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Le président gambien, Yahya Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, s’est enfin plié à l’injonction de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et a accepté de lâcher son fauteuil, sans qu’aucun coup de feu ne soit tiré, contrairement à la menace qu’il a brandie. Il a déclaré hier vendredi 20 janvier au soir à la télévision publique qu’il allait céder le pouvoir au vainqueur de la présidentielle de décembre 2016, Adama Barrow, qui avait déjà été investi officiellement le 19 janvier à Dakar, au Sénégal, où il s’est réfugié, craignant les foudres du terrible Jammeh.

«J’ai décidé aujourd’hui en conscience de quitter la direction de cette grande nation, avec une infinie gratitude envers tous les Gambiens (…). Ma décision d’aujourd’hui n’a pas été dictée par quoi que ce soit d’autre que l’intérêt suprême du peuple gambien et de notre cher pays», a dit le désormais ex-président à la télévision.

Certes Jammeh a soigné les apparences, prétextant un retour à la raison suite à la médiation des présidents mauritanien et guinéen, Mohamed Ould Abdel Aziz et Alpha Condé, mais personne n’est dupe, le fait est qu’il avait les canons des troupes de la CEDEAO pointés vers son palais et que sa propre armée l’avait lâché. On a même vu son chef d’Etat major faire la fête avec les partisans du président élu, une scène ahurissante qui en dit long sur la cote d’amour du dictateur de Banjul (la capitale).

Une source mauritanienne impliquée dans ces tractations avait déjà indiqué à l’AFP hier dans la soirée que l’affaire était presque pliée et que Jammeh avait « accepté de quitter le pouvoir. Les tractations tournent autour d’un point de chute pour son exil et des conditions qui doivent accompagner cet exil », avait-elle ajouté. On devrait donc voir Jammeh prochainement sous le soleil, quelque part dans le monde, jouir d’une retraite dorée, un sort nettement plus enviable que la fin atroce qu’ont eue certains dictateurs tristement célèbres du continent…

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L’armée sénégalaise a annoncé que ses troupes sont entrés en Gambie en fin de cet après-midi afin de paver le chemin d’accès au président élu Adama Barrow.

L’invasion viserait à mettre fin à la crise politique qui a secoué le pays après le refus du président sortant Yahya Jammeh de laisser le pouvoir.

Différentes agences de presse (AP, AFP et Reuters) ont rapporté que des forces sénégalaises ont franchi les frontières gambienne dès que Barrow a prêté serment dans une cérémonie organisée à cette occasion dans la capitale sénégalaise Dakar, et en présence du premier ministre de ce pays voisin.

Barrow a appelé les forces de sécurité à faire preuve de loyauté, et a encouragé l’armée à ne pas quitter ses casernes. Ceux qui ne vont pas appliquer ces instructions seront considérés comme des rebelles, a-t-il ajouté.

Jammeh avait gagné le pouvoir après un coup d’État en 1994. Son mandat avait pris fin avec la victoire de Barrow dans les élections de décembre dernier. Il avait reconnu sa défaite, avant de changer d’avis pointant du doigt des « forces étrangères » ayant « influencé » ces résultats.

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Bruits de bottes hier mercredi 18 janvier 2017 à la frontière gambienne, où des troupes militaires sénégalaises ont pris position, rapporte l’agence Reuters, aux côtés d’unités armées nigérianes, ghanéennes, maliennes et togolaises. Ces bataillons ont été mandatés par la CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) pour forcer Yahya Jammeh à quitter le pouvoir suite à sa défaite à l’élection présidentielle de décembre 2016, qu’il a reconnue dans un premier temps avant de faire volte-face, une attitude condamnée par la communauté internationale…

« Nous nous préparons très sérieusement », a confié à Reuters une source militaire à Dakar, au Sénégal. Si demain vendredi 20 janvier Jammeh s’obstine à garder son fauteuil, l’assaut pourrait être donné. Mais vu le déséquilibre des forces, les opérations, si opérations il y a, ne devraient pas s’éterniser. En attendant des dizaines de milliers de citoyens gambiens ont déserté le pays…

Le 02 décembre 2016, Jammeh, après 22 ans de règne absolu, avait agréablement surpris la communauté internationale en reconnaissant publiquement – à la télévision – sa défaite. Il avait même soigné les apparences en téléphonant en direct à son adversaire, Adama Barrow, pour le féliciter. Les Gambiens commençaient à croire au crépuscule du dictateur, et ont manifesté bruyamment cette libération. Puis patatras, le 10 décembre 2016, Jammeh revient sur sa décision et conteste la victoire de Barrow, sous prétexte qu’il y aurait eu des fraudes massives. Depuis il s’accroche à son fauteuil, défie la communauté internationale et dit haut et fort qu’il ne craint pas de croiser le fer avec les troupes de la CEDEAO. Il a décrété l’état d’urgence dans le pays et se prépare au pire, malgré les appels à la raison des chefs d’Etat africains venus le voir récemment…

En tout cas sur le plan politique les choses avancent. Le président gambien déclaré vainqueur par les urnes, qui s’est réfugié au Sénégal, va être installé officiellement à la tête du pays ce jeudi 19 Janvier 2017, depuis l’ambassade de Gambie. Il a fait savoir sur son compte Twitter qu’il prêtera serment cet après midi à 16 heures. Il y aura donc de fait deux présidents de la République, mais pas pour longtemps…

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Le Sénégal hausse le ton et montre les muscles face à un président gambien, Yahya Jammeh, battu à la régulière à la présidentielle de décembre 2016 mais qui s’accroche à son fauteuil, en prétendant qu’il y a eu des irrégularités et qu’il faut organiser un autre scrutin, une attitude dénoncée par la communauté internationale. Augustin Tine, le ministre sénégalais des Forces armées, a déclaré dimanche 25 décembre 2016 sur la RFM, lors d’un déplacement à Fandème, dont il est le maire, que son pays fera ce qu’il faut pour que Adama Barrow, qui a déboulonné Jammeh, prenne officiellement les rênes du pays le 19 janvier 2016. Il a ajouté que le Sénégal est prêt à piloter une intervention militaire, avec l’aval de la Cedeao, pour aller en Gambie veiller sur le passage de témoin à Barrow.

« Le Sénégal est un pays de dialogue, pays de paix. Le message est celui de la Cedeao, celui de l’Union africaine et celui des Nations-Unies. Aujourd’hui que Yaya Jammeh a perdu les élections, et M. Barrow est le président élu, je crois comprendre que le président Jammeh entendra raison et le 19 janvier, il laissera la place au nouveau président élu. C’est la volonté de la Cedeao et c’est la volonté du monde entier. Il doit accepter qu’il a perdu. Naturellement, que l’on fasse pour qu’il puisse se retrouver quelque part et vivre tranquillement sa vie. En tout cas, pour la Cedeao, pour le Sénégal, le président Jammeh a fini son mandat et le 19, il devra partir. Le Sénégal assumera ses responsabilités conformément aux décisions de la Cedeao », a affirmé le ministre des Forces armées.

Jammeh, qui tient le pays d’une main de fer depuis 22 ans, avait agréablement surpris les Gambiens en reconnaissant publiquement sa défaite, et même en félicitant en direct à la télévision son challenger. Puis il a fait volte face en prétextant des fraudes massives qui auraient permis à Barrow de faire la différence. Mardi dernier, il avait réitéré, à la télévision publique, la Grts, sa volonté de garder son fauteuil à la fin de son mandat, le 18 janvier prochain. Son recours est toujours entre les mains de la Cour suprême et sera tranché le 10 janvier prochain, 8 jours avant l’expiration de son mandat. Le timing est donc très serré et la tension à son paroxysme.

On peut aussi penser que pour le Sénégal, envoyer des troupes faire déguerpir Jammeh est une manière de neutraliser une bombe à retardement car personne n’ignore les relations exécrables entre le président sortant et le président sénégalais, Macky Sall, depuis que des Sénégalais ont été violentés et emprisonnés, arbitairement, en Gambie. D’ailleurs Jammeh avait déclaré récemment qu’il n’a aucun problème avec le peuple sénégalais, mais plutôt avec son président, qui gouverne mal ce pays ami et frère. Vous pouvez imaginer la tête qu’a faite Macky Sall en entendant cette critique au vitriol du dictateur de Banjul…

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Le président gambien, Yahya Jammeh, qui avait fait sensation en admettant à la télévision nationale sa défaite à l’élection la semaine dernière, et même félicité en direct son challenger, a fait une spectaculaire volte-face. Voilà que celui qui a tenu le pays d’une main de fer pendant 22 ans se met à contester le résultat du scrutin et réclame un nouvelle élection.

La communauté internationale, qui avait salué le geste de Jammeh, à commencer par le Sénégal, dans lequel est niché la Gambie, dénonce ce revirement à 360°. Les Etats-Unis se sont joints à l’exécutif sénégalais pour demander à Jammeh de créer les conditions d’une « transition pacifique » avec le président élu, Adama Barrow, dont il doit garantir la sécurité, rapporte Jeune Afrique.
Le département d’Etat américain, dans un communiqué, a qualifié la décision du président en place d' »acte répréhensible» et de «violation inacceptable de la confiance» des Gambiens.

Le Sénégal a saisi la Commission économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), l’Union africaine et l’ONU pour « prendre toutes les mesures qu’imposent la sauvegarde des résultats du scrutin présidentiel en Gambie et le respect de la souveraineté du peuple gambien ». Mais Jammeh n’en a cure pour le moment, et se prépare au bras de fer avec l’opposition. Des unités armées ont été dépêchées dans les grandes artères et les lieux sensibles, on a même vu des sacs de sable, en prévision d’un face à face musclé.

« Tout comme j’ai loyalement accepté les résultats, en croyant que la Commission électorale était indépendante, honnête et fiable, je les rejette dans leur totalité », a déclaré Jammeh à la télévision hier vendredi 09 décembre dans la soirée. Il a martelé : « Laissez-moi répéter: je n’accepterai pas les résultats sur la base de ce qui est arrivé », pointant du doigt des « erreurs inacceptables » de la part de la Commission électorale indépendante (IEC).
« Nous retournerons aux urnes parce je veux m’assurer que chaque Gambien vote sous l’autorité d’une commission électorale impartiale, indépendante, neutre, et libre de toute influence étrangère (…). L’intervention de puissances étrangères ne changerait rien », a ajouté le président gambien, faisant savoir qu’il n’accepterait aucune manifestation. Les choses se gâtent…

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Coup théâtre, séisme politique, révolution… Ce qui s’est passé en Gambie hier vendredi 02 décembre 2016, au terme d’une présidentielle épique, est historique. Le terrible Yahya Jammeh, l’homme à la main de fer, craint pas ses concitoyens pour ses débordements et ses pulsions sanglantes, au pouvoir depuis 1994, a été battu à l’élection présidentielle par Adama Barrow, 51 ans. La Gambie tire un trait sur 22 ans de pouvoir autocrate et entre dans le cercle des pays du continent africain qui peuvent se targuer d’avoir connu une transition démocratique en douceur…

C’est un Jammeh très surprenant qui est apparu hier à la télévision nationale, peu après 20h, pour une allocution qui restera dans les annales de l’histoire. Arborant son traditionnel boubou blanc, celui dont on n’osait pas citer le nom en public reconnait sans détour sa défaite et félicite son challenger. Un dénouement incroyable ! Mieux, l’ex-président, décidément très énigmatique, ajoute ceci : « Même si mon opposant l’avait emporté avec un vote d’avance, j’aurais accepté le résultat du scrutin. Je saisis cette occasion pour féliciter M. Adama Barrow pour sa victoire très nette. Je lui souhaite le meilleur et je souhaite le meilleur à tous les Gambiens », rapporte Jeune Afrique.

Puis, cerise sur le gâteau, comme cela se fait dans toutes les démocraties rodées, il attrape son téléphone, devant les téléspectateurs, pour adresser ses félicitations à Barrow, qui a dû en trembler d’émotion. « Le pays sera entre vos mains en janvier et je vous propose mon aide pour la transition, mais vous devez travailler avec moi, le temps que je déménage et que je vous laisse la présidence ». Le nouvel homme fort de la Gambie a répondu en ces termes : « Je vous remercie pour tout le travail réalisé pendant 22 ans. Si vous pouvez me donner des conseils, je viendrai vous consulter ». Jammeh a répliqué, avec un large sourire : « Merci, mais je vais m’occuper de ma ferme à Kanilaï (son village natal, NDLR) ».

Epilogue d’une journée à maquer d’une pierre blanche. Les présidents des pays voisins, notamment celui du Sénégal, Macky Sall, avec qui le fantasque et imprévisible Jammeh entretenait des rapports passionnés et tendus, pourront dormir sur leur deux oreilles désormais…

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Encore un président africain qui va être la risée du monde entier, au moment où les principes de la démocratie gagnent du terrain, même dans cette Afrique qui a longtemps fait de la résistance. Cette fois c’est le président de la Gambie, un petit pays anglophone niché dans le ventre du Sénégal, qui fait l’actualité. Tristement. En effet le fantasque Yahya Jammeh, qui fait fréquemment les gros titres pour ses débordements récurrents, parfois sanglants, s’est mis en tête de rempiler pour la course à la présidentielle, dont le top départ sera donné le 16 novembre 2016, pour une élection à un seul tour calée pour le 1er décembre 2016 et que Jammeh, une fois de plus, va à coup sûr remporter. Pour la cinquième fois !

Malgré le tolet, les critiques, les quolibets, le président sortant, presque comme un candidat lambda, a déposé son dossier de candidature, a rapporté l’AFP. “Peu importe ce que les gens disent de moi, je n’en suis pas touché”, a lâché un Jammeh sûr de son fait, après avoir sacrifié au rituel à la Commission électorale indépendante.
Il en a profité pour dévoiler un bout de son programme de campagne électorale, dont les promesses phares sont une éducation et des soins de santé gratuits pour tous. Bon, ça reste des promesses, auxquelles peu de gens croient mais qu’il faut écouter religieusement. On ne mégote pas sur les paroles du dictateur, c’est dangereux…

“Je n‘écoute personne parce que je sais ce qui est important. C’est entre moi et Dieu. On veut écouter tout le monde, et satisfaire tout le monde, et on finit par satisfaire des méchants. Faites ce qui est juste, assurez-vous de ne satisfaire que Dieu le Tout-Puissant”, a ajouté le président sortant devant un public acquis à sa cause, forcément…

A signaler que l’homme fort du pays va se présenter au scrutin sous la bannière de l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique. Deux autres candidats lui feront face : Adama Barrow, adoubé par une coalition de l’opposition et Mama Kandeh, ex-membre de l’APRC, pour le compte du Congrès démocratique de Gambie, un parti qui a vu le jour il y a peu. Mais ils feront de la figuration, tout au plus amuseront la galerie, Jammeh tenant le pays d’une main de fer et écrasant complètement la vie politique depuis son accession au pouvoir en 1994, par un coup d’Etat. Sa première élection, officiellement, date de 1996. Depuis il est réélu très confortablement. Et il y a des chances que ça dure encore longtemps…

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