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Frappe de Sabratha

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Cinq jours après la frappe américaine contre un camp d’entraînement de Daech à Sabratha en Libye, on ignore encore si  le chef terroriste tunisien à Daech, Noureddine Chouchane, la principale cible de ce raid, a été effectivement tué. Le Pentagone l’avait donné le jour même pour  « très probablement tué », sans autre forme de précision en attendant, expliquait-il, la fin de l’évaluation des résultats de l’opération de vérifications par les experts militaires et de renseignements. Le ministère américain de la Défense s’est tenu, depuis, à cette version sans y changer un iota, suscitant des doutes sur le sort du « cadre opérationnel » tunisien.

Un point de presse du porte-parole officiel du Pentagone, Peter Cook, était attendu ce mardi dans la soirée comme le mentionne le site officiel du ministère US de la Défense. La lanterne des journalistes serait-elle pour autant éclairée ?  On ne peut jurer de rien alors que chacun y va de sa conjecture et que, sur place, à Sabratah, le maire de la ville semble, Houcine Dhaoudi, a l’air dubitatif, voire affirmatif quant au sort de Noureddine Chouchane. En effet, il n’a pas écarté que ce dernier soit toujours en vie « en l’absence d’informations étayant sa mort », a-t-il dit dans une déclaration, mardi, à Assabahnews. D’autant, ajoute-t-il, que les premières investigations conduites par les enquêteurs libyens qui ont interrogé les quatre blessés tunisiens qui ont survécu à la frappe n’ont pas abouti à des conclusions probantes et irrécusables. Ils auraient déclaré, dans leurs dépositions, qu’ils connaissaient uniquement un individu qui répondait au nom de guerre « Assem » et un autre à celui de « Abou Talha », étant noté à ce propos qu’un document portant le nom de ce dernier a été trouvé sur le lieu de la frappe. Il reste à savoir si ce nom de guerre est effectivement celui de Noureddine Chouchane.

En revanche, le maire de Sabratha a été on ne peut plus catégorique au sujet du chef d’Ansar charia, Abou Iyadh, dont on avait dit qu’il a été tué dans le raid. « Je doute fort qu’il fût présent sur les lieux au moment de la frappe, et plus encore qu’il ait péri », a-t-il affirmé. Il a, cependant, souligné que le bilan de la frappe est monté à 50 tués dont 48 Tunisiens, tous des terroristes, a-t-il précisé à l’exception de deux Serbes, enlevés depuis des mois et retenus en otages dans le camp d’entraînement, outre quatre blessés tunisiens qui ont été remis au procureur général de Tripoli, chargé de l’enquête.

Il n’en a pas moins révélé que parmi les tués de nationalité tunisienne figurent une femme âgée et une jeune fille, dont l’une portait un gant dans une main, alors que l’autre main est introuvable, perdue dans le raid. Il a ajouté, dans le même ordre d’idées, que les autorités de Sabratha n’ont pas réussi à établir des canaux de communication avec les autorités tunisiennes aux fins de l’identification des tués avant la remise de leurs dépouilles, au contraire de celles des deux otages serbes rapatriées dans leur pays. Il est dès lors dans l’ordre des choses que les autorités tunisiennes n’en sachent pas davantage, comme l’a souligné, ce mardi, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Noureddine Jhinaoui, qui a reconnu que son département ne dispose pas de données précises sur le nombre des Tunisiens tués et blessés.

La Tunisie l’a échappé belle !

Expliquant davantage le but de la frappe américaine à Sabratha, le Pentagone a affirmé qu’une attaque «de grande envergure était en préparation» dans le camp d’entraînement bombardé. Le camp détruit était «concentré sur des entraînements pour mener des opérations, le type d’opérations que l’on a vues en Tunisie», allusion aux attentats du Bardo et de Sousse, a-t-il  justifié.

«Nous sommes certains que la frappe a empêché une tragédie plus grande avec une quelconque sorte d’attaque extérieure. Le type d’entraînement qu’ils menaient ainsi que la proximité avec la frontière tunisienne suggèrent qu’un forfait de plus grande envergure était en préparation», a-t-il détaillé.

Dans le camp où, selon le Pentagone, jusqu’à 60 djihadistes s’entraînaient, «des personnes travaillaient en petits groupes synchronisés et coordonnés (…) avec de petites armes», a poursuivi le porte-parole du Pentagone.

Le ministère américain de la Défense estime à quelque 5000 le nombre de combattants de l’EI désormais en Libye, où l’organisation ultra-radicale, jusqu’ici surtout implantée en Syrie et en Irak, voit ses rangs gonfler.

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C’est son ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui qui l’affirme : la Tunisie a appris en même temps que tout le monde la nouvelle de la frappe aérienne américaine contre le camp d’entraînement de Daech à Sabratha. S’exprimant mardi sur Mosaïque fm, il a ajouté que le raid est une initiative américaine unilatérale entrant dans le cadre de la politique US de lutte contre le terrorisme. Le ministre a indiqué que son département ne dispose pas non plus de données précises sur le nombre des tués et blessés.

En tout cas, il a affirmé que la frappe américaine à Sabratha n’a pas été menée sous le chapitre 7 de la charte de l’ONU qui autorise les actions militaires, ajoutant que la Tunisie est contre toute intervention militaire « improvisée » en Libye, soulignant, en outre,  l’impératif pour cette intervention d’être menée sous le couvert de la légalité internationale et en application d’une résolution du Conseil de sécurité.

Cette position, a-t-il dit, est partagée par l’Algérie, deux pays qui soulèvent la question de la manière dont doit être conduit le processus du règlement politique et de la formation du gouvernement libyen, notant que la position de l’Egypte est proche de celle adoptée par la Tunisie qui insiste, par ailleurs, que Tripoli soit la capitale de la Libye et le siège du gouvernement libyen.

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