 2ème et la 3ème tranche du prêt du Fonds d’un montant variant entre 650 et 700 millions de dollars, mais aussi à obtenir les deux autres prêts de la Banque mondiale (500 millions$) et de l’Union européenne (400 millions $).

Cela peut-il vouloir dire que le gouvernement est effectivement engagé à mettre en œuvre les réformes convenues ?

Absolument, en dépit de l’existence des difficultés financières. Mais il n’y a pas lieu d’avoir des craintes ni évoquer une faillite de l’Etat ni même son incapacité à payer ses fonctionnaires.

Nous sommes déterminés à accroître les ressources propres de l’Etat, notamment celles provenant de la fiscalité en en améliorant le recouvrement et grâce à la reprise du rythme de la production du phosphate et des engrais ainsi qu’à l’amélioration des ressources exceptionnelles provenant essentiellement de la confiscation. La présidence du gouvernement et le ministère des Finances sont en train de mettre en place un programme spécial relatif aux biens confisqués, basé sur la cession au cours des deux prochaines années de toutes les participations détenues par l’Etat au titre de ces biens, étant signalé qu’une partie de ces biens relèvent du secteur financier et bancaire tels que la Banque Ezzitouna, le secteur industriel et l’immobilier.

Ce programme devrait être prêt au cours du mois d’avril, ce qui permettra de renflouer le budget de l’Etat et d’éponger son déficit et ses dettes.

Interview traduite à partir d’Africanmanager (version en langue arabe)

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Lui, c’est le «Conseiller auprès du chef du gouvernement, président du conseil d’analyse économique en charge de la gouvernance et du suivi des grands projets». Un titre à 22 mots, sans compter son patronyme complet, tant sont nombreuses les tâches allouées à cet économiste, chercheur et grand universitaire dans son domaine. Ce que ne dit pas ce titre, c’est que c’est lui Taoufik Rajhi, dont le nom a été cité par l’un des députés présents à la «réunion des fuites» de Nidaa Tounes, est affublé d’un autre mot qu’on ne saurait répéter, qui est aussi en charge des relations de la Tunisie avec le FMI et leurs négociations à propos du prêt de 2,8 Milliards DT, plus précisément la seconde tranche de ce prêt.

La première (Tunisie) est le pays à la dette incommensurable et à la production lamentable. Le second (FMI) est ce fonds monétaire international, dévoyé par toute l’opposition tunisienne et qu’on accuse de tous les maux de la première et qui ne reviendra dans leurs bonnes grâces que lorsqu’il décaissera toutes les créances qu’on lui demande, sans faire quoi que ce soit qui dérange leur léthargie politicienne et qu’il insiste même pour ne rien changer à la situation catastrophique de l’économie à laquelle il est supposé donner crédits sans exiger qu’elle redevienne bancable.

Or, il n’est un secret pour personne que les relations Tunisie-FMI ne sont plus au beau fixe. Comme tout bon banquier, le FMI ne donne crédit que contre garanties. Cela, d’autant plus que ce n’est pas lui qui demande à faire crédit à la Tunisie, mais bien cette dernière, à court de moyens financiers, qui lui fait une cour assidue pour financer sa relance économique. Dans le cas de l’espèce, ces garanties ne peuvent être qu’une économie bancable, qui utilise ses crédits pour le développement et non pour la consommation et qui se mette en situation de pouvoir rembourser ses crédits.

  • Saïdi affirme et Rajhi, le «Mourabitoune» tempère

Ce qui est tout aussi secret de polichinelle, c’est que presque le point d’achoppement de toutes les discussions, entre FMI et Tunisie, reste le nécessaire, sinon impérieux, dégraissage de la masse salariale. Or, celle-ci, de 13,7 Milliards DT, était déjà en hausse de 4,1 % par rapport à la LF (Loi des Finances 2016). L’autre sujet, moins litigieux certes, est la réforme de la fonction publique. Or, celle-ci, ainsi que le reste des réformes demandées par le FMI, tardent toujours comme l’a affirmé le fonds dans son communiqué du 7 février 2017.

C’est tout cela qui a fait dire à des analystes tunisiens, comme Ezzeddine Saidane, qu’ils doutent d’une prochaine visite du FMI et donc d’un prochain déblocage des 650 MUSD. Et si l’autre conseiller économique de Youssef Chahed, Ridha Saïdi qui n’est pas directement en charge de ce dossier, prend le risque de son prononcer sur la question et d’affirmer ipso facto que «la 2ème tranche du prêt FMI, sera débloquée en avril 2017», Taoufik Rajhi, quoique manifestement piqué au vif, se révèle moins affirmatif et tempèrerait presque les déclarations de son collègue. Moins de 24 heures après la certitude de Saïdi, en effet, Rajhi abaisse un peu le niveau des attentes et publie un statut sur sa page fb où il assurait que «la visite du FMI aura lieu comme prévu, tant que nous sommes là. Et pas de deuil aux professionnels de la frustration». Il répondait, lui aussi, à Saidane.

Sauf que, après Saïdi qui n’a fourni aucun élément tangible sur la résolution par le GUN (Gouvernement d’Union Nationale) de toutes les problématiques citées dans le dernier rapport du FMI, Rajhi ne parle plus de décaissement de la seconde tranche du prêt, mais de simple présence du FMI. On pourrait certes le croire. Mais le FMI pourrait aussi revenir pour refaire le même constat que celui du 7 février 2017 et décider de reporter, encore une fois, le décaissement. Car, force est de constater, comme n’en a pas apporté les preuves Taoufik Rajhi le 16 février devant la commission législative de l’ARP, peu ou prou des réformes demandées par le FMI ont été faites par la Tunisie.

Les usages dans un gouvernement qui se respecte dictent que tous ceux qui parlent en son nom le fassent à l’enseigne d’une articulation bien huilée, autrement dit dans une cohérence fondatrice de crédibilité. Et ceci interdit immanquablement la moindre cacophonie. D’autant que Rajhi est la personne la plus exclusivement habilitée à connaître du dossier des relations avec le FMI et à agir et parler en conséquence à ce titre. Un couac dont on aurait dû impérieusement faire l’économie.

Cela dit, voici ce que demandait le FMI en février dernier, avec nos notes sur l’avancement fait jusqu’à fin janvier 2017, selon les propres chiffres du ministère des Finances à travers le document des «Résultats provisoires de l’exécution du budget de l’Etat à fin janvier 2017 » :

  • Ce qui a été promis au FMI et ce qu’offre Tunisie

«Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente [Ndlr : -4,4 % d’impôts directs en janvier 2017], la rationalisation de la masse salariale du secteur public [Ndlr : +16,5 % à fin janvier 2017 et +4,1 % pour la LF 2017] afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics [Ndlr : -5,1 % à fin janvier 2017], et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants[Ndlr : Seule réalisation en action depuis l’été 2016]. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale [Ndlr : Aucune décision définitive à ce jour] représentent une autre priorité importante». La Tunisie a-t-elle réussi à faire mieux en moins de 2 mois ? Les chiffres ont la tête dure, d’autant qu’ils sont officiels !

Au risque que le Conseiller Rajhi ne nous classe, nous aussi, parmi les «professionnels du pessimisme» et bien que nous formulions les vœux les plus fervents de réussite de la Tunisie à convaincre son principal bailleurs de fonds, nous estimons que le GUN et ses conseillers, jouent simplement la montre et cachent beaucoup plus de vérités qu’ils n’en disent !

 

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Une personne a été blessée en ouvrant une enveloppe piégée au siège du FMI à Paris. Une source policière a confirmé à l’agence Reuters que l’explosion d’une lettre piégée a fait un blessé léger au siège parisien du Fonds monétaire international, situé dans le 16e arrondissement.

La victime, une assistante de direction, a été blessée aux mains et au visage lors de l’ouverture d’un courrier. La structure du bâtiment n’est pas endommagée. La police scientifique est sur place, a indiqué la même source.

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Jean François Dauphin, chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), qui a débarqué en Algérie le 12 mars 2017, à la tête d’une délégation, pour ausculter l’économie du pays, n’a pas perdu de temps ! Il a déjà commencé à distribuer les bons et les mauvais points…

D’abord les trains à l’heure. Dauphin a déclaré que l’économie algérienne, qui dépend fortement des recettes du pétrole, s’en tire plutôt bien. Il a affirmé qu’elle a su «résister au contre-choc pétrolier », rapporte l’Agence Ecofin. Par ailleurs il a noté chez les autorités algériennes «une vraie volonté de s’engager dans la voie [des] réformes [économiques] pour permettre une croissance pérenne qui soit la plus inclusive possible et qui permettra de donner du travail aux jeunes sans que cela ne soit soumis aux aléas de la conjoncture pétrolière». Ça c’est pour les bons points. Les mauvais maintenant…

Selon lui cette dynamique ne suffira pas à dissiper la menace que représente un chômage des jeunes trop massif. Il a invité les autorités à aller plus loin dans la diversification de l’économie, trop centrée sur les hydrocarbures et à propulser des secteurs générateurs d’emplois à l’abri des fluctuations des cours du brut…

Pourtant en septembre 2016, l’Office national des statistiques (ONS) avait estimé à 10,5%, le taux de chômage en Algérie, en recul en comparaison avec les 11,2% de 2015. Mais cette petite embellie, d’après le FMI, devrait être freinée par une hausse du PIB qui ne serait que de 2,9% en 2017, contre 3,6% en 2016….

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Le ministre de l’Investissement et de la Coopération internationale Fadhel Abdelkefi a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs questions dont les déclarations de la ministre des Finances, Lamia Zribi sur le gel des 2ème et 3ème tranches du crédit du FMI et la cession de certaines parts de l’État dans les banques publiques et les banques à participation non stratégique. Interview:

La ministre des Finances a récemment annoncé le gel par le FMI des 2ème et 3ème tranches du crédit qui seront accordées à la Tunisie, qu’est ce que vous en pensez?

Je pense que le discours de la ministre des Finances a été écarté de son contexte. Ce n’est pas cela qu’elle voulait dire. Elle voulait dire que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que les négociations avec le FMI sont des discussions dont relèvent  tous les autres crédits, avec la Banque mondiale, la Banque Européenne de l’Investissement (BEI) et la Banque Africaine de Développement (BAD).

Nous espérons que ces pourparlers aboutiront  le plus tôt possible.

Mais la date précise pour le versement de cette tranche de crédit était prévue pour décembre 2016?

Oui, justement! Il y a ce décalage parce que nous sommes en train de continuer à négocier avec le FMI et que nous allons accélérer le rythme de quelques mesures que nous avons analysées à l’intérieur et sur lesquelles nous sommes d’accord. Il  n’y a pas de différences de vue. La question des diktats imposés de l’extérieur n’est pas vraie du tout. Ce sont des discussions qui se font à l’intérieur de l’administration tunisienne et nous sommes convaincus de les mettre en place pour corriger et rattraper les choses.

Le FMI n’a rien exigé, il est en train de négocier sur beaucoup de dossiers et de dialoguer avec nous pour trouver des solutions à un certain nombre de problèmes.

Et sur les banques publiques?

Plusieurs scénarios possibles  sont sur le tapis  et nous nous n’avons pas encore tranché. Nous sommes encore en train de réfléchir, mais comme la a dit le chef du gouvernement,  que se soit pour les banques publiques ou pour celles mixtes, il y a des mesures qui vont être prises mais qui sont en phase d’étude.

Et quelle été votre position par rapport au dernier remaniement ministériel?

j’ai deux attitudes. Si je vais répondre à titre personnel, Abid Briki est un collègue. On a travaillé ensemble durant six mois. C’est un ami et quelqu’un qui a aidé le gouvernement. Briki est aussi militant et une personnalité publique connue. Je l’apprécie énormément.

Maintenant le chef du gouvernement a pris sa décision. Je n’ai pas à la commenter.  c’est le chef du gouvernement qui a pris une décision vis-à-vis de l’un  de ses ministres.

Khalil Gheriani est aussi une personnalité connue dans le monde des affaires sociales et des négociations.

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Le report du déboursement de la 2ème tranche du prêt du Fonds monétaire international souligne les défis induits par la mise en œuvre des réformes, auxquels fait face le gouvernement tunisien, a affirmé vendredi l’agence de notation Fitch. Les risques de financement de proximité d’échéance ont été atténués par l’émission sur le marché Eurobond d’un emprunt obligataire de 850 millions d’euros en février, mais de nouveaux retards sur les réformes pourraient accroître l’incertitude sur la perspective du financement de la Tunisie. Un décaissement d’un montant d’environ 320 millions de dollars devait intervenir suite à la revue du programme du FMI en novembre dernier. Mais les autorités tunisiennes ont confirmé que le paiement de la deuxième tranche a été reporté en raison de retards dans un certain nombre de domaines, notamment la fonction publique et la réforme fiscale. L’opposition politique a entraîné en 2016 le retrait du gel des salaires du secteur public prévu par la loi des finances 2017. Fitch prévoit que la masse salariale atteindra près de 15% du PIB à la fin de l’année en cours. Les autorités tunisiennes sont engagées dans un plan de départs volontaires pour les fonctionnaires, avec la suppression d’au moins 10.000 postes d’ici 2020. Le gouvernement envisage également la vente de ses participations dans les banques publiques.

Si la revue du programme du FMI se conclut positivement lors de la visite en Tunisie d’une mission du Fonds, avant fin mars, cela se traduirait par le décaissement de ladite tranche avant la fin du premier semestre 2017. Fitch prévoit un déficit d’environ 6% pour cette année, contre un déficit budgétaire de l’exercice 2016, estimé à 6,4% du PIB. L’agence de notation pense que la Tunisie devra emprunter l’équivalent de 7% du PIB en devises étrangères pour répondre à ses besoins budgétaires et d’amortissement en 2017.

Risques financiers liés au retard de décaissement

Sur le plan intérieur, Fitch souligne que la Tunisie emprunte l’équivalent de 2,8% de son PIB. L’émission d’un emprunt obligataire de 850 millions d’euros sur le marché financier le mois dernier facilite la satisfaction des besoins de financement étrangers à court terme. L’Eurobond de 7 ans a été obtenu au taux de rendement de 5,75%, et représente la première émission sur le marché, faite de façon autonome par la Tunisie depuis plus de deux ans. Il est estimé que le produit net de l’emprunt de 842 millions d’euros couvrira environ 60% des principaux paiements d’amortissement et d’intérêts en devises en 2017. Cette estimation implique l’extension du prêt qatari de 500 millions de dollars qui tombe à échéance en avril, conformément à un accord conclu par le gouvernement tunisien avec les autorités qataries.

La Tunisie compte à titre principal sur le financement multilatéral pour couvrir le déficit restant, notamment le FMI (environ 640 millions $), la Banque mondiale (environ 500 millions de dollars), la Banque africaine de développement (environ 300 millions de dollars), et l’Union européenne (500 millions d’euros). Fitch s’attend à ce que les bailleurs de fonds multilatéraux demeurent engagés à la transition en cours en Tunisie. Mais comme le montre le retard vis-à-vis du FMI, les risques financiers liés aux retards de décaissement (en raison de non –respect des engagements) ne peuvent pas être exclues. Cela rendrait la Tunisie dépendante des financements de marché moins prévisibles ou plus chers. Fitch a dégradé la note souveraine de la Tunisie de ‘BB-‘ à ‘B +’ en février au motif que la croissance économique a été plus faible en  raison du contexte des risques sécuritaires accrus et des retombées pour les finances extérieures et publiques. Les améliorations introduites au niveau de l’appareil de sécurité du pays pourraient contribuer à une normalisation de la situation économique. Le PIB a augmenté de 1,2% en 2016, et Fitch prévoit son accélération à environ 2,5% au cours des deux prochaines années, grâce à une hausse de la consommation privée et à une reprise prévue des investissements suite à l’adoption d’une nouvelle loi sur l’investissement en septembre 2016 et à l’élan positif généré par la conférence « Tunisie 2020», en novembre 2016.

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Une mission du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Corinne Deléchat a séjourné à Yaoundé du 20 février au 6 mars 2017 afin de mener des entretiens sur un programme économique et financier triennal pour le Cameroun.

Lors de sa visite, Corinne Deléchat a déclaré que  les services du FMI et les autorités camerounaises ont entamé des échanges sur un programme économique couvrant la période triennale jusqu’en 2019 et qui tracerait la voie vers une reprise économique durable et une croissance plus forte et plus inclusive.

Cette mission fait suite au Sommet du 23 décembre dernier à Yaoundé, durant lequel les chefs d’Etat de la CEMAC ont souligné la nécessité de mener un travail résolu et concerté pour préserver la stabilité macroéconomique dans la région, et d’engager des discussions avec le FMI et d’autres partenaires techniques et financiers pour contribuer à la résolution des défis économiques de la région.

Et d’ajouter que « La chute des cours des matières premières, les menaces sécuritaires dans le bassin du lac Tchad et, jusqu’à une période récente, les troubles civils en République centrafricaine ont eu des retombées négatives sur la situation extérieure et budgétaire du Cameroun. L’économie camerounaise a certes réussi à résister à ces chocs jusqu’à présent, affichant une croissance économique qui demeure relativement robuste, mais la dette publique s’est considérablement alourdie et les marges de manœuvre extérieures et budgétaires se sont sensiblement amenuisées… ».

 

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Entre la Tunisie et le Fonds monétaire international, l’épisode de la 2ème tranche semble approcher de sa fin. Une mission de l’institution de Bretton Woods est attendue à Tunis dans une dizaine de jours. Fin mars ou début avril, les 350 millions de dollars au titre de cette 2ème tranche seront déboursés au profit de l’Etat tunisien, a assuré le conseiller économique du chef du gouvernement, Ridha Saïdi qui espère ainsi que l’hypothèque sur ce déboursement gelé depuis décembre 2016, sera levée, pour remettre les pendules à l’heure entre les deux parties.

Accordé au titre du mécanisme élargi de crédit, ce crédit d’environ 2,9 milliards $ sur 48 mois, a vocation à soutenir les réformes économiques et financières du pays pour l’aider à promouvoir une croissance économique plus vigoureuse et mieux partagée en consolidant la stabilité macroéconomique, en réformant les institutions publiques — notamment la fonction publique —, en facilitant l’intermédiation financière et en améliorant le climat des affaires. La Tunisie s’y est engagée le plus solennellement du monde, mais à l’exercice, il a été constaté par les experts du FMI que la cadence des réformes n’allait pas de pair avec celle convenue. D’où la décision du gel du déboursement, interprétée comme un coup de semonce que l’échéancier fixé doit être strictement respecté et conduit au prorata des réformes indiquées, que d’aucuns assimilent à des « diktats ».

Le fait est que l’institution financière internationale, tout en réitérant sans relâche son soutien à la Tunisie, a été comme obligée de noter que le pays n’a pas fait assez de progrès sur les réformes prescrites pour être éligible à cette fameuse 2ème tranche, alors que son gouvernement était censé opérer des changements positifs sur la masse salariale du secteur public, les finances publiques et le secteur bancaire. Mais en décidant de dépêcher une délégation à Tunis, le FMI donne l’impression de prévoir une éclaircie. D’ailleurs, la ministre tunisienne des Finances, Lamia Zribi, en a tiré la conclusion que « si le Fonds n’était pas convaincu des progrès sur les réformes attendues, il aurait choisi de ne pas envoyer de délégation. Et au cas où il le ferait, il forcerait les autres bailleurs de fonds internationaux à reconsidérer leurs propres arrangements et accords financiers avec la Tunisie ».

Une autre grille de lecture

Mais, manifestement, les conjoncturistes du FMI ont une autre grille de lecture de ce qui attend la Tunisie en 2017 et au-delà. Ils prévoient une remontée de la croissance à 2,5% cette année, contre 1% en 2016. Le chef de la mission du FMI pour la Tunisie, Björn Rother, a estimé que «  l’économie tunisienne a bien résisté dans un environnement national et international difficile, et ceci va à l’encontre de tout ce qui évoque un « péril économique ». Pourtant, le FMI affirme que les défis macroéconomiques de la Tunisie sont « notables ». La dette publique du pays se situait à plus de 60% du PIB (produit intérieur brut) en 2016. L’institution a également noté que, même si la loi de finances 2017 peut aider à réduire le déficit budgétaire à 5,6 % du PIB cette année, contre 6% en 2016, le taux projeté est encore plus élevé que celui ciblé.

Pour combler son déficit budgétaire ou du moins l’atténuer, la Tunisie n’a d’autre choix que de sortir sur les marchés obligataires internationaux, avec à la clé, un passage des prêts libellés en dollars à ceux en euros, comme ce fut le cas en février dernier pour un Eurobond de 850.000.000 € sur 7 ans avec un rendement de 5,75%. Il n’en demeure pas moins que les bailleurs de fonds internationaux, emboîtant le pas au FMI, trouvent que la Tunisie ne va pas comme il se doit sur la voie des réformes. Et ce constat, retenu dans la notation des agences comme Fitch, n’est pas pour arranger la démonstration des Tunisiens. D’autant que, selon Bloomberg, la Tunisie figure parmi les quatre pays les plus susceptibles de faire défaut sur leurs paiements en Afrique. Selon le modèle de risque de crédit souverain de Bloomberg, qui intègre « les déficits budgétaires, les réserves de change, les prêts bancaires non performants et l’instabilité politique », la probabilité de défaut de la Tunisie est de 3,5%, le troisième taux le plus élevé en Afrique.

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Une mission du FMI va séjourner à Alger du 7 au 20 mars pour mener ses consultations annuelles sur l’économie algérienne, a appris l’APS jeudi auprès du chef de mission du FMI pour l’Algérie, Jean François Dauphin.La mission qui rentre dans le cadre des consultations menées au titre de l’article IV des statuts du Fonds monétaire international va discuter avec les autorités algériennes de la situation économique et des politiques économiques mises en oeuvre pour doper la croissance, a-t-il fait savoir.

Résolument plus optimiste, le FMI a maintenu en janvier dernier les prévisions de croissance pour l’Algérie à 3,6% en 2016 et à 2,9% en 2017, en anticipant une reprise à partir de 2021 à 3,4%.

Le FMI a gardé ses prévisions pour l’inflation en Algérie inchangées en 2016 à 5,9% contre 4,4% en 2015 et prévoit un taux de 4,8% en 2017.

Le solde du compte courant a représenté -15,1% du Pib en 2016 et devrait baisser à -13,7% du Pib en 2017 et maintenir la même tendance baissière jusqu’à 2021 à -6,3% du Pib.

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La ministre des Finances, Lamia Zribi, a affirmé que la Tunisie ne suit pas à la lettre les consignes du Fonds Monétaire International (FMI). « C’est la Tunisie qui a décidé de demander l’aide financière du FMI car cela lui permet de regagner la confiance des investisseurs », a déclaré la ministre, lors de son passage, ce mardi 28 février 2017 sur Express Fm/

Concernant la cession de parts dans les banques publiques, Lamia Zribi a indiqué qu’aucune décision n’a été prise à ce sujet : « Il y des divergences de points de vue quant à la question de cession de parts, mais le gouvernement tentera d’aplanir ces divergences dans les jours à venir », a indiqué la ministre à la même source.

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La décision du Fonds Monétaire International (FMI) de geler une partie du crédit réservé à la Tunisie a poussé le gouvernement à étudier la possibilité de vendre des parts dans certaines banques publiques ou à participation non stratégique, au cours de l’année 2017. Une proposition qui a été à l’origine d’une grosse polémique dans le pays. Certains experts en la matière ont considéré que la privatisation de ces banques est une ligne rouge alors que d’autres se réjouissent de cette orientation, estimant qu’une telle décision serait bénéfique pour l’État, notamment dans le renflouage des caisses et la réduction, entre autres, du déficit des finances publiques. Nous apprenons toutefois d’une source proche du dossier que le gouvernement de Chahed s’apprête à lancer officiellement la décision de privatiser prioritairement les banques à participation non stratégique, mais attend le moment opportun pour l’annonce. Il semble que le dernier remaniement ministériel ait bouleversé les choses, surtout avec le changement du ministre de la Fonction publique. Une décision n’a pas plu à la partie syndicale, qui a accusé Chahed de ne pas respecter l’esprit du pacte de Carthage, alors imaginez la réaction de l’UGTT avec une annonce officielle de privatisation!

Le député du Front populaire (FP) et président de la Commission des finances à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) Mongi Rahoui a affirmé, dans une déclaration,ce lundi 27 février 2017 à Africanmanager, que l’affaire de la privatisation des banques publiques ne date pas d’aujourd’hui, mais a été de nouveau mise sur la table à cause de l’énorme pression que subit Youssef Chahed de la part du FMI.

Il a par ailleurs indiqué que l’ARP s’opposera à cette orientation, avant de souligner que la privatisation des banques publiques est une ligne rouge. Dans une déclaration faite aux médias, il a en outre indiqué que le gouvernement n’a fourni aucun effort pour atteindre ses objectifs : « Qu’attendez-vous d’un gouvernement qui sert les intérêts des lobbies ? », s’est-il interrogé, avant de lancer qu’il est persuadé que l’État pourra céder des parts dans les banques publiques.

Et Rahoui de rajouter que les banques publiques appartiennent au peuple tunisien et que la décision de privatiser ces banques revient exclusivement à l’ARP.

De son côté, l’expert en économie et ancien ministre des Finances Houcine Dimassi a, dans une déclaration à Africanmanager, indiqué que la privatisation des banques publiques n’est pas la bonne décision et que cela aura certainement des effets négatifs. Et de préciser que les banques publiques appliquent les politiques et les stratégies financières et économiques que l’État a élaborées pour un certain nombre de secteurs dont le tourisme et l’agriculture, et que si elles sont privatisées, on ne peut plus parler de plan d’action.

Pour dépasser la crise financière des banques publiques, Dimassi a appelé à revoir la relation entre l’État et ces institutions financières à travers la signature d’un accord définissant les prérogatives de chaque partie. Les rapports actuels entre l’État et les institutions financières sont à caractère administratif, ce qui a aggravé, selon ses déclarations, la crise des banques publiques.

Il a fait savoir, en outre, que le FMI ne va pas encore accorder de crédit à la Tunisie parce qu’elle n’a pas tenu ses promesses et ses engagements en termes de réformes, rappelant l’augmentation récente des salaires dans le secteur public, une décision contraire à ce qui a été convenu entre le gouvernement tunisien et le FMI, qui a exigé la réforme de l’administration tunisienne, de la fonction publique et de la fiscalité. « La décision du gel des crédits aura certainement un impact négatif sur les autres bailleurs de fonds, telles que la Banque Mondiale ou encore la Banque africaine de développement (BAD) », a assuré Dimassi.

Quant à lui, l’ancien ministre du Commerce Mohsen Hassan a indiqué, dans un statut posté sur sa page Facebook, que la privatisation (totale ou partielle) des trois banques publiques, STB, BNA et BH, qui accaparent 40% des actifs bancaires en Tunisie, est un dossier épineux à gérer par le gouvernement de Youssef Chahed. « Beaucoup d’arguments plaident en faveur de ce désengagement de l’État de ce secteur vital pour l’économie tunisienne. Gain immédiat pour le gouvernement qui va trouver des ressources indispensables pour réduire le déficit des finances publiques », a-t-il expliqué.

De plus, un business model a été mis en place afin « d’améliorer leur compétitivité, de renforcer leur notoriété et de faciliter l’accès à de futurs partenaires stratégiques ou techniques privés »
La privatisation pourrait, ainsi, selon ses déclarations, encourager les partenaires de la Tunisie et être un facteur de dynamisation de la croissance. « Cela dit, la partie n’est pas gagnée. les partenaires sociaux et les employés de ces institutions, estimés à 6000, ont besoin d’être sensibilisés et impliqués dans cette grande reforme », a-t-il dit.

Et Mohsen Hassan d’ajouter que la situation économique et sociale dans le pays et le manque de visibilité de la classe politique risquent de constituer des handicaps qui empêcheraient l’opération d’aboutir dans des délais rapides.

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Les deuxième et troisième tranches du prêt accordé à la Tunisie par le Fonds monétaire international (FMI) pourraient être débloquées à la fin du mois de mars 2017, a estimé, dimanche, la ministre des finances, Lamia Zribi.

 » Une délégation du FMI est attendue, en mars prochain à Tunis, pour discuter du processus de mise en œuvre des réformes « , a-t-elle confié à l’agence TAP.
A ce propos, elle a envisagé le déblocage de la deuxième et de la troisième tranches (estimées à 700 millions de dollars), au terme de cette visite.
Le Fonds monétaire international a validé en mai 2016, l’octroi d’un crédit de 2,9 milliards de dollars à la Tunisie.

La Tunisie a jusque-là obtenu 320 millions de dollars à titre de première tranche, alors que le reste du montant sera versé en plusieurs tranches en fonction de l’avancement de l’exécution du programme de réforme économique défini.
Selon Zribi,  » la deuxième tranche de ce crédit aurait dû être versée en décembre 2016 « .

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Le Nigeria, on le sait, trinque en ce moment avec une sévère récession, chose que le pays n’a pas connue depuis 25 ans, vivant grassement des recettes du pétrole exporté vers les quatre coins du monde. Ce même pétrole, qui pesait avant la fonte des cours 70% dans les revenus globaux et à peu près 90% dans les rentrées en devises, est la cause des tourments des Nigérians. Et pourtant c’est le même pays qui refuse la main tendue du Fonds monétaire international (FMI) pour sortir, un tant soit peu, la tête de l’eau. Certes pas un refus frontal ou catégorique, sait-on jamais, mais refus tout de même…

En effet la ministre nigériane des Finances, Kemi Adeosun, a affirmé que son pays n’a pas besoin de faire appel au FMI pour résorber son déficit budgétaire, 7 milliards $ en 2016. « Nous considérons le FMI comme une solution de dernier recours, notamment en cas de difficultés avec les balances de paiement. Et le Nigeria n’en a pas. Ce que nous avons maintenant, c’est plus un problème fiscal », a indiqué la ministre, rapporte l’Agence Ecofin. Elle a ajouté que le gouvernement s’active actuellement pour mettre sur les rails son plan de réformes économiques afin d’éviter le recours aux institutions financières internationales.

«Nous mettons en place autant de réformes que ce que le FMI nous aurait imposé dans le cadre d’un financement. Les Nigérians veulent être responsables de leur propre futur. Nous voulons concevoir notre plan de réformes par nous-mêmes», a déclaré Mme Adeosun dans une interview diffusée mardi 21 février 2017.

Par ailleurs elle a livré les principaux indicateurs de l’économie nigériane ; elle a fait état d’une bonne tenue des recettes non-pétrolières et de changements dans la batterie de réformes économiques pour s’assurer que les prêts de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement vont être utilisés de manière optimale afin de doper la croissance. La ministre  des Finances a précise que ce dispositif sera fin prêt ce mois de février.

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« Les négociations avec les institutions multilatérales dont le FMI exigent des éléments importants , le premier c’est de prendre des engagements réalistes que nous sommes en mesure d’honorer », a fait savoir l’ancien ministre des Finances, Hakim Ben Hammouda dans une interview accordée au journal « La presse » et parue dans son édition de ce mercredi, 15 février 2017.

Et Ben Hammouda d’affirmer dans le même cadre que le vrai problème, c’est que nous acceptons des matrices d’engagements qui dépassent de loin  notre capacité d’exécution et qui tiennent pas compte particulièrement des périodes de transition où l’instabilité est grande et  des résistances face aux réformes. Le second point, selon lui, et une fois  que les engagements ont été pris, il faut impérativement les exécuter, estimant toutefois que « La mise en place des réformes exige un effort de coordination que malheureusement les départements en charge de ces questions notamment le ministère des Finances, le ministère de la Coopération internationale ou la Banque centrale ne sont pas en mesure d’imposer pour différentes raisons », a-t-il expliqué.

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Achraf Ayadi, expert financier résident en France a accordé à Africanmanager une interview exclusive où il a évoqué plusieurs points. il a parlé de la situation économique actuelle du pays, l’économie informelle, la dette extérieure, le chômage, la détérioration du pouvoir d’achat et de plusieurs autres questions . Il a aussi évoqué le problè du déficit budgétaire qui ne cesse de plomber l’activité économique mais aussi la baisse de la notation de la Tunisie par Fitch Ratings et le dernier rapport du Fonds Monétaire International (FMI) sur la Tunisie. Interview:

Comment vous  voyez la situation économique actuelle du pays?

Compliquée. La dégradation du pouvoir d’achat, l’explosion de l’économie informelle, l’incapacité de l’administration à assurer un service de qualité aux citoyens et aux investisseurs, la déliquescence des hôpitaux publics, de l’école publique, la détresse de la jeunesse,… L’économie est un tout qui ne se résume pas à quelques indicateurs macroéconomiques. C’est parfois à se demander si la Tunisie fait encore rêver, y compris ses propres enfants. C’est dommage car nous avons l’un des potentiels économiques les plus élevés d’Afrique et du mondearabe.

La Tunisie pourra-t-elle facilement maîtriser le déficit budgétaire qui ne cesse de se creuser au fil des années?

Le déficit budgétaire et la dette extérieure sont des maladies incurables pour un pays incapable d’augmenter les recettes sans plomber l’activité économique, ou de baisser les emplois sans causer de crise sociale. En la matière, nos gouvernants successifs n’ont fait que fuir leurs responsabilités et faire de la politique sur le dos de l’argent public. Fuir l’austérité est une chose, fuir ses responsabilités face aux déséquilibres macroéconomiques en est une autre. Notre économie n’est pas pilotée car, tout simplement, il n’y a pas d’autres projets économiques pour nos gouvernants que d’arriver avec le moins de dégâts possibles aux prochaines élections. Pas de cap, pas de stratégie, pas de vision et fort probablement pas les bons profils aux affaires pour faire face aux challenges immenses auxquels la Tunisie fait face.

Fitch Ratings a abaissé la note de la dette, quel effet sur la Tunisie? Et si notre pays sort sur le marché international, quel sera la réponse, selon vous? Est-il toujours simple pour la Tunisie de mobiliser des ressources de l’étranger?

La notation attribuée par les agences internationales à la Tunisie a valeur d’indice de crédibilité pour les bailleurs de fonds internationaux. Plus cette notation est favorable, plus la Tunisie serait capable de lever des montants significatifs à un coût soutenable. Le taux d’intérêt à servir aux investisseurs dans la dette tunisienne irait crescendo avec chaque dégradation de cette note. Il est certain que l’exercice budgétaire 2017 sera affecté par cette dégradation.

Les déséquilibres macroéconomiques actuels sont intenables à moyen terme : un accroissement non maîtrisé des dépenses publiques, une croissance économique faible, des déficits jumeaux chroniques, et une part significative de l’économie qui échappe à la contribution fiscale. Une augmentation des taux d’intérêts sur les levées de fonds en devises aggraverait la situation du service de la dette et pourrait, potentiellement, hypothéquer les possibilités futures de croissance.

Que proposez-vous pour sortir de cette situation ?

Pour moi, il y a deux urgences absolues : recrédibiliser l’Etat et rendre l’espoir à la jeunesse. Ce ne sont certes pas des choses faciles à faire, mais celui qui s’attend à ce que la tâche soit aisée ne devrait pas accepter de gouverner. Premièrement, redécrédibiliser l’Etat nécessiterait de porter plusieurs coups de taille à des cas avérés de corruption et de les utiliser pour donner l’exemple. Depuis les hauts fonctionnaires véreux qui ont pillé l’argent public, aux oligarques du stockage et de la distribution des produits frais qui font flamber les prix, en passant par quelques têtes de pont de la contrebande frontalière. L’État devrait également démontrer sa capacité à réformer et à se transformer. Il y a des entreprises publiques dans le secteur financier, dans celui des transports et de l’énergie qui attendent des décisions pas évidentes lorsqu’on n’a pas le courage politique de décider. Il y a un moment où les finances publiques ne peuvent plus se contenter de constater les pertes puis d’emprunter pour les éponger. Pour ce qui est de la jeunesse, l’autre urgence absolue, l’accélération du départ massif des plus qualifiés et dynamiques d’entre eux sous d’autres cieux, devrait nous interpeller fortement. Notre pays doit continuer à nous faire rêver et à nous dire que nous avons un avenir sur son sol auprès des nôtres. Il nous faut repositionner les programmes de formations pour donner plus de place à l’anglais et aux soft skills. Rapprocher les universités des entreprises est un impératif. Si on veut que le chômage devienne l’exception, il faut que la formation par alternance devienne la norme. Notre pays doit continuellement remobiliser ses compétences à l’étranger et leur proposer une voie de retour aux sources. Ils sont l’investissement de la société dans son propre avenir. Avec ce qu’ils ont appris, avec leurs réseaux, ce qu’ils peuvent apporter au quotidien ressemblerait, à mon sens, à un forum d’investissement permanent qui coûterait zéro au contribuable. Ne pas être capable de donner un nouvel espoir pour la jeunesse, c’est condamner la croissance économique et l’innovation de demain, et peut-être, l’incapacité de payer les retraites de ceux qui sont aujourd’hui en activité.

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Pendant cinq jours, le gouverneur de la BCT Chedly Ayari, la ministre des Finances Lamia Zribi et deux hauts cadres du MF, ont écumé les places financières de 3 pays, la France, l’Allemagne et l’Angleterre, à la recherche de financements pour combler les déficits du budget de l’Etat, à raison de 9 réunions, individuelles ou par groupes, par jour, avec les investisseurs et les bailleurs de fonds. La demande à Londres était tellement importante (70 investisseurs) que le marathon des réunions a dû se faire en groupes de 6 à 7 par membre de délégation. De 8 heures du matin à 20 heures. Même les déjeuners se transformaient en rencontres avec les investisseurs et à 18 heures, on se réunissait avec les organisateurs pour le feed-back des marchés.

  • Dur, dur de s’endetter dans ces conditions !

La discussion n’était pas facile comme en a témoigné l’agence de presse spécialisée Reuters, d’autant que la délégation tunisienne avait, en face d’elle, non des politiciens ou des bailleurs de fonds publics, mais des investisseurs privés, plus soucieux de bénéfices et de délais et conditions de remboursement que de la conjoncture interne de la Tunisie et des perspectives de son processus démocratique. «Nos vis-à-vis dans les discussions pendant le roadshow, sont au courant de tout ce qui se passe en Tunisie dans le détail. Ils ont, par exemple, attiré notre attention que les médecins tunisiens sont en grève et que les pharmaciens aussi, alors que nous discutions. Ils connaissent, par le nom, tous les dirigeants de l’UGTT et suivent leurs déclarations. Tous des signaux négatifs pour la communauté des bailleurs de fonds», nous avouait la ministre tunisienne des Finances Lamia Zribi, lors d’un entretien téléphonique avec Africanmanager.

La délégation tunisienne discutait aussi avec de jeunes loups des finances qui n’avaient cure de notre conjoncture de jeune démocratie et de transition économique. Et la pertinence des questions, face à des réponses dont les membres de la délégation ne maîtrisaient parfois pas toutes les ficelles et imposait un réalisme qui reste incompréhensible pour des vis-à-vis au langage purement technique et financier, rendait leur mission trop dure. «Des techniciens de la finance qui ne comprennent pas qu’on accorde des augmentations salariales alors que le budget ne le permet pas, ou qui ne comprennent pas qu’on ait un déficit commercial élevé alors qu’on refuse toujours de dévaluer notre monnaie», nous disait encore la ministre qui affirme à ce propos que «les investisseurs et les bailleurs de fonds ont été unanimes à poser la question autour de la dévaluation du Dinar». Et Lamia Zribi d’avouer que «la notation de Fitch a beaucoup perturbé le roadshow, beaucoup compliqué les négociations», admettant que «cela rend nécessaire, sinon impérieux, que la Tunisie fasse les efforts nécessaires pour améliorer sa note souveraine, car une autre dégradation nous fermerait les portes des bailleurs de fonds».

Des bailleurs qui ont parfois pressé la délégation tunisienne comme un citron, par des questions, non pas auxquelles ils n’étaient pas préparés, mais pour les réponses qui n’étaient pas parfois logiques pour les techniciens, purs et durs, des finances qu’ils étaient. Mais «on a bien défendu notre dossier et on a même réussi à faire changer d’avis certains par la sincérité des réponses et inspiré assez de confiance», pour arriver à ce taux de 5,625 %, selon le communiqué du ministère des Finances.

  • Les 850 M étaient un choix et suffiraient, si …

Beaucoup d’observateurs et d’analystes se sont par ailleurs demandé pourquoi ne pas avoir pris plus et si la délégation tunisienne, n’avait pas, en fin de compte, échoué dans sa mission. «Nous avions un objectif maximal de 1 Milliard d’euros, selon le mandat qui nous avait été donné par l’ARP. Le montant était en fait un choix, parce que nous avions dû faire le ménage, dans les 206 offres représentant un montant de 1,6 Milliards euros, entre véritables investisseurs, les bonnes banques et les bons fonds d’investissements, pour ne pas tomber dans le spéculatif. Les conditions de certaines offres, comme en matière de taux d’intérêt, de coupon, de maturité et de taux spéculatifs, nous ont finalement fait faire le choix des 850 M pour une maturité de 7 ans, selon les termes du mandat qui nous a été donné par l’ARP et qui était d’une maturité entre 7 et 10 ans. Une plus courte maturité ne nous aurait pas été favorable et une maturité plus longue nous aurait coûté plus cher», a indiqué la ministre tunisienne des Finances à Africanmanager.

Pour la ministre Zribi, «le montant est au-delà des prévisions budgétaires pour l’apport des bailleurs de fonds étrangers et même en-dessous de nos besoins », assure-t-elle, affirmant ne jamais avoir parlé d’un montant d’un Milliard d’euros. Pour elle, «les 850 M devraient être suffisants, à condition de réussir nos discussions avec la BAD, la Banque Mondiale et le FMI dont les autres bailleurs de fonds attendent la réaction, qui devrait normalement arriver en mars prochain, pour se décider de leur côté».

  • A quand un roadshow local des vérités ?

Satisfaite du résultat de la mission, la ministre des Finances insiste pour dire que «le résultat du road-show reste quand même une marque confiance dans le risque Tunisie», dans sa résilience et sa capacité à rebondir. Elle n’en reste pas moins réaliste. «Nous l’avions constaté, l’appréciation externe du risque Tunisie, fait encore peur aux investisseurs, qui ne voient toujours pas les effets des réformes et des améliorations. Le grand hic pour les bailleurs de fonds, reste le déficit budgétaire et courant et l’avancement des réformes qui ont été finalement les deux grands points d’achoppement pour cette sortie sur le marché européen de la dette. Il nous faut nous remettre au travail et avancer plus vite dans les réformes, sinon la prochaine sortie sera encore plus difficile dans de telles conditions», indique-t-elle.

Il reste maintenant, au chef du gouvernement en personne, de faire sa part du travail, celle qui consiste à parler au peuple, à travers un roadshow de réunions populaires et non assis sur un fauteuil derrière les caméras, pour lui dire la gravité de la situation et l’appeler à reprendre le travail et à redoubler d’effort pour remettre son économie en marche et ne pas décevoir tous ceux qui attendent un avenir meilleur de la révolution !

 

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La Directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a indiqué à Dubaï que l’Algérie constituait «un bon exemple» en matière de maîtrise de politique budgétaire à travers le programme mis en place fixant les objectifs de recettes et de dépenses sur plusieurs années, rapporte le site d’informations, obervalgerie.com

S’exprimant au cours du deuxième forum arabe des finances publiques qui se tient à Dubaï, Mme Lagarde a souligné «la nécessité pour les économies arabes de définir les objectifs de recettes dans la conception d’une politique fiscale globale.», indique la même source. La définition de ces objectifs aide à aligner les recettes sur les dépenses aussi bien à court qu’à long terme.

«L’Algérie constitue un bon exemple. La loi de finances de 2017 prévoit un cadre à moyen terme qui fixe des objectifs de recettes et de dépenses pour les trois exercices à venir», a-t-elle relevé à ce propos.

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M. Björn Rother, Chef de mission pour la Tunisie, a fait la déclaration suivante au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016 (voir communiqué de presse 16/238).

«L’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile. Le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé.

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats.

«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables.

«L’équipe a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement , M. Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Mme Lamia Zribi, le Ministre de l’Investissement, M. Fadhel Abdelkefi, le Ministre de la Fonction publique, M. Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, M. Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles.»

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Indicateurs au vert pour les réserves en devises de l’Egypte. D’après la Banque centrale égyptienne, elles s’établissent à 26,4 milliards de dollars en janvier 2017, contre 23 milliards en novembre 2016. A noter que cette embellie est due aux 12 milliards de dollars de prêt du Fonds monétaire international (FMI), dont le gouvernement égyptien a encaissé une partie en novembre dernier, 2,75 milliards de dollars.

L’Egypte doit cette bienveillance du FMI a une décision forte et courageuse : Laisser flotter la monnaie locale, qui avait jusqu’ici une parité fixe avec le dollar.
Une délégation du FMI était d’ailleurs au Caire en janvier pour fignoler les modalités du deuxième versement de l’emprunt triennal, qui devrait être de 1,25 milliard de dollars. Toutefois l’Egypte a dû montrer patte blanche pour amener l’institution financière à de meilleurs sentiments, notamment en taillant dans les dépenses publiques, ce qui a été durement ressenti par les populations. Le gouvernement a dû par exemple lâcher du lest sur le contrôle des capitaux, supprimer des subventions à l’énergie, réformer des entreprises publiques et revoir en profondeur la politique monétaire pour stabiliser l’économie et renouer avec la croissance à long terme. Par ailleurs l’Égypte a dû céder 4 milliards de dollars d’eurobonds en janvier 2017, à des tarifs en-dessous de ceux qui avaient été fixés.

A souligner que le pays est tout de même très loin du niveau de ses réserves de change avant le soulèvement populaire de 2011, 36 milliards de dollars. On connait les retombées de l’instabilité politique et sécuritaire qui a suivi la chute de Hosni Moubarak, avec le départ massif des touristes et des investisseurs étrangers…

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