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L’Etat est le plus gros consommateur d’énergie

L’Etat est le plus gros consommateur d’énergie, comme en témoigne les sommes colossales dépensées dans les bons d’essence des voitures véhicules publics. Dans une déclaration à Africanmanager, en marge d’une rencontre, tenue ce jeudi, 11 avril 2013, autour du thème : « Energies renouvelables ; quelles opportunités pour la Tunisie ? », Abderraouf Ben Saïd président de l’association tunisienne pour la maîtrise de l’énergie, nouvellement créée, a indiqué que les bons d’essence coûtent à l’Etat plus de 20 millions de dinars par mois, soit environ 250 millions par an. Cela concerne 70 000 voitures publiques dont 5 000 sont à la disposition des hauts cadres de l’Etat et 65 000 sont des voitures de service. Il faut préciser à cet égard, que le montant de 1,470 DT du litre d’essence est un prix subventionné par la caisse de compensation. Le prix réel, selon Abderraouf Ben Saïd, est de 2500. On vous laisse imaginer, alors, le coût réel de ces bons d’essence!

Il a expliqué qu’aujourd’hui, la situation ne permet pas de continuer dans la même politique que celle des années 80. Il a appelé à changer cette réglementation réagissant les bons d’essence : « La Révolution est là pour changer tout ce qui a été mal fait, entre autres, cette réglementation qui date des années 80 », a-t-il dit, en proposant de remplacer les bons d’essence par une prime fixe. Et de souligner que les premiers responsables des institutions publiques ainsi que les directeurs centraux sont mal payés, donc on peut remplacer tout ce qui est consommation énergétique par une prime de consommation.

Il a ajouté que, durant les années 80, la balance énergétique de la Tunisie était excédentaire et que, dans le même temps, les salaires des cadres ne suffisaient pas à leurs besoins et aux dépenses induites par leur statut, d’où la mise en place de cette réglementation permettant aux cadres, aux premiers responsables et aux institutions publiques de disposer d’un complément à leur salaire sous forme de bons d’essence. Pour les directeurs généraux, la consommation est de l’ordre de 250 litres par mois, tandis que pour les dicteurs centraux, elle est de 200 litres.

Il a souligné, en outre, que l’Etat est la locomotive qui tire vers l’avant et pas vers l’arrière, citant l’exemple des Européens et plus précisément la France qui vient de commander des voitures électriques pour les responsables des établissements publics.

Cela dit, et concernant la rencontre sur les énergies renouvelables, Abdelhamid Khalfallah, sous-directeur général des énergies au ministère de l’Industrie, a affirmé que les énergies renouvelables sont le moteur de l’intégration industrielle et du développement régional, ce qui nécessitera beaucoup plus d’investissements dans ce secteur.

Il a fait savoir, dans ce cadre, que le projet de la STEG pour la construction d’une centrale CSP de 50 MW est en phase d’étude tandis que celui de la SITEP, d’une capacité de 40 MW dont 5 MW seront financés au titre de la coopération japonaise (NIDO). Une étude a été menée, en septembre 2012, et l’accord de financement est en cours d’étude par la partie japonaise.

En ce qui concerne l’énergie photovoltaïque, il a souligné que plus de 13000 ménages ont été raccordés au réseau. 15 MW PV seront installés à l’horizon 2016 (presque 3MW ont été déjà installés à ce jour), et 3MW/an le seront, durant les prochaines années.

Une centrale photovoltaïque de 10 MW verra aussi le jour. Une étude de faisabilité été finalisée par la STEG, en septembre 2012. Ainsi, le projet de pompage et de dessalement PV (63 puits au sud) dans le cadre de la coopération japonaise, est en cours.

Au sujet de l’éolien, le taux d’intégration dans les zones industrielles a atteint 43% dont 14% pour le génie civil.

Abdelhamid Khalfallah a précisé qu’un nouveau cadre réglementaire pour le développement des énergies renouvelables est en cours de finalisation pour encourager davantage l’initiative privée pour la production de l’énergie renouvelable (essentiellement solaire, éolien et biomasse) destinée à la vente exclusive à la STEG ou à l’exportation. Une commission a été créée au ministère de l’Industrie qui englobe tous les intervenants du secteur pour l’élaboration du nouveau cadre.

Il ya lieu de signaler que la production électrique en Tunisie est assurée à plus de 98% par des centrales thermiques et 1,3% par les énergies renouvelables (hydraulique, éolien). La part des énergies dans la capacité nationale de production énergétique est passée de 2,7% à 6% entre 2004 et 2010. La part de l’électricité verte dans la capacité nationale de production électrique devrait ainsi passer de 16% en 2016 à 40%, en 2040, a précisé Nadia Benallouche, chercheur à l’institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC).

Khadija Taboubi

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