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Gabon

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Jean Ping, challenger du président sortant, Ali Bongo, officiellement réélu à la présidentielle d’août 2016, n’a pas enterré la hache de guerre. Non seulement Ping continue de contester la réélection de Bongo, au terme d’un scrutin émaillé d’irrégularités, de l’avis même des observateurs européens, mais il a promis de prêter serment « bientôt ». C’était hier vendredi 23 décembre lors d’un meeting avec des membres de l’opposition et de la société civile. Il a même appelé la police et l’armée gabonaise à se joindre à lui dans son bras de fer contre Bongo. Le pays risque très gros…

Les choses ne sont guère plus réjouissantes du côté de l’assemblée parlementaire UE-ACP (les pays de l’Union Européenne et de l’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique). Aucun accord sur une résolution concernant le déroulement des élections gabonaises n’a pu sortir des débats. La mission d’observation de l’UE avait qualifié le processus électoral gabonais de « non transparent » et les résultats de « très douteux », mais rien de tangible et surtout permettant de démêler la crise politique n’a été obtenu depuis.

Jean Ping quant à lui est plus actif que jamais sur la scène politique locale et internationale. Dernièrement, il avait même déposé une plainte à la Cour Pénale Internationale, accusant le pouvoir gabonais de « crimes contre l’humanité »…

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Une Mission de prospection et de B to B d’Hommes d’affaires Tunisiens est organisée au Gabon avec la participation d’une dizaine d’entreprises tunisiennes principalement du secteur des Tics qui séjournent à Libreville du 4 au 10 décembre 2016.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du programme Business Reform and Competiviness Project (BRCP) financé par l’USAID en collaboration avec le Centre de promotion des exportations CEPEX, l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) et Tunisie Afrique Export.
Le programme de la délégation tunisienne s’articule autour de 2 axes principalement ;les journées B to B et les visites de sites.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Ministre de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises chargé de l’Entreprenariat National, M. Biendi MAGANGA-MOUSSAVOU.
Pour rappel, l’économie numérique gabonaise a généré un chiffre d’affaire de 447 millions d’euros en 2014 soit 5% du PIB et a permis la création 12000 emplois directs et indirect. Ainsi le Secteur des TIC est un pôle stratégique pour le gouvernement gabonais. A cet effet un plan stratégique  » Gabon émergeant  » est lancé dont l’objectif est de faire du Gabon un pôle régional des services numériques.

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Le Premier ministre du Gabon, Emmanuel Issoze Ngondet, a annoncé, dimanche 2 octobre, la formation d’un gouvernement marqué par l’absence de toute figure de l’opposition liée à Jean Ping, après la réélection contestée d’Ali Bongo Odimba à la présidence, rapporte la chaîne France 24.

Le seul représentant de l’opposition à figurer dans le gouvernement est Bruno Ben Moubamba, arrivé troisième lors du vote du 27 août, loin derrière Jean Ping et Ali Bongo. Autre fait remarquable : le ministère de la Défense est rattaché au secrétaire général de la présidence, un proche du chef de l’État.

D’après la même source, l’équipe composée de 40 membres se voulait « largement ouverte aux forces vives de la nation » et compte un peu plus de 30 % de femmes, a précisé le Premier ministre lors d’un point presse organisé au palais présidentiel après plusieurs jours de tractations.

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Le moins qu’on puisse dire est que la mission d’observation électorale (MOE) de l’Union européenne n’est pas du tout convaincue par le verdict de la Cour constitutionnelle gabonaise, qui a confirmé la victoire du sortant, Ali Bongo Ondimba, face à Jean Ping. Les observateurs européens regrettent que la Cour constitutionnelle « n’ait pas été en mesure de rectifier de manière satisfaisante les anomalies observées lors du recensement des votes » du scrutin présidentiel du 27 août. Voilà qui ne va pas arranger les choses entre l’exécutif gabonais et la communauté internationale…

La mission « note des faiblesses techniques importantes » dans le traitement du contentieux électoral et déplore « que la Cour soit contrainte de statuer sur des procès-verbaux fournis par la Commission électorale », dans un communiqué émis deux jours après la validation, vendredi dernier, après la réélection d’Ali Bongo par la Cour. Cette dernière a réfuté en bloc tous les arguments de Ping.

« L’absence de confrontation des différentes copies des procès-verbaux (…) révèle une grande faiblesse du système électoral », signale l’observatrice en chef Mariya Gabriel, citée dans le communiqué. La mission indique qu’elle a mis le doigt sur d’« évidentes anomalies dans les résultats pour la province du Haut-Ogooué, où le taux de participation a été annoncé à 99,93 % ».

A signaler que dans ce bastion familial des Bongo, le président sortant avait recueilli un score écrasant de 95 % des voix, ce qui aurait suffi à lui donner un avantage décisif sur l’opposant Jean Ping dans tout le pays, d’après les premiers résultats de la Commission électorale. La Cour constitutionnelle a rogné à peine ces résultats suite au recours de Ping, qui exigeait un nouveau décompte des voix dans cette province.
Résultat final : Ali Bongo est élu avec 172 990 voix (50,66 %) devant Jean Ping (161 287 voix, 47,24 %), selon la Cour. L’opposant a tout de suite crié au « déni de justice » et émis un appel à la communauté internationale, sans pour autant préciser ses intentions, mais on peut supposer qu’il va continuer à secouer le cocotier, qu’il a déjà fragilisé.

Rien ne sera plus comme avant

Mme Gabriel déplore que « les doutes sérieux sur les résultats du Haut-Ogooué n’aient pas été levés de manière satisfaisante », néanmoins elle demande à « tous les acteurs » de privilégier « la voie des recours juridictionnels encore à leur disposition [plutôt que] celle de la violence ». Enfin elle s’engage à livrer le 12 juillet 2016 « un rapport final détaillé » sur les observations de la mission.

Ce qu’on peut dire d’ores et déjà, c’est que la communauté internationale ne se bouscule pas pour adresser ses félicitations à Ali Bongo. « La France constate que l’examen des recours n’a pas permis de lever tous les doutes », a déclaré publiquement le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.
Le gouvernement gabonais a vu rouge et a vertement réagi, par la voix de son porte-parole, Alain-Claude Bilié-By-Nzé : « Nous déplorons que le Quai d’Orsay se soit déporté à Bruxelles ». Pour Libreville, Paris épouse les conclusions des observateurs de l’UE, forcément orientées et subjectives.

Les Nations unies en ont rajouté une couche en exigeant « la libération des personnes détenues de façon arbitraire ».
Piqué au vif par la défiance d’un partenaire historique comme la France, Ali Bongo a lâché sur RFI : « Nous n’avons besoin de personne pour parler des problèmes du Gabon (…). L’ingérence n’est pas une bonne chose ».

En tout cas ce qui est sûr c’est que le président sortant aura beaucoup de mal à tenir les rênes d’un pays divisé et meurtri par les violences post-électorales. A ajouter au fait que cette fois la communauté internationale fera défaut à Bongo fils, après avoir fermé les yeux sur les débordements et les abus de son papa, Omar Bongo, durant son très long règne (de 1967 à 2009, date sa mort).

Ali Bongo sera officiellement investi ce mardi 27 septembre pour un second septennat, vers quel destin pour ce riche pays pétrolier de moins de 2 millions d’habitants ? Nul ne peut le dire…

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Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a appelé, dans un communiqué rendu public vendredi 16 septembre 2016, la Commission de l’UA à mobiliser des observateurs au Gabon en vue d’assister la Cour constitutionnelle dans l’examen du recours déposé par le candidat de l’opposition Jean Ping, rapporte la chaîne BBC Afrique.

L’ancien président de la commission de l’UA avait déposé le 8 septembre dernier un recours devant la Cour constitutionnelle de son pays. Jean Ping conteste ainsi la réélection annoncée d’Ali Bongo et notamment les résultats dans la province du Haut-Ogooué où le chef de l’Etat sortant est crédité de plus de 95 % des voix.

Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA recommande que ces observateurs soient sélectionnés parmi d’éminents membres de hautes juridictions africaines francophones, a ajouté la même source.

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Jean Ping, le challenger d’Ali Bongo à la présidentielle, a décidé de varier son angle d’attaque contre les résultats de l’élection. Il a déposé un recours hier jeudi 08 septembre auprès de la Cour constitutionnelle pour obtenir l’invalidation de la victoire officielle de Bongo Ondimba, après que son camp l’a contesté dans la rue.

Les supporters de Ping et Bongo crient à la fraude dans certaines régions lors du scrutin du 27 août. Mais le camp de Ping pointe surtout du doigt la région du Haut-Ogooué, a confié à Jeune Afrique Jean-Gaspard Ntoutoume, directeur de campagne de Jean Ping. Dans cette partie du pays, où est né le chef de l’État sortant, le taux de participation s’établit officiellement à 99,98%. Depuis l’élection, l’opposition réclame énergiquement un recompte des voix, bureau de vote par bureau de vote, dans cette région, ce que refuse catégoriquement Bongo au motif que cette disposition n’est pas prévue par la Constitution. Jean Ping n’a pas voulu au départ saisir la Cour constitutionnelle, doutant de son indépendance.

Quant au camp d’Ali Bongo Ondimba, Alain-Claude Bilie By Nze, le porte-parole, avait évoqué « une fraude massive » dans la province du Woleu-Ntem, connue pour être acquise à la cause de l’opposition.

Une délégation de chefs d’États de l’Union africaine avait prévu de se rendre à Libreville pour tenter de faire baisser la tension, mais le voyage a été ajourné pour des raisons obscures…

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Selon BBC Afrique, la France a décidé d’augmenter ses effectifs militaires au Gabon, après avoir appris qu’«une quinzaine» de ses ressortissants établis dans ce pays avaient disparu. S’appuyant sur les explications du journaliste français Antoine Glaser, spécialiste de l’Afrique, BBC indique que «ce renforcement d’effectifs par le deuxième régiment de parachutistes va surtout servir à la protection des ressortissants français» vivant au Gabon.

Le régiment nouvellement déployé fait partie de la catégorie permettant d’ «intervenir rapidement», selon Glaser. «Il s’agit d’un régiment légionnaire, aguerri, qui connaît le Gabon», a-t-il expliqué à BBC Afrique, ajoutant que le renforcement de la présence militaire française au Gabon ne favorise ni l’opposition, ni le pouvoir, malgré cette «sorte de défiance de Paris à l’égard d’Ali Bongo», déclaré officiellement vainqueur de la présidentielle, ce que conteste l’opposition…

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L’Union africaine (UA) a décidé d’envoyer une délégation au Gabon, en vue de résoudre la crise politique dans ce pays, a annoncé le président tchadien, Idriss Déby Itno, président en exercice de l’UA.

Selon la BBC Afrique, la délégation de l’UA se rendra à Libreville et sera composée de chefs d’Etat africains, de hauts responsables de la Commission de l’organisation continentale et de représentants des Nations unies.

 

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Une coalition des ONG de défense des droits de l’homme et de la démocratie a décidé de mettre sur pied un comité de crise à Libreville, la capitale gabonaise. Selon le correspondant de la chaîne de BBC à Libreville, près de 800 personnes ont été arrêtées dans la capitale gabonaise suite aux troubles post-électoraux. Dans l’ensemble des autres régions du Gabon, plus de 300 personnes ont été interpellées parmi les manifestants qui ont contesté la réélection d’Ali Bongo Ondimba.

Les conditions de leur détention préoccupent l’ordre des avocats, qui s’inquiète des violations des procédures judiciaires. Aucun avocat n’a été sollicité pour défendre les personnes détenues par la police ou la gendarmerie, accusées d’avoir participé aux pillages de commerces, aux violences publiques et aux destructions de biens d’autrui. Devant les commissariats, de nombreux proches des personnes interpellées, en détresse, tentent d’avoir des nouvelles, a affirmé la même source.

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Les forces de sécurité gabonaises ont arrêté plus de mille personnes durant la deuxième journée de violence suite aux élections présidentielles. Trois personnes auraient trouvé la mort à Libreville, rapporte la chaîne BBC.

Des manifestants soutenant le camp de l’opposition ont envahi les rues de la capitale gabonaise peu après l’annonce de la victoire d’Ali Bongo Ondimba aux élections présidentielles.

L’ONU, l’Union Européenne, Washington et la France appellent à une meilleure transparence autour des résultats. Le ministre de l’Intérieur Pacome Moubelet Boubeya a déclaré que ce jeudi, 800 personnes ont été arrêté à Libreville et 400 autres dans les autres provinces, a ajouté la même source.

 

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Après le vote d’hier samedi 27 août, les électeurs gabonais attendant avec une certaine fébrilité l’annonce du nom de celui qui va présider aux destinées du pays. Les deux camps, celui du président sortant, Ali Bongo Ondimba et de son opposant, Jean Ping, un ancien dignitaire du régime de feu Omar Bongo, revendiquent la victoire et se jettent à la figure des accusations de fraudes.

Ce dimanche après-midi, Jean Ping a fait sensation devant la presse et ses partisans à Libreville en se déclarant vainqueur de la présidentielle, dont les résultats officiels devraient être annoncés ce mardi. « Je suis l’élu. J’attends que le président sortant m’appelle pour me féliciter », a affirmé avec aplomb le challenger d’Ali Bongo Ondimba.

Si Bongo est terrassé, ce serait un séisme politique majeur dans un pays où sa famille règne sans partage depuis des décennies (le papa, El Hadj Omar Bongo Ondimba, de 1967 à sa mort, en 2009 ; et le fils depuis cette date)…

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Le Gabon dispose actuellement de plus de 3000 chambres d’hôtel. Ce chiffre est synonyme d’une forte hausse des chambres d’hôtel qui étaient estimées en 2009 à 1500. Cette hausse symbolise également une avancée notable du climat des affaires au Gabon qui est devenu une attraction, malgré les aléas de la conjoncture économique, a annoncé le site « Financial Afrik »

Le pays d’Ali Bongo veut  booster le secteur touristique, avec un plan stratégique de développement. Les autorités gabonaises tablent sur un doublement du nombre de touristes et sur une hausse des recettes dans le secteur d’ici quelques années.

Contribuant à hauteur de 6% dans le PIB du pays, le tourisme enregistre environ 470 milliards de Francs CF de recettes annuellement.Ces chiffres sont appelés à évoluer. En prélude à la 31e édition de la Coupe d’Afrique des nations que le Gabon abrite au début de l’année prochaine, la situation des infrastructures touristiques va connaitre un nouvel essor, a ajouté la même source.

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La famille Bongo n’a pas l’intention de laisser le pays entre d’autres mains… que les siennes. Après Omar Bongo Odimba, président de la République de 1967 à 2009 (plus de 41 ans), son fils, Ali Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 2009 et qui ferraille actuellement contre ses opposants pour arracher un nouveau mandat en août 2016, voilà que la troisième génération sonne déjà à la porte. En effet la fille aînée d’Ali Bongo, Malika Dossou Bongo Ondimba, a un appétit pour le fauteuil présidentiel. Elle s’est fendue d’un post sur sa page Facebook ce week-end pour le faire savoir.

« Je suis maire depuis deux ans déjà et je ne compte pas m’arrêter (…) car j’ai des ambitions énormes pour le Gabon », dit-elle. Elle a ajouté : « Pourquoi pas une femme présidente de la République du Gabon en 2022 ? Tout sera possible. ». De quoi énerver un peu plus les opposants de son père, dont des dissidents du Parti démocratique gabonais (PDG), la formation au pouvoir, qui ont juré de faire mordre la poussière à Bongo fils à la présidentielle.

Certes la prétendante, qui a à peine 32 ans, devra prendre son mal en patience puisque la première joute électorale à laquelle elle pourrait se présenter devrait être celle de 2023, mais une chose est sûre : Elle s’y prend très tôt et a le temps d’affiner sa stratégie de conquête !

La jeune femme a quelques fait d’armes qui en font une habituée des choux gras de la presse. C’est elle qui a remis au goût du jour le concours de Miss Gabon, qui a monté la structure « Défis de femmes », un précieux secours pour les mères et les familles démunies et depuis 2013, elle est maire adjointe du deuxième arrondissement de la commune d’Akanda pour le PDG. Autant dire que d’ici 2023, elle se sera bien familiarisée avec les leviers du pouvoir, avec certainement d’autres hautes fonctions qui vont jalonner son parcours

Un brillant parcours

Malika Dossou Bongo Ondimba est la fille de la Franco-Gabonaise Annick Aubierge Lafitte Mouvagha, mariée au début des années 1980 à l’actuel président du Gabon. Elle a fait ses études aux États-Unis, à Los Angeles, puis en France, où elle s’est initiée aux arcanes des relations internationales à l’université de La Sorbonne, à Paris. Par la suite elle a été employée à l’Unesco puis à l’ONU, à Genève, avant de mettre le cap sur le pays de papa en 2009. La presse sait très peu de choses de sa vie intime, on sait juste qu’elle est l’épouse de Steve Dossou, le fils de Samuel Dossou, président de Petrolin Group et ex-conseiller spécial d’Omar Bongo Ondimba.

Cette dame est à suivre de très près car c’est ainsi que son père, qui ne payait pas de mine à son retour au pays après ses études et qui n’a jamais fait des étincelles sur la scène politique, s’est retrouvé au sommet du pouvoir, et s’y cramponne depuis, malgré un front de l’opposition qui devient de plus en plus puissant..

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A sign for Moody's rating agency stands in front of the company headquarters in New York, September 18, 2012. AFP PHOTO/Emmanuel Dunand

Mauvaise nouvelle pour le Gabon et la République du Congo, qui viennent de voir leurs notes souveraines chuter d’un cran. La sanction est venue de l’agence de notation américaine Moody’s. Le Gabon s’est retrouvé avec un « B1 » et la République du Congo un « B2 ». C’est la deuxième punition pour le Congo-Brazzaville en deux mois, un fait rarissime. Le pays paie ainsi le prix de la dégradation des comptes publics et une trop grande sollicitation des caisses de l’Etat.

Moody’s avait annoncé la couleur dès mars dernier, en mettant sur le grill les notes de long terme du Gabon et du Congo-Brazzaville, deux pays d’Afrique centrale qui produisent du pétrole. Le Gabon a perdu la note « Ba3 » de sa dette souveraine, et passe ainsi de l’échelon des obligations dénommées « non-investment grade speculative » à celui, qualifié de plus périlleux, des obligations hautement spéculatives (« highly speculative »). Dans son document, Moody’s, et ce n’est pas une surprise, pointe du doigt la « détérioration des finances publiques », du fait de la fonte des prix du pétrole, d’où le Gabon tire un tiers de ses revenus publics consolidés et deux tiers de ses exportations.

De grosses dépenses alors qu’il n’y a pas de recettes

Selon Moody’s, les revenus du Gabon en part du PIB ont reculé de 4,5 points entre 2013 et 2015. Le rapport dit que le gouvernement fait ce qu’il peut pour limiter l’impact de la rupture des équilibres financiers, notamment en freinant les dépenses publiques – par exemple la réduction ds subventions -, mais rien n’y fait. Les prévisions situent même le déficit fiscal à 6% du PIB en 2016, contre 5% en 2015 et 1% en 2014. Alors que de l’autre côté les besoins en liquidité du pays – par des mécanismes de prêt – ont monté jusqu’à 10% du PIB en 2015. Cette barre, trop haute, ne devrait pas être abaissée jusqu’en 2017. Et qui dit hausse des emprunts dit augmentation de la pression des intérêts sur les caisses publiques. Moody’s évalue la part des intérêts de la dette à 11% en 2015, plus que le double en 2014 (5%), une très mauvaise affaire pour la confiance des investisseurs et des bailleurs…

Quant au Congo-Brazzaville, Moody’s lui reproche dans son rapport une sérieuse dégradation des comptes publics, lesquels pourraient encore « se détériorer substantiellement en 2015-2016 dans un contexte de choc des prix pétroliers et en raison des capacités limitées [de réaliser] un ajustement fiscal à la mesure du choc ». Début mars 2016, le pays avait déjà perdu son « Ba3 » pour se retrouver avec un « B1 ». Avec son « B2 », il ne lui reste que deux échelons avant la catégorie « C », qui a la particularité d’être le club des pays dont les obligations présentent des « risques substantiels ».

Pire encore : Moody’s table sur un épuisement total des réserves fiscales du Congo-Brazzaville à la fin 2017. Faute de liquidités, le gouvernement a tapé dans ses réserves pour faire face à ses dépenses. Si la tendance n’est pas inversée assez rapidement, l’agence de notation prédit un assèchement des réserves fiscales du Congo-Brazzaville d’ici la fin 2017. L’agence américaine est confortée dans sa prédiction par la fonte des recettes publiques, qui ont chuté de 48% en 2015, par l’envolée des besoins de financements du gouvernement, qui sont montés à 23 % du PIB, malgré des mesures fortes de réduction des dépenses en capital (-52 %).

Le Congo-Brazzaville n’a pas pu compresser ses besoins de financements, ce qui a eu pour effet de creuser le déficit public, qui s’est établi à 16 % du PIB en 2016. La dette du pays a connu le mouvement inverse. Elle était d’à peine 21 % du PIB en 2013, et devrait atteindre 54 % en 2016.

Enfin, pour boucler ce sombre tableau, Moody’s accompagne les notes des deux nations de perspectives négatives. Mais l’agence précise que s’il y a une embellie au niveau des indicateurs fiscaux et des sources de financement externes, elle pourrait réviser ses conclusions sur les perspectives des deux pays.

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La Banque africaine de développement (BAD)

Pour son plan quinquennal, 2016-2020, le Gabon pourra compter sur l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). La « Stratégie de partenariat » entre Libreville et la BAD prévoit une ligne de crédit pouvant aller jusqu’à jusqu’à 811 milliards de F CFA (1,24 milliard d’euros), mais à condition – il y en a toujours une avec les institutions financières – que les autorités gabonaises montrent patte blanche au niveau de l’avancement des projets présentés.

C’est une feuille de route qui va structurer la collaboration technique et financière. « Sur les 5 prochaines années, il est prévu un apport de la BAD équivalent à 811 milliards de F CFA (1,2 milliard d’euros), à travers ses guichets publics et privés », précise la BAD dans un communiqué. Autre détail livré par la banque : Les fonds mobilisés seront surtout injectés dans « la diversification économique à travers le développement des infrastructures et l’amélioration du climat des affaires et le développement humain ».

Marlène Kanga, directrice régionale pour l’Afrique centrale au sein de la BAD, a déclaré dans le texte que « La revitalisation du secteur agricole, la valorisation de la filière forêt-bois, l’amélioration du cadre des investissements publics et privés, une meilleure formation professionnelle et une plus forte inclusion sociale, ainsi que l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement, seront au centre des interventions de la Banque dans les prochaines années ».

Le Gabon est surveillé comme du lait sur le feu

Le gouvernement gabonais et la BAD travaillent ensemble depuis un paquet d’années, c’est même le troisième plan quinquennal que les deux parties ont concoctés depuis 2006. La nouveauté c’est que la BAD a décidé d’être plus exigeante et plus regardante sur la façon dont ses sous sont utilisés. Il n’est maintenant plus question de décaisser des sommes avant de vérifier si les projets déjà budgétisés ont effectivement vu le jour, ou en phase de réalisation.

Ce sont les déconvenues du passé qui ont poussé la BAD à faire preuve de plus de plus sévérité et de rigueur dans le suivi des projets. Par exemple la BAD a déploré dans le document du plan 2011-2015 que « sur six opérations programmées [dans la stratégie 2006-2010], seules deux aient été soumises au Conseil [d’administration] pour approbation ». La banque a pointé du doigt « Des insuffisances au niveau de la préparation des opérations inscrites au programme de prêt, l’absence d’un dispositif de concertation structuré entre le gouvernement et les bailleurs de fonds ainsi que les incertitudes liées à une transition politique historique » qui ont prévalu suite à la disparition en juin 2009 du président Omar Bongo Ondimba.

La BAD n’a pas encore tiré tous les enseignements du plan 2011-2015, mais on sait déjà que fin 2014, la somme globale des crédits de la BAD à l’État et au secteur privé gabonais s’établissait à 331 millions d’unités de compte (395 millions d’euros au 31 décembre 2014). Dans le document de stratégie, il était prévu de débourser jusqu’à 542 millions d’unités de compte (plus de 600 millions d’euros) de prêts sur la période 2011-2015. On suppose donc que l’exécutif gabonais va rester dans les clous fixés par la BAD, du moins au niveau des dépenses. Reste maintenant à savoir si tous les projets présentés par les autorités gabonaises ont effectivement été réalisés, et dans les proportions avancées. On le saura assez rapidement…

A noter que parmi les subventions accordées dans le cadre de la stratégie 2011-2015 il y a notamment un prêt de 370 millions de dollars pour le deuxième volet du Programme routier du Gabon, avalisé en septembre 2011.

Enfin sachez que la BAD a versé au Gabon au total 1,4 milliard d’unités de comptes (environ 1,67 milliard d’euros) entre 1967 et 2015. Ce pactole a surtout servi à financer des projets d’infrastructures routières (près de deux tiers des sommes encaissées) et dans une moindre mesure des programmes dans l’agriculture et le social.

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Shell a envie de se débarrasser de ses actifs pétroliers au Gabon. L’information est venue de l’agence Reuters. D’après une source citée par cette dernière, le géant pétrolier anglo-néerlandais espère tirer 700 millions de dollars de la vente de ses actifs onshore au Gabon. Alors qu’une autre source a confié à l’agence que la compagnie pétrolière veut beaucoup plus pour céder ses actions et qu’à défaut elle continuerait d’opérer au Gabon.

Contacté par la presse, le groupe n’a pas souhaité communiquer sur cette information. Son porte-parole s’est borné à dire que « Shell continue d’étudier les opportunités pour ses capitaux par rapport à sa stratégie ».

Par contre on sait que la multinationale a fait savoir qu’elle souhaite écouler au moins 30 milliards de dollars d’actifs dans les trois prochaines pour s’offrir les moyens de racheter le britannique BG Group, une opération à hauteur de 52 milliards de dollars avalisée en février dernier.
Shell veut se focaliser sur la production de pétrole en mer et grossir rapidement sur le marché du gaz naturel liquéfié. Il avait annoncé dans la foulée qu’il commencerait à liquider ces actifs en 2017 et 2018.

Le Gabon est-il encore une bonne affaire ?

Reste à savoir, si on a la confirmation que Shell veut effectivement céder ses actifs au Gabon, quelle société est assez téméraire pour se les offrir. Car la production gabonaise a dégringolé depuis 1995. On est loin des 350 000 barils par jour. La situation préoccupe tellement les autorités qu’elles ont décidé de se lancer dans l’exploration en eau profonde. Rien qu’en juillet 2014, neuf licences d’exploration en offshore profond ont été délivrées.

En octobre 2016, le gouvernement a émis un nouvel appel d’offres pour cinq permis offshore. On aura la liste des entreprises sélectionnées dans quelques mois.

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Guy Nzouba Ndama, qui occupe la présidence de l’Assemblée nationale du Gabon depuis 19 ans, a présenté sa démission hier jeudi 31 mars 2016. Le départ de cet homme de 70 ans est un coup dur pour le président Ali Bongo Ondimba, dont il était l’un des plus solides appuis depuis 2009.

C’est l’épilogue de plusieurs semaines de supputations qui donnaient le président du Parlement partant pour cause de divergences profondes avec le chef de l’État gabonais. Des bruits l’annoncent du côte des dissidents du Parti démocratique gabonais (PDG, la formation au pouvoir), qui fomentent le projet de mettre un candidat en face de Bongo Ondimba, qui a fait savoir son intention de briguer un autre mandat à l’élection présidentielle du 28 août 2016.

Un incident qui passe pas pour Ndama

Un collaborateur de l’ex-présixdent de l’Assemblée a déclaré à l’AFP qu’il a claqué la porte après un accrochage au Parlement. Le jour de l’incident, vers 19h00, des éléments de la DGR (Direction générale des recherches) ont débarqué à l’Assemblée et ont interdit  au trésorier de quitter les lieux avec des documents de travail.

Dans le film annonçant sa démission et qui est passé en séance plénière, Ndama affirme qu’il a rendu son tablier afin « de réhabiliter l’honneur souillé des députés et de la première chambre du Parlement gabonais ». Il a ajouté : « Je ne puis cautionner une quelconque jurisprudence qui viserait à fouler aux pieds l’immunité parlementaire dont jouissent les députés, en principe, tout comme la tentative d’intimidation exercée sur ces derniers dans le cadre de leurs fonctions. »

Le climat politique est délétère en ce moment au Gabon, à mesure qu’approche la présidentielle. Mardi dernier, trois élus présentés comme des soutiens de l’ex-président de l’Assemblée nationale, Michel Menga, Jonathan Ignoumba et Alexandre Barro Chambrier, se sont vu retirer le mandat du PDG. Ils faut dire qu’ils avaient corsé leur dossier en osant mettre sur pied un courant frondeur nommé « PDG Héritage et Modernité », au sein même du parti au pouvoir. Cette initiative a profondément irrité la présidence de la République, qui est en train de perdre le contrôle sur ses troupes. Ce courant, qui regroupe une quinzaine de députés et d’anciens ministres, en a rajouté une couche en dénonçant « le bilan calamiteux » du chef de l’Etat et en annonçant son intention de présenter son propre candidat au prochain scrutin présidentiel. Le long fleuve tranquille de Bongo fils est bien derrière lui…

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