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Coup théâtre, séisme politique, révolution… Ce qui s’est passé en Gambie hier vendredi 02 décembre 2016, au terme d’une présidentielle épique, est historique. Le terrible Yahya Jammeh, l’homme à la main de fer, craint pas ses concitoyens pour ses débordements et ses pulsions sanglantes, au pouvoir depuis 1994, a été battu à l’élection présidentielle par Adama Barrow, 51 ans. La Gambie tire un trait sur 22 ans de pouvoir autocrate et entre dans le cercle des pays du continent africain qui peuvent se targuer d’avoir connu une transition démocratique en douceur…

C’est un Jammeh très surprenant qui est apparu hier à la télévision nationale, peu après 20h, pour une allocution qui restera dans les annales de l’histoire. Arborant son traditionnel boubou blanc, celui dont on n’osait pas citer le nom en public reconnait sans détour sa défaite et félicite son challenger. Un dénouement incroyable ! Mieux, l’ex-président, décidément très énigmatique, ajoute ceci : « Même si mon opposant l’avait emporté avec un vote d’avance, j’aurais accepté le résultat du scrutin. Je saisis cette occasion pour féliciter M. Adama Barrow pour sa victoire très nette. Je lui souhaite le meilleur et je souhaite le meilleur à tous les Gambiens », rapporte Jeune Afrique.

Puis, cerise sur le gâteau, comme cela se fait dans toutes les démocraties rodées, il attrape son téléphone, devant les téléspectateurs, pour adresser ses félicitations à Barrow, qui a dû en trembler d’émotion. « Le pays sera entre vos mains en janvier et je vous propose mon aide pour la transition, mais vous devez travailler avec moi, le temps que je déménage et que je vous laisse la présidence ». Le nouvel homme fort de la Gambie a répondu en ces termes : « Je vous remercie pour tout le travail réalisé pendant 22 ans. Si vous pouvez me donner des conseils, je viendrai vous consulter ». Jammeh a répliqué, avec un large sourire : « Merci, mais je vais m’occuper de ma ferme à Kanilaï (son village natal, NDLR) ».

Epilogue d’une journée à maquer d’une pierre blanche. Les présidents des pays voisins, notamment celui du Sénégal, Macky Sall, avec qui le fantasque et imprévisible Jammeh entretenait des rapports passionnés et tendus, pourront dormir sur leur deux oreilles désormais…

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Encore un président africain qui va être la risée du monde entier, au moment où les principes de la démocratie gagnent du terrain, même dans cette Afrique qui a longtemps fait de la résistance. Cette fois c’est le président de la Gambie, un petit pays anglophone niché dans le ventre du Sénégal, qui fait l’actualité. Tristement. En effet le fantasque Yahya Jammeh, qui fait fréquemment les gros titres pour ses débordements récurrents, parfois sanglants, s’est mis en tête de rempiler pour la course à la présidentielle, dont le top départ sera donné le 16 novembre 2016, pour une élection à un seul tour calée pour le 1er décembre 2016 et que Jammeh, une fois de plus, va à coup sûr remporter. Pour la cinquième fois !

Malgré le tolet, les critiques, les quolibets, le président sortant, presque comme un candidat lambda, a déposé son dossier de candidature, a rapporté l’AFP. “Peu importe ce que les gens disent de moi, je n’en suis pas touché”, a lâché un Jammeh sûr de son fait, après avoir sacrifié au rituel à la Commission électorale indépendante.
Il en a profité pour dévoiler un bout de son programme de campagne électorale, dont les promesses phares sont une éducation et des soins de santé gratuits pour tous. Bon, ça reste des promesses, auxquelles peu de gens croient mais qu’il faut écouter religieusement. On ne mégote pas sur les paroles du dictateur, c’est dangereux…

“Je n‘écoute personne parce que je sais ce qui est important. C’est entre moi et Dieu. On veut écouter tout le monde, et satisfaire tout le monde, et on finit par satisfaire des méchants. Faites ce qui est juste, assurez-vous de ne satisfaire que Dieu le Tout-Puissant”, a ajouté le président sortant devant un public acquis à sa cause, forcément…

A signaler que l’homme fort du pays va se présenter au scrutin sous la bannière de l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotique. Deux autres candidats lui feront face : Adama Barrow, adoubé par une coalition de l’opposition et Mama Kandeh, ex-membre de l’APRC, pour le compte du Congrès démocratique de Gambie, un parti qui a vu le jour il y a peu. Mais ils feront de la figuration, tout au plus amuseront la galerie, Jammeh tenant le pays d’une main de fer et écrasant complètement la vie politique depuis son accession au pouvoir en 1994, par un coup d’Etat. Sa première élection, officiellement, date de 1996. Depuis il est réélu très confortablement. Et il y a des chances que ça dure encore longtemps…

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